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mardi 15 janvier 2019
Cherif Chekkat : manipulable et "déglingué du cerveau" selon son propre frère
C’est le profil type de tous les sbires de la criminelle
Josette Brenterch du NPA de Brest, enseignante à la retraite, pour qui
la rentrée est toujours fixée début septembre. Elle fait suite à
l’Université d’été de la LCR ou du NPA, au cours de laquelle elle est
bien préparée, et fut annoncée cette année dès le 22 août 2018 :
L’on notera que c’était l’anniversaire du « chef » Jean-Marc Donnadieu de Béziers.
Or, en 2014, lui et ses amis terroristes avaient déjà choisi un
marché de Noël pour cible, celui de Nantes, qui fut attaqué par
l’ex-Bitterrois Sébastien Sarron le 22 décembre vers 19h, après que deux
autres attentats se soient déjà produits à Joué-lès-Tours et Dijon les
20 et 21 décembre 2014.
On rappelle au passage le goût de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et
Jean-Marc Donnadieu pour les jeux de mots, le second affectionnant tout
particulièrement les farces et attrapes :
Balance : Vous ferez un stage d’observation dans une entreprise de
farces et attrapes. On testera sur vous les boules puantes et autres «
coussins péteurs » dans des réunions très sérieuses.
Quant au premier, il préconisait l’attaque au véhicule fou dès 2009 :
Cyp’le 30/08/2009 à 12:12 @ les RG : Je préfère écrabouiller les folles furieuses qui se jettent sous les
roues de ma bagnoles alors que je roule pépère sur la départementale,
plutôt qu’aller me frotter aux CRS ou planter ma caisse dans un platane
pour éviter ces cinglées.
D’ailleurs, vous faites plaisir aux CRS, quand vous manifestez : c’est
grâce à vous qu’ils peuvent écouter Sardou et payer les traites de leur
pavillon Phénix ultra-moche.
Sans vous, ils n’existeraient pas et le monde serait plus sympathique. Vroum !
Cette année 2018 aura encore été marquée par toute une série
d’attentats pour les fêtes de fin d’année, comme je l’ai mis en évidence
sur ce blog au fur et à mesure qu’ils se produisaient ou étaient
déjoués.
Le djihadiste préparait l’attentat, qui a tué cinq personnes le 11
décembre sur le marché de Noël de la ville, depuis plusieurs mois, selon
les premiers éléments de l’enquête judiciaire révélée par Le Monde et France 3. Il cherchait des armes et avait fait part de ses funestes plans à sa mère ainsi qu’à un ancien codétenu.
Cherif Chekatt avait prémédité son attaque du 11 décembre. L’auteur
de l’attentat de Strasbourg, qui a tué cinq personnes sur le marché de
Noël de la ville, n’a pas agi sur un coup de tête: son acte a été
préparé des semaines, voire des mois à l’avance, selon les premiers
éléments de l’enquête judiciaire révélés par Le Monde et France 3. Cherif Chekatt avait fait part à ses proches de ses désirs de martyr et s’était démené pour trouver des armes.
» LIRE AUSSI – Strasbourg: le profil hybride de Chérif Chekatt, fiché S radicalisé et braqueur de banques
L‘attentat, qui a également blessé onze personnes, a été revendiqué par l’État Islamique (EI) dans une vidéo diffusée par Amaq,
son agence de propagande quelques minutes après la mort du djihadiste.
Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait
dénoncé une revendication «totalement opportuniste» de l’EI, et s’était
montré très prudent sur la motivation terroriste de l’attaque. Si des
témoins avaient bel et bien entendu Cherif Chekatt crier «Allahu Akbar» –
«Dieu est le plus grand», fréquemment utilisé comme cris de guerre par
les djihadistes – les enquêteurs ne voulaient pas privilégier trop vite
la piste du djihadisme au détriment d’autres explications. Il n’est pas
rare que l’organisation terroriste revendique des attaques qu’elle n’a
pas organisées, comme à Las Vegas, lorsqu’un retraité avait tué 58 personnes.
Aujourd’hui encore, cette revendication reste remise en cause car aucun
élément ne permet d’affirmer que l’attentat de Strasbourg ait été
effectivement organisé avec le concours de l’EI.
Du désir de martyr à l’allégeance à l’État Islamique
Toutefois, les soupçons s’étaient rapidement confirmés lorsqu’une vidéo d’allégeance à l’État Islamique avait été retrouvée à son domicile le 22 décembre. Cherif Chekatt y arbore un keffieh rouge,
et pendant trois minutes jure obéissance à Daech. Des armes y avaient
également été retrouvées: des couteaux de chasses, une grenade
défensive, un revolver de calibre 22 long rifle et ses munitions ainsi
qu’un message écrit à la main «ô vous hommes, la bataille est engagée,
les appels au djihad sont lancés, les portes du paradis sont ouvertes.
Si vous n’êtes pas des cavaliers guerriers, poussez-vous et laissez
place aux femmes pour diriger la bataille».
Chérif Chekatt déclarait vouloir « commettre un braquage avant de partir en Syrie ou mourir en martyr ».
En 2015, lors d’un de ses nombreux passages en prison,
on apprend à travers l’enquête que Cherif Chekatt avait fait part de
ses velléités terroristes à un codétenu, dont le témoignage a été
recueilli par la police. Selon Le Mondeet France 3,
il déclarait déjà vouloir «commettre un braquage avant de partir en
Syrie ou mourir en martyr». Sa mère a elle aussi raconté aux enquêteurs
les confidences de son fils «environ cinq mois» avant l’attentat, qui
lui avait fait par de «son intention de mourir». Décrit comme
manipulable et «déglingué du cerveau» par son propre frère lors d’une
conversation téléphonique avec sa mère, sa famille ne l’avait pas pris
au sérieux.
D’après les éléments de l’enquête judiciaire révélés par Le Mondeet France 3, Cherif Chekatt cherchait aussi depuis plusieurs mois à se procurer une arme. Au cœur de l’enquête: un homme, Audrey M.,
rappeur de 37 ans au casier judiciaire chargé, père d’une famille de
trois enfants franco ivoirienne. Cet ami de longue date du djihadiste
n’est pas connu pour une quelconque accointance avec le terrorisme. Il
s’est présenté lui-même à la police le jour même de la mort de son ami.
Le rappeur a été mis en examen et placé en détention provisoire pour
«participation à une association de malfaiteurs terroristes criminelle»
et «acquisition, détention et cession d’armes de catégorie B».
Audrey M. nie cependant toute implication dans l’attentat. Il dit avoir rencontré Cherif Chekatt en prison, en 2012. Selon Le Monde,
c’est vers lui que se tourne le terroriste «en septembre 2018» pour se
procurer des armes afin de commettre des «braquages». Le rappeur en
utilise fréquemment dans ses clips musicaux. Rapidement, Audrey M. met
en contact son ami avec la communauté des gens du voyage, une rencontre
est organisée avec une famille de Sélestat dans le Bas-Rhin, à 50
kilomètres de Strasbourg. Cette famille de vanniers est connue de la
police pour donner dans le trafic d’armes. Le 11 décembre au matin, une
autre rencontre est organisée par le rappeur sur un parking au nord de
Colmar (Haut-Rhin). Le lendemain, Audrey M. reçoit un appel intercepté
par les services de renseignement: «tu sais le pote avec lequel tu es
venu à Sélestat (…) il a fait le con hier soir (…), le vieux il se chie
dessus à mort».
Cherif Chekatt est sans doute passé à l’acte plus rapidement que prévu. Selon les informations de France 3,
l’intervention de la police le matin même des attentats a précipité ses
plans. La DGSI surveillait de près le djihadiste mais n’avait aucun
élément permettant d’arrêter le jeune homme. Le préfet, à la tête du
groupe d’évaluation départemental de la radicalisation du Bas-Rhin,
avait décidé de l’interpeller pour une affaire de droit commun. Le 11
décembre, la police était intervenu au domicile de son père, tandis que
le jeune homme dormait exceptionnellement chez sa mère.
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