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mercredi 21 juin 2023

Procès de Gabriel Fortin : dépositions des victimes

Le procès a repris lundi, il se poursuit avec des avis ou dépositions émanant de ses deux employeurs auxquels il reproche des licenciements qu'il n'a pas digérés.

D'abord le DRH Bertrand Meichel, qui a bien un sentiment de culpabilité qualifié d'"irrationnel" mais prétend ne pas savoir pourquoi l'accusé a tué (il en a sûrement une petite idée, mais d'habitude, effectivement, les exclus ne tuent personne) :


https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2023/06/19/affaire-du-tueur-de-drh-suivez-le-cinquieme-jour-du-proces-de-gabriel-fortin-en-direct

 

  • 18:59

    En vidéo : le témoignage fort du seul rescapé du périple meurtrier

    Bertrand Meichel.
    Bertrand Meichel.

    "Si j'avais réussi à l'arrêter..." : le témoignage fort du seul rescapé du périple meurtrier

    Le seul rescapé du périple meurtrier, Bertrand Meichel, a accepté de s'exprimer comme rarement. Éprouvé par 2h45 d'audition, "dont une partie où [il a] eu l'impression d'être coupable", ce DRH qui approche 60 ans se confie sur son ressenti après cinq jours de procès. La vidéo est à découvrir ici.

  • 18:00

    L'audience est suspendue

    Invité par le président de la cour à réagir sur les débats de la journée, Gabriel Fortin répond : "J'espère que Maître Jean-Christophe Leduc (avocat que l'accusé avait sollicité pour engager une action devant le conseil des prud'hommes dans le cadre du litige relatif à son licenciement de la société Francel, ndlr) viendra ici pour rétablir la vérité ".
    Questionné sur la teneur de ses écrits depuis le début des débats, Gabriel Fortin lâche : "Je ne dis rien".
    L'audience est suspendue. Elle reprendra mardi à 9 heures.

  • 17:59

    « Le syndrome du survivant » pour Bertrand Meichel, selon l'experte psychologue

    Selon l'experte psychologue qui a procédé à l'examen de Bertrand Meichel, ce dernier « présente un syndrome de stress post-traumatique et un syndrome du survivant, avec une culpabilité intense et irrationnelle ».


  • 16:57

    « Trois personnes ont été tuées et je ne sais toujours pas pourquoi », conclut Bertrand Meichel

    La défense de Gabriel Fortin interroge à son tour Bertrand Meichel, qui a eu à gérer le licenciement de l'accusé de la société Francel en 2006. Maîtres Galland et Chateau soulignent la rapidité des faits : 26 juillet, évaluation du travail de M. Fortin, arrivé neuf mois plus tôt ; 7 août envoi de la convocation à l'entretien préalable de licenciement pendant le congé que l'accusé s'était octroyé ; 23 août licenciement effectif pour faute.

    Bertrand Meichel peine à se souvenir. Il conclut, éprouvé par 2h30 de témoignage : « Trois personnes ont été tuées et je ne sais toujours pas pourquoi. »

  • 15:37

    Bertrand Meichel : « Je pense que j'étais condamné à mort »

    Bertrand Meichel confie à la barre : « Je pense que j'étais condamné à mort, comme les trois autres personnes. »

  • 15:16

    Le DRH Betrand Meichel, seul rescapé du périple de Gabriel Fortin, à propos d'Estelle Luce : « C'était quelqu'un d'exceptionnel »

    En début d'après-midi, pour la reprise de l'audience, Bertrand Meichel, seul rescapé de l'effroyable périple criminel, a témoigné.
    À la barre, le DRH, qui avait eu en charge, avec Estelle Luce, le licenciement de Gabriel Fortin en 2006, raconte la tentative d'assassinat qui l'a visé le 26 janvier 2021 en Alsace. Comment il a tenté de stopper son agresseur après le coup de feu manqué.
    « Je me doutais qu'il y avait un lien avec les faux profils (sur les réseaux sociaux), avec les licenciements. »
    La voix étranglée par l'émotion en évoquant Estelle Luce : « Je n'ai jamais connu dans ma carrière quelqu'un de semblable à Estelle. C'était quelqu'un d'exceptionnel. »
    Dans le box, Gabriel Fortin a été particulièrement attentif au récit de la victime.

     


Puis son dernier employeur, dont deux avis différents entre hier et ce matin :


https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2023/06/20/affaire-du-tueur-de-drh-suivez-le-sixieme-jour-du-proces-de-gabriel-fortin-en-direct


  • 09:56

    Le commandant Marc Giraud, chef de la police judiciaire de Valence, revient sur les 18 mois d'enquête dont il était en charge.

    Sur l'assassinat de Patricia Pasquion, responsable d'équipe au Pôle emploi de Valence, "à aucun moment il n'apparaît de lien direct avec Monsieur Fortin. Madame Pasquion se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment".

    Selon les investigations menées par la PJ de Valence, "Gabriel Fortin est venu quelques semaines avant les faits dans les locaux de Pôle emploi sous une identité fantaisiste".

    Le commandant Giraud précise qu'à Faun environnement, à Guilherand-Granges, "Gabriel Fortin ne donnait nullement satisfaction à sa hiérarchie, selon les témoignages recueillis. Son incompétence professionnelle et son incapacité à travailler en équipe ont conduit à son licenciement. Géraldine Caclin, directrice des ressources humaines de Faun environnement, a procédé à son licenciement en 2009, à la demande de la hiérarchie de Gabriel Fortin. Ce dernier a réalisé des surveillances physiques devant l'entreprise".

    La PJ de Valence a également été saisie des crimes commis en Alsace, donc de l'ensemble du périple criminel.



https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2023/06/21/affaire-du-tueur-de-drh-suivez-la-septieme-journee-du-proces


  • 12:37

    "Je souhaitais que l'humain revienne dans la société"

    Il ressort du témoignage de Philippe C, ancien supérieur hiérarchique de Gabriel Fortin, que l'accusé faisait de "nombreuses petites erreurs" au cours de sa présence chez Faun environnement en Ardèche, qui a duré à peine plus d'un an entre 2008-2009. Mais que ces erreurs n'étaient pas, selon lui, de nature à valoir un licenciement - notifié par courrier le 24 décembre 2009.

    C'est le dernier emploi connu de Fortin. Le licenciement a été conduit par Géraldine Caclin, DRH assassinée à son travail le 28 janvier 2021, et Philippe C, qui se dit convaincu d'avoir été lui aussi une cible.

    Par ailleurs, émerge une atmosphère délétère dans cette entreprise qui fabrique des camions poubelles. "Je souhaitais que l'humain revienne dans la société", dit Philippe C, qui l'a quittée le 1er avril dernier pour rejoindre une autre branche du même groupe.



Par ailleurs, le mari de la troisième victime, celle de Pôle emploi, très vindicatif, ce que l'on peut comprendre, ayant quand même perdu son épouse et la mère de ses enfants, a fait une réflexion intéressante, révélant clairement ce que tout le monde sait plus ou moins :

 

  • 10:01

    "Vous avez suicidé les autres"

    "Cet homme ne possède aucune des valeurs morales et humaines qui font ce que nous sommes". Jean-Luc Pasquion, le mari de Patricia, tuée à Pôle emploi Valence, à la barre des assises de la Drôme, se tourne vers l'accusé avec de la haine dans les yeux. "Vous êtes un monstre."
    "Je n'imagine pas que vous puissiez sortir vivant [de prison]. Je ne vous pardonnerai jamais".

    "Vous n'avez pas eu le courage de mettre fin à vos jours, vous avez suicidez les autres", assène M. Pasquion, qui reconnaît que la colère domine la peine.

    À la cour, il ajoute : "Si à l'issue du 30 juin [date du verdict] vous pourriez me le mettre à disposition, je pense que je lui réglerais son compte moi-même... Plus tôt il sortira de prison dans une caisse en bois, mieux je me porterai."


Oui, en effet, toux ceux que les uns ou les autres ont décidé d'exclure du monde du travail, quelles que soient leurs raisons, bonnes ou mauvaises, tout le monde en attend bien qu'ils se suicident et Pôle emploi se contente de gérer ce temps d'attente, en faisant en sorte de l'écourter autant que possible.


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