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dimanche 12 juin 2016
Fusillade dans une boîte de nuit gay d'Orlando en Floride : au moins 50 mort et 53 blessés
Cela devient une habitude.
Simultanément à l’annonce de révélations des services secrets
occidentaux sur les attentats du 11 septembre 2001 à New York et du 8
mai 2002 à Karachi survient une nouvelle tuerie.
Ce fut le cas le 13 novembre dernier, c’est encore le cas aujourd’hui.
Et puisqu’à chaque fois des implications saoudiennes apparaissent de
manière évidente, même si certains nient qu’il en existe des preuves, je
rappelle aussi que les aléas des négociations des contrats Agosta et
Sawari II tout au long de l’année 1994 tiennent énormément à ma
situation à cette époque, comme le savent bien Josette Brenterch et
d’autres militants du NPA de Brest, lesquels ne manquent pas d’amis ou
de complices en Floride.
Le directeur de la CIA John Brennan a affirmé samedi qu’un rapport
top secret sur le 11 sptembre qui pourrait être déclassifié ne devait
pas être considéré comme une preuve de la complicité de l’Arabie
saoudite dans ces attaques.
Une décision doit être annoncée prochainement sur une possible
déclassification de ce document ultrasensible, qui dort depuis 15 ans
dans un coffre-fort du Congrès des Etats-Unis.
Le rapport avait été rédigé en décembre 2002 par les commissions sur
le Renseignement de la Chambre des représentants et du Sénat, mais le
président de l’époque, George W. Bush, l’avait expurgé de 28 pages dont
il avait ordonné la classification, officiellement pour protéger les
méthodes et les sources du Renseignement américain.
15 des 19 auteurs étaient Saoudiens
L’ancien vice-président de la commission sénatoriale, l’ex-sénateur
de Floride Bob Graham, a récemment réclamé que ces 28 mystérieuses pages
soient rendues publiques. Il accuse des responsables saoudiens, en
particulier des cadres à l’époque de l’ambassade d’Arabie saoudite à
Washington et du consulat en Californie, d’avoir apporté une aide
financière aux pirates de l’air des avions-suicide du 11 septembre 2001.
« Je crois que ces 28 pages vont être rendues publiques, je pense
que c’est bien qu’elles le soient. Mais les gens ne devraient pas
prendre cela comme une preuve de la complicité saoudienne dans les
attaques« , a affirmé Brennan dans une interview à la chaîne à capitaux saoudiens Al Arabiya.
Il a souligné que le rapport avait été rédigé un an après les après
les pires attentats jamais commis sur le sol américain (près de 3000
morts) – dont 15 des 19 auteurs étaient Saoudiens – et revendiqués par
Al-Qaïda.
C’était « un rapport très préliminaire, qui tentait de rassembler des éléments d’information, sur qui était responsable » de ces attaques, a affirmé Brennan dans un extrait de l’interview diffusé par la chaîne basée à Dubaï.
La vente de frégates en Arabie Saoudite, un contrat en or
Par pascal ceaux et jean-marie pontaut, publié le 17/01/2011 à 12:56
Nicolas Sarkozy (à gauche) accompagné par Edouard Balladur
et François Léotard (à droite) lors de la campagne présidentielle de
1995.
Reuters
Après Karachi, c’est à cette affaire de vente de frégates à l’Arabie
saoudite que s’intéressent les juges. Avec une question clef: en marge
de l’accord sulfureux négocié en 1994, des rétrocommissions ont-elles
financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur?
Cap sur Riyad. Le contrat Sawari II de vente de trois frégates de la
France à l’Arabie saoudite en novembre 1994 est désormais au coeur des
soupçons de rétrocommissions ayant
alimenté la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas
Sarkozy était le porte-parole. Les juges Roger Le Loire et Renaud Van
Ruymbeke, codésignés au terme d’une passe d’armes avec le parquet de
Paris, sont désormais libres d’enquêter sur les dessous d’un sulfureux
contrat. Ils s’apprêtent à réclamer au ministère des Finances les pièces
relatives à cet accord commercial.
Les magistrats s’intéressent aux rétributions des intermédiaires. Ils
pourraient également, pour retrouver la trace de ces versements,
délivrer plusieurs commissions rogatoires internationales dans divers
paradis fiscaux.
Une similitude troublante avec le contrat du Pakistan
L’enquête sur Sawari II semble prendre le pas sur le contrat des sous-marins Agosta avec le Pakistan et ses liens éventuels avec l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi.
15 personnes, dont 11 employés français de la Direction des
constructions navales (DCN), avaient été tuées dans l’explosion d’une
voiture piégée. Or le contrat saoudien présente une similitude
troublante avec celui du Pakistan: il fait apparaître les mêmes
personnages parmi les intermédiaires, chevilles ouvrières des négociations.
Il retient l’attention des juges en raison du montant des sommes en
jeu, quatre fois plus importantes. Pour toutes ces raisons, Sawari II
suscite aussi l’intérêt des familles des victimes de l’attentat de
Karachi. Convaincu du lien entre les deux affaires, leur avocat, Me
Olivier Morice, a déposé le 23 décembre une plainte auprès des juges Le
Loire et Van Ruymbeke. Me Thibault de Montbrial, défenseur des blessés
dans l’explosion, devrait lui emboîter le pas.
Que sait-on aujourd’hui du contrat saoudien, de sa destinée hors
norme et de ses contours romanesques? Négocié à l’arraché pendant la
cohabitation (1993-1995) par les balladuriens, il a été en partie remis
en question, quand Jacques Chirac,
élu président, a décidé d’interrompre le paiement des sommes promises
aux intermédiaires. Un cas unique dans l’histoire des contrats
d’armement signés par la France.
L’année 1993 marque un tournant décisif. Les négociations entre Paris
et Riyad remontent déjà à plusieurs mois, sans aboutir. Elles portent
sur un ensemble d’équipements militaires, mais surtout sur la vente de
trois frégates La Fayette, le dernier cri en la matière. Les réseaux
traditionnels de discussions échouent à conclure favorablement. Les
Saoudiens exigent en effet des délais de paiement étirés.
De nouveaux réseaux d’intermédiaires mis en place
Les élections législatives de 1993 se traduisent par une victoire
nette de la droite. Elles conduisent Edouard Balladur à la tête du
gouvernement et François Léotard
au ministère de la Défense. Celui-ci modifie la stratégie adoptée
jusque-là pour convaincre les Saoudiens d’acheter français. Il nomme
Jacques Douffiagues, l’un de ses proches, à la tête de la Société
française d’exportation de systèmes avancés (Sofresa). L’arrivant
présente l’avantage d’avoir une surface politique, lui qui fut ministre
et maire d’Orléans (Loiret). De nouveaux réseaux d’intermédiaires sont
mis en place, en catastrophe. Apparaissent alors trois personnages
clefs, Ziad Takieddine, Abdul Rhaman el-Assir et le cheikh Ali bin Mussalam.
Ce dernier va jouer un rôle déterminant. C’est un homme d’affaires
doublé d’un courtisan à l’entregent efficace. Bien que d’origine
yéménite et de confession chiite, il est un familier de la cour
saoudienne et du roi Fahd, qui en a fait son conseiller privé. Bin
Mussalam dispose d’un accès direct à la personne royale et au ministre
de la Défense, le prince Sultan bin Abdulaziz. A Paris, lui appartient
le luxueux hôtel Prince-de-Galles, près des Champs-Elysées, et, à
Londres, le Sheraton de l’aéroport de Heathrow. Ses relations avec les
Américains sont plus étroites encore. Dans les années 1980, il aurait
financé pour le compte de la CIA, des groupes d’islamistes combattant
l’occupation soviétique en Afghanistan.
Pour mener à bien la négociation Sawari II, Bin Mussalam collabore
avec un Libanais, Ziad Takieddine. Ce quadragénaire, fils de diplomate,
est versé dans les affaires. Ancien dirigeant au Moyen-Orient de
l’agence de publicité américaine Young & Rubicam, il
reprend au début des années 1980 la station de sports d’hiver Isola
2000. C’est à cette époque qu’il fait connaissance du Tout-Paris
politique et de François Léotard.
En 1993, Takieddine entre donc en scène par le biais de contrats de
consultant passés avec la Sofresa. Il met en place les réseaux
financiers liés à Sawari II. A-t-il aussi été au coeur du système des
rétrocommissions, comme il en est aujourd’hui soupçonné? Ou n’a-t-il
rien à se reprocher, comme il l’assure avec force?
Charles Pasqua privé de voyage
En cette année 1993, François Léotard suit de près le dossier. Il s’y
investit personnellement. Dès l’été, il effectue une visite officielle
en Arabie saoudite. Les 18 novembre 1993 et 1er janvier 1994, Ali bin
Mussalam est reçu par le Premier ministre Balladur, après avoir
rencontré Nicolas Bazire, directeur du cabinet du chef du gouvernement,
et François Léotard. Fort de ce dispositif, le ministre de la Défense
croit l’affaire conclue. Un déplacement de Balladur est même programmé
pour janvier 1994. Dans un entretien au quotidien économique La Tribune du
17 novembre 1993, Léotard déclare: « J’ai la certitude que nous
obtiendrons notification du contrat Sawari II pour de nouvelles
frégates, une signature lors de cette visite du Premier ministre n’est
pas à exclure. »
Le ministère des Affaires étrangères ne partage pas cet enthousiasme.
L’ambassadeur de France à Riyad, Jean Bressot, émet des doutes sur la
fiabilité des intermédiaires. Ce gaulliste arabisant, ayant multiplié
les postes dans la région, se fend d’un télégramme au Quai d’Orsay. Il y
formule des réserves à l’encontre d’Ali bin Mussalam. Pour lui, l’homme
n’est plus en cour. Chiite, il souffre d’un handicap majeur au royaume
de l’islam sunnite.
Pourtant, c’est une délégation fournie qui débarque le 8 janvier 1994
dans la capitale saoudienne. Le ministre de l’Industrie, Gérard
Longuet, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et François
Léotard accompagnent le Premier ministre, Edouard Balladur. En dépit des
efforts, rien n’est signé. Les Français repartent tête basse.
L’humiliation a épargné Charles Pasqua: le ministre de l’Intérieur
n’était pas du voyage. Mais il n’est pas écarté des discussions. A la
même date, il rencontre son homologue saoudien dans le sud du Maroc,
afin d’évoquer un autre contrat portant sur la sécurisation des
frontières terrestres du royaume wahhabite. Invité à discuter sous une
tente, Pasqua en profite pour vanter à ses interlocuteurs, chefs de
tribu, la qualité des chèvres corses!
Une affaire conclue dans un décor des Mille et Une Nuits
L’échec du voyage à Riyad ne fait qu’accélérer les négociations en
coulisse. Le contexte pousse à l’urgence. L’élection présidentielle de
1995 approche. D’où l’interrogation d’aujourd’hui: et si le contrat
Sawari II avait fourni l’occasion de récupérer des fonds pour la campagne du candidat Balladur?
Léotard multiplie les rendez-vous avec Bin Mussalam. Il le rencontre à
sept reprises jusqu’à la signature du contrat, au Maroc, le 19 novembre
1994. Dans un décor de palais des Mille et Une Nuits, l’affaire est
conclue, à l’issue d’un protocole solennel. Sans que l’on sache les
raisons du revirement saoudien. Les Balladuriens ont-ils convaincu les
Saoudiens que leur champion allait entrer à l’Elysée?
« Le contrat Sawari II était une grande victoire pour l’économie
française », affirme Renaud Donnedieu de Vabres, alors conseiller
politique de Léotard. Interrogé par L’Express, il se dit
aujourd’hui « ulcéré » d’être mis en cause, alors qu’il tenait un rôle
purement politique dans les discussions. « Ce n’est pas moi qui ai signé
les contrats, précise-t-il. Et tout se décidait au niveau
interministériel. Mais, moi, j’ai l’honnêteté de dire que j’ai rencontré
ces gens sans me cacher au ministère de la Défense. »
Il n’empêche que les conditions de ce happy end
interpellent. Car le montant des commissions réclamé par les
intermédiaires dépasse largement la norme. On évoque pas moins de 18 %
du contrat, quand les taux habituels dépassent rarement 10 %. Autre
particularité: les Français exercent une forte pression sur les
Saoudiens, afin d’en obtenir un premier versement, sur lequel sera
prélevée une partie de la rémunération des intermédiaires. Une troisième
bizarrerie retient l’attention: après la signature de novembre 1994,
des rencontres se poursuivent jusqu’à la veille de l’élection
présidentielle.
A Riyad, on critique la gourmandise des intermédiaires
Le 7 mai 1995, les Français choisissent Jacques Chirac. Au ministère
de la Défense, Léotard fait ses cartons. Passation de pouvoir oblige, il
converse un moment avec son successeur, Charles Millon.
Celui-ci s’étonne de sa fébrilité et remarque que « Léo » ne lui parle
que du contrat saoudien. Quinze jours plus tard, le président Chirac
charge son ministre d’enquêter sur les soupçons de rétrocommissions
illégales qui auraient alimenté les caisses de Balladur.
Charles Millon se rend à Riyad en octobre 1995 pour s’entendre
reprocher de la bouche de son homologue saoudien la gourmandise des
intermédiaires du contrat. Le dignitaire aurait ajouté ironiquement que,
si lui, dans un système féodal, avait à payer ses tribus, il ne
comprenait pas ce que les gens en France faisaient de tout cet argent.
Au cabinet Millon, un jeune conseiller, Marwan Lahoud, est chargé des
investigations et identifie une série d’anomalies. Très vite, sa
conviction est faite, comme il l’a expliqué le 13 décembre au juge Van
Ruymbeke. « Vers l’été 1996, j’ai compris le caractère inhabituel de ce
réseau supplémentaire. Il vient de ce qu’il est rajouté à la dernière
minute, qu’il n’est pas validé et que les profils de paiement ne sont
pas conformes au profil de paiement du client. » En clair, les Saoudiens
ne procèdent pas de cette manière dans les autres contrats.
En juillet 1996, après une visite officielle en Arabie saoudite,
Jacques Chirac ordonne de cesser les paiements aux intermédiaires. Selon
une lettre révélée par l’hebdomadaire Le Point, ceux-ci ont
déjà encaissé près de 53 millions d’euros sur l’ensemble des contrats
passés avec Riyad. Quelle a été la destination réelle de ces sommes
d’argent? Ont-elles un rapport avec l’achat du siège du Parti républicain via le Fondo?
L’un des bénéficiaires n’est plus là pour en répondre aux juges. Ali
bin Mussalam est décédé à Genève en juin 2004 des suites d’une maladie
respiratoire. Le cheikh était alors en disgrâce à la cour de Riyad. Il
était aussi visé par une enquête américaine sur une banque suisse de
Lugano suspectée de financer le terrorisme islamiste. Mais les deux
autres intermédiaires sont susceptibles de répondre aux juges, dont
l’objectif est dorénavant d’identifier des bénéficiaires français
d’éventuelles rétrocommissions. Ce qui constituerait une véritable
affaire d’Etat.
Au moins 50 morts dans une fusillade à Orlando, la pire tuerie de l’histoire des Etats-Unis
La police a ouvert une enquête pour « acte de terrorisme » et a évoqué les « sympathies » du suspect avec l’islamisme.
Des véhicules de police et de secours affluent près d’une
discothèque d’Orlando (Floride), après une fusillade, le 12 juin 2016.
(ORLANDO POLICE / TWITTER)
Francetv info
Mis à jour le 12/06/2016 | 17:13, publié le 12/06/2016 | 10:08
Une fusillade, survenue dans le Pulse Orlando, une discothèque gay de la ville d’Orlando (Floride), a fait 50 mortset
au moins 53 blessés, selon un nouveau bilan donné par le maire de la
ville, dimanche 12 juin. Un bilan initial avait fait état de 20 morts et
une quarantaine de blessés. Le tireur fait lui aussi partie des
victimes.
Selon le FBI, il pourrait avoir « un penchant » pour le terrorisme islamiste. La police fédérale a donc ouvert une enquête pour « acte de terrorisme » et a évoqué les « sympathies » du suspect avec l’islamisme.
Un message exhortant les clients à « sortir et courir »
Le suspect a fait irruption dans cette discothèque fréquentée par la
communauté homosexuelle d’Orlando dans la nuit de samedi à dimanche. « Vers 2 heures [8 heures en France], quelqu’un a commencé à tirer. Les gens se sont jetés sur le sol », raconte l’un des clients de la boîte, Ricardo Negron, interrogé par la chaîne Sky News(en anglais).
Aussitôt après, la discothèque a posté un message sur sa page Facebook (en anglais), dans lequel elle exhorte ses clients à « sortir et courir ».
Capture d’écran d’un message posté, le 12 juin 2016, sur la
page du Pulse Orlando, une discothèque de Floride (Etats-Unis), et
exhortant ses clients à fuir. (FACEBOOK)
Sur les réseaux sociaux, de multiples témoins ont eux aussi rapporté
la fusillade en postant des photos et des vidéos des secours arrivant
sur place pour transporter les blessés.
« Cela a tourné à la prise d’otages », a déclaré ensuite le chef de la police John Mina. « Vers 5 heures [11 heures en France] ce matin, la décision a été prise de secourir les otages qui étaient à l’intérieur »,
a-t-il ajouté, sans que l’on sache si les victimes avaient été tuées
par le tireur qui avait ouvert le feu vers 2 heures (6 heures, heure
française) dans la discothèque ou lors d’échanges de tirs avec la
police. Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre le mobile de
l’homme lourdement armé.
Une chanteuse tuée vendredi dans la même ville
C’est la deuxième fois en trois jours que la ville d’Orlando est le
théâtre d’une fusillade. Vendredi soir, une jeune chanteuse américaine, Christina Grimmie, ancienne candidate de l’émission « The Voice », a été abattue alors qu’elle signait des autographes à l’issue d’un concert au Plaza Live. Le lieu est situé à moins de 5 km du Pulse Orlando.
Son agresseur, un jeune homme de 27 ans en possession de deux armes
de poing, s’est donné la mort en se tirant une balle dans la tête sans
que ses mobiles aient été éclaircis.
INFOGRAPHIE – Les autorités font état d’une quarantaine de blessés et
évoquent un «acte de terrorisme domestique». Le tireur, qui a ouvert le
feu dans une boîte de nuit gay, a été tué.
Une fusillade a éclaté dans la nuit de samedi à dimanche dans une
boîte de nuit gay d’Orlando, en Floride, le Pulse Club. Des coups de feu
ont été tirés à l’intérieur de l’établissement par un homme qui,
ensuite, a retenu pendant près de 3 heures des personnes en otage. Selon
la police locale, il y a une vingtaine de morts et au moins 42
personnes ont été transportées à l’hôpital.
Après des heures de confusion, les autorités ont expliqué dans une
conférence de presse avoir été appelées vers 2h du matin. Selon le chef
de la police d’Orlando, John Mina, vers 5h du matin, les autorités,
contactées par des personnes qui s’étaient réfugiées dans plusieurs
endroits de la salle, comme les toilettes, ont décidé de procéder à une
«explosion contrôlée» d’une partie du bâtiment pour aller libérer les
otages.
Le tireur est mort après un échange de tirs impliquant neuf membres
des forces de sécurité, dont l’un est blessé. Le suspect avait un fusil
et un pistolet, et portait un engin qui est actuellement contrôlé de
près par les équipes de déminage. Le maire de la ville, Buddy Dyer, a
salué l’effort «héroïque» des forces de police épaulées par le FBI.
Selon lui, on peut parler «d’acte de terrorisme» domestique: «on ne sait
pas encore s’il s’agissait d’un loup solitaire ou s’il a eu des
complices». Il était en tout cas préparé et pas du coin. Le suspect
pourrait avoir «un penchant» pour le terrorisme islamiste, a indiqué un
porte-parole du FBI.
«Des tirs non-stop»
Pendant la prise d’otages, un témoin qui avait réussi à s’enfuir a
dit avoir entendu «des tirs non-stop» pendant probablement moins d’une
minute, mais que ça lui a paru beaucoup plus long. Sur CNN, Christopher
Hanson a expliqué avoir d’abord cru qu’il s’agissait de la musique avant
de comprendre que c’était des tirs. «Je n’ai vu aucun des tireurs. J’ai
juste vu des corps tomber. J’étais au bar pour commander un verre, je
suis tombé, j’ai rampé pour sortir. Les gens essayaient de sortir
par-derrière. Quand je suis arrivé dans la rue, il y avait du monde, du
sang partout».
La zone autour de la discothèque a été évacuée et des dizaines de véhicules de secours ont été mobilisées. Sur son compte Facebook,
le night-club avait rapidement demandé à tous ses clients de s’enfuir
en courant sans s’arrêter: «Everyone get out of pulse and keep running».
Cette fusillade intervient moins de 48 heures après le meurtre par balles d’une jeune chanteuse américaine dans cette ville du sud des États-Unis.
Mais aucun lien n’existerait entre ces deux fusillades, selon la
police. Les violences par armes à feu sont quasi quotidiennes aux
États-Unis. Depuis le début de l’année, il y a déjà eu plus de 5800
morts par armes à feu dans le pays et plus de 23.000 incidents
impliquant des armes à feu d’après le site Gunviolencearchive.org.
Fusillade en Floride: Que sait-on de la tuerie qui a fait au moins 20 morts dans une boîte de nuit?
FAITS DIVERS Le bilan pourrait bien s’alourdir au fil des heures…
Le SWAT de l’équipe du shérif d’Orlando est intervenu ce 12 juin 2016 sur la fusillade au Pulse. – Phelan M. Ebenhack/AP/SIPA
F.F.
Publié le 12.06.2016 à 15:49
Mis à jour le 12.06.2016 à 16:37
Les faits se sont produits à l’aube, ce dimanche matin. Après le meurtre de la chanteuse Christina Grimmie, ancienne candidate de l’émission The Voice, la Floride est à nouveau le théâtre d’un drame. Que s’est-il passé cette nuit à Orlando ? 20 Minutes fait le point sur la situation.
Que s’est-il passé exactement cette nuit ?
Vers 2h du matin, un homme lourdement armé est entré dans la boîte de nuit gay Pulse,
où se trouvaient 320 personnes. « Quelqu’un a commencé à tirer. Les
gens se sont jetés sur le sol », explique un témoin de la scène à Sky
News. « Il y a eu une courte pause dans les tirs et certains d’entre
nous ont pu se lever et sortir en courant par-derrière. » Ce témoin dit
avoir entendu « des tirs continus » pendant probablement moins d’une
minute, mais que cela lui a paru beaucoup plus long. Une autre personne
également présente dans la discothèque a expliqué à CNN avoir d’abord
cru qu’il s’agissait de la musique avant de comprendre que c’était des
tirs. « Je n’ai vu aucun des tireurs. J’ai juste vu des corps tomber.
J’étais au bar pour commander un verre, je suis tombé, j’ai rampé pour
sortir. Les gens essayaient de sortir par derrière. Quand je suis arrivé
dans la rue, il y avait du monde, du sang partout. » La situation a
ensuite tourné à la prise d’otages.
Vers 5h, le SWAT (sorte de Raid ou GIGN américain) a investi les
lieux. « Vers 5h (9h GMT) ce matin, la décision a été prise de secourir
les otages qui étaient à l’intérieur », a indiqué le chef de la police
John Mina. Le tireur a été abattu par le SWAT.
Quel est le bilan ?
Une cinquantaine de personnes ont été tuées, d’après les autorités,
et 53 blessées. Le bilan n’est pas définitif et pourrait
encore s’alourdir dans les prochaines heures. Des proches de personnes
qui passaient la soirée au Pulse se sont rendus devant la discothèque
pour tenter d’avoir des nouvelles.
Qui est le tireur ?
L’auteur de la tuerie a été identifié comme un Américain d’origine
afghane d’une trentaine d’années nommé Omar Mateen, selon les chaînes de
télévision CBS et NBC. Il était originaire de Port Saint Lucie,
à mi-chemin entre Orlando et Miami. Le FBI a ouvert une enquête pour
« acte de terrorisme ». Le suspect pourrait avoir « un penchant » pour
l’islam radical. « Nous avons des suggestions [laissant penser] que cet
individu pourrait avoir des sympathies pour cette idéologie particulière
mais nous ne pouvons pas l’affirmer catégoriquement », a expliqué Ron
Harper, agent spécial du FBI interrogé sur de possibles liens entre
l’auteur présumé des coups de feu, abattu par la police, et le
terrorisme islamiste.
Fusillade à Orlando: nouveau bilan de 50 morts et 53 blessés (PHOTOS et VIDEO)
AFP Publié le dimanche 12 juin 2016 à 10h01 – Mis à jour le dimanche 12 juin 2016 à 16h55
International
La fusillade dans un night-club gay à Orlando (Floride, Etats-Unis)
dimanche à l’aube a fait 50 morts et 53 blessés, a déclaré le maire de
la ville, Buddy Dyer. L’auteur du massacre, mort dans un échange de tirs
avec les policiers d’élite, a été identifié comme Omar Mateen, un
citoyen américain d’origine afghane, né en 1986, selon les chaînes de
télévision CBS et NBC.
Le gouverneur de la province a déclaré l’état d’urgence dans la ville
d’Orlando, ce qui lui permet de faire appel à des ressources
supplémentaires. De nombreux corps se trouvent encore à l’intérieur de
la discothèque, a noté le chef de la police locale, John Mina. Dégager
la scène de crime prendra encore « un certain temps ».
Selon lui, le meurtrier était muni d’un fusil d’assaut AR 15, d’une arme de poing et d’un nombre indéterminé de munitions.
La police locale a ouvert une enquête pour acte de terrorisme et la
police fédérale avait fait état plus tôt des « sympathies » de l’auteur
de l’une des pires fusillades de masse aux Etats-Unis pour la mouvance
islamiste.
Les autorités américaines sont convaincues qu’ »il n’y a pas d’autre
menace » après la fusillade, a déclaré un responsable de la police
fédérale dimanche, Ron Hopper.
L’attaque a débuté vers 2h du matin (heure locale) lorsqu’un policier
à l’extérieur du building a été confronté au tireur, qui a ouvert le
feu. Le forcené s’est ensuite rendu à l’intérieur du club et a pris des
otages. Une équipe d’élite (SWAT) a donné l’assaut environ trois heures
après. L’homme a été tué dans un échange de tirs.
Selon les médias, l’auteur de la fusillade vivait à environ 200
kilomètres au sud-est d’Orlando, dans la ville de Port Saint Lucie.
Un précédent bilan faisait état d’une vingtaine de morts et de 42 blessés.
Le bilan de la tuerie d’Orlando est de 50 morts et 53 blessés. Joe Burbank/AP/SIPA
L’attaque commise contre une boîte de nuit gay d’Orlando a fait au moins 50 morts et 53 blessés.
La pire fusillade de l’histoire des Etats-Unis. Le maire d’Orlando
Buddy Dyer a annoncé ce dimanche que 50 personnes avaient été tuées et
53 blessées dans l’attaque commise, dans la nuit de samedi à dimanche,
contre une boîte de nuit gay de la ville floridienne. C’est un bilan
bien supérieur à celui annoncé il y a quelques heures, qui faisait état
de 20 morts et d’une quarantaine de blessés. Une enquête pour «acte de
terrorisme» a été ouverte.
Buddy Dyer a rapidement demandé au gouverneur de l’Etat de déclarer
l’état d’urgence, comme il l’a fait pour Orlando. Cela permet notamment
de mobiliser des ressources supplémentaires. Le centre médical régional
d’Orlando est confiné, et ne laisse passer que les patients dans un état
urgent.
Un responsable de la police fédérale, Ron Hopper, a déclaré qu’«il n’y a pas d’autre menace».
« Il semble qu’il ait été organisé et bien préparé »
Le tireur est décédé dans un échange de tirs avec la police. Selon la
chaine CBS, il s’agit d’Omar Mateen, un Américain d’origine afghane âgé
de 29 ans. Un imam, invité par les autorités à prendre la parole
pendant une conférence de presse, a appelé au calme, demandant à la
population et aux médias de ne pas tirer de conclusions hâtives sur les
motifs derrière cette tuerie.
«Il semble qu’il ait été organisé et bien préparé», a dit du tueur
John Mina, le chef de la police d’Orlando. Il était apparemment en
possession d’un fusil d’assaut, d’un pistolet et d’«un autre appareil
sur lui», a poursuivi le policier, sans donner de précision. Aucun engin
explosif n’a été retrouvé près de la voiture du suspect.
« Maman, il y a des morts »
Le drame s’est produit cette nuit, aux alentours de deux heures du
matin, au Pulse, une boîte de nuit gay d’Orlando. L’établissement était
vraisemblablement au maximum de sa capacité lorsque le tireur est entré
et a ouvert le feu. Les premiers témoignages évoquaient la présence d’un
second assaillant, mais cela n’a pas été confirmé par les autorités.
Les témoignages des clients de la discothèque sont terribles. Helene
Royster, dont le fils se trouvait au Pulse, a raconté à l’«Orlando
Sentinel»: «Il pleurait et criait, il m’a dit: « Maman, il y a des
morts ». Je ne savais pas quoi pensé. Donc j’ai sauté dans ma voiture,
avec mon mari. Depuis, je réconforte des gens.» Son fils n’a pas été
touché mais a été transféré vers un commissariat de la ville pour
témoigner. Le jeune homme était avec deux de ses amis: un a reçu trois
balles, l’autre est toujours porté disparu.
«Les gens se marchaient les uns sur les autres», a déclaré au journal
local Jillian Amador. «Je me sens mal, je suis très nerveuse. J’ai
peur, je ne veux pas sortir», a poursuivi la jeune femme, brièvement
hospitalisée.
Une fusillade à Orlando a fait au moins 50 morts, la plus grave de l’histoire américaine
Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 12.06.2016 à 12h02 • Mis à jour le 12.06.2016 à 17h14
Un homme lourdement armé
a ouvert le feu, dans la nuit de samedi 11 à dimanche 12 juin, dans une
boîte de nuit gay d’Orlando, en Floride aux Etats-Unis. Au moins
cinquante personnes ont été tuées et 53 blessées, selon le dernier bilan
diffusé par le maire de la ville, Buddy Dyer, plaçant ce drame parmi
les plus meutriers de l’histoire américain.
Un officier de police, qui travaillait comme agent de sécurité dans la boîte de nuit Pulse,
a échangé des coups de feu avec l’assaillant vers 2 heures locales, ont
précisé des responsables de la police lors d’un point presse.
L’homme a ensuite pris des personnes en otages, avant que les troupes d’élite américaines du SWAT ne décident de pénétrer dans la boîte de nuit et n’abattent l’agresseur. « A 5 heures [locales] ce matin, la décision a été prise de porter
secours aux otages qui se trouvaient à l’intérieur. Nos officiers ont
échangé des coups de feu avec le suspect. Le suspect est mort », a
raconté John Mina, chef de la police d’Orlando. Au moins un policier a
été blessé dans la fusillade et les forces de l’ordre ont réussi à sauver au moins 30 personnes, a-t-il ajouté.
Pour l’instant, on ne sait pas si les victimes ont été tuées par le tireur ou lors d’échanges de tirs avec la police.
La police a indiqué avoir procédé à une « explosion maîtrisée » dans la discothèque plusieurs heures après la fusillade mais n’a pas expliqué les raisons de cette intervention.
Qui est le tireur ?
Selon les chaînes de télévision CBS
et NBC, le tireur a été identifié comme Omar Mir Seddique Mateen, un
citoyen américain d’origine afghane, né en 1986 de parents afghans.
Selon elles, il vivait apparemment à Port St. Lucie, en Floride, à
environ 200 kilomètres d’Orlando, et n’avait pas de casier judiciaire.
Un responsable de la police fédérale, Ron Hopper, a refusé de confirmer l’identité du tireur.
Lors des échanges de tirs avec la police, le tireur était armé d’un fusil d’assaut de type AR-15, d’une arme de poing et d’un « dispositif suspect », dont la nature n’a pas été établie, ont indiqué les autorités.
Ouverture d’une enquête pour « acte de terrorisme »
La police fédérale américaine (FBI) n’a pas écarté la piste du terrorisme islamiste. L’homme « pourrait avoir des sympathies pour cette idéologie particulière, mais nous ne pouvons pas l’affirmer catégoriquement », a expliqué un de ses agents. Le FBI a ouvert une enquête pour « acte de terrorisme ».
Le président américain Barack Obama a demandé à être informé régulièrement de la suite des événements et a ordonné au gouvernement fédéral « de fournir toute l’aide nécessaire ».
L’état d’urgence a été déclaré dans la ville d’Orlando, et pourrait
être étendu à l’Etat de Floride. Toutefois, les autorités américaines
sont convaincues qu’« il n’y a pas d’autre menace ».
Le « Pulse », club emblématique de la cause gay
Le Pulse s’affiche comme l’une des boîtes de nuit
emblématiques de la cause des personnes LGBTI (lesbiennes, gays,
bisexuelles, trans-genres, intersexuées) en Floride et aux Etats-Unis.
Sur son site Internet, le club se présente comme « un univers de divertissement et de fantasme, le club le plus chaud d’Orlando ». Le club est réputé aussi pour ses spectacles de drag-queens.
L’établissement a été fondé en 2004 des suites d’un drame familial :
sa co-fondatrice et co-propriétaire, Barbara Poma, issue d’une famille italo-américaine, raconte avoir perdu son frère John en 1991, emporté par le sida. Il s’agit alors pour Mme Poma de rendre hommage à un être cher prématurément disparu tout en « réveillant les consciences » sur la cause des personnes LGBTI et la prévention du VIH.
Pulse fait partie d’un réseau communautaire dynamique en
Floride, faisant notamment la promotion des prochains Gay Games qui
doivent se tenir à Paris en août 2018, une manifestation sportive mondiale à laquelle la ville d’Orlando était candidate.
Aucune information n’a été donnée sur le nombre de clients présents à l’intérieur de l’établissement au moment de la fusillade.
Pas de lien avec le meurtre de Christina Grimme vendredi
C’est la deuxième fois en trois jours que la ville d’Orlando est le
théâtre d’une fusillade. Vendredi soir, la chanteuse américaine
Christina Grimmie, ancienne candidate de l’émission « The Voice », a été
abattue alors qu’elle signait des autographes à l’issue d’un concert au
Plaza Live, situé à moins de cinq kilomètres du Pulse. Mais selon la police, il n’existe aucun lien entre les deux affaires.
L’agresseur de la jeune chanteuse, un jeune homme de 27 ans en
possession de deux armes de poing, s’est donné la mort en se tirant une
balle dans la tête. Ses mobiles n’ont, pour le moment, pas été
éclaircis.
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