C’est ce qui est précisé dans l’article ci-dessous,
publié à 12h44, avec bien d’autres détails sur le présumé coupable et
les faits qui lui sont reprochés : pompier volontaire, il aurait agi
seul, de son propre chef, et n’aurait été motivé que par l’argent.
Reste que tout à coup, l’affaire est révélée au public et embarrasse
la diplomatie française une semaine avant la visite attendue du ministre
des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en Israël et dans les
Territoires palestiniens, dans un contexte déjà tendu, de
« crispations » ravivées ces dernières semaines…
Pour autant, un responsable israélien affirme sous le couvert de l’anonymat :
« Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire ».
Conclusion : les autorités israéliennes ont juste voulu baffer un Romain.
Un agent consulaire français doit être présenté lundi à un juge
israélien pour avoir participé à un trafic d’armes dans les Territoires
palestiniens, accusation très rare, grave pour lui et délicate pour la
diplomatie française.
Par JB avec AFP Publié le 19/03/2018 à 12:44
Romain Franck, jeune contractuel originaire de Laventie et officiant comme chauffeur pour le consulat général français à Jérusalem, est accusé par Israël de s’être servi des privilèges associés aux activités diplomatiques pour faire sortir des dizaines d’armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie, pour le compte d’un réseau de trafiquants palestiniens, a indiqué la sécurité intérieure israélienne dans un communiqué.
Romain Franck, 23 ans, aurait agi pour l’argent et à l’insu du consulat général, dit le Shin Beth. Il se servait du véhicule consulaire,
soumis à un régime d’inspection peu strict de la part des Israéliens à
la sortie de la bande de Gaza, précise le Shin Beth. La bande de Gaza
est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme une organisation « terroriste » par Israël, qui lui a livré trois guerres depuis 2008.
L’enclave est soumise par ce dernier à un rigoureux blocus depuis dix ans, mais l’intérieur des véhicules diplomatiques est généralement exempt de contrôle. Romain Franck recevait les armes d’un Palestinien employé au Centre culturel français à Gaza,
franchissait le poste frontière d’Erez avec Israël, parcourait à
travers le territoire israélien les quelques dizaines de kilomètres
jusqu’en Cisjordanie, autre territoire palestinien, sous occupation
israélienne, indique le Shin Beth.
« Pour l’argent »
Là, il remettait les armes à un individu qui les revendait à des trafiquants, selon la même source. En tout, ce sont environ 70 pistolets et deux fusils automatiques qui auraient été transférés au cours de cinq voyages de Gaza en Cisjordanie. Neuf personnes en tout, dont un agent de sécurité palestinien du consulat général, ont été arrêtées, dit le Shin Beth.
Six d’entre elles, don Romain Franck, doivent être présentées lundi à un juge de Beer-Sheva (sud) qui devrait leur signifier leur inculpation. Romain Franck avait été recruté au consulat général de Jérusalem comme « volontaire international« ,
un statut qui permet à de jeunes adultes de bénéficier généralement
d’un contrat d’un an, éventuellement renouvelable, pour une
expérience professionnelle de terrain à l’étranger.
Le Shin Beth ne fait mention d’aucune motivation politique pro-palestinienne de sa part. »L’enquête fait clairement apparaître que l’employé du consulat français a agi pour l’argent, de son propre chef et à l’insu de ses supérieurs« , dit-il. Cependant, ajoute-t-il, « c’est une affaire très grave,
dans laquelle on a exploité de manière cynique l’immunité et les
privilèges accordés aux représentants étrangers, pour se livrer au
trafic de dizaines d’armes susceptibles d’être employées contre des
civils et des membres des forces de sécurité israéliens« .
Dans un contexte de persistance du vieux conflit israélo-palestinien et
d’attentats anti-israéliens, Israël déploie beaucoup d’énergie pour
démanteler les trafics d’armes, détruire les ateliers de fabrication et
empêcher le Hamas, enfermé dans la bande de Gaza, de porter la lutte en
Cisjordanie.
Discrétion israélienne
Le Hamas et Israël observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu de
part et d’autre de la barrière de sécurité qui ferme hermétiquement les
frontières. Les dernières semaines ont vu se raviver les crispations
autour de Gaza. L’affaire est potentiellement gênante pour la diplomatie française,
une semaine avant la visite attendue du ministre des Affaires
étrangères Jean-Yves Le Drian en Israël et dans les Territoires
palestiniens.
Le consulat général de Jérusalem n’a pas seulement une tâche consulaire, mais assure aussi une mission sensible de représentation diplomatique auprès
de l’Autorité palestinienne, embryon d’Etat palestinien
indépendant. Sans avoir de contact avec le Hamas, considéré comme
« terroriste » par l’Union européenne, les diplomates français se rendent régulièrement dans la bande de Gaza pour leur travail, à la différence par exemple des Américains.
Le Centre culturel français est la représentation étrangère la plus
visible dans l’enclave. Les autorités israéliennes sont cependant
restées extrêmement discrètes sur le sujet jusqu’à
lundi. Tout en soulignant la gravité des faits présumés, un
responsable israélien a remercié les Français pour leur coopération. »Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire« , a-t-il dit sous le couvert de l’anonymat »Nous prenons cette affaire très au sérieux et sommes en lien étroit avec les autorités israéliennes« , a indiqué de son côté un porte-parole de l’ambassade de France à Tel-Aviv.
A suivre ► Les proches de Romain Franck sous le choc : « Je suis sûr qu’il a été manipulé »
Les faits tout à coup reprochés à un employé de la
diplomatie française, un trafic portant sur des pistolets et deux fusils
automatiques, sont « graves », nous dit-on.
Hum… j’en connais d’autres bien plus graves qui n’ont jamais fait de bruit…
Israël : un employé de la diplomatie française interpellé pour trafic d’armes
Ce Français, employé du consulat général de France à Jérusalem, est
accusé de participation à un trafic d’armes de la bande de Gaza vers la
Cisjordanie.
Source AFP
Modifié le 19/03/2018 à 09:56 – Publié le 18/03/2018 à 20:40 | Le Point.fr
Les faits « graves » reprochés à cet agent de la diplomatie française
pourraient jeter un froid dans les relations diplomatiques entre la France et Israël.
Un agent consulaire français dans les Territoires palestiniens est
accusé de s’être servi des privilèges associés aux activités
diplomatiques pour participer à un trafic d’armes de la bande de Gaza
vers la Cisjordanie, a indiqué la sécurité intérieure israélienne ce
lundi 19 mars. Romain Franck, agent du consulat général de France à
Jérusalem, est soupçonné d’avoir fait sortir environ 70 pistolets
et 2 fusils automatiques de la bande de Gaza, selon le Shin Beth. Arrête
mi-février, il doit être inculpé ce lundi 19 mars en même temps que
plusieurs autres membres, palestiniens, du réseau.
Des navettes entre Jérusalem et la bande de Gaza
Ce Français accomplissait diverses tâches, dont celle de conducteur,
pour le consulat général français, effectuant par exemple des navettes
entre Jérusalem et la bande de Gaza, territoire placé sous blocus
israélien et dirigé par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël.
Il se servait du véhicule consulaire, soumis à un régime d’inspection
peu rigoureux de la part des Israéliens à la sortie de la bande de Gaza,
a précisé le Shin Beth dans un communiqué. Romain Franck recevait les
armes d’un Palestinien travaillant pour le centre culturel français dans
la bande de Gaza et les remettait à un individu en Cisjordanie, séparée
de la bande de Gaza par le territoire israélien, a rapporté le Shin
Beth. « Il a bénéficié et continue de bénéficier de la protection
consulaire » apportée aux ressortissants français, avaient précisé
le 18 mars une source des autorités israéliennes.
Ce n’est en tous les cas toujours pas la volonté affichée
pour les empoisonnements commis sur le sol français, notamment à Brest
où j’ai été empoisonnée le 22 mars 2002.
Pour ma part, je n’avais trahi personne, sauf, peut-être, les
trafiquants d’armes et proxénètes pour lesquels j’ai toujours refusé, et
de trahir mon pays, et de me prostituer, puisque j’avais fini par
porter plainte contre eux à raison de leurs innombrables exactions à mon
encontre.
VIDÉO – Theresa May, qui suspecte Moscou d’être «responsable» de
l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, a donné
jusqu’à mardi soir au Kremlin pour fournir des explications. Un
ultimatum rejeté par la Russie, qui se dit «innocente» et évoque une
«provocation».
Correspondant à Londres
Theresa May semble déterminée. Plus d’une semaine après l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia
à Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre), la Première ministre a pris le
régime du Kremlin de front. Après avoir présidé lundi matin une réunion
du Conseil de sécurité nationale pour faire le point sur l’enquête et
les commanditaires de l’attaque, la cheffe du gouvernement a affirmé
devant les députés britanniques, qu’il était «très probable que la
Russie soit responsable» de cet empoisonnement.
La position de la Première ministre a été soutenue par les
États-Unis. L’empoisonnement «ressemble» à un acte russe», a lancé
Donald Trump mardi, depuis les jardins de la Maison-Blanche. Le chef
d’État a également assuré qu’il allait «parler» à Theresa May ce mardi.
Un peu plus tôt, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson, qui vient d’être limogé,
avait déclaré que Washington faisait «toute confiance à l’enquête
britannique». «Nous sommes d’accord sur le fait que les responsables – à
la fois ceux qui ont commis le crime et ceux qui l’ont ordonné –
doivent en subir les sérieuses conséquences appropriées», avait-il
ajouté, après un entretien téléphonique avec son homologue britannique
Boris Johnson.
«Il est de la plus haute importance que ceux qui sont
responsables voient très clairement qu’il y a une solidarité européenne
de façon qu’ils soient vraiment punis pour ce qu’ils ont fait»
Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne
Lundi soir, Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec
Theresa May, le président de la République condamnant à cette occasion
une «attaque inacceptable». Le chef de l’État a rappelé l’engagement de
la France dans la lutte contre l’impunité d’utilisation d’armes
chimiques. Il a assuré à la première ministre de la pleine solidarité de
la France avec le Royaume-Uni.
«La chancelière condamne fermement cette attaque, assurant prendre
extrêmement au sérieux l’avis du gouvernement britannique sur la
question de la responsabilité russe dans l’attaque», a affirmé Angela
Merkel. C’est «très grave» si la Russie est impliquée, a réagi le
ministre des Affaires étrangères allemand, Sigmar Gabriel.
» L’ex-espion russe empoisonné toujours hospitalisé:
L’ex-espion russe empoisonné toujours hospitalisé
Un scénario digne de la Guerre
froide. Sergueï Skripal, un ancien espion russe qui travaillait pour
les services secrets britanniques a été hospitalisé dans un état
critique dimanche 4 mars au sud-ouest de Londres. Il est traité pour une
expos
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L’Union européenne a également fait part de son soutien à Londres.
«Il est de la plus haute importance que ceux qui sont responsables
voient très clairement qu’il y a une solidarité européenne – sans
équivoque, inébranlable et très forte – de façon qu’ils soient vraiment
punis pour ce qu’ils ont fait», a commenté le vice-président de la
Commission, Frans Timmermans, devant le Parlement européen à Strasbourg.
Un autre vice-président, le Letton Valdis Dombrovskis, a exprimé sa
«très grande préoccupation» à la suite de cette affaire.
Theresa May a donné jusqu’à mardi soir à Moscou pour fournir des
explications à l’Organisation pour la prohibition des armes chimiques.
Un ultimatum aussitôt rejeté par la Russie. Le ministère russe des
Affaires étrangères a convoqué dans l’après-midi l’ambassadeur du
Royaume-Uni en Russie, Laurie Bristow, pour protester «fermement contre
les accusations gratuites avancées par les autorités britanniques contre
la Russie». «Cet incident constitue une nouvelle tentative basse des
autorités britanniques de discréditer la Russie», a souligné le
ministère dans un communiqué.
Moscou exige de pouvoir accéder aux substances chimiques
De son côté, la Russie a rejeté ces accusations, dénonçant une
«provocation». «C’est un numéro de cirque devant le Parlement
britannique», a affirmé la porte-parole du ministère russe des Affaires
étrangères, Maria Zakharova, citée par des agences de presse russes.
L’allocution de Theresa May devant les députés britanniques constitue
une nouvelle «campagne politique fondée sur la provocation», a-t-elle
ajouté.
Lors d’une conférence de presse ce mardi, Sergueï Lavrov, le chef de
la diplomatie russe, a assuré que la Russie était «innocente» et «prête à
coopérer» avec les autorités britanniques dans l’enquête. Une
condition: que la Grande-Bretagne remplisse «ses obligations
internationales». En effet, la Russie a exigé de pouvoir accéder à la
substance chimique à l’origine de l’empoisonnement de l’ex-agent double
russe Sergueï Skripal en Angleterre avant de fournir les explications
exigées par Londres.
«Cet incident constitue une nouvelle tentative basse des autorités britanniques de discréditer la Russie»
Le ministère russe des Affaires étrangères
«Nous avons exigé par une note officielle d’accéder à cette substance
et d’accéder à tous les faits de l’enquête, étant donné que l’une des
victimes est la citoyenne russe Ioulia Skripal», a déclaré Sergueï
Lavrov, ajoutant que ces demandes avaient pour l’instant été rejetées
par Londres et accusant les autorités britanniques de violer la
Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Dans la foulée,
Moscou n’a pas tardé à convoquer l’ambassadeur du Royaume-Uni.
Theresa May réunira son conseil de sécurité nationale (NSC) mercredi
pour examiner la réponse apportée par Moscou. Elle s’exprimera ensuite
devant les députés pour annoncer les décisions prises.
Moscou accuse Londres de jouer à un «jeu très dangereux»
Un peu plus tôt lundi, le président russe, Vladimir Poutine, avait
conseillé à Londres de «tirer les choses au clair». Interrogé par la BBC
sur une éventuelle responsabilité de la Russie, le chef de l’État a
répondu, selon les agences de presse russes: «Tirez les choses au clair
de votre côté et après nous en parlerons avec vous». L’ambassade de
Russie à Londres a, de son côté, accusé lundi le gouvernement
britannique de jouer un «jeu très dangereux» vis-à-vis de la Russie dans
sa manière de mener l’enquête. Cela «envoie l’enquête sur une piste
politique inutile, et porte le risque de graves conséquences à long
terme pour nos relations» bilatérales, a indiqué la représenation
diplomatique dans un communiqué. L’ambassadeur a été convoqué lundi au
Foreign Office.
«Le citoyen russe mentionné avait travaillé pour l’un des services
secrets britanniques, l’incident s’est passé sur le territoire
britannique et ce n’est d’aucune façon le problème de la Russie, encore
moins de ses dirigeants», a, de son côté, balayé le porte-parole du
Kremlin Dmitri Peskov au cours d’un point presse.
La cheffe du gouvernement britannique a voulu écarter les accusations
de «mollesse» dans la réaction de Londres. Elle était suspectée de
prudence, après que le Parti conservateur a reçu environ 1 million
d’euros de donateurs russes depuis qu’elle en est à la tête.
Traditionnellement, le Royaume-Uni hésite à frapper au portefeuille la
riche communauté russe expatriée qui soutient en large partie l’activité
économique de la capitale (City, immobilier, restaurants…).
Marina Litvinenko: «On voit que rien n’a été fait»
Espion russe empoisonné : une affaire de plus
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Veuve d’Alexandre Litvinenko, ancien espion retourné du KGB empoisonné au polonium-210 à Londres
en 2006, Marina Litvinenko avait accusé dimanche Theresa May
d’inaction. Elle a rendu publique une lettre dans laquelle l’actuelle
première ministre, alors ministre de l’Intérieur, lui promettait de
«tout faire pour qu’un tel crime ne se reproduise jamais». Or «on voit
que rien n’a été fait», a-t-elle déclaré à la télévision.
Les autorités britanniques sont aussi sur la sellette pour leur
lenteur à alerter le public des mesures de protection nécessaires. Ce
n’est qu’une semaine plus tard que les autorités sanitaires ont
conseillé à 500 clients d’un restaurant et d’un pub, où les victimes
s’étaient rendues avant de perdre connaissance, de bien laver leurs
vêtements et objets personnels. Plus d’une trentaine de personnes,
principalement parmi les services de secours, ont subi des traces
légères de contamination. Un policier, plus gravement touché, est
toujours hospitalisé mais fait de «bons progrès». Sergueï et Ioulia
Skripal sont pour leur part gardés en soins intensifs dans un
état»critique», selon Scotland Yard mardi.
L’enquête mobilise plus de 250 policiers spécialistes de
l’antiterrorisme, appuyés sur le terrain par 180 militaires. Elle étudie
des centaines d’indices et a identifié 200 témoins potentiels. Mardi,
l’ambassade de Russie a réclamé une «enquête conjointe».
Il s’agit d’un combattant malien qui serait entré au
Burkina Faso le 9 février 2018, soit avant le raid français du 14
février 2018 censé justifier l’attaque.
Les enquêteurs disent comme moi : attaque préparée bien en amont, pas de surprise.
Burkina : un combattant d’Al-Mourabitoune suspecté d’être le coordonnateur des attentats de Ouaga
Publié le 12 mars 2018 à 14h34 — Mis à jour le 12 mars 2018 à 14h34
Par Jeune Afrique
Les services burkinabè ont identifié celui qu’ils considèrent comme
le coordonnateur des attentats du vendredi 2 mars : il s’agit d’un
combattant d’Al-Mourabitoune, déjà soupçonné d’être impliqué dans
l’attaque contre le café Cappuccino, en janvier 2016.
Selon nos informations, les services de renseignements burkinabè ont
identifié Ayouri al-Battar comme étant le coordonnateur de ces
opérations. D’après une source sécuritaire malienne, il s’agit d’un
combattant arabe d’Al-Mourabitoune, déjà suspecté d’être impliqué dans
l’attentat perpétré contre le café-restaurant Cappuccino à Ouaga, le
15 janvier 2016.
En provenance du Mali
Ayouri al-Battar aurait franchi la frontière le 9 février depuis le
Mali, après être probablement passé par la zone montagneuse de
Bandiagara. Les huit membres du commando, dont certains parlaient
l’arabe et le bambara, l’auraient rejoint au Burkina durant les jours
qui ont suivi, également depuis le Mali.
Informés a posteriori de leur arrivée, les services de renseignements
burkinabè ont diffusé une note d’alerte aux différentes forces de
défense et de sécurité le 22 février pour signaler leur présence sur le
territoire national. Cette vigilance renforcée n’a pas empêché les
assaillants de frapper le 2 mars.
Pour les responsables sécuritaires du pays, ce double attentat n’a
donc malheureusement pas été une surprise. Ayouri al-Battar, lui, serait
toujours dans la nature. Après Bamako en 2015, puis Ouagadougou et
Grand-Bassam en 2016, Al-Mourabitoune – dont le chef au Mali, Mohamed
Ould Nouini, fait partie des victimes du raid français du 14 février –
confirme, avec cette nouvelle attaque à Ouaga, sa capacité à frapper
loin de ses bases maliennes.
Aujourd’hui étant la 41ème journée internationale des
droits des femmes, je lis ou écoute toutes les annonces gouvernementales
relatives à l’égalité hommes-femmes et répète qu’aucune des lois ou
mesures envisagées ou existant déjà ne sera jamais efficiente tant que
nous n’avons aucune justice pour les faire appliquer ou respecter.
A titre d’exemple, je vais encore donner celui de mon cas personnel,
une femme ingénieur dont tous les employeurs, supérieurs hiérarchiques
et clients ont toujours loué les compétences professionnelles, jusqu’au
jour où l’un d’eux, un proxénète disposant aussi de quelques sociétés à
l’activité en apparence légale, eut décidé de s’approprier de sa
personne.
D’emblée, il m’a fait vivre l’enfer, et j’ai très vite été victime d’agressions physiques graves.
Le harcèlement moral est une infraction pénale définie et réprimée
par la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 dite de modernisation sociale.
A l’époque où j’ai commencé à en être victime, dans les années 1990,
elle n’existait pas et personne ne parlait de l’ensemble des faits
aujourd’hui connus sous ce vocable de « harcèlement moral » dans le
travail, hormis dans les milieux où il était couramment pratiqué pour
casser des salariés gênants, comme celui des ingénieurs informaticiens
où j’évoluais.
Les professionnels du harcèlement utilisaient d’ailleurs d’autres
termes que ceux de « harcèlement moral » pour décrire leurs pratiques
quotidiennes, ils parlaient d’ »action psychologique ». Celle-ci était
et est toujours réellement inspirée de toutes les méthodes militaires
connues sous le même vocable. C’est en réalité de la torture
psychologique, termes que pour ma part, en tant que victime, j’ai
toujours préféré employer dans les différentes plaintes que j’ai pu
déposer avant que l’expression de « harcèlement moral » ne s’impose à
tous après les premières publications de Marie-France Hirigoyen à ce
sujet à la fin des années 1990.
Dans la plupart des cas, à l’époque comme aujourd’hui, il s’agit, non
pas de pousser le salarié à la démission pour éviter un licenciement
qui serait beaucoup plus coûteux pour l’entreprise, surtout s’il est
sans cause réelle et sérieuse, mais véritablement de conduire la cible
jusqu’au suicide.
Le but de l’employeur qui cherche à se débarrasser d’un de ses
salariés de cette manière assez radicale, puisqu’il s’agit quand même de
lui donner la mort, est précisément d’éviter tous les ennuis que
pourrait lui faire son employé après avoir quitté l’entreprise dans les
conditions d’un licenciement injustifié ou d’une démission forcée à
l’issue d’une période de harcèlement : procès prud’homal ou autre,
divulgation de secrets, dénonciations pour malversations diverses, des
plus légères jusqu’aux plus graves.
En ce qui me concerne, la première période des harcèlements dont j’ai
été victime dans le travail n’avait ainsi absolument pas pour but de me
faire quitter l’entreprise, mais au contraire de m’en empêcher, mon
employeur cherchant à s’assurer de manière définitive l’exclusivité de
mes services.
Il voulait une esclave de plus dans son cheptel et prévoyait
notamment de m’utiliser pour commettre des crimes et délits contre la
Nation, sachant que j’étais déjà bien introduite dans les milieux de la
Défense nationale, ce qui n’était pas son cas.
Mais j’ai refusé d’obéir à tous ses oukases illégitimes en dépit de
toutes les contraintes qu’il avait élevées autour de moi pour s’assurer
que je ne puisse rien lui refuser, et dès lors, les harcèlements dont
j’étais victime de sa part n’ont plus eu pour but que de me conduire au
suicide pour me faire taire sur tout.
Ses exigences secondaires, comme celles relatives à la prostitution,
relèvent déjà de l’ensemble des processus susceptibles de me conduire au
suicide ou à une mort certaine à brève échéance.
Près de trente ans plus tard, nous en sommes toujours là.
L’action psychologique n’ayant jamais produit le plus ultime des
effets escomptés, j’ai fait l’objet de multiples tentatives d’assassinat
et la proxénète Josette Brenterch du NPA de Brest, relais dans cette
ville du premier de mes harceleurs, continue à gérer la situation depuis
l’année 1994 au moins avec l’aide de tous ses sbires de
l’extrême-gauche et celle de ses complices magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest .
En 2013, la juge Muriel Corre m’avait renvoyée en correctionnelle à
sa demande pour le procès dont plusieurs de ses complices
cyberharceleurs avaient commencé à assurer la publicité sur la toile dès
ma première mise en examen en début d’année 2012.
Alors même qu’elle me faisait poursuivre pour avoir publié quelques
démentis et droits de réponse à la suite de ses campagnes de calomnies
publiques nominatives ayant débuté le 19 juin 2010, lesquelles
s’accompagnaient notamment de harcèlement sexuel, et par voie de
conséquence, pour m’être plainte aussi de ce type de harcèlement de sa
part, tout en niant toutes ses exactions à mon encontre devant les
juges, Josette Brenterch continuait à me faire calomnier et harceler
sexuellement par de nombreux pervers, sur la toile comme dans la « vraie
vie », à telle enseigne que j’ai dû aussi porter plainte contre ceux de
ses complices qui me harcelaient hors Internet.
La juge brestoise Muriel Corre a traité mes plaintes à ce sujet comme
elle avait traité celles de la proxénète en chef Josette Brenterch,
c’est-à-dire qu’elle a continué à soutenir l’intégralité des inventions
calomnieuses de cette femme à mon encontre, et a donc rejeté mes
plaintes au motif, entre autres, que j’étais bien une prostituée comme
le soutenaient Josette Brenterch et ses amis harceleurs.
Elle se permettait d’ailleurs de tenter de dissuader mon avocate de
me défendre en lui soutenant que j’étais bien une prostituée.
Ceci étant, comme tous ses collègues magistrats du Tribunal de Grande
Instance de Brest à la suite de mes premières plaintes portant sur les
difficultés que je rencontrais dans l’exercice de ma profession dans les
années 1990, depuis son arrivée à Brest en 2012 la juge Muriel Corre a
toujours su que ma formation et mon parcours professionnels étaient ceux
d’un ingénieur d’études en informatique.
Tout comme Josette Brenterch du NPA de Brest et son complice mon
harceleur primitif, elle soutient donc avec une grande constance que les
femmes ingénieurs sont des prostituées.
Ses collègues de la Cour d’Appel de Rennes n’étant toujours pas
d’accord avec elle, elle devra bien un jour rendre des comptes pour
toutes ses décisions scandaleuses à mon encontre.
Cependant, à ce jour nous en sommes toujours là : des magistrats en
exercice, notamment à Brest, et particulièrement cette juge, soutiennent
que les femmes ingénieurs sont des prostituées.
Combien de temps leurs victimes vont-elles encore devoir supporter toutes leurs persécutions ?
Aujourd’hui, 8 mars 2018, est la 41ème journée internationale des droits des femmes.
Vous trouverez ci-dessous à ce propos la copie d’un article rédigé et
publié par tout un ensemble de journalistes dont le professionnalisme
n’est pas discuté.
Eh oui, comme je suis une femme, pour être crédible même à propos
d’informations déjà publiques et diffusées à grande échelle, je ne peux
pas me contenter de quelques lignes de mon cru, auquel cas je ne serais
pas crue et sitôt abondamment traitée de menteuse, de mythomane ou de
folle délirante, je suis obligée de procéder ainsi.
Aujourd’hui est donc la 41ème journée internationale des droits des
femmes, l’article copié ci-dessous atteste que je ne raconte pas d'histoires, c’est bien la vérité.
En France, au XXIème siècle, nous en sommes encore là : tout comme au
siècle passé, la parole d’une femme ne vaut toujours strictement rien,
elle n’a aucune crédibilité.
Aussi, lorsqu’elle a besoin d’ester en justice et n’a pas la
possibilité de se faire représenter ou appuyer par un homme, d’abord
pour convaincre un avocat de la suivre, ensuite pour convaincre un ou
plusieurs magistrats de bien vouloir faire l’effort de considérer ses
demandes avant de les rejeter au motif habituel que ce serait inutile,
c’est quasiment peine perdue.
En France, une femme seule se voit quasiment toujours refuser l’accès à la justice.
Et là, contrairement à ce que prétendent tous ces gauchistes qui
passent leur temps à tromper le peuple, ce n’est pas du tout une
question d’argent.
Si la femme seule a de l’argent, il faut qu’elle s’attende à payer
très cher des avocats qui au final ne lui garantissent que le droit
d’être condamnée à payer des amendes colossales pour avoir osé se
plaindre, ainsi que des dommages et intérêts de montants tout aussi
ahurissants pour ses agresseurs ou les éventuels escrocs qui l’ont déjà
escroquée avant l’étape judiciaire, ce qui justifie celle-ci.
Ainsi ai-je moi-même très souvent été trompée ou escroquée par
ceux-là même qui étaient censés me défendre et ne travaillaient
toujours, en réalité, que pour mes adversaires.
A titre d’exemple, l’un de mes défenseurs contre une bande de mes
harceleurs, toujours des complices de la criminelle Josette Brenterch du
NPA de Brest, m’avait jadis fait le coup suivant, parmi d’autres non
moins crapuleux : après avoir maquillé mon dossier de manière à faire
apparaître en hommes tous ceux de mes témoins qui étaient en réalité des
femmes, il était allé voir les juges pour leur faire remarquer que mes
témoins n’étaient tous que des hommes et leur soutenir que j’avais
« couché » avec tous ces messieurs pour en obtenir des attestations en
ma faveur; il leur promettait donc qu’il apporterait dans cette affaire,
avec mes attestations de témoins, tout un paquet de pièces confirmant
ce que mon adversaire leur soutenait lui aussi en coulisses, à savoir
que je n’aurais été qu’une prostituée; puis il m’avait justifié la chose
à l’audience de jugement où je l’avais découverte en m’expliquant qu’il
ne pouvait pas conserver dans le dossier des attestations de femmes,
étant donné que les femmes ne sont pas crédibles et que leurs
témoignages ne peuvent donc être retenus en justice, ce qui l’avait
obligé à présenter mensongèrement comme des hommes ceux de mes témoins
qui étaient en réalité des femmes.
Dans ce dossier, j’avais une douzaine d’attestations de témoins tous
très crédibles venant conforter d’autres éléments de preuve tous
indiscutables, et mon adversaire, encore un pervers ayant toujours menti
et affabulé, n’avait que sa parole.
C’est donc mon propre défenseur, acheté par la partie adverse (une
somme d’environ 500 000 francs escroquée par elle à une tierce personne, encore une femme), qui aura multiplié les manoeuvres
frauduleuses à mon encontre pour réussir à obtenir à ce stade de la
procédure que je sois déboutée de toutes mes demandes, notamment en
utilisant mes attestations de témoins, non pas pour ce qu’elles étaient,
mais pour attester que je n’aurais été qu’une prostituée, comme l’avait
toujours soutenu mon adversaire après avoir échoué à me convaincre de
me prostituer pour lui.
Ce n’est là qu’un exemple parmi bien d’autres de toutes les
escroqueries judiciaires commises en bande organisée dont sont
régulièrement victimes les femmes déjà victimes d’autres faits
répréhensibles, et dont j’ai pu constater la réalité par moi-même pour
plusieurs cas, comme témoin ou comme victime.
Bien évidemment, dans tous ces cas, les prétentions de la victime ne
reposaient pas sur sa seule parole, laquelle ne vaut strictement rien,
mais étaient solidement étayées par de nombreux éléments de preuve,
voire la totalité des preuves nécessaires pour établir la vérité de
manière absolument indiscutable.
Journée des droits des femmes : les politiques s’impliquent, les féministes manifestent
06h01, le 08 mars 2018, modifié à 06h53, le 08 mars 2018
Des manifestations se tiendront toute la journée (image d’archives de 2017) @ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
À l’occasion de la 41ème journée des droits des femmes, le Premier
ministre va annoncer des mesures pour améliorer l’égalité, tandis que
des rassemblements sont prévus dans toute la France.
La 41ème journée internationale des droits des femmes sera marquée
jeudi par des rassemblements dans toute la France, un comité
interministériel et un déplacement d’Emmanuel Macron dans une entreprise modèle en matière de féminisation.
Des mesures pour l’égalité femmes-hommes
Une « cinquantaine de mesures » annoncées dans la matinée. Le chef du gouvernement Édouard Philippe
rassemblera dans la matinée tous les ministres pour annoncer « une
cinquantaine de mesures » tirées d’initiatives locales identifiées lors
d’un « Tour de France de l’égalité », selon Marlène Schiappa, secrétaire
d’État à l’égalité femmes-hommes.
Contrats locaux et places d’hébergement d’urgence. Parmi
elles, un « référent égalité » sera nommé dans chaque établissement
scolaire à la rentrée 2019, une initiative inspirée d’un lycée du
Val-d’Oise. Des contrats locaux seront par ailleurs signés entre
préfets, magistrats, hôpitaux et associations pour mettre en place un
système d’ »alerte en réseau » destiné à mieux repérer les violences
conjugales, comme cela se fait à Angoulême.
Une plateforme de géolocalisation des hébergements d’urgence des
femmes victimes, accessible seulement par les professionnels
(associations, urgentistes, travailleurs sociaux …) sera développée pour
les aider à trouver un refuge. « Deux mille places d’hébergement seront
réservées courant 2018, avec un accompagnement pour ces femmes et leurs
enfants », a précisé Marlène Schiappa, mercredi à l’Assemblée
nationale.
Visite dans une entreprise modèle pour Macron. En fin de
matinée, le président Emmanuel Macron se rendra dans l’entreprise
Gecina, « exemplaire en matière d’égalité professionnelle entre les
femmes et les hommes », selon l’Élysée. Basée dans le centre de Paris,
cette société foncière comptant près de 500 salariés s’est placée en
novembre 2017, pour la deuxième fois consécutive, en tête du palmarès de
la féminisation des instances dirigeantes, réalisé par Ethics &
Boards.
Réduire l’inégalité salariale. Dès mercredi, le Premier ministre a annoncé des mesures visant à résorber d’ici à trois ans l’écart salarial de 9% existant entre hommes et femmes
à poste équivalent. « Ce qui est fou, c’est que tout existe dans le
droit, mais dans les faits l’égalité n’est pas là. Notre objectif, c’est
de passer de belles déclarations juridiques à une véritable égalité
réelle », a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre à Matignon avec
syndicats et patronat sur la question.
Des rassemblements dans toute la France
Une heure de rassemblement symbolique. Associations féministes
et représentants de syndicats ont appelé hommes et femmes à se
mobiliser jeudi dans plusieurs villes de France à partir de 15h40, pour
faire de cette journée du 8 mars « une lutte collective », pas « une
fête ». À Paris, c’est un rassemblement place de la République qui
marquera « l’heure à partir de laquelle [symboliquement, dans une
journée] les femmes commencent à travailler gratuitement », suivi d’une
manifestation, selon Ana Azaria, présidente de l’association Femmes
Egalité.
Une résonance de l’affaire Weinstein. Les participants porteront un ruban blanc, symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes popularisé lors de la récente cérémonie des César. Ce sujet a pris une résonance particulière depuis le scandale Weinstein aux États-Unis, qui a déclenché depuis octobre un mouvement massif de libération de la parole des femmes.
« Paroles, Paroles ». Un « karaoké géant » sera organisé sur l’air de la chanson de Dalida Paroles, Paroles,
pour « cibler et caractériser la politique d’Emmanuel Macron, parsemée
de discours forts et de grandes phrases mais qui ne sont pas suivis
d’actes forts », a ajouté Ana Azaria.
Dans ces conditions, « la véritable égalité réelle »
souhaitée par le Premier ministre n’est toujours pas près de s’imposer
en France.
A titre d’exemple, rappelons qu’en ce XXIème siècle, les magistrats
brestois dans leur ensemble, et certains de manière excessivement
violente, soutiennent toujours que les femmes n’ont pas l’intelligence
pour être ingénieurs, que ce sont des débiles mentales lorsqu’elles
s’imaginent qu’elles l’ont, et nécessairement des prostituées
lorsqu’elles occupent effectivement des emplois d’ingénieurs, car elles
n’ont pu que « coucher » avec tous leurs professeurs, employeurs et
supérieurs hiérarchiques pour obtenir de bonnes notes et appréciations,
des diplômes et postes d’ingénieurs.
Les entreprises de plus de 50 salariés présentant des écarts
« injustifiés » de salaires hommes-femmes seront sanctionnées à partir
de 2022 avec une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1 % de leur
masse salariale, a annoncé mercredi le gouvernement.
Cette mesure, qui figurera dans la loi sur les réformes sociales
(assurance chômage, apprentissage, formation professionnelle) que Muriel
Pénicaud doit présenter en Conseil des ministres fin avril, a été
annoncée dans l’après-midi par Edouard Philippe aux partenaires sociaux.
« Ce qui est fou c’est que tout existe dans le droit, mais dans les
faits l’égalité n’est pas là. Notre objectif c’est de passer de belles
déclarations juridiques à une véritable égalité réelle », a déclaré le
Premier ministre après une réunion de deux heures avec patronat et
syndicats.
Dans son nouveau plan pour l’égalité professionnelle, l’exécutif
prévoit également le quadruplement des contrôles de l’inspection du
travail sur l’égalité de salaires hommes-femmes. Ils passeraient à 7.000
par an pour les entreprises de plus de 250 salariés, et à 30.000 pour
celles de 50 à 249 salariés.
Un logiciel identifiera les écarts de salaires injustifiés entre
hommes et femmes au sein d’une même entreprise. Lorsqu’ils seront
détectés, l’entreprise devra consacrer une « enveloppe de rattrapage
salarial pour les femmes » et aura trois ans pour se mettre en
conformité.
Le gouvernement et les partenaires sociaux doivent encore travailler
sur les critères retenus (âge, diplôme, ancienneté, catégorie
professionnelle…), afin que le logiciel calcule les écarts sur des
caractéristiques identiques dans toutes les entreprises.
A partir de 2019, il sera déployé dans les entreprises de plus de 250 salariés, et dans celles de 50 à 249 d’ici 2020.
Le principe « à travail de valeur égale, salaire égal » est inscrit
dans la loi depuis 45 ans. Pourtant, à poste et âge équivalents, le taux
d’écart de salaire hommes-femmes reste de 9 %.
‘Logiciel renifleur’
De façon générale, cet écart entre salaires hommes-femmes dépasse les
25 %, notamment car le temps partiel est largement occupé par les
femmes.
La concertation avec les partenaires sociaux sur ce plan va durer six semaines.
Avant 2022, le contrôle de l’inspection du travail va porter sur la
mise en place du logiciel mais aussi sur l’obligation de transparence du
résultat au sein de l’entreprise (obligation de diffuser le résultat
global sur internet et communication des résultats aux élus du personnel
par catégories de postes). A partir de 2022, ils porteront aussi sur
les résultats.
En outre, les conseils d’administration des entreprises cotées seront
obligés de délibérer sur la politique salariale, ses résultats et le
plan d’action correctif.
A propos des violences sexistes et sexuelles, Matignon a annoncé la
mise en place de « référents » dans les entreprises, chargés
d’accompagner les personnes qui s’estiment victimes. Une mesure qui sera
également dans la loi présentée en avril.
L’annonce de la mise en place d’un logiciel a été fraîchement
accueillie par la CPME, son représentant Jean-Michel Pottier le
qualifiant de « logiciel renifleur », qui pourrait avoir « des effets
pervers et contre-productifs ».
Côté syndical, François Hommeril, président de la CFE-CGC, a salué
« l’engagement remarquable » du gouvernement et s’est dit « prêt à
tenter l’aventure » du logiciel, quand Pascale Coton (CFTC), plus
mesurée, « a demandé à voir » comment il fonctionne.
Une prudence qu’a partagée Sophie Binet (CGT). Se félicitant des
« annonces concrètes » du gouvernement sur les sanctions, elle a mis en
garde contre un éventuel « tour de passe-passe » qui laisserait de côté
certaines inégalités, comme le temps partiel. Concernant les violences
sexistes et sexuelles, elle a réclamé des « moyens financiers
concrets ».