Ce crime m'en rappelle furieusement un
autre qui s'est produit dans le même milieu au printemps 2004.
Le meurtrier était schizophrène, il a tué
sa mère de plusieurs coups de couteau.
En apparence, donc, un « acte
médico-légal » de plus.
Regardons-y de plus près.
Le malade menaçait très sérieusement de
tuer sa mère depuis une semaine. Il était déjà venu rôder autour de sa maison,
sans succès. La future victime avait prévenu, tout à la fois, le psychiatre du
CHU de Brest qui suivait et traitait son fils, et la police. Son fils l'avait
déjà raté une fois, il allait revenir, c'était certain. Or, rien. Aucune
réaction, ni d'un côté, ni de l'autre.
Curieux. D'autant plus curieux que par le
passé, l'énergumène avait déjà tenté deux fois de tuer son ex-femme en la
frappant de plusieurs coups de couteau sous les yeux horrifiés de leur fille
unique. « Une vraie boucherie »…
Pour cette raison, ni l'une ni l'autre ne
voulaient plus le voir, et la justice lui interdisait de les approcher. Il en
avait conçu un fort ressentiment, ne supportant pas de ne plus voir sa fille, et
accusait régulièrement sa mère d'avoir influencé la décision du juge.
Mais pourquoi, alors qu'il semblait
« stabilisé », ce brutal accès de fureur contre elle ?
Eh bien, parce qu'il avait appris que sa
mère devait très prochainement voir sa fille et passer quelques jours avec elle.
Sans lui, bien entendu.
Il est bien évident que les membres de la
famille le lui avaient tous soigneusement caché. Aucun d'entre eux ne souhaitait
provoquer un nouvel accès de folie meurtrière.
Quel est donc le criminel qui aura vendu
la mèche ?
Le principal suspect est le psychiatre. Du
CHU de Brest.
Mais pourquoi ?
C'est que le père du malade, lui, n'était
pas n'importe qui.
Propriétaire et tenancier de bars à
hôtesses durant quelques années, à Brest, dans le centre ville, il avait été
jugé et condamné pour proxénétisme aggravé au début de l'année 2004, et avait
menacé à l'audience de révéler les noms de certains de ses clients :
magistrats, avocats, médecins, etc…
L'assassinat de son ex-femme par son
propre fils, qu'il adorait et s'est aussitôt retrouvé en taule, a amplement
suffi à le convaincre de déguerpir et cesser d'inquiéter la mafia locale.
Au moment où le crime s'est produit, sa
disparition était devenue d'autant plus urgentissime que je m'apprêtais à le
rencontrer dans le cadre d'une enquête sur le milieu de la nuit brestois, alors
qu'un ancien directeur de l'hôpital psychiatrique de Bohars (CHU de Brest) était
rejugé en appel à Rennes pour proxénétisme et diverses autres infractions
pénales.
Si ses « ennemis » l'avaient
attaqué, lui, directement, la relation avec ses menaces eût été évidente. Tandis
qu'en manipulant le fils pour qu'il tue l'ex-femme, c'est passé… comme une
lettre à la Poste !
Où l'on comprend bien l'intérêt, pour un
flic, de savoir jouer au billard…
Et la virtuosité des psys : ils
connaissent bien leurs clients, et savent sur quels boutons appuyer.
Le crime qui vient de se produire à
Plougonvelin pourrait répondre au même schéma.
La personne que l'on cherche à atteindre
serait alors un médecin proche du DCD qui atteste de ma bonne santé
mentale.
Cela dit, je ne sais rien, ni de
l'identité du meurtrier ni de ce qui s'est effectivement passé.
À
Brest, le candidat de centre droit, Stéphane Roudaut, a mis un terme
cinglant à 37 années de socialisme. Ce lundi matin, la ville s’est
réveillée groggy, et un peu en colère aussi.
Ce
lundi 23 mars, au lendemain d'une défaite cinglante pour la gauche, les
Brestois se montraient très sévères pour le maire sortant, François
Cuillandre. (Nicolas Créach / Le Télégramme)
Quel est cet inconscient qui entonne « La vie en rose » à deux pas de la mairie de Brest, un lendemain de cinglante défaite du PS et de son candidat François Cuillandre, maire depuis 25 ans ?
Provocation ? Guitare en bandoulière, casquette grise sur la tête, le
chanteur de rue bégaie : « Ah oui… Non, ce n’était pas volontaire. Je
n’avais pas pensé à ça… » Il s’appelle Bram’s. Il a 25 ans. Et il est
l’un des rares Brestois rencontrés, ce lundi, à ne pas fustiger celui
qui a dirigé la ville pendant quatre mandats. À son endroit, il a même
des mots touchants : « Il a redonné des couleurs dans les rues les plus
sombres. Il a fait du beau dans Brest ».
La ville était gouvernée par la
gauche depuis 37 ans. Ce 22 mars 2026, c'est Stéphane Roudaut qui
l'emporte franchement devant François Cuillandre. La fusion de la liste
du maire socialiste sortant avec celle de l'insoumise Cécile Beaudouin
n'a pas eu l'effet escompté.
À Brest, les résultats viennent d'être proclamés et ils sont sans appel :
57,25% pour Stéphane Roudaut (DVD)
38% pour la liste de François Cuillandre, alliée à LFI
4,31% pour Yves Pagès (RN)
La ville bascule donc à droite avec plus de 10 000 voix d'avance pour Stéphane Roudaut."On en avait 3 000 la semaine dernière", se réjouit le nouveau maire." C'est
une fierté, un soulagement et ce que je retiens c' est la capacité de
réunir, nous avons su transcender les clivages politiques". Il invite son équipe à se mettre dès demain "au boulot".
Stéphane Roudaut a sans doute bénéficié des voix de l'extrême droite, mais reste droit dans ses bottes. "Je ne suis propriétaire d'aucune voix" indique-t-il,
rappelant qu'il y a eu une alliance entre le PS et LFI. Il y voit une
forme de honte et préfère être resté fidèle à ses idées.
durée de la vidéo : 00h02mn07s
Stéphane Roudaut (divers droite) réagit à sa victoire à
Brest et explique que son premier chantier sera de créer une police
municipale.
Un difficile premier tour pour le maire sortant
Au
soir du premier tour, le maire sortant de Brest, François Cuillandre
s’était retrouvé dans une position très inconfortable avec 23,8% des
voix derrière son rival de droite, Stéphane Roudaut, 30,24%. Le
socialiste a accepté une fusion avec la liste de la candidate insoumise,
Cécile Beaudouin. Les négociations avaient commencé dès le 15 mars au
soir après la proclamation des résultats et s'étaient poursuivies une
grande partie de la nuit.
Une entente qui avait suscité des réactions très vives. À droite,
évidemment, Stéphane Roudaut n'avait pas de mots assez durs pour
évoquer cet accord qu'il qualifiait de fusion de "honteuse", en évoquant des "petites combinaisons en coulisses".
Mais à gauche aussi, cette union avait questionné. De nombreux
électeurs ne comprenaient pas cette union de dernière minute entre un
socialiste qui n'avait jamais caché ses réticences face à LFI et Cécile
Beaudouin.
"On a perdu, on a perdu", déclare François Cuillandre en haussant les épaules. "Je pense que l'extrême droite a voté largement pour Stéphane Roudaut", dit-il avant de reconnaître qu'il y a sans doute une question d'usure du pouvoir.
Il quitte son fauteuil de maire avec la satisfaction du devoir accompli. "Si
la droite avait été au pouvoir, Brest n'aurait pas eu de tramway, il
n'y aurait pas eu Les Capucins, on a fait une ville de Brest qui est
extraordinaire", poursuit-il comme pour se consoler avant de lâcher. "Oui, je suis sonné ; perdre une élection, ce n'est jamais agréable."
"On ne défait pas en une semaine des mois et des mois de diabolisation de la France insoumise, réagit Cécile Beaudouin, donc
malheureusement, il y a des responsabilités diverses et variées. Il va
falloir entrer en résistance contre les politiques les plus récessives
et les politiques les plus répressives."
durée de la vidéo : 00h01mn52s
Pierre‑Yves Cadalen (LFI) explique que, d’après lui,
François Cuillandre (Union de la Gauche) paie sa demande de cinquième
mandat et estime que le parti politique qui donne le plus de
perspectives d’avenir à gauche est « La France insoumise ».
"Il semblerait que le dégagisme ait fonctionné à plein et que
François Cuillandre paye le fait d’avoir demandé un cinquième mandat",
constate le député Brestois, Pierre-Yves Cadalen, il y a une
responsabilité directe de la direction du Parti socialiste lorsqu’elle
nous tape très fortement et que d’une certaine façon, elle crée de la
division au sein de l’espace à gauche. Mais je pense qu’il faut regarder
avec confiance vers l’avenir. Cécile Baudoin a réalisé à Brest une
campagne vraiment magnifique"
Malgré les consignes du PS, le maire sortant n’avait donc d’autre
issue pour empêcher la cité du Ponant de basculer à droite que de
tenter l’alliance. "On sait se raccorder sur nos valeurs communes qui ne sont pas celles de la droite" avait-il indiqué à l’issue du point presse de présentation de cette "fusion technique".
Les
Insoumis avaient obtenu 12 places sur la nouvelle liste mais aucune
discussion n’avait eu lieu sur le programme. En cas de victoire, ils
avaient envisagé que les discussions se fassent au jour le jour, en
fonction des projets. Il n'y aura pas besoin !
Né
en 1978 à Brest, Stéphane Roudaut s'est imposé avec des voix. Après
avoir suivi des études de philosophie politique à la Sorbonne, il a
travaillé comme chargé d'études avant d’intégrer le secrétariat d’Etat
aux personnes handicapées comme chargé de mission. En 2004, il est
recruté comme chef de cabinet au Conseil général de l’Yonne, puis
revient dans son Finistère natal en 2008 pour devenir directeur de
cabinet du maire de Landerneau.
En 2014, il est élu maire de Gouesnou. Marié, père de deux enfants, il est également conseiller régional.
Il avait nommé sa liste Une nouvelle histoire pour Brest, il vient de tourner une page.
Découvrez les résultats pour Brest et le Finistère
Une
carte actualisée en temps réel permettra de connaître les résultats des
communes du Finistère au fur et à mesure de la soirée. N'hésitez pas à
revenir dans cet article ou à le rafraîchir pour de nouveaux résultats.
À Brest, François Cuillandre quitte la vie politique après sa défaite aux municipales
Par
David Cormier
Battu
largement ce dimanche soir aux municipales 2026, François Cuillandre,
maire de Brest pendant un quart de siècle, a décidé de ne pas siéger au
conseil, après celui d’installation dans quelques jours.
Le
maire sortant de Brest, François Cuillandre, battu, ce dimanche soir
aux municipales 2026, ne siégera pas dans l’opposition. Il quitte la
scène politique après 25 ans comme maire (après deux mandats comme
conseiller), un mandat de député. (Photo Lionel Le Saux/Le Télégramme)
Il
considère que le moment est venu de jeter l’éponge. Tête de liste de la
gauche, le maire socialiste sortant de Brest, François Cuillandre, 71
ans, devait siéger dans l’opposition au conseil municipal et à la
métropole. Mais ce lundi 23 mars 2026, au lendemain d’une lourde défaite,
il a décidé de laisser sa place. Il viendra très certainement au
conseil municipal d’installation, dans quelques jours, puis à celui de
la métropole également, en qualité de maire et président sortant. Avant
de tirer sa révérence.
Le
maire sortant de Brest, François Cuillandre, battu, ce dimanche soir
aux municipales 2026, ne siégera pas dans l’opposition. Il quitte la
scène politique après 25 ans comme maire (après deux mandats comme
conseiller) et un mandat de député. (Photo Lionel Le Saux/Le Télégramme)
Un quart de siècle comme maire
François
Cuillandre a fait son entrée au conseil municipal de Brest en 1989,
dans la majorité de Pierre Maille. Il a été élu maire en 2001, il y a un
quart de siècle, presque au jour près. Un record
qui sera d’autant plus difficile à battre qu’un de ses mandats a duré
un an de plus que la normale : les élections municipales de 2007 ont été
repoussées en raison des présidentielles et des législatives. Il a été
aussi député de 1997 à 2002.
Il
sera remplacé par les suivants sur la liste. C’est l’écologiste Manon
Galle, 34 ans, responsable de projet numérique, qui le remplacera au
conseil municipal et le communiste Taran Marec, 27 ans, développeur
informatique, qui ira à sa place à la métropole. Ce qui réduit donc
encore la place du PS dans ces deux instances.
Tristan Foveau réfléchit
Tristan Foveau, le directeur de campagne,
pourrait rester au conseil municipal (il n’est pas élu à la métropole).
« Je serai à celui d’installation et je vais réfléchir à la suite. On
va faire le boulot dans l’opposition : c’est une année zéro pour nous »,
dit-il ce lundi matin. « Il n’y a pas de regret au sujet de l’alliance
avec Brest Insoumise : il fallait tenter quelque chose. On aurait perdu
dans une quadrangulaire ». S’il devait renoncer, c’est Fragan
Valentin-Leméni (UDB) qui siégerait.
À Brest, des coups de feu font un blessé dans le quartier de Pontanézen vendredi soir
Un
homme connu des services de police a été blessé par balles, vendredi
20 mars, vers 23 h, dans le quartier de Pontanézen à Brest.
Des
coups de feu ont été tirés vers 23 h, vendredi 20 mars 2026, dans le
quartier de Pontanézen à Brest. (Photo d’illustration/François Destoc/Le
Télégramme)
Il
était environ 23 h vendredi 20 mars 2026, quand des coups de feu ont
retenti dans le quartier de Pontanézen à Brest. Un homme d’une trentaine
d’années, « très défavorablement connu des services de police »,
notamment pour trafic de stupéfiants et une agression en 2014 dans le
même quartier, était visé. L’homme, dont les jours n’étaient pas en
danger au moment de son transport, a été hospitalisé.
Plusieurs fusillades autour de Lyon : un mort et un blessé grave
Info Le Progrès. Des coups de feu ont éclaté en fin de journée ce samedi 21 mars à Villeurbanne, puis à Vénissieux, faisant plusieurs victimes.
Alexandre Coste et Sheima Boughdir -
Hier à 20:20
| mis à jour hier à 22:55
- Temps de lecture : 2 min
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Des tirs ont retenti sur le boulevard de la bataille de Stalingrad, à Villeurbanne. Photo A.C.
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Un homme a été la cible de plusieurs individus sur le boulevard de la bataille Stalingrad. Photo A.C.
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Photo d’illustration Maxime Jegat
Peu avant 19 heures, des tirs ont retenti sur le boulevard de la
bataille de Stalingrad, à Villeurbanne, près du Tonkin laissant présager
des règlements de compte liés au narcotrafic.
Selon les premières informations, un homme a été la cible de
plusieurs individus. Touché à la jambe droite et à la main gauche, il a
été transporté en urgence absolue à l’hôpital Édouard-Herriot (Lyon 3e).
« C’est une rue plutôt calme »
À ce niveau du
boulevard Stalingrad apparaissent d’un côté des immeubles en
construction de l’autre un imposant building oû plusieurs entreprises
ont leurs bureaux.
« On est passées par ici une heure et demi plus tôt et on a vu une
voiture de police, des policiers sur le parvis de l’immeuble et une
agente qui prenait des photos », témoignent deux jeunes filles boulevard
de Stalingrad, en indiquant les emplacements de chacun avec des gestes
précis. « C’est une rue plutôt calme, selon un jeune riverain qui habite
le coin. Comme on est à la limite du 6e généralement, il ne se passe pas grand chose, c’est plutôt côté Villeurbanne qu’il y a souvent de problèmes. »
Un homme décédé à Vénissieux
Moins d’une demi-heure plus
tard, la violence s'est déplacée sur le boulevard Lénine, à Vénissieux.
Un homme a été grièvement blessé par arme à feu dans le hall d’un immeuble. D'après une source sécuritaire, l'homme est décédé peu de temps après.
C'est un peu comme dans mon affaire contre les pédocriminels de la bande Luraghi, ce malade mental en tête : il leur a fallu attendre pour obtenir une première communication de pièces... mais les victimes n'avaient pas été interrogées, tandis que moi je l'ai été plusieurs fois dans le cadre d'informations judiciaires à partir de 2012, parfois comme accusée (mensongèrement, par mes harceleurs), et parfois comme victime et partie civile (toujours accusée mensongèrement de n'importe quoi par mes harceleurs), sans pour autant avoir accès à rien durant plusieurs années... et j'étais bien toujours accompagnée d'un avocat...
Dans le même temps, les pédocriminels, cybercriminels et harceleurs, en relation directe avec les magistrats, étaient toujours informés de tout en temps réel, ils connaissaient même leurs décisions à venir avec une avance parfois assez considérable.
Il faut bien dire que les magistrats bretons sont bien tous d'accord pour dézinguer l'Armée de l'Air française avec toutes les inventions délirantes du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre.
ENTRETIEN. Affaire Epstein : « Qui l’instruction pouvait-elle déranger pour s’arrêter avec le suicide de Brunel ? »
François-Xavier Kozan
est l’un des cinq avocats mandatés par l’association Innocence en danger
pour les victimes de Jean-Luc Brunel en France. Il livre un regard sans
concession sur les zones d’ombre de l’instruction française. Il dénonce
un système qui semble avoir préféré le silence à la vérité, alors que
les pièces de la procédure Brunel, close en 2022, leur ont été parvenues
seulement la semaine dernière.
Avocat à la cour d’appel
d’Aix-en-Provence et au barreau de Toulon, Maître François-Xavier Kozan
intervient dans le cadre de l’affaire Epstein/Brunel pour le compte
d’Innocence en danger. | DR
Quatre ans après l’ordonnance de non-lieu prononcée en 2022 dans le dossier Brunel,
les avocats des parties civiles viennent enfin d’accéder aux pièces
d’instruction. Mandatés par l’association Innocence en danger, ils ont
reçu la semaine dernière plusieurs CD de procédure, jusqu’ici
inaccessibles dans leur intégralité. Une transmission tardive qui
relance les interrogations sur la conduite de l’enquête française dans le volet Epstein.
La France est au coeur de l’affaire Epstein et
pourtant, on a l’impression que l’instruction piétine. La justice
coopère-t-elle avec les avocats des victimes ?
On a enfin reçu des CD de procédures en fin de semaine
dernière. On va tout exploiter cette semaine et on se voit dans une
dizaine de jours avec les quatre autres avocats mandatés par Innocence
en danger pour tout pointer. Le confrère qui a réceptionné les CD
m’expliquait qu’il y avait des fichiers qui semblaient un peu
endommagés. Il va falloir qu’on épluche tout dans le détail pour voir ce
qui nous a effectivement été transmis.
C’est surprenant que vous découvriez ces pièces seulement maintenant, non ?
Disons que ça manque un peu de spontanéité. On avait déjà
reçu l’ordonnance de non-lieu, mais à l’époque, les parties civiles
n’avaient pas un accès complet au dossier. Tant qu’elles n’avaient pas
été entendues, elles restaient en grande partie à l’écart de la
procédure. Et même au-delà de ce cadre légal, il existait une forme de
réticence de la part de certains magistrats, avec l’idée que ces
éléments pouvaient être relayés dans la presse. Il a donc fallu...
Affaire Epstein: d'anciennes mannequins demandent à la justice française d'enquêter sur un ex-dirigeant de l'agence Elite
information fournie par AFP•19/03/2026 à 20:34
L'ancienne mannequin suédoise Ebba Karlsson à Paris, le 18 mars 2026 ( AFP / Joel Saget )
L'affaire avait été classée, mais elles espèrent que les investigations
sur Jeffrey Epstein pourraient la relancer: quinze femmes, dénonçant
des violences sexuelles dans le milieu du mannequinat, ont demandé jeudi
à la justice française d'enquêter sur Gérald Marie, ex-dirigeant de la
prestigieuse agence de mannequins Elite.
Ebba P. Karlsson, Suédoise de 56 ans résidant aux États-Unis, et Lisa
Brinkworth, Britannique de 58 ans vivant à Londres, se sont retrouvées à
Paris jeudi pour porter une lettre à l'attention de la procureure Laure
Beccuau, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Ce que nous voulons que les enquêteurs déterminent, c'est la nature du
lien entre Epstein et Gérald Marie et s'il a été impliqué dans des
actes répréhensibles avec Epstein", a expliqué à l'AFP Lisa Brinkworth.
La Britannique était journaliste pour la BBC et enquêtait, sous
couverture, sur les agents de mannequins quand le Français Gérald Marie,
ancien directeur Europe d'Elite Model Management, l'a agressée
sexuellement en public à Milan en 1998, selon ses dires.
Lisa Brinkworth raconte avoir tout de suite informé sa hiérarchie qui
lui a, selon elle, intimé de ne pas porter plainte pour ne pas mettre en
péril l'enquête journalistique. Mme Brinkworth a finalement déposé une
plainte en 2020 à Paris pour agression sexuelle.
Trois anciennes mannequins, dont Ebba P. Karlsson, ont accompagné sa
plainte de signalements pour dénoncer des viols ou des agressions
sexuelles. Mais l'enquête a été classée pour prescription en février
2023. Un pourvoi a été formé par Mme Brinkworth.
- "Envie de vomir" -
Les quinze signataires, de nationalités britannique, néerlandaise,
américaine et suédoise, estiment que la situation a évolué depuis le
classement: la procureure de Paris a ouvert deux enquêtes-cadres, visant
à analyser les dénonciations autour de Jeffrey Epstein, l'une pour
infraction de traite des êtres humains et l'autre pour infractions
financières.
L'ancienne mannequin
suédoise Ebba Karlsson (d) et l'ancienne journaliste de la BBC, Lisa
Brinkworth à Paris, le 18 mars 2026 ( AFP / JOEL SAGET )
Or dans leur lettre dont l'AFP a eu connaissance, les 15 femmes
affirment pouvoir aider l'enquête en fournissant "des documents
judiciaires et des courriels" montrant une collaboration "entre Gérald
Marie, Brunel et Epstein", et les "reliant" aux "agences MC2 et E Model
Management".
"Les allégations de ces plaignantes ont déjà été examinées par la
justice française et ont donné lieu à une décision de classement sans
suite", a réagi auprès de l'AFP l'avocate de Gérald Marie, Me Céline
Bekerman. "Gérald Marie aborde avec sérénité toute investigation
relative à d’éventuels liens avec Jeffrey Epstein", a-t-elle affirmé.
La lettre mentionne aussi Jean-Luc Brunel, agent de mannequins mis en
examen pour viol sur mineurs, qui s'est suicidé en détention en 2022.
Ainsi que Daniel Siad, recruteur français de mannequins contre lequel
Ebba P. Karlsson a porté plainte pour viol en février. Des accusations
que Daniel Siad a niées dans la presse par la voix de son avocate.
La quinquagénaire, qui n'avait jamais pu retrouver sa trace, confie
avoir "eu envie de vomir" quand elle a reconnu Daniel Siad en photo dans
plus d'un millier de pièces contenues dans les archives déclassifiées
du dossier Epstein.
Ebba P. Karlson explique que Daniel Siad, rencontré en Suède, lui avait "promis un job" à Monaco puis en France.
Elle l'accuse de l'avoir violée dans le local piscine d'une maison à
Cannes (Alpes-Maritimes). Puis de l'avoir conduite auprès de Gérald
Marie, alors à la tête d'Elite, créée en 1971 à Paris par John
Casablancas et Alain Kittler et connue pour avoir hébergé Naomi
Campbell, Claudia Schiffer ou Cindy Crawford.
Lors de leur premier entretien professionnel, elle affirme que Gérald Marie l'a violée.
"Nous avons toutes, hormis l'une d'entre nous, été violées ou agressées
sexuellement sur le territoire français", résument les signataires,
affirmant notamment que deux d'entre elles "étaient mineures au moment
des faits commis par Gérald Marie". "Aujourd'hui, âgées de cinquante à
soixante ans, nous demandons justice."
Ces femmes indiquent avoir également saisi la justice américaine "pour
demander une enquête sur le rôle éventuel de dirigeants d'agences de
mannequins — dont Gérald Marie — dans la mise à disposition de jeunes
modèles pour Epstein".
Sur le site du journal local Le Télégramme mardi, Pascal Olivard, président de l'UBO, s'inquiète d'une arrivée des insoumis à la ville et à la métropole, qui seraient "les tenants d'une expression violente, intolérante et outrancière en contradiction totale avec ce qu'est notre territoire", écrit-il.
Le président de l'UBO justifie son rejet de LFI par le blocus de la faculté de lettres en 2024 "avec
des dégradations, des menaces de mort, des appels au meurtre ou à la
torture de policiers, des menaces de violence sur des collègues ou sur
moi-même". Un blocus que le député LFI de Brest-centre, Pierre-Yves Cadalen, avait "légitimé" quand tout le reste de la classe politique brestoise l'avait condamné, assure Pascal Olivard.
Ajoutons que le 19 mars 2025, lors de son grand meeting brestois contre le racisme, Jean-Luc Mélenchon avait plus que jamais détaillé son idée d'une Université de l'Espace où il ferait venir des Africains parmi lesquels se trouveraient bien quelques "génies" pour nous sortir d'affaire sur le climat....
Etait ainsi justifié pour la première fois par un projet de "grand remplacement" l'assassinat d'ingénieurs chercheurs français ayant eu pour seul tort d'être "tout blancs, tout moches"... notamment l'un d'eux d'origine brestoise, un vrai "génie" qui apparemment n'aurait toujours pas été remplacé depuis son assassinat, tant les "génies" sont effectivement rarissimes...
Les ingénieurs informaticiens dont je suis sont déjà "grand remplacés" depuis longtemps, avec une motivation évidente pour les auteurs de ce "grand remplacement" : les étrangers obéissent plus facilement que les Français aux ordres illégaux ou illégitimes des patrons mafieux auxquels s'associe systématiquement l'extrême-gauche française pour pourrir le capitalisme et hâter la venue du Grand Soir, et ce pour des raisons diverses allant des menaces auxquelles ils peuvent être davantage soumis que les Français, à leur méconnaissance de nos lois, us et coutumes.
Mais pour les ingénieurs chercheurs, qui appartiennent à un autre monde, non infecté par les mafias et leurs commerciaux, les assassinats pour "grand remplacement" apparaissent totalement gratuits et ne semblent motivés que par la haine, ou une volonté d'établir une hiérarchie entre les "races" : les Africains au-dessus des autres, les "tout blancs", ceux-ci étant appelés à disparaître complètement tant ils sont "moches"...
En tous les cas, une fois de plus, il y a là de vraies violences parfaitement criminelles, des assassinats que les Arnaud Hell et autres leaders locaux de LFI légitiment d'autant plus facilement qu'ils en sont eux-mêmes les auteurs.
P.S. : Oui, oui, je me suis bien fadé toute la vidéo du meeting; ce fut une épreuve d'une pénibilité extrême, mais j'étais bien certaine d'y trouver des perles...
Le président de l'Université de Bretagne occidentale crée la polémique
en dénonçant l'accord entre le PS et LFI à Brest pour les municipales
Plus de 300 enseignants, enseignants-chercheurs, étudiants ou membres
du personnel administratif ont signé une pétition pour protester contre
cette prise de position.
Pascal Olivard, président de l'université de Bretagne occidentale. (GUILLAUME SALIGOT / MAXPPP)
A-t-il outrepassé sa
fonction ? Dans un communiqué, Pascal Olivard, président de l'Université
de Bretagne occidentale (UBO), dénonce un accord "contre nature"
entre les listes PS et LFI à Brest, dans le Finistère, pour le second
tour des municipales. La polémique enfle depuis sa parution dans la
presse locale mardi, rapporte ICI Breizh Izel(Nouvelle fenêtre)
jeudi 19 mars. Plus de 300 enseignants, enseignants-chercheurs,
étudiants ou membres du personnel administratif ont signé une pétition
pour protester contre cette prise de position.
Sur le site du journal local Le Télégramme mardi, Pascal Olivard, président de l'UBO, s'inquiète d'une arrivée des insoumis à la ville et à la métropole, qui seraient "les tenants d'une expression violente, intolérante et outrancière en contradiction totale avec ce qu'est notre territoire", écrit-il.
Le président de l'UBO justifie son rejet de LFI par le blocus de la faculté de lettres en 2024 "avec
des dégradations, des menaces de mort, des appels au meurtre ou à la
torture de policiers, des menaces de violence sur des collègues ou sur
moi-même". Un blocus que le député LFI de Brest-centre, Pierre-Yves Cadalen, avait "légitimé" quand tout le reste de la classe politique brestoise l'avait condamné, assure Pascal Olivard.
Sortir de sa neutralité
"Il est sorti de son rôle",
fustige Nicolas Le Merrer, directeur du département de philosophie, se
faisant le porte-parole de signataires de la pétition lancée dans la
foulée du communiqué. "Pascal Olivard peut tout à fait avoir des
opinions politiques et les exprimer, mais pas en tant que représentant
d'une communauté universitaire. L'université est un lieu de pluralisme
politique et de réflexion critique", poursuit l'universitaire.
"J'estime
qu'un président d'université peut sortir de sa réserve quand la cause
est importante et qu'elle remet sur la table les questions de respect
des valeurs universitaires", rétorque Pascal Olivard. Il rappelle qu'il est "sorti uniquement deux fois de [sa] neutralité"
depuis le début de sa carrière. En 2024, il avait appelé à faire
barrage au Rassemblement national lors du second tour des législatives
anticipées.
Si le président de l'UBO évoque une "neutralité",
un président d'université est plus libre qu'un recteur d'académie,
rappelle ICI Breizh Izel. À la différence des recteurs d'académie,
nommés par l'État et tenus à l'absolu devoir de neutralité, les
présidents d'universités sont élus par leurs pairs, avec plus
d'autonomie, y compris dans leur expression publique. "On est sur la frange", déclare à ICI Breizh Izel un autre président d'université en France.
à Marc de café
De jexiste
si, si | 19H48 | 30/07/2009 |
Ce crime m'en rappelle furieusement un autre qui s'est produit dans le même milieu au printemps 2004.
Le meurtrier était schizophrène, il a tué sa mère de plusieurs coups de couteau.
En apparence, donc, un « acte médico-légal » de plus.
Regardons-y de plus près.
Le malade menaçait très sérieusement de tuer sa mère depuis une semaine. Il était déjà venu rôder autour de sa maison, sans succès. La future victime avait prévenu, tout à la fois, le psychiatre du CHU de Brest qui suivait et traitait son fils, et la police. Son fils l'avait déjà raté une fois, il allait revenir, c'était certain. Or, rien. Aucune réaction, ni d'un côté, ni de l'autre.
Curieux. D'autant plus curieux que par le passé, l'énergumène avait déjà tenté deux fois de tuer son ex-femme en la frappant de plusieurs coups de couteau sous les yeux horrifiés de leur fille unique. « Une vraie boucherie »…
Pour cette raison, ni l'une ni l'autre ne voulaient plus le voir, et la justice lui interdisait de les approcher. Il en avait conçu un fort ressentiment, ne supportant pas de ne plus voir sa fille, et accusait régulièrement sa mère d'avoir influencé la décision du juge.
Mais pourquoi, alors qu'il semblait « stabilisé », ce brutal accès de fureur contre elle ?
Eh bien, parce qu'il avait appris que sa mère devait très prochainement voir sa fille et passer quelques jours avec elle. Sans lui, bien entendu.
Il est bien évident que les membres de la famille le lui avaient tous soigneusement caché. Aucun d'entre eux ne souhaitait provoquer un nouvel accès de folie meurtrière.
Quel est donc le criminel qui aura vendu la mèche ?
Le principal suspect est le psychiatre. Du CHU de Brest.
Mais pourquoi ?
C'est que le père du malade, lui, n'était pas n'importe qui.
Propriétaire et tenancier de bars à hôtesses durant quelques années, à Brest, dans le centre ville, il avait été jugé et condamné pour proxénétisme aggravé au début de l'année 2004, et avait menacé à l'audience de révéler les noms de certains de ses clients : magistrats, avocats, médecins, etc…
L'assassinat de son ex-femme par son propre fils, qu'il adorait et s'est aussitôt retrouvé en taule, a amplement suffi à le convaincre de déguerpir et cesser d'inquiéter la mafia locale.
Au moment où le crime s'est produit, sa disparition était devenue d'autant plus urgentissime que je m'apprêtais à le rencontrer dans le cadre d'une enquête sur le milieu de la nuit brestois, alors qu'un ancien directeur de l'hôpital psychiatrique de Bohars (CHU de Brest) était rejugé en appel à Rennes pour proxénétisme et diverses autres infractions pénales.
Si ses « ennemis » l'avaient attaqué, lui, directement, la relation avec ses menaces eût été évidente. Tandis qu'en manipulant le fils pour qu'il tue l'ex-femme, c'est passé… comme une lettre à la Poste !
Où l'on comprend bien l'intérêt, pour un flic, de savoir jouer au billard…
Et la virtuosité des psys : ils connaissent bien leurs clients, et savent sur quels boutons appuyer.
Le crime qui vient de se produire à Plougonvelin pourrait répondre au même schéma.
La personne que l'on cherche à atteindre serait alors un médecin proche du DCD qui atteste de ma bonne santé mentale.
Cela dit, je ne sais rien, ni de l'identité du meurtrier ni de ce qui s'est effectivement passé.