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samedi 23 juillet 2016

Internet en Chine : des fantasmes de Cyprien Luraghi


« Si vous ouvrez la fenêtre pour aérer, vous devez vous attendre à faire entrer des mouches ».

Le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi a fait sienne cette citation de Deng Xiaoping du début des années 1980 dès lors qu’il a vu la popularisation de l’accès à Internet en France, et en corollaire, le développement des blogs et les premières expériences de journalisme participatif avec l’apparition de sites d’information comme Rue89 et Le Post, menacer son hégémonie – prétendument - littéraire sur cette part du réseau : n’intéressant plus personne, il a déclaré la guerre à toute la toile, mais plus particulièrement aux autorités françaises qui avaient permis aux très nombreux internautes qu’il considère – à tort – comme ses rivaux ou concurrents de noyer ses histoires de caca (« Ma Petite pomme ») dans la masse de leurs propres écrits publics, d’une autre teneur, la plupart du temps sans aucune prétention littéraire quoiqu’à cet égard aussi de bien meilleure qualité que les siens.

Depuis 2008, avec sa bande de « déconnologues », il fait la chasse aux « mouches ».

Son rêve est de redevenir le seul, l’unique à diffuser sa « petite pomme » et celles des autres repeintes comme il l’entend.

Mais selon la doctrine chinoise officielle, aucun de ses blogs n’aurait jamais dû exister et leur auteur devrait depuis longtemps être emprisonné.


http://www.marianne.net/Comment-les-dictateurs-chinois-maitrisent-le-Web_a89275.html

Comment les dictateurs chinois maîtrisent le Web


Lundi 14 Juillet 2008 à 0:27
Philippe Cohen


Le fondateur de Rue89 publie un livre-enquête passionnant sur les tribulations des internautes chinois.

Voici quelques semaines, un site en langue chinoise, animé par des dissidents exilés aux Etats Unis relatait des manifestations contre la corruption de dirigeants locaux qui avaient détourné les approvisionnements et l’argent destinés aux victimes de la catastrophe du Shushuan. Internet est-il ou non une bonne nouvelle pour ceux qui espèrent voir la Chine devenir une démocratie ? Pierre Haski, fondateur du site Rue89 et bon connaisseur de la Chine, où il a été le correspondant de Libération jusqu’en 2006, raconte, dans un petit livre passionnant «Internet et la Chine», l’irruption du Web dans l’Empire du Soleil Levant. Une irruption massive et rapide – entre 2001 et 2007, le nombre d’internautes est passé de 21 à 210 millions – qui donne espoir à l’auteur : et si la démocratie arrivait en Chine par le Web ?


49 blogueurs emprisonnés


Pierre Haski semble persuadé de l’invincibilité du Net à long terme. Mais il est aussi un observateur honnête et scrupuleux d’une réalité qui laisse peu entrevoir ce genre de happy end. Des dizaines de milliers de cyber-policiers chinois contrôlent avec assiduité les textes publiés par quelques cinquante millions de blogueurs. Ceux-ci ont le droit d’écouter des groupes américains ou de parler de feuilletons ou de fringues. Car, dès que l’on s’évade du champ du divertissement, la liberté se paye cher, et Pierre Haski raconte le destin de quelques uns des 49 blogueurs emprionnés pour des écrits contestataires. Internet fonctionne en Chine comme un gigantesque Intranet : autrement dit les passages entre le Web chinois et le reste de la Toile sont peu nombreux et facilement contrôlables. L’auteur a ainsi vu son propre blog – pourtant en français et édité à partir de la France – censuré par les cyberpoliciers. Pierre Haski nous apprend aussi comment nombre de multinationales, et notamment Yahoo !, Google et Microsoft, se croient obligés de collaborer avec les autorités pour « protéger leur business », quitte à faciliter l’arrestation de blogueurs disssidents.

Mais il y a encore plus préoccupant : Haski reconnaît que l’immense majorité des internautes chinois se fichent comme une guigne de la démocratie et de la politique, dont leurs aînés ont, il faut le reconnaître, épuisé toutes les joies durant la sinistre révolution culturelle. Le deal entre les nouvelles classses moyennes et le régime apparait en filigrane dans le livre : nous vous laissons prospérer, laissez nous gouverner. Cette dimension orwélienne de la réalité chinoise est plus inquiétante : l’histoire nous enseigne que l’assentiment du peuple protège mieux les tyrans que les barbelés dont ils peuvent l’entourer.


http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/03/30/la-chine-envisage-de-bloquer-tous-les-sites-web-etrangers_4892185_4408996.html

La Chine envisage de bloquer tous les sites Web étrangers


Le Monde.fr | 30.03.2016 à 09h59 • Mis à jour le 30.03.2016 à 11h46

Une chinoise passe devant  une maison recouverte de posters du président  Xi Jinping à Shanghai le 26 Mars.

Le gouvernement chinois a rendu public, ce 28 mars, un ensemble de propositions de nouvelles règles pour le fonctionnement d’Internet dans le pays. Elles prévoient notamment un blocage général de tous les sites Web « étrangers » – les sites qui ne disposent pas d’une adresse « .cn ». Le pays a par ailleurs récemment renforcé ses règles concernant l’attribution de noms de domaine en « .cn », pour l’achat desquels il est désormais obligatoire de fournir une pièce d’identité.


Si ces règles, qui n’en sont qu’au stade de propositions et sont ouvertes aux commentaires sur le site du ministère de l’industrie et de la technologie, étaient adoptées, elles contraindraient tous les fournisseurs d’accès à bloquer l’accès à la majeure partie du Web, sous peine d’amende. A l’heure actuelle, la censure chinoise décide individuellement des sites à bloquer – Facebook, par exemple, est inaccessible en Chine, sauf à utiliser des outils de contournement de la censure.

La Chine a adopté à plusieurs reprises des règles draconiennes de contrôle du Web, mais ces dernières n’ont pas toujours été appliquées de manière stricte.

Lire aussi :   En Chine, le gratin du Web oublie la censure


http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/07/05/32001-20160705ARTFIG00224-la-chine-renforce-le-controle-d-internet-pour-eviter-les-fausses-informations.php

La Chine renforce le contrôle d’Internet pour éviter les «fausses informations»



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L’autorité de régulation d’Internet interdit aux médias d’utiliser les réseaux sociaux comme sources d’information, sauf avec autorisation de l’État.

La Chine redouble d’efforts contre les rumeurs en ligne. Son organe de régulation d’Internet vient d’annoncer que les médias n’auront plus le droit d’utiliser les seuls réseaux sociaux comme sources d’information, comme le relate le South China Morning Post. Cette nouvelle mesure vise à endiguer la propagation de rumeurs et d’informations infondées, qui risqueraient de créer des débordements ou des mouvements de panique. «Il est interdit d’utiliser des rumeurs pour créer de l’information et de faire appel à l’imagination pour altérer la réalité des faits», note l’organisme de régulation.

Cette nouvelle réglementation cherche à responsabiliser les journalistes et les médias chinois, mais sonne aussi comme une invitation à l’autocensure. «Des mesures strictes doivent être prises pour assurer la vérité, l’exhaustivité, l’objectivité et la justice dans les reportages d’actualité», notamment lorsqu’une information est reprise des réseaux sociaux, note l’autorité de régulation. Celui-ci indique dans son rapport que de nombreux sites d’information, dont Sina.com, Tencent.com ou Caijing.com.cn, ont été sanctionnés pour ne pas avoir vérifié leurs sources avant publication de leurs articles. Le rapport établit une liste de fausses informations relayées récemment, comme l’incendie criminel d’un bus à Changsha.

Cette annonce intervient quelques jours après le remplacement du chef de la censure sur Internet, Lu Wei, considéré comme l’une des 100 personnes les plus influentes au monde comme le Time Magazine. En décembre, il avait publiquement admis l’existence d’un vaste appareil de censure d’Internet en Chine. Xi Jinping, président de la République populaire, avait alors estimé que «la censure d’Internet est nécessaire pour sa liberté».

Une information très contrôlée


Officiellement, ces nouvelles mesures visent à endiguer la propagation de rumeurs en ligne. Des billets de blogs constitués de «fausses informations» et dont l’impact est jugé «sérieux» peuvent conduire leur auteur en prison, conformément à des directives en vigueur depuis 2013. Dans les faits, le régime chinois cherche à contrôler ce qui se dit sur lui. À la suite de l’explosion qui avait touché la ville de Tianjin, en août 2015, le gouvernement avait supprimé plusieurs publications sur Weibo, l’équivalent de Twitter de Chine. De nombreux habitants avaient alors dénoncé la mauvaise gestion de la catastrophe par les autorités. Une cinquantaine de sites Internet ont également été fermés «pour avoir semé la panique». Auparavant, en 2011, les autorités avaient interdit aux médias de relayer des informations négatives sur l’accident d’un train à grande vitesse.

Le système de censure d’Internet en Chine, couramment appelé «Grande Muraille informatique», vise à étouffer les manifestations d’hostilité à l’égard du régime. Depuis 2009, Facebook, Twitter et YouTube sont inaccessibles dans le pays. Le site du New York Times est banni depuis 2012 à la suite d’un article relatant la fortune personnelle de Wen Jiabo, le premier ministre d’alors. Seule la zone de libre-échange de Shanghaï autorise l’accès aux sites étrangers depuis 2013. Pour faciliter le contrôle du Web, les autorités s’appuient sur les réseaux sociaux nationaux. Baidu, Weibo, WeChat, Youku Tudou se posent ainsi en concurrents respectifs de Google, Twitter, Facebook et YouTube.



http://www.marianne.net/chine-durcit-sa-censure-reseaux-sociaux-100244244.html

La Chine durcit sa censure des réseaux sociaux


Jeudi 07 Juillet 2016 à 7:30

L’administration chargée de la régulation d’Internet en Chine a fait savoir que les médias ne pourraient plus utiliser, sans l’aval de Pékin, les informations trouvées sur les réseaux sociaux. Une annonce qui s’ajoute aux nombreuses mesures mises en place par l’État chinois pour contrôler les médias, et notamment le web.


 dans Calomnie
En Chine, les réseaux sociaux ne sont plus des sources légales aux yeux des autorités. – Sipa


« La censure d’Internet est nécessaire à sa liberté » (sic). Prononcée lors d’une conférence de presse en décembre 2015, cette phrase du président chinois Xi Jinping est symbolique des nombreux contrôles et restrictions dont est victime le web en Chine. Et ce n’est pas la dernière mesure annoncée par la Cyberspace Administration of China (CAC), l’autorité régulatrice d’Internet là-bas, qui viendra contredire cet état de fait. Les médias chinois ont désormais interdiction, depuis ce lundi 4 juillet, d’utiliser des informations trouvées sur les réseaux sociaux, sans l’autorisation préalable de Pékin.

« Il est interdit d’utiliser des ouï-dires pour créer de l’information ou d’utiliser des conjectures et son imagination pour déformer les faits », a déclaré sans rire l’instance de régulation, rapporte le South China Morning Post. Autrement dit, si un journaliste veut utiliser un témoignage, un chiffre ou n’importe quelle donnée qu’un internaute aurait publiée sur les réseaux sociaux, il lui faudra d’abord demander l’autorisation de l’Etat. En cas de refus de ce dernier, et si le journaliste décide de publier quand même l’information, son média pourra être tout simplement interdit. Rappelons que Facebook, Google ou Youtube sont interdits en Chine depuis 2009.

« Lutte contre la désinformation et les rumeurs »


En plus de cette annonce, la CAC en a profité pour annoncer un durcissement des contrôles des contenus en ligne : « Toutes les branches de l’organe de régulation d’Internet doivent (…) sérieusement enquêter et gérer les fausses informations, et celles qui ne s’avèreraient pas factuelles ». L’administration régulatrice indique que plusieurs portails d’information chinois ont déjà été sanctionnés pour ne pas avoir assez bien, selon elle, vérifié leurs sources. Les auteurs de ces « fausses informations » s’exposent à de lourdes peines : jusqu’à trois ans de prison si celles-ci ont été vues plus de 5.000 fois.

La Chine veut inscrire ces mesures restrictives dans un cadre légalAu gouvernement, on parle sobrement d’une « campagne de lutte contre la désinformation et les rumeurs » mais aussi contre le terrorisme. Des arguments très souvent utilisés par Pékin pour justifier la répression d’internautes gênants aux yeux de l’exécutif. La nouveauté c’est que, comme le relève le site 8e étage, la Chine tente cette fois d’inscrire ces mesures dans un cadre légal, pour leur donner un aspect légitime. A  noter que cette annonce du CAC intervient une semaine à peine après la nomination d’un nouveau chef de la censure, Xu Lin, un fervent supporter du président chinois.

Lire aussi :



https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine

Internet en République populaire de Chine


Début 2009, la République populaire de Chine comptait non seulement le plus grand nombre de connectés à Internet de tous les pays d’Asie et aussi de tous les pays du monde1.Un des principaux moteurs de recherche en Chine est Baidu, parfois surnommé « le Google chinois ».La principale encyclopédie en ligne est Hudong (plus de 6,4 millions d’articles en juin 2012)2, puis baidu baike (plus de 5,4 million d’articles en octobre 2012)3 et enfin wikipédia en chinois (500 000 articles le 14 juillet 2012).
 
 
Au 2e trimestre 2014, la Chine reste de loin le premier pays d’origine des cyberattaques, avec 43 % du total4

 

Sommaire

 

Développement


La première connexion à Internet établie sur le sol chinois remonte au 20 septembre 1987[réf. nécessaire].

Depuis, le nombre de connectés à Internet en Chine est en augmentation.

Évolution du nombre de connectés en Chine (en millions)5,6,7
2000
  22,5
2001
  33,7
2002
  59,1
2003
  79,5
2004
  94
2005
  111
2006
  137
2007
  210
2008
  298
2009
  384
2010
  450
2011
  500

En juin 2011, les internautes chinois passaient une moyenne de 18,7 heures en ligne par semaine8.
Pourcentage d’internautes9
Année 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
% 4,60 6,20 7,30 8,52 10,52 16,00 22,60 28,90 34,30 38,30 42,30

Censure



L’Assemblée nationale populaire de la République populaire de Chine a voté des lois sur la censure de l’Internet. Avec ces lois, selon les FAI, le gouvernement a mis en place différents systèmes de censure, détenus par les provinces, des sociétés privées ou des associations. Ce projet a pour nom « Bouclier d’or ». Les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao ayant leur propre système légal, ces lois ne s’y appliquent pas.

Concrètement, cette censure sans égal dans le monde se vérifie par certains sites totalement inaccessibles, certaines censures temporaires mais le plus souvent facilement contournables : un site anonymiseur permet en effet d’accéder à une majorité des sites bloqués.

Cependant, la censure d’Internet en Chine sur certains sujets ciblés ne saurait minimiser le reste de l’information accessible où la critique du gouvernement chinois existe bel et bien, ainsi que des sources d’informations équivalentes à la France sur le reste du monde.

La coopération active de certains acteurs occidentaux majeurs du Web comme Microsoft Live, Yahoo, Google est critiquée.

En 2009, l’avocat Tang Jingling, est arrêté lors d’une intervention à l’Université de Technologie de Guangzhou, alors qu’il donne un cours sur Twitter et les blocages d’Internet. Il est relâché quelques heures plus tard10.

Notes et références

  1. (en)« Internet Usage in Asia » [archive], sur Internet World Stats (consulté le 20 août 2009)
  2. (en) Jamilla Knowles, « China’s Wikipedia, Hudong Teams With Bing to Improve Search » [archive], The Next Web (consulté le 4 octobre 2012)
  3. (zh) baike.baidu.com [archive]
  4. http://www.stateoftheinternet.com/downloads/pdfs/2014-state-of-the-internet-connectivity-report-2014-q2.pdf [archive]
  5. « Baidu, Un autre Google s’éveille », Express, no 3003,‎ 22 janvier 2009, p. 58
  6. (zh) [PDF] 中国互联网络发展状况统计报告 [archive]
  7. Nil Sanyas, La Chine compte plus de 500 millions d’internautes [archive], pcinpact.com, 11 janvier 2012
  8. (en) Tait Lawton, « 15 Years of Chinese Internet Usage in 13 Pretty Graphs » [archive], East West Connect (consulté le 7 octobre 2011)
  9. (en)ITU – Free statistics [archive]Union internationale des télécommunications
  10. Un avocat interpellé pour avoir parlé de Twitter en public [archive] Reporters sans frontières, 2 décembre 2009

 

Voir aussi

 

Bibliographie

 

  • Séverine Arsène, Internet et politique en Chine : les contours normatifs de la contestation, Karthala, Paris, 2011, 420 p. (ISBN 978-2-8111-0580-8) (texte remanié d’une thèse de Science politique ; compte-rendu en ligne [1])
  • (en) Paul Clark, Youth culture in China: from red guards to netizens, Cambridge University Press, Cambridge ; New York ; Melbourne, etc., 2012, 294 p. (ISBN 978-1-107-60250-2)
  • Han Han, Blogs de Chine (traduit du chinois par Hervé Denès), Gallimard, Paris, 2012, 398 p. (ISBN 978-2-07-013763-3)
  • Pierre Haski, Internet et la Chine, Presses de Sciences Po, Seuil, 2008, 120 p. (ISBN 978-2-02-097131-7)
  • (en) David Kurt Herold et Peter Marolt (dir.), Online society in China: creating, celebrating, and instrumentalising the online carnival, Routledge, London, New York, 2011, 216 p. (ISBN 978-0-415-56539-4)
  • (en) Fengshu Liu, Urban youth in China: modernity, the internet and the self, Routledge, London, New York, 2011, 228 p. (ISBN 978-0-415-87486-1)
  • (en) Guosong Shao, Internet law in China, Chandos publ., Oxford, Cambridge (GB), Philadelphia, etc. ; Woodhead publ., Cambridge (GB), 2012, 293 p.
  • (en) Guobin Yang, The power of the internet in China: citizen activism online, Columbia University Press, New York, 2011, 318 p. (ISBN 978-0-231-14421-6)

 

Liens externes

 



https://fr.wikipedia.org/wiki/Censure_d%27Internet_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine

Censure d’Internet en République populaire de Chine


Article général Pour des articles plus généraux, voir Censure en République populaire de Chine et Internet en République populaire de Chine.


La censure d’Internet en République populaire de Chine est conduite par le biais de plusieurs lois et réglementations. En accord avec ces lois, plus de soixante réglementations pour Internet ont été menées par le gouvernement de la République populaire de Chine (RPC). Elles sont mises en application par les fournisseurs d’accès à Internet, entreprises et organisations contrôlés par les gouvernements provinciaux1. L’appareil de contrôle d’Internet en Chine est considéré comme le plus étendu et le plus avancé que dans n’importe quel autre pays du monde. Les autorités gouvernementales ne bloquent pas uniquement le contenu de certains sites, mais elles sont capables de surveiller l’accès à Internet de chaque personne.

Amnesty International déclare que la RPC « compte le plus grand nombre de journalistes et de cyber-dissidents emprisonnés dans le monde2. » L’association Reporters sans frontières basée à Paris affirme en 2010 et 2012 que la RPC « est la plus grande prison au monde pour netizens3,4. » Les délits dont ils sont accusés sont la communication avec des groupes étrangers, la signature de pétitions en ligne et l’appel à des réformes et à la fin de la corruption. L’escalade de moyens mis en œuvre par le gouvernement pour neutraliser les opinions critiques en ligne fait suite à d’importantes manifestations anti-pollution et anti-corruption, ainsi que des émeutes ethniques, dont la plupart ont été organisées via des services de messagerie instantanée, des forums de discussion et des textos. En 2013, la taille de la force de police responsable d’Internet en RPC est estimée à 2 millions de personnes5.

Les entreprises chinoises Baidu, Tencent et Alibaba, qui font partie des plus grandes entreprises du domaine dans le monde, profitent du blocage des rivaux internationaux sur le marché chinois, ce qui favorise la compétition domestique6.

 

Sommaire

 

 

Contexte


Le contexte politique et idéologique de la censure d’Internet trouve son origine dans une des citations favorites de Deng Xiaoping au début des années 1980 : « Si vous ouvrez la fenêtre pour aérer, vous devez vous attendre à faire entrer des mouches ». Cette phrase est en relation avec une période de réformes économiques en Chine pour créer une économie de marché socialiste. Remplaçant les idéologies politiques de la Révolution culturelle, les réformes menées par le pays ont pour but de bâtir une économie de marché et d’ouvrir le marché aux investisseurs étrangers. Toutefois, le Parti communiste chinois souhaite protéger ses valeurs et idées politiques de l’influence d’autres idéologies7.

Internet arrive en Chine en 1994, conséquence et outil indispensable à l’économie de marché socialiste. Depuis lors, avec un accès grandissant, Internet est devenu une plateforme de communication commune et un outil important de partage d’informations. En 1998, le Parti communiste chinois craint que le Parti démocratique chinois (PDC) n’alimente ce nouveau et puissant réseau d’information que les élites du parti ne pourraient pas contrôler8. Le PDC est alors immédiatement interdit et de nombreux arrestations et emprisonnements sont effectués9. Cette même année, le « Projet Bouclier doré » est lancé. Sa première partie dure huit ans pour s’achever en 2006. La seconde partie se déroule entre 2006 et 2008.

Le 6 décembre 2002, les 300 personnes responsables du Projet Bouclier doré dans 32 provinces et villes à travers toute la Chine participent à l’inauguration de 4 jours intitulée « Exposition compréhensive du système d’information chinois »10. Au cours de cet évènement de nombreuses solutions occidentales sont achetées en matière de sécurité Internet, surveillance vidéo et reconnaissance faciale. Il est estimé que 30 à 50 000 policiers sont employés dans ce projet gigantesque11.

Lire la suite ici.


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