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mercredi 20 novembre 2019

Timothé, 20 mois, mort par la faute d'un médecin : huit ans pour obtenir un procès


L’affaire du chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec fait beaucoup de bruit depuis cet été, et tellement depuis l’annonce lundi qu’après vérifications par les gendarmes chargés de l’enquête, les actes pédophiles rapportés dans ses carnets intimes par le médecin s’avèrent bien réels, que même le site pro-pédophile 20minutes.fr a dû se fendre d’un article à ce sujet :

https://www.20minutes.fr/justice/2653935-20191118-affaire-pedophilie-jonzac-250-victimes-potentielles-evoquees-parquet-rochelle

Pour mémoire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Après l’émoi suscité par cette affaire dans le Finistère où le pédophile a exercé et bien fait des victimes, à Quimperlé, notamment sous la direction d’Etienne Morel, ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars et du Centre René Fortin se trouvant dans la même enceinte hospitalière du CHU de Brest, plusieurs médias se sont mis à révéler à leurs publics respectifs d’autres faits graves impliquant des médecins hospitaliers de ce département.

Il s’agit de ces deux affaires concernant l’hôpital de Morlaix, où apparaissent déjà de grosses embûches pour les victimes désireuses de se faire entendre ou de savoir ce qui leur est tombé dessus :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/09/19/a-morlaix-un-medecin-hospitalier-accuse-de-viols-sur-personnes-vulnerables/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/07/cas-de-maltraitance-a-lhopital-psychiatrique-de-morlaix/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/16/maltraitance-a-lhopital-psychiatrique-de-morlaix-deni-total-de-ladministration/

Cet hôpital pourtant de très funeste réputation était pour la toute première fois publiquement mis en cause.

Et aujourd’hui, Le Télégramme publie l’article suivant, concernant le procès qui a finalement été organisé par le Tribunal de Grande Instance de Brest pour demain, jeudi 21 novembre 2019, à la suite du décès de Timothé par la faute d’un médecin au mois d’octobre 2011 (voir ci-dessous).

Il semblerait qu’un tabou soit en train de tomber à la suite de l’affaire du chirurgien Joël Le Scouarnec, qui apparaît d’ores et déjà comme l’une des plus importantes affaires de pédophilie française et n’en serait encore qu’à ses débuts selon l’avocate de plusieurs victimes (voir ci-dessous) : 250 victimes pour un seul homme, c’est déjà beaucoup, et cette fois-ci la justice ne passera pas outre; de plus, elle pourrait bien dans la foulée ou sous une pression médiatique nouvelle s’intéresser à d’autres cas de médecins fautifs qui jusque-là avaient toujours bénéficié d’une impunité totale.

Une expertise psychologique décrit précisément le chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec comme un être à l’intelligence supérieure et à la personnalité « perverse », « habité par un sentiment d’impunité et de toute-puissance ». « Il ne reconnaît pas l’autre comme un sujet mais comme un objet sur lequel il cherche à avoir une emprise », assène l’expert.

Cette perversion narcissique est malheureusement assez fréquente chez les médecins, surtout en milieu hospitalier, et quasi systématique en psychiatrie.

Elle est très largement entretenue par leur notabilité et l’impunité totale qui en découle encore bien trop souvent.

Il était temps que cela cesse.



https://www.letelegramme.fr/finistere/landerneau/un-proces-huit-ans-apres-le-deces-de-timothe-20-11-2019-12436826.php

Un procès, huit ans après le décès de Timothé


Publié le 20 novembre 2019 à 07h00

Yohann et Dominique Roudaut se battent depuis huit ans pour la mémoire de Timothé.
Yohann et Dominique Roudaut se battent depuis huit ans pour la mémoire de Timothé.

L’abnégation de Yohann et Dominique Roudaut obtient une première récompense. Huit ans après le décès de leur fils Timothé (20 mois), le tribunal correctionnel de Brest jugera, ce jeudi, le médecin d’astreinte à Ty Yann, la nuit du drame, pour non-assistance à personne en péril.


« Timothé n’est pas mort de sa maladie (de Hirschprung, qui paralysait son système digestif, NDLR). Notre fils est décédé des suites d’une septicémie. Par la négligence d’un médecin. Pas par la faute de ses parents qui ont confié leur enfant à Ty Yann. C’est ce que nous espérons entendre jeudi au tribunal correctionnel ».

Cette audience, Yohann et Dominique Roudaut l’attendent depuis huit ans. Depuis le décès de Timothé, 20 mois, en octobre 2011. Huit années à ne pas écouter ceux qui leur conseillaient d’abandonner une procédure visant « à amener un médecin à répondre de sa responsabilité ».

Trois appels téléphoniques


Le couple landernéen n’a pas davantage baissé les bras lorsque, trois ans après le drame, la justice sanctionnait d’un non-lieu leur plainte pour homicide involontaire. Les parents l’ont requalifiée en « non-assistance à personne en péril ».

Cette fois-ci, la Justice a donné suite. Ce jeudi, le tribunal cherchera à savoir pourquoi le médecin pédiatre libérale d’astreinte, cette nuit-là, à la maison de repos pédiatrique Ty Yann (aujourd’hui fondation Ildys), n’a pas estimé indispensable de se déplacer au chevet de l’enfant suite à trois appels.

« Il lui fallait des antibiotiques »


« Le protocole était connu. Nous l’avions communiqué à l’équipe médicale de Ty Yann. Au-delà de 38,2 ° de température, il fallait lui administrer des antibiotiques. Il est monté jusqu’à 40,2 °. Le médecin d’astreinte n’est venu qu’à 9 h, le lendemain. Trop tard ». Timothé s’est éteint en soirée à l’hôpital Morvan.

La triste nouvelle a accablé le formidable réseau de soutien formé à Landerneau pour apporter du réconfort et des ressources financières au couple.


Dominique et Yohan avaient médicalement aménagé une pièce de leur maison et appris les techniques de soin pour garder Timothé à domicile et vivre comme n’importe quelle famille.

À lire sur le sujetTimothé. Le combat continue

En totale confiance


Cette attention de chaque instant se transformait en lueurs : « Le médecin spécialiste qui suivait Timothé nous avait même confié l’espoir de pouvoir enlever son cathéter un an et demi plus tard ». Le couple landernéen s’était légitimement autorisé à souffler, en confiant Timothé à l’institut Ty Yann pendant quinze jours : « Il y avait déjà séjourné pendant une nuit. Cela s’était très bien passé. Chaque jour, un membre de la famille ou un ami passait le voir. Sauf ce dimanche… Pourquoi ne pas avoir appelé le SAMU ? Ou nous avoir appelé, nous ? Un coup de fil et on déclenchait la prise en charge. Timothé serait encore en vie », restent persuadés ses parents.

Nous avons joint la prévenue et son avocate. Ni l’une ni l’autre n’a souhaité s’exprimer avant l’audience.



https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/maladie-genetique-timothe-attend-du-soutien-01-09-2010-1034755.php

Maladie génétique. Timothé attend du soutien


Publié le 01 septembre 2010 
 
Depuis le 7 août, Timothé vit avec toute la famille. Ses parents ont été formés pour lui prodiguer ses soins. Photo Y. C.
Depuis le 7 août, Timothé vit avec toute la famille. Ses parents ont été formés pour lui prodiguer ses soins. Photo Y. C.

Âgé de six mois, Timothé est né à Landerneau(29) avec une paralysie de l’intestin. À la maison, ses parents, Yohann et Dominique, ont tout fait pour rendre possible une hospitalisation à domicile.


On l’appelle la maladie de Hirschsprung. Un mot barbare pour désigner un mal qui l’est tout autant. Une graphie impossible comme un signe annonciateur de la souffrance à venir. Branché 14h sur 24 h Pour faire court, on pourrait juste dire que l’intestin de Timothé ne fonctionne pas. Pourtant, si l’on voulait témoigner plus justement de la réalité vécue dans sa chair par ce bébé, il faudrait en dire plus. Dire les cinq mois d’hôpital sur les six d’une existence à peine entamée et pourtant déjà si tourmentée. Prononcer ces termes médicaux comme autant d’interventionschirurgicales subies par Timothé: colectomie (ablation du colon), iléostomie (pose d’un anus artificiel). Parler enfin de ce cathéter directement relié à la veine cave du coeur et qui alimente l’enfant. Un dispositif nécessaire (branché 14h sur 24 h), l’intestin amputé du bébé étant désormais trop court pour assimiler la nourriture ingérée. Timothé est donc atteint d’une maladie génétique rare, dans sa forme la plus grave, indécelable lors des examens prénatals. Elle a été découverte deux jours après sa naissance. Pessimiste, le corps médical prépare alors la famille au pire. Retour du miraculé Mais au bout de cinq mois, l’espoir renaît. Le retour à la maison est envisagé. Inespéré pour notre petit miraculé. Le 7août, c’est le grand jour. Laura, âgée de 10ans, et Melvyn, âgé de 4 ans et demi, accueillent leur petit frère à la maison. De leur côté, les parents se sont formés pour lui prodiguer les soins. La famille a déménagé et Dominique a lâché son boulot. Dans la nouvelle maison, une pièce a été transformée en salle de soins. Épée de Damoclès «Timothé n’est pas sorti d’affaire. Nous avons toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. À chaque manipulation, on doit veiller à ce qu’il n’y ait pas de microbe et éviter tout risque de septicémie ou d’infection. On n’a pas le droit à l’erreur. Tout est stérile, les gestes sont rigoureux», explique Dominique. Les examens se poursuivent et déjà trois autres interventions chirurgicales sont programmées dans un proche futur. Mais si l’enfant souffre de troubles moteurs et de problèmes à l’oeil droit, c’est qu’il est aussi atteint de la monosomie partielle du chromosome 13. Une deuxième pathologie – peut-être liée à la première- qui laisse des questions en suspens. Dont la plus importante: quelle est l’espérance de vie de Timothé? Sept ans pour grandir Pour mobiliser des soutiens, Dominique et Yohann ont créé «L’association Timothé, 7 ans pour une vie». Sept ans, le temps qu’il faudra à l’intestin du bébé pour grandir suffisamment et assimiler normalement les aliments. Timothé pourra alors peut-être se passer du cathéter. En attendant, le couple, qui déplore l’absence de prise en charge globale de l’hospitalisation à domicile, raconte sa nouvelle vie sur son blog.Pratique Associationtimothe.over-blog.com



https://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/landerneau/timothe-le-combat-continue-29-02-2012-1616560.php

Timothé. Le combat continue


Publié le 29 février 2012


Le logo de l'association «Timothé et compagnie».
Le logo de l’association «Timothé et compagnie».

La douleur reste immense mais les parents du petit Timothé, décédé en octobre, vont faire vivre sa mémoire. «Timothé et compagnie» soutiendra l’hospitalisation à domicile d’enfants souffrant d’un système digestif déficient.


Il aurait soufflé sa deuxième bougie le 23 février. Timothé souffrait de la maladie génétique rare de Hirschprung. À peine né, il a dû subir des ablations d’organes et autres interventions chirurgicales destinées à compenser la paralysie de son système digestif. Le suivi médical est éprouvant. Dominique et Yohann Roudaut, ses parents, ont appris les gestes techniques.

Élan de solidarité 

Dans la chambre du nourrisson, une table médicale côtoie le lit. Timothé reste chez lui. Dominique cesse son activité professionnelle pour l’accompagner chaque jour de longues heures durant. L’histoire émeut à Landerneau. Une association se crée pour aider les parents à subvenir aux dépenses des soins (150 EUR hebdomadaire de reste à charge, sans parler des allers-retours réguliers entre le domicile landernéen et l’hôpital parisien). Au-delà de l’aspect financier, «Timothé, sept ans pour une vie» engendre un formidable élan de solidarité. Des restaurateurs du centre-ville organisent une tombola à son profit. Le peintre Christian Mazéas fait don d’une oeuvre en guise de premier lot. Toujours pour Timothé, Merzhin remplit le Family lors d’un après-midi festif. On peut encore citer la Corrida, l’an dernier, qui a reversé une partie de sa recette. En octobre dernier, aux obsèques de Timothé, les proches, les amis et une foule d’anonymes apportent fleurs et témoignages de sympathie à ses parents, son grand frère et sa grande soeur. «Timothé a touché beaucoup de gens pendant sa courte vie. C’est pour sa mémoire, déjà, que l’association continue d’exister». Ça lui tient à coeur: Dominique Roudaut reste présidente d’une association rebaptisée «Timothé et compagnie».

Enfant sous nutrition artificielle

Son but? «Venir en aide aux familles dont un enfant souffre de toute maladie impliquant un dysfonctionnement digestif et qui ont fait le choix d’une hospitalisation à domicile. Des enfants sous nutrition artificielle. Comme Timothé». À force de fréquenter les services hospitaliers spécialisés, la famille Roudaut a établi des contacts dans toute la France. L’association ciblera une famille par an: «Mieux vaut concentrer l’aide. Les besoins sont tellement importants pour un seul foyer». Un vide-greniers, le 8 avril, à Saint-Ernel, et un Tim Musique 2 (date à définir) permettront d’engranger des bénéfices. De poursuivre un combat, de continuer la solidarité, de ne pas oublier un petit bonhomme. Contacts associationtimothe@laposte. net associationtimothe.over-blog.com



http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-effroyable-parcours-de-joel-le-scouarnec-chirurgien-pedophile-aux-plus-de-250-victimes-potentielles-18-11-2019-8196237.php

L’effroyable parcours de Joël Le Scouarnec, chirurgien pédophile aux plus de 250 victimes potentielles


Cet ancien chirurgien est soupçonné d’avoir abusé plus de 250 enfants au cours de sa carrière. Un parcours criminel que les enquêteurs retracent à l’aide de ses carnets intimes.



 Le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes.
Le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes. IP-3/Olivier Marty

Par Vincent Gautronneau et Jérémie Pham-Lê

Le 18 novembre 2019 à 21h45, modifié le 19 novembre 2019 à 12h45

Pendant des années, Joël Le Scouarnec s’est astreint au même rituel : consigner par écrit les sévices sexuels qu’il infligeait à ses jeunes patients dans une sorte de journal intime de la monstruosité. Avec un vocabulaire mi-médical mi-enfantin, l’honorable chirurgien de Jonzac (Charente-Maritime) y décrivait comment « il a tripoté le clitoris » de telle petite fille, « léché la chounette (sic) » de telle autre. Le titre de ces deux carnets numériques? « Vulvette » et « Quéquette ». Lorsqu’ils analysent l’ordinateur du sexagénaire, interpellé simplement pour exhibition sexuelle en mai 2017, les enquêteurs n’imaginent pas ouvrir la boîte de Pandore…

Deux ans et demi plus tard, le médecin de 68 ans est incarcéré à la maison d’arrêt de Saintes. Mis en examen, il sera jugé courant 2020 pour des viols et agressions sexuelles commises sur quatre fillettes. Des faits qu’il a avoués partiellement lors de sa première garde à vue. Mais l’exploitation de ses écrits abominables a lancé les gendarmes de la section de recherches de Poitiers sur une enquête d’une dimension inédite. Pas moins de 250 nouvelles victimes potentielles ont été identifiées sur la période 1991-2014. Ce qui ferait potentiellement de Joël Le Scouarnec le plus grand pédophile de l’histoire française.

L’effroyable parcours de Joël Le Scouarnec, chirurgien pédophile aux plus de 250 victimes potentielles

« 184 (victimes) ont souhaité déposer plainte, 181 étaient mineures au moment des faits », a annoncé ce lundi le procureur de La Rochelle, Laurent Zuchowicz. Le magistrat s’est dessaisi au profit du parquet de Lorient au regard du nombre de victimes dans le Morbihan (100) et le Finistère (23). Une partie vivait aussi en Indre-et-Loire à l’époque. Autant de départements où le médecin a exercé entre 1983 et 2008 avant de s’installer à Jonzac.

«La majorité des victimes sont tombées des nues»


« Cela fait froid dans le dos, confie un enquêteur. La majorité des victimes, trop jeunes, n’ont aucun souvenir et sont tombées des nues. D’autres se remémorent des scènes précises. Quelques-unes n’ont pas porté plainte pour tourner la page. »

Trois gendarmes de la SR de Poitiers, aidés de leurs collègues bretons et indrois, ont retrouvé les anciens patients de Le Scouarnec en comparant les noms et dates d’exactions inscrits sur les carnets macabres avec les listings d’admission des hôpitaux. « A.B., 8 ans, 1993 », annote par exemple le chirurgien avant de décrire une masturbation forcée. « Elle ne saura sans doute jamais qu’à l’âge de 12 ans, elle aura été dépucelée au doigt par un homme de 50 ans », écrit-il encore au sujet d’une autre fillette.

Le Scouarnec n’a pas encore été entendu sur ces 250 nouvelles victimes présumées. Lors de sa garde à vue, il avait brièvement admis qu’il était « possible » qu’il ait commis les violences évoquées dans ses journaux intimes, sans toutefois s’en rappeler. Contacté, son avocat Me Thibaut Kurzawa n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade.

«Je me filmais nu avec les perruques de femmes»


Comment ce prédateur en blouse blanche est-il passé inaperçu près de trente ans ? D’autant qu’il avait été condamné en 2005 pour détention d’images pédopornographiques. Seule certitude : c’est sous couvert de pratiquer des opérations bénignes telles que l’appendicite que le chirurgien digestif avait accès à autant d’enfants. Et le pédophile présumé n’aurait sans doute jamais été démasqué s’il n’avait pas été dénoncé par la fille de sa voisine en avril 2017.

Ce jour-là, d’après la déposition de la jeune K., 9 ans, Le Scouarnec se masturbe dans son jardin à Jonzac. Puis exhibe son sexe et ses fesses à la fillette avant de lui baisser sa culotte. L’homme est alors placé en garde à vue. Entre-temps, la fillette révèle aux enquêteurs que le médecin lui a aussi introduit un doigt dans le vagin, ce que semble corroborer une expertise gynécologique. L’homme nie, mais admet en revanche des agressions sur trois autres enfants.

L’affaire prend un tournant inquiétant. Les gendarmes découvrent au domicile du sexagénaire de nombreux contenus pédopornographiques, des godemichés, des perruques et… 20 poupées. Dont l’une avec des chaînes aux poignets. « (Elles servaient) à remplacer une vraie petite fille lors d’un acte sexuel, la masturbation », raconte le médecin lors d’un interrogatoire devant la juge d’instruction. Et d’ajouter : « Je m’étais créé un monde où je cultivais ma solitude […]. Je me filmais nu avec les perruques de femmes. C’est le contexte de cette sexualité peu normale. »

Des poupées dans les bureaux de ses hôpitaux


En auditions, Joël Le Scouarnec livre des confidences sans tabou. Sur cette attirance pour les jeunes enfants qu’il situe entre 1985 et 1986 après une dégradation de ses relations avec son épouse -unique femme de sa vie. Avant l’ère d’Internet, le médecin satisfait ses fantasmes en dessinant des enfants nus. Ou en lisant des textes pédophiles dénichés dans des librairies parisiennes. Quand il ne s’adonne pas à des plaisirs solitaires avec ses poupées, dissimulées dans les bureaux de ses hôpitaux…

Sa rencontre avec sa nièce A.M. la même époque aurait déclenché ses pulsions pédophiles. « Ce qui m’a troublé, c’est qu’elle était très câline. Elle venait sur mes genoux, glisse-t-il au juge. J’ai reporté ma sexualité sur cette petite fille. ». Le médecin jure n’avoir jamais touché ses trois propres enfants avec qui il entretient des relations cordiales, y compris après son incarcération.

D’après le chirurgien, ses premiers attouchements visent des fillettes de son entourage dans les années 1980 : des nièces, des enfants d’amis ou gardés par son épouse… Mais aussi des patients. Reconnaissant uniquement « quatre faits » de ce type à la clinique de Loches (Indre-et-Loire) avant la découverte de ses carnets intimes, Le Scouarnec explique être passé à l’acte quand ses victimes « étaient alitées », faisant passer ses agressions pour « un examen médical ».

Avant de travailler à Jonzac (photo), le chirurgien a exercé à Loches, Vannes, Quimperlé et Lorient./ABACA/Moritz Thibaud
Avant de travailler à Jonzac (photo), le chirurgien a exercé à Loches, Vannes, Quimperlé et Lorient./ABACA/Moritz Thibaud  

« Mon attirance sexuelle se dirige plutôt vers les petites de 9-10 ans. C’est plus facile de séduire à cet âge-là. À partir de 12 ans, il y a le chamboulement de la puberté, où les choses sexuelles peuvent faire davantage plus violence. » L’enfant, poursuit-il, l’intimide beaucoup moins que l’adulte, « plus compliqué sur le plan relationnel ». Et selon son interprétation, tant qu’un enfant ne réagit pas, reste « inerte », il ne fait rien de mal… Mais quid des conséquences pour le développement futur ?

«Habité par un sentiment de toute-puissance»


Interrogé sur son manque d’empathie pour les victimes, le chirurgien se dépeint comme « quelqu’un de froid ». De fait, l’expertise psychologique diligentée pendant l’instruction est accablante. Le Scouarnec est décrit comme un être à l’intelligence supérieure et à la personnalité « perverse », « habité par un sentiment d’impunité et de toute-puissance ». « Il ne reconnaît pas l’autre comme un sujet mais comme un objet sur lequel il cherche à avoir une emprise, assène l’expert. Il prend un plaisir évident à détailler (son) parcours. La transgression est-elle même érotisée et il jubile à l’idée d’échapper à la psychiatrie. »

En prison à l’isolement, Joël Le Scouarnec, qui prévoyait d’exercer son métier jusqu’à 68 ans, jure avoir tourné la page de la pédophilie. « Quand je voyais un enfant dans la rue ou à la télévision, avant, la pensée qui me venait était directement : comment il était, il ou elle, quand il est nu. Depuis je ne les regarde plus de la même façon. Ils sont l’innocence. J’ai souillé cette innocence », glisse-t-il lors d’un interrogatoire.

Pour Me Francesca Satta, avocate de plusieurs victimes, le chirurgien digestif n’a pas livré tous ses secrets. « Nous ne sommes qu’au début d’un dossier déjà impressionnant par le volume de plaignants, observe la pénaliste. Et la liste n’est sans doute pas exhaustive, car je suis en contact avec des victimes qui n’apparaissent nulle part pour le moment. »



https://www.letelegramme.fr/morbihan/affaire-le-scouarnec-le-parquet-de-la-rochelle-se-dessaisit-au-profit-de-celui-de-lorient-18-11-2019-12435405.php

Ce qui fait de l’affaire Le Scouarnec un dossier judiciaire sans précédent


Publié le 18 novembre 2019 à 09h53 Modifié le 18 novembre 2019 à 19h32
Le Dr Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus) et Lorient ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes.
Le Dr Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus) et Lorient ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes. (Le Télégramme)

L’affaire Le Scouarnec, du nom d’un chirurgien suspecté de nombreux viols et agressions sexuelles sur de jeunes patients, a pris un nouveau tour. En, effet, le parquet de La Rochelle s’est dessaisi d’un pan entier de l’affaire au profit de celui de Lorient. On s’oriente donc vers deux procès. 123 plaintes ont été déposées en Bretagne.


C’est, Laurent Zuchowicz procureur de la République à La Rochelle qui, lundi, a annoncé ce dessaisissement dans un communiqué. « Dans le cadre du dossier d’information judiciaire, clôturé en mars 2019, et qui fera l’objet d’une audience courant 2020 devant la cour d’assises de la Charente-Maritime du 13 au 17 mars (quatre cas de viols et d’agressions sexuelles sur des enfants : une petite voisine, deux nièces et une patiente NDLR), un certain nombre d’éléments n’ont pu être exploités compte tenu des délais contraints de procédure, écrit le procureur. Une enquête préliminaire distincte a dès lors été confiée à la section de recherche de Poitiers, qui a contacté et auditionné des personnes qui apparaissent sur différents supports retrouvés au domicile de M. Le Scouarnec ».

Selon le procureur de la Rochelle, il ressort de ces investigations que 250 potentielles victimes de faits « non prescrits » ont été identifiées. Parmi lesquelles, 209 ont pu être auditionnées, plusieurs d’entre elles faisant état de souvenirs précis. « 184 ont souhaité déposer plainte précise Laurent Zuchowicz, 181 étaient mineures au moment des faits, parmi lesquelles 138 sont actuellement domiciliées sur le ressort de la cour d’appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan et 23 dans le Finistère ». Précisons que la cour d’appel de Rennes s’étend également à la Loire-Atlantique et que Joël Le Scouarnec est intervenu à plusieurs reprises à l’hôpital d’Ancenis (44) ces dernières années. Cet établissement pourrait donc être aussi concerné par les agissements de l’ancien chirurgien.

« Le délai d’enquête s’annonce long »


Compte tenu du résultat de ces investigations, le parquet de la Rochelle s’est dessaisi pour les raisons suivantes : les lieux de commission des faits, les investigations restant à conduire (recueil de dossiers médicaux, auditions de personnels hospitaliers), mais aussi la domiciliation des victimes.

À lire sur le sujetPlus de 250 victimes potentielles

En soirée, la procureure de Lorient Laureline Peyrefitte, expliquait dans un communiqué que les investigations « s’attacheront notamment à poursuivre l’identification et l’audition de l’ensemble des personnes victimes des faits portés à la connaissance des autorités judiciaires, et de vérifier leur réalité. Des auditions, notamment du personnel hospitalier et des différents employeurs, des réquisitions et expertises seront ainsi diligentées sous l’égide du parquet de Lorient, avant d’envisager l’ouverture d’une information judiciaire. Compte tenu du nombre de faits et de victimes potentielles recensées, le délai d’enquête s’annonce encore long et l’ouverture d’une information judiciaire n’est pas encore d’actualité ». Ce volet breton de l’affaire est donc au stade de l’enquête préliminaire.

Des moyens supplémentaires demandés


La procureure de Lorient explique, qu’au regard de la tâche qui incombe désormais au parquet de Lorient, elle a demandé des moyens supplémentaires

Les faits concernant la Bretagne devraient donc être jugés dans quelques mois devant la cour d’assises de Vannes. Y compris ceux qui auraient pu être commis à l’hôpital de Quimperlé, ville qui se trouve dans le Finistère.

« C’est une bonne nouvelle commentait hier une jeune Morbihannaise qui a porté plainte. On s’oriente vers un procès qui durera très longtemps. Moralement ça va être très difficile. J’ai l’intention d’assister aux audiences. Je compte sur le soutien de ma famille que je pourrai revoir, tous les soirs, en rentrant chez moi. ».



https://www.letelegramme.fr/dossiers/pedophilie-affaire-le-scouarnec/affaire-le-scouarnec-plus-de-250-victimes-potentielles-18-11-2019-12436223.php

Affaire Le Scouarnec. Plus de 250 victimes potentielles


Publié le 18 novembre 2019 à 18h05 Modifié le 18 novembre 2019 à 18h27 
 

Le docteur Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus), Lorient et Vannes.
Le docteur Le Scouarnec a travaillé dans les hôpitaux de Quimperlé (ci-dessus), Lorient et Vannes. (Archives Le Télégramme)

L’affaire Le Scouarnec, si les faits sont attestés, restera sans nul doute, une des plus importantes affaires de pédophilie en France. En effet, pas moins de 250 victimes ont été identifiées, la plupart en Bretagne.


Mai 2017, Joël Le Scouarnec, chirurgien né à Paris en 1950, est mis en examen et placé en détention provisoire à Saintes, dans le cadre d’une affaire de viol et d’agression sexuelle. Faits qui auraient été commis à Jonzac (Charente Maritime) sur sa voisine de 7 ans. Suite au témoignage de la fillette, une perquisition sera menée au domicile du médecin. Les gendarmes trouveront à son domicile plusieurs carnets sur lesquels le praticien, spécialisé dans la chirurgie digestive, aurait noté avec force détails des actes d’agressions sexuelles, d’attouchements et de viols, commis, depuis les années 90, dans le cadre de ses activités de chirurgien dans plusieurs établissements hospitaliers. À Loches, en Indre et Loire, à Jonzac, mais aussi dans les hôpitaux de Lorient et Quimperlé ainsi qu’à la clinique du Sacré-Coeur à Vannes.


Les enquêteurs retrouvent sur ces journaux intimes sordides les noms de quelque 200 enfants accompagnés de détails scabreux. Pour son avocat, Me Thibault Kurzawa du barreau de Saintes, il s’agirait de fantasmes. Outre ces carnets, les gendarmes découvrent le même jour nombre d’éléments troublants au domicile du chirurgien : des perruques, des poupées gonflables et des objets sexuels cachés sous le parquet.

Dans les mois qui suivent, munis des carnets du chirurgien, les gendarmes mènent l’enquête, contactant les anciennes victimes présumées de Joël Le Scouarnec. De la Charente Maritime, les investigations se poursuivent en Bretagne où la majorité des délits et crimes imputés à l’ancien chirurgien, semblent avoir été commis.

À lire sur le sujetDes témoignages accablants

En août dernier, Sabine (*), une jeune femme qui réside près de Vannes, raconte au Télégramme qu’elle a été convoquée par la gendarmerie, son nom étant inscrit sur un des carnets. « Dès que j’ai vu le visage du médecin sur une photo, j’ai su pourquoi j’étais là. J’avais 11 ans à l’époque, j’avais été hospitalisée pour une péritonite. J’y suis restée dix jours. À plusieurs reprises, j’ai été victime des agissements du docteur Le Scouarnec. Je les qualifie de viols ». Ces témoignages, qui font froid dans le dos, les enquêteurs en recueilleront des dizaines et des dizaines.

À lire sur le sujetDe graves dysfonctionnements

Le temps passant, on apprendra que Joël Le Scouarnec, père de trois enfants, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques par le TGI de Vannes le 17 novembre 2005.

Fin août, le Conseil de l’Ordre des médecins du Morbihan nous confiait qu’il n’avait jamais été informé de cette condamnation. Dans le Finistère – département également concerné, le chirurgien ayant officié à Quimperlé – en revanche, le Conseil avait eu vent de cette condamnation. Le 6 juin 2006, l’Ordre s’était rapproché du greffe du TGI de Vannes pour obtenir une copie du jugement. Cette copie ne lui était parvenue que le 9 novembre 2006, après plusieurs relances. Dans la foulée, le président de l’Ordre en avait informé la DDASS dont dépendaient les médecins hospitaliers. Organisme de tutelle, qui aurait pu suspendre le praticien, oud u moins l’écarter des patients mineurs et qui ne l’a pas fait.


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14 novembre 2019 à 12h58

lundi 18 novembre 2019

Affaire du chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec : retour du dossier à Lorient


Il reste à prier pour que Muriel Corre ne fasse pas capoter l’affaire…

Heureusement pour les victimes, elle n’est plus juge d’instruction mais vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Lorient chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention, et les gendarmes ont déjà réalisé un gros travail de vérifications.

Cela me rappelle l’affaire du double meurtre du stand de tir, à Brest. Les faits criminels étant dans ce cas d’emblée incontestables, un juge d’instruction de Brest avait été désigné pour instruire l’affaire, lequel avait confié l’enquête d’abord aux gendarmes puis aux policiers.

Les premiers avaient bien travaillé et avancé… jusqu’au jour fatidique où ils avaient mis en garde à vue une amie intime de la criminelle Josette Brenterch de la LCR de Brest… qu’ils avaient dû relâcher fissa après intervention d’un autre ami de la valeureuse militante de l’extrême-gauche brestoise…

Les policiers qui ont par la suite repris l’enquête n’ont pas pu faire mieux et disent que leurs collègues gendarmes étaient passés très près de la bonne piste… devinez laquelle…


https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/ex-chirurgien-accuse-de-pedophilie-250-victimes-potentielles-identifiees-184-plaintes-deposees_3708233.html

Ex-chirurgien accusé de pédophilie : 250 victimes potentielles identifiées, 184 plaintes déposées


Une majorité de victimes potentielles étant domiciliées en Bretagne, le parquet de la Rochelle se dessaisit de l’affaire au profit du parquet de Lorient.

Joël Le Scouarnec a exercé notamment à l\'hôpital de Jonzac en Charente-Maritime, de 2008 à 2017.
Joël Le Scouarnec a exercé notamment à l’hôpital de Jonzac en Charente-Maritime, de 2008 à 2017. (GOBIN MARIE-LAURE / MAXPPP)


Deux cent cinquante victimes potentielles de faits non prescrits du Dr Le Scouarnec, ex-chirurgien accusé de viols et d’agressions sexuelles, ont été identifiées, annonce lundi 18 novembre le parquet de la Rochelle. Une enquête préliminaire avait été ouverte début octobre pour identifier de possibles victimes, après la découverte d’un carnet retrouvé au domicile du médecin en 2017. Dans ce carnet, des noms de potentielles victimes étaient consignés et le médecin décrivait des pratiques sexuelles qu’il aurait eues avec elles.

181 victimes potentielles mineures au moment des faits


Sur ces 250 victimes potentielles, 209 ont pu être auditionnées, plusieurs d’entre elles ont « fait état de faits précis ». 184 ont souhaité porter plainte (181 étaient mineures au moment des faits), parmi lesquelles 138 sont actuellement domiciliées sur le ressort de la cour d’appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan.

159 faits de nature criminelle et/ou délictuelles sont répertoriées sur le ressort de la cour d’appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan et 23 dans le Finistère, précise le parquet.

Le parquet de La Rochelle annonce donc se dessaisir au profit du parquet de Lorient, où siège le pôle criminel du Morbihan.

dimanche 17 novembre 2019

Affaire Epstein : une interview désastreuse pour le prince Andrew


Encore un ami de pédophile qui s’enfonce en tentant de se défendre… et celui-là est personnellement mis en cause par une victime présumée…

Pour leur part, mes harceleurs semblent avoir fort bien compris que ce n’est pas leur saison.

En effet, à l’instar de leur Konducator Pascal Edouard Cyprien Luraghi, ces pervers pro-pédophiles jadis si prompts à fondre en meute sur des femmes qui comme moi parlaient de pédophilie pour en dénoncer crimes et auteurs s’abstiennent de tout commentaire public sur cette succession d’affaires qui n’arrangent pas les leurs.



https://www.liberation.fr/planete/2019/11/17/l-interview-calamiteuse-du-prince-andrew-mis-en-cause-dans-l-affaire-epstein_1763931

L’interview calamiteuse du prince Andrew, mis en cause dans l’affaire Epstein


Par Sonia Delesalle-Stolper, Correspondante à Londres — 17 novembre 2019 à 18:30
Le prince Andrew, le 2 octobre à l »université Murdoch, à Perth, en Australie. Photo Paul Kane. Getty Images
 

Ni remords ni empathie : interrogé par la BBC, le fils de la reine Elizabeth II s’est ridiculisé en défendant très maladroitement ses relations avec le financier américain, délinquant sexuel notoire décédé cet été en prison.

 

  • L’interview calamiteuse du prince Andrew, mis en cause dans l’affaire Epstein

La reine Elizabeth II avait donné son assentiment du bout des lèvres. Les négociations avaient duré six mois, les conseillers royaux craignaient le pire. Et le pire est arrivé. L’interview d’une heure du prince Andrew par une journaliste de la BBC, diffusée samedi soir, s’est révélée une catastrophe absolue, un désastre en termes de relations publiques. Le deuxième fils et troisième enfant de la reine s’est ridiculisé et discrédité en défendant maladroitement ses relations avec l’Américain Jeffrey Epstein. Ce dernier est mort à 66 ans en prison le 10 août à New York, déjà condamné pour délinquance sexuelle et alors dans l’attente de son procès pour trafic de mineures où il risquait la réclusion à perpétuité. Retrouvé pendu dans sa cellule, les médecins ont conclu à un suicide.

Il y a quinze jours, le conseiller en communication du prince Andrew, 59 ans, avait démissionné, en désaccord avec sa décision d’accorder cette interview qu’il jugeait dangereuse pour la réputation du prince et de la famille royale. Il avait raison. On pourrait rire, se moquer du prince Andrew, railler la succession de ses réponses ahurissantes à des questions pourtant précises. Critiquer son arrogance et ses excuses alambiquées. Ce serait oublier ces dizaines de jeunes femmes, jeunes filles, adolescentes et parfois enfants qui ont été violentées et fait l’objet d’un trafic par Epstein et ses acolytes. Mondain, souriant ou riant aux moments les moins opportuns, le prince Andrew ne semblait préoccupé que par sa situation personnelle. A aucun moment, y compris lorsqu’en fin d’entretien la journaliste Emily Maitlis lui a tendu une perche, il n’a exprimé le moindre remord, donné le moindre signe d’empathie pour les victimes d’Epstein.

A lire aussi Jeffrey Epstein, un self-made man aux appétits sans limites

La question était de savoir s’il faisait partie de la clique des abuseurs autour d’Epstein. Virginia Giuffre, alors appelée Roberts, a décrit dans des documents légaux avoir été au cœur d’un trafic comme esclave sexuelle par Epstein et forcée à avoir des relations sexuelles à trois reprises avec le prince Andrew, alors qu’elle avait 17 ans. «Je n’ai aucun souvenir d’avoir rencontré cette lady, absolument aucun», a-t-il affirmé. La photo où il apparaît souriant, collé et enlacé à la jeune fille, pourrait avoir été trafiquée, a-t-il laissé entendre. «C’est bien moi sur le cliché, mais est-ce que c’est ma main sur sa taille…?» Virginia Giuffre a décrit comment le prince transpirait abondamment dans une boîte de nuit où ils avaient passé la soirée en mars 2010. «C’est impossible parce que depuis la guerre des Malouines et une overdose d’adrénaline lorsqu’on m’a tiré dessus, je souffre d’une condition médicale qui m’empêche de transpirer», a expliqué benoîtement le prince. Avant d’ajouter : «Ce n’est que depuis récemment que je transpire à nouveau.»

Luxueuses résidences et jet privé


Dans un autre instant surréaliste, Andrew, un temps surnommé le «prince playboy», a expliqué qu’aucune relation sexuelle avec Virginia Giuffre n’avait pu avoir lieu le 10 mars 2001, comme la jeune femme l’affirme. Ce jour-là, a-t-il expliqué, il avait «emmené sa fille Beatrice à une fête à Pizza Express à Woking». A la question de savoir comment il pouvait se rappeler être allé ce jour précis dans cette chaîne de pizzeria dans cette ville de la banlieue de Londres il y a presque vingt ans, le prince a alors répondu d’un air condescendant : «Simplement parce que c’est une chose inhabituelle pour moi, ce n’est pas vraiment moi.»

Ce qui était plus lui, c’était de séjourner régulièrement dans les très luxueuses résidences de Jeffrey Epstein, à New York, en Floride ou dans les Caraïbes. Ou de voyager dans son jet privé. En 2010, il avait séjourné quatre jours chez lui à New York et avait été photographié en sa compagnie lors d’une balade à Central Park. Jeffrey Epstein sortait de prison après une première condamnation pour délinquance sexuelle. Le prince Andrew a expliqué s’être rendu à New York pour lui signifier la fin de leur relation amicale. «C’était la chose honorable à faire, lui dire en face-à-face.» Pourquoi alors séjourner quatre jours chez lui ? «Parce que c’était pratique.» C’est vrai que New York compte peu d’hôtels.

Lors de ses nombreux séjours dans les résidences d’Epstein, le prince Andrew a affirmé n’avoir jamais rien remarqué d’anormal, notamment pas la présence de très jeunes filles. «Je vis dans une institution, à Buckingham Palace, où vous avez des membres du personnel qui circulent constamment, je ne veux pas apparaître pompeux, mais il y avait beaucoup de monde qui circulait dans la maison de Jeffrey Epstein. Pour moi, c’était du personnel.»

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Dans ce salon sombre de Buckingham Palace, une dernière question a jailli, une dernière chance. «Avez-vous des regrets, des remords, un sentiment de honte ?» lui a demandé Emily Maitlis. «Est-ce que je regrette qu’il se soit clairement conduit de manière inconvenante ? Oui.» «Inconvenante ? Il était un délinquant sexuel!» l’a interrompu, visiblement choquée, la journaliste. «Oui, je suis désolé, je voulais être poli», a répliqué le prince en souriant. Avant de s’enfoncer un peu plus en expliquant «ne pas regretter» son amitié avec Jeffrey Epstein. «Pour la simple raison que les personnes rencontrées et les opportunités ont été très utiles.»

Sonia Delesalle-Stolper Correspondante à Londres


Affaire Polanski : Pascal Légitimus plus drôle du tout


Il n’y a décidément pas une journée sans qu’une nouvelle voix ne s’élève en faveur du cinéaste et néanmoins pédophile Roman Polanski… jusqu’au désaveu total de son propriétaire qui tout à coup s’est révélé sous un jour… euh… stupéfiant…

Même quand il s’excuse, a priori sous la pression d’homosexuels à juste titre outrés par ses propos, il est évident que le monsieur Légitimus n’a toujours pas compris : c’est d’abord aux victimes de viol ou de pédophilie qu’il aurait dû présenter ses excuses, car il y a là des victimes, pas seulement un homme dont les moeurs n’auraient été pour tous totalement irréprochables.

Et ces victimes, dont les vies sont brisées par des individus bénéficiant presque toujours d’une impunité totale qui leur permet de recommencer autant qu’ils veulent tout en faisant des émules, et d’autant plus qu’ils sont connus et adulés d’un vaste public, on voudrait qu'il n'y en ait plus.



http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/affaire-polanski-pascal-legitimus-evoque-des-artistes-homosexuels-et-pourtant-admires-17-11-2019-8194923.php

Affaire Polanski : Pascal Légitimus évoque des artistes «homosexuels» et pourtant admirés


Le membre des Inconnus a depuis supprimé son message et présenté ses excuses à « la communauté LGBTQ + ».


 Vendredi, Pascal Légitimus avait appelé à dissocier « l’homme » et « l’artiste ».
Vendredi, Pascal Légitimus avait appelé à dissocier « l’homme » et « l’artiste ». LP/Frédéric Dugit

Par Le Parisien
 
Le 17 novembre 2019 à 00h10

Tenter de se justifier… et s’enfoncer davantage. C’est le sort que semble avoir connu Pascal Légitimus, ce samedi. Interrogé sur BFMTV sur la nécessité – ou non – de boycotter le film « J’accuse » de Roman Polanski, accusé de viol par une Française dans nos colonnes -, le comédien avait invité vendredi à dissocier « l’homme » et « l’artiste ».

Le membre des Inconnus avait par ailleurs évoqué un « dîner » chez cet « homme vraiment charmant » il y a 20 ans. Une formule ambiguë qui l’a poussé à préciser ses pensées sur les réseaux sociaux. Mais cette plaidoirie a immédiatement déclenché un début de polémique.

« Ce n’est pas parce que Polanski m’a invité à déjeuner il y a 20 ans et que j’aime ses films que je suis pour la pédophilie et que je le défends […]. Voltaire était raciste, Sade pervers, Genet, Cocteau, Trenet, homosexuels, et pourtant vous appréciez leurs œuvres », écrit-il notamment dans un message supprimé depuis, mais capturé par des internautes.

Le comédien de 60 ans a visiblement compris un peu plus tard qu’il semblait par son message mettre sur un même plan le racisme, la pédophilie et l’homosexualité. « Je me suis mal exprimé […], estime-t-il dans un second post. Je m’excuse auprès de vous et de la communauté LGBTQ + pour mes propos flous. »

L’acteur « ne cautionne en rien, évidemment, les faits et gestes » de Roman Polanski, ajoute-t-il. Avant de conclure pas un « sans rancune » qui n’a pas vraiment mis fin au vent de protestations sur les réseaux sociaux.




https://twitter.com/Luke_Seafer/status/1195778020885307394?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1195778020885307394&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.leparisien.fr%2Fculture-loisirs%2Faffaire-polanski-pascal-legitimus-evoque-des-artistes-homosexuels-et-pourtant-admires-17-11-2019-8194923.php

Discussion

Conversation

Affaire Polanski : Pascal Légitimus plus drôle du tout dans Crime 4E2BHcxu_bigger
Lvke Seafer
@Luke_Seafer
Legitimus il creuse au tractopelle c’est terrible.
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7:57 PM · 16 nov. 2019·Twitter for Android
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Lvke Seafer
@Luke_Seafer
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11h
En réponse à
Apres bon voila hein
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Couscousfragile
@Couscousfragile
·
12h
En réponse à
MDRRR IL A MIS HOMOSÉXUALITÉ À COTÉ D’ANTISÉMITISME, DE RACISME ET DE PÉDOPHILIE
1 réponse de plus
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Pascale Proute
@PascaleProute
·
14h
En réponse à
il fait quand même l’effort de dire homosexuel et pas pédé
cyLY2kar_bigger dans Politique
NicoZzzzzz
@jousep24_b
·
14h
En réponse à
Ouais homos, pedophiles tous pareils.
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Clément Girardon
@CGirardon
·
14h
En réponse à
à partir de novembre, toujours chausser les pneus neige.
NGjYhun0_bigger
Clooz
@clooz2012
·
14h
Il a supprimé.
SEqfa-R0_bigger
Martin Duffer
@Martinduffer
·
14h
En réponse à
C un fake ?
4E2BHcxu_bigger
Lvke Seafer
@Luke_Seafer
·
14h
Pas du tout
1 réponse de plus
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Remc®
@Remc__
·
14h
En réponse à
MDRRR je suis mooooort au début ça partait bien et vers la fin cest un festival


samedi 16 novembre 2019

Maltraitance à l'hôpital psychiatrique de Morlaix : déni total de l'administration


Comme d’hab…



https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/hopital-de-morlaix-l-enquete-administrative-refute-la-maltraitance-15-11-2019-12434009.php

Hôpital de Morlaix. L’enquête administrative réfute la maltraitance


Publié le 15 novembre 2019 à 17h37 Modifié le 15 novembre 2019 à 17h36 
 
Pour Ariane Bénard, c’était la première fois qu’une affaire était à ce point médiatisée, partie des réseaux sociaux. « Les professionnels sont touchés par les commentaires ».

Pour Ariane Bénard, c’était la première fois qu’une affaire était à ce point médiatisée, partie des réseaux sociaux. « Les professionnels sont touchés par les commentaires ». (Le Télégramme/Cécile Renouard)

« Je n’avais aucun doute sur le travail du personnel et je veux le redire après avoir reçu le rapport de l’enquête administrative ». Ce vendredi 15 novembre, Ariane Bénard, la directrice de l’hôpital de Morlaix, tient dans les mains le rapport, effectué en interne, qu’elle a diligenté après le dépôt de plainte de trois sœurs, le 31 octobre, contre l’hôpital pour des faits supposés de « maltraitance » vis-à-vis de leur mère de 63 ans, hospitalisée dans l’un des services psychiatriques. Rapport qu’elle résume sans entrer « dans le registre médical ».

Ce rapport a été codirigé par le directeur des soins, Bernard Laurent, et par la présidente de la commission médicale de l’établissement et médiatrice médicale, Dr Catherine Lemoine. Tous deux ont analysé « le dossier de soins » et « médical », effectué « 23 entretiens avec des infirmiers, agents des services et cadres » et rencontré « les médecins tant sur l’aspect somatique que psychiatrique de la prise en charge ».

« Pas de dysfonctionnement dans la démarche médicale »


Et les conclusions sont tombées : « Il n’y a pas eu de dysfonctionnement dans la démarche médicale, soignante et également vis-à-vis des autres patients ». Et la directrice d’ajouter : « Les éléments sont tracés : on peut dire à quelle heure chaque soin a été effectué ». Un seul point peut être regretté, selon elle, « c’est de ne pas avoir suffisamment communiqué avec la famille sur la dégradation de l’état de la patiente », tout en rappelant que « c’est compliqué car on s’interdit de donner des éléments par téléphone et comme la famille n’était pas sur place »… Depuis, l’hôpital a proposé « une rencontre ». Ariane Bénard rappelle que « l’émotion de la famille est compréhensible. Elle vit des choses difficiles dans la prise en charge de la maman. Elle est scandalisée mais c’est à mettre en relation avec la santé de la patiente, non pas avec le travail de l’équipe ».

Concernant le volet judiciaire, le parquet de Brest a été contacté mais n’a pas indiqué quelle suite était donnée à cette affaire. De son côté, la famille a annoncé qu’elle sera représentée par l’avocat lillois Frank Berton.

vendredi 15 novembre 2019

Oleg Sokolov, un psychopathe très sympa... comme Cyprien Luraghi et bien d'autres...





Il se prenait vraiment pour Napoléon quand il en portait le costume, tout comme le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi est devenu pour sa part l’unique Konducator de ces dernières années…

Tous les chemins mènent à Rome, dit-on.

Pour ces deux-là et un bon nombre de leurs copains violemment allumés de la coiffe, ils passent d’abord par Rueil-Malmaison et le Château de Malmaison, dont le conservateur n’est autre que le meilleur ami du second, Alain Pougetoux, celui-là même qui en deux temps trois mouvements, en 2002 et 2003, avait acheté pour lui la maison dont il est alors devenu propriétaire et qu’il occupe toujours aujourd’hui à Puy-l’Evêque, comme il l’a lui-même raconté plusieurs fois sur la toile depuis qu’il y sévit régulièrement, notamment dans un commentaire de 2006 qui se trouve rapporté dans cet article du 3 avril 2016 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/04/03/cyprien-luraghi-a-de-fideles-amis-tres-riches-et-tres-genereux/

Ce n’est pas l’ami de 30 ans du premier qui me contredira, il est lui-même originaire de Rueil-Malmaison et a bien dû y rencontrer assez souvent les Le Pen autant qu’un autre passionné de Napoléon, le très villepiniste… Dominique de Villepin !

Noter par ailleurs qu’à l’instar de tous les pervers que j’ai sur le dos depuis des lustres, Oleg Sokolov a déjà complètement inversé les faits criminels qui lui valent aujourd’hui son placement en détention provisoire en racontant que sa victime, devenant selon lui folle de jalousie, l’aurait attaqué avec un couteau… Il n’aurait fait que se défendre et son avocat parle de plaider la légitime défense… Ben voyons… Pourquoi se gênerait-il quand ça marche si bien au pays de son idole ?



https://www.programme-television.org/news-tv/Pierre-Jean-Chalencon-effondre-son-ami-Oleg-Sokolov-accuse-d-avoir-depece-une-etudiante-4650460#xtor=AL-54

Pierre-Jean Chalençon « effondré » : son ami Oleg Sokolov accusé d’avoir dépecé une étudiante


12/11/2019 – 21h47

Pierre-Jean Chalennçon a confié sa tristesse et son incompréhension après l’annonce de l’arrestation de son ami de 30 ans.


Oleg Sokolov, un psychopathe très sympa... comme Cyprien Luraghi et bien d'autres... dans AC ! Brest Pierre-Jean-Chalencon-effondre-son-ami-Oleg-Sokolov-accuse-d-avoir-depece-une-etudiante
© France 2

Professeur à l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) de Lyon, Oleg Sokolov a été arrêté en état d’ébriété, le 8 novembre dernier aux abords de la rivière Moïka en Russie. Dénoncé par des témoins pour son comportement suspect, l’homme était en train de jeter des sacs à l’eau. A l’intérieur de l’un de ces sacs, les policiers ont fait une macabre découverte : deux bras d’une femme… L’historien a finit par avouer qu’il venait de tuer l’une de ses étudiantes qui partageait aussi sa vie. Une mort survenue après un coup de pistolet automatique. L’homme a ensuite cherché à se débarrasser du corps en le dépeçant…

« Mon ami de 30 ans »

Oleg Solokov qui avait reçu la Légion d’honneur en 2003 des mains du Président Jacques Chirac, est un ami de 30 ans de Pierre-Jean Chalençon. Ce midi, dans la quotidienne de Crimes sur NRJ12, l’acheteur d’Affaire Conclue s’est dit “bouleversé”. “Quand j’ai appris la nouvelle samedi, j’en ai même pleuré parce que j’ai trouvé ça terrible. Ca m’a bouleversé, parce qu’Oleg est une personne très agréable. Jamais je n’aurais imaginé qu’il puisse être capable de faire ça. C’est étonnant », a-t-il déclaré à Jean-Marc Morandini.

« Il était un peu schizophrène »

Pierre-Jean Chalençon raconte : « Il avait des accès de folie de temps à autre quand il était sur les champs de bataille. Il faisait des reconstitutions historiques depuis une vingtaine d’années. Une fois, il avait tellement maltraité un cheval qu’il en est mort. Il lui avait donné des coups. Il avait ce côté slave. Il pouvait être très doux, très délicat. Quand il avait un accès de colère ou d’alcool, il pouvait être assez tempéreux. Mais de là à tuer quelqu’un, c’est absolument invraisemblable”. “Je pense qu’il a ingurgité des masses d’alcool. Peut-être qu’il avait des problèmes de santé depuis quelques temps. Il était un peu schizophrène », a continué Pierre-Jean Chalençon. Il s’est dit prêt à se rendre à son procès « dès qu’(il aura) des nouvelles un peu plus sérieuses”.


Pauline Conseil



https://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/L-historien-russe-Oleg-Sokolov-employe-par-l-ecole-de-Marion-Marechal-devant-un-juge-pour-meurtre-1658207

L’historien Oleg Sokolov, employé par l’école de Marion Maréchal, devant un juge pour meurtre


Paris Match | Publié le 11/11/2019 à 11h47

La Rédaction – AFP
 
 Oleg Sokolov
Auteur de plusieurs livres dont certains traduits en français, Oleg Sokolov a été décoré de la Légion d’Honneur en 2003 et a travaillé comme conseiller sur des films et documentaires sur Napoléon. Il aimait aussi interpréter les rôles de Napoléon ou de ses généraux dans des reconstitutions historiques de grandes batailles du Premier empire. DENIS SINYAKOV / AFP

Arrêté, l’historien de 63 ans, a confessé dimanche avoir tué et démembré son ancienne étudiante Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie.

La justice russe doit décider lundi du placement en détention provisoire d’un historien renommé pour le meurtre sordide de sa compagne, suscitant une controverse sur les violences conjugales en Russie et l’impunité de leurs auteurs. Oleg Sokolov, titulaire d’une chaire d’histoire à l’université d’Etat de Saint-Pétersbourg et grand spécialiste de Napoléon, a été sorti en état d’ébriété samedi matin par la police de la rivière Moïka dans l’ancienne capitale impériale avec un sac à dos où se trouvaient deux bras de femme et un pistolet d’alarme. Arrêté, l’historien de 63 ans, a confessé dimanche avoir tué et démembré son ancienne étudiante Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie. Un juge doit décider de son placement ou non en détention provisoire, à l’issue d’une audience prévue pour débuter à 11H00 GMT.

Selon Sergueï Echtchenko, le frère de la victime qui dit avoir parlé à sa soeur peu avant sa mort, « c’est la jalousie » qui est le mobile du crime. « Elle lui a dit aller à l’anniversaire d’un ami étudiant. Il l’a passée à tabac, elle est sortie quant même puis elle est rentrée… », a-t-il raconté au site d’information RBK. Dès lors, des associations voient dans cette affaire une nouvelle illustration du fléau des violences faites aux femmes, alors que la Russie a décriminalisé en 2017, les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas. « Il ne faut pas attendre qu’une victime se fasse exécuter, il faut faire de la prévention », s’est insurgée sur Facebook la militante pour les droits des femmes Alena Popova.

Une première plainte


Elle dénonce un système judiciaire « pourri qui protège les hommes violents jusqu’au moment où l’on a un cadavre » et estime que « ce meurtre aurait pu être empêché ». Car, selon le quotidien poopulaire Moskovski Komsomolets et une pétition lancée sur le site Change.org, M. Sokolov avait déjà été mis en cause pour des faits de violences contre au moins une jeune étudiante. La pétition, qui a recueilli 5.300 signatures en quelques jours, dénonce l’inertie de la direction de l’université, l’accusant d’avoir fermé les yeux sur le comportement « monstrueux » du professeur.

Une étudiante, qui avait eu une liaison avec Oleg Sokolov en 2008, avait déposé une plainte à la police à l’époque, affirmant avoir été attachée à une chaise par son amant qui l’aurait frappée au visage et menacée de la marquer au fer rouge parce qu’elle voulait le quitter, selon Moskovski Komsomolets qui publie la plainte. Malgré ces soupçons et d’autres, aucune mesure disciplinaire n’a été prise à l’encontre du professeur, selon les auteurs de la pétition qui ont adressé leur texte au président Vladimir Poutine, un ancien de cette université, et réclamé la démission du doyen et de plusieurs autres responsables universitaires.

« C’est une preuve de l’impunité dont bénéficie (en Russie) les hommes violents », a dénoncé auprès de l’AFP Alena Sadikova, qui dirige le centre Kitej d’assistance psychologique aux femmes. Auteur de plusieurs livres dont certains traduits en français, Oleg Sokolov a été décoré de la Légion d’Honneur en 2003 et a travaillé comme conseiller sur des films et documentaires sur Napoléon. Il aimait aussi interpréter les rôles de Napoléon ou de ses généraux dans des reconstitutions historiques de grandes batailles du Premier empire. Employé également par l’Issep, l’école fondée par l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal, il a été limogé immédiatement à l’annonce de son arrestation.



https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/passe-aux-aveux-l-historien-russe-qui-a-tue-sa-compagne-place-en-detention-et-limoge_2106744.html

Passé aux aveux, l’historien russe qui a tué sa compagne placé en détention et limogé


Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 12/11/2019 à 08:53
 
L'historien russe Oleg Sokolov, habillé en Napoléon, lors d'une reconstitution historique en 2005 en Russie.
L’historien russe Oleg Sokolov, habillé en Napoléon, lors d’une reconstitution historique en 2005 en Russie. afp.com/DENIS SINYAKOV

Oleg Sokolov, qui a reconnu avoir tué et dépecé sa compagne, avait déjà été mis en cause pour des faits de violences à l’université de Saint-Pétersbourg.


Son crime suscite un débat sur l’impunité des auteurs de violences conjugales en Russie: un historien russe renommé, Oleg Sokolov, qui a avoué avoir tué et démembré une de ses anciennes étudiantes, Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie, a été placé en détention provisoire lundi.

À l’issue d’une audience lundi après-midi devant un tribunal de Saint-Pétersbourg, un juge a placé Oleg Sokolov, titulaire d’une chaire d’histoire à l’université d’État de la ville et grand spécialiste de Napoléon, en détention provisoire jusqu’au 8 janvier.

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La police avait extrait l’éminent professeur de 63 ans, en état d’ébriété, samedi matin de la rivière Moïka, dans l’ancienne capitale impériale, portant un sac à dos où se trouvaient deux bras de femme et un pistolet d’alarme. Depuis, à une poignée de kilomètres, d’autres fragments du corps de la victime ont été retrouvés dans un autre cours d’eau.

Des « remords »


Oleg Sokolov s’est couvert le visage des mains devant le juge pour sangloter avant d’accuser la victime de l’avoir attaqué la première. « Ces derniers temps, elle devenait folle lorsqu’il était question de mes enfants » d’un précédent mariage, a-t-il dit. Selon lui, « elle a attaqué au couteau ». « Je suis en état de choc, j’ai des remords », a-t-il ajouté. Son avocat, Alexandre Potchouev a évoqué la possibilité de plaider la « légitime défense ».

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Sergueï Echtchenko, le frère de la victime, avait affirmé lui que « la jalousie » était à l’origine du crime. « Elle lui a dit qu’elle se rendait à l’anniversaire d’un ami étudiant. Il l’a passée à tabac, elle est sortie quand même puis elle est rentrée… », a-t-il relaté au site d’information RBK.

Des associations voient dans cette affaire une nouvelle illustration du fléau des violences faites aux femmes, alors que la Russie a décriminalisé en 2017 les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas.

L’historien démis de ses fonctions


Après l’annonce du placement en détention, l’université de Saint-Pétersbourg a annoncé qu’Oleg Sokolov était « démis de ses fonctions ». Selon le quotidien populaire Moskovski Komsomolets et une pétition lancée sur le site Change.org, Oleg Sokolov avait déjà été mis en cause pour des faits de violences.

Une étudiante, qui avait eu une liaison avec Oleg Sokolov en 2008, avait déposé une plainte, affirmant qu’il l’a attachée à une chaise, frappée au visage et menacée de la marquer au fer rouge parce qu’elle voulait le quitter, selon Moskovski Komsomolets.


Aucune mesure disciplinaire n’avait pourtant été prise, selon les auteurs de la pétition qui ont adressé leur texte au président Vladimir Poutine. Interrogé par la presse, le porte-parole du Kremlin a condamné un « crime effroyable », mais a refusé de lier le meurtre à un débat plus large.

jeudi 14 novembre 2019

Le chat siamois, un excellent gardien !





J’en ai eu cinq et ai pu le constater à de multiples reprises, d’abord avec la première tant qu’elle était toute seule, puis avec toute son équipe de descendants, qu’elle manageait super bien : les plus jeunes étaient chargés de monter la garde chacun à un point stratégique de la maison quand la maîtresse se trouvait en situation de grande vulnérabilité (au lit en train de dormir, dans la salle de bains, les toilettes, etc…) et d’appeler les aînés, notamment l’attaquante en chef, pour faire la chasse à l’intrus en cas d’alerte. L’efficacité était toujours au rendez-vous, aucun ne se maintenait plus de 30 secondes…

J’ai vu aussi l’unique mâle de l’équipe, qui ne supportait pas que les filles se mettent en danger en rivalisant d’adresse dans toutes sortes d’acrobaties sur les rampes de l’escalier, sauter lui-même entre les rampes pour se retrouver immédiatement suspendu au-dessus du vide central, ne se retenant au bord d’une rampe que des griffes de la main gauche, tandis que de l’autre il repoussait les filles vers l’escalier pour leur faire quitter la rampe, le tout en criant, très énervé, et une fois sa mission accomplie, rebondir lui-même dans l’escalier en repassant par-dessus la rampe, dans le sens inverse du premier saut… En général, il m’appelait à la rescousse ou venait me chercher pour que j’intervienne quand elles faisaient des bêtises, mais là, il ne tenait plus et je n’avais eu le temps d’arriver que pour le voir passer à l’action.

Physiquement, il ne ressemblait pas au chat siamois de la vidéo, qui a plutôt l’air d’être une bonne maman : poil ras, grand, très fin, tout en muscles avec une tête de loup, il faisait peur à tous les vétos, qui ne tarissaient pas d’éloges sur sa beauté, sa musculature impressionnante, ses mâchoires puissantes, ses crocs d’une blancheur éclatante (il aimait bien les os de poulet, qu’il broyait jusqu’à en faire de la bouillie), ses oreilles tout aussi impeccables (même chose pour les filles, également très belles : ils se faisaient tous la toilette mutuellement) et s’extasiaient nettement moins sur ses griffes jamais taillées, mais ce n’était pas la peine : quoique entier il a toujours été super gentil et très câlin. C’était mon petit garçon, quoi. Comme tous les siamois, il adorait sa maîtresse et se serait mis en quatre pour me faire plaisir.