Elle a beau manipuler tous azimuts sur le réseau, son
activité connaît quand même quelques limites, celles de son
intelligence, car elle n’a sans doute jamais pensé que le numérique
pouvait la trahir :
Cheffe du département des politiques et financements de l’immobilier des établissements
Paris et périphérie
Laurence Cousin Picheau
Inspectrice d’academie chez Education Nationale -
Paris et périphérie
Anne Langlois
Professeur agrégée de Lettres modernes et comédienne
Paris et périphérie
Alisée Pereira
Secrétaire particulière du Service social en faveur des élèves –
DSDEN 54 chez Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
Nancy
Luc PIERRE DIT MERY
Maîtrise d’ouvrage et accompagnement des métiers – Gestion de
portefeuille produits et des trajectoires – Architecture d’entreprise et
gouvernance de la données
Paris
Bertrand Riffiod
Mission de l’orientation du scolaire vers le supérieur (Parcoursup), Ministère enseignement supérieur et recherche
Paris et périphérie
Carole Bur
France Communication Lead chez Doctolib
Paris et périphérie
André-Maurice Lasserre
Chef de la Section Ingénierie Pédagogique, Division Enseignement Numérique chez Gendarmerie Nationale
Limoges
David Miodownick
Conseiller parlementaire
Paris et périphérie
Alexandre Madinier
Avocat chez PARME Avocats
Paris et périphérie
Emmanuel Dupuis
Directeur de projet au Ministère de l’intérieur
Paris
Aurélien Barbé
Délégué général du Groupement national des Transports Combinés – GNTC
Paris et périphérie
Gilbert Cuzou
Chargé de développement chez Caritas
Paris et périphérie
Frédéric IBANEZ
Cybercriminalité & Délinquance financière
Poitiers et périphérie
Patrice Prat
Directeur OCYRES & Directeur associé chez Syntagme, communication & influence
France
Richard Dana
Délégué général chez Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMKR)
Paris
Fabrice Mattatia
Délégué à la protection des données chez Ministère de l’Intérieur
France
Philippe MIRABAUD
Conseiller gendarmerie du ministre de l’intérieur
Paris
Pierre VANDIER
Chef d’état-major de la Marine chez Marine Nationale
Il a fallu attendre le décès du monstre Raymond Gouardo pour que sa
fille Lydia, enfin libérée, puisse se mettre à en parler avec succès.
Depuis que le tueur en série dit « le Grêlé » a enfin été identifié
comme étant François Vérove, un ancien gendarme devenu policier en 1988
et qui s’est suicidé le 29 septembre dernier pour échapper à une justice
en passe de le rattraper, nous attendons aussi d’en savoir plus sur le
parcours criminel de celui-là, qui a très probablement fait bien plus
de victimes que celles qui lui sont aujourd’hui attribuées avec
certitude grâce à la preuve ADN.
Et là, je dois bien avouer que je m’impatiente et ne peux plus
attendre davantage pour mettre en évidence à l’attention de mes très
chers lecteurs les quelques similitudes et éventuels points de rencontre
que j’avais tout de suite remarqués entre eux et plusieurs autres
criminels de haut vol, dont mes harceleurs, comptant des pédophiles et
tortionnaires notoires qui se revendiquent eux-mêmes comme étant les
organisateurs de tous les attentats terroristes « islamistes » commis
sur le sol français ou contre des Français depuis mars 2012 – je mets le
mot « islamistes » entre guillemets car les organisateurs premiers de
ces attentats n’en sont absolument pas, ce sont des manipulateurs.
Commençons donc par les deux monstres Raymond Gouardo et François Vérove.
Ils se présentent tous deux comme des nostalgiques de l’Algérie
française, manifestent le même attrait pour les petites filles et les
tortures, et auraient de surcroît bien pu se croiser dans
l’arrondissement de Meaux où ils ont tous deux vécu dans le même temps,
dans les années 1980 et 1990, d’autant qu’ils évoluaient aussi tous
deux dans les forces de l’ordre ou leurs milieux, l’imprimeur Raymond
Gouardo en étant apparemment un indic. Rappelons encore au sujet de ce
dernier qu’il ne se contentait pas de violer sa fille, et éventuellement
d’attaquer d’autres fillettes, il la prostituait et aurait eu des
policiers parmi ses clients.
Leur proximité est si grande qu’il est même possible de les imaginer
complices pour plusieurs enlèvements, viols et meurtres de fillettes,
par exemple lorsque ceux-ci se caractérisent par le sentiment de toute
puissance de l’auteur ou des auteurs des faits agissant en plein jour
dans des endroits très fréquentés, et ce sans même se faire remarquer
comme suspects potentiels, comme s’il s’agissait de personnes dont la
présence est habituelle ou peut être parfaitement normale dans les lieux
publics dont il s’agit.
Continuons avec la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, et
ses complices de l’extrême-droite, qu’elle a bien convaincus eux aussi
de me harceler.
Voilà encore tout un lot d’individus qui se signalent comme des
nostalgiques de l’Algérie française, dont ils ont été rapatriés lors de
la guerre d’Algérie ou après son issue.
En effet, Josette Brenterch y vivait dans les années 1950 avec toute
sa famille, à Orléansville (aujourd’hui Chlef), où son père exerçait
comme gendarme, en relation avec le service départemental des
Renseignements généraux et l’état-major de la ZOA (Zone opérationnelle
ouest algérois). La jeune Josette aura sans doute été très impressionnée
par les attentats qui ciblaient alors les responsables, militaires et
policiers français, et sera toujours restée une fidèle partisane et
praticienne de la contre-insurrection qui fut organisée par le bureau de
la guerre psychologique et restera un modèle du genre, puisqu’elle
s’est ensuite elle-même spécialisée dans la manipulation des forces
« révolutionnaires » de la LCR, après avoir effectué son service
militaire volontaire dans la gendarmerie – une particularité de son CV
qu’elle a toujours soigneusement cachée à tous ses bons « camarades » de
l’extrême-gauche.
La « nostalgie » de tous ces pervers et tortionnaires extrêmement
sadiques est en fait, tout comme celle de Josette Brenterch, celle d’un
monde partagé de façon non équitable entre deux populations, d’une part
celle des êtres supérieurs dont ils estiment avoir toujours été du seul
fait de leur naissance, comme au temps des colonies, et d’autre part
celle, beaucoup plus abondante, des êtres inférieurs qui seraient tous
destinés à n’être toujours que les esclaves des premiers. Revenue en
France, à Brest, Josette a bien toujours été entretenue dans cette idée
dans les établissements d’enseignement catholique très huppés où ses
parents inscrivaient toute leur progéniture, afin qu’elle ne se
mélangeât point avec la plèbe locale – dont, pour ma part, je suis, bien
entendu, puisque je n’ai toujours fréquenté que des établissements
publics.
Cette même « nostalgie » avait déjà conduit des fils et filles bien
nés à fomenter la simili « révolution » de mai 68, afin d’abattre une
méritocratie en vertu de laquelle ils se voyaient régulièrement dépasser
par des enfants de pauvres aux têtes mieux faites que les leurs.
La vraie révolution en marche avec la popularisation de l’accès à
Internet, celle de l’advenue d’une démocratie qui se manifeste d’abord
par une libération un peu désordonnée de la parole des victimes du
totalitarisme de ces gens qui estiment toujours être en droit, d’une
part, de consommer comme ils l’entendent ceux qui leur seraient
inférieurs, et d’autre part, de tous les supprimer quand ils ne savent
rester à leur place ou menacent encore d’accéder à des postes plus
importants ou plus prestigieux que les leurs, cette vraie révolution,
donc, que permet la liberté d’expression en vigueur dans cet espace
public nouveau que nous fournit le réseau Internet, ne pouvait donc, de
nouveau, que provoquer chez ces abuseurs une réaction extrêmement
violente, une contre-insurrection menée tambour battant à grands coups
d’attentats islamistes par la folledingue Josette Brenterch et tous ses
complices de la bande du pédophile et cybercriminel notoire Pascal
Edouard Cyprien Luraghi.
Voilà pourquoi, depuis le début, ces attentats ont toujours
accompagné toutes leurs procédures abusives à mon encontre, procédures
toutes destinées à me faire taire ou me faire « boucler ma gueule »,
comme l’a toujours dit le psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.
Rappelons à ce sujet qu’il est remonté contre la liberté d’expression
au point d’en avoir fait le thème central de son attentat contre
Charlie Hebdo du 7 janvier 2015.
Mais il n’est évidemment pas le seul, il a toujours été rejoint en
cela par tous ceux qui pouvaient craindre tout comme lui d’être un jour
dénoncés ou simplement dérangés par une de leurs victimes usant de son
droit d’expression publique directe sur le réseau.
Je rappelle qu’en ce qui me concerne, je ne dénonçais personne avant
d’être harcelée autant sur le plan judiciaire que sur la toile par cette
bande de dégénérés qui au départ se plaignaient seulement que je
puisse, et pourtant de manière uniquement et parfaitement anonyme,
parler un peu de moi ou de ma vie, car rien de ce que je pouvais en dire
moi-même ne correspondait aux diverses « informations », toutes
mensongères, qu’ils diffusaient déjà à mon sujet dans tous leurs réseaux
depuis bien des années. Ainsi mes commentaires publics anonymes
dérangeaient-ils ces malfrats même lorsqu’ils portaient sur des sujets
tout autres ou parfaitement anodins, car ils révélaient chez moi une
personnalité réelle aux antipodes de celle qu’avait toujours présentée
partout mensongèrement la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest,
outre que cette dernière craignait aussi qu’ils ne me permissent de
sortir de l’isolement dans lequel elle me maintenait depuis des années
avec toutes ses campagnes de calomnies assorties d’agressions graves.
Aussi, du jour où l’on découvre l’identité du « Grêlé », on ne
s’étonne pas outre mesure de constater que lui aussi se mêle de
politique et s’intéresse tout particulièrement aux réseaux sociaux.
Puis l’on remarque avec intérêt qu’il était depuis longtemps installé
dans l’Hérault, d’où sont originaires deux de mes harceleurs et chefs
terroristes complices du duo Luraghi / Brenterch, le premier étant
lui-même établi depuis très longtemps en Thaïlande, et le second,
Jean-Marc Donnadieu, résidant toujours à Béziers ou à proximité, ceci
après avoir déjà relevé que les frères Kouachi ont passé toutes leurs
vacances d’été des années 1994 à 2000 dans ce même département, à La
Grande Motte, où François Vérove habitait lui-même en tout dernier lieu.
Et enfin, l’on s’interroge sur l’étrange parcours des terroristes en
fuite après leur attaque du 7 janvier 2015 : ayant d’abord filé vers
Soissons et les Ardennes de l’ogre Michel Fourniret, où ils s’étaient
tous deux mariés à Charleville-Mézières, ou peut-être en direction de la
Belgique où un imam complice leur aurait préparé une planque, ils ont
ensuite fait demi-tour pour revenir vers Paris ou Meaux et s’arrêter
finalement à l’entrée de Dammartin-en-Goële, dont l’agglomération est
contiguë à celle de Longperrier où vivait François Vérove dans les
années 1990.
Et bien entendu, l’on ne peut imaginer qu’ils ne connaissaient pas
déjà l’imprimerie où ils ont finalement trouvé la mort le 9 janvier
2015.
10 : Lydia Gouardo, son frère et sa sœur et ses sept enfants
Jugement
Statut
Affaire jugée : condamnation de sa belle-mère à quatre ans de prison
avec sursis pour non-empêchement de crime (son père étant mort avant la
révélation des faits)
En 1956, Raymond Gouardo et Jacqueline se marient. Le couple a deux
enfants, Bruno et Nadia. En 1962, alors que Raymond Gouardo purge cinq
ans de prison pour vol à main armée, Jacqueline lui apprend qu’elle est
enceinte d’un autre homme. Raymond reconnaît cependant l’enfant, Lydia
qui naît le 13novembre1962 à Maisons-Alfort1 ; elle serait en réalité la fille du père de Raymond2.
À sa sortie de prison, Raymond qui a rompu avec la mère de Lydia, a
refait sa vie avec une visiteuse de prison, Lucienne Ulpat, et veut
revoir ses enfants qui ont été abandonnés par Jacqueline et placés par
la DDASS
dans une famille d’accueil. Un soir, Raymond vient les chercher, armé
d’un fusil chargé et force la famille d’accueil à lui rendre ses
enfants.
Raymond Gouardo, Lucienne et les trois enfants vivent dans un appartement dans la cité populaire de Meaux.
Les deux parents sont imprimeurs et décident que leurs enfants ne
suivront plus l’école. Raymond commence à violer Nadia, puis, à huit
ans, Lydia, lui faisant parfois sentir de l’éther avant les viols
quotidiens lorsqu’elle se rebelle. Un jour, Lucienne Ulpat, fait prendre
un bain d’eau bouillante à Lydia qui fait un malaise à cause de la
douleur terrible. Puis Lucienne rajoute de l’eau de javel
et utilise une brosse pour chien qui arrache la peau si fragile d’une
si jeune enfant qui est brûlée au troisième degré et subit une dizaine
de greffes à l’hôpital où elle reste pendant huit mois jusqu’à ce que
son père la fasse sortir de force. Raymond séquestre ses filles dans
leurs chambres et va même jusqu’à violer leur intimité en perçant des
trous dans chaque pièce. Parfois Lucienne Ulpat observe ces viols par
l’œilleton.
Raymond gagne de l’argent grâce à la pension d’invalidité
des brûlures de Lydia et pour toucher l’invalidité totale, l’oblige à
rester en fauteuil roulant. Parfois, Lydia, souffre tellement de ses
brûlures que les voisins portent plainte, si bien que la famille se fait
expulser de son logement. En 1975, la famille emménage dans une vieille
ferme d’un village de Coulommes,
achetée à crédit grâce à la pension d’invalidité. Là, jusqu’en 1999,
l’année où il meurt, Raymond Gouardo, imprimeur ambulant, frappe et
viole ses enfants. Bruno s’enfuit du domicile familial lorsqu’il a
15 ans, Nadia 18 ans. Le jour où Lydia atteint la maturité, Raymond lui
annonce qu’elle a l’âge d’avoir des enfants. Six garçons naissent de
1982 à 1996. Pour être sûr d’obtenir une grossesse, il l’enchaîne à une
poutre dans le grenier pendant plusieurs jours3.
Les faits et l’enquête
Pendant sa séquestration par son père, Lydia fait plusieurs fugues et
des appels à l’aide judiciaire. Lors de la deuxième fugue, Raymond
l’enferme dans le grenier pendant six mois et la viole avec des
ustensiles de cuisine puis avec des outils. Elle serait allée se
réfugier à la gendarmerie, à plusieurs reprises. Mais les forces de l’ordre l’auraient livrée de nouveau à son bourreau, « par peur de son père1 » et ni le système judiciaire, ni l’aide sociale, pas plus que les personnes environnantes de cette famille n’auraient agi1.
Quatre ans après la mort de son père, la jeune fille intente un
procès contre sa belle-mère qui est condamnée pour non-dénonciation de
crime et agression sexuelle sur l’un des fils de Lydia. Elle est
condamnée à trois ans de prison avec sursis en première instance puis
quatre ans de prison avec sursis en seconde instance4,5,6.
Raymond Gouardo est fortement soupçonné par sa fille Lydia d’être l’auteur des enlèvements et meurtres de Virginie Delmas et de Perrine Vigneron7,8,9.
À la suite des procès et de l’affaire Fritzl, une indignation médiatique s’abat sur les habitants de Coulommes où habitait la famille et la cité de Meaux où le père travaillait11.
Léonore Le Caisne, ethnologue au CNRS, a publié un livre sur l’affaire (Un inceste ordinaire. Et pourtant tout le monde savait, Belin, 201412). À partir d’une enquête ethnographique d’une année dans le village de Coulommes et Meaux,
la chercheuse a essayé de comprendre pourquoi, alors que tout le monde
(habitants et élus) « savait » que Raymond Gouardo « faisait des enfants
à sa fille », personne n’a signalé les faits.
Lydia a depuis refait sa vie avec Sylvain Skirlo, avec qui elle a deux enfants1.
« Violée, battue, torturée pendant vingt-huit ans, Lydia Gouardo a
eu six fils de son père, aujourd’hui décédé. Tout le village savait, et
aucune autorité, école, médecins ou services sociaux, n’est jamais
intervenue. »
Actif durant les années 1980 et les années 1990 en région parisienne, il intègre de 1983 à 1988 la Gendarmerie nationale comme motard de la Garde républicaine. Il poursuit ensuite sa carrière comme policier au sein de la Police nationale, notamment à la préfecture de police de Paris, avant d’être retraité et de connaître une brève période d’élu local à Prades-le-Lez. Il échappe aux autorités pendant près de 35 ans, bien que les enquêteurs disposent de ses empreintes digitales et, à partir de 2001, de son profil génétique.
Le tueur est surnommé le « Grêlé » par la police et les médias en
raison d’une peau marquée par des cicatrices de boutons selon des
témoins, stigmates qui s’atténuent au fil des années.
Le « Grêlé » possède un profil criminel atypique qui intrigue
longtemps la police judiciaire. D’abord tueur et violeur d’enfants avec
le meurtre de Cécile Bloch en 1986, il tue ensuite deux adultes dans le 4e arrondissement de Paris en 1987 (Affaire Politi-Müller)
puis disparaît pendant plusieurs années. La police établit plus tard
son implication dans un enlèvement et viol d’enfant initié en 1994 à Mitry-Mory, en Seine-et-Marne,
avant de perdre définitivement sa trace. À plusieurs reprises au cours
de son parcours criminel, il présente une carte de police à ses victimes
afin de tromper leur vigilance.
Ce n’est qu’en 2021
que la police judiciaire remonte finalement à lui en décidant
d’interroger près de 750 gendarmes ayant opéré en région parisienne au
moment des faits, dont François Vérove. Comprenant qu’il est sur le
point d’être démasqué, celui-ci se suicide le 29septembre2021 au Grau-du-Roi dans le Gard, après avoir confessé ses crimes dans une lettre.
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François Vérove naît le 22janvier1962 à Gravelines dans le Nord1. Enfant unique, il grandit à Marcq-en-Barœul dans les années 1970, élevé par un père très strict avec lui2, sa belle-mère et ses deux demi-sœurs, sa mère étant décédée de la grippe deux semaines avant leur déménagement3,4.
Denis Jacob, fondateur du syndicat Alternative Police et ancien membre du syndicat Alliance Police nationale, responsable du département des Hauts-de-Seine
entre 1995 et 1999, a côtoyé pendant quatre ans François Vérove.
Celui-ci était en effet délégué pour les motards de la police nationale à
la même époque22.
Il le décrit comme « un monsieur tout le monde », d’une « gentillesse
absolue », toujours « prêt à servir » et à se rendre disponible pour
leur activité syndicale. Néanmoins, il le dépeint aussi comme un individu capable de « s’énerver facilement ». Dépressif,
sous traitement médicamenteux, François Vérove aurait connu à cette
époque d’importantes souffrances psychologiques et se serait arrêté de
nombreux mois en maladie23. Denis Jacob fêtait tous les ans le Nouvel An avec François Vérove au Paradis Latin.
Parcours criminel
Crimes attestés par l’ADN
Agression dans le 13e arrondissement et meurtre de Cécile Bloch
Le parcours criminel connu du tueur commence le 7avril1986 dans le 13e arrondissement de Paris
quand une fillette de huit ans croise sa route dans l’ascenseur de son
immeuble. Vérove l’entraîne au sous-sol où il la viole et l’étrangle
avec une cordelette avant de s’enfuir, croyant probablement l’avoir
tuée. La victime survit à l’agression et donne l’alerte.
Façade d’un immeuble de la cité Fontainebleau au 116 rue Petit, vue de la rue Eugène-Jumin, lieu du viol et assassinat de Cécile Bloch.
Le prédateur récidive, dans le 19e arrondissement, moins d’un mois plus tard le 5mai1986, au 116 rue Petit. Cécile Bloch, onze ans, est agressée
dans son ascenseur alors qu’elle se rend au collège. Vérove l’emmène
dans un local situé au 3e sous-sol de la résidence et la tue après
l’avoir violée. Vers 15 h, Cécile est retrouvée poignardée, étranglée,
la colonne vertébrale brisée. Son corps est enroulé dans un morceau de
moquette. Il s’agit du premier meurtre officiellement attribué à celui
que la presse va surnommer le « tueur au visage grêlé ». Les témoins qui
l’avaient croisés dans l’ascenseur le matin du meurtre, dont le
demi-frère et les parents de la victime, dressent en effet le portrait
d’un jeune homme avec un visage à la peau irrégulière24,25.
Affaire Politi-Müller
Cette affaire, qui débute le 28avril1987 dans le quartier du Marais
à Paris, constitue un cas à part dans le parcours criminel de François
Vérove. Les victimes ne sont plus des enfants mais deux adultes,
retrouvés morts dans un appartement de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
dans des conditions particulières sordides. Gilles Politi, technicien
aérien de trente-huit ans, gît nu dans une position singulière : allongé
sur le ventre, il a les jambes et les bras attachés dans le dos. Il a
été étranglé selon une technique baptisée le « garrot espagnol »,
habituellement maîtrisée par les militaires. Irmgard Müller, jeune
fille au pair allemande de vingt ans employée par la famille Politi, est
accrochée par les bras aux montants d’un lit superposé, ses cordes
vocales tranchées à l’arme blanche. Les deux victimes ont subi des
brûlures de cigarette26,27.
L’enquête démontre que l’assassin connaissait la jeune allemande avec
qui il avait entretenu une relation. Un nom retrouvé dans le carnet de
contacts d’Irmgard Müller, « Élie Lauringe », n’existe en effet pas à l’état civil, ce qui suggère aux enquêteurs qu’il pourrait s’agir d’un pseudonyme
utilisé par le tueur. Les témoins relatent que, la veille du meurtre,
un jeune homme athlétique d’une vingtaine d’années avait été vu en
compagnie de la jeune fille au pair en train d’avoir une altercation
puis, plus tard, entrant dans son appartement situé rue de Sévigné. Le matin du meurtre, un homme à la description semblable est vu négociant à l’interphone avec Irmgard Müller avant de se faire ouvrir à la porte28. L’autopsie
révèle en outre que, la veille du double meurtre, Irmgard Müller avait
eu un rapport sexuel consenti avec un individu dont le sperme est
retrouvé sur un tampon. Pour les enquêteurs, il s’agit vraisemblablement
du même homme.
À l’époque, la police judiciaire ne dispose pas des empreintes ADN
et ne soupçonne pas que le meurtrier sadique du Marais puisse également
être le prédateur recherché pour le meurtre de Cécile Bloch. Ce n’est
qu’en 2001, quatorze ans après les faits, qu’une analyse génétique révèle que le sperme est celui du « tueur au visage grêlé » recherché depuis 1986.
La même empreinte ADN est présente sur les mégots de cigarette
retrouvés à proximité des corps, ce qui confirme que l’assassin du
Marais est bien François Vérove16.
Agression et viol dans le 14e arrondissement (1987)
Le 27octobre1987, la police judiciaire retrouve la trace de François Vérove dans le 14e arrondissement de Paris.
Aux alentours de midi, une collégienne de quatorze ans qui rentre chez
elle est abordée par un jeune homme se prétendant policier qui
l’interpelle sous le prétexte de mener une enquête. Une fois dans son
appartement, il lui passe les menottes avant de la violer, mais lui
laisse la vie sauve. Il abandonne finalement sa victime après avoir
cambriolé l’appartement. À l’époque les enquêteurs soupçonnent déjà le
Grêlé d’être l’auteur de cette agression, mais ce n’est qu’en 1996 que
sa culpabilité est démontrée par l’ADN. Il s’agit de la dernière agression connue de François Vérove avant une période de silence de sept ans.
Enlèvement et viol d’Ingrid G. initié à Mitry-Mory (1994)
Le 29juin1994, l’ex-garde républicain frappe à nouveau à Mitry-Mory en Seine-et-Marne. Une fillette de onze ans se déplaçant à vélo le long de la ligne à grande vitesse
est abordée par un homme qui se dit policier et lui ordonne de monter
dans sa voiture sous prétexte de l’emmener au commissariat. La victime
obtempère et subit alors un enlèvement. Vérove roule pendant plus d’une
heure, trajet durant lequel il discute avec la fillette. Parvenu à Saclay, dans l’Essonne,
il emmène sa victime dans une ferme abandonnée. Il l’attache et la
viole avant de s’enfuir brusquement sans l’avoir tuée. Il laisse
derrière lui des traces ADN qui permettront de relier cette affaire aux
autres crimes du tueur à la peau grêlée.
Autres affaires
François Vérove est suspecté d’être l’auteur d’autres agressions et
crimes. Il pourrait être notamment impliqué dans les meurtres de :
Sophie Narme25, 23 ans, stagiaire au sein d’une agence immobilière et tuée dans un appartement qu’elle faisait visiter dans le 19e arrondissement de Paris, le 5décembre1991.
Karine Leroy29, 19 ans, disparue à Meaux (Seine-et-Marne) le 9juin1994 et dont le corps fut retrouvé dans une forêt de la région un mois plus tard16.
Mort et identification
L’enquête de la brigade criminelle, reprise ensuite au sein de cette
brigade par l’unité d’analyse criminelle et des affaires classées,
s’était orientée vers un criminel issu des forces de l’ordre en activité
à l’époque des faits à cause de plusieurs éléments qui s’accumulaient
pourtant depuis des décennies : utilisation à plusieurs reprises d’une
carte professionnelle de policier ou de gendarme sur laquelle figurait
la mention « sous officier » (utilisation lors de laquelle il avait même
donné son véritable prénom lors d’une fête dans les années 1980), d’un talkie-walkie, de menottes
professionnelles, maîtrise du jargon policier (corroboré par plusieurs
témoins), soupçon de connaissance précise des procédures et manières
d’opérer des enquêteurs par sa capacité à échapper à une enquête très
serrée16.
Dans l’affaire du double meurtre du Marais en 1987 (Affaire Politi-Müller), il avait probablement donné à Irmgard Müller une fausse identité, Elie Lauringe, avec une fausse adresse dans le 13e arrondissement de Paris qui correspondait à un ancien local de la police.
En outre, la dernière affaire imputée au « Grêlé » avait eu lieu à Saclay près d’un centre d’entraînement de la gendarmerie.
En 2021, la nouvelle juge d’instruction sur ce dossier depuis
décembre 2014, Nathalie Turquey, avait demandé la convocation de 750
gendarmes présents en Île-de-France à l’époque des faits dont François Vérove16. Il se suicide avec un mélange d’alcool et de barbituriques antidouleurs30 dans un appartement loué pour quelques jours au Grau-du-Roi dans le Gard le 29 septembre 2021, après une convocation reçue par téléphone le 24 septembre 202117,31.
Cet appel, passé par une policière de la DTPJ (direction territoriale
de la police judiciaire) de Montpellier, lui adressait une convocation
pour le 6 octobre 2021, pour être auditionné dans le cadre d’une vieille
affaire criminelle des années 1980, à l’époque où il exerçait à Paris,
sans lui donner de précision autre qu’à l’issue de l’interrogatoire son ADN serait prélevé32,31.
Dans une lettre laissée dans l’appartement, il reconnaît « être un
grand criminel qui a commis des faits impardonnables jusqu’à la fin des
années 1990 ». Cette lettre est adressée à sa femme, à laquelle il
confie : « Tu avais décelé des choses chez moi quand j’étais plus jeune.
[…] J’ai fait du mal à des gens, j’ai tué des innocents. Je pense à
vous [sa compagne et ses enfants], et aux familles des victimes ». Il ne
donne le nom d’aucune de ses victimes et ne détaille pas les
circonstances de ses exactions. Il affirme avoir agi sous le coup de
« pulsions », les expliquant par une enfance difficile ; il affirme que
celles-ci auraient été apaisées par son mariage et la naissance de ses
enfants et qu’il se serait alors « pris en main » et n’aurait « rien
fait depuis 1997 »17,
sous-entendant ainsi l’existence de crimes autres que ceux connus par
la police, qui ne lui attribue des actes criminels avec certitude que
jusqu’en 199433Interprétation abusive ?. Dans la nuit du 30 septembre au 1er
octobre 2021, le parquet de Paris annonce qu’une « comparaison ADN [a]
établi ce jour une correspondance entre le profil génétique retrouvé sur
plusieurs scènes de crime et celui de l’homme décédé »16.
Les frères Kouachi sont français, issus d’une fratrie de cinq
enfants. Ils deviennent orphelins très tôt de leur père puis de leur
mère, qui se prostituait occasionnellement pour subvenir à leurs
besoins, décédée en 1995, enceinte d’un sixième enfant, probablement
suicidée avec des médicaments. Le parking de leur immeuble, rue
d’Aubervilliers dans le 19e arrondissement, est devenu un repaire de pédophiles, les enfants y traînant, les parents ne pouvant s’en occuper3, ils sont élevés en foyer d’accueil4 après une enfance au 156 rue d’Aubervilliers, à Paris5. Saïd, son frère Chérif, une sœur et un autre frère, sont placés au Centre des Monédières, appartenant à la Fondation Claude-Pompidou, à Treignac6, en Corrèze, de 1994 à 20007. Saïd y passe un CAP et un BEP d’hôtellerie avant de gagner Paris8. Chérif est scolarisé au lycée Georges-Cabanis de Brive-la-Gaillarde où il suit une formation en électrotechnique. Arrivé à Paris, il réalise des clips de rap et devient livreur chez El Primo Pizza9.
En janvier2005, connu des services de lutte antiterroriste, Chérif est appréhendé alors qu’il s’apprête à prendre l’avion pour Damas10.
Il se marie à Charleville-Mézières le 1er mars 2008, et a un enfant11 avec sa compagne Izzana qui a commencé à porter le niqab depuis son pèlerinage à La Mecque en 2008, avant d’abandonner son travail d’animatrice en crèche12.
En mai 2010, les enquêteurs de la sous-direction anti-terroriste avaient perquisitionné son domicile et celui d’Amedy Coulibaly dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem. Durant leurs investigations techniques dans le disque dur des ordinateurs des deux terroristes, les enquêteurs avaient trouvé de nombreuses photos pornographiques « classiques » et d’autres montrant des actes sexuels avec des enfants. Ces découvertes n’avaient pas fait l’objet d’investigations, le juge d’instruction antiterroriste Thierry Fragnoli
avait considéré qu’elles n’avaient pas de rapport avec les faits de
terrorisme dont ils étaient chargés. Les enquêteurs se demandent
aujourd’hui si ces images ne se sont pas retrouvées dans les disques
durs de leurs ordinateurs en raison de leur navigation sur des sites
internet adultes servant de boîte de messagerie discrète. Car on a déjà
vu des terroristes se parler sur des sites de jeux en ligne pour déjouer
la surveillance de leurs mails et de leurs communications téléphoniques14.
En 2011, Saïd reçoit un entraînement au combat et au maniement d’armes légères au Yémen15,16,17.
C’est en 2012 qu’il se marie à Charleville-Mézières où son frère s’était marié en 200818.
Il était inscrit sur la liste noire des terroristes aux États-Unis
depuis quelques années. Repéré à cause de son voyage au Yémen via le
sultanat d’Oman, il fait l’objet entre 2011 et 2014, de quinze mois d’écoutes et de quatre mois de surveillance physique. La Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité {CNCIS) met fin aux écoutes téléphoniques
en juin 2014 faute d’éléments probants en lien avec le terrorisme, les
écoutes ayant uniquement révélé des allusions à un trafic de
contrefaçons de vêtements et de chaussures de sport19.
Saïd Kouachi et son frère montraient encore, par l’itinéraire de leur
fuite en janvier 2015 vers la Belgique, des réflexes liés à leurs
attaches ardennaises20.
Criminalisation et attentats de janvier 2015 en France
Emprisonné entre janvier 2005 et octobre 2006, Chérif Kouachi fait en prison la connaissance de Djamel Beghal, qui devient son « nouveau mentor » : il se radicalise encore en prison21. Il fait également la connaissance d’Amedy Coulibaly, incarcéré pour des délits de droit commun, qui devient lui aussi proche de Beghal22. Condamné en 2008 à 3 ans de prison (dont 18 mois avec sursis)1 pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » du fait de recrutement de terroristes pour combattre en Irak23 dans le cadre de la filière des Buttes-Chaumont, Chérif Kouachi reste en liberté, sa peine ayant été couverte par la détention provisoire21.
Cherif Kouachi et son frère Saïd Kouachi sont répertoriés dans deux bases de données de sécurité1 des États-Unis : ils sont interdits de vol sur le territoire des États-Unis et listés dans la « no fly list » du Terrorist Screening Center ; et celle du TIDE — liste hautement confidentielle contenant les cas de terroristes soupçonnés ou connus24. Selon des sources européennes et américaines proches de l’enquête, Chérif Kouachi se serait rendu au Yémen en 2011 pour s’entraîner avec des militants islamistes liés à AQPA25.
Chérif fait l’objet entre 2011 et 2014, de deux ans de surveillance téléphonique. La CNCIS met fin aux écoutes téléphoniques
en juin 2014 faute d’éléments probants en lien avec le terrorisme, les
écoutes ayant uniquement révélé des allusions à un trafic de
contrefaçons de vêtements et de chaussures de sport19.
Les frères Kouachi connaissaient Amedy Coulibaly, qui est impliqué dans la fusillade de Montrouge le 8 janvier 2015 et dans la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes le 9 janvier 2015. Coulibaly affirme au téléphone à BFM TV s’être « synchronisé » avec les tueurs de Charlie Hebdo, et se réclame de l’organisation État islamique (dite « Daech »)26.
Le mercredi 7 janvier 2015, Chérif et Saïd Kouachi commettent à Paris l’attentat au siège de Charlie Hebdo,
tuant huit membres de la rédaction de l’hebdomadaire satirique, deux
policiers et deux autres personnes. Ils sont identifiés par la police
dans la soirée, grâce à la découverte d’une carte d’identité que Saïd Kouachi avait perdue dans le véhicule qui a permis leur fuite27.
Recherchés par toutes les polices de France, les frères Kouachi se retranchent dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële en Seine-et-Marne, vers 8 h 3028. Chérif Kouachi donne un entretien à un journaliste de BFM TV le matin du 9 janvier 2015 : il affirme être missionné et financé par Al-Qaïda du Yémen (AQPA) et avoir été formé par Anwar al-Awlaqi29.
Les deux frères avaient l’intention de prendre la fuite direction la Belgique où ils avaient prévu une planque à Bruxelles30.
Sépultures
Le 14 janvier 2015, le maire de Reims, Arnaud Robinet,
fait savoir qu’il refuse d’accueillir la dépouille d’un ou deux des
frères Kouachi à Reims. L’argument invoqué est celui de risque de
trouble à l’ordre public, compte tenu de risques de pèlerinages extrémistes ou de dégradation de sépulture en un lieu de recueillement31. En matière d’inhumation, la loi française dispose que l’autorisation est à demander au maire
de la commune du cimetière choisi. Le défunt peut être inhumé dans les
cimetières suivants : celui de la commune où le défunt habitait (Reims pour Saïd, Gennevilliers pour Chérif), celui de la commune où le défunt est mort (Dammartin-en-Goële), ou celui où est situé le caveau de famille32.
Le beau-frère de Chérif Kouachi (Mourad Hamid ou Hamyd) a été interpellé en juillet 2016 à la frontière bulgaro-turque35. Il est soupçonné de vouloir rejoindre Daech en Syrie. Il avait été entendu en janvier 2015 après l’attentat contre Charlie Hebdo au commissariat de Charleville-Mézières avant d’être relâché, libre de toute charge. Il est fiché S depuis les attentats de janvier 2015. Le 25 juillet 2016, sa famille a signalé sa disparition. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert le 29 juillet 2016 une information judiciaire en vue de délivrer un mandat d’arrêt européen à son encontre.
(en) Maïa de la Baume & Dan Bilefsky, « Bodies of French Gunmen Lie Unburied, and, It Appears, Mostly Unwanted », The New York Times, Friday, January 2015, p. A12.