Ils sont quand même incroyables...
Dans mes affaires, sauf dans les rares procès contradictoires qu'ont perdus mes harceleurs, les magistrats n'ont toujours produit que des faux criminels : rien que des mensonges éhontés tout du long, au moins un par ligne de texte, et assez souvent même plusieurs... Eux non plus n'admettent toujours pas la "critique", il y a toujours eu escalade dans toutes leurs saloperies à mon encontre depuis les années 1990 - leurs corrupteurs sont très généreux...
INFO EUROPE 1 – Affaire Lyhanna : dans une boucle WhatsApp, des centaines de magistrats contestent les conclusions d'un rapport d'inspection
Près de vingt jours après la découverte du corps de la petite Lyhanna dans le Gers, la crise provoquée par la procédure disciplinaire demandée par le garde des Sceaux s'étend désormais au sein de la magistrature. Selon différentes sources judiciaires concordantes, plusieurs centaines de magistrats ont rejoint une boucle WhatsApp afin d'organiser la riposte après la suspension d’un substitut du parquet d'Auch en charge de l’enquête. Un bras de fer semble désormais engagé avec le garde des Sceaux.
La colère gagne les magistrats. Selon différentes sources judiciaires concordantes, plusieurs centaines de magistrats, répartis dans toute la France, ont rejoint une boucle WhatsApp créée pour organiser la riposte après la procédure disciplinaire engagée contre un substitut du parquet d'Auch dans l'affaire Lyhanna.
Selon plusieurs participants à ces échanges, les propositions d'action se multiplient pour dénoncer les conclusions du rapport administratif et les sanctions qui en ont découlé.
"Bloquer la boîte mail du cabinet du garde des Sceaux"
Selon un participant à cette boucle, certains juges ont proposé de "bloquer la boîte mail du cabinet du garde des Sceaux" par l'envoi massif de messages. D'autres ont évoqué la possibilité d'écrire en nombre au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) afin de saturer ses services. Toujours selon cette source judiciaire, des propositions plus radicales auraient également été avancées au cours des échanges.
Une participante aurait ainsi évoqué l'hypothèse, en tant que juge des libertés et de la détention, de signaler au CSM une faute grave qu'elle n'aurait pourtant pas commise : celle de ne pas avoir signé un mandat de dépôt et d'avoir remis en liberté une personne poursuivie pour viol. Derrière ces propositions, leurs auteurs entendent mettre en lumière les conséquences potentielles des tensions actuelles au sein de l'institution judiciaire.
Menaces de perturbation des audiences
Dans cette boucle de messagerie, plusieurs magistrats ont également appelé à un retrait massif et immédiat des "habilitations mineurs" pour les magistrats spécialisés. Une mesure qui pourrait compliquer le traitement de nombreux dossiers en cours. Une autre participante évoque la possibilité de renvoyer certaines audiences ou de faire valoir un droit de retrait.
Ces discussions surviennent alors que Gérald Darmanin a demandé une accélération du traitement des quelque 70.000 procédures impliquant des mineurs avant le 14 juillet. Pour plusieurs magistrats engagés dans cette mobilisation, cette exigence serait difficilement compatible avec les moyens actuellement disponibles dans les juridictions.
Une justice sous tension
Au fil des échanges, la discussion semble désormais dépasser largement le seul cas du substitut sanctionné. Les participants dénoncent plus globalement l'état de la justice et une surcharge de travail qu'ils jugent chronique.
Pour ces magistrats, les dysfonctionnements pointés dans cette affaire ne seraient pas le résultat d'une faute individuelle mais la conséquence d'une accumulation de facteurs : charge de travail, calendrier d'audiences, congés programmés et manque de moyens humains. Plusieurs participants décrivent une institution sous pression permanente et estiment que leur collègue a servi de fusible pour désigner un responsable.
Le substitut sanctionné estime n'avoir "fait que son travail"
Selon plusieurs magistrats ayant accès aux échanges, certains participants cherchent également à identifier les responsables ayant contribué aux sanctions visant leur collègue. D'après ces sources judiciaires, plusieurs participants s'interrogent notamment sur le rôle joué par des représentants du parquet général dans la procédure disciplinaire.
En parallèle, les messages de soutien au substitut se multiplient. Selon un magistrat présent dans cette boucle, l'intéressée aurait confié traverser une période particulièrement difficile. Elle aurait expliqué que la situation était "très compliquée" et qu'elle s'exprimerait ultérieurement, tout en affirmant n'avoir "fait que son travail" et considérant qu’elle n’a pas fait de faute professionnelle.
Toujours selon cette même source judiciaire, elle considérerait que la décision prise à son encontre revêt avant tout une dimension politique à moins d’un an de la présidentielle.
Une tribune attendue et un appel à une "journée morte"
Cette mobilisation des magistrats en privé devrait rapidement être partagée dans l’opinion publique. Selon plusieurs sources judiciaires concordantes, une tribune signée par de nombreux magistrats est en cours de finalisation.
Elle devrait être publiée prochainement dans la presse. Les signataires entendent dénoncer ce qu'ils considèrent comme la recherche d'un bouc émissaire dans cette affaire. Ils estiment que les responsabilités sont plus larges et renvoient aux difficultés structurelles rencontrées quotidiennement par les juridictions.
Selon plusieurs magistrats impliqués dans cette initiative, un appel à une "journée morte" le 29 juin prochain est également envisagé. Les organisateurs souhaiteraient y associer les avocats afin d'élargir le mouvement. Une nouvelle étape dans une crise qui oppose désormais une partie de la magistrature au garde des Sceaux. Des magistrats qui, à travers cette boucle, encourent des sanctions puisqu'ils sortent de leur devoir.


