On le savait déjà, mais là, c'est lui qui le dit à son public sur Twitter :
… suite à la publication d’une enquête du Télégramme sur les raisons ayant conduit des magistrats non finistériens, en l’occurrence de Saint-Brieuc, à poursuivre chez eux cet élu de Quimper pour des faits d’exercice illégal de la médecine et d’agressions sexuelles…
Notons que le très curieux ou très intrigué journaliste du Télégramme auteur de cette enquête hallucinante qui n’aura jamais porté sur l’essentiel des questions qui s’imposaient, à savoir, celles concernant les manifestes défaillances de la justice locale, et non de présumées maladies mentales dont seraient atteintes les femmes qui se plaignent de pervers et/ou les font poursuivre, n’est-ce pas… n’est autre que Thierry Charpentier, qui se fait régulièrement bisouter sur Twitter par le trafiquant de drogue, pédophile, cybercriminel, mythomane, calomniateur public et harceleur notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, sans s’être jamais interrogé sur toutes les libertés dont jouit cet individu…
Tant qu’à enquêter sur cette affaire, il aurait peut-être pu aussi s’intéresser un peu à l’auteur des faits, au lieu de n’interviewer qu’une de ses victimes disant d’elle-même avoir été naïve et n’être pas traumatisée, contrairement à celles qui ont porté plainte…
Mais non…
On y supplée ci-dessous avec quelques éléments de parcours de l’individu.
P.S. : Celui des journalistes du Télégramme qui se fait régulièrement peloter sur Twitter par le pédophile et cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi est le Brestois Hervé Chambonnière et non le Quimpérois Thierry Charpentier. On les confond assez souvent. Toutes mes excuses au second pour cette erreur.
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Emilie (*) avait classé l’affaire dans un recoin de son cerveau, parmi les souvenirs « un peu perturbants ». Tout lui est revenu en pleine poire, en juillet, lorsqu’elle a appris, par hasard, que Nicolas Gonidec comparaîtra, le 12 octobre, à Saint-Brieuc, pour exercice illégal du métier d’infirmier. Après réflexion, elle a trouvé « important d’en parler, si je ne suis pas la seule et qu’il a été plus loin avec d’autres ».
La trentenaire sud-finistérienne a dix ans de moins lorsqu’elle croise ce chef d’entreprise quimpérois. Elle travaille alors pour un fanzine nantais. À l’époque, un événement fait l’unanimité dans le monde culturel breton : le Cyber fest-noz. Ce défi technologique, créé à Quimper en 1999, fait se connecter, lors du festival de Cornouaille, les danseurs du monde entier. Pour écrire son article, Emilie contacte le responsable d’An Tour Tan, la société de production audiovisuelle qui capte et retransmet en direct l’événement. Lors de l’interview, elle lui fait part de son intérêt pour la photo. Échange de bons procédés : en retour, il la coopte pour être bénévole sur le festival de Cornouaille.

L’hiver suivant, elle a retrouvé sa cité universitaire lorsqu’elle est recontactée par Nicolas Gonidec. « Il me demandait un coup de main : faire des photos pour illustrer un article sur les prises de sang. J’ai trouvé ça un peu bizarre mais bon, je me disais surtout que ça allait ensuite être un bon plan pour avoir des pass pour les prochains festivals », se remémore-t-elle. Elle lui envoie quatre clichés de son bras, manche relevée, avec un garrot. Plus aucune nouvelle jusqu’à ce qu’en mars 2012, un « hello ! » apparaisse sur sa page Facebook. Nicolas Gonidec lui demande si elle serait « dispo pour l’aider à nouveau ? ». Il lui révèle qu’il a « une formation médicale », qu’il fait partie « d’un groupe de travail qui met au point une méthode de relaxation simple mais efficace à réaliser avant les prises de sang ou vaccins, et je dois tester cette méthode… Donc si tu veux bien, ce serait su-per-sym-pa ! ».

Le hic, c’est que Emilie n’est pas du tout stressée par les piqûres – elle donne régulièrement son sang -, et elle n’est pas trop dispo. « Mais je ne voulais pas lui répondre un non catégorique, pour ne pas me fermer la porte pour d’autres festivals ». Elle fait traîner les choses mais « il m’a relancé un paquet de fois ! ». Le 26 novembre, elle finit par dire oui, « pour être tranquille. Il m’a eue à l’usure ». Le lendemain, la voilà à Quimper, dans une pièce des locaux d’An Tour Tan. « Il est seul. Il y a un canapé, et, en face, une caméra sur un trépied. Il me réexplique le topo, qu’il teste une méthode de relaxation pour les personnes qui stressent avant une piqûre ». Elle s’installe sur le canapé. Il met la caméra en route. « Il me fait une première piqûre, sans rien injecter, de ce que je me souviens ».
Vient le second temps de l’expérience : La méthode de relaxation. « Ce dont je me rappelle, c’est qu’à un moment, il fallait se faire un massage de la poitrine. Il me dit : J’éteins la caméra. Je sors de la pièce. Il faut vraiment que tu sois relax pour faire ça ». Un brin interloquée, Emilie « (se) retrouve seule comme une conne. Je trouvais ça très bizarre. Je crois que je suis allée voir si la caméra était bien éteinte et puis je n’allais pas me tripoter la poitrine ! Je l’ai attendu… ». Lorsqu’il revient, Emilie lui assure qu’elle a suivi le protocole à la lettre. « Il me dit alors qu’il va faire une deuxième piqûre pour voir si la méthode a fonctionné ». La seringue contenait-elle ou non un produit ou son cerveau s’est-il mis en rideau devant l’étrangeté de la situation ? « C’est là que j’ai fait un malaise alors que ce n’est pas du tout mon genre ! Ça ne m’arrive jamais ».
Quand elle reprend ses esprits, il est à ses côtés, prévenant. « J’étais un peu dans les vapes et je me disais que c’était bizarre… Il a attendu que ça aille un peu mieux et puis merci, au revoir ! Il m’a dit qu’il me recontacterait. Ensuite, j’ai de nouveau été bénévole pour An Tour Tan. Il ne m’a rien demandé depuis », relate Emilie. Elle relativise : « Après coup, je me dis que j’ai été naïve, je n’avais qu’à dire non. Mais je ne suis pas traumatisée ». D’autres femmes le sont. Quatre d’entre elles se sont portées partie civile. Contacté par nos soins, le prévenu, qui fut conseiller municipal quimpérois délégué à la culture bretonne de 2014 à 2020, n’a pas souhaité livrer sa position avant le procès. Il est poursuivi pour exercice illégal de la profession d’infirmier – des faits commis à Rostrenen – mais aussi pour agression sexuelle, à Quimper et Bourg-Blanc.
(*) Prénom modifié
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Ce lundi, suite à la parution dans nos colonnes des poursuites dont fait l’objet l’ancien élu quimpérois Nicolas Gonidec, 40 ans, pour exercice illégal de la médecine et agressions sexuelles, les appels ont afflué au commissariat de Quimper. Uniquement des femmes, désireuses de savoir comment déposer plainte contre le responsable de la société web média An Tour Tan, ou tout du moins d’être partie prenante du procès qui devrait s’ouvrir ce mardi à Saint-Brieuc.
Pour rappel, il est reproché au chef d’entreprise, ancien conseiller municipal délégué à la culture bretonne de 2014 à 2020, de s’être fait passer pour un infirmier auprès de jeunes femmes, et d’avoir pratiqué sur elles, entre autres, des prélèvements et des exercices de relaxation, en filmant le tout. Jusqu’à présent, seules quatre victimes avaient franchi le pas, pour des faits commis à Rostrenen, Quimper et Bourg-Blanc.
Ce lundi, le commissariat de Quimper a finalement enregistré deux nouvelles procédures pour attouchements, ce que confirme le parquet de Saint-Brieuc. La première émane d’une jeune femme qui évoque des premières propositions remontant à 2009, des relances pour le vaccin contre la grippe en octobre 2020 et dernièrement contre la covid-19. La seconde a été déposée par une employée d’une structure événementielle en lien avec l’agglomération de Quimper qui a tout arrêté lorsqu’on lui a proposé un atelier sur l’orgasme thérapeutique.
Toutes les femmes impliquées dans cette affaire, qui s’étalerait sur près de vingt ans, ont en commun d’avoir répondu favorablement aux sollicitations de l’ancien élu, qu’il résumait ainsi dans un message : « J’aurais un petit service à te demander (confidentiel). Je fais actuellement une validation des acquis pour compléter ma formation dans le domaine médical, dans lequel je n’étais pas allé au bout. Je peux obtenir une certification de technicien préleveur mais pour cela, je dois justifier 60 actes, 30 sur des femmes et 30 sur des hommes, soit en faisant un stage quelque part, ce qui est impossible vu mon emploi du temps, soit de mon côté avec des personnes consentantes. Ce serait sympa si tu pouvais me consacrer dix minutes. Essentiellement des prises de sang, mais aussi de la relaxation. L’idéal c’est de faire ça au bureau d’An Tour Tan quand je suis seul ».
Maud (*), 35 ans, installée dans la région nantaise, évoque un choc lorsqu’elle a découvert l’enquête du Télégramme. « Moi, cela remonte à l’été 2010. J’étais danseuse dans un cercle et bénévole sur le Festival de Cornouaille, on se croisait souvent. Comme il était gentil, au centre d’un milieu dans lequel tout le monde se donne des coups de main, j’ai accepté. Comme chez le médecin, je me suis mise en sous-vêtements. Il m’a piqué sur les deux bras, et mis je ne sais quoi. J’ai dit non pour le massage de poitrine. Je l’ai recroisé à plusieurs reprises après. Il m’a dit que si j’en parlais, il diffuserait les vidéos de moi prises à moitié nue. Cet été, j’ai parlé à des copains pour la première fois de ce truc dégoûtant qui se rapproche d’une agression sexuelle ».
Au rang des victimes qui devraient déposer plainte dans les prochains jours, Sandrine (*) est convaincue qu’elles sont ainsi « des dizaines et des dizaines à avoir été abusées ». C’est pour cela qu’elle milite pour un report de l’audience de ce mardi. Ce qui ne semble pas être dans les intentions de la juridiction briochine. « D’où l’intérêt de se constituer partie civile pour demander ce report, argumente-t-elle, les victimes doivent avoir le temps d’agir ».
(*) Prénom modifié.

Journaliste adjoint au chef de rédaction
Le tribunal de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) va juger, ce mardi 12 octobre, un ancien élu de Quimper pour exercice illégal du métier d’infirmier et agressions sexuelles.
L’ex-élu de Quimper (Finistère) sera jugé ce mardi 12 octobre 2021, au tribunal de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) pour exercice illégal de la profession d’infirmier et agression sexuelle. | ARCHIVES
Ouest-France Publié le 11/10/2021 à 17h51
Nicolas Gonidec, 40 ans, est un ancien élu quimpérois. De 2014 à 2020, il a été conseiller municipal délégué à la langue bretonne et aux événements culturels. Il est également responsable d’An Tour Tan, société de production audiovisuelle qui organise le cyber fest-noz. Il est appelé à comparaître, devant le tribunal de Saint-Brieuc, pour exercice illégal de la profession d’infirmier, commis du 31 juillet 2020 au 17 février 2021, à Rostrenen (Côtes-d’Armor) et d’agressions sexuelles commises du 31 juillet 2020 au 10 février 2021, à Quimper (Finistère) et le 2 septembre 2020, à Bourg-Blanc (Finistère).
https://copainsdavant.linternaute.com/p/nicolas-gonidec-1832723
Nicolas GONIDEC est sur Copains d’avant. Pour le contacter, connectez-vous ou inscrivez-vous gratuitement.
- Fouesnant 1989 – 1992
- Fouesnant 1992 – 1996
- Quimper 1996 – 1999
- Quimper 2007 – maintenant
QUIMPER, France
2 déc. 1981 (39 ans)
Bonjour ! N’hésitez pas à me contacter !
Directeur de la SAS « An Tour Tan Web Média »
Voyages dans le mondeJ’y suis allé
https://www.penhars-infos.com/article-17199402.html
29 Février 2008
Publié par Penhars infos

Mercredi 22 mai 2019 12:43

André Guenegan, Guillaume Menguy, Allain Le Roux, Alain Guillou, Jean-Pierre Doucen, Ariane Guillou, Valérie Gacogne, Corine Nicolas, Didier Lennon et Nicolas Gonidec, tous élus de la majorité municipale de Quimper, appellent à voter LREM aux élections européennes.© ARCHIVES OUEST-FRANCE
Dimanche 26 mai 2019, se tiendront les élections européennes. À Quimper (Finistère), plusieurs élus de la majorité municipale – le maire Ludovic Jolivet a l’étiquette LR – font savoir, ce mercredi 22 mai, qu’ils voteront pour la liste « Renaissance » d’union LREM – Modem – Agir – Mouvement radical.
Parmi ces élus, on retrouve André Guénegan, adjoint chargé des ressources humaines, Guillaume Menguy, adjoint à l’urbanisme, Allain Le Roux, adjoint à la culture, Alain Guillou, adjoint aux sports, Jean-Pierre Doucen, adjoint à l’éducation, Ariane Guillou, Valérie Gacogne, Corine Nicolas, Didier Lennon et Nicolas Gonidec.
« Cette année, l’enjeu est primordial pour que la France continue
de peser dans l’Europe et que l’Europe pèse dans le monde. Nous appelons
donc les électeurs à se mobiliser »
, indiquent les élus dans un communiqué.
« Alors que les autres puissances mondiales s’organisent pour
prospérer (parfois contre nous), nous ne pouvons pas prendre le risque
de la discorde en Europe. L’union des démocraties européennes est une
nécessité absolue et l’exemple navrant du
Brexit
au Royaume-Uni ne doit pas se démultiplier car ce sont les peuples qui en souffriront les premiers. »
« Dans ce monde aux menaces économiques et militaires plus
nombreuses, nous ne pouvons pas nous passer d’Europe. Au contraire,
l’Europe est LA solution ! »
« Pour toutes ces raisons, nous, adjoints au maire de Quimper de
tendances et sensibilités diverses de la droite et du centre, nous
ferons, dimanche, le choix de l’efficacité et d’un vote utile pour la
France et pour l’Europe »
, concluent-ils.
Ouest-France
Ludovic Jolivet, le maire sortant de Quimper (Finistère), candidat à sa succession, a dévoilé sa liste vendredi 20 décembre 2019. Qui rempile ? Qui part ? Qui arrive ? Décryptage.

Vendredi 20 décembre 2019, le maire sortant de Quimper (Finistère) et candidat à sa succession sous l’étiquette Agir la droite constructive aux élections municipales de mars 2020 a présenté les 50 noms de sa liste Mon Parti, c’est Quimper.
Au sein de l’actuelle majorité de Ludovic Jolivet, quels élus repartent avec lui ? Qui s’en va ? Quelles sont les nouvelles têtes ?
Fin septembre 2019, de nombreux adjoints du maire Ludovic Jolivet se trouvaient à ses côtés lors de l’annonce de sa candidature. Voici la liste de ceux qui rempilent sur la liste Mon parti, c’est Quimper :
D’autres élus de la majorité ont fait le choix de rallier Ludovic Jolivet dès le 1er tour. En 2014, ils étaient aussi candidats mais sur la liste Quimper Viva’cité d’Isabelle Le Bal. Il s’agit de :

Lors de la présentation de ses co-listiers, Ludovic Jolivet a indiqué que la moitié des candidats avait été renouvelée par rapport à 2014. Voici celles et ceux qui arrivent :

Plusieurs adjoints et conseillers municipaux de l’actuelle majorité municipale ne figurent pas sur la liste Mon parti, c’est Quimper. Voici ceux qui se trouvaient sur la liste Osons Quimper ! de Ludovic Jolivet avant le 1er tour des élections municipales, en 2014.
Enfin, d’autres se trouvaient aussi sur la liste Osons Quimper ! Ils ont effectué le mandat en cours aux côtés du maire Ludovic Jolivet. Ceux-ci seront candidats en 2020 mais sur une autre liste. C’est le cas du photographe de Penhars, Christian Rose.
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Il faut bien dire qu’une mise en examen pour viol à Brest, ce n’est vraiment pas un fait banal…
Du coup, tout le monde s’interroge : quel vent mauvais souffle donc sur Brest en ce moment ?
Ou bien encore : la juge Céline Verdier aurait-elle pris un gros coup de soleil cet été ?
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C’était le 10 avril 2021. Ce jour-là, Herwann Asseh modifie sa photo de profil Facebook. Il la remplace par un court texte, énigmatique. On y lit notamment : « Parfois, même en essayant de faire au mieux, nous sommes le méchant de l’histoire d’une personne ». Ses fans, davantage habitués aux photos de visages radieux et de corps en apesanteur, sont circonspects.
Herwann Asseh, 46 ans, c’était jusque-là l’itinéraire d’un enfant gâté par la danse. En 20 ans, l’ex-champion du monde de Street Dance a fondé sa compagnie, baptisée « Moral Soul », et est devenu l’ambassadeur de sa ville d’adoption, Brest. Il est de ceux que l’émission Métropolis, sur Arte, choisit, en novembre 2019, pour être l’une des figures de proue de son reportage sur la cité du Ponant. On l’y voit danser sur la terrasse du bureau du maire, dominant la rue de Siam, et vanter « Brest, bourrée d’histoires, bourrée de rencontres ».
L’étape-clé de son ascension remonte à 1999, lorsque Jacques Blanc, directeur du Quartz, le propulse artiste associé de la Scène nationale brestoise. Depuis, nul besoin d’hologrammes : Herwann Asseh est omniprésent, de tous les stages, de tous les happenings dans les MPT, les écoles, les Ehpads… « On était toutes fans de lui », résume une admiratrice. Ses spectacles, conçus avec son alter ego féminin, sont très courus. Lui qui a commencé en dansant dans la rue obtient, en octobre 2015, une nouvelle reconnaissance des pouvoirs publics en installant sa compagnie dans le bel écrin de l’ancienne gare du Relecq-Kerhuon (29), rebaptisée « Fabrique des arts en mouvement ».
Rien ne résiste à son charme, à son allant. Herwann Asseh a-t-il fini par s’en persuader ? La « success story » prend un tour plus sombre en décembre 2020. Un soir, à l’issue d’un cours, il réunit ses élèves danseurs dans les vestiaires et leur annonce qu’il est papa. Une adolescente sort précipitamment en sanglots. Une autre la rejoint, veut la consoler. En pleurs, la jeune fille lui explique qu’elle pensait être sa petite amie. Voilà qu’elle découvre qu’il a une compagne, et des enfants ! La confidente est interloquée : elle aussi vit une liaison avec le chorégraphe !
Cet épisode sonne le glas d’un cloisonnement savamment entretenu par Herwann Asseh. Les jeunes femmes vont se confier les unes aux autres. Huit d’entre elles vont découvrir qu’elles ont été ses amantes et, selon elles, de manière forcée. Elles se tournent vers Sandrine Perirhin, élue en charge de la politique jeunesse. Cette dernière les oriente vers le planning familial de Brest, qui leur offrira un accompagnement sans failles.
C’est le maire du Relecq-Kerhuon qui, indirectement, leur fait franchir le pas du dépôt de plainte : en avril, Laurent Péron a connaissance d’informations jugées troublantes. « Fin avril, j’avais des éléments qui me laissaient penser qu’on n’était pas sur des rumeurs », dit-il. Il a en tête l’article 40 du code de procédure pénale : « Tout officier public qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ». Son courrier part le 2 mai.
Pendant tout ce printemps 2021, la suspension des subventions à Moral Soul, puis la démission de son conseil d’administration, ont alimenté les discussions. Et puis, après 20 ans à la tête de Moral Soul, Herwann Asseh a pris la tangente et annoncé la naissance d’une nouvelle compagnie, nommée « Fenikkusu » (« phénix » en japonais). Ce virage est mis sur le compte du chambardement lié à la crise sanitaire. En fait, Herwann Asseh ne va pas tarder à entamer une formation pour devenir pilote de drone.
Le 6 août 2021, il est mis en examen pour viols et agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité, viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, et corruption de mineur. Les faits couvrent une période allant de 2009 à 2021. L’instruction est confiée à la magistrate Céline Verdier. Herwann Asseh est laissé libre, sous contrôle judiciaire. À Brest, c’est le coup de tonnerre. Beaucoup tombent des nues. Pas tous. « La danse, dans le Finistère, c’est un petit milieu. Tout le monde se connaît de près ou de loin. Et quand même, il avait un regard un peu particulier sur les grandes adolescentes et on ne s’est pas toujours senti à l’aise », témoigne un danseur. « Quand on l’interrogeait sur cette proximité avec des jeunes filles, il nous parlait de fusion artistique », dit une autre.
Les adolescentes, elles, racontent toutes, peu ou prou, la même histoire. Herwann Asseh les a repérées lors d’un cours ou un stage découverte de la danse. Ils ont échangé leurs numéros de téléphone. « Unique », « exceptionnelle », « Tu es magnifique quand tu danses »… Il ne tarit pas d’éloges sur chacune. Les SMS, longs et flatteurs, pleuvent. « Il parle de coup de foudre artistique et personnel. Ce sont des mots qui résonnent très fort chez des adolescentes ! », témoigne Me Emilie Bruézière, avocate des plaignantes, spécialisée dans les dossiers de victimes d’agressions sexuelles.
Herwann Asseh leur aurait promis une carrière internationale dans la danse. Le Graal ! Mais, condition sine qua non, elles ne devaient pas en parler aux autres, qui ne comprendraient pas. Ce sera leur secret à eux. Ensuite, les textos prennent un autre tour. Herwann Asseh, adepte de la danse contact, aurait un credo : sans avoir connu la sexualité, on ne peut pas être vraiment à l’aise dans son corps. Particulièrement dans la danse, où l’un n’irait pas sans l’autre. Un couple de danseurs ne doit faire qu’un et se connaître intimement. D’après nos sources, sept des adolescentes sont mineures au moment des faits. La plupart ont connu des petits copains mais pas encore eu de relations sexuelles.
Alors, étaient-elles consentantes comme l’aurait prétendu le chorégraphe à un élu ? Contacté, Me Fabrice Quantin, avocat d’Herwann Asseh, réitère qu’il « réserve sa position ainsi que ses éléments de défense au magistrat instructeur ». Les plaignantes, elles, racontent des faits d’agression sexuelle et de viol, commis par leur professeur de danse, dans sa voiture, dans des résidences lors de déplacements, sur des plages, au sein de la Fabrique des Arts en mouvement, au Relecq-Kerhuon…
Deux d’entre elles tomberont enceintes. L’une vivra une fausse couche, seule, désorientée. La seconde prendra une pilule abortive mais connaîtra des complications qui lui vaudront d’être hospitalisée. « Aujourd’hui, elles ont peur qu’on leur reproche de faire tomber quelqu’un de son piédestal, peur d’être traitées de menteuses. Elles sont pressées d’être entendues par la justice. Pour elles, ce sera important », explique Me Bruézière.
En fin de semaine dernière, le maire de Brest, François Cuillandre, et l’ensemble des élus de Brest et Brest métropole ont indiqué dans un communiqué qu’ils « condamnaient avec la plus grande fermeté les faits reprochés à Herwann Asseh ». Cette déclaration a fait réagir l’avocat du chorégraphe mis en examen le 6 août dernier pour viols et agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité, viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, mais aussi corruption de mineur.
« Une telle déclaration, qui tient pour acquis que ce dernier serait coupable des faits pour lesquels il est mis en examen, apparaît faire fi de la présomption d’innocence qui bénéficie à Herwann Asseh », tient donc à rappeler Fabrice Quantin, avocat au barreau de Brest. Lequel « regrette cette déclaration hâtive, alors même qu’une instruction est en cours, et réserve sa position ainsi que ses éléments de défense au magistrat instructeur ». « Monsieur Herwann Asseh souhaite que la Justice pénale puisse investiguer sereinement pour permettre la manifestation de la vérité », conclut maître Quantin.
En cette rentrée, l’équipe du Quartz réagit à son tour à la mise en examen du chorégraphe et danseur brestois Herwann Asseh le 6 août, des chefs de viols et d’agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité, viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, mais aussi corruption de mineur.
Dans un communiqué, l’équipe de la scène nationale de Brest, qui a contribué à l’ascension du chorégraphe, « affirme son soutien aux victimes de violences sexuelles et salue l’action du Planning familial. Elle est une oreille attentive pour toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient faire part d’une situation de violence, quelle qu’elle soit. Plus que jamais, la mobilisation du secteur culturel est absolument nécessaire ».
Ce vendredi, les élus de la ville de Brest et de Brest métropole avaient également affirmé leur détermination « à lutter contre de tels actes et leurs auteurs, aux côtés des partenaires, associatifs et services de l’État concernés ». La collectivité envisage de se porter partie civile dans cette affaire.
La sombre nouvelle est tombée au cœur de l’été, le 6 août dernier : Herwann Asseh, le chorégraphe et professeur de danse brestois à la réputation nationale, a été mis en examen des chefs de viols et agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité, viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, mais aussi corruption de mineur. À l’origine de cette affaire, les plaintes de neuf jeunes femmes, toutes mineures au moment des faits, qui ont confirmé devant les enquêteurs des faits d’agressions sexuelles ou de viols. Ces faits s’étaleraient de 2008 à fin 2020.
« Les faits reprochés à Herwann Asseh, qui ont conduit après enquête à sa mise en examen, ont profondément surpris et choqué de nombreux Brestois et Brestoises, parmi lesquels de très nombreux acteurs et actrices culturels de Brest et du Finistère », indiquent dans un communiqué François Cuillandre et les élus de la Ville et de Brest métropole.
Tous disent « partager cette émotion et condamner avec la plus grande fermeté les faits qui sont reprochés à Herwann Asseh ». Ils souhaitent donc « manifester tout leur soutien aux jeunes filles victimes qui ont eu le courage de dénoncer les faits » et ils affirment leur détermination, « aux côtés des partenaires, associatifs et services de l’État concernés, à lutter contre de tels actes et leurs auteurs ».
Le communiqué précise que les avocats conseils de la collectivité examinent la possibilité de se porter partie civile aux côtés des victimes dans cette affaire. À la suite de la mise en examen du chorégraphe, un juge d’instruction a été saisi et dirige la poursuite de l’enquête. Herwann Asseh a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, avec interdiction de paraître dans le Finistère et d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs.
« Ce n’est pas possible. Je ne connais pas cette personne que vous décrivez. Ce ne peut pas être Herwann Asseh… » Cette sidération devant la mise en examen du chorégraphe, le vendredi 6 août 2021, à Brest (Finistère), pour corruption de mineurs, agressions sexuelles et viols, revient sans cesse.
Une sidération partagée par ceux et celles auditionnés pendant l’instruction. Choqués par les contradictions que révèle l’enquête sur une personnalité contrastée, un paradoxe ambulant.
« On ne peut nier son charisme, son aura, son pouvoir d’attraction hors normes », confirme un artiste connu. « Après les spectacles, Herwann Asseh était entouré d’une cour d’admirateurs. Les fans se bousculaient… » Un agent de sécurité se souvient : « Au final d’une représentation, on a dû faire évacuer la salle, le public ne voulait pas le lâcher. »
Aurait-il abusé de cette aura ? « Herwann Asseh a toujours évolué hors cadres, analyse une chargée de production. Mais ça ne l’a jamais empêché de réussir ses projets. Il était capable d’accomplir, seul, des travaux d’envergure dans un équipement prêté par la collectivité, sans demander d’autorisation. Et ça passait… »
Sidération, encore, parmi ceux qui ont croisé ce chorégraphe très actif en milieu carcéral : « Je n’aurais pas eu le même chemin de vie si je n’avais pas croisé Herwann Asseh ; je me suis reconstruit grâce à lui, à la capoeira et au hip-hop, raconte cet ex-détenu. Il m’a, littéralement, fait sortir de l’ombre. »
Idem pour ces jeunes athlètes révélés via le parkour, ce sport qui chorégraphie la mobilité et la course en milieu urbain : « J’étais un jeune de quartier mal barré, déclare ce « traceur ». Il m’a aidé à trouver ma voie, à me tenir droit. »
Très physique, Herwann Asseh montait des spectacles performants, en évoquant le dépassement de soi : « Je n’ai jamais vu un geste déplacé de sa part, jamais senti de dérapage, jure une interprète qui a, aussi, joué le rôle du « regard extérieur » pendant les répétitions. J’ai, parfois, senti des tensions dans la compagnie. Mais c’est normal qu’il y ait des frictions entre le chorégraphe et les interprètes. »
Comme l’immense majorité des mis en examen au XXIe siècle, son téléphone — 2 000 messages passés au crible ! — est devenu son pire ennemi. Difficile d’oublier avoir envoyé un message comme : « J’ai adoré cet après-midi passé ensemble. Il faudra le refaire. Mais surtout, n’en parle pas aux autres, elles seraient jalouses. »
Je me souviens voir débarquer, de nulle part, cette jeune fille persuadée d’intégrer la compagnie alors que son inexpérience était évidente.
— L’administratrice d’un théâtre
Elles se sont parlé, elles en ont parlé. « Polyamoureux, non exclusif, surtout pas polygame », ironise, amère, une ex-amie. Qui remarque que les jeunes femmes qui ont porté plainte contre le chorégraphe « sont présentes sur les images prises en octobre 2020, pour les 20 ans de Moral Soul ».
Des plaignantes qui, selon le communiqué du Planning familial, « souhaitent, en outre, pointer du doigt la glamourisation des relations abusives, notamment commises par des personnes influentes ».
« Je me souviens voir débarquer, de nulle part, cette jeune fille persuadée d’intégrer la compagnie alors que son inexpérience était évidente, confie l’administratrice d’un théâtre. Étrange ? Ou typique ? Si le chorégraphe, ce tout-puissant, l’imposait, qui pour le contredire ? »
Certaines relations, forcément, posent questions. « Vous êtes ensemble à la ville comme à la scène ? » Aux interrogations, fréquentes, sur la nature de la complicité qui pouvait lier sa danseuse vedette et le chorégraphe, le duo répondait, invariablement : « Nous vivons une fusion artistique. » Une contradiction, encore, que vient réveiller un autre SMS d’Herwann Asseh : « Pour bien danser, écrit-il à une danseuse, il faut être libéré sexuellement. »
De là à analyser sa trilogie, consacrée aux rapports femmes-hommes, à la sombre lumière des accusations portées ? Du-All met en scène un coup de foudre ; Manibus est centré sur les différences et les stéréotypes. Et F(h)ommes, axé sur le couple sous toutes ses formes…
Je n’ai jamais éprouvé de sensation de détournement, de posture subversive
— Une danseuse.
« Des amalgames absolument ridicules ! réagit une danseuse. Si ses spectacles se cristallisaient sur le corps des femmes, c’était une danse inscrite dans notre époque, avec un discours féministe, un ton militant. Je n’ai jamais éprouvé de sensation de détournement, de posture subversive. »
Par la voix de son avocat, le chorégraphe a récemment rappelé aux élus de Brest Métropole « qui tiennent pour acquis qu’il serait coupable », la présomption d’innocence : « Herwann Asseh réserve sa position ainsi que ses éléments de défense au magistrat instructeur, souligne maître Quantin. Il souhaite que la justice pénale puisse investiguer sereinement pour permettre la manifestation de la vérité. »
Troublant. « Ce n’est pas seulement une affaire de justice, observe un avocat. En plein #metoo, c’est, aussi, une affaire en vibration avec nos enjeux de société. »
« De la “standing ovation” à la débâcle, des embrassades en public avec les élus à l’opprobre officielle, observe un élu désormais à la retraite, le crash de Moral Soul est vertigineux. »
Environ 1 500 personnes, de tous horizons, participaient, par an, aux actions culturelles de Moral Soul, qui conçoit « la danse comme vecteur de lien social ». En 20 ans, Moral Soul a fait travailler 200 personnes, des danseurs aux professionnels des costumes en passant par les administratifs. En parallèle à sa carrière artistique, Herwann Asseh est intervenu pendant plus de quinze ans dans tous types de structures, maisons d’arrêt, Maisons pour tous, centres spécialisés, maisons de retraite, écoles, collèges, lycées, instituts.
« C’est terrible, je suis à la fois extrêmement en colère et triste, confie une ancienne de Moral Soul. On dirait que cette affaire entache toutes les belles choses accomplies, toutes les super collaborations. Famille, proches, associés… C’est tellement dur. Les dommages collatéraux sont énormes. Avoir Moral Soul sur son CV, c’est désormais la garantie d’être examiné avec suspicion. »
La compagnie Moral Soul existe encore. Elle n’est pas dissoute. En février 2021, son conseil d’administration, avant de démissionner, s’est acquitté de ses devoirs : gérer les ruptures de contrat de la vingtaine de salariés, annuler tous les spectacles programmés, payer les taxes et factures…
Avant sa mise en examen, Herwann Asseh a cru pouvoir rebondir, « renaître de ses cendres ». Accompagné de quelques proches collaborateurs, il a lancé des plans pour une nouvelle compagnie, baptisée « Fenikkusu », « Phoenix » en japonais. Il se serait ainsi focalisé exclusivement sur le parkour, cet art du déplacement en milieu urbain qu’il a contribué à populariser à Brest. Un nom en référence, aussi, aux « Yamakasi », héros d’un film consacré aux fondateurs de la discipline acrobatique.
Cette entreprise a immédiatement ravivé l’affaire. Le Planning familial, qui accompagne les plaignantes, a communiqué sur la démarche des jeunes femmes. Pour préciser que « leur décision d’entreprendre une démarche juridique était notamment motivée par le souhait d’empêcher le chorégraphe de continuer à encadrer des jeunes femmes mineures ».
Un nouveau conseil d’administration a donc pris, en urgence, la relève à Moral Soul. Pas pour de nouveaux projets, mais pour assumer les impératifs, comme payer l’Urssaf, gérer les subventions déjà versées par le conseil départemental du Finistère et le conseil régional de Bretagne, régler la location de boxes pour entreposer le matériel de la compagnie…
Il reste environ 40 000 € sur le compte. Dans ses statuts, une clause stipule que, si Moral Soul est dissoute, cette somme devra aller à une ou d’autres compagnies de danse, choisies après discussion avec les instances publiques.
1975. Naissance à Libreville, capitale du Gabon, d’une mère bretonne et d’un père gabonais, qui, opposant au régime d’Omar Bongo, passera dix ans en prison au Gabon.
1982. Arrive, à 7 ans, en France, avec sa mère, son frère et ses deux sœurs. La famille s’installe à Ploudalmézeau. Commence l’athlétisme à l’Institut national du sport puis en équipe de France.
1994. S’initie à la capoeira et au hip-hop à Paris.
1999. Sacré champion du monde de « street dance » à Mexico. Crée sa compagnie Moral Soul qui assure cours et créations de danse contemporaine et hip-hop.
1999-2011. Artiste associé puis en résidence au Quartz, la Scène nationale de Brest.
2000. Premières pièces Maman regarde puis Les Émigrants.
2012. Pour les fêtes maritimes Tonnerres de Brest 2012, monte Avoir 20 ans dans un port européen, avec 30 jeunes danseurs de cinq villes jumelles, Brest, Kiel, Plymouth, Cadix et Constanta. Et fait danser la population brestoise sur la Danse du tram, place de la Liberté, samedi 23 juin 2012, pour l’inauguration de la première ligne du transport en commun de Brest Métropole.
2015. Installation au Relecq-Kerhuon de la compagnie Moral Soul à La Gare, « Fabrique des arts en mouvement ».
2020. En octobre, événements anniversaires des 20 ans de Moral Soul.
2021. Neuf femmes portent plainte contre le chorégraphe de 46 ans. En août, mis en examen pour corruption de mineures, agressions sexuelles et viols, entre 2008 et décembre 2020. Placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, avec interdiction de paraître dans le Finistère et d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs.
Nina Siahpoush-Royoux | 11h14 – Aujourd’hui à 11h14 – Mis à jour le lun. 11 octobre 2021 à 12h38
@RACHID BELLAK / BESTIMAGE
Les 9 et 10 octobre, la ville de Saumur, dans le Maine-et-Loire, a accueilli les Journées nationales du Livre et du Vin. Parmi les personnalités publiques présentes, il y avait Patrick Poivre d’Arvor. De quoi faire couler beaucoup d’encre, notamment parce que l’ancien journaliste de 74 ans, qui a décerné un prix à l’écrivain Thibault de Montaigu pour son livre intitulé La Grâce, a fait l’objet de nombreuses accusations de viols. Même si l’enquête a été classée sans suite en juin dernier, pas moins de vingt-trois femmes ont été auditionnées.
Parmi elles, il y avait Hélène Devynck, qui a réagi sur son compte Twitter. Elle a notamment déploré le fait que Patrick Poivre d’Arvor ait « joué Le petit prince : ‘On ne voit bien qu’avec le cœur’ » alors qu’il a été traîné en justice par plusieurs personnes. « 23 femmes se sentent méprisées, moi la première », a-t-elle ajouté. Interviewée par L’Obs, elle a fait part de son indignation. « PPDA fait des signatures, va à des festivals, il est reçu partout, comme si de rien n’était. À chaque fois, c’est comme si on n’existait pas. Ça nous blesse. C’est insultant », a-t-elle affirmé, en parlant au nom de toutes les victimes présumées, qui ont accusé le présentateur de les avoir violées. Elle n’est pas la seule à s’être exprimée puisque la journaliste Emmanuelle Dancourt, a également rappelé son « combat » contre l’ex-compagnon de Claire Chazal, qui l’aurait « agressée sexuellement et harcelée pendant un an ». « Je suis écœurée par sa présence à Saumur », a-t-elle souligné dans son tweet.
Ce week-end au Salon du livre et du vin de Saumur, #ppda va jouer Le petit Prince; « On ne voit bien qu’avec le cœur ». Il remettra le « Prix Patrick Poivre d’Arvor ». 23 femmes se sentent méprisées, moi la première. pic.twitter.com/hTnkaOtMxB
— Devynck Hélène (@DevynckH) October 9, 2021
Au festival de #Saumur parmi les invités vedettes: @PPDA Personne n’a donc lu les témoignages des femmes violées? En France, #Metoo est une blague et la presse largement en dessous des enjeux comme le montre son silence autour du témoignage concernant @N_Hulot Étonnant, non? pic.twitter.com/jmFibmHGF1
— jean-michel aphatie (@jmaphatie) October 9, 2021
Autre coup de gueule, poussé cette fois par Jean-Michel Aphatie. Toujours sur le réseau social, notre confrère a exprimé son choc de voir ainsi Patrick Poivre d’Arvor mis sur le devant de la scène. « Personne n’a donc lu les témoignages des femmes violées ? En France, MeToo est une blague et la presse largement en dessous des enjeux », a-t-il regretté. Nos confrères de L’Obs ont contacté les organisateurs du festival pour chercher à en savoir plus et ces derniers ont expliqué que le journaliste « vient depuis de très nombreuses années à Saumur pour signer ses livres ». « Il y avait beaucoup de monde à son stand et à sa table ronde. On n’inviterait pas quelqu’un qui est en porte-à-faux avec des règles morales fondamentales et la justice. Nous, en tant qu’organisateurs de salons, nous ne sommes pas des procureurs de la République. On respecte la justice de notre pays à 200 % », ont-il affirmé, pour se dédouaner face aux critiques.
Article écrit avec la collaboration de 6Medias
Crédits photos : RACHID BELLAK / BESTIMAGE
Notons à ce propos que la grande copine brestoise du second, Céline Verdier, doyenne des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Brest, semble être originaire du même secteur que Claude Verdier, amant de Christian Giudicelli, l’ami avec lequel Gabriel Matzneff a passé de nombreuses vacances pédophiles aux Philippines.
Ses relations avec eux seraient-elles anciennes, voire familiales ?
Une chose est en tous les cas bien certaine : elle adule les pédophiles, particulièrement le Luraghi Pascal Edouard Cyprien, qu’elle n’a cessé de porter aux nues depuis au moins une bonne dizaine d’années en sachant pertinemment qu’il avait entrepris de rechercher toutes mes relations anciennes et actuelles, afin d’assassiner tous ceux qui m’ont connue et pouvoir ainsi plus aisément défoncer l’Etat français et son armée avec ses amis islamistes…
https://copainsdavant.linternaute.com/p/celine-verdier-5306732
Celine VERDIER est sur Copains d’avant. Pour la contacter, connectez-vous ou inscrivez-vous gratuitement.
- Bagnols sur ceze 1990 – 1994
- Brest 1995 – 1997
- Bordeaux 1997 – 2000
BREST, France
5 juil. 1979 (42 ans)
Je remarque au passage qu’elle a récemment supprimé de sa fiche Copains d’avant toute mention à ses fonctions actuelles de magistrate, à Brest, ainsi qu’à sa formation à l’Ecole nationale de la magistrature sitôt après ses études à l’IEP de Bordeaux, lesquelles y ont figuré durant plusieurs années.
Ce n’est pourtant pas elle qui craint grand-chose en affichant publiquement ce qu’elle est, les islamistes l’adorent autant que les pédophiles : c’est la juge à Lura, ils sont tous au courant depuis le début.
https://www.midilibre.fr/2011/08/01/quand-la-commune-inspirait-deux-artistes,364727.php

Quelques articles récents concernant La Roque ont brièvement mentionné les noms de Christian Giudicelli et de Claude Verdier : deux artistes talentueux dont les œuvres ont valorisé la région, bien au-delà des frontières. Ils ont, maintes fois, puisé leur inspiration, l’un pour la peinture, l’autre pour la littérature, dans le charme des vieux villages locaux, les faisant ainsi apprécier par un très large public.
Claude Verdier (1932-1997) quittait régulièrement Paris pour se ressourcer dans sa maison familiale à Goudargues, où sa mère enseigna le piano à plusieurs générations de Goudarguais. Par ses créations picturales, Claude recherchait inlassablement à percer le mystère de la nature et des vieilles bâtisses. Le site de La Roque l’attirait tellement qu’il lui consacra un livre et une exposition dans la capitale en 1971. Par cinq fois, la galerie d’art Anne-Colin exposa ses tableaux. Petite anecdote : cette galerie, située rue Mazarine, recevait à chaque fois, un visiteur de marque, François Mitterrand qui appréciait particulièrement Goudargues. En 2011, le domaine de Bel-Air rend hommage à Claude ; l’étiquette apposée sur les bouteilles de la cuvée, médaille d’or 2010, est une pointe sèche de l’artiste représentant La Roque.
Ces années de création artistiques (théâtres, décors, expositions, conférences etc.), Claude les a partagées avec son compagnon Christian Giudicelli.
Ce dernier, Nîmois de naissance, est devenu un homme de Lettres récompensé par les prix les plus prestigieux (prix Valéry-Larbaud, prix Jean-Freustié, prix Renaudot en 1986 pour le livre Station balnéaire). Son dernier ouvrage Square de la couronne (2010) se passe à Nîmes. Ses émissions sur France Culture ont séduit un large public. Il est conseiller littéraire chez Gallimard.
Fidèle à la mémoire de Claude et de leurs souvenirs communs de La Roque, Christian a accepté avec joie de préfacer le tout nouveau livre de Mme Frach-Descazeaux intitulé Vivre à La Roque au XVIIIe siècle ». (Midi Libre du 23 juillet 2011).
« Je ressens ce village, tout en traits coupés, comme l’étape d’un ultime pèlerinage », écrivait leur ami commun Boris Schreiber, lui aussi prix Renaudot.
Correspondant : 06 60 09 59 49
Christian Giudicelli, l’ami intime de Gabriel Matzneff
Capture YouTube / Gérard Courant
Le siège de Gallimard à Paris a été perquisitionné ce mercredi dans le cadre de l’enquête ouverte contre l’écrivain Gabriel Matzneff pour « viols sur mineur » de moins de 15 ans. La perquisition, révélée par Mediapart, a débuté dans la matinée et s’est achevée en tout début d’après-midi.
Les enquêteurs de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP) recherchaient notamment des passages écrits de l’écrivain ne figurant pas dans ses ouvrages publiés. Mais selon des sources proches du dossier et Mediapart, ils s’intéressent aussi à Christian Giudicelli, 78 ans, intime de Gabriel Matzneff et compagnon de ses voyages aux Philippines.
Lui-même romancier, il est membre du comité de lecture de Gallimard et dirige la collection « La fantaisie du voyageur » aux éditions Rocher, dans laquelle a publié Matzneff. Christian Giudicelli est l’un des dix jurés du prix Renaudot et a défendu à plusieurs reprises la candidature de son ami lors des délibérations, comme l’a raconté Le Monde.
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Très proche de Gabriel Matzneff, il se définissait lui-même dans son ouvrage Les Spectre Joyeux comme le « fidèle complice » de l’écrivain accusé de viols sur mineurs. Par ailleurs, comme le note Mediapart, dans un texte intitulé Gabriel infiniment aimable, publié dans le livre hommage des éditions du Sandre, Christian Giudicelli parlait de « coup de foudre » amical, pour décrire sa relation avec Matzneff, « un homme qui [lui] est si proche depuis environ trente-cinq ans ».
Sur le site matzneff.com, dédié à l’écrivain et qui a été supprimé en décembre dernier, la décennie 1980 mentionne plusieurs voyages à Manille avec Christian Giudicelli. Comme le souligne Mediapart, deux photos publiées dans le livre hommage des éditions du Sandre confirment ces voyages. Dans leurs ouvrages, les deux hommes se surnomment « 804″ pour Matzneff et « 811″ pour Giudicelli.
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Toujours dans le même livre hommage, Christian Giudicelli donne des détails sur leur relation. « Durant notre premier séjour à l’hôtel Tropicana [à Manille], lui habitait la chambre 804 [Eight o four] et moi la 811 [Eight one one] : ainsi, en bavardant, avons-nous pris l’habitude de nous désigner plutôt que par nos prénoms et, lorsqu’il s’agit d’évoquer, ici et là, en un court paragraphe, de menues coquineries et fredaines dont nous ne nous sentons guère coupables, mon cher Eight o four prend soin de dissimuler son cher Christian sous l’aile protectrice d’Eight one one : un tour de passe-passe qui n’abuse plus depuis longtemps ses fidèles lecteurs. » Des références à ces surnoms apparaîtront ensuite dans plusieurs de leurs romans respectifs.
Les clins d’oeil n’ont cependant pas toujours été aussi discrets. Dans La Prunelle de mes yeux, Gabriel Matzneff fait référence de manière plus ouverte à son ami. Alors qu’il raconte une scène où il sodomise une jeune fille, qui ressent des douleurs, il écrit : « Je me suis aussitôt retiré du ‘sentier des épices’ (ça, c’est une anecdote de Giudicelli, un ‘private joke’). »
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Au nom de cette amitié, Christian Giudicelli a-t-il cherché à protéger Gabriel Matzneff ? Toujours dans La Prunelle de mes yeux, l’écrivain raconte avoir été inquiété par la Brigade des mineurs, à la suite de lettres anonymes le dénonçant. « Hier soir, Christian Giudicelli (auquel, redoutant une perquisition, j’ai confié les photos de Vanessa prises chez moi et ses lettres), puis Marc Lacroix, ont été, comme toujours, des amis épatants », retrace-t-il.
Dans un entretien à l’ex-site Biffures, en 2008, Gabriel Matzneff déclarait avoir « autocensuré » des « passages » de ses écrits qui risquaient d’être « jugés spécialement scandaleux » après avoir notamment pris conseil auprès de Christian Giudicelli.
Matzneff ajoute avoir mis ces textes « en sécurité dans un coffre de banque ». Selon Mediapart, ce coffre-fort aurait été « localisé » par les enquêteurs.
Après Vanessa Springora, une autre femme, Francesca Gee, aujourd’hui âgée de 63 ans, accuse Gabriel Matzneff d’abus sexuels. Dans un livre auto-édité, L’arme la plus meurtrière, elle dresse le portrait implacable d’un prédateur et du système qui l’a protégé.

Lorsqu’elle a rencontré Matzneff, Francesca Gee avait quinze ans et lui trente-sept, le même âge qu’Humbert Humbert, le protagoniste de « Lolita » de Nabokov. Quand on a lu Vanessa Springora (Le Consentement, Grasset, 2020), on ne peut qu’être saisi par les similitudes entre les deux récits. Comme Vanessa, Francesca était une adolescente passionnée de littérature, dont les parents, fraîchement séparés, « sont trop pris par leur mélo personnel pour s’intéresser à ce que je deviens ».
« Mes appas, mon intelligence, ma simple existence sont portés aux nues. Comment résister à te tels compliments ? »
Un soir, à la sortie du cinéma, Francesca et sa mère tombent sur Matzneff, une vieille connaissance, perdue de vue depuis longtemps. Ah, le plaisir des retrouvailles ! Assez vite, cependant, la jeune Francesca, troublée, comprend que c’est après elle que l’écrivain en a, et non après sa journaliste de mère. « Grâce à son sismographe intérieur le détourneur de fillettes a détecté la fêlure et, sans hésiter, il a foncé », écrit-elle dans L’Arme la plus meurtrière.
Il appelle aux heures de bureau pour être sûr de tomber sur la jeune fille. Il lui propose de la voir, l’étourdit de discours. « Mes appas, mon intelligence, ma simple existence sont portés aux nues. Comment résister à te tels compliments ? Comment refuser de vivre, enfin, la vie d’une héroïne », écrit-elle dans un extrait du livre disponible sur son site.
Lorsqu’il se jette sur elle, lors d’une promenade sur les quais, elle ne peut pas retenir un mouvement de dégoût. « Tandis qu’il s’escrime sur ma bouche, mes yeux ouverts enregistrent la chair flasque du cou, la peau du menton un peu pendante. » Un peu plus tard, ce sera le lit « comme une arène ». Dire non ? Impensable. À cette adolescente peu sûre d’elle, on a appris à être polie, à faire plaisir, à obéir aux adultes.
Les adultes, justement, que pensent-ils de cette drôle d’affaire ? « Ma mère était très opposée à cette liaison, déclare Francesca Gee à France Inter, mais mon père y était très favorable. Il était tout à fait d’accord pour que je sois la maîtresse de Matzneff. » Dans cette famille, personne n’occupe la place qu’il devrait occuper. Personne ne fait ce qu’il devrait faire. Car si la mère est opposée à cette liaison, la jeune Francesca en découvre bientôt la raison : « Tu m’as volé mon amant », lance-t-elle un jour à sa fille médusée. « Quand une mère et sa fille ont des rapports avec le même homme, c’est un triangle incestueux », analyse Francesca Gee. Sa mère, aujourd’hui âgée de près de 90 ans, refuse d’aborder avec sa fille ce chapitre douloureux.
Pendant ce temps, l’écrivain resserre sa prise. « Gabriel Matzneff m’a mise en garde. (..) Le monde, celui des adultes, est méchant. Il ne supporte pas les gens qui s’aiment comme lui et moi nous aimons. Car « nous » nous aimons. C’est un dogme. » Il l’espionne, lui interdit de voir ses amis, manœuvre pour qu’elle soit inscrite dans un lycée près de chez lui, pille les lettres qu’elle lui a envoyées pour les publier, à son insu, dans son essai Les moins de seize ans. Les vacances, qu’elle passe à la neige ou dans sa famille italienne, sont une respiration bienvenue pour Francesca. Mais elle a beau se débattre, elle est engluée.
Matzneff, prudent, a toujours dans son portefeuille une lettre autographe de Pompidou, à en-tête de la Présidence de la République. Plus tard, elle sera remplacée par une lettre de Mitterrand. En cas d’ennuis avec la police, cela peut faire son effet. Rarement on a lu une aussi fine analyse du système de manipulation mis en place par un prédateur. « Matzneff m’aime comme il aime les côtes de bœuf et les vins de Bourgogne : il me dévore et me transforme en bouillie ; plus tard il me défèquera. »
À ses dix-huit ans, Franscesca Gee parvient enfin à le quitter. Mais on ne quitte pas Matzneff. Elle a beau mettre de la distance entre eux (elle vivra de nombreuses années à l’étranger), il la poursuit : dans son journal (publié) il la traite de « garce luciférienne » et autres vocables du même tonneau. Pire, il utilise une photo d’elle à quinze ans pour illustrer l’édition Folio d’un de ses livres.
C’est en vain qu’elle essaie de faire cesser l’utilisation de son image. L’écrivain est bien entouré. Il dispose de relais puissants. Deux avocats refusent de prendre le dossier qu’elle leur soumet. Essaie-t-elle de faire le récit de ce qui lui est arrivé ? Des éditeurs la découragent. Pendant ce temps, droite et gauche confondues, l’État « fait risette au pédopornographe en chef », constate, amère, Francesca Gee, avant d’énumérer les hochets honorifiques (mais pas seulement) offerts par les gouvernements successifs. Comment cela a-t-il été rendu possible ? C’est aussi le propos de ce livre. Récit d’une dépossession de soi mais aussi décryptage de ce que l’auteure appelle lors de notre entretien « le biotope de Gabriel Matzneff ». En clair, les relations et le système qui l’ont protégé.
Lorsqu’est paru Le Consentement, de Vanessa Springora, Francesca Gee a accueilli avec joie et soulagement la déflagration qui a accompagné la sortie du livre. Elle s’est d’abord dit que c’était réglé, qu’elle n’aurait plus à y revenir. Puis, petit à petit, le désir de reprendre son manuscrit refusé est apparu. « J’ai été si gravement insultée, il faut bien lui répondre à ce type ! On ne va pas faire comme s’il ne s’était rien passé, j’avais besoin de me défendre et de riposter ! », s’exclame-t-elle avec véhémence.
Francesca Gee a parlé à la presse pour la première fois l’an dernier. C’est au New York Times qu’elle a choisi de confier son récit, écartant d’office les journaux français. Pour son livre, L’Arme la plus meurtrière, elle opté pour l’auto-édition après quelques contacts infructueux dans l’édition. Des choix qui disent bien sa défiance à l’égard d’un système longtemps acquis à son prédateur et qui a érigé autour de lui une conspiration du silence.

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