J’aurais dû l’enregistrer dès que je l’ai vu, car là, c’est déjà trop tard, la modération est passée.
Enfin bon, je sais où ça se trouve, c’est ici, ou juste au-dessus de
cette adresse précise, et ce n’est pas perdu pour tout le monde, les
journalistes modérateurs du site y ont toujours accès :
Voilà l’article ayant déclenché une nouvelle bouffée délirante des
deux compères Cyprien Luraghi et Laurent Morillon, et la séquence de
leurs commentaires dont une partie n’est à cette heure déjà plus visible
pour l’internaute lambda :
Je ne vois vraiment pas ce que ça pourrait avoir de choquant, que cette société respecte nos lois.
Est-ce scandaleux que des ayants-droits fassent supprimer des œuvres volées ?
Est-ce une atteinte à la liberté d’expression quand des blogs-piloris
dégobillant des calomnies sur des particuliers, sont fermés suite à une
décision de justice ?
Google, Youtube, Blogger font partie du même consortium : dans votre
article vous ne faites que relayer la propagande de cette boîte, qui
sait si bien ensuquer les esprits en pratiquant un confusionnisme puant,
jouant sans cesse sur la corde raide du « libertaire », de la « liberté
d’expression » etc. alors que de facto leur politique c’est le fric, le
fric et encore plus de fric.
Jamais vous ne vous penchez sur les cas des victimes de ces
compagnies géantes qui ne sont même pas foutues de respecter leurs
conditions d’utilisation. Un simple exemple : lisez celles de Blogger,
qui prohibent très clairement une foule de contenus à ses blogueurs, et
ensuite allez faire votre boulot de journaliste et enquêtez pour de
bon : essayez de signaler un contenu manifestement illicite − de la
diffamation pourrie, par exemple − en remplissant le formulaire idoine,
et attendez. Là vous verrez enfin que Google ne déconne pas en
promettant l’immortalité car vous attendrez infiniment.
Assez de ces articles propagandistes !
Que penser par exemple de cette vidéo que Rue89 signale sur
Rue89 Strasbourg et qui montre des ENFANTS ! MINEURS ! FRANCAIS ! aux
visages non floutés et qui sont instrumentalisés pour faire de la
Propagande extrëmiste islamiste ? ! ? !
Pour ma part, si un Etat comme la Russie demande l’interdiction selon
ses lois de l’exposition de mineurs d’une part, et la propagande pour
le terrorisme d’autre part, il a totalement raison !
Il me semblait cependant que les lois françaises protégeaient
pareillement les mineurs et interdisaient pareillement surtout depuis
les textes récents de telles propagandes.
On floute les visage des otages occidentaux en combinaison orange !
On ne floute pas les têtes exposées et empalées des victimes syriennes et irakiennes de l’EI !
Et on ne floute pas les visages d’ENFANTS FRANCAIS pris de la même manière en otages ! ! ! ! ! !
Faudra qu’on m’explique quand même qui fait la guerre à qui dans cette histoire !
Ben oui, mais quand c’est des bougnoules, on ne va tout de même pas
s’embêter. Vous ne voulez tout de même pas qu’ils aient le même
traitement que les surhommes zoccidentaux qu’on est les plus forts ?
(Humour noir, je précise des fois que…)
Et puis, avec la presse aux ordres, pas besoin d’invoquer Gogol :
lorsqu’un article dérange, par exemple celui sur l’entente illégale des
constructeurs de camions pour nous empoisonner l’air, hop ! Il
disparaît ! Ou il n’y en a pas, c’est plus simple.
Si le commentaire d’ouverture de cette séquence est toujours en
place, donc, la suite a déjà disparu, mais j’avais bien vu la première
réponse de lamorille / Astro Zombie à son « Konducator » Cyprien
Luraghi.
Cette fois, c’est lui qui a lancé l’attaque contre les journalistes
de Rue89 qui ne se fendent toujours pas de l’article tant attendu par
toute leur bande de « déconnologues » sur mes écrits les concernant, ma
personnalité ou mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog, ce qui
revient au même.
Pour ceux que ces messieurs dames pourraient encore duper avec tous
leurs mensonges et inventions, je précise que ce blog où j’ai
régulièrement publié des droits de réponse à leurs campagnes de
calomnies publiques à mon encontre entre 2010 et 2013 n’a pas été fermé
sur décision de justice, mais de façon préventive, après qu’ils aient
obtenu dans des conditions qui restent à ce jour non élucidées une
seconde condamnation totalement inattendue et non conforme aux lois de
la République française, laquelle a d’ailleurs sitôt été remise en cause
par voie d’appel – nous en sommes toujours là.
Je rappelle brièvement la problématique qui nous oppose depuis
plusieurs années : ces gens me disent folle à lier ou « cas lourd
psychiatrique » du fait que je suis ingénieur et ai toujours refusé de
me prostituer ou d’offrir gratuitement des services sexuels à des
débiles mentaux et estiment pour cette raison nécessaire de m’interdire
tout droit d’expression, quels que soient les sujets que je puisse
aborder, même les plus anodins, car ils craignent de me voir nouer avec
des tiers des relations librement consenties. Selon eux, je n’aurais
qu’un seul droit, celui de subir les relations extrêmement délétères
qu’ils cherchent à m’imposer par tous les moyens depuis de nombreuses
années, ainsi que leurs agressions et harcèlements. En fait, ils ne
veulent tout simplement plus jamais m’entendre respirer et se
désespèrent que leurs multiples tentatives d’obtenir ma mort n’aient pas
encore porté leurs fruits. Aussi, en attendant cette ultime victoire,
ils ont toujours illégalement surveillé tous mes écrits, y compris et
surtout mes commentaires publics anonymes sur Internet depuis le tout
premier sur le site d’information Rue89 après que je m’y sois inscrite
au mois de décembre 2007, et ont commencé à en exiger mon bannissement
début septembre 2008 dès mes premiers commentaires sur le problème du
harcèlement moral en entreprise, naturellement gênants pour ceux d’entre
eux qui s’en rendaient coupables à mon encontre depuis de nombreuses
années, leurs harcèlements en vue de me prostituer ayant toujours fait
partie d’opérations de ce type, toujours soutenues par des campagnes de
calomnies qui sont donc devenues publiques à compter de cette année
2008.
En 2010, lassée par tous leurs harcèlements et leurs campagnes de
calomnies publiques sur Internet, surtout après que leur inspiratrice
Josette Brenterch du NPA de Brest ait commencé à faire publier sur les
blogs de Cyprien Luraghi tous ses fantasmes personnels concernant ma vie
sexuelle – elle prend toujours ses désirs pour des réalités – je
m’étais mise à publier des démentis et droits de réponse portant
notamment sur mon parcours professionnel. C’est en raison de ces
publications que ladite Josette Brenterch a obtenu au mois de juin 2013
une condamnation qui n’est en rien conforme aux lois de la République
française tandis que mes propres plaintes à son encontre étaient restées
en souffrance et ne sont à ce jour toujours pas traitées normalement
par les magistrats du tribunal de grande instance de Brest. Ces derniers
ont déjà été recadrés plusieurs fois par la cour d’appel de Rennes
sollicitée à cet effet par mes soins et le seront encore. Manifestement
corrompus, ils devront bien tôt ou tard s’expliquer à ce sujet.
Je reviens à mes « déconnologues » sévissant sur Rue89 et ailleurs depuis 2008.
Hier soir, c’est donc Laurent Morillon qui a agressé les journalistes
de ce site comme le fait très régulièrement son « Konducator » Cyprien
Luraghi les harcelant depuis très longtemps comme nombre de leurs
confrères afin qu’ils reprennent à leur compte tous ses délires publics
me concernant et leur confèrent ainsi un crédit et une audience qu’ils
n’ont pas sur ses blogs orduriers.
Les cyberdélinquants le savent bien, eux qui captent tous mes
échanges de mails avec des tiers depuis des années, que leurs lecteurs
le sachent donc eux aussi : j’ai bien moi-même quelques relations avec
ces journalistes dont certains me disent être harcelés à mon sujet,
voire eux-mêmes terrorisés par ces délinquants.
Mais ils ne sont pas les seuls, pas plus que mes proches, mes relations et moi-même.
Car hier soir, tout comme Cyprien Luraghi le fait aussi
régulièrement, Laurent Morillon visait avec les journalistes de Rue89
tous ceux de ses amis qui restent indifférents à mes publications de ces
derniers jours le concernant.
Autrement dit :
La vermine a encore appelé tous ses copains à la rescousse !!!
De quoi se plaint-il donc, le petit prof LP de Montluçon ?
Je n’ai rien révélé à son sujet qu’il n’avait pas déjà publié lui-même.
Je n’ai pas donné son adresse ni son numéro de téléphone.
Je n’ai pas dit qu’il est homosexuel, pédophile et incestueux, ni que
son ex l’a quitté parce qu’il avait un trop gros cul, ni qu’il s’est
prostitué dès sa plus tendre enfance et est toujours disponible pour qui
en veut.
Je n’ai pas dit que les trous qui apparaissent dans son Curriculum
Vitae dès les années 1980 correspondent à autant d’épisodes
d’internement en hôpital psychiatrique, ni que ceux-ci se sont encore
multipliés depuis qu’il est fonctionnaire.
Je n’ai pas remis en cause le fait qu’il soit bien professeur comme
il le prétend, et non dame de service à la cantoche ou de corvée de
pluche ou technicien de surface depuis dix-neuf ans.
Je n’ai pas dit que c’est un faussaire qui s’est fabriqué lui-même
des tas de faux documents attestant de parcours scolaires,
universitaires et professionnels qu’il s’est inventés uniquement pour
faire suer son monde sur Internet et qui n’ont jamais existé que dans sa
tête de malade.
Je n’ai pas dit qu’il menaçait de tuer tous ses proches quand ceux-ci sauraient la vérité.
Je n’ai pas dit qu’il menaçait de tuer les passants dans la rue à
proximité de son domicile, ni qu’il fallait le faire réinterner de toute
urgence avant qu’il n’ait tué quelqu’un.
Je n’ai pas dit qu’il a déjà été condamné très lourdement pour de faux témoignages.
Je n’ai pas dit qu’il a foutu un souk incroyable dans plusieurs associations de l’extrême-gauche.
Et j’en passe et des meilleures… je ne vais pas lui recoller tout ce que ses potes m’ont collé, j’en ai encore pour des plombes.
Mais surtout, par-dessus tout, je ne l’ai jamais violé, alors que lui
s’amuse bien à violer mon père, ma mère, toute ma famille, chacun de
mes proches, mes relations et moi-même 24 heures sur 24 jour après jour
depuis maintenant plus de six ans avec sa bande de « déconnologues »,
dont plusieurs pirates informatiques très actifs.
La presse l’a révélé aujourd’hui après avoir donné des
précisions sur les faits, sans pouvoir pour l’heure compléter davantage
le portrait de Sébastien Sarron ni expliquer son geste :
Drame de Nantes: le chauffard avait 1,80 g d’alcool dans le sang
AFP 26 décembre 2014 à 12:39 (Mis à jour : 26 décembre 2014 à 12:55)
La camionnette qui a foncé sur la marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014 (Photo Georges Gobet. AFP)
Le conducteur qui a fauché dix piétons sur le marché de Noël lundi à
Nantes, dont l’un est décédé, avait 1,80 g d’alcool par litre de sang
lors des faits, soit près de quatre fois la limite autorisée, a-t-on
appris vendredi de source policière, confirmant une information de RTL.
Cet homme de 37 ans, originaire de Charente-Maritime, était toujours
hospitalisé vendredi matin, placé sous surveillance policière en
attendant d’être interrogé en garde à vue par les enquêteurs.
Il s’était sérieusement blessé en s’assenant plusieurs coups de
couteau, après avoir percuté la foule avec une camionnette blanche, en
plein centre de Nantes.
Un des piétons fauchés, Virgile, 25 ans, a succombé mardi à ses
blessures et une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat a été
ouverte par le parquet de Nantes.
La procureure de la République de Nantes, Brigitte Lamy, avait évoqué
mardi les problèmes d’alcoolisme du chauffard qui n’était semble-t-il
pas «suivi sur le plan psychiatrique». «Son état se serait détérioré ces
dernières semaines», avait-elle précisé, ajoutant que l’homme vivait
seul et avait travaillé dans le secteur du jardinage.
Les expertises toxicologiques ont donc décelé un taux de 1,80 g
d’alcool par litre de sang alors que le maximum autorisé est de 0,5 g.
Un carnet avait été retrouvé à bord de la voiture après l’agression,
contenant «des propos pour le moins confus», selon la procureure.
L’homme y dit «sa haine de la société» et évoque «un risque d’être tué
par les services secrets». Il y affirme aussi que «sa famille le
dénigrait sur internet», avait précisé Brigitte Lamy, ajoutant qu’il
avait porté plainte le 12 décembre contre sa famille.
Drame du marché de Noël de Nantes : comment la voiture folle est arrivée place Royale
Sébastien Sarron, d’après les premiers témoignages a suivi un taxi
pour accéder à la place Royale. Là, il roulait à 70 km/h quand il a
foncé sur la foule du marché de Noël.
Selon de nombreuses sources proches de l’enquête relatées ce matin par nos confrères de Presse Océan
, Sébastien Sarron au volant de son Peugeot Expert a suivi un taxi pour
accéder au secteur piéton de la fin de la rue de la Fosse vers la place
Royale. Grâce à un badge le taxi a abaissé la borne, Sébastien Sarron
s’est engouffré derrière lui, profitant du temps de latente de
l’automate, réglant l’accès à la zone piétonne. « Il n’y aurait pas eu de dysfonctionnement du système » selon la source du quotidien nantais.
Le conducteur a ensuite accéléré son moteur, le faisant ronfler sur les
400 mètres séparant le quai de la Fosse de la place Royale, les 70
kilomètres heure auraient été atteints selon de nombreux témoins, avant
que le véhicule termine sa course dans les stands du marché de Noël.
Témoignages des rescapés
3 jours après le drame, les témoignages se succèdent. Dans Ouest-France, ce matin, un retraité normand explique « après
le choc, je me suis retrouvé au sol, à plusieurs mètres du point
d’impact (..), lorsque j’ai pu me relever, la première vision que j’ai
eue, c’est le bras du chauffeur dans sa camionnette. Il se donnait des
coups de couteau au niveau du thorax. Sur le moment, je n’ai pas eu trop
le temps de réaliser. J’avais peur qu’il s’agisse d’une attaque
terroriste. »
Le fils d’une blessée témoigne dans Presse Océan :
« C’était la pagaille. Ma mère était sous la voiture. Elle ne savait
pas si le conducteur allait redémarrer ou tout faire exploser (..) Il y a
des fous partout. On ne peut pas mettre un policier derrière tout le
monde. Personnellement , je n’ai pas de haine envers lui. Est-ce que je
lui pardonne ? Difficile de répondre à cette question ».
Une quarantaine de personnes ont été reçue par la cellule d’urgence
psychologique mise en place par les autorités. De nombreux commerçants
de la place Royale et du marché de Noël y ont consulté, des passants et
des témoins de la course folle de Sébastien Sarron également.
Une information mondialisée
Le drame de Nantes a été relayé par les médias du monde entier. De
New-York à Sydney, le triste fait divers en cette période de fête a fait
la Une lundi et mardi.
Portrait de cet homme asocial de 37 ans, connu des services de police
pour des faits mineurs, qui a foncé lundi, pour des raisons
mystérieuses, dans le marché de Noël et tué une personne.
La police relève des indices sur la camionnette qui a foncé
sur un marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014.afp.com/Georges
Gobet
Le profil de Virgile, le jeune homme tué lundi à Nantes, est, au fil des informations distillées dans la presse, de plus en plus clair: celui d’un amateur de danse, altruiste et généreux,
fauché par la mort à 25 ans. Celui de son agresseur présumé, Sébastien
S., est lui complexe. Peu de personnes connaissent réellement ce chômeur
de 37 ans qui vivait isolé en Charente-Maritime. Même sa famille ne l’a
pas vu depuis plusieurs années. Ses parents étaient sans nouvelles de
leur fils depuis deux ans.
Né
à La Rochelle en octobre 1977, il fait partie de ces enfants discrets
un peu isolés. « Il n’avait pas de copain, se remémore sa soeur Loëticia
qui s’est confiée au Parisien.
Il était d’une timidité maladive. » Asthmatique, il rate souvent les
cours et accumule les retards scolaires. Jusqu’à ce qu’en quatrième, il
trouve sa vocation. « Les seules choses qu’il aimait, c’était les
animaux, et surtout les plantes », selon sa soeur. A 19 ans, il part
effectuer une spécialisation à Agde (Hérault) pour devenir paysagiste.
A 30 ans, un tournant
Econome, travailleur, il boursicote même avant sa majorité. Adulte,
Sébastien achète et revend deux appartements dans le Sud, puis finance
l’acquisition de sa maison de Berneuil (Charente-Maritime) où il
s’installe il y a sept ans, à l’âge de 30 ans.
C’est à ce tournant de la trentaine que les choses se gâtent. Il se
sépare de sa compagne et se met « à fumer du cannabis, et je voyais
qu’il n’allait pas bien », se souvient Loëticia. « Son comportement
n’était pas normal. Il fallait le faire soigner. Mais il ne voulait rien
entendre. On a discuté tous ensemble d’un possible internement
d’office, que je souhaitais, mais nous n’avons pas osé franchir le cap,
craignant qu’il ne s’éloigne encore un peu plus… »
Pas de passif psychiatrique
Ce qui finit par arriver. Sébastien change de numéro de téléphone
pour ne plus être appelé. Fini les échanges avec ses neveux et ses
nièces dont il était jusqu’alors proche. Il ne côtoie plus alors que
Lily, un berger allemand craintif que sa soeur lui avait offert.
Dès 2006, il est impliqué dans une affaire de vol et recel à Béziers (Hérault), selon le parquet de Saintes.
Il est également mis en cause dans une dégradation de véhicule en 2008
mais cette affaire est classée sans suite. Malgré son isolement et son
asociabilité, il n’est ni sous tutelle ni sous curatelle, ne prend aucun
traitement médicamenteux et ne séjourne jamais en hôpital
psychiatrique. La justice ne lui connaît qu’ « certain problème
d’alcoolisme ». D’ailleurs, lundi soir, lorsqu’il fonce dans le marché
de Noël de Nantes, il affiche un taux d’alcoolémie de 1,8 gramme par litre de sang.
Un mois de décembre étrange
Depuis début décembre, son comportement s’était fait plus étrange
encore. « Il avait déposé plainte le 12 décembre contre des membres de
sa famille, qu’il accuse par exemple de le dénigrer sur Internet… Mais
il n’avait pas pu fournir d’éléments permettant d’identifier ce site,
tout en affirmant que tous les habitants de la région l’avaient
consulté », a expliqué, lors de sa conférence de presse mardi, la procureure de la République de Nantes.
Sébastien Sarron s’était aussi fait remarquer à Berneuil récemment
par des feux qu’il allumait tous les soirs dans le jardin de l’ancienne
ferme où il vit seul. Une bétonnière et une tondeuse y étaient ainsi
passées, à la grande surprise des gendarmes locaux. « Comme ça dégageait
une fumée opaque et noire, les voisins se plaignaient… Mais il a
renvoyé balader ceux qui ont tenté de discuter avec lui », confie à Libération Joël Reignier, le maire de Berneuil.
Dans la camionnette blanche dont il s’est servi pour commettre
l’irréparable à Nantes, un carnet avec des écrits « pour le moins
décousus » ont été retrouvés par les enquêteurs. « Il est fait état des
reproches faits à sa famille, de sa haine de la société ou bien du
risque d’être tué par les services secrets. »
Dix piétons ont été fauchés lundi au marché de Noël de Nantes. Un jeune homme est mort. | Marc ROGER
La famille du conducteur du fourgon confie son incompréhension sur le geste du jeune homme.
« Nous partageons la douleur de la famille de
Virgile Porcher et nous lui présentons nos excuses. Ce qui s’est passé
est terrible. » Accablée, la tante de Sébastien S., le
conducteur du fourgon qui a foncé lundi dans la foule, à Nantes,
entraînant la mort de Virgile, 25 ans, rassemble ses mots avec peine.
« Son geste fait très mal. Je me mets à la place de
la famille du jeune homme mort. Je ne sais pas comment ils vont faire
pour vivre avec ça », murmure-t-elle en pleurant.
Meurtrie, la tante de Sébastien S. avoue ne pas comprendre. « Nous
avons grandi ensemble. On était très proches. Sébastien est quelqu’un
de gentil, doux, généreux, pudique, à l’écoute des autres. Ce que
j’entends dire de lui ne correspond pas à ce qu’il est. Cela ne colle
pas avec sa personnalité. Pourquoi a-t-il commis un tel geste ? Il y a
forcément eu un mal-être. Je ne l’ai pas vu depuis quatre ou cinq ans. Il a pu changer. C’est vrai qu’il se repliait sur lui-même comme un bernard-l’ermite. Pour en arriver là, il a dû psychoter. Je pense qu’il a pété les plombs. »
Que disait le carnet du conducteur de la camionnette ? | Ouest-France. Marc ROGER
On en sait un peu plus sur le contenu du carnet retrouvé aux côtés
de Sébastien S., lundi soir, quelques instants après qu’il a foncé dans
la foule avec son fourgon blanc.
Les quelques lignes qui y sont griffonnées sont l’œuvre d’un homme
qui est manifestement entré dans un grand délire. On savait déjà qu’il y
évoquait sa peur des services secrets. Il y fait aussi état de ses
difficultés relationnelles obsessionnelles avec sa famille, qu’il accuse
de mauvais traitements. Il y évoque un « contrat » d’éducation imaginaire avec l’État qui prendrait fin ce mois-ci…
De nombreuses victimes « innocentes »
Il y manifeste aussi son intention de faire de nombreuses victimes « innocentes » pour régler ses comptes avec la société tout en s’excusant par avance auprès de leurs familles…
« Mon respect et ma compassion vont à la famille du jeune
homme décédé à Nantes et aux victimes de ces attaques dramatiques. Il
est de notre devoir collectif de tout mettre en œuvre pour les
accompagner dans cette épreuve » a souligné la Ministre de la justice ce mercredi.
Puisqu’il est bien question d’un contrat d’éducation avec l’Etat,
réel ou imaginaire, continuons à explorer la piste des manipulateurs de
l’extrême-gauche, des pervers qui prônent effectivement l’action
violente, destructrice, si possible sanglante et meurtrière, afin
d’attirer l’attention des médias sur leurs revendications, en évitant
toujours soigneusement de s’y montrer eux-mêmes en première ligne :
quand tu prends le tramway, y’a du michelin partout : usine, stade…hier, il faisait 12 degrés et nous avens sandwiché dehors.
le bonjour, fors les folles de gniassique park.
figure-toi qu’il y peu, le tram clermontois a effectué une sortie de
route et s’est encastré dans un mur. sûrement un problème de pneumatique
?
sinon, number, ça baigne ?
Partir à Clermont, c’est crever un pneu..
Deux de mes potes ont fait leurs études à Clermont. Impossible d’imaginer qu’ils s’y soient faits chier.
(en même temps, l’un d’eux a vécu ensuite à Vierzon, et on y a fait la
fête une bonne trentaine de WE, c’est dire si le lieu importe peu)
Et salut les gens !
Ah ça, pour expliquer ce qu’est un trou noir, on peut se taper 1200
pages d’ouvrages d’astrophysique, ou alors quitter l’A71 (la solution la
plus mnémotechnique)..
Brrr…
On peut aussi se servir de l’ouvrage de 1200 pages pour boucher le trou noir. Simple, élégant et efficace.
Grâce à la bande de bricolodéconnos de l’Ici-Blog, l’univers peut
dormir tranquille : nul trou de Vierzon [Grenoble - Clermont-Ferrant :
biffer la mention inutile] ne viendra troubler son doux ronflement.
Comme tout le monde, je lis et m’interroge, surtout quand
très vite plusieurs éléments d’information m’évoquent les manipulateurs
pervers auxquels j’ai affaire depuis de nombreuses années, ainsi que
les psychopathes et autres malades mentaux qu’ils utilisent pour toutes
leurs exactions à mon encontre.
Aussi, j’ai fait un test dont je vous invite à découvrir le résultat à la suite des articles ci-dessous, il est épatant.
Un homme a lancé sa camionnette dans la foule présente au marché de
Noël de Nantes (Loire-Atlantique) ce lundi soir. Dix personnes ont été
blessées, dont quatre grièvement. Le pronostic vital de l’une d’entre
elles est engagé. Le conducteur, lui, s’est poignardé au thorax après le
choc et a été hospitalisé.
Nantes (Loire-Atlantique), lundi soir. Accompagné de
l’ancien maire Jean-Marc Ayrautl, Bernard Cazeneuve, le ministre de
l’Intérieur, se fait expliquer le drame par un policier devant la
camionnette qui a foncé dans la foule au marché de Noël. AFP/Georges Gobet
Onze personnes ont été blessées, cinq grièvement, dont le conducteur.
«La camionnette a surgi à toute allure de la rue de la Fosse, elle
est passé devant moi et a percuté une première personne, puis une
deuxième, et ainsi de suite jusqu’à aller s’empaler dans le marché de
Noël. C’était horrible !» nous a raconté un témoin.
Le chauffeur, né en 1977, s’est ensuite poignardé à plusieurs
reprises au volant de son véhicule avant d’être transporté au CHU de
Nantes. Son état est jugé sérieux, mais ses jours ne sont pas en danger.
Selon Brigitte Lamy, le procureur de la République de Nantes, il
s’agirait d’un «cas isolé». «On ne peut pas parler d’acte de
terrorisme», a-t-elle expliqué.
Un carnet avec des propos confus retrouvé
Dans le véhicule a été retrouvé un carnet contenant des propos confus
témoignant de difficultés psychologiques et familiales. L’individu est
connu pour vol simple et recel en 2006 et dégradation de véhicule en 2008, selon une source proche du dossier.
Bernard Cazeneuve s’est rendu sur place lundi soir. L’acte «semble le
fait d’un déséquilibré», a souligné le ministre de
l’Intérieur. Interrogé sur un risque de multiplication d’actions violentes après les incidents survenus depuis trois jours à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et à Dijon (Côte-d’Or), le locataire de la place Beauvau a appelé à «replacer ces actes pour chacun d’eux dans leur contexte».
VIDEO. Une camionnette fonce sur le marché de Noël de Nantes (France 2)
VIDEO. Nantes : «Ça a été la panique»
VIDEO. «La personne semblait se frapper au thorax», raconte un témoin de la scène
VIDEO. «Connu des services de police pour des faits mineurs», selon le ministère de l’Intérieur
>>> Revivez les événements minute par minute :
0h15. «Ce sont des actes plus difficiles à prévenir que
d’autres», a observé Bernard Cazeneuve. Interrogé sur un risque de
multiplication d’actions violentes après les incidents survenus depuis
trois jours à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et à Dijon, le ministre de
l’Intérieur a appelé à «replacer ces actes pour chacun d’eux dans leur
contexte».
23h50. Ce n’est «pas un acte qui aurait une inspiration de radicalité religieuse», poursuit Bernard Cazeneuve. «La mobilisation des services de l’Etat est totale», ajoute le locataire de la place Beauvau. Bernard Cazeneuve explique que le Premier ministre réunit mardi midi à Matignon les ministres concernés.
L’intérieur de la camionnette qui a foncé dans la foule à Nantes. (AFP/Georges Gobet.)
23h47. Bernard Cazeneuve : «Il semble que cet acte soit le fait d’un déséquilibré», confirme le ministre de l’Intérieur.
Après avoir exprimé la «solidarité et la très grande compassion» du
gouvernement pour les victimes de ce drame, Cazeneuve a appelé tout le
monde «à garder son sang froid». «Il faut s’en remettre à la justice
pour établir les responsabilités», a-t-il rappelé. Il a enfin assuré
la «mobilisation pleine et entière du gouvernement pour protéger les
Français».
23h28. Un policier détaille le bilan au locataire de la Place Beauvau. Cinq
des dix personnes touchées par le véhicule sont dans un «état sérieux».
Un homme de 25 ans est notamment touché à la tête et au thorax, selon
ce fonctionnaire de police. Une femme voit son diagnostic réservé quand à
un éventuel futur handicap. Quant au chauffeur de la camionnette, il
porte plusieurs plaies au thorax.
23h25. Bernard Cazeneuve est sur les lieux du drame. Le
ministre de l’Intérieur est accompagné de Jean-Marc Ayrault, l’ancien
Premier ministre et ex-maire de la ville, et de Johanna Rolland,
l’actuelle maire de Nantes.
23h15. Entre 200 et 300 personnes se trouvaient sur ce marché de Noël d’après un adjoint au maire, Gilles Nicolas.
La camionnette blanche immatriculée en Charente-Maritime a foncé sur un
chalet où était servi du vin chaud place Royale, une des places
piétonnes les plus achalandées du centre-ville. «J’ai simplement vu la
voiture foncer dans le stand. Elle a foncé complètement dans les
gens» en train de boire du vin chaud , a déclaré une femme d’un certain
âge à l’AFP. «J’étais chez moi, j’ai entendu le bruit, je suis descendue
en vitesse», a raconté une riveraine à une correspondante de l’agence.
«J’ai vu la camionnette dans le marché de Noël, j’ai vu des personnes
par terre, des blessés, au moins trois ou quatre», a-t-elle témoigné.
«Les secours sont arrivés très vite, en cinq minutes», a dit le vigile
d’une pharmacie toute proche.
VIDEO. Nantes : «Ça a été la panique»
23h10. L’automobiliste s’est porté une dizaine de coups de couteau au thorax après le choc,
a précisé le procureur de la République. Parmi les blessés, le
pronostic vital d’une personne est engagé, selon Brigitte Lamy, qui a
précisé qu’aucun enfant ne figurait parmi les victimes. Les blessés ont
été admis au CHU de Nantes.
VIDEO. «La personne semblait se frapper au thorax», raconte un témoin de la scène
23 heures. «Ça ressemble, sous réserve de vérifications, à un acte du même genre que ce qui s’est produit à Dijon»,
a confié Brigitte Lamy, procureur de la République à Nantes. L’auteur
de l’agression est originaire de Saintes (Charente-Maritime), d’après
BFM TV. Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP, dans
son véhicule a été retrouvé un carnet contenant des propos confus
témoignant de difficultés psychologiques et familiales. L’homme, 37 ans,
est connu pour vol simple et recel en 2006 et dégradation de véhicule
en 2008, selon la même source, qui a précisé que son état est jugé
sérieux mais que ses jours ne sont pas en danger.
VIDEO. «Connu des services de police pour des faits mineurs», selon le ministère de l’Intérieur
22h15. Réunion ministérielle à Matignon, mardi. Selon l’AFP,
qui cite des proches de François Hollande, une réunion ministérielle
aura lieu mardi matin à l’hôtel de Matignon autour de Manuel Valls. Le
Premier ministre rassemblera ses ministres afin d’évoquer les incidents
de Joué-lès-Tours, samedi, Dijon, dimanche et Nantes, ce lundi soir.
En déplacement dans un commissariat de Montpellier (Hérault), Manuel
Valls a estimé que «jamais» la France n’avait «connu un aussi grand
danger en matière de terrorisme». Au surlendemain de l’attaque à l’arme
blanche de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), commise sur trois policiers
par un jeune radicalisé, Manuel Valls appelle également à la «vigilance
toutes celles et tous ceux qui sont en uniforme».
21h55. Manuel Valls appelle au sang-froid. Manuel Valls a
exprimé lundi sa «préoccupation» devant «la succession de drames» comme
celui de Nantes et appelé au «sang-froid», selon un communiqué de
Matignon diffusé dans la soirée. «Cette succession de drames que nous
venons de connaître nous préoccupe tous», déclare le Premier
ministre. «Sur chaque drame, la justice doit avancer pour faire toute la
lumière. Elle le fera de manière implacable», promet-il.
21h20. Le bilan est désormais de onze blessés. Selon l’adjoint
au maire Gilles Nicolas, le «bilan est maintenant de onze blessés dont
cinq graves parmi lesquels le forcené. Tous les blessés ont été évacués
vers le CHU de Nantes». La maire PS de Nantes Johanna Rolland, évoquant
ces «événements dramatiques», a fait part de sa «plus vive émotion».
21 heures. Le procureur évoque un cas isolé. «On ne peut
parler d’acte de terrorisme» à propos du drame qui s’est produit lundi
soir à Nantes, lorsqu’un automobiliste a foncé dans un marché de Noël,
faisant 10 blessés avant de se poignarder, a déclaré la procureur de la
République, Brigitte Lamy.
Lors d’un point de presse sur place, elle a estimé qu’il s’agissait,
selon les premiers éléments de l’enquête, «d’un cas isolé». «C’est un
acte volontaire. Ca ressemble, sous réserve de vérifications, à un acte
du même genre que ce qui s’est produit à Dijon», a-t-elle poursuivi.
20h50. Bernard Cazeneuve sur place lundi soir. Selon le
porte-parole du ministère de l’Intérieur, l’homme est «a priori» connu
des services de police pour «des faits mineurs». Bernard Cazeneuve sera
sur place dans la soirée. Il rencontrera les familles, les pompiers et
les policiers, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur.
20h45. Un pronostic vital engagé. Le pronostic vital de l’un des blessés est engagé selon le procureur de la République de Nantes.
20h30. Jean-Marc Ayrault solidaire. L’ancien Premier ministre,
également ex-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault a exprimé son soutien
aux victimes depuis son compte Twitter. «Face à cette violence aveugle,
solidarité et soutien aux victimes», a-t-il publié.
20h15. Premier bilan officiel : dix personnes blessées, dont cinq grièvement. Selon la préfecture, dix personnes, dont le conducteur, ont été blessés dans l’attaque. Cinq sont blessés grièvement.
20 heures. «La camionnette a surgi à toute allure», raconte un témoin.
«La camionnette a surgi à toute allure de la rue de la Fosse, elle est
passé devant (lui) et a percuté une première personne, puis une
deuxième, et ainsi de suite jusqu’à aller s’empaler dans le marché de
Noël. C’était horrible !», détaille un témoin au Parisien.fr. «Cinq
minutes avant tout le monde était en train de partager un bon moment.
C’est choquant. On ne s’y attendait vraiment pas. C’est terrible, tout
est fermé. L’ambiance est très particulière», raconte une autre jeune
fille, témoin de la scène, sur BFM TV.
«On n’a rien trouvé en lien avec l’Etat islamique, il n’avait même
par Internet», a certifié en conférence de presse la procureur de la
République à propos du cas de Dijon. Il a certes reconnu avoir crié
plusieurs fois «Allah Akbar» («Dieu est plus grand»), mais «plus pour se
donner du courage que comme revendication religieuse».
19h30. Un homme fonce droit sur les passants du marché de Noël. Un
homme, «né en 1977», selon une source policière, a lancé son véhicule,
une camionnette blanche immatriculée en Charente-Maritime, sur des
passants du marché de Noël de la place Royale de Nantes
(Loire-Atlantique), ce lundi soir. «L’homme s’est ensuite asséné neuf
coups de couteau. Il est grièvement blessé», a expliqué une source
policière. Selon l’AFP, qui cite une source proche, il n’y aurait pas de
revendication religieuse.
Drame de Nantes : «J’aurais dû faire interner mon frère»
Pour la première fois, Loëticia, la soeur de Sébastien, le forcené
qui a foncé lundi soir sur la foule du marché de Noël de Nantes,
témoigne. Elle décrit la descente aux enfers de son frère, 37 ans,
associable et solitaire jusqu’à son acte «monstrueux». Pourtant,
dit-elle, «mon frère n’est pas un monstre».
Saintes (Charente-Maritime), De notre envoyé spécial, Nicolas Jacquard | 23 Déc. 2014, 19h36 | MAJ : 24 Déc. 2014, 12h32
Exclusif
Sébastien, un pépiniériste de 37 ans, vivait isolé à
Berneuil dans un village de Charente-Maritime. Associable, il souffrait
d’une «psychose» et d’une «rage» que sa soeur ne s’explique pas. Droits exclusifs Le Parisien
Ce mardi, elle est interrompue par un énième coup de téléphone. Le
pire de cette journée déjà cauchemardesque. En une fraction de seconde,
le visage de Loëticia se décompose un peu plus, avant qu’elle ne craque
complètement. « Il est mort.L’une
des personnes percutées par mon frère est décédée, sanglote-t-elle.
C’est ma faute, j’aurais dû faire interner Sébastien. Je m’en voudrai
toute ma vie… »
Dans la nuit de lundi à mardi, son monde s’est effondré lorsqu’elle a
appris, par les médias, que son petit frère âgé de 37 ans était le
conducteur qui a foncé sur la foule au marché de Noël de la place
Royale, au cœur de Nantes (Loire-Atlantique). Dans la foulée des drames
de Joué-lès-Tours et Dijon, ce geste insensé a donc tué un jeune de 25
ans, alors que cinq personnes étaient encore hospitalisées hier soir. «
Mais qu’est-ce qu’il a pu aller faire là-bas ? s’interroge toujours
Loëticia. Il n’avait aucun lien avec cette ville. Rien. »
«Il fallait le faire soigner. Mais il ne voulait rien entendre»
Sébastien, sa grande sœur ne l’avait pas vu depuis plusieurs années.
Leurs parents, eux, étaient sans nouvelles de leur fils depuis deux ans.
L’épilogue d’une rupture insidieuse. « Ça a commencé vers ses 30 ans,
se souvient Loëticia. Il s’est mis à fumer du cannabis, et je voyais
qu’il n’allait pas bien. » Elle s’en est ouverte auprès de lui et a
insisté auprès de ses parents pour qu’ils tentent de lui faire cesser
cette consommation néfaste.
« Son comportement n’était pas normal. Il fallait le faire soigner.
Mais il ne voulait rien entendre. On a discuté tous ensemble d’un
possible internement d’office, que je souhaitais, mais nous n’avons pas
osé franchir le cap, craignant qu’il ne s’éloigne encore un peu plus… »
C’est ce qu’a fini par faire inexorablement Sébastien. « Chaque fois
qu’on allait chez lui, il refusait de nous ouvrir, raconte sa sœur. Il a
changé de numéro de téléphone pour ne plus qu’on l’appelle. »
Auparavant, Sébastien était pourtant très proche des siens. De ses
neveux et nièces, pour lesquels il était « un merveilleux tonton », mais
aussi de son unique sœur et de ses parents. Pour le reste, mise à part
une compagne dont il s’est séparé au tournant de la trentaine, ce «
bosseur » a toujours été seul.
«Il a vraiment dû se produire quelque chose dans sa tête…»
Il y a sept ans, il avait emménagé à Berneuil, un bourg de 800 âmes à
quelques kilomètres de Saintes, où il ne côtoyait que Lily, la chienne
berger allemand craintive que sa sœur lui avait offerte. « Il l’emmenait
partout. Je n’arrive même pas à croire qu’il l’ait laissée seule chez
lui et qu’il soit parti à Nantes. Il a vraiment dû se produire quelque
chose dans sa tête… », murmure Loëticia.
« Enfant, Sébastien n’avait pas de copain, se remémore-t-elle. Il
était d’une timidité maladive. » Asthmatique, ce bambin solitaire
manquait souvent l’école et accumulait les retards scolaires. Jusqu’à ce
qu’en quatrième, il trouve sa vocation. « Les seules choses qu’il
aimait, c’était les animaux, et surtout les plantes », développe sa
sœur. Le cancre que Sébastien était a alors développé une passion pour
les plantes grasses. Lui qui était incapable de se souvenir d’une
récitation a appris sans difficulté tous leurs noms latins. A 19 ans, ce
jeune homme asocial est parti effectuer une spécialisation à Agde
(Hérault), avant de revenir s’installer en Charente-Maritime.
«Je sais pourtant qu’il n’est pas un monstre»
Econome, travailleur, il boursicotait avant même sa majorité. Adulte,
Sébastien avait acheté et revendu deux appartements dans le Sud, puis
financé l’acquisition de sa maison de Berneuil. « Il était très
responsable, très mûr », évoque sa sœur. Jusqu’à ce que se produise très
récemment ce qu’elle qualifie de « pétage de plombs », à l’origine,
selon elle, du geste fou commis lundi soir.
« Je ne vois que ça, soupire Loëticia. Une problématique
psychiatrique, accentuée peut-être par la consommation d’herbe de
cannabis. » Inquiète pour la santé de son frère, que sa famille n’a pas
encore été autorisée à voir, Loëticia pense aussi « très fort aux
victimes. » « Que faire ? M’excuser ? Mais ce qu’il a fait n’est pas
excusable. Je suis en colère contre lui. Bien sûr qu’à la place des
familles de ses victimes, j’aurais des envies de meurtre. Ce que mon frère a commis est tout bonnement monstrueux. Mais moi, je sais pourtant que lui n’est pas un monstre. »
VIDEO. Attaque à Nantes : «L’auteur des faits, un homme de 37 ans, sans emploi»
VIDEO. Drame de Nantes : l’incompréhension dans le village du chauffard
VIDEO. Drame de Nantes : enquête pour assassinat et tentative d’assassinat
Drame de Nantes : le Charentais-Maritime en proie à « certains problèmes d’alcoolisme »
Sébastien Sarron, le conducteur de la camionnette qui a fauché dix
passants à Nantes, n’était semble-t-il pas « suivi sur le plan
psychiatrique ». « Son état se serait détérioré ces dernières
semaines », selon la procureur
Selon nos informations, l’automobiliste qui a foncé lundi soir dans la foule sur un marché de Noël à Nantes, est un homme de 38 ans résidant à Berneuil, un village de 800 habitants, à 13 kilomètres au sud de Saintes. Il est né à La Rochelle en octobre 1977. A Berneuil, Sébastien Sarron n’avait jamais fait parler de lui avant il y a deux semaines.
En effet, il s’était mis à faire brûler des pneus ou du caoutchouc
depuis quelques jours. Ces feux réguliers généraient d’épaisses fumées
noires.
Les gendarmes et les pompiers s’étaient d’ailleurs rendus à son
domicile le samedi 13 décembre en soirée où ils avaient trouvé portes
closes, après un appel du voisinage inquiet devant ce dégagement de
fumées. Une amende avait été délivrée dans sa boîte aux lettres.
Une perquisition en cours
Sébastien Sarron habite le long de la Départementale 137 qui relie
Pons à Saintes, dans une maison charentaise. Avant les événements de
lundi soir à Nantes, l’homme qui était sous contrat aidé, pourrait avoir perdu récemment son emploi de pépiniériste.
Mardi, une perquisition a eu lieu à son domicile en présence de deux
témoins originaires de la commune, comme cela est nécessaire dans ce
type de procédure en cas d’absence du propriétaire. C’est l’antenne de
Poitiers-La Rochelle qui procède pour le compte de la police judiciaire
de Nantes en charge de l’enquête.
Selon nos informations, au printemps 2013, suite à des problèmes d’alcoolisme,
il lui avait été notifié d’être suivi par un psychologue. La procureur
de Nantes a confirmé ces éléments, indiquant que le Rochelais de
naissance était en proie à « certains problèmes d’alcool » mais qu’il
n’était semble-t-il pas « suivi sur le plan psychiatrique ». « Son état se serait détérioré ces dernières semaines », a-t-elle précisé.
Décrit comme « très discret »
Selon les divers témoignages recueillis sur place, il était propriétaire de cette maison et y vivait seul, apparemment depuis plus de six ans. Il est décrit par ses voisins comme « très discret ».
Le maire Joël Reignier dit avoir aperçu cet administré une seule fois.
Les riverains évoque une personne « discrète » dont « les volets de
devant étaient toujours fermés » et qui « rentrait chez lui en passant
par l’entrée arrière ».
Si les motifs de son acte ne sont pas encore connus, un carnet a été
retrouvé dans la camionnette. Un carnet contenant « des propos pour le
moins confus » selon la procureure de Nantes. L’homme y dit « sa haine de la société » et évoque « un risque d’être tué par les services secrets ». Il y affirme aussi que « sa famille le dénigrait sur internet », selon la procureur.
Loëticia, la sœur de Sébastien Sarron s’est confiée au Parisien mardi soir. « C’est terrible », dit-elle. Elle parle d’un « acte monstrueux », mais assure que son frère « n’est pas un monstre » et évoque un « pétage de plomb ». Il se serait peu à peu isolé, s’éloignant au fil des années de sa famille, écrit le journal.
Les gendarmes de Charente-Maritime se sont rendus, dès lundi soir au
domicile du suspect à Berneuil, pour une enquête de voisinage dans le
cadre de l’enquête, confiée au SRPJ de Nantes.
Qui est le suspect de l’attaque du marché de Noël de Nantes ?
Agé de 37 ans, cet habitant de Berneuil, en Charente-Maritime, a
blessé 10 personnes en fonçant avec sa voiture sur des passants lundi.
Un jeune homme est mort des suites de ses blessures.
Des policiers enquêtent sur les lieux de l’attaque à la
camionnette sur le marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique), le 22
décembre 2014. (MAXPPP) Par Francetv infoMis à jour le 23/12/2014 | 18:23 , publié le 23/12/2014 | 12:59
Un automobiliste a foncé, lundi 22 décembre, sur le marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique). Au lendemain de ce drame
qui a fait 10 blessés, dont l’un est mort mardi, francetv info revient
sur ce que l’on sait du suspect, qui a tenté de se tuer après les faits
en se donnant des coups de couteau.
Un trentenaire originaire de Charente-Maritime
Cet homme de 37 ans réside à Berneuil,
un village de 1 100 habitants, près de Saintes (Charente-Maritime),
selon la gendarmerie de La Rochelle. Le parquet de Saintes s’est refusé à
confirmer formellement son identité, mais le journal Sud Ouest croit savoir qu’il s’agit de Sébastien Sarron.
Dès lundi soir, les gendarmes se sont rendus au domicile du suspect,
qui vit seul, pour effectuer une enquête de voisinage dans le cadre de
cette affaire, confiée au SRPJ de Nantes. Selon Sud Ouest, le domicile du suspect, dont il est propriétaire, était inoccupé.
Il n’avait jamais fait parler de lui avant
Selon Sud Ouest, l’homme ne s’était jamais fait remarquer avant la semaine dernière. « Le propriétaire est un administré normal, qui vit seul et ne pose pas de problème », a déclaré au quotidien le maire de Berneuil.
Mais depuis le 15 décembre, le suspect s’était mis à faire brûler des
pneus ou du caoutchouc, provoquant d’épaisses fumées noires. Après un
appel du voisinage, les gendarmes et les pompiers avaient tenté de le
rencontrer samedi, mais avaient trouvé portes closes. Une amende lui
avait alors été délivrée dans sa boîte aux lettres. La procureure de
Nantes a évoqué l’incendie d’une bétonneuse et d’une tondeuse dans le
jardin de l’homme.
Il n’a pas d’antécédents psychiatriques
Précision importante de la gendarmerie et du parquet de Saintes,
l’homme n’était pas connu pour des antécédents psychiatriques qui
permettraient d’expliquer son geste. Il pourrait, toutefois, avoir perdu
récemment son emploi de pépiniériste, précisent certaines sources.
L’homme a porté plainte le 12 décembre contre ses proches, qui l’auraient dénigré sur un site internet lu « par tous les habitants de la région », a précisé la procureure Brigitte Lamy, mardi. L’homme était toutefois incapable de préciser de quel site il s’agissait.
Des écrits « décousus » ont été retrouvés dans la
camionnette. Ils font allusion à la haine du suspect pour la société,
aux reproches faits à sa famille ainsi qu’à sa peur d’être tué par les
services secrets, selon la procureure.
Il était connu de la justice
Le parquet de Saintes a, en revanche, souligné qu’il avait été
impliqué dans une affaire de vol et recel à Béziers (Hérault) en 2006
ainsi que dans une dégradation de véhicule en 2008, mais cette affaire a
été classée sans suite.
Dans son carnet, le chauffard de Nantes demandait pardon à ses futures victimes
Le Monde.fr | 23.12.2014 à 19h42 • Mis à jour le 24.12.2014 à 07h17 | Par Matthieu Suc (avec AFP)
Le chauffard qui a foncé sur un marché bondé de Nantes, lundi 22 décembre en début de soirée, est passible d’une mise en examen pour assassinat. L’une de ses dix victimes, un jeune homme de 25 ans, est décédée mardi 23 décembre. Brigitte Lamy, procureure de la République, a aussitôt annoncé qu’une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat était ouverte. Trois autres victimes sont « considérées comme blessés graves ».
L’auteur de l’agression, Sébastien S., n’a pas encore pu être entendu, a précisé Mme Lamy. Après avoir fauché les passants, cet homme de 37 ans originaire de Charente-Maritime s’est asséné plusieurs coups de couteau et a dû être hospitalisé. Ses jours ne sont toutefois pas en danger.
L’automobiliste n’a tenu « aucun propos à connotation religieuse » et n’avait apparemment pas d’antécédents psychiatriques, mais son comportement était devenu « instable » depuis plusieurs mois. Les enquêteurs ont retrouvé un écrit dans lequel il expose « des reproches à sa famille, sa haine de la société et le risque d’être tué par les services secrets », a dit la magistrate. D’après les informations du Monde,
Sébastien S. demandait pardon à ses futures victimes dans le carnet
retrouvé par les policiers dans son véhicule. Il affirmait que son acte
était le seul moyen de se faireentendre de la société. Il indiquait également avoir des problèmes avec la justice et être suivi par les services de renseignement français.
« En vase clos »
Dans le petit village de Charente-Maritime où il vivait « en vase clos », on ne le considère pas comme un déséquilibré ou un homme à la dérive. « C’est une personne qui vivait seule, mais de là à dire que c’était un marginal… Il ne vivait pas dans un endroit isolé, il avait quand même des contacts avec les voisins », déclare Joël Reignier, le maire de Berneuil, village de 1 100 habitants à une quinzaine de kilomètres de Saintes, à la population mêlant ruraux et néoruraux.
L’homme avait « acheté une maison avec un terrain dans la commune, une ancienne ferme, il y a cinq ou six ans, précise le maire. Je ne sais pas d’où il venait. »
Il vivait avec son berger allemand dans cette vieille maison
charentaise retapée en bordure d’une route départementale, derrière un
portail rouillé fermé par un épais antivol de moto. Gendarmes et policiers fouillaient les lieux mardi après-midi.
« Ce qu’on sait [de lui] en fin de compte, c’est très peu de
chose. C’est le genre de personne qui ne demande rien, qui ne va pas
vers les autres, donc les autres ne vont pas vers lui », résume le maire. Depuis le drame, « il
y a eu quelques appels téléphoniques d’habitants de la commune, qui
demandent qui est ce gars, où il habitait, ce qui montre bien que la
population ne le connaissait pas », ajoute M. Reignier.
Impliqué dans une affaire de vol et recel
Le Parquet de Saintes a indiqué qu’il avait été impliqué dans une affaire de vol et recel à Béziers
(Hérault) en 2006, avant son arrivée à Berneuil. Mais le suspect
n’était pas connu pour des antécédents psychiatriques qui permettraient
d’expliquer son geste. « Il n’a jamais sollicité les services sociaux à ma connaissance. Il se débrouillait seul », a confirmé Joël Reignier.
« On est très surpris, c’est un vrai mystère ! Depuis six ans
qu’il était là, on n’avait pas de problème particulier avec lui, pas
d’embrouille, comme on dit, raconte son voisin, Gérard Monet, 69 ans. On avait eu affaire à lui il y a quelques années, pour réparer un mur mitoyen. Ça s’était très bien passé », se souvient-il, évoquant un voisin très discret, voire effacé, qui ne recevait jamais de visite. « On ne se parlait pas beaucoup, c’était ″bonjour, bonsoir″. On sent que c’est quelqu’un qui vivait en vase clos, très renfermé », relève ce voisin. Selon une source proche du dossier, le suspect de Nantes était en proie à des « problèmes d’alcoolisme nécessitant un suivi psychologique ».
L’épouse de M. Monet, elle, se souvient de son « très joli jardin ». « Il m’avait fait visiter son jardin il y a quelques années. Il en était fier, il m’avait expliqué qu’il travaillait dans le paysagisme. Mais actuellement je crois qu’il ne travaillait pas », dit-elle. Selon les gendarmes, l’homme pourrait avoir récemment perdu son emploi
de pépiniériste. Aujourd’hui, le long jardin au parterre de plantes et
d’arbustes d’essences diverses paraît délaissé, avec deux palmiers
abattus, couchés à terre et en partie brûlés. Au début du mois de
décembre, « il avait fait brûler plein de choses, c’était curieux. Il devait aussi y avoir du caoutchouc, ou des pneus, car ça faisait une fumée noire, épaisse, on en avait partout sur la terrasse », note Gérard Monet.
Des feux intempestifs qui avaient dérangé le voisinage au point que le voisin en appelle au maire. « Autour du 12 décembre, j’avais demandé au policier intercommunal d’aller le voir, mais le gars ne lui avait pas laissé accès à sa propriété, se souvient le maire. Deux jours plus tard, ça a repris ; là j’ai demandé aux gendarmes d’aller le voir, et depuis ça a cessé. » Qui n’a plus entendu parler de son administré jusqu’à un appel téléphonique des gendarmes lundi soir.