L’ADN de trois membres de l’organisation terroriste d’extrême gauche,
dont la police avait perdu la trace depuis plus de quinze ans, a été
retrouvé dans des masques ayant servi à des attaques à main armée.
(RAF,
pour Rote Armee Fraktion) fait à nouveau parler d’elle en Allemagne.
Trois membres de l’organisation terroriste d’extrême gauche, dont la
police allemande avait perdu la trace depuis 1998, sont soupçonnés
d’avoir attaqué à main armée des convois de fonds en juin et en décembre
2015. Les deux tentatives de braquage ont échoué, les convoyeurs de
fonds étant parvenus à chaque fois à prendre la fuite.
et Burkhard Garweg a été retrouvé sur des masques qui se trouvaient à
l’intérieur d’une Ford Focus garée dans une zone forestière de
Basse-Saxe, à proximité de la ville de Wolfsburg, où un convoi de fonds a
été attaqué le 28 décembre 2015 en début d’après-midi. La
, comme on peut le voir sur le site internet de la chaîne publique allemande Norddeutscher Rundfunk.
La police allemande a diffusé cette semaine des portraits-robots des
trois suspects réalisés à partir des photographies diffusées dans les
années 1980 sur
de la Fraction armée rouge. Plus de 137 témoignages ont été recueillis par la police en quelques jours seulement.
Le fantôme de la RAF, qui, avec ses enlèvements et ses crimes
répétés, a créé un climat de terreur qui a profondément marqué la
société allemande durant les années 1970, restées dans la mémoire
collective comme
Fondée au début des années 1980 avec pour objectif de mettre en œuvre la guérilla urbaine prônée par
, ne s’est pas contentée de réclamer la libération des membres de l’organisation terroriste emprisonnés mais
,
rappelle Der Spiegel. Entre 1985 et 1992, année où ils ont
officiellement déposé les armes, les membres de la RAF ont notamment
assassiné le patron de l’entreprise d’armement MTU,
, et le diplomate Gerold von Braunmühl.
La troisième génération de la RAF s’est également alliée au groupe terroriste français
,
avec qui elle a commis en 1985 un attentat contre la base militaire
américaine Rhein-Main Air Base, qui a fait trois morts et onze blessés.
Les enquêteurs estiment que les deux tentatives de braquage de 2015,
qui ont très probablement été commises par le trio d’anciens
terroristes, n’avaient pas pour but de financer d’autres actions
terroristes mais plutôt leur vie souterraine. En 1999, un an après la
dissolution du groupe terroriste, l’ADN de Daniela Klette et
Ernst-Volker Staub avait déjà été retrouvé sur les lieux d’un braquage
de convoi de fonds, à Duisbourg-Rheinhausen. Les trois braqueurs masqués
avaient alors dérobé un million de marks, rappelle NDR.de:
Ernst-Volker Staub serait aujourd’hui âgé de 61 ans, son comparse
Burkhard Garweg de 47 ans. Seuls les noms d’une dizaine de membres de la
troisième génération de la RAF sont connus par les autorités
allemandes.
Stand: 21.01.2016 20:01 Uhr – Lesezeit: ca.5 Min.
über die Suche nach drei Terroristen der Rote Armee Fraktion (RAF) sind
bei der Polizei 137 Hinweise eingegangen. Einen entscheidenden Schritt
weiter sind die Fahnder allerdings noch nicht. « Die berühmte heiße Spur
ist nicht dabei gewesen », sagte Lutz Gaebel von der Staatsanwaltschaft
Verden. Die Hinweise würden nun weiter intensiv überprüft. Am
Mittwochabend war der erste der beiden Überfälle Thema in der
ZDF-Sendung – bereits zum dritten Mal.
Die drei ehemaligen RAF-Terroristen Daniela Klette, Ernst-Volker
Staub und Burkhard Garweg stehen im Verdacht, im vergangenen Jahr schwer
bewaffnet mindestens zwei Geldtransporter in Wolfsburg und Stuhr bei
Bremen überfallen zu haben. Spuren der früheren RAF-Mitglieder wurden an
beiden Tatorten gefunden, wie der Verdener Staatsanwalt Markus Heusler
am Mittwoch mitteilte. Damit bestätigte er Recherchen des NDR. Im Juni
2015 sollen Staub, Garweg und Klette versucht haben, im Stuhrer Ortsteil
Groß Mackenstedt (Landkreis Diepholz)
.
Sie konnten aber kein Geld erbeuten. Am 28. Dezember 2015 folgte ein –
ebenfalls erfolgloser – Angriff auf einen Geldtransporter in Wolfsburg.
In der Live-Sendung am Mittwoch wurde unter anderem ein nach
Zeugenaussagen erstelltes Phantombild gezeigt. Gaebel warnte am
Donnerstag Bürger davor, eigenmächtig auf die Gruppe zuzugehen.
« Aufgrund der Berichterstattung müssen wir davon ausgehen, dass sich
die Täter höchstwahrscheinlich bewaffnet haben. » Einer der Täter habe
bei dem Überfall in Wolfsburg keine Maske getragen, sagte
Polizeihauptkommissar Jürgen Hage von der Kriminalpolizei Diepholz in
der Sendung. Das Phantombild zeigt einen etwa 50-jährigen Mann mit
fransigen schwarzgrauen Haaren und Schnauzbart. Die Ermittler gehen
davon aus, dass es sich entweder um Garweg oder um Staub handelt.
Welchen von beiden das Bild zeigt, ist Hage zufolge aber unklar. Garweg
ist 47, Staub 61 Jahre alt.
Im Zusammenhang mit dem Überfall in Stuhr haben die Ermittler die
drei Ex-Terroristen offenbar schon länger als mutmaßliche Täter im
Visier: Bereits vor einigen Wochen hätten Analysen die Übereinstimmung
der DNA-Spuren ergeben, hieß es von der Staatsanwaltschaft. Staub,
Garweg und Klette werden mit Haftbefehlen gesucht. Derzeit gibt es keine
Hinweise auf ihre möglichen Aufenthaltsorte. Die Staatsanwaltschaft
Verden wirft den drei Untergetauchten versuchten Mord und versuchten
Raub vor. Alle drei sollen unter anderem auch 1993 an einem
Sprengstoffanschlag auf die Justizvollzugsanstalt im hessischen
Weiterstadt beteiligt gewesen sein. Auch damals hinterließen sie
DNA-Spuren.
In einer gemeinsamen Erklärung von Mittwochabend erläutern die
Polizei Wolfsburg und die Staatsanwaltschaft Braunschweig noch einmal
den vermutlichen Ablauf des versuchten Raubüberfalls in Wolfsburg – und
bitten erneut mögliche Zeugen, sich zu melden. Einer der Täter hielt
demnach den Beifahrer, zwei weitere Täter den Fahrer des
Geldtransporters mit Waffen in Schach. Der Beifahrer befand sich
außerhalb des Transporters. Der Fahrer nutzte einen unbeobachteten
Moment und flüchtete mit dem Geldtransporter. Das Trio fuhr daraufhin in
einem dunkelblauen Ford Focus Kombi davon. Am Tatort stellte die
Polizei außerdem einen grünen VW Golf Variant sicher. Den Ford
zwischen Volkmarsdorf und Rümmer (Landkreis Helmstedt). « Die Ermittler
gehen davon aus, dass die Räuber hier ein zuvor abgestelltes helles
Fahrzeug zur weiteren Flucht benutzt haben », heißt es in der
Mitteilung. Wer den grünen VW oder den dunkelblauen Ford in den Tagen
vor dem Überfall gesehen hat, wird gebeten, sich unter der Telefonnummer
Schon einmal waren DNA-Spuren von Klette und Staub nach einem
Raubüberfall gefunden worden: Am 30. Juli 1999 überfielen drei Maskierte
einen Geldtransporter in Duisburg-Rheinhausen und erbeuteten etwa eine
Million Mark. Experten wie der RAF-Kenner Butz Peters gingen damals
davon aus, dass der Raubüberfall in Duisburg nicht dazu diente, weitere
Terrortaten zu finanzieren, sondern « die Altersversorgung von
RAF-Veteranen zu ermöglichen ». Mittlerweile könnte das Geld knapp
geworden sein. Der Kriminologe Christian Pfeiffer geht bei den
Überfällen im Jahr 2015 ebenfalls nicht von politisch motivierten Taten
aus. Die mutmaßlichen Täter stammten aus der dritten RAF-Generation, so
Pfeiffer, einer Generation, die auf den Spuren ihrer Vorgänger Attentate
verübte, aber keine politischen Zielsetzungen mehr habe. « Hinweise auf
ein terroristisches Motiv für die Überfälle gibt es bislang nicht »,
teilten auch die Polizei Wolfsburg und die Staatsanwaltschaft
Braunschweig in einer gemeinsamen Erklärung am Mittwochabend mit.
« Vielmehr ist davon auszugehen, dass die Taten allein der Finanzierung
des Lebens im Untergrund dienen sollten. »
Es bestehen erkennbare Übereinstimmungen bei der Ausführung der Taten
– mit dem Unterschied, dass die Raubüberfälle in Groß Mackenstedt und
in Wolfsburg am Ende scheiterten. Auch in Duisburg waren drei Räuber am
Tatort, bewaffnet mit Gewehren und einer Panzerfaust. Sie benutzten zwei
Tatfahrzeuge – eines versperrte dem Geldtransporter den Weg, mit dem
anderen, einem Jeep, flüchteten sie. In dem Fahrzeug fanden sich später
die Masken, auf denen die DNA-Spuren von Klette und Staub entdeckt
wurden.
Le 25 février 1990, elle participe à un attentat à la bombe contre le siège de la
, mais la bombe n’explose pas. Des mèches de cheveux de Klette sont retrouvées dans la voiture
.
Le 13 février 1991, elle participe à une attaque à l’arme à feu sur l’ambassade américaine à
. Un cheveu de Klette est retrouvée dans la voiture
.
.
. Il se désinscrit en 1982. En 1984, il est avec Helmut Pohl.
.
.
En 2016, il est soupçonné, par les services du procureur général,
d’avoir attaqué à main armée, en juin 2015, un transporteur de fonds, en
Allemagne
Karlsruhe
Karlsruhe ([ˈkaʁlsˌʁuːə]), ou Carlsruhe, est une ville d’
Allemagne, située dans le
Land de
Bade-Wurtemberg. Elle est le siège de la
Cour constitutionnelle allemande et de la
Cour fédérale de justice. Au 31 décembre
2011, la ville comptait 297 488 habitants, ce qui en fait la deuxième ville du Bade-Wurtemberg après
Stuttgart et avant
Mannheim.
Fondée en
1715 par le comte
Charles-Guillaume de Bade-Durlach, Karlsruhe fut successivement la capitale du
margraviat et du
Grand-duché de Bade jusqu’en 1918, puis celle de la
République de Bade jusqu’en 1945. Elle est aujourd’hui à la tête d’un
district comprenant trois aires urbaines (l’
aire urbaine Rhin-Neckar, l’
aire urbaine Mittlerer Oberrhein et l’
aire urbaine Nordschwarzwald). C’est aussi une
ville-arrondissement et le chef-lieu de l’
arrondissement de Karlsruhe, dont elle ne fait pas partie.
Karlsruhe est bordée par le
Rhin, qui marque la frontière du
Land de
Rhénanie-Palatinat. La ville est également proche du nord de l’
Alsace.
Karlsruhe est une
ville nouvelle, elle a été créée
ex nihilo au début du
XVIIIe siècle selon des canons
baroques et
néoclassiques. Le comte
Charles-Guillaume de Bade-Durlach a d’abord fait construire un château sur le modèle de
Versailles,
puis la ville a été planifiée autour. Le château se trouve au centre
d’un cercle, la moitié nord a été tranformée en parc, tandis que la
moitié sud a été lotie selon un plan en éventail, les rues rayonnant
autour du château. La ville a été détruite à 80 % durant la
Seconde Guerre mondiale, mais lors de la reconstruction, les architectes ont conservé le plan initial.
Géographie
Situation
La tour de télévision de Grünwettersbach, située sur le point culminant de la ville.
Karlsruhe se trouve dans le sud-ouest de l’
Allemagne, à une vingtaine de kilomètres de l’
Alsace et de la
France. La commune française la plus proche est
Lauterbourg, située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest. La ville est située dans le
fossé rhénan, une vallée fluviale limitée par les
Vosges et la
Forêt-Noire qui s’étend du nord de la
Suisse à
Francfort-sur-le-Main.
Le
Rhin, qui borde la ville à l’ouest, forme quelques
bras morts.
Karlsruhe est également encadrée au sud par l’Alb, une petite rivière
tributaire du Rhin, et au nord par le Pfinz, qui se jette lui aussi dans
le fleuve. Au sud, le paysage de la ville est marqué par les derniers
contreforts de la
Forêt-Noire, et à l’est, elle est bordée par l’extrémité sud-ouest des collines du
Kraichgau.
Les limites administratives de la ville englobent 173,46 km
2,
ce qui en fait la trentième ville allemande pour la superficie. Le
territoire a une longueur maximale de 19,3 km, sur un axe nord-sud, et
une largeur maximale de 16,8 km, sur un axe est-ouest. Le point le plus
bas de la ville correspond au port fluvial sur le
Rhin,
il a une altitude de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point
le plus haut atteint 322,7 m d’altitude et se trouve dans le faubourg
de Grünwettersbach, au sud-est du centre
1.
Karlsruhe est située sur le
49e parallèle nord. La ville est donc à la même latitude qu’une grande partie de la frontière entre les
États-Unis et le
Canada. Elle est aussi à une latitude similaire à celle de
Ratisbonne,
Vancouver et
Paris.
Climat
Karlsruhe, avec une température annuelle moyenne de 10,7 °C, est une
des villes les plus chaudes d’Allemagne. Elle profite aussi d’une durée
annuelle d’ensoleillement de 1691,4 heures (période de référence
1961-90), ce qui en fait l’une des villes allemandes les plus
ensoleillées
2. Sa situation dans le
fossé rhénan
la protège des vents et occasionne une forte humidité en été. En hiver,
la ville connaît le brouillard caractéristique de cette région. La
température est inférieure à zéro pendant 17,1 jours par an en moyenne
3.
| Mois |
Jan |
Fév |
Mars |
Avr |
Mai |
Juin |
Juil |
Août |
Sept |
Oct |
Nov |
Déc |
Année |
| Température maximale moyenne (°C) |
3,8 |
6,1 |
10,9 |
15,4 |
19,9 |
23,0 |
25,5 |
25,1 |
21,5 |
15,3 |
8,5 |
4,8 |
15 |
| Température minimale moyenne (°C) |
-1,4 |
-0,7 |
1,9 |
4,9 |
8,9 |
12,2 |
14,0 |
13,8 |
10,6 |
6,7 |
2,4 |
-0,4 |
6,1 |
| Précipitations (mm) |
57 |
54 |
53 |
61 |
79 |
87 |
70 |
66 |
53 |
58 |
65 |
67 |
770 |
| Source4,5: |
Histoire
Origines
La vieille ville de
Durlach, devenue un quartier de Karlsruhe.
Avant 1715, le site de Karlsruhe n’était pas habité. En revanche, le territoire actuel comprenait déjà deux petites villes,
Durlach
et Mühlburg, ainsi que plusieurs villages, qui forment aujourd’hui des
quartiers de la ville. Ces quartiers périphériques ont donc une histoire
plus longue que le centre-ville de Karlsruhe.
Durlach et les villages de Knielingen et Rüppurr ont été occupés à partir de l’
âge du bronze, et des fouilles ont mis au jour des lingots ainsi que des sépultures de l’
âge du fer tardif
6. Le quartier de Grünwinkel est construit sur les restes d’une petite
colonie romaine et des fours à brique et à poterie y ont été découverts
7.
Knielingen est la première localité de Karlsruhe à être mentionnée par écrit, en 786
8. Au
XIe siècle, le comte de Hohenberg fait construire le château de
Durlach, dont il reste le
donjon.
À la même époque, la fondation du couvent bénédictin de Gottesaue
favorise la croissance des localités voisines, comme Muehlburg,
Knielingen et Neureut. En 1196, Durlach est mentionnée pour la première
fois en tant que ville
8. Pendant la
guerre des Paysans allemands, Muehlburg, Durlach et Neureut se joignent au conflit, et en 1535, la région intègre le nouveau
margraviat de Bade-Durlach, dont la capitale est la ville voisine de
Pforzheim. Durlach devient officiellement protestante en 1556, puis elle est libérée du
servage en 1563. En 1565, le margrave
Charles II de Bade-Durlach transfère sa résidence de Pforzheim à Durlach, et cette dernière connaît alors un certain essor économique et culturel.
Durlach est néanmoins détruite pendant la
Guerre de Trente Ans,
tout comme Mülhburg et les villages de Rintheim et Hagsfeld. D’autres
destructions sont commises par les troupes françaises lors de la
guerre de Neuf Ans, et seul Rüppurr est épargné. En 1699, des
Huguenots fuyant la
France après la
révocation de l’Édit de Nantes trouvent refuge dans le village de Neureut. Ils y établissent un nouveau quartier, baptisé
Welschneureut (« Neureut welche », c’est-à-dire « Neureut français ou étranger »), tandis que le vieux village est nommé
Teutschneureut (« Neureut allemand »)
9.
Fondation
Selon la légende, le margrave
Charles-Guillaume de Bade-Durlach s’était endormi lors d’une chasse dans la forêt près de
Durlach.
Il a alors rêvé d’un château qui rayonnerait comme un soleil, et d’une
ville dont les rues figureraient les rayons. Il dessine ensuite sa
vision et fonde la ville de Karlsruhe le
17 juin 1715, avec la pose de la première pierre du
château. Le nom de la ville signifie « le repos de Charles ».
Derrière la légende se cache un conflit qui opposait le margrave aux habitants de
Durlach depuis 1709. Par ailleurs, son
château de Karlsburg avait été détruit pendant la
Guerre de Neuf-Ans,
et ses efforts de reconstruction avaient échoué, notamment à cause du
manque de place. Les travaux avaient donc été abandonné en 1703. Le
margrave, en faisant édifier une nouvelle capitale, voulait donc se
dégager de toute contrainte matérielle et sécuriser son pouvoir en le
mettant en scène, tout comme
Louis XIV à
Versailles10.
Karlsruhe est l’une des dernières villes européennes créées à partir
d’un plan sur papier, et le margrave souhaite en faire une ville
exemplaire et moderne. Il y établit sa capitale et signe un « décret des
privilèges » qui octroie aux habitants de la ville des droits
avantageux, comme des
libertés individuelles et économiques, ainsi que l’
égalité devant la loi. Les premiers habitants de Karlsruhe viennent de nombreuses régions allemandes, mais aussi de
France, de
Pologne, d’
Italie ou de
Suisse. Le premier maire, Johann Sembach, était originaire de
Strasbourg. Le margrave s’installe définitivement à Karlsruhe en 1717.
Plan de Karlsruhe de 1721.
Le XIXe siècle
L’église évangélique, construite de 1807 à 1816.
En 1806, sous l’implusion de
Napoléon, le margraviat de Bade fusionne avec d’autres entités pour former le
Grand-duché de Bade. Karlsruhe devient la capitale grand-ducale, En 1818,
Charles II de Bade promulgue une constitution considérée très libérale.
Le
grand-duc Louis Ier fonde le
Polytechnikum en 1825. Cette école est l’embryon de l’actuelle
université de Karlsruhe. En 1846, l’un des premiers corps de
pompiers volontaires voit le jour dans le quartier de
Durlach. Lors de la
Révolution de Mars, le grand-duc
Léopold Ier quitte son pays pour
Coblence, en mai 1849. Ce n’est qu’en juillet que l’ordre est rétabli, après que les troupes prussiennes eurent écrasé les insurgés à
Rastatt. Dans l’intervalle, le Bade était
de facto une
république.
Carlsruhe s’écrit avec un C dans le Grand-duché de Bade
Tenu en 1860, le
Congrès de Carlsruhe est la première grande rencontre scientifique internationale de l’histoire. Le
4 novembre 1876, la première symphonie (
ut-mineur, op. 68) de
Johannes Brahms est jouée dans la ville. Le
tramway de Karlsruhe est inauguré le
21 janvier 1877.
Les wagons étaient alors tirés par des chevaux. La première école
secondaire allemande pour les filles a été ouverte à Karlsruhe en 1893.
Depuis 1900
Photochrome représentant Karlsruhe vers 1900, depuis la tour du château.
En 1901, la ville dépasse les 100 000 habitants. Pendant
Première Guerre mondiale,
Karlsruhe est bombardée par les Français et les Anglais à partir de
1915. Le bombardement aérien du 22 juin 1916, en représailles du
bombardement de
Bar-le-Duc par les Allemands, préfigure par son ampleur les attaques de masse qui ont eu lieu pendant la
Seconde Guerre mondiale. Le bombardement aurait fait environ 150 morts et autant de blessés, voire jusqu’à 800 victimes selon certaines estimations
11. Après la
révolution de 1918, les monarchies allemandes sont abolies, et le
Grand-Duché de Bade devient la
République de Bade. Karlsruhe conserve son statut de capitale.
Le Bundesgartenschau (festival horticole fédéral) de 1967 à Karlsruhe.
Durant la
Seconde Guerre mondiale,
la ville subit 135 attaques aériennes, dont 13 massives. Le plus grand
bombardement eu lieu le 4 décembre 1944 et le château fut détruit le 27
septembre de la même année, lors d’un raid britannique. Il brûla pendant
deux jours, et seuls les murs extérieurs résistèrent au feu. Les
bombardements sur Karlsruhe firent 1 754 morts et laissèrent 3,4
millions de mètres cubes de gravats
12.
La
1re armée française commandée par le général
de Lattre de Tassigny prend la ville le 3 avril 1945
13.
Après la guerre, la
République de Bade disparaît. Karlsruhe et le nord du Bade se retrouvent dans la
zone d’occupation américaine, tandis que le sud est intégré à la zone française. La ville se retrouve dans le nouveau
Land de
Wurtemberg-Bade, qui fusionne avec deux autres Länder en
1952 pour former le
Bade-Wurtemberg.
Au sein de la
république fédérale, Karlsruhe devient la ville du droit : en
1950, la
Cour fédérale s’y installe. Le
28 septembre 1951, c’est le tour de la
Cour constitutionnelle fédérale. De
1952 à
1972, Karlsruhe fut le chef-lieu de la circonscription de Bade du Nord. Depuis le
1er janvier 1973, la ville est le chef-lieu de la circonscription de Karlsruhe. En 1969, Karlsruhe est récompensé du
Prix de l’Europe, conjointement avec
Nancy.
Le
7 avril 1977, le
procureur général fédéral Siegfried Buback, accompagné de son chauffeur et d’un fonctionnaire de justice, fut assassiné alors qu’il se rendait à son travail, par des
terroristes de la
Fraction armée rouge14.
Une importante garnison des
Forces françaises en Allemagne de l’
Armée française était présente à Karlsruhe jusqu’en 1991 : le
135e régiment du train.
Avec
Ispra en Italie, un bureau de l’
Institut des transuraniens, une institution européenne, se trouve à Karlsruhe
15
Population
Évolution démographique
Évolution démographique de Karlsruhe depuis 1800.
Karlsruhe, avec environ 300 000 habitants, est la troisième ville de
Bade-Wurtemberg, derrière
Stuttgart et
Mannheim, et la vingt-et-unième en
Allemagne.
De sa fondation jusqu’aux années 1810, Karlsruhe comptait moins de
10 000 habitants. En 1850, la ville avait atteint les 25 000 habitants,
puis la croissance démographique fut élevée pendant la deuxième moitié
du
XIXe siècle. Ainsi, Karlsruhe comptait plus de 100 000 habitants en 1901. La croissance demeura conséquente au début du
XXe siècle,
et la ville avait environ 190 000 habitants en 1939. La croissance
démographique après 1900 s’explique aussi par l’annexion de plusieurs
villages limitrophes. La
Seconde Guerre mondiale,
avec ses bombardements, ses évacuations et ses déportations, fait
chuter le nombre d’habitants à 60 000 en avril 1945. Celui-ci remonte à
200 000 en 1950, et la croissance est soutenue jusqu’aux années 1980. Le
30 septembre 2012, la ville comptait 300 711 habitants
16, dont 15 % d’étrangers
17.
L’évolution démographique à Karlsruhe est, comme celle de l’
Allemagne entière, soumise au déficit des naissances. Seul un
solde migratoire positif permet à la ville de gagner des habitants. Les principaux pays d’origine sont la
Turquie (6 051 habitants), l’
Italie (4 181), la
Roumanie (2 445), la
Croatie (2 268) et la
Pologne (2 251)
17.
Emploi
Au 31 mars 2011, 160 031 personnes exerçaient un emploi à Karlsruhe
18.
Le secteur des services employait plus de 80 % d’entre eux, et
l’industrie, 19 %. En 2010, environ 91 500 personnes ne résidaient pas à
Karlsruhe et se déplaçaient tous les jours pour rejoindre leur lieu de
travail
19.
En décembre 2011, il y avait 7 855 chômeurs enregistrés à Karlsruhe,
donnant à la ville un taux de chômage de 5,3 %, chiffre en dessous de la
moyenne fédérale : 6,6 %
18.
Religion
Le
luthéranisme
est apparu à Durlach en 1556, et Karlsruhe, en tant que capitale des
margraves de Bade, a été protestante dès sa fondation. Néanmoins, le
« décret des privilèges » qui garantissait certaines libertés aux
habitants de la ville, a permis à plusieurs minorités religieuses de
s’installer dans la ville
20. La liberté de religion attire d’abord les
catholiques, puis les
juifs. Aujourd’hui, les pourcentages de catholiques (32,7 %) et de protestants (30,6 %) sont similaires
21.
Les catholiques ont obtenu leur première église, Saint-Étienne, en 1814. Ils dépendent de l’
archidiocèse de Fribourg-en-Brisgau. Karlsruhe est le siège de l’
Église évangélique de Bade,
de laquelle dépendent tous les protestants de la ville, à l’exception
des membres d’Églises libres. La ville compte aussi un grand nombre
d’autres confessions chrétiennes, comme des
Adventistes, des
Orthodoxes et des
Baptistes, ainsi que des organisations chrétiennes comme l’
Armée du salut.
Karlsruhe est le siège de la Communauté israélite de Bade. Elle possède une
synagogue et plusieurs cimetières juifs. Avant l’
Holocauste,
il y avait une importante communauté juive, évaluée à 3 358 personnes
en 1933. La première synagogue de la ville a été construite en 1806.
Tous les lieux juifs ont été détruits en 1938, et la communauté a été
déportée au
camp de Gurs en 1940. Une nouvelle synagogue a été inaugurée en 1971.
Karlsruhe compte enfin dix salles de prière musulmanes, une communauté
baha’ie, un centre
bouddhique zen, etc.
Politique et administration
Héraldique
Le blason de la ville de Karlsruhe est
de gueules à la bande d’argent remplie d’or et chargée du mot FIDELITAS
de sable. Le drapeau de la ville est rouge-jaune-rouge. Le blason reprend et inverse celui du
Pays de Bade, qui est
d’or à une bande de gueules. La devise
Fidelitas a été ajoutée par
Charles-Guillaume de Bade-Durlach, le fondateur de la ville. Elle fait référence à l’
Ordre de la Fidélité, un
ordre de chevalerie instauré lors de la fondation de la ville.
Maire
Le premier maire de Karlsruhe est entré en fonctions en 1718, soit
trois ans après la fondation de la ville. À partir de 1812, le maire a
reçu le titre d’
Oberbürgermeister, réservé aux grandes villes allemandes. Depuis le
1er mars 2013, le maire de Karlsruhe est Frank Mentrup, membre du
Parti social-démocrate d’Allemagne
(SPD). Il a été élu au premier tour avec 55,26 % des voix, contre le
maire sortant Heinz Fenrich, au pouvoir depuis 1998 et membre de l’
Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU). C’est la première fois en 42 ans que Karlsruhe est administrée par la gauche
22,23.
Liste des maires de Karlsruhe depuis 1892 :
Conseil
L’hôtel de ville sur la Marktplatz.
Depuis les élections du 7 juin 2009, le conseil de Karlsruhe se compose de la manière suivante :
| Parti / Liste |
Pourcentage des voix |
Sièges |
 |
| CDU |
28,2 |
14 |
| Verts |
20,1 |
10 |
| SPD |
19,6 |
10 |
| FDP |
12,6 |
6 |
| Karlsruher Liste (KAL) |
5,9 |
3 |
| Freie Wähler |
5,7 |
2 |
| Die Linke |
4,2 |
2 |
| Gemeinsam für Karlsruhe |
2,4 |
1 |
| Total |
48 |
Jumelages
La fontaine de Nancy dans le jardin zoologique.
Karlsruhe est jumelée avec les villes suivantes
24 :
Justice
Karlsruhe peut être considérée comme la capitale judiciaire de l’
Allemagne car c’est le siège du
Tribunal constitutionnel fédéral. Celui-ci, établi en 1951, est la
cour constitutionnelle allemande, c’est-à-dire qu’il juge de la conformité des lois avec la
Loi fondamentale de 1949. Karlsruhe est aussi le siège de la
Cour fédérale, qui est l’organe juridictionnel allemand placé au sommet de l’ordre judiciaire et jugeant en dernière instance en
matière civile et en
matière pénale. Elle a été créée en 1950.
Karlsruhe compte aussi un
tribunal de première instance une
cour d’appel, un tribunal des affaires sociales, un conseil de prud’hommes et un tribunal administratif.
Budget
En 2009, la ville de Karlsruhe avait un budget de 893 86 millions
d’euros et a dépensé 902,75 millions d’euros. L’une des principales
sources de revenus de la ville est la
taxe professionnelle. En 2009, elle a par exemple représenté 228 9 millions d’euros
25. La dette municipale est relativement élevée, elle atteignait par exemple 159,88 millions d’euros en 2008
26. Afin de remédier au problème, le taux d’imposition pour les taxes foncières A et B ont été augmentés, entre 370 % et 420 %
27,28. Depuis 1998, le taux de cotisation pour la taxe professionnelle est de 410 %
29.
Économie
Karlsruhe abrite un important secteur énergétique.
EnBW, troisième énergéticien allemand
30, y a son siège social ainsi qu’une
centrale thermique. La plus importante raffinerie d’Allemagne, la
Mineraloelraffinerie Oberrhein, dite MiRO, se situe à Karlsruhe, et a une capacité de 285 000 barils par jour. Elle est reliée par oléoducs à
Fos-sur-Mer et
Trieste.
La ville possède également un pôle dans les
technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans les
nanotechnologies.
Siemens est un des plus grands employeurs, avec 4 500 salariés.
United Internet, connues en
Allemagne pour son engin de recherche
Web.de
et sa messagerie GMX, maintient à Karlsruhe le plus grand centre de
données d’Allemagne. Environ 40% de tous les sites allemands sont gérés à
Karlsruhe. La ville compte aussi le siège de Fiducia IT AG, un groupe
de
gestion des services informatiques. Karlsruhe est enfin le premier endroit où un
email a été envoyé en
Europe, en 1984.
Le secteur bancaire et les assurances sont représentés par la
Landesbank Baden-Württemberg,
la BBBank ou encore la L-Bank, qui ont un siège à Karlsruhe. Karlsruhe
possède l’un des cinq ateliers de monnaie allemands, le
Staatliche Münzen Baden-Württemberg. Les pièces en euro frappées à Karlsruhe sont marquées d’un
G.
La
pharmacie et les cosmétiques sont eux-aussi importants pour l’économie locale : la ville compte le siège du groupe de distribution
dm-drogerie markt et une usine du groupe
L’Oréal.
Enfin, l’industrie automobile est représentée que ce soit directement par l’assemblage et les sous-traitants (
fabrication de pneumatiques du groupe français
Michelin) ou via des centres de recherche et d’innovation.
Transports
Chemin de fer
Karlsruhe est un nœud ferroviaire important. La
gare centrale est incluse dans le réseau à
grande vitesse européen et elle propose des connexions directes en
ICE et
TGV vers
Berlin,
Hambourg,
Cologne,
Munich,
Amsterdam,
Marseille,
Paris,
Zurich et l’
aéroport de Francfort. Des trains de nuit vont à
Dresde,
Berlin,
Copenhague,
Amsterdam,
Moscou et
Prague.
Routes
Karlsruhe est au carrefour de l’
autoroute fédérale 5, qui suit le
Rhin et relie
Francfort à
Bâle, et de l’
autoroute fédérale 8, qui relie le
Luxembourg à l’
Autriche. Elle est aussi desservie par l’
autoroute fédérale 65, qui la relie à
Ludwigshafen, et se trouve à proximité de l’
autoroute française A35, qui descend vers
Strasbourg puis permet des connexions vers
Paris et le reste de la
France. Un seul pont routier permet de franchir le
Rhin à Karlsruhe, il est emprunté par l’
autoroute fédérale 65.
Des zones de limitation des véhicules ont été créées en 2009. Elles
incluent le centre-ville et quelques quartiers périphériques, notamment
au sud. Elles sont réservées aux véhicules les plus propres.
Transports en commun
Un tram-train dans la gare centrale.
Karlsruhe possède un système de transport très développé. Karlsruhe est en effet la première ville à avoir développé un
tram-train desservant toute la région depuis l’hypercentre en interconnectant son réseau de
tramway avec les voies ferrées régionales. Ce système est communément appelé le «
Modèle de Karlsruhe » (en allemand :
Karlsruher Modell) et intéresse beaucoup de villes en
Europe. Il a été mis en place en 1992.
Le succès est tel qu’un problème de capacité (en particulier le long de la
Kaiserstraße)
se pose. Pour y remédier, la population a voté la construction d’un
tunnel sous la Kaiserstraße permettant d’augmenter la cadence et de
libérer la zone piétonne du tram lors d´un
référendum en 2002. Les travaux ont commencé en janvier 2010
31,32.
La compagnie de la ville, KVV, gère sept lignes de
tramway, complétées en périphérie par des bus. Les lignes de
tram-train suivent la même tarification que les bus et les tramways.
Vélo
Karlsruhe est la ville natale de
Karl Drais, inventeur de la
draisienne, l’ancêtre du vélo. La ville étant construite dans le
fossé rhénan,
son paysage est généralement plat et agréable pour les cyclistes. En
2002, les déplacements à vélo représentaient 16 % du trafic
33, et la municipalité souhaite faire passer ce taux à 23 % en 2015
34.
Transport fluvial
Le port de Karlsruhe est le deuxième plus grand port fluvial du
Bade-Wurtemberg après celui de
Mannheim,
situé en aval. Il a vu transiter 5,52 millions de tonnes de
marchandises en 2011, ce qui le place en septième position parmi les
ports allemands
35.
Les bassins s’étendent jusqu’à deux miles à l’intérieur des terres.
Karlsruhe possède aussi la plus grande raffinerie de pétrole du pays,
située à huit kilomètres en aval du port. Un bateau de croisière fait
régulièrement escale à Karlsruhe. Il rejoint ensuite
Strasbourg,
Spire ou d’autres destinations.
Transport aérien
Karlsruhe possède un important centre de contrôle aérien, qui emploie plus de 450 personnes
36. Avec la ville voisine de
Baden-Baden, elle participe au financement de l’
aéroport de Karlsruhe Baden-Baden, qui accueille chaque année plus d’un million de passagers
37. Il se trouve à quarante kilomètres au sud de la ville et c’est une base importante pour la compagnie
Ryanair. Les autres aéroports les plus proches sont ceux de
Stuttgart, distant de 80 km, et de
Strasbourg, à 100 km.
Enseignement et recherche
Karlsruhe compte neuf établissements d’
enseignement supérieur,
sept sont publics et deux sont privés. Ils totalisent près de 35 000
étudiants et sont surtout orientés vers les sciences, les techniques et
les arts. Grâce à ses nombreuses infrastructures scientifiques, la ville
compte également un grand nombre de chercheurs.
Karlsruher Institut für Technologie (KIT)
Le
Karlsruher Institut für Technologie est une institution académique et de recherche dépendant du Land de
Bade-Wurtemberg et de l’institut
Helmholtz-Gemeinschaft.
Il compte environ 22 500 étudiants et 9 000 employés et c’est à la fois
le plus grand centre de recherche allemand et le premier employeur de
la ville. Il est né en 2009 de la fusion de l’Université de Karlsruhe et
du centre de recherche du
Forschungszentrum Karlsruhe. Avant la fusion, l’Université de Karlsruhe, fondée en 1825 sur le modèle de l’
École Polytechnique en France était la plus ancienne université technique d’Allemagne.
Le KIT est spécialisé en
physique,
ingénierie,
génie électrique,
génie civil, en
informatique et en économie de l’information. Plusieurs professeurs de Karlsruhe se sont illustrés dans le monde des sciences, comme
Heinrich Rudolf Hertz, qui a découvert les ondes électromagnétiques lorsqu’il enseignait à l’université, mais aussi
Ferdinand Braun, qui a inventé le tube cathodique, et
Fritz Haber, qui développé la synthèse de l’ammoniac.
Écoles supérieures spécialisées
Le château Gottesaue, occupé par la Hochschule für Musik.
La ville compte huit écoles supérieures spécialisées. La
Hochschule Karlsruhe – Technik und Wirtschaft, comparable aux
IUT français, a été fondée en 1878 et elle comptait 6 500 étudiants en 2010. Appelée
Fachhochschule
(FH) jusqu’en 2005, elle détient la première place de toutes les FH
d´Allemagne. Elle est composée de 6 facultés et travaille en partenariat
avec plusieurs grandes écoles de renommée internationale. Elle est
spécialisée en
architecture et en
communication. La
Pädagogische Hochschule Karlsruhe, dédiée à la pédagogie, date de 1958 et hérite d’un séminaire fondé en 1768. Elle compte environ 3 000 étudiants. La
Duale Hochschule Baden-Württemberg Karlsruhe
a été fondée en 1979 en tant que programme d’éducation coopérative.
Elle compte 2 300 étudiants et elle s’intéresse à l’économie et la
technologie. L’
Académie des Beaux-Arts, fondée en 1854 a eu quelques professeurs illustres, comme
Hans Thoma,
Georg Baselitz et
Markus Lüpertz. La
Staatliche Hochschule für Gestaltung Karlsruhe enseigne le
design depuis 1992 et travaille avec le
ZKM. La
Hochschule für Musik (Conservatoire de musique) remonte à 1812. Elle est installée dans le château de Gottesaue depuis 1989. Enfin, la
Karlshochschule International University et l
EC Europa Campus sont privés. La première est une école d’économie, l’autre est consacré à la communication.
Culture
Architecture et urbanisme
Centre-ville
Karlsruhe est une ville relativement jeune et ne possède pas de
structure médiévale, contrairement à de nombreuses autres villes
allemandes. Les plans, réalisés en 1715, ont fait naître une ville
inscrite dans un cercle, au centre duquel se trouve le château.
À l’origine, la zone constructible était plus restreinte
qu’aujourd’hui, et le parc était totalement vide d’édifices. Par
ailleurs, alors qu’aujourd’hui, le parc n’occupe plus que la moitié du
cercle, au départ, il en représentait presque les trois-quarts.
L’urbanisation était concentrée dans un triangle dont l’écartement était
déterminé par l’angle des ailes en retour du château. Depuis le centre
du cercle, les rues et les allées du parc correspondent aux rayons, et
elles sont toutes visibles depuis la tour du château. Elles sont au
nombre de 32, soit autant que les points d’une
rose des vents.
Les codes de construction étaient à l’origine très stricts, notamment
en limitant la hauteur des immeubles, afin de garder une grande
uniformité.
L’architecte
néo-classique Friedrich Weinbrenner a beaucoup contribué à la construction et l’embellissement de la ville au début du
XIXe siècle.
Certaines de ses œuvres existent encore, comme la grande église
évangélique, qui a la forme d’un temple antique, et l’hôtel de ville qui
lui fait face, sur la Marktplatz. Il est aussi à l’origine de la
Via Triumphalis, qui remonte vers le château.
Après les dommages occasionnés pendant la
Seconde Guerre mondiale,
ces rues ont été en grande partie reconstruites vers 1950. L’architecte
a aussi dessiné les plans de l’église catholique Saint-Étienne et de la
Pyramide de Karlsruhe, qui se dresse sur la Marktplatz et sert de mausolée au fondateur de la ville
38.
Le centre-ville compte quelques autres monuments plus tardifs, comme
le palais du Prince Max et le palais grand-ducal, tous deux construits à
la fin du
XIXe siècle et typiques de l’
architecture éclectique et
néo-baroque. Le palais grand-ducal accueille la
Cour fédérale, et le
palais du Prince Max, construit pour
Max von Baden, sert de cinémathèque, de bibliothèque, de musée, etc.
Le château
Le
château de Karlsruhe est le monument le plus emblématique de la ville. Il a été construit entre 1715 et 1718, dans le
style baroque, et plusieurs extensions ont été ajoutées au cours du
XVIIIe siècle.
Ainsi, la tour coiffée d’un dôme était à l’origine isolée, et une aile
la relie désormais au reste. Le château est resté la résidence
officielle des margraves et grands-ducs de Bade jusqu’à la révolution de
1918. Les collections d’archéologie et d’anthropologie rassemblées par
les grands-ducs au
XIXe siècle
ont alors été présentées au public, et le château est devenu un musée
en 1921. Il a été incendié le 27 septembre 1944, lors d’un bombardement,
et tous ses intérieurs baroques ont été perdus. Seuls les murs
extérieurs ont résisté au feu, et ce n’est qu’en 1955 que la
reconstruction a commencé. Celle-ci a redonné au château son aspect
extérieur initial, mais les salons en enfilade n’ont pas été recréés. À
la place, les architectes ont inséré de nouveaux étages en béton, plus
propices à la présentation des collections du musée. Le Musée national
badois a ouvert ses portes en 1959 et les travaux ont été achevés en
1966
39,40.
Architecture moderne et comtemporaine
Walter Gropius, le chef de file du
Bauhaus,
a dessiné les plans d’un quartier près de Dammerstock-Rüppurr, au sud
du centre-ville. Commencés en 1928, les travaux ont été interrompus
l’année suivante à cause de la crise économique, et seulement 228
appartements ont été livrés. L’ensemble est toutefois l’un des exemples
les plus importants de l’
architecture moderne
en Allemagne. Les appartements sont agencés selon la lumière du
soleil : le matin, elle donne dans les chambres, l’après-midi, dans les
pièces de vie
41.
Après la
Seconde Guerre mondiale,
les champs de ruines ont été remplacés par de nombreux blocs
d’immeubles en béton et l’aspect de la ville a été changé. Des quartiers
résidentiels ont entièrement disparu et de grands axes ont été percés,
comme l’autoroute qui traverse le centre-ville. Depuis les années 1970,
les rues du centre sont néanmoins progressivement rendues aux piétons.
Après le départ des garnisons américaines et françaises dans les années
1990, l’aménagement urbain a été caractérisé par la conversion de sites
abandonnés et pollués. Ainsi, un quartier résidentiel a été construit
sur l’ancienne caserne américaine, et un grand complexe de cinéma, un
musée et une école de design ont été installés dans l’ancienne usine de
munitions.
Événements culturels
Karlsruhe compte un certain nombre d’institutions culturelles
d’envergure nationale et européenne. Certaines décernent des prix, comme
le
Bambi, décerné aux médias et créé en 1948 par un éditeur de Karlsruhe, Karl Fritz, le prix
Hermann Hesse, remis depuis 1956, et le Prix Giga-Hertz, remis par
ZKM, qui récompense des artistes de
musique électronique.
La ville organise aussi quelques événements, comme l’
African Summer Festival,
qui a lieu en juillet dans le quartier nord de la ville et se consacre à
la culture africaine. Pendant trois jours, un marché, des
démonstrations et cours de
percussions et des concerts se succèdent. En juillet, également, se tient annuellement un festival open-air appelé
Das Fest. La
Linux Audio Conference se tient chaque année à Karlsruhe. Dans le passé, la ville a également accueilli le
LinuxTag, le plus grand événement lié à
Linux en Europe, ainsi que la
Convention européenne de jonglerie, en 2000 et en 2008.
Institutions culturelles
La ville compte un grand nombre de théâtres. Le plus important est le
Badisches Staatstheater Karlsruhe, qui propose des opéra, des pièces de
théâtres et des ballets. Le second plus gros théâtre professionnel est
le Sandkorn-Theater, fondé en 1956. Il y a aussi un théâtre de
marionnettes et plusieurs autres salles où se produisent des troupes de
professionnels et d’amateurs.
Le plus grand cinéma de Karlsruhe est le
Filmpalast am ZKM. Il propose 10 salles d’une capacité totale de près de 3000 places. La ville compte deux autres cinémas : le
Schauburg, le plus ancien cinéma de la ville, qui propose outre des films à gros budgets, un grand nombre de films d’art et d’essai et
Die Kurbel.
Le Musée national badois (
Badisches Landesmuseum),
installé dans le château, est consacré à la fois à l’histoire de la
région et à celle du monde entier. Il possède notamment des collections
achéologiques méditerranéennes, un trésor ottoman, ainsi que des pièces
illustrant l’histoire du
pays de Bade et de Karlsruhe, comme la couronne des grands-ducs de Bade. Il maintient une annexe sur la Marktplatz depuis 1993. Appelée
Museum beim Markt, cette annexe est dédiée aux arts du
XXe siècle, et surtout au
design, avec une préférence pour l’
Art nouveau et le
Bauhaus42.
Situé dans le
Palais du Prince Max, le musée de la ville (
Stadtmuseum) présente les trois siècles d’histoire de Karlsruhe. Le Pfinzgaumuseum est de son côté consacré à l’histoire de
Durlach,
la ville médiévale devenue un quartier de Karlsruhe. Il est installé
dans le château de Karlsburg, qui était la résidence officielle des
margraves de Bade avant la construction du château de Karlsruhe. La
maison des États du Bade est considérée comme l’un des berceaux de la
démocratie en
Allemagne, notamment grâce au progressisme des grands-ducs de Bade. Une exposition permanente y présente l’histoire du Parlement badois
42.
Le
ZKM, aménagé dans l’ancienne usine de munitions.
La
Staatliche Kunsthalle Karlsruhe est le principal musée de peinture de la ville. Fondé au
XIXe siècle, il a été épargné par les bombardements de la
Seconde Guerre mondiale, donc les galeries sont d’origine. Il présente l’histoire de la peinture occidentale depuis le
Moyen Âge avec des œuvres de
Matthias Grünewald,
Albrecht Dürer,
Claude Monet,
Paul Cézanne,
Caspar David Friedrich,
Hans Thoma,
Max Ernst ou encore
Gerhard Richter. Des statues du
XIXe siècle sont exposées dans l’orangerie, et le cabinet des estampes regroupe plus de 90 000 gravures
42.
Fondé en 1989, le
Centre d’art et de technologie des médias de Karlsruhe, également connu sous son acronyme allemand,
ZKM, est le plus jeune musée de la ville. Imaginé comme un «
Bauhaus électronique », il est consacré aux
médias et à l’
art contemporain.
Il favorise aussi la création et la recherche artistique, puisqu’il
fonctionne en partenariat avec l’école des Beaux-Arts. Il compte
également plusieurs instituts de recherche, un studio et un laboratoire
consacré à la sauvegarde des documents audiovisuels des années 1960 et
1970
42.
L’
art contemporain est aussi présent dans plusieurs galeries d’exposition, et il est favorisé localement par l’Association artistique badoise (
Badischer Kunstverein), fondée en 1818
42.
Le Musée d’histoire naturelle (
Naturkundemuseum) a été fondé en regroupant des collections des grands-ducs de Bade. Karlsuhe compte enfin un musée sur la
majolique, un musée de l’histoire du droit, un musée de la circulation (
Verkehrsmuseum) et un musée
Michelin42.
Sport
Les principales infrastructures sportives de la ville sont le stade de football du
Wildparkstadion
et la grande salle omnisports Europahalle, accueillant 4600
spectateurs. Karlsruhe accueille plusieurs associations sportives
renommées. Le club de football de la ville ayant le plus de succès est
le
Karlsruher SC, qui joue en
2. Bundesliga depuis 2013. Le club de basket
BG Karlsruhe a joué entre les saisons 2003/04 et 2006/07 en première division de
Basketball-Bundesliga.
Depuis la saison 2007/08 le club joue en seconde division de
Bundesliga, la Pro A-Liga. Il y a aussi le club de tennis TC Rüppurr,
basé au sud de la ville.
Des évènements sportifs significatives se tiennent chaque année à
Karlsruhe, comme un meeting d’athlétisme international en salle, se
tenant à la Europahalle, et une réunion internationale d’athlétisme en
salle. La vie sportive à Karlsruhe a également connu divers évèments ces
dernières années. Karlsruhe a notamment été ville étape lors des Tour
de France
1987 et
2005 des Tours d’Allemagne
2004 et
2006.
La ville est l’une des premières au monde à avoir organisé une course de vélo naturiste, connue sous le nom de
Nackt Radtour.
Personnalités liées à la commune
Personnalités nées à Karlsruhe
- Charles Ier de Bade (1728–1811), margrave de Bade-Dulach, premier grand-duc de Bade ;
- Friedrich Weinbrenner (1766–1826), architecte et urbaniste allemand ;
- Karoline von Günderrode (1780-1806), femme de lettres et nouvelliste allemande ;
- Karl Drais (1785–1851), inventeur allemand, connu pour avoir inventé la draisienne et la draisine ;
- Ferdinand Keller (1842-1922), peintre allemand, professeur à l’académie des beaux-arts de la ville ;
- Carl Benz (1844–1929), inventeur allemand, pionnier de l’automobile ;
- Hermann Billing (1867-1946), architecte art nouveau (Jugendstil, Sezession)43 ;
- Karl Hofer (1878–1955), peintre allemand ;
- Walter von Reichenau (1884 – 1942), Generalfeldmarschall allemand ;
- Adolf Steinmetz (1886-1918), député lorrain au Landtag d’Alsace-Lorraine de 1911 à 1918 ;
- Gottfried Fuchs (1889–1972), footballeur allemand ;
- Peter Sloterdijk ( né en 1947 ), philosophe et un écrivain allemand ;
- Oliver Bierhoff ( né en 1968), footballeur allemand ;
- Oliver Kahn ( né en 1969 ), footballeur allemand ;
- Mehmet Scholl ( né en 1970 ), footballeur allemand ;
- Regina Halmich ( née en 1976 ), boxeuse, championne du monde poids-mouche WIBF depuis 1995 ;
- Sebastian Koch ( né en 1962 ), acteur allemand ;
- Alex Mizurov (en), Skateboardeur ayant gagné le game of skate 2006 aux US ;
- Sasha Waltz (née 1963), chorégraphe et danseuse de danse contemporaine.
Personnalités liées à Karlsruhe
Notes et références
- ↑ Stadt Karlsruhe: Geographische Angaben [archive], abgerufen am 5. Juni 2012
- ↑ Daten des Deutschen Wetterdienstes, Stand 27. Januar 2012. Zip-Datei [archive] abgerufen unter Langjährige Mittelwerte [archive] am 17. August 2012
- ↑ « Das Klima in Karlsruhe » [archive] (consulté le 7 juin 2011)
- ↑ « Der Internationale Klimaindex – Klimatabelle Deutschland » [archive] (consulté le 29 août 2011)
- ↑ « Niederschlagsverteilung in Südwestdeutschland » [archive] (consulté le 29 août 2011)
- ↑ Bürgerverein Grünwinkel, Grünwinkel Gutshof, Gemeinde, Stadtteil ; [1909 – 2009, 100 Jahre Grünwinkel in Karlsruhe, Karlsruhe, Info-Verl, 2009 (ISBN 978-3-8819-0539-8, présentation en ligne [archive]).
- ↑ Ulrich Brandl et Emmi Federhofer, Ton+Technik – Römische Ziegel, Schriften des Limesmuseums Aalen, 2010 (ISBN 978-3-8062-2403-0), chap. 61
- ↑ a et b « Daten und Fakten 2011 » [archive]
- ↑ http://www.karlsruhe.de/b1/stadtgeschichte/chronik/stadtteilchroniken [archive]
- ↑ « Karlsruhe Schloss » [archive], Office de tourisme de la Forêt-Noire
- ↑ Spencer C. Tucker, World War I: A – D., vol. 1, ABC-CLIO, 2005 (ISBN 9781851094202), p. 628
- ↑ Jörg Friedrich, The Fire: The Bombing of Germany, 1940-1945, Columbia University Press, 2008 (ISBN 9780231133814), p. 243
- ↑ « L’entrée des troupes françaises à Karlsruhe début avril 1945 » [archive], Ministère français de la défense, 30 novembre 2010.
- ↑ Martin Roeber, « « Stadtguerilla » meuchelt Buback und Begleiter » [archive], SWR
- ↑ Institut des transuraniens [archive]
- ↑ Statistisches Landesamt Baden-Württemberg: Bevölkerungsstand seit 2009 (vierteljährlich): Karlsruhe (Stadt) [archive], abgerufen am 4. Februar 2013
- ↑ a et b Stadt Karlsruhe, Amt für Stadtentwicklung: Daten und Fakten. 37. Ausgabe, August 2012, S. 14–15
- ↑ a et b Stadt Karlsruhe, Amt für Stadtentwicklung: Arbeitsmarkt 2011 – Informationsservice Statistik Aktuell Januar 2012 [archive] (PDF; 710 kB), abgerufen am 22. Juli 2012
- ↑ Stadt Karlsruhe: Statistisches Jahrbuch 2011 [archive], S. 21 u. 93 (PDF; 12 MB)
- ↑ « Der Privilegienbrief von 1715 für die Siedler in Karlsruhe » [archive], Stadt Karlsruhe
- ↑ « Bevölkerung in Karlsruhe nach der Religionszugehörigkeit » [archive], Stadt Karlsruhe
- ↑ SPD stellt Karlsruher Oberbürgermeister. [archive] In: faz.net vom 2. Dezember 2012
- ↑ Stadt Karlsruhe: Dr Frank Mentrup wird Karlsruhes neues Stadtoberhaupt [archive], abgerufen am 2. Dezember 2012
- ↑ « Städtepartnerschaften aktuell » [archive]
- ↑ « Teil 4 Rechenschaftsbericht zum Jahresabschluss 2009 » [archive]
- ↑ « Schulden der Stadt Karlsruhe seit 1983 in 1.000 Euro » [archive]
- ↑ « Steuer: Grundsteuer » [archive]
- ↑ « « Grundsteuer wird erhöht » – Was ist eigentlich der Hebesatz? » [archive]
- ↑ « Gewerbesteuer » [archive]
- ↑ http://www.enbw.com/content/en/group/portrait/index.jsp [archive]
- ↑ Die Kombilösung Karlsruhe: Startseite [archive]
- ↑ « kasig.com » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-29
- ↑ « Verkehrsentwicklungsplan Karlsruhe – Zustandsanalyse » [archive]
- ↑ « Karlsruhe: 20-Punkte-Programm zur Förderung des Radverkehrs » [archive]
- ↑ Güterumschlag der Binnenschifffahrt 2011 um 7 Prozent gesunken. [archive] Pressemitteilung Nr. 163/2012 des Statistischen Landesamts Baden-Württemberg vom 22. Mai 2012, abgerufen am 2. Februar 2013.
- ↑ Ort des Monats: DFS Deutsche Flugsicherung Karlsruhe, Newsletter Stadtmarketing Karlsruhe vom Dezember 2012
- ↑ « Passagieraufkommen Flughafen Karlsruhe/Baden-Baden » [archive]
- ↑ « Friedrich Weinbrenner » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
- ↑ « Schloss Karlsruhe » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
- ↑ « History of the museum » [archive], Musée national badois
- ↑ « Bauhaus » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
- ↑ a, b, c, d, e et f « Musées, beaux-arts et expositions » [archive], Ville de Karlsruhe
- ↑
Hermann Billing fut responsable d’un certain nombre d’édifices, tels
que le groupe d’immeubles de la Baischstrasse, l’ancien bâtiment de la
direction générale de la poste sur la place Ettlinger-Tor, la fontaine
de la place Stephan, ou les maisons 8 et 10 de la Rankerstrasse.
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
Liens externes
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hambourg
Hambourg
Logo de la Ville libre et hanséatique de Hambourg
Hambourg (en
allemand Hamburg, en
bas allemand Hamborg [ˈhaˑmbɔːχ]) est une ville et un des 16
Länder composant l’
Allemagne. Située au nord du pays, près de l’embouchure de l’
Elbe et à proximité de la
mer du Nord, Hambourg est la deuxième plus grande
ville d’Allemagne (après
Berlin) et le premier port du pays.
La ville s’étend sur 755
km2 et compte 1,77 million d’habitants
1 ; l’agglomération environ 3,5 millions. Hambourg était membre fondateur de la
ligue hanséatique.
Cette ancienne appartenance est encore aujourd’hui revendiquée par la
ville, comme élément caractéristique de son identité. C’est ainsi que le
code de la ville sur les
plaques d’immatriculation est
HH, qui signifie
Hansestadt Hamburg et que le nom officiel de la ville est
Freie und Hansestadt Hamburg (ville libre et hanséatique de Hambourg).
C’est également une ville au tourisme actif, ce qu’elle doit
notamment à son architecture, à son réseau de canaux et aux abords
luxuriants de l’
Alster,
rivière formant un lac artificiel au cœur de la ville. Elle présente de
très nombreux théâtres et musées, notamment la célèbre
Kunsthalle ou le jeune
Bucerius Kunst Forum, qui accueille des expositions temporaires. Hambourg dispose d’un quartier entier dédié à la vie nocturne :
Sankt Pauli et sa
Reeperbahn.
Géographie
Hambourg est situé au confluent de l’
Alster, de la
Bille et de l’
Elbe, et à 110 km de l’embouchure de l’Elbe dans la
mer du Nord. L’Elbe est navigable même pour les porte-conteneurs de gros tonnage, et le
port de Hambourg était le neuvième port le plus important du monde en
2005[réf. nécessaire].
Le territoire urbain s’étend sur 755 km², soit exactement la surface
de Paris et de sa petite couronne (qui compte cependant 6 millions
d’habitants), et moitié moins que la surface du
Grand Londres.
Les 30 m² d’espace habitable par personne font de Hambourg la grande
ville offrant la plus grande surface habitable moyenne du monde. C’est
également une ville très verte, et l’on estime que 14 % de la surface
urbaine sont occupés par des espaces verts et de détente
[réf. nécessaire].
Climat
Le climat de Hambourg est influencé par la proximité de la mer du
Nord, avec des masses maritimes venant de l’Atlantique et son
emplacement dans la
plaine Nord-Européenne à bas relief. Le climat de Hambourg est ainsi océanique (
Cfb selon la classification
Köppen-Geiger).
Le vent souffle majoritairement du sud-ouest, apportant pluies
fréquentes, tombant souvent sous forme de bruine accompagnée d’une forte
brise, une caractéristique climatique des pays occidentaux donnant sur
la mer du Nord. Ce phénomène est communément appelée
Schmuddelwetter (de) en Allemagne du Nord
2.
Les hivers sont froids, bien que plus doux que dans l’Est continental
et le Sud vallonné et montagneux de l’Allemagne. C’est ainsi que
Hambourg connaît en moyenne un Noël blanc sur neuf,
Munich toutes les deux années et
Dresde tous les cinq ans
3.
Les températures maximales moyennes varient entre 3 °C et 5 °C. En
hiver, le soleil se fait voir entre deux et trois heures par jour. Un
ciel couvert est généralement la norme et les quelques heures
d’ensoleillement sont souvent associées aux épisodes glaciaux, quand le
vent tourne pour souffler de l’est ou du nord-est.
Au printemps, le soleil apparaît plus fréquemment dès le 13 mars
4.
De belles journées associées à des températures atteignant les 20 °C se
font plus fréquentes dès la mi-avril. Pour ce qui est du nombre de
jours de pluie, le printemps est généralement la saison la moins
pluvieuse à Hambourg.
Les étés sont doux, souvent modérés par la brise continue de Hambourg
et les averses de pluie qui surviennent 11 jours par mois en moyenne.
En revanche, orages et fortes pluies surviennent rarement dans la ville
hanséatique
5.
Bien que la moyenne maximale soit de 23 °C durant les mois de juillet
et août, des températures allant jusqu’à 28 °C ne sont pas rares. Ainsi,
les stations balnéaires de la
Baltique et de la mer du Nord telles que
Cuxhaven et
Sankt Peter-Ording
sont des excursions populaires permettant aux Hambourgeois de profiter
d’une baignade rafraîchissante durant les jours chauds de l’été.
Hambourg est lente à se refroidir, étant donné sa proximité de
l’océan. Les Hambourgeois ont tout de même droit à quelques jours de
beau temps grâce à l
‘Altweibersommer, le fameux été indien allemand. Mais à partir de mi-octobre, la
ville hanséatique est exposée à de fréquentes dépressions maritimes de forces comparables à celles d’un ouragan. Récemment, la
tempête Christian fin octobre 2013 et la
tempête Xaver début décembre 2013 ont balayé la ville de Hambourg
6,7.
L’ouragan Xaver a entraîné la hausse du niveau de l’Elbe jusqu’à
6,50 m, le plus haut depuis 1962, et par suite inondé plusieurs
quartiers de la ville, notamment ceux situés près du port
8.
| Mois |
jan. |
fév. |
mars |
avril |
mai |
juin |
jui. |
août |
sep. |
oct. |
nov. |
déc. |
année |
| Température minimale moyenne (°C) |
−1,1 |
−1 |
1,1 |
3,8 |
7,7 |
10,6 |
13,2 |
13 |
9,9 |
6,2 |
2,6 |
−0,4 |
5,5 |
| Température moyenne (°C) |
1,6 |
1,9 |
4,6 |
8,6 |
12,9 |
15,6 |
17,6 |
17,6 |
14 |
9,8 |
5,4 |
2,2 |
9,4 |
| Température maximale moyenne (°C) |
3,9 |
4,6 |
8,2 |
13,3 |
17,8 |
20,1 |
22,8 |
22,5 |
18,4 |
13,4 |
7,9 |
4,3 |
13,1 |
| Ensoleillement (h) |
46,9 |
69 |
108,8 |
171,6 |
223,4 |
198,7 |
217,5 |
203,1 |
144,6 |
107,9 |
53 |
37,4 |
1 581,9 |
| Précipitations (mm) |
67,8 |
49,9 |
67,7 |
43 |
57,4 |
78,6 |
76,7 |
78,9 |
67,4 |
67 |
69,2 |
68,9 |
792,6 |
Source : « Le Climat à Hambourg (en °C et mm, période internationale 1971- 2000) »
[1]
Histoire
Antiquité classique
Le premier nom historique de la ville est, selon les rapports de
Claude Ptolémée, Treva.
Les débuts
- Vers 811 : construction d’une première église dans l’enceinte du Hambourg précarolingien.
- 830 : fondation de Hammaburg.
- 831 : fondation d’un évêché par Louis le Pieux. Le premier évêque fut Anschaire.
- 832 : Hambourg est érigée en archidiocèse par le pape Grégoire IV ; la ville devient la base de départ des missionnaires chrétiens vers la Scandinavie. Anschaire (834-865) en est le premier archevêque.
- 845 : Hambourg est totalement détruite par un raid viking, mais la ville renaît rapidement de ses cendres et obtient le droit de marché.
- 964 : le pape (ou antipape) Benoît V le Grammairien est chassé de Rome par Othon Ier, le premier empereur du Saint Empire romain germanique, et banni à Hambourg.
- 1066, 1072 : plusieurs raids contre la ville, qui ne cesseront qu’en 1093 avec la christianisation.
- À partir de 1111 : début du commerce au-delà des limites de la ville.
- 1189 : le 7 mai, l’empereur Frédéric Barberousse aurait accordé la charte de ville libre d’Empire à Hambourg, en remerciement de l’assistance fournie lors de sa croisade en Terre sainte, et confirme les privilèges de commerce, de douane et de navigation sur la Basse Elbe.
Ce jour est toujours célébré comme anniversaire du port. Dès l’origine,
des soupçons laissent penser que la charte serait un faux fabriqué par
les marchands de Hambourg.
- 1195 : l’église Saint-Pierre, première église paroissiale, est mentionnée.
La Hanse
- 1241 : la Hanse teutonique est constituée avec la ville de Lübeck.
- 1255 : l’église Saint-Jacques est fondée.
- ~1350 : la peste noire atteint Hambourg et y cause 30 000 morts. L’église Sainte-Catherine, église du quartier marchand et commerçant, est mentionnée.
- 1401 : au cours de la lutte contre la piraterie, le chef des pirates le plus célèbre, Klaus Störtebeker, est exécuté.
- 1510 : le Reichstag d’Augsbourg fait de Hambourg une ville impériale.
Les Temps modernes
- 1529 : Hambourg passe au protestantisme.
- 1558 : inauguration de la première bourse allemande (nombre d’habitants : environ 20 000).
- entre 1610 et 1625 : Hambourg est transformée en puissante fortification, l’Alster est partagé.
- 1618 : la cour d’appel de l’Empire ratifie le lien qui unit Hambourg directement à l’Empire.
- 1678 : le premier opéra permanent ouvre ses portes.
- 1769 : Hambourg devient ville libre d’Empire.
- 1787 : la population dépasse pour la première fois les 100 000 habitants.
Le XIXe siècle
- 1806 : après la dissolution du Saint Empire romain germanique, Hambourg obtient la pleine souveraineté et se proclame désormais Freie Hansestadt (« Ville libre de la Hanse »). Mais quelques mois plus tard, après leurs victoires à Iéna et à Auerstaedt, les troupes françaises de Napoléon Bonaparte occupent la ville. Le blocus continental, instauré par l’empereur, cause un grand dommage au commerce et au port de la ville.
- 1810/1811 : la ville libre est incorporée dans l’Empire français comme « département des Bouches-de-l’Elbe ». Elle connaît un déclin marqué durant l’occupation française.
- 1813/1814 : la ville est assiégée pendant six mois par les troupes de la Sixième Coalition.
- 1815 : le congrès de Vienne garantit la souveraineté de la ville qui entre dans le Bund (Confédération germanique).
- 1817 : le premier bateau à vapeur circule sur l’Elbe.
- 1819 : à partir de cette date, Hambourg porte le titre d’État « Hambourg ville hanséatique et libre ».
- 1834 : Gerhard Oncken (en) et six autres personnes fondent la première communauté baptiste allemande.
- 1842
(du 5 au 8 mai) : un gigantesque incendie détruit environ
4 000 logements ; environ 10 % de la population se retrouve sans toit.
- 1867 : Hambourg entre dans la Confédération de l’Allemagne du Nord.
- 1871 : Hambourg entre dans l’Empire allemand, devient Bundesstaat des Deutschen Reiches (« État fédéral de l’Empire allemand »), mais conserve son autonomie douanière.
- 1872 : grâce aux ponts sur l’Elbe, la ligne ferroviaire Hambourg-Paris est terminée.
- 1881 : premier réseau téléphonique à Hambourg. Il relie 206 postes.
- 1882 : premières lampes électriques.
- 1885 : construction de la Speicherstadt (la « ville-grenier », zone de transit portuaire parcourue de canaux), qui sera terminée en 1888.
- 1888 :
Hambourg entre dans l’Union douanière allemande. Le territoire de la
ville est alors soumis au service des douanes allemandes, le port franc
avec la Speicherstadt (ville des entrepôts) voit le jour.
- 1892 : épidémie de choléra. Sur les 640 000 habitants, 16 956 sont touchés et 8 605 en meurent. Hambourg est placée en quarantaine.
- 20 novembre 1896 : début de la grande grève des dockers.
- 1897 : inauguration du nouvel hôtel de ville.
Le XXe siècle
- 1906 : l’église Saint-Michel est réduite en cendres ; reconstruction de 1907 à 1912.
- 1912 : inauguration de la U-Bahn (métro). Le premier tunnel sous l’Elbe est inauguré.
- 1916 : camp des Belges prisonniers de guerre.
- 1919 : premières élections démocratiques et fondation de l’université de Hambourg.
- 1921 : après la Première Guerre mondiale, Hambourg reçoit une constitution selon les principes parlementaires.
- 1933 : après l’arrivée au pouvoir de Hitler, de nombreux hommes politiques démissionnent. Le 8 mars, les membres du Parlement, où le NSDAP était le premier parti depuis les élections de 1932, mettent en place un Sénat (l’organe exécutif) issu du parti nazi.
- 1937 : Hambourg fusionne avec les agglomérations environnantes (Altona, Wandsbek (en), Harburg-Wilhelmsburg et 27 autres communes). Cuxhaven est détachée de la ville et attribuée à la Prusse. Le décret dit Loi du Grand Hambourg (de) entre en vigueur le 1er avril 1938.
L’opération Gomorrhe
1945
Après la guerre
- 1949 : Hambourg, en zone britannique, a conservé son statut de ville-État indépendante et devient, tout comme Brême, un land fédéré de la République fédérale d’Allemagne.
- 17 février 1962 :
crue catastrophique de l’Elbe qui entraîne la submersion de 20 % de la
cité, la mort au total de 315 personnes dans la ville, 340 dans la zone
sinistrée, et de 5 sauveteurs ; elle est causée par une tempête qui
empêche le fleuve de s’écouler normalement pendant deux jours, et par la
rupture de 60 digues. Le niveau de l’eau dans le port s’élève de
4,3 mètres9.
- 1975 : inauguration du deuxième tunnel sous l’Elbe.
- 1976 : un raz-de-marée d’une crue supérieure d’un mètre à celle de 1962 menace la ville mais les digues renforcées tiennent bon.
- 1989 : le port de Hambourg fête ses 800 ans.
- 1997 : célébration populaire du centième anniversaire de l’hôtel de ville.
Le XXIe siècle
Début des travaux du centre commercial
Europapassage.
- 2004 : élections anticipées à la suite d’un scandale plus passionnel
que politique: Ronald Schill, leader populiste et numéro 2 de
l’exécutif, révèle l’homosexualité du maire Ole von Beust
et sa relation avec le sénateur (ministre) de la Justice. La coalition
au pouvoir implose et les nouvelles élections donnent la majorité
absolue à la CDU d’Ole von Beust, alors que le parti populiste de
Schill, divisé, n’est plus représenté au parlement.
- 2008 : la CDU remporte de nouveau les élections mais perd sa majorité absolue. Face à l’impossibilité de former une coalition noire-jaune du fait de l’absence des libéraux au sein du Bürgerschaft, Ole von Beust forme une coalition avec les Verts, une première au niveau régional.
- 2010 : le sénateur à l’Intérieur, Christoph Ahlhaus,
succède à von Beust, qui se retire de la vie politique pour raisons
personnelles, et maintient la coalition avec les écologistes. Celle-ci
se dissout trois mois plus tard, conduisant à la convocation d’élections anticipées en février 2011.
Politique et administration
La
Constitution de la ville libre et hanséatique de Hambourg date de 1952.
Elle confie le pouvoir exécutif à la
Bürgerschaft (
Hamburgische Bürgerschaft), composée de 121 membres. Le pouvoir exécutif est exercé par le
Sénat (
Senat der Freien und Hansestadt Hamburg), qui est dirigé par le
Premier maire, qui préside également le Sénat (
Erster Bürgermeister und Präsident des Senats).
Arrondissements municipaux
Carte des arrondissements municipaux de Hambourg
Hambourg se décompose en sept arrondissements municipaux disposant chacun d’un conseil élu :
Religion
Tout comme l’Allemagne de l’Est (ex-
RDA),
la ville traditionnellement protestante de Hambourg est non seulement
fortement sécularisée mais aussi largement déchristianisée (en 2011), au
point que les chrétiens y sont devenus minoritaires.
Économie
Hambourg compte parmi les centres économiques les plus importants
d’Europe. Au fil du temps, la ville de Hambourg s’est spécialisée dans
la chimie, la construction aéronautique et navale, et la technologie en
général. Hambourg est ainsi leader dans les domaines de la technique
médicale et les biotechnologies. Le secteur des services est important
et représente 83 % des emplois de la ville. En 2007, le taux de chômage
s’élevait à 8,3 % de la population active
10.
Port
Le
port de Hambourg est situé sur l’
Elbe. Les installations portuaires sont placées sur les rives, îlots et nombreux
polders
parcourus par des canaux parfois munis d’écluses. La zone
industrialo-portuaire forme ainsi un bulbe dont le large noyau est
enserré par deux bras de l’Elbe (la partie de la grande île à l’est du
quartier de Wilhelmsburg étant cependant plus résidentielle). Il est
équipé de plus de 70 km de quais.
Les jetées (Landungsbrücken) de Sankt Pauli en cours de rénovation
Ce port est surnommé l’« entrée du monde de l’Allemagne ». C’est le
plus grand port d’Allemagne, notamment en matière de commerce extérieur
et de transit, le
3e plus grand port d’Europe en tonnage (après
Rotterdam et
Anvers11), ainsi que le
9e plus grand port à conteneurs du monde et le
22e plus grand port du monde pour les marchandises échangées.
L’église Saint-Michel et sa tour (132 m), symbole de la ville
Le port a une surface de 87 km
2. Il est sans conteste un
moteur de l’économie dans la mesure où il génère plus de
40 000 emplois : c’est la plaque tournante du commerce avec l’Europe de
l’Est et du Nord. Situé à 120 km de la mer, il peut accueillir les plus
gros porte-conteneurs internationaux. Il a obtenu autrefois le statut de
port franc : les navires ne payaient pas de taxe. Actuellement, une partie du port a gardé ce statut.
Les quais de la rive droite sont essentiellement un lieu de promenade
dans le cadre urbain typique de la ville, le long du fleuve et face au
panorama monumental de la zone portuaire, notamment près des jetées ou
Landungsbrücken (en) de Sankt Pauli. L’
église Saint-Michel,
à proximité, est un haut lieu architectural : construite de 1751 à
1762, n’est pas seulement l’église baroque la plus connue d’Allemagne du
Nord, elle possède également le plus haut clocher d’Allemagne, avec des
cadrans d’un périmètre dépassant les 24 mètres. Sa tour, le « Michel »,
est haute de 132 m et dispose d’une plateforme panoramique qui domine
le port et la ville.
Médias
Le célèbre orgue
Arp Schnitger (1693) sur la tribune ouest de l’église Saint-Jacques
La ville joue un rôle important dans le domaine des médias : 15 des
20 magazines allemands à plus fort tirage y sont édités. C’est également
à Hambourg que la première chaîne allemande de télévision
ARD produit tous les jours le
Tagesschau, principal journal télévisé d’Allemagne.
Tourisme
Le tourisme joue un rôle important dans l’économie de la ville. Les
visiteurs passent 10,6 millions de nuitées à Hambourg par an. Le secteur
du tourisme y emploie 102 000 personnes
12.
La plupart des visiteurs viennent d’Allemagne (6 millions de nuitées).
Les plus grands groupes de visiteurs étrangers viennent de Suisse
(environ 185 000 nuitées), d’Autriche (environ 181 000 nuitées) et
d’Angleterre (177 000 nuitées)
13.
Transports
Hambourg dispose d’un réseau de transports en commun développé constitué de 4 lignes de métro, 6 lignes de RER (
S-Bahn)
et de plus de 600 lignes de bus. Le vélo est également un moyen de
transport privilégié, avec un grand réseau de pistes cyclables et un
système de location de vélos (
Stadtrad).
Aéroport Hamburg-Fuhlsbüttel
L’aéroport de Hambourg est le plus ancien encore en service, et le
cinquième plus important d’Allemagne en ce qui concerne le nombre de
passagers. Les destinations les plus importantes sont
Munich,
Francfort-sur-le-Main,
Paris et
Londres.
Transports ferroviaires
Hambourg compte cinq gares ferroviaires :
Hauptbahnhof (gare centrale),
Dammtor,
Altona,
Harburg et
Bergedorf ainsi que le
métro. Les transports en commun dans l’espace urbain sont également assurés par un large réseau de
S-Bahn (analogue au RER) et de trains de la
Deutsche Bahn, qui sont pour la plupart ouverts aux usagers du réseau urbain en vertu d’un accord entre la
HVV (de), gérant les transports urbains, et la Deutsche Bahn.
La ville est un des carrefours importants du réseau ferroviaire
européen, et est notamment la plaque tournante des réseaux en partance
pour l’Europe du Nord et la Scandinavie (ligne Hambourg-Copenhague au
départ d’
Altona, dont une partie du trajet sur barge). 207 trains
en direction des grandes villes européennes transitent quotidiennement
par la gare centrale de Hambourg, auxquels s’ajoutent les trains
régionaux.
Héraldique
 |
Blasonnement :
De gueules au château d’argent, crénelé et surmonté de trois tours
du même, celle du milieu couverte d’un dôme croiseté, les deux autres
crénelées et surmontées chacune d’une étoile à six raies aussi d’argent.
Commentaires : Des versions datant d’avant les Première et
Seconde Guerres mondiales montrent les portes du château ouvertes,
portes qui se fermaient en cas de guerre contre l’Allemagne. La Seconde Guerre mondiale s’étant finie sur une capitulation sans conditions (aucun traité de paix signé), les armes de Hambourg sont représentées avec les portes fermées.
Le blasonnement de la ville de Hambourg est lié avec celle de Brême, selon un dicton disant « Hamburg ist das Tor zur Welt, Bremen hat den Schlüssel. » : « Hambourg est la porte sur le monde, Brême détient la clef. » (référence à la clef présente sur le blason de Brême).
|
Culture
Musées
La vie culturelle à Hambourg est extrêmement variée : la
Kunsthalle pour l’art, les nombreux musées dont le
Museum für Kunst und Gewerbe
qui abrite des arts appliqués, des meubles, des objets de design allant
de la vaisselle de l’Empire chinois jusqu’au design moderne scandinave,
le
Hamburg Museum consacré à l’histoire de la ville, le
Deutsches Zoll Museum (« Musée allemand des douanes »), la
Staatsoper, qui accueille les opéras du monde entier, les clubs de musique, dont le fameux
Star-Club où ont joué
Gene Vincent, Little Richard,
Jerry Lee Lewis, Eric Burdon,
Ray Charles,
Manfred Mann,
Jimi Hendrix et même les
Beatles,
qui s’y sont produits à intervalles réguliers entre 1960 et 1962, étape
décisive de leur carrière débutante. Et bien sûr, la fameuse
Reeperbahn, le quartier chaud (
die rote Meile)
des mariniers avec ses bars, restaurants, théâtres, cabarets et clubs.
Le bâtiment baroque du Beylingstift (1751, Petertraße 35-39) abrite le
musée
Johannes Brahms.
Théâtres
Hambourg n’abrite pas moins de 31 théâtres dont le
Deutsches Schauspielhaus, le plus grand théâtre allemand, le prestigieux
Thalia Theater, 7 salles de musiques, 10 cabarets et 50 musées privés et publics.
Restauration gastronomique
Des 4 000 restaurants, 2 400 proposent une gastronomie étrangère. Il
existe notamment un quartier portugais près du port dans la
Ditmar-Koel-Strasse, et un autre quartier de bars et restaurants près du
Schulterblatt, dans le quartier de Sternschanze, connu également pour sa fête (la
Schanzenfest) et une présence marquée de la culture alternative.
Le «
Hamburger Stück » était une sorte de petit sandwich que
les marins de passage dans la ville prenaient pour leurs longues
traversées en mer. Cette spécialité a ensuite été exportée aux
États-Unis au XIX
e siècle et a donné naissance au désormais célèbre
hamburger de fast-food
14.
Excursions
Le fleuve et ses berges sont des lieux de promenade privilégiés. Des
circuits par bateau permettent de visiter l’immense espace portuaire, et
les transports en commun de la ville incluent d’ailleurs des navettes
sur le fleuve. L’ouest de la ville est très apprécié pour les balades,
avec notamment le
Jenischpark, un site de 42 hectares de forêt dans le quartier d’Othmarschen, et le quartier de
Blankenese (de),
perché sur le versant d’une colline et parcouru d’allées étroites et
d’escaliers. On y compte également un jardin botanique et un zoo : le
Tierpark Hagenbeck.
Willkommhöft, le poste de salut des navires de Hambourg
Au cœur de la ville, l’
Alster forme un grand lac dont les Hambourgeois sont fiers et qui compte deux bassins, reliés par une passe : la
Binnenalster au cœur même de la ville, où l’on trouve l’
hôtel de ville, les quais de
Jungfernstieg (de) avec les quartiers commerçants les plus chics, ainsi que banques et hôtels de luxe ; et l’
Aussenalster plus au nord, lieu de balades et de bases nautiques.
Les environs de Hambourg ont un charme particulier.
Altes Land,
la plus grande région de culture d’arbres fruitiers en Allemagne,
semble tout indiqué, avec ses vieilles fermes bâties par des
Vikings au
Moyen Âge[réf. nécessaire], pour des promenades en bus ou à vélo. Les vieux centres historiques de
Stade ou de
Lunebourg (Lüneburg) ne sont qu′à une demi-heure de Hambourg. En voiture,
Lübeck et les plages de la
Baltique ne sont qu′à une heure.
Musique classique
Considéré comme une des premières scènes du monde lyrique, l’
Opéra d’État de Hambourg est une des plus anciennes compagnies d’Allemagne, dirigé entre autres par
Gustav Mahler et
Rolf Liebermann15. Hambourg possède plusieurs orchestres renommés, dont l’Orchestre philharmonique (l’orchestre de l’opéra) et l’
Orchestre symphonique de la NDR, autrefois dirigé par
Hans Schmidt-Isserstedt et
Günter Wand notamment.
Christoph von Dohnányi en est désormais le chef. Une nouvelle salle de concert, la
Philharmonie de l’Elbe,
est en construction pour abriter ce dernier ensemble en plein centre du
port ; son inauguration, prévue à l’origine pour 2010, a été maintes
fois repoussée.
-
La Laieszhalle sur la Johannes-Brahms-Platz
-
La Philharmonie de l’Elbe en cours de construction
 |
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir |
L’amitié franco-allemande et la francophonie à Hambourg
À Hambourg et dans ses environs au nord habitent à peu près 5 000 Français
16. L’
Institut français de Hambourg (
Französisches Kulturinstitut)
17 est l’un des lieux où l’on peut apprendre la langue et la civilisation françaises.
Hambourg Accueil e. V.
avec 800 membres est un cercle où les Français résidant à Hambourg, et
les Allemands qui connaissent le français, se rencontrent
18. Il existe également un autre cercle, Cluny (Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.), fondé en 1947 en sens de l’
Abbaye de Cluny en Bourgogne pour la paix
19. La plupart des membres sont des Allemands cherchant à améliorer et entretenir leur connaissance de la langue française
20. En outre, Hambourg compte un lycée français
21. Les gens d’affaires se rencontrent à l’Amicale de Hambourg, le club d’affaires franco-allemand
22. Les Bretons soignent leurs sources culturelles dans l’Association des Bretonnes et Bretons d’Allemagne du Nord ABBAN e. V
23. Depuis 2014, il existe un blog d’information francophone
24. Les Suisses de la Suisse romande se rencontrent dans un « cercle romand »
25.
L’église Saint-Ansgar surnommée en allemand « Kleiner Michel » fut
convertie en église catholique pendant l’occupation de Hambourg par les
troupes de Napoléon. Après la destruction de l’église en 1945 par les
bombardements, elle fut reconstruite grâce à des dons et à l’aide des
chrétiens français. C’est pourquoi elle est devenue un symbole de l’
amitié franco-allemande. Toutes les semaines, une messe en langue française y est donnée par la Mission catholique française et francophone de Hambourg
26,27.
Jumelage avec Marseille
Hambourg est jumelée, entre autres, avec
Marseille
depuis 1958. Le but de ce jumelage était d’améliorer l’aménagement
urbain et les structures économiques des deux villes. Hambourg comme
Marseille rencontrent des problèmes communs aux villes portuaires, comme
le problème des quartiers en restructuration autour du port et dans le
centre-ville, ou celui de l’intégration des immigrants
28.
Sports
Hambourg est une ville fluviale où l’on trouve un grand nombre
d’espaces verts. Elle offre ainsi une très grande variété de sports et
de loisirs, et l’on y rencontre d’ailleurs un nombre important d’unions
sportives amateur.
La ville compte plusieurs clubs de
football. Les deux principaux clubs sont le
FC Sankt Pauli et surtout le
Hambourg SV, notamment vainqueur de la
Coupe d’Europe des clubs champions en 1983 et qui évolue au
Imtech Arena
(Volksparkstadion jusqu’en 2000). La rivalité traditionnelle des deux
clubs traduit de longue date une polarisation politique, entre le HSV,
grand club « bourgeois », et Sankt Pauli, petit club « de gauche ».
Le handball occupe également une très grande place, avec le
HSV Hambourg, vainqueur de la
Ligue des champions en 2013 et
champion d’Allemagne en 2011 devant l’ogre THW Kiel. Le club évolue dans l’
O2 World Hamburg, idéale pour recevoir des matchs de la
Ligue des champions.
Autres équipes sportives majeures :
Hambourg s’apprête à se porter candidate pour les
Jeux Olympiques et
Paralympiques
d’été 2024. Le concept de sa candidature nommé „Zentralen Spiele am
Wasser“ (littéralement : «Jeux centraux au bord de l’eau ») repose sur
des infrastructures proches du centre-ville, actuellement utilisées par
le port pour ses activités économiques. Dans une optique de durabilité,
celles-ci pourront par la suite être transformées en lieux d’habitation,
lieux de loisir et repos, ou encore en sites industriels.
Éducation
À Hambourg, le système scolaire subit depuis 2010 une profonde mutation. Les types d’école traditionnels allemands,
Grundschule (primaire),
Hauptschule (une sorte de collège),
Realschule (collège) et
Gymnasium (lycée), disparaissent au profit d’une
Grundschule unique suivie par le
Gymnasium ou la
Stadtteilschule (école de quartier). Le
Gymnasium permet aux élèves de préparer l’
Abitur en 12 ans, la
Stadtteilschule en 13 ans
29.
Il y a trois lycées allemands (
Gymnasium) dans la région Othmarschen, Osterbek et Süderelbe où l’on peut faire l’
Abibac30.
Outre les écoles allemandes publiques et privées, il existe aussi un lycée français ainsi qu’une école internationale. Le
lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg21 offre aux enfants une éducation française de la maternelle au baccalauréat général, ainsi que la possibilité de passer l’
Abibac. L’International School Hamburg permet aux élèves de passer le baccalauréat international (
Organisation du baccalauréat international)
31.
Universités
La ville comporte 17 universités et instituts d’études supérieures avec un total de 75 514 étudiants inscrits
32.
L’université de Hambourg accueille à elle seule 40 000 étudiants et est
considérée comme la cinquième plus grande université d’Allemagne, mais
aussi comme l’une des plus jeunes car elle n’a été créée sur décision de
la municipalité qu’en 1919. Les racines de l’université sont cependant
anciennes puisqu’il existait des établissements d’enseignement supérieur
dans la ville dès le début du
XVIIe siècle.
Le
campus principal est situé au centre-ville dans le quartier d’Eimsbüttel.
À Hambourg se trouve aussi la prestigieuse Haute école de sciences juridiques (
Bucerius Law School) qui a su profiter du rayonnement international de la ville pour créer de nombreux partenariats à l’étranger.
Villes jumelées
Hambourg est jumelée avec les neuf villes suivantes
33 :
Dicton
- « Hamburg ist das Tor zur Welt, Bremen hat den Schlüssel. » : « Hambourg est la porte sur le monde, Brême détient la clef. » (en référence aux armoiries des deux cités).
Célébrités de Hambourg
- Johann Rist (1607-1667), poète et auteur de cantiques luthériens
- Georg Nicolaus von Lübbers (1724-1788), faïencier
- Felix Mendelssohn (1809-1847), compositeur
- Johannes Brahms (1833-1897), compositeur
- Alfred Lichtwark (en) (1852-1914), célèbre directeur de la Hamburger Kunsthalle
- Christian Wilhelm Allers (1857-1915), peintre et illustrateur
- Ernst Thälmann (1886-1944), politicien
- Carl von Ossietzky (1889-1938), journaliste
- Emmy Göring (1893-1973), actrice allemande, née à Hambourg
- Walter Brehmer (1894-1967), général allemand de la Seconde Guerre mondiale.
- Max Ophüls (1902-1957), cinéaste français d’origine allemande, y est décédé le 25 mars 1957
- Ernst Klodwig (1903-1973), pilote automobile, mort à Hambourg
- Gerd Bucerius (1906-1995), homme politique, juriste, journaliste, cofondateur de l’hebdomadaire Die Zeit
- Helmut Schmidt (1918-2015 ), homme politique et chancelier fédéral de 1974 à 1982
- Wolfgang Borchert (1921-1947), dramaturge et écrivain
- Tom Stonier (1927-1999), philosophe allemand
- Karl Lagerfeld (1933- ), styliste, photographe et créateur
- Uwe Seeler (1936- ), footballeur
- Jan Voss (1936- ), artiste peintre vivant en France
- Joachim Witt (1949- ), musicien
- Angela Merkel (1954- ), chancelière fédérale allemande, née à Hambourg
- Nena Kerner (1960- ), chanteuse
- Andreas Brehme (1960- ), footballeur
- Sascha Konietzko (en) (1961- ), chanteur et musicien
- Anja Freese (1965- ), actrice allemande, vit à Hambourg
- Christoph Brüx (1965- ), compositeur, claviériste, producteur de musique, arrangeur et réalisateur (film sous-marin)34
- Stefan Effenberg (1968- ), footballeur
- Fatih Akin (1973- ), réalisateur
- Samuel Sorge (1977- ), musicien
- Fettes Brot (1992- ), groupe musical (trio)
- Toni Garrn (1992- ), mannequin allemand
Notes et références
- ↑ a et b Statistikamt Nord – Monatszahlen – Bevölkerung consulté le 27 octobre 2015.
- ↑ http://www.cornelius-friedrichs.de/allgemein/02-nieselregen.html
- ↑ http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/weisse-weihnachten-schnee-an-heiligabend-selten-a-940775.html
- ↑ http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/wetter-prognose-im-maerz-in-deutschland-vorhersage-mit-regen-und-wind-a-958633.html
- ↑ http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/extremwetterkongress-wo-die-meisten-blitze-einschlagen-a-822753.html
- ↑ http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/06/la-tempete-xaver-touche-l-europe_3526550_3244.html
- ↑ http://www.liberation.fr/monde/2013/10/28/au-moins-huit-morts-en-europe-apres-la-tempete-martin_942929
- ↑ http://www.spiegel.de/panorama/xaver-neue-sturmflut-im-norden-a-937508.html
- ↑ Claude Mangin, L’Allemagne, Belin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290), p. 126
- ↑ Cécile Calla, « L’élection de Hambourg pèsera sur les stratégies d’alliance des deux grands partis allemands », Cécile Calla, Le Monde, 23 février 2008
- ↑ (en) Statistiques du port de Rotterdam
- ↑ Daniela Stürmlinger: Übernachtungen verdoppeln sich bis 2020. (Deux fois plus de nuitées d’ici 2020.) in Hamburger Abendblatt du 14/10/2009, p. 24
- ↑ Fremdenverkehr wichtig wie nie. (La fréquentation étrangère plus importante que jamais.) in Hamburger Abendblatt du 25/2/2011, p. 10
- ↑ Le Petit futé City Guide Hambourg 2012/2013 1re édition
- ↑ Laure Gauthier, L’Opéra à Hambourg (1648-1728). Naissance d’un genre, essor d’une ville, préface de Dominique Bourel, Paris, PUPS, 2009.
- ↑ Hans-Juergen Fink: « Hamburg ist sehr französisch ». En: Hamburger Abendblatt du 6 janvier 2012, p. 10
- ↑ Institut français de Hambourg
- ↑ Association Hambourg Accueil e. V.
- ↑ Marlies Fischer: Deutsch-französische Gesellschaft Cluny feiert 65. Geburtstag. En: Hamburger Abendblatt du 2. novembre 2012, p. 17
- ↑ Association Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.
- ↑ a et b Lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg
- ↑ Amicale de Hambourg. Club d’affaires franco-allemand fondé en 1964
- ↑ Association des Bretonnes et Bretons d’Allemagne du Nord ABBAN e. V.
- ↑ Info-Hambourg.de: HambOurg en français dans le texte
- ↑ Cercle romand de la Suisse
- ↑ (de) Site internet Kleiner Michel (St. Ansgar Hamburg), consultée le 27 décembre 2010
- ↑ Mission catholique française et francophone de Hambourg
- ↑ (de) Rebecca Kresse: Partnerschaft zu Marseille : Mit neuem Leben füllen. Hamburger Abendblatt du 9 octobre 2008, page 14
- ↑ http://www.hamburg.de/contentblob/1157902/data/broschuere-bildungsoffensive.pdf
- ↑ Gymnasien informieren über französisches Abitur an Hamburger Schulen. En: Hamburger Abendblatt du janvier, 9 2013
- ↑ (en) International School Hamburg
- ↑ http://mobil.abendblatt.de/hamburg/article2356243/Bildung-Das-aendert-sich-an-Hamburgs-Schulen.html
- ↑ (de) Villes jumelées avec Hambourg
- ↑ Les tortues de mer de Sipadan, musique et fabrication: Christoph Brüx[
Annexes
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Articles connexes
Liens externes