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jeudi 17 août 2017

Furet trisomique


ppcorn.com


Il tire la langue comme Josette Brenterch du NPA de Brest le faisait encore en 2005, à 53 ans.

Trop drôle.

mercredi 16 août 2017

Enquête sur un policier et un gendarme ayant protégé leur ami criminel


Je rappelle ici que durant les premières années de ses harcèlements, exactions et menaces en tous genres à mon encontre, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi se vantait publiquement d’être conseillé pour ces faits par un ami policier en activité, un autre qui était gendarme en retraite, ainsi que, selon ses dires, au moins deux avocats.

Mais sa complice la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et tous ses collègues assassins d’ingénieurs ont eux-mêmes toujours bénéficié de la complicité des magistrats brestois pour tous leurs crimes et délits.

Toute la question est aujourd’hui de savoir si ces assassins resteront tous à jamais impunis.


http://www.leparisien.fr/faits-divers/leur-ami-harcelait-son-ex-compagne-un-policier-et-un-gendarme-vises-par-une-enquete-14-08-2017-7191429.php

Leur ami est passé du harcèlement au meurtre : un policier et un gendarme visés par une enquête


>Faits divers|Nicolas Jacquard|14 août 2017, 11h02 | MAJ : 14 août 2017, 13h30|4
 
Enquête sur un policier et un gendarme ayant protégé leur ami criminel dans AC ! Brest 7191429_varlet_1000x625
 Le 14 août 2013, Aurélia Varlet a été tué de deux coups de fusil par son ex-compagnon, Didier Grosjean, qui a ensuite retourné l’arme contre lui. DR ET PHOTOPQR/ « L’EST RÉPUBLICAIN »/JEAN-PIERRE ZONCA
 
Nicolas Jacquard

Deux enquêtes vont être diligentées par le ministre de l’Intérieur pour éclairer le comportement des deux fonctionnaires. Ils auraient protégé un de leurs amis qui harcelait une ex-compagne et qui allait plus tard assassiner une autre jeune femme.

C’était il y a quatre ans, jour pour jour. Le 14 août 2013, entre 16 heures et 18 heures, Didier Grosjean, 53 ans, assassinait son ex-compagne, Aurélia Varlet, une pétillante jeune femme de 32 ans. Harcelée par le quinquagénaire, Aurélia avait consenti ce jour-là à le rencontrer et fait le déplacement jusqu’à son domicile de La Rivière-Drugeon, non loin de Pontarlier (Doubs). Sur la table du salon, Grosjean avait préalablement disposé des photos de leur couple et étendu l’une des robes d’Aurélia sur le lit conjugal. Dans la foulée, il l’abattait de deux coups de fusil à canon scié, l’un dans le dos alors qu’elle tentait de s’enfuir, le second à bout portant, puis retournait l’arme contre lui.

LIRE AUSSI
Quand la justice présente ses excuses

La chronique d’un drame passionnel ? Plutôt celle d’une mort annoncée, comme vient de le reconnaître le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dans une lettre adressée à Patrick Varlet, le père de la victime. Déjà, en 2014, Christiane Taubira, alors garde des Sceaux, avait reçu la famille Varlet Place Vendôme pour lui présenter des excuses officielles, ouvrant la voie à une indemnisation.

C’est que la mort d’Aurélia est consécutive à une longue série de dysfonctionnements, voire de compromissions. Elles devraient être mises en lumière par deux enquêtes administratives, confiées respectivement à l’inspection de la gendarmerie nationale pour l’une, et à l’IGPN, côté police, pour l’autre, Gérard Collomb ayant demandé « un examen approprié » du dossier aux directeurs des deux institutions.

A l’époque, le policier Laurent G. était en poste à l’antenne de Pontarlier des renseignements généraux. Il a été condamné en 2015 à un an de prison avec sursis pour corruption dans le cadre d’une autre affaire. Comme Serge V., ancien responsable de la brigade de gendarmerie de Frasne, il est soupçonné d’avoir couvert Didier Grosjean. Car, avant de jeter son dévolu sur Aurélia, ce dernier avait vécu huit ans durant avec Agathe*, une autre jeune femme. Lorsque celle-ci a trouvé la force de le quitter, après avoir vécu l’enfer, son calvaire a empiré. Comme l’avait révélé « l’Est républicain », Didier Grosjean l’a une première fois kidnappée, séquestrée puis libérée. Quelques semaines plus tard, il percutait son véhicule et la jetait dans le fossé.

Une perquisition et une audition jamais réalisées


Quatre plaintes sont alors déposées par Agathe à Pontarlier, toutes classées. « C’est ce policier qui l’a rendu possible, en biaisant l’information fournie au parquet », pointe du doigt Me Randall Schwerdorffer, avocat de la famille Varlet, et désormais d’Agathe, dont le récent témoignage éclaire d’un jour nouveau les relations entre Didier Grosjean et ses protecteurs.

Figure locale, addict au culturisme et ancien employé de la boîte de nuit du secteur, il partageait avec Laurent G. et Serge V. le goût de la chasse ou du ski nautique. En mars 2012, « il m’a dit qu’il me tuerait, que je finirais dans une mare de sang. Il avait un fusil », a révélé Agathe. Trois fusils plus exactement, tous détenus illégalement.

« Si la justice ne fait rien, un drame se produira », prophétise la jeune femme, terrorisée, dans plusieurs courriers adressés aux autorités, restés sans réponse. Le parquet mandate pourtant les gendarmes pour une audition et une perquisition, mais elles ne seront jamais réalisées. Grosjean semble intouchable. Agathe n’a d’autre choix que de s’exiler en Suisse. « S’ils avaient fait leur boulot, Aurélia serait aujourd’hui avec nous », soupire Patrick Varlet.

Le père d’Aurélia entend pointer du doigt ceux qu’il juge en partie responsables de la mort de sa fille. « Pas par vengeance, mais pour obtenir justice, et qu’un tel crime ne se reproduise pas. » « Il y a un lien évident entre l’absence de réaction des forces de l’ordre et le passage à l’acte », appuie Me Schwerdorffer, qui dit avoir reçu de l’Intérieur « l’assurance que le nécessaire serait fait ».

* Le prénom a été changé.

Le Parisien

mardi 15 août 2017

Richard Ferrand est-il sérieux, compétent ?


Hum… La question n’est pas là… il a de bons copains et c’est tout ce qui compte en politique, du moins en France où des tas d’incompétents « entrent » en politique comme d’autres en religion, précisément pour assurer leurs carrières, se sachant par ailleurs totalement nuls.

Bien évidemment, ces gens-là ont tous la haine des ingénieurs qui eux n’ont pas besoin de ça pour être ce qu’ils sont.

Même s’il me manque encore quelques pièces de puzzle, voyez-vous, je sais depuis longtemps à qui j’ai affaire, et pourquoi et comment.

Je n'ai de toute façon jamais eu de problèmes avec des gens sérieux, compétents, honnêtes.



http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170815.OBS3394/catastrophe-et-caca-boudin-claire-o-petit-charge-richard-ferrand.html

« Catastrophe » et « caca boudin » : Claire O’Petit charge Richard Ferrand


"Catastrophe" et "caca boudin" : Claire O'Petit charge Richard Ferrand
La députée Claire O’Petit avait suscité un tollé en priant les jeunes affectés par la baisse des APL de bien « vouloir arrêter de pleurer » pour 5 euros. (Capture / Huffington Post)

Peut-être la nouvelle députée a-t-elle oublié qu’elle n’est plus une simple chroniqueuse des « Grandes Gueules ».




Claire O’Petit, la « Nadine Morano » d’En Marche, a encore frappé. Invitée des « Grandes Gueules » de RMC, où elle a fait ses classes avant de rentrer en politique, la députée La République en marche de l’Eure a sorti l’artillerie lourde contre son président de groupe au Palais-Bourbon, Richard Ferrand.

« Il a été extrêmement défaillant », a-t-elle résumé.

Claire O’Petit, la Nadine Morano du quinquennat Macron ?

 

Haro sur Ferrand


Depuis plusieurs semaines, l’ancien ministre de la Cohésion des territoires est sous le feu des critiques de sa majorité : pas assez investi, absent des débats, autoritaire, de nombreux députés LREM ont brisé en off la discipline de groupe pour critiquer les méthodes du Breton d’adoption.

Richard Ferrand, le mal-aimé

Mais les petites piques distillées ici et là n’arrivent pas à la cheville de la charge lancée ce matin par Claire O’Petit. Notamment au moment de rappeler l’épisode houleux de l’élection des questeurs à l’Assemblée nationale :
« Il y avait deux personnes LR que nous devions élire pour les questures et il n’y a pas eu de préparation avant. Nous avions le choix entre Ciotti et Solère. Et là, nous n’avons pas pris le temps de parler politiquement de ce qui allait se passer si nous ne votions pas pour un Républicain. Pour moi, c’était Solère automatiquement. Mais je n’ai pas eu l’analyse politique. Et là, Richard Ferrand ne nous a pas réunis. »

« Catastrophe » et « caca boudin »


Toujours au micro de RMC, la députée en remet une couche : « Il était présent à l’Assemblée. Mais nous n’avons pas eu du tout de réunion. Il y a eu un ‘caca boudin’ des Républicains quand Solère a été élu. Là, Ferrand n’a absolument pas été la hauteur. On s’est tous retrouvés dans les couloirs en se demandant ce qu’il fallait faire. Nous nous sommes réunis dans une salle, certains étaient déjà au bar. C’était une catastrophe. Dans les deux mois, ça a été mieux. Mais tous les crashs qu’il y a eu, c’était pendant cette journée-là. Richard Ferrand n’a pas su tenir le groupe à ce moment-là ».

Richard Ferrand répond aux critiques : « Des bavardages »

La semaine dernière, dans une interview accordée à « l’Obs », Richard Ferrand répondait aux critiques qui visent sa président et jugeait ainsi ses première semaines à l’Assemblée :

« Je suis un chef d’orchestre qui cultive plus l’harmonie que le goût des fausses notes, qu’elles soient réelles ou supposées. »

Et d’ajouter :  »Permettez-moi de vous dire que l’ambiance collective est bonne ». Si c’est lui qui le dit…

L.B.
L'Obs

L’Obs

Journaliste



http://rmc.bfmtv.com/emission/claire-o-petit-deputee-lrem-richard-ferrand-a-ete-extremement-defaillant-1236262.html

Claire O’Petit, députée LREM: « Richard Ferrand a été extrêmement défaillant »


15/08/2017 à 12h54 

Ancienne Grande Gueule de RMC, la députée Claire O’Petit est revenue ce mardi sur ses débuts à l’Assemblée nationale.


Elle était GG, elle est devenue députée. A l’occasion des 100 jours d’Emmanuel Macron à l’Elysée, Claire O’Petit est revenue sur ses débuts à l’Assemblée nationale.

L’ancienne GG a admis que certains moments avaient été compliqués pour les députés novices. Elle est notamment revenue sur le couac lors de l’élection des questeurs à l’Assemblée: « Il y avait deux personnes LR que nous devions élire pour les questures et il n’y a pas eu de préparation avant. Nous avions le choix entre Ciotti et Solère. Et là, nous n’avons pas pris le temps de parler politiquement de ce qui allait se passer si nous ne votions pas pour un Républicain. Pour moi, c’était Solère automatiquement. Mais je n’ai pas eu l’analyse politique. Et là, Richard Ferrand ne nous a pas réunis ». « Il a été extrêmement défaillant », a-t-elle aussi taclé.

« C’était une catastrophe »


Et de détailler: « Il était présent à l’Assemblée. Mais nous n’avons pas eu du tout de réunion. Là, il y a eu un ‘caca boudin’ des Républicains quand Solère a été élu. Là, Ferrand n’a absolument pas été la hauteur. On s’est tous retrouvés dans les couloirs en se demandant ce qu’il fallait faire. Nous nous sommes réunis dans une salle, certains étaient déjà au bar. C’était une catastrophe. Dans les deux mois, ça a été mieux. Mais tous les crashs qu’il y a eu, c’était pendant cette journée-là. Richard Ferrand n’a pas su tenir le groupe à ce moment-là ».


P.B.

A lire aussi

  • Baisse des APL: La députée LREM Claire O’Petit « assume » ses propos

  • Claire O’Petit raconte ses premiers pas à l’Assemblée: « C’est incroyable le nombre de formalités »

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  • Couacs des députés LREM: Ferrand reconnaît « qu’il y a des marges de progression »

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vendredi 11 août 2017

On a retrouvé Richard Ferrand !





Et que dit-il ? Il a appris un nouveau mot : respect.

On se demande s’il l’a vraiment compris.

A chacun ses cuistres, hein…



http://www.huffingtonpost.fr/2017/08/09/il-est-revenu-le-retour-remarque-de-richard-ferrand-a-lasse_a_23072312/

« Il est revenu » : le retour remarqué de Richard Ferrand à l’Assemblée


L’ancien ministre est la cible de moqueries récurrentes, pour ses absences répétées dans l’hémicycle.


09/08/2017 17:27 CEST | Actualisé 09/08/2017 17:28 CEST

POLITIQUE – C’était un retour remarqué sur les bancs de l’Assemblée. Constamment moqué pour ses absences répétés, Richard Ferrand a refait surface ce mercredi 9 août dans l’hémicycle pour poser sa première question au gouvernement.

Et les députés de l’opposition ont su l’accueillir, comme le montre la vidéo en tête de l’article. « Il est là, il est revenu », ont-ils crié alors que l’ex-ministre prenait la parole, et ce, malgré les rappels à l’ordre du président François de Rugy.

Devenu président du groupe LREM au mois de juin, Richard Ferrand n’apparaît que rarement à l’Assemblée, ce qui vaut à ses collègues de l’opposition d’ironiser sur ce point, notamment sur les réseaux sociaux.

Lire aussi :
Absentéisme, manque d’autorité… Ferrand contesté en interne à l’Assemblée
Récit d’un deuxième jour surréaliste à l’Assemblée nationale
Affaire Ferrand: le député macroniste a été entendu par la police judiciaire
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http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170810.OBS3224/richard-ferrand-le-mal-aime.html

Richard Ferrand, le mal aimé


Richard Ferrand, le mal aimé
Richard Ferrand, dans la cour de l’Elysée, le 24 mai 2017. ((STEPHANE DE SAKUTIN / AFP))

Mis en cause dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a connu des débuts difficiles à la tête du groupe LREM.




La loi sur la confiance dans la vie politique a été adoptée et, par miracle, Richard Ferrand est réapparu (furtivement) à l’Assemblée nationale. Comme si sa présence au Palais Bourbon n’avait plus rien d’incongru, une fois seulement passé le débat sur la moralisation. Des « Il est là ! [...] On l’a retrouvé ! » lancés par l’opposition, ont même accueilli mardi 8 août la prise de parole du président du groupe La République en Marche (LREM), mis en cause dans le cadre l’affaire des Mutuelles de Bretagne. Il faut dire que l’ancien ministre était très discret ces derniers temps. Critiqué – y compris en interne – pour son manque d’implication dans les affaires courantes de l’Assemblée nationale et du groupe LREM, Richard Ferrand ressort du marathon législatif de ce début d’été contesté, fragilisé.
Richard Ferrand, François de Rugy : où sont passés les cadors de la majorité ?

« Chacun son style ! [...] Que l’on me pardonne de n’avoir ni l’expérience ni les talents des présidents Jacob ou Mélenchon, pour ne citer que les extrémités de l’hémicycle », se défend-il ce vendredi 11 août dans une interview accordée à « l’Obs ».

Espoirs déçus


Paradoxe : Richard Ferrand, un « meneur d’hommes né » selon un vieux briscard du Parlement, a multiplié les coups de force pour imposer une discipline de fer au sein de « son » groupe mais a laissé les jeunes députés LREM naviguer à vue. Maladresses sur les statuts d’En Marche ! et lors de la distribution des postes à l’Assemblée, absentéisme remarqué au cours des débats, les débuts de l’ancien ministre comme patron de la majorité ont été laborieux. Entre se planquer en se faisant accuser de légèreté ou prendre les devants mais prêter le flanc aux attaques sur la moralisation, l’équilibre est précaire. D’autant que les jeunes loups de la macronie affûtent leurs crocs à coups de « off » assassins : « On ne sait pas ce qu’il fait de ses journées » (« le Monde », 27 juillet), « Comme ça l’ennuie d’être là, c’était du ‘démerdez-vous’ » (« l’Express« , 26 juillet). Son nouveau surnom : « Richard Fillon », le « forcené », détaille même « le Point ».

Le Breton d’adoption connaît pourtant parfaitement l’âpreté du jeu parlementaire et les chinoiseries du Palais Bourbon, pour y avoir ferraillé des mois durant au côté d’Emmanuel Macron quand il était rapporteur général de sa loi éponyme. Une époque qui a laissé à l’ancien ministre de l’Economie et à son bras droit un goût amer – la faute à Manuel Valls et son 49.3 – mais qui a soudé les deux hommes. Et permit à Richard Ferrand de revoir ses ambitions à la hausse à mesure qu’Emmanuel Macron dévoilait les siennes.

Mais le jeu de chaises musicales et l’affaire des Mutuelles de Bretagne ont compliqué la donne. Un député de la majorité : « Ferrand avait tout après avoir été nommé secrétaire général d’En Marche ! [octobre 2016, NDLR] Il pouvait prétendre à Beauvau, à Matignon mais s’est pris un retour de manivelle colossal. » D’abord en ne décrochant pas les postes qu’il visait, puis en se faisant exfiltrer à l’Assemblée nationale. Avec en prime une affaire comme carte de visite en plein débat sur la moralisation.

« Un moment d’incertitude »


« Difficile pour lui de tout gérer en même temps », résume-t-on sur les bancs de l’hémicycle où son manque d’enthousiasme pour le poste au moment de sa nomination est un secret de polichinelle. Une séquence « difficile », « cruelle » même, avec le début de fronde qui a agité la majorité, notent certains députés, plus indulgents :
« Ce que ces jeunes élus qui l’accusent d’être absent ne peuvent pas comprendre, c’est que Richard Ferrand est dans un moment d’incertitude [en raison de sa mise en cause dans le cadre de l’affaire des Mutuelles de Bretagne, NDLR]. Il y a un manque d’empathie très important de la part de ces élus qui n’ont aucun égard pour la situation personnelle très compliquée du président de groupe. »
En privé seulement, Richard Ferrand le reconnaît, le démarrage est compliqué. Sa situation personnelle ? Une manœuvre destinée à « entacher » le début du quinquennat, selon son entourage. Tout comme il regrette comment la longue série de couacs observés lors des premiers pas de la majorité a parfois relégué au second plan l’adoption de textes majeurs : « On a tout eu, des accusations de ‘caporalisme’ à celles de ‘bordel’ ! »

Mais il l’assure, le temps des hésitations et des déceptions est derrière lui. « J’ai la conviction qu’à l’heure du bilan, dans cinq ans, ces échos seront parfaitement anecdotiques », insiste-il ce vendredi 11 août dans « l’Obs ». Soit. D’ailleurs dans « Paris Match » cette semaine, le président de groupe se fend de messages subliminaux à l’attention de ses détracteurs. Sa chanson du moment ? « Don’t Look Back In Anger » (Ne regarde pas le passé avec colère) d’Oasis plutôt que « Should I Stay or Should I Go ? » (« Dois-je rester ou dois-je partir ?) des Clash. Un titre qui lui a « trotté dans la tête », reconnaît-il néanmoins. Personne n’aurait pu croire, une seule seconde, le contraire.

Lucas Burel
Lucas Burel

Lucas Burel

Journaliste



http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Ferrand-La-chanson-Should-I-stay-or-should-I-go-m-a-trotte-dans-la-tete-1325114

Ferrand : « La chanson ‘Should I stay or should I go’ m’a trotté dans la tête »


Paris Match| Publié le 10/08/2017 à 06h23 

Interview Mariana Grépinet

Richard Ferrand durant la convention de la République en marche, le 8 juillet.
Richard Ferrand durant la convention de la République en marche, le 8 juillet. J.E.E/SIPA

Richard Ferrand, député du Finistère, président du groupe LREM à l’Assemblée, livre à Paris Match son «jardin très secret».


Paris Match. A quelle série êtes-vous drogué?
Richard Ferrand. Drogué? À aucune! Mais j’ai apprécié «Braquo», série policière noire, dérangeante avec des personnages complexes, tourmentés, justes, cyniques… humains.

Quelle est votre chanson fétiche?
Aucune. La chanson «Should I stay or should I go» des Clash m’a trotté dans la tête. Maintenant c’est plutôt Oasis, «Don’t look back in anger». Mais Julien Clerc («Utile») a une place particulière.

Quel livre venez-vous de terminer et quel sera le prochain?
Je viens de relire « L’Honneur perdu de Katharina Blum » de Heinrich Böll. J’ai bien avancé «Une histoire buissonnière de la France» de Graham Robb. J’aimerais les offrir à tous!

La dernière fois où vous avez pleuré?
Lors de l’hommage rendu à l’Assemblée nationale à mon amie et collègue Corinne Ehrel, députée des Côtes d’Armor, brutalement décédée alors qu’elle s’exprimait en réunion publique deux jours avant le second tour de l’élection présidentielle.

A lire :Le jardin secret de Marlène Schiappa

Avec qui aimeriez-vous ne pas être fâché?
Avec les Françaises et les Français, les Bretonnes et les Bretons et les Marcheuses et Marcheurs au terme du quinquennat. Je travaille pour faire réussir notre pays.

Votre fou rire de l’année?
C’était il y a quelques temps, avec le président de la République. Les raisons de ce fou rire nous appartiennent.

Quelle est votre peur irrationnelle?
Je n’en ai pas. Mes peurs sont terre à terre : elles concernent la santé de mes proches, le bon déroulement du travail, l’avancée des dossiers.

Il ne regrette pas de ne plus être journaliste


Quel métier rêviez-vous de faire enfant?
Journaliste. J’ai d’ailleurs eu la chance d’exercer ce métier durant quelques années. Je ne regrette pas d’en avoir changé.

De quoi n’êtes-vous jamais rassasié?
D’apprendre. De lectures, de rencontres et de discussions, des plus complexes au plus simples. Mais aussi de rire des cuistres… Plaisir inépuisable.

Quelle est votre plus grande fierté?
Celle que j’espère avoir au terme de ma vie vis-à-vis de toutes celles et de tous ceux qui m’auront connu.

A lire :Emmanuel Macron et Richard Ferrand, une histoire qui dure

Si vous deviez aller aux JO, dans quel sport aimeriez-vous vous présenter?
Le rugby, que j’ai un peu pratiqué durant ma jeunesse, pour ses mêlées franches et ses troisièmes mi-temps conviviales.

A quelle époque auriez-vous aimé vivre?
La nôtre me convient, avec ses complexités, ses cruautés et ses espérances. Je ne suis ni nostalgique ni amateur de prophéties.

Son dernier achat coup de coeur : un stylo plume


Quel parfum portez-vous?
Sauvage de Dior : c’est un choix de ma compagne.

Quel est votre dernier achat coup de cœur?
Un stylo plume.

Comment gérez-vous le trac?
Par un surcroît de travail qui me rassure et parfois un verre de vin qui me détend.

Quel est votre objet fétiche, votre talisman?
Un couteau de Laguiole de la Maison Calmels.

Où allez-vous passer vos vacances?
Comme tous les ans en Bretagne, où j’habite, quelques jours sur le bassin d’Arcachon puis en Aveyron où vivent ma famille et mes amis de jeunesse.

Où serez-vous dans dix ans?
Là où mes choix m’auront conduit. Mais je suis surtout concentré sur le travail d’aujourd’hui.

Qu’y a-t-il sur votre table de chevet?
Les œuvres complètes de Pierre Desproges, antidotes à la sottise qui permettent de se réconcilier en riant avec tous les travers de l’humanité et de s’endormir paisiblement.

Quelle est votre activité préférée avec vos enfants ou petits-enfants en vacances?
Une promenade le long du canal de Nantes à Brest, chez moi à Motreff. Mais partager du temps avec eux fait mon bonheur, peu importe l’activité.

Quelle est la dernière application que vous avez téléchargée sur votre téléphone?
L’application du «Télégramme», le quotidien breton. C’est un moyen pour moi de rester au contact de l’actualité bretonne, même quand je suis retenu à l’Assemblée nationale.

Quel est pour vous le plus beau mot de la langue française?
Respect. Même si ce qu’il porte n’est pas toujours le plus répandu.


lundi 24 juillet 2017

Décidément, les Russes aiment bien Satanistique


Ils sont encore là aujourd’hui.

A noter : le 24 juillet est une date qu’affectionne particulièrement le malade mental de Puy-l’Evêque pour ses attentats.

Ainsi, par exemple, en 2011, avait-il attaqué ce jour-là plusieurs sites de préfectures françaises sous le pseudonyme de « SaMo_Dz » après avoir fermé son vieux « Sitacyp » qu’il disait avoir créé très exactement dix ans plus tôt, le 24 juillet 2001.

On rappelle au passage que ce cybercriminel et mythomane avéré, qui se présente abusivement comme « écrivain en ligne et à l’oeil depuis 2001″ sous le prétexte qu’il est depuis cette année-là l’auteur de différents sites et blogs publics personnels, revendique le droit d’écrire et de publier absolument tout ce qui lui chante sur n’importe qui, au mépris du plus élémentaire respect de la vie privée des différentes personnes bien réelles dont il a décidé de faire ses « personnages » comme de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Aussi, il se plaint que ses victimes portent plainte contre lui et publient des démentis et droits de réponse lorsqu’elles découvrent ses écrits les concernant, ainsi que tous ses travaux de « documentation » préalable : piratages informatiques, écoutes téléphoniques illégales, etc…


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samedi 22 juillet 2017

Bref retour de mes lecteurs russes sur Satanistique le 21 juillet 2017


Je ne sais toujours pas ce qu’ils veulent…


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lundi 17 juillet 2017

Lecteurs singuliers de Satanistique : des Américains après un bref retour des Russes...


Satanistique est toujours très lu à l’étranger.

Le 11 juillet dernier, après mes lecteurs russes récurrents, c’étaient des Sud-Coréens qui brutalement m’avaient gratifiée de leurs visites.

Dès le lendemain, 12 juillet, mes lecteurs russes étaient brièvement revenus sur ce blog.

Et hier, 16 juillet 2017, c’était au tour d’Américains de s’y intéresser.



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dimanche 16 juillet 2017

Législatives : comment Richard Ferrand s'est encore moqué des Bretons


Je souligne ici les extraits suivants de ma très longue publication du 11 juillet dernier.

Avec l’aide de ses partenaires du quotidien local qui tous les jours martelaient à l’attention de leurs lecteurs que leur candidat était blanc comme l’agneau nouveau né et n’ont pas hésité à les tromper en faisant témoigner en sa faveur plusieurs de ses complices, Richard Ferrand a convaincu les gogos qui l’ont élu qu’ils seraient mieux servis par un député ministre, tout en sachant dès le départ qu’il allait quitter le gouvernement sitôt après l’élection.



http://www.letelegramme.fr/france/richard-ferrand-il-n-est-plus-ministre-20-06-2017-11563732.php

Richard Ferrand. Il n’est plus ministre


Publié le 20 juin 2017 à 00h00
Modifié le 20 juin 2017 à 07h51
 
Richard Ferrand, qui est visé par une enquête préliminaire de la justice, quitte le gouvernement. Il va prendre la tête du groupe REM, à l'Assemblée.
Richard Ferrand, qui est visé par une enquête préliminaire de la justice, quitte le gouvernement. Il va prendre la tête du groupe REM, à l’Assemblée.

Visé par une enquête préliminaire de la justice, le ministre sortant de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, quitte le gouvernement d’Édouard Philippe. Le Premier ministre, pour sa part, a été immédiatement reconduit à Matignon, ce lundi, après avoir présenté la démission de son équipe à Emmanuel Macron qui l’a chargé de former une nouvelle équipe d’ici à demain, à 18h.


Richard Ferrand ne sera resté qu’un mois à la tête de son ministère. À la demande du chef de l’État, qui l’a reçu dans la plus grande discrétion et pendant près d’une heure, hier après-midi, à l’Élysée, le Finistérien a accepté de quitter le gouvernement pour briguer la présidence du groupe La République en Marche, à l’Assemblée, un poste clé pour la majorité présidentielle. Son départ intervient donc à la faveur de la traditionnelle démission du gouvernement sortant, au lendemain d’élections législatives. « Le Président m’a effectivement demandé de devenir le chef de la majorité », a confirmé, hier soir, l’intéressé, au Télégramme. Et d’ajouter : « Je suis très sensible à cette marque de confiance du président de la République, d’autant que La République en Marche est le groupe parlementaire le plus important en nombre de la Ve République. Je vais donc rester député de la 6e circonscription du Finistère ». En d’autres termes, Richard Ferrand ne fera pas partie du gouvernement Philippe 2 et ne briguera pas non plus le « perchoir » de l’Assemblée nationale. Il devrait donc prendre la tête d’un groupe de 308 élus, allié à celui que le MoDem de François Bayrou compte former, avec ses 42 députés.

« Pas du tout lié aux affaires »


L’entourage du chef de l’État a juré ses grands dieux que Richard Ferrand ne faisait pas les frais de ses démêlés avec la justice, qui a diligenté une enquête après la publication, fin mai, d’un article du Canard enchaîné. L’hebdomadaire satirique révélait alors que les Mutuelles de Bretagne avaient décidé, en 2011, alors que Richard Ferrand en était le directeur général, de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne. Son départ du gouvernement n’est « pas du tout lié aux affaires, c’est vraiment l’inverse », a insisté l’entourage du chef de l’État.

Le président Macron avait fait un portrait très précis de celui qui devait prendre les rênes du groupe la REM au Palais Bourbon : « Un homme en qui il a une confiance absolue », qui « connaît déjà les rouages de l’Assemblée mais aussi les candidats et le mouvement, de l’intérieur », « capable d’encadrer les nouveaux députés et de faire face aux ténors des autres partis ». Visiblement, le secrétaire général d’En Marche ! avait toutes les qualités requises. Lors de leur entretien, Emmanuel Macron aurait affirmé que « Richard Ferrand était, pour lui, ce que Pierre Joxe (président du groupe PS à l’Assemblée, de 1981 à 1984, NDLR) était à François Mitterrand ».

Son adversaire LR scandalisée


Gaëlle Nicolas, maire LR de Châteaulin et candidate battue, dimanche, au second tour des législatives, par Richard Ferrand, a réagi vertement à la décision de ce dernier de briguer la présidence du groupe la REM à l’Assemblée, et donc de ne pas conserver son poste de ministre : « Je dois dire que ça ne me surprend pas, même si je ne pensais pas que ça arriverait avant la composition du nouveau gouvernement. En revanche, pour les habitants, ça doit être une surprise. Je l’ai toujours dit, Richard Ferrand était un caillou dans la chaussure de Macron. Il était tout simplement devenu infréquentable dans le gouvernement. S’agissant de la 6e circonscription du Finistère, il s’est moqué du monde. Il a fait toute sa campagne avec le statut de ministre et les moyens de l’État. C’est-à-dire gardes du corps et forces de l’ordre à chaque déplacement ; il a imposé son emploi du temps et bénéficié d’une exposition médiatique supplémentaire. L’argument selon lequel il valait mieux un député ministre pour la circonscription a été matraqué par lui et son équipe de campagne. Tout ça pour être démissionné le lendemain de son élection… C’est un scandale, une tromperie délibérée. La semaine dernière, j’avais prévenu les électeurs : attention de ne pas donner à Richard Ferrand un parachute à l’Assemblée, avec l’immunité parlementaire qui va avec. C’est ce qui est arrivé. Il s’est garanti une porte de sortie du gouvernement. Et qu’il ne vienne pas nous dire que c’est son choix ; c’est un pis aller ! »



http://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/demission-de-richard-ferrand-une-premiere-desillusion-questionne-christian-troadec-20-06-2017-11564941.php

Démission de Richard Ferrand. « Une première désillusion ? », questionne Christian Troadec


Publié le 20 juin 2017 à 08h59
 
Carhaix (29) Christian Troadec , maire , président de Poher communauté .
Carhaix (29) Christian Troadec , maire , président de Poher communauté .

Le maire de Carhaix Christian Troadec, l’un des rivaux déçus de Richard Ferrand aux élections législatives, a réagi à la démission de ce dernier du gouvernement pour rejoindre l’Assemblée nationale et devenir chef de la majorité. « Pour ceux qui avaient voté pour lui pour avoir un ministre en Centre-Bretagne vont être contents ! [...] Il n’aura fallu attendre que le lendemain de l’élection pour qu’on retrouve désormais Richard Ferrand comme chef de clan à l’Assemblée nationale. .. Une première désillusion ? », écrit-il dans un communiqué.

Gaëlle Nicolas, maire de Châteaulin et autre rivale déçue de Richard Ferrand aux législatives, a réagi peu ou prou de la même manière, ce lundi, considérant que l’ancien ministre de la Cohésion des territoires « s’est moqué du monde ».



http://www.letelegramme.fr/france/richard-ferrand-le-dessous-des-cartes-02-07-2017-11580303.php

Richard Ferrand. Le dessous des cartes


Publié le 02 juillet 2017 à 08h14
Le dossier des Mutuelles de Bretagne n'a pas eu la peau du ministre. Ni celle du député. En revanche, la polémique lui a coûté la présidence de l'Assemblée nationale.
Le dossier des Mutuelles de Bretagne n’a pas eu la peau du ministre. Ni celle du député. En revanche, la polémique lui a coûté la présidence de l’Assemblée nationale.

Il aurait dû être le 4e personnage de l’État. Voici le récit et les coulisses du dossier Ferrand. Cinq semaines d’emballement politico-médiatique, de chausse-trappes, d’intrigues, suivies de très près par un Président qui, jusqu’au bout, n’a pas voulu céder face au tribunal médiatique.


« Quand on se fait un patrimoine à plus de 600.000 euros, on n’a pas sa place dans une élection législative (…) Il y a des faits qui relèvent à la limite de l’escroquerie. » Au micro de France Bleu Breizh Izel, la charge est signée Patricia Adam, le soir du premier tour des législatives. La députée PS de Brest vient d’être balayée par la déferlante La République en Marche. L’accusation n’engage qu’elle, mais le raccourci résume ce qu’une partie de l’opinion publique tient comme acquis : Richard Ferrand a favorisé ses proches et aurait même lésé les Mutuelles de Bretagne qu’il a dirigées jusqu’en 2012, avant d’être élu député.

Macron – la presse : le bras de fer


Mercredi 24 mai : Richard Ferrand est ministre depuis une semaine quand Le Canard Enchaîné publie les premières révélations. L’opération immobilière des Mutuelles de Bretagne n’a rien d’illégal a priori, mais le conflit d’intérêts passe mal, alors que le nouveau Président a décrété « la moralisation de la vie politique ».

Le soir même, ce 24 mai, Macron appelle Ferrand. Le ministre est dans sa voiture, filant vers la Bretagne pour lancer la campagne des législatives dans sa circonscription. Richard Ferrand propose au Président de démissionner. Emmanuel Macron refuse. Pour le président de la République, son ministre et ami est une victime collatérale d’une bataille qui se livre avec… la presse. Emmanuel Macron vient de rompre avec la pratique de ses deux prédécesseurs à l’Élysée. Fini la connivence et les confidences. Fini l’accès aux conseillers. Piquée au vif, la presse réagirait « comme un toxicomane qu’on vient brutalement de priver de drogue », commente-t-on dans l’entourage du chef de l’État. Politiquement, Emmanuel Macron n’a aucun intérêt à abandonner son ministre. Après Ferrand, qui sera le prochain ? La situation pourrait devenir ingérable. L’Elysée et Matignon décident de « ne rien lâcher ».

Le Canard, l’AFP, Le Parisien…


Mais un avocat brestois, ancien bâtonnier, va relancer la machine médiatique. Alain Castel représentait un des créanciers du propriétaire du bien vendu à la compagne de Richard Ferrand. Il est persuadé que l’opération immobilière est « fumeuse », et promet un document accablant à ses yeux : un compromis de vente signé de la main de Richard Ferrand. Pour l’avocat, les Mutuelles ont été lésées et auraient mieux fait d’acheter. Le Canard Enchaîné est prévenu le jeudi 25 mai. Le Télégramme, le lendemain après-midi.

En ce long pont de l’Ascension, recouper les informations, trouver les acteurs clés du dossier et un spécialiste du code de la mutualité relève de l’impossible. D’autres rédactions ont également été mises dans la boucle, dont Le Parisien et l’AFP. Le lundi 29 mai, Le Parisien publie les accusations du juriste, et la réponse du ministre. Le Télégramme boucle et publie son enquête en fin de matinée. Les acteurs clés du dossier avec lesquels il a pu entrer en contact viennent contredire la version livrée par Alain Castel.

La marche ratée vers le perchoir


Une frénétique quête d’information s’empare alors de la presse (lire ci-contre). La succession de « révélations » qui suit conduit le parquet de Brest à ouvrir une enquête préliminaire, le 1er juin. Le soir même, très éprouvé, Richard Ferrand propose une nouvelle fois, mais de manière formelle cette fois-ci, sa démission au Président. L’Élysée, Matignon, ses avocats et ses proches le font finalement renoncer. Pas question de céder. Ferrand repart en campagne et est réélu député de la 6e circonscription du Finistère, avec 56,41 % des votes.

Le lendemain, nouveau coup de tonnerre. De l’Élysée cette fois : Richard Ferrand doit quitter le gouvernement. Officiellement, pas en raison de la polémique qui le poursuit, mais pour lui proposer un poste de confiance : présider les 310 députés de la République en Marche à l’Assemblée. En coulisses, le scénario du départ de Richard Ferrand était programmé depuis longtemps. Le dossier des Mutuelles de Bretagne n’a pas eu la peau du ministre. Ni celle du député. Elle a en revanche barré la route que lui avait tracée le président Macron. Celle qui devait le mener non pas à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée, mais à son perchoir.

« C’est à la présidence de l’Assemblée qu’il estimait que Richard Ferrand serait le plus utile », assure une source proche de l’Élysée. Jusqu’au dernier moment, le Président insiste pour que Ferrand accepte.

En pleine enquête préliminaire, ce dernier se méfie de François Bayrou, au ministère de la Justice. Ferrand-Bayrou : les deux hommes se détestent. Au point qu’ils ont failli en venir aux mains lors de la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République, à l’Élysée, nous confirme un témoin direct de la scène. Le député finistérien décline l’offre de Macron. Le 4e personnage de l’État ne sera pas Richard Ferrand, mais François de Rugy.


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