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vendredi 17 juin 2016
Policiers tués à Magnanville : un rapport avec NEMROD34 ?
Selon des informations du jour, le tueur cherchait sa future victime depuis le 8 juin 2016.
Depuis la tuerie d’Orlando, j’ai publié plusieurs éléments montrant
une possible relation entre cette nouvelle attaque revendiquée par
l’Etat islamique et les jacasseries habituelles des deux malades mentaux
extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’Evêque,
et Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, ne cessant de me calomnier sur les
réseaux sociaux depuis l’année 2010 au moins.
A la lecture de ces nouvelles informations, je renvoie avec
insistance le lecteur intéressé à mes publications des 12 et 13 juin
2016, montrant notamment qu’un possible terroriste tunisien faisait de
curieuses visites de mon blog Satanistique depuis quelques jours, et se
montrait particulièrement excité depuis le 8 juin 2016.
Il m’a rendu visite une 15ème et dernière fois après ces publications, lundi 13 juin 2016 à 11h51 :
Je relève par ailleurs que le commandant de police assassiné était
originaire de Pézenas, dans l’Hérault, à proximité de Béziers, où est né
et a quasiment toujours vécu Jean-Marc Donnadieu, qui se rendait aussi
très fréquemment à Pézenas durant les premières années de ses
harcèlements à mon encontre pour y voir sa copine habitant cette ville.
Ils ont depuis rompu mais gardent de bonnes relations et se voient
toujours régulièrement, selon ce qu’en a dit l’intéressé sur le forum de
ses ex-amis les Sataniques Sceptiques du Québec, un des
nombreux sites où il a raconté sa vie durant tout le temps de son
inscription – il en a été banni il y a un mois et demi et y sévissait
depuis mai 2008.
Le parcours de Larossi Abballa se précise peu à peu, confirmant que
le tueur avait établi un lien avec sa victime, le policier Jean-Baptiste
Salvaing, bien avant de l’assassiner à coups de couteau lundi soir.
Selon les informations de « l’Obs », la localisation du téléphone de
Larossi Abballa les jours précédents l’attentat révèle qu’il a « borné »
(a été géolocalisé) les 8, 9 et 10 juin aux abords du commissariat des
Mureaux et près de Magnanville (Yvelines), c’est-à-dire près du
commissariat où travaillait le policier, en tant que commandant de
police adjoint, et ville où il vivait avec son épouse Jessica Schneider et leur fils de 3 ans. Selon cette source :
« Ces éléments montrent qu’il a fait des repérages, et peut-être suivi sa future victime. »
Ces informations viennent compléter les éléments révélés mercredi,
selon lesquels Larossi Abballa connaissait au moins l’une de ses
cibles, et ne l’a pas choisie pour sa seule appartenance à la police. A l’inverse de ce qu’a laissé entendre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lors de l’hommage rendu mardi au couple de fonctionnaires de police.
Mercredi, on apprenait en effet que le terroriste, alors qu’il était retranché dans l’appartement du couple à Magnanville, aurait lancé lors des échanges avec le Raid :
« Il vient chez moi alors je vais chez lui. »
Par ailleurs, selon le spécialiste David Thompson, Larossi Abballa a
posté une photo de Jean-Baptiste Salvaing sur son compte Facebook alors
que ce dernier était… en uniforme. Ce qui montrerait une fois de plus
qu’il ne l’a pas choisi au hasard.
Les enquêteurs ne parviennent toutefois pas, pour l’instant, à savoir
quand les deux hommes auraient pu se croiser. Ils tentent toujours
d’établir pourquoi Larossi Abballa s’en est pris spécifiquement à
Jean-Baptiste Salvaing.
Toujours est-il que Larossi Abballa, 25 ans, était connu des services de police
dans les Yvelines, où il a toujours vécu et a notamment été condamné à
deux reprises pour un vol et un recel, alors que Jean-Baptiste Salvaing a
fait une bonne partie de sa carrière dans le département.
Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, les deux policiers tués à Magnanville. ALAIN ROBERT/SIPA
Les obsèques de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider, les
deux policiers tués lundi dernier par un jihadiste à Magnanville, auront
lieu lundi prochain dans l’Hérault.
Lundi, l’émotion sera forte à Pézenas. Une cérémonie y aura lieu à 10 heures en hommage à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, les deux policiers tués
lundi soir par un jihadiste à leur domicile de Magnanville (Yvelines).
Leur famille a annoncé l’information dans le quotidien «Midi Libre»,
dans l’avis de décès: «Un hommage leur sera rendu le lundi 20 juin 2016 à
10h00, sur la place de la mairie de Pézenas, suivi de l’inhumation au
cimetière de Montagnac», situé à environ sept kilomètres de la ville
d’où était originaire Jean-Baptiste Salvaing.
Tous les deux, policiers de profession, ont été assassinés chez eux
par Larossi Abballa dans la soirée de lundi. Le jihadiste avait
poignardé le père de famille avant de prendre en otage sa compagne âgée
de 36 ans, puis de l’exécuter sous les yeux de leur fils de trois ans et
demi, Matthieu. L’enfant, retrouvé indemne mais en état de
«sidération», est sorti de l’hôpital et a été récupéré par ses
grands-parents paternels.
Comment le tueur a-t-il repéré ses victimes ?
Larossi Abballa, qui a assuré avoir prêté allégeance au groupe Etat islamique, a été tué durant l’assaut du Raid. Trois de ses proches, des hommes âgés de 27, 29 et 44 ans sont toujours en garde à vue
dans le cadre de l’enquête. Deux d’entre eux avaient été condamnés, en
2013 avec Abballa, pour leur implication dans une filière d’envoi de
jihadistes au Pakistan. L’homme avait enregistré une vidéo de
revendication du double meurtre, dans laquelle il menaçait aussi des
personnalités depuis placées sous protection policière.
L’enquête devra désormais déterminer comment le tueur a repéré ses
victimes: Larossi Abballa, qui a toujours vécu dans les Yvelines, y
avait été condamné à deux reprises pour un vol et un recel.
Jean-Baptiste Salvaing, lui, a effectué une bonne partie de sa carrière
dans le même département. Pour l’heure, aucun lien n’a été trouvé entre
les deux.
Un hommage présidé par François Hollande
Jeudi, environ 2.500 personnes ont participé à la marche blanche
organise depuis Mantes-la-Jolie jusqu’au domicile du couple à
Magnanville. Policiers, gendarmes, pompiers et anonymes ont ainsi rendu
hommage à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, et ont entamé La
Marseillaise une fois arrivés devant leur pavillon.
Ce vendredi, François Hollande préside une cérémonie officielle
d’hommage aux deux policiers à la préfecture de Versailles, en présence
de leurs familles, du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de
l’Intérieur Bernard Cazeneuve.
Qui étaient Jean-Baptiste et Jessica, les deux policiers assassinés à Magnanville ?
Victimes tragiques d’une attaque revendiquée par l’Etat Islamique,
lundi soir à Magnanville (Yvelines), les témoignages de leurs proches
évoquent deux personnes courageuses, et dévouées à leur métier.
Deux parents assassinés, un enfant de 3 ans laissé orphelin.
Il semble bien que Jean-Baptiste et Jessica aient été
victimes de la barbarie. Cette barbarie qui gangrène le monde a ciblé
une nouvelle fois hier un des nôtres et sa famille. Cette barbarie qui
sans cesse repousse les limites de l’horreur a frappé la grande famille
de la police mais au-delà toute la République. La France est une
nouvelle fois en deuil aujourd’hui.
Ce sont les mots du syndicat de Policiers SCSI. Ils décrivent bien
l’atrocité des actes perpétrés hier soir allée des Perdrix, à
Magnanville, dans les Yvelines. Dans cette commune proche de
Mantes-la-Jolie, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, père de deux enfants,
et sa compagne, Jessica Schneider, 36 ans, mère du deuxième, ont été
tués par un barbare. Il était commandant de police au commissariat des
Mureaux, situé dans les Yvelines.
Comme le rapporte Le Parisien,
Jean-Baptiste Salvaing travaillait comme chef-adjoint des unités de
police judiciaire, après avoir œuvré au commissariat de Mantes-la-Jolie
et à la Brigade anti-criminalité du département. Originaire de Pézenas
dans l’Hérault, c’est dans le commissariat de cette ville qu’il avait
effectué son premier stage, une commune ou son grand-père travaillait
comme dentiste, selon le Midi-libre.
Quelqu’un qui avait vraiment une valeur inouïe
Sa compagne Jessica, assassinée à son domicile après son compagnon,
était secrétaire administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie,
autre commune du département des Yvelines. Ils laissent derrière eux
Mathieu qui, du haut de ses trois ans, se retrouve orphelin et sera
reconnu « pupille de la nation », comme l’a déclaré François Hollande ce
mardi. L’autre enfant de Jean-Baptiste le sera également.
Jean-Baptiste, qui a succombé à ses blessures vers 21h hier soir,
aura lutté jusqu’au bout avec beaucoup de « courage », comme le
relève la note du service de nuit de la police des Yvelines sur le
déroulé du double assassinat, relayée par le Figaro :
Il a tenu à alerter le voisinage du danger qu’il courait,
en invitant les riverains à fuir et à prévenir ses collègues. Un
comportement héroïque, comme en attestent les témoignages déjà
recueillis par les enquêteurs.
« Un garçon très droit avec une moralité hors pair »
Plusieurs hommages ont été rendus à un homme « vraiment très bien »,
comme le décrit le maire de Magnanville, François Garay. Dans son
département aussi, un de ses collègues, cité par le Parisien, évoque
cette belle personne : « C’était un homme très sympathique qui avait
très bonne réputation… Tous les fonctionnaires des Yvelines sont très
émus par ce drame qui les touche tous. »
Une parente du commandant, très touchée a déclaré : « c’était un
garçon très droit avec une moralité hors pair. C’est un gamin qui était
brillant, qui venait d’être promu commandant. Il ne méritait pas ça »,
précisant que sa sœur était « effondrée ».
Quand la gendarmerie vient vous annoncer ça, c’est
inimaginable. Je l’aimais beaucoup, j’étais très admirative de ce qu’il
était. C’est quelqu’un qui avait vraiment une valeur inouïe. Ce n’est
pas juste.
François Hollande a également rendu hommage aux deux victimes :
J’ai une pensée pour ce couple qui ne faisait que son
devoir. L’homme rentrait chez lui après avoir mené ses enquêtes, fait
son travail avec beaucoup de rigueur et d’exigence. Sa compagne
l’attendait parce qu’elle savait aussi ce qu’est la nécessité de
protéger un pays puisqu’elle était elle-même fonctionnaire au ministère
de l’Intérieur.
Article rédigé par la rédaction web d’iTELE (avec AFP) // Crédit photo : DR
Le commandant de police tué dans les Yvelines est originaire de Pézenas dans l’Hérault
Jean-Baptiste Salvaing, le policier attaqué à l’arme blanche hier
soir devant son domicile à Magnanville (Yvelines) était né à Pézenas
dans l’Hérault. Sa ville natale lui rendra hommage demain à midi devant
la mairie.
L.C. avec AFP
Publié le 14 juin 2016 à 10:56, mis à jour le 14 juin 2016 à 17:59
Le commandant de police tué de plusieurs coups de couteau devant son
domicile à à Magnanville (Yvelines) était orginaire de l’Hérault. Son oncle nous a confirmé qu’il était né à Pézenas et qu’il avait passé toute sa scolarité jusqu’au Bac à Pézenas. Et il est parti ensuite faire ses études en région parisienne.
La mort du couple de policiers
Vers 21 heures, un homme attaque le commandant de police de
42 ans en civil, en poste aux Mureaux (Yvelines), devant son domicile, situé
dans un quartier pavillonnaire de Magnanville. Des témoins ont rapporté
aux enquêteurs que l’agresseur aurait crié « Allah akbar » à ce
moment-là.
L’individu se retranche dans la maison de sa victime. Peu après, les
habitants des alentours sont évacués, avant qu’un dispositif policier
conséquent n’empêche toutes les allées et venues. L’unité d’élite du Raid arrive « rapidement sur les lieux »,
selon le récit du porte-parole du ministère de l’Intérieur,
Pierre-Henry Brandet. Un contact est établi avec le terroriste et des
négociations commencent, au cours desquelles l’homme se revendique du
groupe Etat islamique, rapportent des sources concordantes citées par
l’AFP.
Le meurtrier, retranché dans le pavillon, a été tué dans un assaut du Raid. A
l’intérieur, les policiers ont découvert le corps de sa compagne et
retrouvé le fils du couple, âgé de 3 ans, « choqué et indemne ».
L’attaque a été attribuée dans la nuit au groupe Etat islamique, par le
biais de l’agence Amaq, liée à l’organisation jihadiste.
L’assaillant impliqué dans une enquête récente sur une filière jihadiste syrienne
L’homme qui a tué un policier et sa compagne lundi soir près de Paris
au domicile des victimes était impliqué dans une enquête récente sur
une filière jihadiste syrienne, a-t-on appris mardi de sources proches
de l’enquête, confirmant une information de RTL.
Son implication dans cette enquête menée notamment par la
sous-direction antiterroriste (Sdat), sous la direction d’un juge
d’instruction, n’a pas été précisée. L’homme tué lundi lors de l’assaut
du Raid avait revendiqué agir au nom du groupe Etat islamique (EI).
Pierre Rossignol l’adjoint de la sécurité de la ville de Pézenas a
annoncé qu’une minute de silence sera organisée demain mercredi à midi
dans la ville natale du policier tué.
La famille du policier vit à Pézenas, ses parents et sa soeur. Il a joué au club de basket et au club de rugby de la ville.
Jean Baptiste Salvaing était aussi le père d’un autre enfant âgé
d’une dizaine d’années. Son fils de 3 ans et demi a été évacué par le
Raid lors de l’assaut au domicile de Magnanville.
Une minute de silence dans tous les commissariats à midi demain
Le communiqué du ministère de l’intérieur : Le ministre de
l’intérieur a demandé de faire observer dans tous les services du
ministère une minute de silence mercredi 15 juin à 12h00.
« Dans la soirée du 13 juin 2016, le commandant de police Jean-Baptiste
SALVAING, âgé de 42 ans, adjoint au chef de la sûreté urbaine des
Mureaux (78) et sa compagne, Jessica SCHNEIDER, (36 ans), adjointe
administrative au commissariat de police de Mantes-la-Jolie, ont été
sauvagement assassinés par un individu ayant revendiqué ses crimes au
nom du groupe terroriste Daech.
L’intervention du RAID a permis de sauver leur enfant âgé de 3 ans
qui se trouvait à leur domicile, choqué mais indemne. Le tueur a été
abattu au cours des opérations.
Pour marquer notre profonde émotion commune et affirmer toute la
solidarité des hommes et des femmes du ministère de l’intérieur envers
les familles et les proches de nos deux collègues disparus, tous les
drapeaux des édifices du ministère seront mis en berne à partir de ce
jour à 12h00, pendant 3 jours, jusqu’au vendredi 17 juin à 12h00. »
Un message du ministre sera lu à cette occasion par Philippe VIGNES,
préfet des Pyrénées-Orientales, au commissariat de police (Avenue de
Grande Bretagne – Perpignan) et par Emmanuel CAYRON, secrétaire
général, à la préfecture (24 quai Sadi Carnot – Perpignan).
Policiers tués à Magnanville : Pézenas se souvient de Jean-Baptiste Salvaing, l’enfant du pays
Le chef de la police municipale et un élu de Pézenas ont exprimé
mardi leur peine et leur « colère » après la mort de Jean-Baptiste
Salvaing, victime d’un assassinat revendiqué par le groupe Etat
Islamique. Il était originaire de cette commune de l’Hérault. Ses amis
sont sous le choc.
Par Fabrice Dubault
Publié le 15 juin 2016 à 11:40, mis à jour le 15 juin 2016 à 12:51
A Pézenas, ils sont nombreux à l’avoir cotoyé et à connaître sa
famille, installée là depuis 3 générations. Jean-Baptiste Salvaing y est
né et y a fait toute sa scolarité jusqu’au Bac, qu’il a passé au lycée
Jean Moulin.
Au lendemain de l’attaque qui lui a couté la vie ainsi qu’à sa compagne,
la mairie a tenu à lui rendre hommage par la voix de Pierre Rossignol.
Elu de la commune mais aussi ami d’enfance du policier.
La famille est dans la tristesse et dans l’incompréhension.
Après l’annonce du drame de lundi soir, les parents de Jean-Baptiste
Salvaing sont partis à Paris, au chevet de leur petit fils agé de 3 ans,
seul rescapé de la tuerie. Le policier était également père d’un autre
enfant âgé de 10 ans.
Pézenas (34) : témoignages des amis de Jean-Baptiste Salvaing, le policier tué lundi
Peine et colère à Pézenas, ville d’origine du policier tué à
Magnanville dans les Yvelines. - F3 LR - Reportage : F.Garel et
D.Aldebert
Jean-Baptiste Salvaing, commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux dans les Yvelines, était « très sportif et très brillant à l’école », a témoigné lors d’une conférence de presse Lionel Puche, le chef de la police municipale de
Pézenas, qui fut aussi son entraîneur sportif. « C’était un jeune joyeux et convivial ».
J’ai appris cette nouvelle dans la nuit, j’en suis très
atteint car même si nous ne travaillions pas dans le même corps c’est un
ami policier qui a été touché. J’irais jusqu’à dire dans son intimité
car c’est à son domicile que le drame s’est produit », a ajouté le
policier municipal. « Voir comme cela une connaissance tomber cela nous
obliqe à nous poser plein de questions. Nous pensons aussi encore
plus que cela pourrait nous arriver, même ici, en province… ».
Lionel Puche a décrit les membres de la famille du policier comme étant « très investis dans le milieu associatif de Pézenas ». « C’est une grande famille de la ville »,
a-t-il dit. « Beaucoup travaillaient dans le milieu médical, le
grand-père était dentiste, le père médecin. Jean-Baptiste avait choisi
une voie différente. Une voie qui ressemblait au poste qu’il occupait au
rugby, 3e ligne. Un poste où il faut se dévouer et se sacrifier pour
les autres. »
Je suis écoeuré, en colère », a pour sa
part déclaré Pierre Rossignol, adjoint au maire de Pézenas et ami
d’enfance de la victime. « Jean-Baptiste avait fait le choix de défendre
les autres, de leur apporter de l’aider. Il a été assassiné
froidement, il ne méritait pas ça. C’était un homme bon et brillant dans
tous les sens du terme. Je suis dévasté pour sa famille qui compte beaucoup à Pézenas« , a-t-il ajouté.
Tous les services municipaux de la ville observeront mercredi une
minute de silence en l’honneur du policier. Les drapeaux de la commune
ont été mis en berne.
Pézenas (34) : minute de silence en hommage au policier tué par un terroriste
L’hommage à Pézenas - France 3 LR
Jean-Baptiste Salvaing, âgé de 42 ans, a été tué à coups de couteau
devant son domicile de Magnanville, par Larossi Abballa, 25 ans,
condamné en 2013 pour participation à une filière jihadiste.
L’assaillant a ensuite séquestré la compagne du policier Jessica
Schneider, 36 ans, agent administratif du commissariat voisin de
Mantes-la-Jolie, qu’il a égorgée, et leur petit garçon de trois ans et
demi, retrouvé choqué mais indemne.
L e policier tué près de Paris ce lundi 13 juin a grandi à Pézenas où
ses parents et sa soeur vivent toujours. Des habitants témoignent et
expriment leur tristesse, dont le chef de la police municipale qui était
aussi l’entraîneur de rugby du policier tué.
La famille de Jean-Baptiste Salvaing est implantée à Pézenas depuis
trois générations au moins. Le grand-père était dentiste, le père
medecin, sa soeur vit également sur place. Le policier, en poste aux
Mureaux, venait régulièrement en vacances à Pézenas. La municipalité a
tenu un point presse ce mardi à 15 heures (vidéo à venir).
« Un jeune bon »
Frédéric, qui l’a côtoyé du primaire au collège, évoque sa
gentillesse : « Depuis ce matin, rien que d’y penser, j’ai des frissons.
Jean-Baptiste et moi nous nous sommes fréquentés jusqu’à l’âge de 14
ans. Il a dans un premier temps joué au basket puis a rejoint le club de
rugby de Pézenas où son père était président. C’était un jeune bon qui
avait le coeur sur la main. J’ai appris qu’il était dans la police le
jour où moi j’apprenais que je l’avais loupé. Je ne m’attendais pas à ce
qu’il rentre dans cette institution car il n’en avait jamais parlé.
Depuis on s’apercevait de temps en temps parce que j’ai un commerce pas
très loin de chez lui. »
Les drapeaux en berne
Une amie de la famille répète elle aussi que Jean-Baptiste Salvaing
était « un homme bon et bien, à l’image de toute sa famille. Rien que
pour exemple sa mère aide régulièrement un SDF près de chez eux. Ils
étaient comme ça toujours à aider ceux qui leur semblaient ennuyés. Je
suis très en colère parce que je ne comprends pas ce qui est arrivé. »
Tous les drapeaux sont en berne dans la ville de Pézenas.
La réaction du responsable de la police municipale de Pézenas :
Lionel Puche est responsable de la police municipale de Pézenas et était entraîneur de rugby de Jean-Baptiste.
Emotion hier dans la cour de la mairie, à Pézenas./ PhotoPQR Midi Libre
Traits tirés et visages fermés, ils étaient plusieurs centaines hier à
midi silencieusement rassemblés dans la cour d’honneur de l’hôtel de
ville de Pézenas. Quelques mots du premier adjoint Philippe Martinez
puis le silence absolu, palpable, le recueillement, puis la Marseillaise
et des applaudissements à la mémoire de Jean-Baptiste l’enfant du pays.
Les êtres sont comme figés sur place pour un intense moment d’émotion
et de communion. Car c’est ici que le commandant de police de 42 ans, le
martyr de Magnanville, a grandi. C’est ici qu’il a appris la vie et
aussi choisi sa trajectoire personnelle dans la police nationale. C’est
ici qu’il revenait en vacances en famille pour goûter aux plus belles
soirées de l’année. Il était le fils de Jean-Paul, médecin, petit-fils
de dentiste, conseiller municipal et issu d’une famille connue et
appréciée, investie dans la vie publique et associative. «Depuis deux
jours, c’est comme si notre propre vie avançait au ralenti. Ce drame
nous submerge. Je ne peux rien dire d’autre» explique lapidairement une
de ses anciennes voisines alors que depuis la rue, partout dans les
cuisines, on entend ressasser en boucle, les informations sur le drame,
comme une litanie qui fait froid dans le dos. «Les gens sont
bouleversés. Ils ont tous le sentiment d’avoir perdu un proche. Il y a
aussi un sentiment de révolte car c’est une institution qui est visée»
explique Philippe Martinez, le premier adjoint du maire qui, stupéfait, a
appris la terrible nouvelle lundi, en pleine nuit.
«C’est la tristesse. Et la colère depuis Charlie et le Bataclan. On
s’aperçoit que cela continue. Avons-nous les moyens en France de
répondre à des actes isolés comme ça ?» s’exclame Lionel Puche le patron
de la police municipale et ancien entraîneur de rugby du jeune ado
Jean-Baptiste lorsque le futur policier évoluait sous le maillot de
l’équipe cadet de Pézenas. «Un joueur courageux, actif, au service du
collectif» poursuit le policier municipal qui quitte l’uniforme pour
rentrer chez lui le soir et demande à ses collègues de faire de même
depuis la mise en place de l’état d’urgence.
Depuis lundi, la famille de Jean-Baptiste, ses parents, son cousin
élu municipal se sont retranchés dans le silence. «Ils sont abattus.
Littéralement abattus. Et puis il y a ce petit de trois ans en état de
choc psychologique. Il a vécu pendant trois heures dans des
circonstances abominables» poursuit Lionel Puche avant de recevoir
Valentine, la sœur de Jean-Baptiste pour avancer dans l’organisation de
l’hommage que le peuple entier de Pézenas en même temps que la France,
rendra ce lundi à Jean-Baptiste et à sa compagne Jessica. Au carreau
d’une des fenêtres de la mairie, une petite pancarte «Charlie» qui
remonte à janvier 2015, fixe cette terrible période qui donc n’épargne
pas Pézenas, la ville du théâtre, de la joie de vivre.
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