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mardi 29 décembre 2020

Des "antifas" clairement islamistes et terroristes, à Lyon et ailleurs...

 

Voilà enfin dans au moins deux magazines français une dénonciation de militants prétendument « antifascistes » pour des prises de position publiques très clairement favorables au terrorisme islamiste, ou le justifiant.

Elle provient à l’évidence de l’extrême-droite lyonnaise qui a actuellement tout intérêt à se démarquer de sa petite soeur fasciste de l’extrême-gauche, dont elle était jusque-là très complice.

Concernant plus précisément les « antifas » de Lyon, je rappelle qu’un certain nombre d’entre eux furent les premiers à m’attaquer sur le site Rue89, en 2008, avec leur complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de dingues telle qu’elle était alors constituée, sans grande surprise quand on sait que les uns et les autres, ne formant d’ailleurs, à cette époque, qu’un seul et même groupe de riverains du site Rue89, étaient tous mobilisés contre moi par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, dont émanait le grand chef de l’extrême-gauche lyonnaise, un vieux complice de ladite Josette Brenterch, de la LCR de Brest, donc, tout comme d’ailleurs l’élue brestoise « antifa » Julie Le Goïc, qui le 26 juillet 2016 s’était fait remarquer pour ses moqueries à l’encontre du père Jacques Hamel tout juste assassiné par deux terroristes islamistes dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/07/30/fausse-rousse-et-vraie-connasse-julie-le-goic-recolte-ce-quelle-a-seme/

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/08/03/julie-le-goic-est-elle-aussi-folle-que-son-associe-cyprien-luraghi/

 

 

https://www.valeursactuelles.com/societe/lyon-un-leader-antifa-loue-les-djihadistes-de-boko-haram-et-rigole-de-la-decapitation-de-samuel-paty-126957

A Lyon, un leader antifa loue les djihadistes de Boko Haram et rigole de la décapitation de Samuel Paty

Par

/ Lundi 28 décembre 2020 à 14:25 23

 

Des

Image d’illustration. Photo © CHAMPALAUNE ROMAIN/SIPA

 

Selon le magazine étudiant l’Etudiant libre, Hamma Alousseini, plus connu sous le nom de Luc Bawa, multiplie les provocations en soutenant la “nébuleuse islamiste”.

Ce sont les événements de trop. Selon l’Etudiant libre, le magazine politique et culturel qui agit en compagnie de Campus Vox, il est temps de prendre des mesures contre la Jeune garde, un mouvement antifasciste lyonnais. Plusieurs figures du mouvement, et en particulier une, multiplient les provocations. La dernière en date remonte à quelques jours à en croire des captures-écran réalisées sur le compte Instagram d’Hamma Alousseini, connu sous le nom de Luc Bawa. Dans une story, il a partagé le tweet de l’assassin de Samuel Paty, le Tchétchène Abdoullakh Anzorov, en ajoutant un commentaire équivoque : « A force de critiquer et insulter la même religion voilà le résultats … mais le tweet mooooorrrrr », lance-t-il dans un message accompagné d’émoticônes moqueurs.

 

Le même Luc Bawa qui posait dernièrement, selon l’Etudiant libre, sur un pickup dans le désert en train « de faire la promotion de Boko Haram », une organisation considérée comme terroriste. D’ailleurs, un peu plus tôt, après des attentats commis par la mouvance terroriste, la Jeune garde antifasciste avait à demi-mot justifié ces actes en appelant seulement à « faire barrage à l’extrême droite ».

Un groupe invité par la mairie

Le groupe antifa avait d’ailleurs fait le même style de réponse à la suite de l’assassinat de Samuel Paty, par l’intermédiaire d’un de ses leaders : « Cette attaque n’est qu’un reflet de l’extrême droite […] présente aussi bien en Occident qu’au Moyen Orient […] Lorsque l’extrême droite grandit ici, elle grandit au Moyen Orient, ils se nourrissent entre eux. » 

Aujourd’hui, L’Etudiant libre demande une réaction des autorités, d’autant que le mouvement antifasciste a été, selon eux, accueilli dans la grande salle de la mairie du Ier arrondissement de Lyon pour une conférence sur l’extrême droite. « Assez cocasse de profiter de ce même système quand on dit lutter contre le système ou l’Etat », tance le magazine.

 

 

https://www.valeursactuelles.com/politique/une-soiree-du-magazine-letudiant-libre-attaquee-par-des-antifas-un-etudiant-touche-loeil-par-de-lammoniaque-113385

Une soirée du magazine “L’Étudiant Libre” attaquée par des antifas, un étudiant touché à l’œil par de l’ammoniaque

Par

/ Jeudi 28 novembre 2019 à 10:09 6

 

 dans Attentats

Attaque du bar où se trouvait « l’Etudiant Libre » à Rennes. © l’Étudiant Libre, Twitter.

La jeune revue de droite “L’Etudiant Libre” organisait mercredi soir, dans un bar de Rennes, une soirée de présentation. Vers 20h40, un groupe masqué a fait irruption devant l’établissement en projetant divers objets comme des canettes dont certaines contenaient de l’ammoniaque.

La revue l’Etudiant Libre, fondée par des étudiants de différentes universités vendéennes dont l’ICES, a fait l’objet hier soir à Rennes d’une attaque d’« antifas » devant le bar où se déroulait leur soirée de présentation de la revue. « Ils ont commencé par lancer des canettes de bières mais ne voulaient pas prendre le risque de rentrer dans le bar, le personnel a réagi extrêmement rapidement, les serveurs et la sécurité qui étaient plutôt costauds les ont dissuadés d’aller plus loin » raconte Guy Alexandre Le Roux, organisateur et rédacteur pour l’Étudiant Libre.

Après deux minutes de jets de bouteilles et de godets en verre sur le bar, les tables et chaises de la terrasses ont été projetées et entassées pour bloquer l’entrée. Un étudiant a été brûlé à l’œil par un jet de substance chimique. Emmené à l’hôpital, le produit relevé s’avère être de l’ammoniaque. « Il aurait pu perdre la vue s’il n’avait pas eu de lunettes » s’inquiète Guy Alexandre Le Roux.

 
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Un étudiant a été touché à l'œil par un jet de produit chimique. 

 

Une attaque préméditée sur un groupe Facebook

L’appel à la mobilisation “antifasciste” est donné notamment sur le groupe Facebook « Comité de mobilisation Rennes 2 », un groupe d’étudiants de l’Université Rennes 2, revendiquant en photo d’accueil : « Rennes 2 la rouge et noire », couleurs des anarchistes.

 
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Appel mobilisation devant le Webb Ellis 

 

Une attaque qui s’inscrit dans un contexte de répression systématique de l’extrême gauche

Depuis plusieurs semaines, la situation est très tendue dans plusieurs facultés. Qu’il s’agisse d’organisations étudiantes ou de personnalités politiques, l’extrême-gauche exerce une violence systématique contre l’opposition idéologique. À Nanterre, le syndicat étudiant La Cocarde est régulièrement agressé et ses militants harcelés par des comptes anonymes sur Twitter. Les conférences de Sylviane Agacinski et de François Hollande ont été aussi annulées pour des troubles causés par ces groupuscules. Les livres de l’ancien président ont même été déchirés et piétinés par des militants. Malgré la répétition de ces agressions de plus en plus régulières, aucun plan d’action n’a été annoncé. La liberté d’étudier, tout en ayant un engagement syndical, est pourtant ici en question.

 

Autre signe de l’impunité de l’extrême-gauche ; lors d’une « assemblée générale » organisée dans un amphithéâtre de la faculté de Tolbiac, le slogan « siamo tutti antifascisti » (nous sommes tous antifascistes) claque. Dans la foulée, deux étudiants de la Cocarde en sont expulsés de force.

 

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/qu-est-ce-que-l-etudiant-libre-le-mensuel-conservateur-attaque-a-rennes_07ef698c-11e8-11ea-8bf6-37a3558e7c02/

Qu’est-ce que «L’Etudiant libre», le mensuel conservateur attaqué à Rennes?

 

Par Louis Heidsieck • Publié le 28/11/2019 à 18:01

 

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L’Etudiant libre dispose d’un site internet et d’une publication mensuelle papier. Crédits photo: L’Etudiant Libre

 

Mercredi, un groupuscule d’extrême gauche a attaqué à Rennes les membres de ce journal étudiant créé en mars dernier et qui défend une ligne conservatrice et patriote.

Mercredi 27 novembre en début de soirée, un groupe d’une vingtaine de personnes encagoulées, en vêtements noirs, avec des bombes lacrymogènes et un liquide acide, a attaqué une quinzaine de jeunes dans un bar à coups de pied et de chaises. Ces jeunes ciblés faisaient partie du nouveau journal conservateur et patriote L’Etudiant Libre, créé à La Roche-sur-Yon (Vendée) en mars dernier, et qui a été visé ce mercredi pour ses supposées affinités avec des personnalités et syndicats de droite et d’extrême droite.

» LIRE AUSSI - Des étudiants anti-blocage agressés à Tolbiac

«On n’est pas dans le courant dominant»

«L’Etudiant Libre est une publication conservatrice et patriote qui ambitionne de rassembler tous les courants de la droite, explique son président Stanislas Rigault. Nous sommes quatre étudiants de l’Institut catholique de Vendée (Ices) à avoir fait la constatation il y a un an qu’il n’existait pas de journal étudiant conservateur. On a donc lancé L’Etudiant Libre en mars. Les débuts n’ont pas été faciles, parce qu’on n’est pas dans le courant dominant mais aujourd’hui nous avons près de 150 abonnés papier et nous venons d’arriver à l’équilibre budgétaire».

Le mensuel, qui vient de sortir sa huitième édition, dispose d’une version payante en ligne en plus de son mensuel papier. Ce média s’est fait connaître pour ses entretiens avec de très fortes personnalités de la droite et de l’extrême droite. Ainsi a-t-il consacré sa dernière Une à Jean-Marie Le Pen, «le dernier tribun» avec qui les jeunes journalistes ont pu s’entretenir à son domicile de Montretout (Hauts-de-Seine). Pêle-mêle, les numéros précédents donnaient la parole à Jean-Frédéric Poisson, le président du Parti chrétien-démocrate (PCD), Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs actuelles ou Philippe de Villiers, l’ancien président du Conseil général de la Vendée.

«Problème migratoire»

Récemment, il a donné la parole aux membres de Nemesis, une association féministe qui «refuse de se soumettre à la pensée unique qui consiste à ne pas parler du problème migratoire», et qui s’est fait remarquer par des pancartes hostiles à l’immigration lors de la dernière manifestation contre les violences conjugales, le 23 novembre dernier à Paris.

» LIRE AUSSI - À Nanterre, violente bagarre générale entre étudiants «antifas» et souverainistes

«On les connaît bien et on les soutient depuis leur lancement, explique Pierre-Romain Thionnet, secrétaire général de la Cocarde étudiante, syndicat proche lui aussi de la droite conservatrice et dont certains membres écrivent pour L’Etudiant libre. Il n’y avait aucun journal étudiant de droite. En gros, les étudiants avaient le choix entre les feuilles anarchistes ou d’extrême gauche et les journaux sans intérêt intellectuel des BDE (bureau des élèves). Il y avait bien quelques petites feuilles conservatrices distribuées dans le quartier latin, mais rien de stable.»

«On prend nos aises»

Selon Pierre-Romain Thionnet, «c’est moins le contenu du journal qui gêne les groupes d’extrême gauche que le fait qu’une organisation de droite puisse s’exprimer dans l’espace public. Le fait qu’on s’affiche de plus en plus, à visage découvert, les insupporte, ils ont l’impression qu’on prend nos aises». Selon Stanislas Rigault en effet, «le message du journal est parfois difficile à faire passer, dans un contexte tendu», mais le jeune homme en est persuadé, «les gens en ont ras le bol du manque de pluralité à la fac et se rendent compte à quel point les assemblées générales et les blocages sont insupportables».

L’Etudiant Libre s’appuie désormais sur des «relais», des groupes d’étudiants sympathisants qui en font la promotion un peu partout en France. C’est l’un de ces groupes qui a été attaqué à Rennes mercredi. «C’est la première fois qu’on a un problème! On était étonnés que ça ne soit pas arrivé avant, on se disait qu’on passait entre les mailles du filet…» Des mailles visiblement rafistolées, au grand dam de ce nouveau journal conservateur.

 

 

https://www.breizh-info.com/2013/11/12/3362/brest-la-permanence-du-front-national-vandalisee-par-lextreme-gauche-sous-les-yeux-de-la-police/

Brest : la permanence du Front National vandalisée par l’extrême gauche sous les yeux de la police

 

12/11/2013 09:00

 

12/11/2013 – 09H00 Brest (Breizh-info.com) – Samedi, la permanence du Front National de Brest a été attaquée par une soixantaine de militants identifiés comme appartenant à l’extrême gauche. L’ouverture, début septembre, rue Anatole-France, dans le centre de la ville, de ce local n’avait pas manqué de provoquer une montée d’adrénaline parmi l’extrême gauche locale.

Depuis deux mois, de nombreux tags ornaient la façade du local, mais les choses se sont accélérées samedi dernier, puisque la porte a été fracturée et un bloc de béton projeté à travers les vitres. Le tout en marge d’une manifestation organisée par un « collectif antifasciste » qui appelait à manifester pour « montrer au Front National qu’il n’est pas le bienvenu à Brest La Rouge » (sic).

Visages masqués par des cagoules, les « antifas » de « Brest la Rouge », armés pour certains de chaînes et de bâtons, ont pu agir en toute impunité. Les policiers présents sur place les ont en effet laissé se positionner devant l’entrée du local pour en interdire l’accès aux sympathisants et adhérents frontistes. Une conseillère municipale Europe-Ecologie les Verts, Julie Le Goïc, s’est vantée sur Twitter d’avoir participé à cette « descente ». Aucune interpellation n’a bien entendu été effectuée.
 

Le secrétaire départemental du Finistère du FN, Éric Dechamps, a annoncé le dépôt d’une plainte, la quatrième en un mois.

 

le_goic

 

En juin dernier, 200 manifestants appartenant à la mouvante d’extrême gauche brestoise (CNT, SCALP, autonomes, anarchistes, redskinheads etc.) avaient pu défiler tranquillement dans les rues de Brest, armes blanches à la main – bâtons, tessons de bouteille, ceintures cloutées…) pour rendre un dernier hommage à Clément Méric, ce militant « antifa » brestois décédé après avoir reçu un mauvais coup alors qu’il « chassait » des militants d’extrême droite.

Toujours à Brest, en 2011 ces mêmes « antifas » avaient bien failli tuer un jeune couple« , simplement parce qu’ils étaient soupçonnés, à tort, d’appartenir à « l’extrême droite ». Sans suites judiciaires.

À l’image de Rennes, où les agressions émanant de groupuscules clairement identifiés à l’extrême gauche se multiplient, il semblerait que des milices particulièrement violentes puissent agir en toute impunité sur Brest. « Ils ont pignon sur rue, ils fréquentent, les bars de la place Guérin », confie un sympathisant FN. « En juin, ils organisaient plusieurs fois dans la semaine des patrouilles à la recherche de personnes à agresser. À Saint-Renan, ils louent même une salle plusieurs fois dans l’année pour y organiser des concerts. » Certains policiers et gendarmes travaillant dans l’agglomération brestoise avouent « en avoir par-dessus là tête » des agissements de cette mouvance.

À quelques mois des élections municipales, la municipalité socialiste brestoise ne semble pas vouloir prendre la mesure de ces troubles répétés à l’ordre public et à la sécurité des habitants. De quoi donner du grain à moudre aux opposants à François Cuillandre … en plus de tous les autres dossiers déjà très chauds.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

 

 


 

 

 

 

dimanche 27 décembre 2020

Du concret et du visible au sommet de l'Etat

 

https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/eric-dupond-moretti-ministre-de-la-justice-je-veux-du-concret-et-du-visible_13896069/

Interview

Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice : « Je veux du concret et du visible »

 

Publié le 27/12/2020 à 07h30

Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice : "Je veux du concret et du visible"

Eric Dupond-Moretti prévoit de doubler le nombre de délégués du procureur. « Cela n’a aucun sens de prononcer une sanction six mois plus tard ». (Photo AFP) © CHARLES PLATIAU

Le sujet figure en tête de sa feuille de route : le Garde des Sceaux détaille ses plans sur la justice de proximité. Objectif : réduire les délais et renouer le lien avec le justiciable.

 

Estimez-vous que la petite délinquance a été l’oubliée de la justice ces dernières années ? 

Nous sommes partis du même constat avec le Premier ministre : la justice de proximité doit répondre au sentiment d’insécurité des Français et au sentiment d’impunité chez les auteurs. Par le passé, pour des raisons budgétaires, la lutte contre la grande délinquance qui est aussi la plus dangereuse a été priorisée. Mais les Français sont confrontés dans leur quotidien à la petite délinquance, qui leur pourrit la vie.

Nous avons répertorié 350 infractions de ce type dont je veux que la justice s’occupe à nouveau, et très vite. Cette politique de justice de proximité peut se résumer ainsi : « Tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies, tu rembourses ». Et pour la première fois depuis très longtemps, on ne déshabille pas Paul pour habiller Jacques en s’intéressant à la petite délinquance au détriment de la grande. On a mis 200 millions d’euros sur la table pour cette politique de justice de proximité.

Qui doit permettre de réduire les délais ?

C’est tout l’objectif. Aujourd’hui, Le taux de réponse pénale n’est pas mauvais, mais le temps qu’il faut pour répondre est trop long. Or pour les délits, la sanction n’a une vertu pédagogique que si elle est très proche des faits reprochés.

Le nombre de délégués du procureur va être doublé et passera de 1.000 à 2.000 afin de prononcer des sanctions rapides sous forme d’alternatives aux poursuites. Cela peut être du travail non rémunéré, des interdictions de paraître pour éloigner un jeune d’une bande ou d’un quartier, bientôt nous permettrons la confiscation de biens comme les scooters ou encore l’indemnisation à une association

Les juges de proximité avaient disparu en 2017. Etait-ce une erreur ?

Nous ne cherchons pas à recréer une juridiction. La justice de proximité c’est une justice rendue en proximité dans le temps et géographiquement. Nous avons actuellement 1.748 points relais d’accès au droit, 147 maisons de justice, 32 antennes de justice. Tout cela sera regroupé sous la bannière des points justice”. Près de 2.000 seront répartis sur l’ensemble du territoire au plus près des citoyens. Autant d’endroits où les délégués du procureur pourront rendre la justice. Je viens de signer un décret le leur permettant. Et puis lorsque les affaires seront renvoyées devant le tribunal, je souhaite que l’on puisse tenir des audiences foraines, c’est-à-dire hors les murs de la juridiction. En plus de tous les tribunaux judiciaires, nous avons 125 tribunaux dits de proximité répartis dans toute la France et je souhaite que nous puissions y juger des affaires de proximité. Et pour permettre les déplacements des acteurs de la justice, nous achetons 500 voitures électrique.

Vous avez annoncé plus de 900 embauches de juristes assistants et de renforts pour les greffes. Il vous a été reproché de recruter des contractuels et donc d’utiliser une « rustine » plus qu’une solution pérenne…

Ces près de 1.000 emplois permettent un doublement des jugements rendus. C’est du temps gagné pour les magistrats et c’est du temps que l’on fait gagner aux justiciables qui attendent leurs décisions.

« Hors magistrats, des juridictions en région vont bénéficier d’un renfort de personnel pouvant dépasser les 10 %. Parler de rustine pour ces personnes qui viennent apporter leur concours à la Justice est en réalité assez désobligeant. Je laisse ce mot à ceux qui veulent l’employer et je fais remarquer qu’une rustine permet de regonfler un pneu crevé et d’avancer. »

Le pneu est crevé aujourd’hui ?

Personne ne peut sérieusement dire qu’un budget en augmentation de 8 % ce n’est rien. C’est le plus beau budget depuis un quart de siècle. Il a permis l’embauche en 3 mois de 1.000 personnes et l’augmentation des vacations des magistrats honoraires, non personne ne peut dire que tout cela n’est rien !

Une enveloppe de 13 millions d’euros est justement fléchée pour payer les vacations des magistrats honoraires et temporaires. Mais ce dispositif ne pourra fonctionner durablement que si votre budget est reconduit à l’indentique dans les années à venir… 

C’est bien mon ambition !

En avez-vous l’assurance ? 

Mais les emplois sont déjà budgétisés pour 3 ans. On ne peut pas faire de la justice de proximité pour un an, ça n’aurait aucun sens. Cette nouvelle politique doit s’inscrire sur la durée.

« L’ambition est de réconcilier les Français et leur justice de façon visible. Je ne suis pas un théoricien, je ne veux pas d’une pensée évanescente, éthérée, inaccessible. Je veux du concret et du visible. »

Comment évaluerez-vous cette politique ?

Pour savoir si les millions d’euros que l’on met sur cette politique produisent des résultats, j’ai mis en place des indicateurs de suivi. Non seulement nous aurons à la chancellerie un retour trimestriel des procureurs  sur la base de trois critères dont par exemple le nombre d’affaires jugées en proximité, mais nous allons aussi leur demander de communiquer localement sur leur travail. Nous avons des comptes à rendre aux justiciables et il me semble bien normal qu’ils sachent ce que la justice fait pour eux.

A deux ans de la présidentielle, cette réforme participe-t-elle d’un virage sécuritaire de l’exécutif ? 

En quoi chercher à assurer la sécurité des Français ferait une politique sécuritaire ? Pourquoi toujours rechercher l’opposition ? Ça n’a aucun sens pour des jeunes délinquants de prononcer une sanction cinq ou six mois plus tard. Cela doit être immédiat. Ça n’assoit en rien une politique sécuritaire de faire ça. Au contraire. C’est du bon sens et ça aurait toujours dû être ainsi. N’importe quel père de famille le sait bien.

Propos recueillis par Stéphane Vergeade

A propos du drame de Saint-Just : « Nous ne pourrons jamais les oublier »
Interrogé sur le drame survenu mercredi à Saint-Just (Puy-de-Dôme) avec trois gendarmes tués par un forcené dans le cadre d’une intervention sur des violences intrafamiliales, Eric Dupond-Moretti a « d’abord une pensée très émue pour les familles et les proches. Ces trois gendarmes ont donné leur vie en mission alors qu’ils protégeaient. C’est le don ultime qu’un militaire peut faire à la Nation et pour cela, nous ne pourrons jamais les oublier. Cela me touche d’autant plus que la lutte contre les violences faites aux femmes est un fléau contre lequel je me suis engagé dès mon arrivée à la Chancellerie. Nous avons mis à la disposition des juridictions 1.000 bracelets anti-rapprochement pour éloigner les conjoints violents. Il appartient désormais aux juges d’ordonner leur pose. De même, plus de 1000 téléphones grave danger ont été distribués afin de pouvoir alerter rapidement les forces de l’ordre. C’est un long combat que nous livrons ».

 

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/12/27/un-conseiller-d-emmanuel-macron-a-dejeune-secretement-avec-marion-marechal-en-octobre-a-paris_6064601_823448.html

Un conseiller d’Emmanuel Macron a déjeuné secrètement avec Marion Maréchal en octobre à Paris

 

Bruno Roger-Petit, conseiller mémoire du chef de l’Etat, a invité la nièce de Marine Le Pen et figure de l’extrême droite identitaire dans un restaurant parisien.

Par Ariane Chemin et Franck Johannès

Publié aujourd’hui à 18h11, mis à jour à 19h07
 
Temps de Lecture 4 min.

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Marion Maréchal et Bruno Roger-Petit ont tous deux confirmé avoir déjeuné ensemble en octobre.
Marion Maréchal et Bruno Roger-Petit ont tous deux confirmé avoir déjeuné ensemble en octobre.

 

Le déjeuner a eu lieu le 14 octobre, à la brasserie Le Dôme, à Paris. Bruno Roger-Petit, l’un des plus anciens collaborateurs d’Emmanuel Macron à l’Elysée, et Marion Maréchal, ex-députée du Vaucluse, ont partagé un repas, dans le petit salon confidentiel de cette brasserie de Montparnasse où l’on peut entrer par l’arrière de l’établissement et s’attabler loin des regards indiscrets. C’est là d’ailleurs que François Mitterrand donnait rendez-vous à sa fille, Mazarine, dans les années 1980, après l’école, lorsque le grand public ignorait encore son existence.

Selon un habitué du restaurant, qui n’avait pas vu la petite-fille de Jean-Marie Le Pen entrer, le déjeuner s’est terminé à 14 heures. Le conseiller du président a payé l’addition, et ni le compte rendu des échanges ni la tenue de cette rencontre n’ont filtré hors de l’Elysée. Qu’attendait Bruno Roger-Petit de cette rencontre ? Echanger au sujet de Marine Le Pen ? Prendre le pouls des ambitions politiques de Marion Maréchal ? Passer en revue les candidatures à la « droite de la droite », dont Emmanuel Macron et ses stratèges espèrent qu’elles seront les plus nombreuses possible ? La jeune directrice de l’Issep, l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques qu’elle a fondé à Lyon, n’a elle-même pas bien compris pourquoi le conseiller voulait la rencontrer et ce qu’il lui voulait.

Marion Maréchal n’a aucun problème à confirmer le rendez-vous. « Bruno Roger-Petit est passé par un ami pour me proposer de me rencontrer. J’ai accepté : je ne refuse jamais de discuter par principe. Surtout que j’étais assez curieuse de connaître celui qui s’amusait à me traiter de nazie toutes les deux semaines quand j’étais députée. »

Joint par Le Monde dimanche après-midi, Bruno Roger-Petit n’a pas nié avoir rencontré Marion Maréchal. « A titre personnel », insiste-t-il. « Je voulais savoir ce qu’elle avait à dire et si elle était en résonance avec l’état de l’opinion – ce qui n’est pas le cas. J’ai dû constater que nous étions en désaccord. C’est un peu ce que Xavier Bertrand a fait quand il a rencontré Eric Zemmour », se défend le conseiller d’Emmanuel Macron en comparant ce déjeuner avec celui qu’a tenu récemment le président de la région Hauts-de-France avec le chroniqueur du Figaro.

« Trianguler »

Depuis l’été 2017, le conseiller Bruno Roger-Petit, « BRP » comme chacun l’appelle, n’est sorti dans la lumière qu’une fois, un matin de juillet 2018, lorsqu’il était porte-parole de l’Elysée et qu’il avait été chargé, tâche ingrate, de venir porter en direct la parole élyséenne sur l’affaire Benalla, du nom de cet ancien collaborateur de l’Elysée filmé en train de molester un jeune homme en marge d’une manifestation. Désormais « conseiller mémoire » auprès d’Emmanuel Macron, chargé notamment des commémorations historiques, Bruno Roger-Petit continue en réalité de distribuer des éléments de langage sur tous les sujets auprès des journalistes et, surtout, observe à la loupe les sujets qui émergent, yeux rivés sur les réseaux mais aussi matin et soir sur la chaîne d’information en continu CNews, tout en échangeant régulièrement des textos avec le président.

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Attention, grosse rupture dans les habitudes quotidiennes de Jean-Marc Donnadieu

 

Rappelez-vous, il y a trois ans, je m’étonnais de ce qui était alors la dernière trouvaille de celui de mes harceleurs répondant au nom de Jean-Marc Donnadieu, identité qu’il a toujours fournie, autrefois presque toujours avec son adresse à Béziers et toutes ses autres coordonnées, sur tous les sites qu’il a fréquentés sous le pseudonyme de NEMROD34 depuis qu’il arpente le net à la recherche de proies diverses et variées, notamment de personnes à en chasser et faire taire par tous les moyens, y compris la mort, telles que moi à compter de l’année 2009 au plus tard :

http://petitcoucou.unblog.fr/2017/12/17/du-nomadisme-dun-de-mes-lecteurs-les-plus-assidus/

Eh bien, il vient d’arrêter ce mois-ci, le 5 décembre 2020 à 16h04, ce petit jeu qui était quotidien depuis trois ans et n’avait connu qu’une seule interruption, il y a deux ans, après l’attentat islamiste qu’il avait alors organisé avec tous ses amis de la même veine à Strasbourg :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/12/19/etrange-nemrod34-nest-pas-venu-sur-satanistique-depuis-dix-jours/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/12/26/nemrod34-de-retour-parmi-les-visiteurs-de-satanistique/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/12/30/nemrod34-a-bien-repris-ses-visites-quotidiennes-sur-satanistique/

 

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D’où, désormais, toutes ces fantaisies dans les commentaires sur Satanistique, où on le reconnaît toujours comme avant, mais qui ne laissent plus aucune trace dans mes statistiques de blog (c’est stratégique, comme nous allons le voir très bientôt) :

 

http://satanistique.blogspot.com/2020/12/branle-bas-de-combat-formation-complete.html#comment-form

5 commentaires:

  1. Attention, grosse rupture dans les habitudes quotidiennes de Jean-Marc Donnadieu dans AC ! Brest blank

    https://leouestfranc.com/category/la-bretagne-ca-nous-gagne/

    RépondreSupprimer

  2. blank dans Attentats

    https://www.midilibre.fr/2020/12/04/herault-logre-sexuel-ecope-de-18-ans-il-avait-echappe-aux-poursuites-durant-un-demi-siecle-9238755.php

    RépondreSupprimer

  3. blank dans Calomnie

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/cecile-duflot-deplore-dans-c-a-vous-le-manque-de-suivi-psychiatrique-pour-les-harceleurs_fr_5fce9133c5b619bc4c353c61

    RépondreSupprimer

  4. blank dans Corruption

    https://www.midilibre.fr/2020/12/11/le-pr-fourtillan-lun-des-intervenants-de-hold-up-interne-dans-le-gard-etait-poursuivi-par-la-justice-9252510.php

    RépondreSupprimer

  5. blank dans Crime

    https://www.jeanmarcmorandini.com/article-445463-un-homme-a-grievement-blesse-trois-personnes-en-les-attaquant-avec-un-couteau-a-antony-hauts-de-seine-deux-d-entre-elles-ont-leur-pronostic-vital-engage.html

    RépondreSupprimer

 

http://satanistique.blogspot.com/2020/12/que-deviennent-les-deux-amis-de-30-ans.html#comment-form

1 commentaire:

  1. blank dans Folie

    https://www.midilibre.fr/2020/12/14/assises-de-lherault-un-septuagenaire-face-a-labsurde-assassinat-de-son-ancien-patron-9255883.php

    RépondreSupprimer

 

http://satanistique.blogspot.com/2020/12/terrorisme-en-tunisie-annonce-dune.html#comment-form

9 commentaires:

  1. blank dans LCR - NPA

    On vous fait un procès à Lyon ? Pourquoi ?

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  2. blogger_logo_round_35 dans Le Post

    Naaan… vous l’ignorez vraiment, M. Nemrod ? Incroyable…

    Sérieusement, quels sont les commentaires chez votre pote Luraghi ? On croit toujours gagner, là ?

    Supprimer

  3. blank dans Luraghi

    Je ne comprends toujours pas pourquoi vous pensez que je suis cette personne.
    C’est quoi cette histoire de procès ? Pourquoi ?

    RépondreSupprimer

  4. blogger_logo_round_35 dans NEMROD34

    Nemrod égal à lui-même…

    Allez radoter ailleurs.

    Supprimer

  5. blank dans Pédophilie

    https://www.ladepeche.fr/2020/12/22/eure-un-couple-soupconne-davoir-viole-et-tue-son-bebe-de-six-semaines-9272698.php

    Mais pourquoi m’appelez vous nemrod?

    RépondreSupprimer

  6. blogger_logo_round_35 dans Perversité
  7. blank dans Politique

    https://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/aeroport-d-orly-en-garde-a-vue-une-mule-se-suicide-avec-l-arme-d-un-policier-23-12-2020-8415797.php

    https://www.lci.fr/justice-faits-divers/puy-de-dome-saint-just-auvergne-frederic-limole-tireur-sportif-survivaliste-ce-que-l-on-sait-du-forcene-qui-a-abattu-trois-gendarmes-2173638.html

    RépondreSupprimer

  8. blogger_logo_round_35 dans Rue89

    Votre frère ne serait-il pas capable de ce genre d’exploit, lui aussi ?

    Supprimer

  9. blank dans Ufoscepticisme

    Je n’ais pas de frère.

    Supprimer

 

http://satanistique.blogspot.com/2020/12/lhistorien-russe-oleg-sokolov-condamne.html#comment-form

1 commentaire:

blank

https://www.jeanmarcmorandini.com/article-446420-des-victimes-de-cyberharcelement-racontent-leur-confrontation-a-la-haine-en-ligne-et-leurs-difficultes-a-voir-leurs-plaintes-aboutir-menaces-de-mort-photomontages-degradants-messages-ignobles.html

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Nouveau message de la sorcière islamiste Céline, en direct de Tunisie

 

A lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/12/18/a-rouen-une-magistrate-jugee-pour-le-vol-dun-portefeuille/

 

Rebelote hier :

http://satanistique.blogspot.com/2015/11/dou-sortent-les-magistrats-du-tgi-de.html

2 commentaires:

  1. Nouveau message de la sorcière islamiste Céline, en direct de Tunisie dans AC ! Brest blogger_logo_round_35

    merci pour la qualité de votre article, j’ai aussi écrit un mémoire concernant le sujet, voici des informations : https://www.expert-sorcellerie.com/ , j’espère que ca va vous plaire.

    RépondreSupprimer

  2. blogger_logo_round_35 dans Attentats

 

Cette fois-ci en provenance de Monastir, toujours en zone islamiste :

 

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C’est drôle, j’ai vaguement l’impression qu’un autre de ses petits noms pourrait être Josette.

En tous les cas, je m’attends encore à l’annonce d’une nouvelle décapitation.

 

Pour mémoire :

 

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-monde/20151117.RUE1360/c-est-l-histoire-d-un-petit-berger-tunisien-decapite-par-des-terroristes.html

C’est l’histoire d’un petit berger tunisien décapité par des terroristes

 

Quelques heures avant les attentats parisiens de vendredi, des terroristes ont assassiné un adolescent dans les montagnes tunisiennes. La famille et la population dénoncent la lente réaction des autorités.

Par ramses_kefi

Publié le 21 novembre 2016 à 17h28 Mis à jour le 17 novembre 2015 à 15h55 

 

placeholder dans Calomnie

 

Samedi 14 novembre, au lendemain des attentats de Paris, le président Beji Caid Essebsi était reçu à l’Elysée par François Hollande. Des Tunisiens n’ont pas compris. Pas son élan de solidarité, mais le fait qu’il ait oublié le jeune berger assassiné dans son pays.

Vendredi, quelques heures avant le carnage en France, Mabrouk Soltani, 16 ans, a été décapité par des terroristes au mont Mghila (gouvernorat de Sidi Bouzid, centre du pays). Dans une zone extrêmement pauvre et livrée à elle-même, d’un point de vue économique, mais aussi sécuritaire.

Je n’y crois pas qu’il soit allé à Paris et pas à Sidibouzid. Mais quelle indécence…

— Amira Yahyaoui (@Mira404) 14 Novembre 2015

Mohamed, 20 ans, frère de la victime, a été interviewé par des journalistes locaux. Sur le plateau d’une émission, il raconte l’horreur et surtout, la solitude de la famille après le drame :

« C’est la première fois dans l’histoire [de la Tunisie, ndlr] qu’une tête passe la nuit dans un frigo et que le corps qui va avec passe la nuit dans la montagne. »

 

A partir de 33 secondes dans la vidéo ci-dessous.

Le témoignage (en arabe) du frère de Mabrouk Soltani

 

Selon les témoignages des proches recueillis par les médias locaux, Mabrouk et son cousin de 14 ans ont croisé des terroristes dans les montagnes, où la population a l’habitude de se rendre avec ses bêtes et pour chercher de l’eau.

Là-bas, les deux gamins ont été accusés d’être des indicateurs des forces de sécurité. Ils ont été ligotés et Mabrouk, décapité. A son cousin, les terroristes ont demandé d’emporter la tête à sa famille.

Le corps, récupéré par des proches

Elle a passé la nuit dans un frigo. Le lendemain, la famille et les habitants sont allés chercher le corps. Ils l’ont retrouvé à côté de chiens que dressait Mabrouk. Ils l’ont ramené, puis enterré.

Tous disent la même chose : l’armée et les forces de sécurité n’ont donné aucun coup de main pour les recherches et se sont manifestées trop tard. Les réactions officielles ont aussi trop tardé, martèlent-ils.

A l’enterrement du jeune berger, des politiques, dont le ministre de l’Intérieur, ont fait le déplacement. Des habitants l’ont conspué.

Révolution de jasmin

C’est la Tunisie profonde, de là où est partie la révolution. La Tunisie trop profonde aux yeux du gouvernement, où des populations sont éparpillées ici et là, dans des zones où il n’y a quasiment rien.

Le village et la famille de Mabrouk Soltani
A partir de 1’25’’, sa mère raconte (en arabe) les journées de son fils à la maison et dans la montagne avec son ami

 

Nassim, le cousin de la victime, a aussi témoigné à la télévision. Près du mont Mghila et des environs la ville de Jelma – où Mabrouk Soltani vivait avec sa mère –, pas de routes, pas d’eau courante et une école très lointaine où l’écrasante majorité des jeunes, faute de moyens, ne fait pas long feu.

« Sommes-nous des êtres humains ? »

Il raconte que Mabrouk avait déjà croisé la route de terroristes cet été. Ces derniers l’avaient prévenu : ils savent tout sur lui et si, dans la nuit, les forces de sécurité débarquaient dans les montagnes, il payerait. Apeuré, il n’avait rien dit sur le coup.

Nassim explique que les terroristes, quand ils ne les effraient pas, draguent les jeunes du coin, dans un contexte qui leur est favorable. Pas de boulot et zéro perspective. Un fort sentiment d’abandon aussi, qui date déjà d’avant la révolution : mis à part administrativement, beaucoup d’habitants des zones très reculées se demandent s’ils sont vraiment tunisiens.

Dans une vidéo qui circule sur Facebook, un membre de la famille enrage, faisant le parallèle avec la tentative d’assassinat dont a été victime un homme politique tunisien. Avec la mobilisation immédiate qui a suivi, dans son cas :

« Lui, c’est un être humain et nous, nous ne sommes pas des êtres humains ? »

 

Les médias en apprentissage

Après l’assassinat de Mabrouk Soltani, le directeur général de la télévision nationale a été limogé. La chaîne officielle a diffusé les images de sa tête coupée.

Dans un excellent article, nos confrères d’Inkyfada analysaient les difficultés des médias tunisiens après la révolution, notamment en matière de terrorisme.

Le passage du musèlement total à l’ouverture. De la communication officielle à l’information pure. Quand il s’agit de terrorisme, des journalistes dérapent. Privilégient la mise en scène, parfois sans prendre de précautions. La course au scoop, forcément et comme partout ailleurs, et l’apprentissage qui commence.

Mea-culpa du Premier ministre

Jusque récemment, les terroristes s’en prenaient aux forces de sécurité et aux politiques, et non pas à la population civile tunisienne – du moins pas directement. La donne change. Il y a quelques semaines, un imam, berger lui aussi, a été tué par balles dans les montagnes de la région de Kasserine (Nord-Ouest). Les djihadistes de Okbaa Ibn Nafaa (affilié à Al Qaeda) ont revendiqué cet assassinat, menaçant du même sort tous ceux qui collaboreraient avec les autorités.

 

Franois Hollande et Bji Cad Essebsi, le 14 novembre 2015  l'Elyse
François Hollande et Béji Caïd Essebsi, le 14 novembre 2015 à l’Elysée – STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

 

La Tunisie paye un lourd tribut en matière de djihadisme. Premier exportateur de combattants au Moyen-Orient et cible de choix pour Al Qaeda et les cellules dormantes de l’Etat islamique autoproclamé. Ces dernières ont revendiqué les attaques du Bardo (24 morts) en mars et celles de Sousse (39 morts) en juin, lesquelles visaient des touristes étrangers.

Lundi, Habib Essid, le Premier ministre, s’est exprimé à propos de Mabrouk Soltani. Il a fait un mea-culpa sur la lenteur des réactions officielles, assurant que le gouvernement ne laissera pas tomber la famille. Il le répète aussi : il n’était pas un indicateur des forces de sécurité, qui ont commencé dimanche à ratisser les environs. Bilan pour le moment : un terroriste présumé abattu, plusieurs blessés et un militaire tué.

« Tristes pour la France »

Toujours pas de revendication officielle. Alors qu’il avait été désigné dans un premier temps responsable par des médias tunisiens, le groupe Okbaa Ibn Nafaa, qui occupe les montagnes tunisiennes, a publié un communiqué pour dire qu’il n’avait rien à voir dans la mort de Mabrouk Soltani.

Une philosophe française est allée rendre visite aux proches du défunt. Sur Facebook, elle raconte la solitude de la famille et le message qu’elle lui a adressé :

« Nous sommes tristes pour la France. On voulait te le dire. »
7671416414966 dans Corruption
ramses_kefi

 

vendredi 25 décembre 2020

L'historien russe Oleg Sokolov condamné à douze ans et demi de prison

 

Voilà un verdict tombé comme un cadeau de Noël dans la cheminée…

On attend les réactions des amis français du condamné.

Quid de sa Légion d’honneur ?

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/il-avait-tue-et-demembre-sa-compagne-l-historien-oleg-sokolov-condamne-a-12-ans-de-prison-25-12-2020-8416084.php

Il avait tué et démembré sa compagne : l’historien Oleg Sokolov condamné à 12 ans de prison

 

L’historien sexagénaire Oleg Sokolov, spécialiste de Napoléon, avait été décoré en France de la Légion d’honneur en 2003. En novembre 2019, il avait avoué le meurtre de sa compagne et ex-étudiante de 24 ans.

 

 Oleg Sokolov est un célèbre historien, reconnu dans sa spécialité de l’époque napoléonienne jusqu’en France.
Oleg Sokolov est un célèbre historien, reconnu dans sa spécialité de l’époque napoléonienne jusqu’en France.  REUTERS/Anton Vaganov

 

Par A.R. avec AFP

Le 25 décembre 2020 à 17h36, modifié le 25 décembre 2020 à 17h47

L’ affaire avait fait grand bruit l’an dernier en Russie, au point de propulser sur le devant de la scène le fléau des violences conjugales souvent occulté dans le pays. Ce vendredi, l’historien Oleg Sokolov a été condamné à 12 ans et demi de prison à Saint-Pétersbourg pour avoir tué et démembré sa compagne, Anastassia Echtchenko, de près de quarante ans sa cadette.

Le spécialiste de Napoléon, qui a plaidé coupable, était jugé depuis début juin pour ce meurtre et possession d’armes. Professeur d’Histoire à l’université d’Etat de Saint-Pétersbourg, il avait été arrêté le 10 novembre 2019. En état d’ébriété, il avait été sorti de la rivière Moïka par la police, qui avait trouvé dans son sac à dos deux bras de femme et un pistolet d’alarme. D’autres fragments du corps de la victime avaient été retrouvés plus tard dans un autre cours d’eau.

« Complètement conscient de ses actes »

L’ historien de 63 ans avait rapidement avoué avoir tué et démembré cette ancienne étudiante âgée de 24 ans, qui partageait sa vie. Et d’affirmer qu’il l’avait tuée par accident en lui tirant dessus pour « mettre fin à un déluge d’insultes » lors d’une dispute, selon l’agence de presse Ria Novosti.

Les avocats de la victime ont eux affirmé qu’il avait prémédité son acte. Oleg Sokolov « était complètement conscient de ses actes au moment du crime », a pour sa part estimé la juge Ioulia Maksimenko lors de l’énoncé du verdict dans un tribunal de l’ancienne capitale impériale russe. La défense de l’historien a clamé son « désaccord » avec la peine fixée, tout en précisant qu’elle n’avait pas encore décidé d’un éventuel appel. Le parquet russe avait requis 15 ans de prison à son encontre.

Un passé trouble et un scandale

Très réputée, l’université d’Etat de Saint-Pétersbourg, où a étudié Vladimir Poutine, avait été mise en cause pour son inertie alors qu’ Oleg Sokolov avait déjà été accusé de violences. Une étudiante, qui avait eu une liaison avec lui en 2008, avait déposé une plainte, affirmant qu’il l’avait attachée à une chaise et avait menacé de la marquer au fer rouge parce qu’elle voulait le quitter, selon les médias russes. Aucune mesure disciplinaire n’avait été prise à l’encontre de l’historien.

Cette affaire a eu un grand retentissement en Russie, plusieurs associations y voyant une nouvelle illustration des violences faites aux femmes tandis que le pays a décriminalisé en 2017 les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas. Une réforme soutenue par le président Vladimir Poutine. Chaque année pourtant, près de 16,5 millions de femmes sont victimes de violences domestiques en Russie, selon des chiffres établis par des militantes avant la pandémie.

Des liens avec la France

Auteur de plusieurs livres, Oleg Sokolov était par ailleurs employé en France comme conseiller par l’Issep, l’école fondée par l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal. L’établissement l’a limogé dès l’annonce de son arrestation et s’était ému dans un communiqué de ce « crime atroce ». Et d’ajouter : « Étant professeur de la chaire d’histoire moderne à l’université de Saint-Pétersbourg, intervenu comme directeur d’études invité à l’École pratique des hautes études à la Sorbonne, décoré de la Légion d’honneur française, nous n’imaginions pas qu’il puisse commettre cet acte odieux », expliquait l’Institut.

La Légion d’honneur avait en effet été remise à ce spécialiste de Napoléon en 2003.

 

jeudi 24 décembre 2020

Grosse trouille en ce moment dans la famille Le Pen et associés...

Hips !

Sans commentaire…

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/12/24/jean-marie-le-pen-dissout-ses-micropartis_6064404_823448.html

Jean-Marie Le Pen dissout ses micropartis

 

Jean-Marie Le Pen a engagé la dissolution de Cotelec et Promelec, deux micropartis qui ont servi au financement des campagnes électorales de l’extrême droite pendant près de trente ans. Le signe d’un retrait des affaires politiques, mais également du durcissement des règles de financement électoral.

Par Pierre Januel

Publié aujourd’hui à 09h19, mis à jour à 09h21

Temps de Lecture 3 min.

Article réservé aux abonnés

Depuis sa création, en 1991, Cotelec (pour « cotisation électorale ») était au cœur du financement des campagnes du Front national. Fin 2013, Jean-Marie Le Pen y a associé une seconde association, Promelec. Ces deux micropartis fonctionnaient comme des banques pour les campagnes du FN : ils prêtaient de l’argent aux candidats RN, souvent à des taux importants (entre 5,5 % et 6,5 %). Pour se financer, Cotelec et Promelec empruntaient de l’argent à des sympathisants, voire au FN lui-même, mais à des taux moins importants (3 %).

Les candidats frontistes, qui dépassent presque toujours le seuil de 5 % des voix, étaient quasi certains d’être remboursés par l’Etat. Cotelec gardait donc près de 3 % de marge sur chaque prêt. Un mécanisme rentable, qui a permis à Cotelec de survivre depuis 1991. Et à Jean-Marie Le Pen de garder la main sur le financement des campagnes, même après avoir été exclu du Front national, son microparti étant indépendant.

Mais le mécanisme s’est progressivement grippé. Certains candidats n’ont pas remboursé Cotelec qui, fin 2018, traînait des dettes de dix ans. Le Rassemblement national (RN) lui-même a longtemps été dans l’incapacité de rembourser 4,3 millions d’euros accordés par Cotelec pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017. Pour obtenir satisfaction, Jean-Marie Le Pen a dû demander sa créance directement auprès du ministère de l’intérieur, en la prélevant sur les 5,2 millions de financement public annuel que touche le RN. Une fois ce versement effectué au printemps, Cotelec a pu rembourser ses multiples créanciers, avant le 30 juin.

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Lire aussi Marine Le Pen se contente de surfer sur les colères

Car, pour prêter, Cotelec empruntait beaucoup : fin 2018, il y avait pour plus de 5 millions d’euros d’emprunts. Près de la moitié de la somme (2,3 millions) était répartie entre 448 personnes physiques, qui prêtaient à 3 % d’intérêt autant par militantisme que par « confiance en Jean-Marie Le Pen et en sa signature », selon l’entourage de l’ancien leader du Front.

Changement de réglementation

Mais 2 millions d’euros provenaient d’un emprunt de 2014 auprès d’une société chypriote, Vernonsia Holdings Ltd, obtenu grâce à un oligarque russe, Konstantin Malofeev. Fin 2018, Cotelec devait également 79 000 euros à des fédérations départementales du RN et 600 000 euros à la SCI Clergerie Hugo, une société civile immobilière détenue à 90 % par le RN, qui possédait l’argent de la vente du siège du FN.

Il vous reste 53.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

 

 

https://www.lepoint.fr/politique/jean-marie-le-pen-pret-a-se-ranger-des-affaires-politiques-24-12-2020-2407022_20.php

Jean-Marie Le Pen prêt à se ranger des affaires politiques ?

 

L’ex-patron du Front national a entamé la dissolution de ses deux micropartis politiques Cotelec et Promelec, rapporte « Le Monde » jeudi 24 décembre.

 

Par

Publié le 24/12/2020 à 13:44 | Le Point.fr

 

Cotelec, microparti de Jean-Marie Le Pen, a notamment finance a hauteur de plusieurs millions d'euros la campagne presidentielle de Marine Le Pen en 2017.
Cotelec, microparti de Jean-Marie Le Pen, a notamment financé à hauteur de plusieurs millions d’euros la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

 

Pendant environ trois décennies, les micropartis de Jean-Marie Le Pen, Promelec et Cotelec, ont servi de « banques » aux candidats du Front national, puis du Rassemblement national. Lors des échéances électorales, ces formations ont financé de nombreuses campagnes, non sans polémiques parfois. Or, selon les informations que révèle Le Monde, jeudi 24 décembre, Jean-Marie Le Pen a décidé de dissoudre, lentement mais sûrement, ses deux micropartis. De quoi laisser présager son possible retrait définitif des affaires politiques françaises, évoque le journal.

Depuis 1991 pour Cotelec et 2013 pour Promelec, ces micropartis prêtaient de l’argent aux candidats frontistes en campagne, à des taux assez élevés, et pour se financer, eux-mêmes empruntaient de l’argent aux sympathisants voire au FN, à des taux plus avantageux. Des investissements presque toujours assurés d’être rentables et qui ont permis à Jean-Marie Le Pen de garder, au fil du temps, un certain pouvoir et une influence au sein des rangs frontistes, malgré son expulsion du FN.

Un agrément révoqué début décembre

Cotelec a ainsi financé à hauteur de plusieurs millions d’euros la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017. Une somme que le Rassemblement national n’a toutefois pas été capable de payer. Au final, le microparti de Jean-Marie Le Pen a accumulé les dettes depuis une dizaine d’années, le forçant au passage à lui-même emprunter auprès de différents créanciers. Si depuis Cotelec est parvenu à rembourser ses créances, il semblerait bien que l’ancien leader frontiste ait décidé de se dégager des affaires politiques.

Lire aussi Marine Le Pen, la stratégie du chat

Auprès du Monde, Jean-Marie Le Pen a confirmé que Promelec et Cotelec opéraient désormais sous le statut d’associations de droit commun dont l’objectif est de disparaître. Dans le détail, les associations de financement ont été dissoutes le 30 septembre dernier. En conséquence de quoi, la commission de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques a donc révoqué, le 7 décembre, son agrément de parti politique.

Des changements de réglementation qui se sont avérés fatals

Le quotidien évoque aussi des changements dans la réglementation du financement de la vie politique comme raison de la disparition de ces micropartis. L’entourage de Jean-Marie Le Pen a confirmé au Monde qu’en raison de ces évolutions, « il n’était plus possible de maintenir le fonctionnement de Cotelec et de Promelec ».

Lire aussi EXCLUSIF. Le testament de Jean-Marie Le Pen

En avril 2019, Jean-Marie Le Pen se retirait de la vie politique active après avoir achevé son mandat de député européen. Lors de son ultime prise de parole au Parlement, il avait lancé un avertissement sur la « déferlante migratoire », comme le rapportait alors L’Opinion. Avant de conclure : « Je m’en vais, et le souvenir que j’emporte est le sentiment d’inutilité. »

 

 

https://www.valeursactuelles.com/politique/92-ans-jean-marie-le-pen-prepare-discretement-son-possible-retrait-definitif-de-la-politique-126903

A 92 ans, Jean-Marie Le Pen prépare discrètement son possible retrait définitif de la politique

Par

/ Jeudi 24 décembre 2020 à 17:45 10

 

Grosse trouille en ce moment dans la famille Le Pen et associés... dans AC ! Brest

Jean-Marie Le Pen en mai 2019. © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

 

Retraité de la vie politique active depuis juin 2019 et son départ du Parlement européen, Jean-Marie Le Pen s’apprêterait à se retirer définitivement de toute structure politique.

Si les menhirs possèdent a priori une durée de vie très élevée, c’est généralement moins le cas de leur carrière politique. Celle de Jean-Marie Le Pen, en tout cas, pourrait bien définitivement s’arrêter dans les prochains mois. Selon une information du Monde, l’ancien président et fondateur du Front National s’apprêterait à dissoudre les dernières structures dont il est à la tête. Deux micro-partis sont concernés, Promelec (fondé en 2013) et Cotelec (1991). Véritables « banques » des candidats FN, puis RN, les deux micro-partis ont vu leurs associations de financement s’auto-dissoudre en septembre dernier. Une décision qui fait perdre, de fait, le statut de micro-parti à Promelec et Cotelec. Contacté par Le Monde, Jean-Marie Le Pen a précisé que les structures perduraient encore, sous la forme « d’associations de droit commun dont l’objectif est de disparaître ».

Banques du RN et agents d’influence de Jean-Marie Le Pen

Depuis trente ans pour l’un, dix ans pour l’autre, Cotelec et Promelec avaient pour objet de prêter de l’argent aux candidats FN qui en faisaient la demande. Selon les informations du Monde, Cotelec aurait ainsi financé à hauteur de plusieurs millions d’euros la campagne de Marine Le Pen, en 2017. D’une manière plus générale, d’ailleurs, les micro-partis continuaient à prêter aux candidats FN et RN, même après le départ de Jean-Marie Le Pen. Une façon comme une autre de garder un pied dans la maison frontiste, malgré son exclusion, en contrôlant le nerf de la guerre. C’est finalement un changement dans la réglementation du financement de la vie politique qui aura eu raison des micro-partis lepénistes, dont le fondateur a assuré au Monde qu’il « n’était plus possible de maintenir » le fonctionnement.