De nouveaux suspects ont été arrêtés hier à Carcassonne,
dont les militaires, qui étaient visés par le djihadiste interpellé
lundi 13 juin 2016 alors qu’il voulait passer à l’acte, ont également
été frappés par deux suicides les 17 avril et 24 juin 2016.
Publié le 29/06/2016 à 07:39, Mis à jour le 29/06/2016 à 09:38
Trois suspects arrêtés à Carcassonne et Perpignan
Terrorisme
Carcassonne, Aude. idé
Des enquêteurs de la DGSI (Direction générale de la sécurité
intérieure), appuyés par des policiers du Raid ont arrêté, hier, peu
après 9 heures, un couple dans le quartier résidentiel de Montredon, à
l’ouest de Carcassonne. Dans le même temps, les policiers «frappaient» à
Perpignan, où un homme a également été interpellé. Les trois personnes
ont ensuite été conduites à Perpignan où elles ont été placées en garde à
vue.
Une enquête sur une filière jihadiste
À Paris, le parquet antiterroriste a indiqué que les policiers ont
agi sur commission rogatoire dans le cadre d’une information judiciaire
ouverte depuis plusieurs mois.
Cette enquête porterait sur ces filières françaises qui aident et
facilitent le départ des apprentis dijhadistes vers la Syrie, notamment.
«En aucun cas, cette opération n’était en lien avec l’intention de ces
personnes de commettre des attentats sur le sol français», a assuré le
parquet parisien. Contrairement à l’opération menée il y a quinze jours
par la DGSI (lire encadré) en gare de Carcassonne.
Le couple serait originaire de la Côte d’Azur
Établi dans le chef-lieu de l’Aude depuis seulement quelques
semaines, indique une autre source judiciaire, le couple n’aurait jamais
été «repéré» par les services de renseignements locaux, mais il était
toujours dans les radars de l’antiterrorisme, qui ont donc décidé de
passer à l’action hier matin.
Selon une information, le couple serait orginaire de la Côte d’Azur
et ne s’était installé dans le quartier de Montredon que depuis quelques
jours. Il serait arrivé le week-end dernier. «Probablement était-il en
transit» suggère une source proche de l’enquête. Dans ce secteur
résidentiel, très étendu personne n’a rien vu, ni entendu.
L’arrestation, qui s’est déroulée en douceur, est passée totalement
inaperçue des habitants.
Pour l’heure, on ignore les identités et le profil des trois suspects
arrêtés à Carcassonne et à Perpignan, mais plusieurs indices laissent à
penser qu’ils étaient probablement surveillés par les services de la
sécurité intérieure qui luttent contre le terrorisme. Hier, les
enquêteurs se sont refusés à tout commentaire.
Des Audois volontaires au départ vers la Syrie
En janvier 2015, peu après l’attentat commis au sein de la rédaction de Charlie Hebdo, Louis
Le Franc, le préfet de l’Aude à l’époque, avait indiqué que «quinze
Audois avaient été identifiés comme volontaires au départ vers la
Syrie». Ces jeunes, âgés de 15 à 25 ans, «dont des jeunes filles», avait
également indiqué le représentant de l’État, s’étaient radicalisés «en
trois ou quatre mois».
Dans le cadre de cette enquête, les trois suspects peuvent demeurer
jusqu’à 96 heures en garde à vue. Placés en garde à vue, ils pourraient
être transférés à Paris pour être interrogés par les juges du parquet
antiterroriste.
Un apprenti jihadiste voulait s’en prendre à des touristes
Il y a deux semaines, un homme de 22 ans, Jossuam, a été interpellé à
la gare de Carcassonne par des hommes de la Direction générale de la
sécurité intérieure (DGSI). Surveillé depuis plusieurs mois, le suspect,
originaire de Lunel était armé lors de son arrestation d’un couteau et
d’une petite masse. Converti à l’islam avant de se radicaliser à partir
de 2014, l’homme aurait voulu s’en prendre à des touristes russes et
américains. Après les attentats de novembre dernier, à Paris, l’homme,
fiché S pour sûreté de l’État, avait été assigné à résidence pendant
trois mois.
Lors de sa garde à vue, celui-ci aurait indiqué aux enquêteurs avoir
été contacté par un émir français basé en Syrie qui lui aurait demandé
de passer à l’acte pendant le ramadan.
Lors de sa venue à Carcassonne, le jeune homme avait commencé à faire
un repérage avant, éventuellement, de passer à l’acte. Dans nos
colonnes, son avocat avait expliqué que son client était «un homme
désœuvré sur plusieurs plans (familial, social, professionnel), trouvant
sur les réseaux sociaux une seconde famille». Toujours selon l’avocat,
il «se serait radicalisé dans cette situation d’isolement, vivant sans
lien social».
Dans le village de Lisle-sur-Tarn, où il était assigné à résidence,
son arrestation avait surpris. Une habitante expliquait être tombée des
nues lorsqu’elle avait appris que Jossuam projetait de commettre un
attentat contre des touristes étrangers, à Carcassonne. Elle connaissait
la conversion de ce jeune à l’islam. Il ne s’en cachait pas depuis 2
ans. Mais à Lisle-sur-Tarn, il parlait rarement de religion… sauf cette
fois où elle avait abordé la question du voile. «Il m’a dit : stop. On
arrête ou je vais me mettre en colère. J’ai dit OK. La discussion s’est
arrêtée là.»
Publié le 17/06/2016 à 07:18, Mis à jour le 17/06/2016 à 09:24
Un attentat terroriste déjoué à Carcassonne
Terrorisme – Sécurité
La Cité de Carcassonne plébiscitée par les touristes
Un Tarnais de 22 ans, proche du Front al-Nosra, groupe affilié à al-Qaïda, a été arrêté à Carcassonne, lundi, alors qu’il préparait un attentat terroriste contre des touristes et les forces de l’ordre.
Les policiers de la sécurité intérieure (DGSI) ont sans doute évité
une nouvelle attaque terroriste sur le territoire national. Car c’est un
scénario quasi identique au double assassinat d’un couple de policiers à
Magnanville, en région parisienne, qui allait visiblement se produire, à
Carcassonne où des touristes américains et anglais étaient visés. Lundi
soir, vers 21 heures, un homme de 22 ans, récemment radicalisé et
surveillé par les enquêteurs toulousains, en raison d’une fiche S pour
son appartenance à l’islam radical, est interpellé en gare de
Carcassonne. Le même jour que l’horrible attentat perpétré contre le
couple de policiers. Arrêté par les enquêteurs du renseignement
intérieur de Paris et Marseille, ce suspect au profil très inquiétant
est en possession d’un marteau et d’un couteau de poche, type Opinel. Il
est placé en garde à vue dans les locaux de la police toulousaine. Une
enquête est ouverte, lundi, par le parquet antiterroriste de Paris pour,
«association de malfaiteurs en vue de la préparation d’acte
terroriste.» Son état mental pouvait laisser entrevoir la présence de
troubles psychologiques. Mais selon les conclusions d’une première
expertise psychiatrique, il serait accessible à une sanction pénale.
Hier, cet homme a été transféré à Paris, devant un juge antiterroriste.
Domicilié à L’Isle-, sur-Tarn (81), où il était assigné à résidence et
originaire de Lunel (Hérault), ce suspect, converti à la religion
musulmane et très vite radicalisé en 2014, via internet et les forums de
discussion, «voulait mourir en martyr», indique son avocat toulousain,
Me Jocelyn Momasso Momasso. Les enquêteurs ont retrouvé à son domicile
un fusil et une machette. Les policiers de la DGSI ont saisi ses outils
informatiques pour les éplucher. Ce suspect aurait reconnu des projets
d’attaque, non seulement sur des touristes étrangers, en réponse aux
frappes américaines sur la Syrie, mais il a également évoqué son
intention de vouloir frapper des policiers et des militaires après être
entré en relation avec un émir. Un projet terroriste fomenté depuis son
écran, comme des dizaines de radicalisés isolés et «jihadiste du
clavier», agissant pour le compte des réseaux criminels basés en Syrie
et appartenant à la caste de ces terroristes «low cost», candidats au
sacrifice final. Cet homme se revendique proche du Front al-Nosra, un
groupuscule affilié à al-Qaïda. Et depuis les appels lancés par leurs
chefs religieux incitant leurs nervis à «frapper policiers et militaires
durant la période du ramadan», ces radicalisés de l’ombre sont prêts à
tous les sacrifices. «Cette arrestation démontre l’efficacité des
services du renseignement et leur détermination à mettre à mal tous les
réseaux terroristes sur le territoire national», commente pour le
syndicat des cadres de la sécurité intérieure, Christophe Miette.
Rapidement embrigadé via des vidéos propagandistes, «l’apprenti
terroriste» aurait voulu se rendre en Syrie pour «vivre librement sa
religion». Isolé socialement, sans emploi, il vivotait dans plusieurs
foyers d’accueil de la région toulousaine.
Lunel, commune rurale de 25 000 habitants, à mi-chemin entre Nîmes et
Montpellier, et… «capitale» du jeune français en partance pour le
jihad. c’est là d’où est originaire ce jeune arrêté à Carcassonne.
Pas moins d’une dizaine de combattants sont, en effet, partis pour la
Syrie depuis cette bourgade de l’Hérault frappée par un taux de chômage
des jeunes record (il est de 20 % pour les 18-25 ans.). Une «filière»
d’adolescents embrigadés à la mosquée par des imams, le plus souvent
illettrés comme l’ont déploré plusieurs membres du Conseil Français du
Culte Musulman, et coincés entre un Intermarché et un préfabriqué
abritant un fripier et un magasin d’articles d’équitation.
Ici, comme dans le Gard voisin, des dizaines de milliers de harkis,
ces Algériens ayant pactisé avec les Français lors de la guerre
d’Algérie, ont trouvé refuge mais non sans subir pendant des décennies
un cortège d’humiliations de la part de certains «autochtones».
À Lunel, les ratonnades et les graffitis «Mort aux Arabes» devinrent
si inquiétants, au début des années 1980, qu’une poignée d’associations y
lancèrent, dans l’espoir de bâtir un pont de compréhension mutuelle, les Semaines du cinéma méditerranéen
«pour tenter de rassembler, de se retrouver autour d’un espace commun,
la Méditerranée», explique Jacques Choukroun, Pied-Noir rapatrié
d’Algérie, qui en fut un des fondateurs.
«Lunel a un peu été, à sa manière, une fabrique de la haine, déplore
ce dernier. D’un côté, le Front national s’est imposé en force et de
l’autre les Maghrébins d’origines se sont refermés sur eux-mêmes».
Une intégration en panne. Des communautés disloquées qui s’ignorent
et se jalousent. Un islam «d’appartements», radicalisé à force de
clichés réducteurs et de mensonges propagés sur Internet. Voilà le
terreau sur lequel ont poussé ces jeunes partis en Syrie.
Le refus, en 2014, du président de l’Union des musulmans de Lunel de
condamner ces départs, comme le lui demandaient de nombreux élus et
autorités religieuses et administratives du pays, n’a fait que conforter
ces jeunes, en quête d’identité, de la pertinence de leur choix.
Au moins six gamins de Lunel sont morts là-bas. Quelques-uns,
comprenant sur place qu’ils avaient été floués, ont eu la chance de
revenir. Ils croupissent aujourd’hui en prison. Il n’y a pas que des
jeunes de souche musulmane qui ont fait leur hijra (émigrer dans un pays musulman)
Raphaël, 23 ans, brillant étudiant en cinquième année de l’Epitech,
une école d’informatique de Montpellier, beau gosse, sportif, musicien
dans un groupe de rock pendant ses loisirs, l’a faite, lui aussi. Ce
garçon, qui menait des actions humanitaires et s’était converti à
l’islam l’année de l’obtention de son baccalauréat est mort, lui aussi
en 2015.
Carcassonne : ce que l’on sait de l’homme arrêté qui préparait un attentat
ÉCLAIRAGE – Un homme de 22 ans, fiché S, a été interpellé dans
l’Aude le 13 juin. Il projetait d’abattre des touristes et des membres
des forces de l’ordre.
Crédit : AFP / THOMAS SAMSON
Le siège de la DGSI à Levallois-Perret, le 1er juin 2014
par Ludovic Galtier publié le 17/06/2016 à 12:37 mis à jour le 17/06/2016 à 14:15
Après la tuerie contre deux policiers à Magnanville (Yvelines)
perpétrée par Larossi Abballa et revendiquée par Daesh, un attentat
a-t-il été déjoué par les enquêteurs de la DGSI ? Un homme de 22 ans
soupçonné de vouloir commettre un acte terroriste a été interpellé en
possession d’une machette et un couteau lundi 13 juin à la gare de Carcassonne, dans l’Aude. D’abord placé en garde à vue à Toulouse pour
« association de malfaiteurs en vue de préparer un acte terroriste »,
il a été transféré au siège de la DGSI à Levallois-Perret jeudi 16 juin.
Comme le veut la procédure dans le cadre d’une affaire terroriste, sa
garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures.
Selon Le Monde,
le même jour que son arrestation, le parquet antiterroriste de
Paris avait ouvert une enquête pour association de malfaiteurs en
relation avec une entreprise terroriste criminelle, « sur la base de
renseignements et compte tenu de la crainte d’un passage à l’acte
imminent », indique une source judiciaire.
Fiché S, assigné à résidence et diagnostiqué schizophrène
Originaire de Lunel (Hérault),
qu’il a quittée à l’âge de 18 ans, ce jeune converti à l’islam depuis
2014 était fiché S par les services de renseignement, comme le rapporte La Dépêche.
Il était également assigné en résidence dans le Gers en raison de
l’état d’urgence. Domicilié à L’Isle-Jourdain (Gers), il a reconnu lors
de son interrogatoire préparer une attaque contre des touristes
américains et anglais et notamment des bus, puis avoué projeter un
attentat contre les forces de l’ordre, policiers et militaires.
Le suspect, au casier judiciaire vierge, pourrait être déferré devant
le parquet antiterroriste de Paris une fois sa garde à vue
terminée. D’après les informations d’Europe 1, « cet individu qui se
réclame des thèses djihadistes est par ailleurs diagnostiqué schizophrène,
et a déjà séjourné dans un centre d’accueil, dans le Tarn. Pour
l’instant, il est toutefois considéré comme apte à être entendu. » Dans
le quotidien Le Monde, Me Jocelyn Momasso Momasso, son avocat, ajoute que « c’est un jeune homme fragile qui ne travaillait pas ».
« Venger les souffrances de ses frères bombardés en Irak et en Syrie »
Pour qualifier son client, l’avocat du suspect emploie le
mot »désœuvré ». Il le serait même sur plusieurs plans : familial,
social, professionnel. « Il a trouvé via les réseaux sociaux une sorte
de famille. » Dans une interview accordée à nos confrères de La Dépêche,
l’avocat donne des bribes de ce qui pourrait ressembler à des
revendications. »Mon client voulait mourir en martyr. En accomplissant
les actes pour lesquels il a été interpellé, il a la sensation de venger les souffrances de ses frères continuellement
bombardés en Irak et en Syrie par la coalition internationale et plus
précisément par les Russes et les Américains. Même si le mode opératoire
peut rappeler le drame de Mantes-la-Jolie (Magnanville, ndlr), le gardé à vue avait plutôt des revendications liées à la politique internationale ainsi qu’aux conflits syrien et irakien. »
D’après Le Monde, le
suspect »avait notamment été convoqué pour un entretien administratif à
la DGSI en 2015, au cours duquel il avait admis des sympathies pour le
« califat » fondé par Daesh ».
Une radicalisation sur Internet
Toujours selon son avocat, »il regardait des vidéos de décapitation
et en rêvait la nuit ». Internet, Facebook et notamment Telegram,
messagerie prisée par les jihadistes de l’État islamique… Dans
l’impossibilité financière de se rendre en Syrie, le terroriste en
puissance avait annoncé sur les réseaux sociaux qu’il passerait
prochainement à l’acte après, selon Le Monde, avoir obtenu
« l’aval d’un émir français basé en Syrie ». C’est la raison pour
laquelle son interpellation a été déclenchée le 13 juin.
Carcassonne : le jeune radicalisé soupçonné de vouloir attaquer des touristes écroué
Par AFP — 17 juin 2016 à 20:11 (mis à jour à 23:53)
Une voiture de police. Photo Philippe Huguen. AFP
Décrit comme fragile psychologiquement, il avait été arrêté lundi
soir en gare de Carcassonne, soupçonné d’avoir voulu commettre «une
action violente» imminente contre des touristes américains et russes.
Carcassonne : le jeune radicalisé soupçonné de vouloir attaquer des touristes écroué
Le jeune homme radicalisé arrêté lundi à Carcassonne, soupçonné de
préparer une attaque contre des touristes étrangers, a été mis en examen
vendredi par un juge d’instruction antiterroriste et placé en détention
provisoire, a-t-on appris de source judiciaire. Décrit comme fragile
psychologiquement, il avait été arrêté lundi soir en gare de
Carcassonne, dans l’Aude, soupçonné d’avoir voulu commettre «une action violente»
imminente contre des touristes américains et russes, selon la source
judiciaire. Lors de son interpellation, les policiers avaient retrouvé
sur lui un «couteau et une petite masse».
Après quatre jours de garde à vue, il a été mis en examen pour
association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste
criminelle et placé en détention provisoire par le juge des libertés et
de la détention, a précisé la source.L’enquête judiciaire initiée dans
l’urgence lundi matin par le parquet de Paris avait été confiée à la
Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Converti à l’islam, le jeune homme, fiché pour radicalisation, était
suivi par les services antiterroristes depuis des mois et avait été
assigné à résidence après les attentats parisiens de novembre, a précisé
la source judiciaire. Domicilié dans le Tarn, il est présenté comme
étant en rupture sociale, radicalisé sur internet.
Fasciné par les vidéos de l’Etat islamique
Au cours de sa garde à vue, il a dit aux enquêteurs qu’«il avait passé beaucoup de temps à regarder des vidéos du groupe État islamique et des sites jihadistes et s’est dit fasciné», a rapporté la source. Selon ses déclarations, le jeune homme envisageait de «se rendre en Syrie», mais faute d’«avoir pu financer son départ», il avait alors opté pour «un plan alternatif», décidant de «passer à l’acte» sur le sol français, «au nom du jihad armé».
Selon son avocat Jocelyn Momasso Momasso, qui l’a assisté au début de sa garde à vue, «il a expliqué que ses motivations étaient essentiellement liées à la politique internationale», et qu’il voulait «venger les frères» victimes selon lui des frappes de la coalition internationale en Syrie.
Son arrestation a eu lieu le jour où Larossi Abballa a tué à coups de couteaux
un commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux,
Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, devant son domicile à Magnanville
(Yvelines).
Paris : un militaire du 3e RPIMa engagé dans l’opération Sentinelle se suicide aux Galeries Lafayette
Le 24 juin à 21h27 | Mis à jour le 24 juin
Le soldat était membre d’une compagnie déployée dans la capitale. PHOTO/N. A.-V.
Un soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e
RPIMa) s’est suicidé ce vendredi à Paris. Le militaire, un caporal âgé
de 26 ans, se serait donné la mort au 2e sous-sol des Galeries
Lafayette, alors qu’il était en mission dans le cadre de l’opération
Sentinelle.
Depuis la mise en place de l’opération, le régiment carcassonnais a
déployé à de multiples reprises des compagnies à Paris pour participer
aux opérations de surveillance de différents bâtiments, instaurées dans
le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le jeune homme aurait été
retrouvé dans un local réservé aux militaires, au coeur de
l’établissement commercial du boulevard Haussman. En tenue militaire, le
soldat de 26 ans s’est donné la mort avec son arme de service. Les
faits se seraient produits aux environs de 16 h 30, moment où un employé
des Galeries Lafayette a découvert le corps inanimé.
Un soldat Vigipirate se donne la mort sur son lieu de travail à Paris
18h20, le 24 juin 2016, modifié à 22h54, le 24 juin 2016
Boulevard Haussmann, des militaires du plan Vigipirate sont déployés devant les grands magasins.@ JOEL SAGET / AFP
Un militaire du plan Vigipirate s’est suicidé dans les toilettes des
Galeries Lafayette à Paris vendredi après-midi, pour des raisons
inconnues.
Un soldat, déployé dans le cadre du plan Vigipirate
aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann à Paris, s’est donné la
mort sur son lieu de travail vendredi après-midi. Selon une information
de M6
confirmée par Europe 1, l’homme a utilisé son arme de service pour se
suicider. »Un militaire du rang engagé dans l’opération Sentinelle à
Paris a été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son unité située
dans les sous-sols d’un grand magasin parisien », a déclaré le
Gouverneur militaire de Paris dans un communiqué.
Il met fin à ses jours avec son arme de poing. Le caporal
- qui appartenait au 3e RPIM basé à Carcassonne - a quitté les deux
autres membres de sa patrouille pour se rendre aux toilettes du grand
magasin : c’est là qu’il a mis fin à ses jours avec son arme de poing.
« Il a été découvert par un autre soldat de son unité à 16h20″ selon le
Gouverneur militaire de Paris. « Selon toute vraisemblance, il se
trouvait seul au moment de sa mort », ajoute le communiqué. Les raisons
de son geste sont encore inconnues. »Une enquête est en cours sous la
responsabilité du procureur de Paris pour confirmer les causes et les
conditions du décès », a précisé le gouverneur.
Un soldat du 3e RPIMa se suicide d’une balle dans la tête dans les Galeries Lafayette à Paris
Le militaire qui s’est suicidé avec son arme de service, vendredi, au
deuxième sous-sol des Galeries Lafayette à Paris est un soldat âgé de
26 ans du 3e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa)
de Carcassonne, selon nos confrères de La Dépêche du Midi.
Un soldat engagé dans la protection du territoire national a été
retrouvé « sans vie », vendredi, dans un grand magasin à Paris, ont
annoncé les autorités militaires.
Un soldat du 3e RPIMa de Carcassonne
Selon nos confrères de La Dépêche du Midi, il s’agit d’un soldat âgé de 26 ans du 3e RPIMa de Carcassonne.
« Un militaire du rang engagé dans l’opération Sentinelle à Paris a
été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son unité située dans les
sous-sols d’un grand magasin parisien », a indiqué le Gouverneur militaire de Paris dans un communiqué.
Suicide d’une balle dans la tête
« Une enquête est en cours sous la responsabilité du procureur de Paris pour confirmer les causes et les conditions du décès », a précisé le gouverneur.
Selon le quotidien Le Parisien,
ce soldat s’est donné la mort d’une balle dans la tête au deuxième
sous-sol des Galeries Lafayette, boulevard Haussmmann (9è
arrondissement).
Un employé des Galeries fait la macabre découverte
« C’est un employé des Galeries qui a fait la macabre découverte en apercevant une flaque de sang sous une porte », écrit le quotidien.
L’opération Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier
2015 à Paris, mobilise 10.000 soldats sur le territoire national, dont
6.000 à 7.000 en région parisienne.
Ce caporal, âgé de 26 ans, était engagé depuis le début du mois de
juin avec la 2e compagnie du « 3″ dans l’opération Sentinelle, consacrée
à la surveillance des sites sensibles et des transports.
Procureur de Paris et enquête de commandement
Les pompiers, la brigade criminelle, le procureur de la République et
la cellule antiterroriste se sont rendus sur place. Le suicide a été
confirmé en fin de soirée par le Gouverneur militaire de Paris dans un
communiqué : « Un militaire du rang engagé dans l’opération
Sentinelle à Paris a été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son
unité située dans les sous-sols d’un grand magasin parisien. Une enquête
est en cours sous la responsabilité du procureur de Paris pour
confirmer les causes et les conditions du décès. »
Cellule de soutien psychologique
Du côté du 3e RPIMa, on confirmait également qu’une enquête de
commandement allait être engagée comme le veut la procédure, afin de
vérifier que la chaîne de commandement n’a subi aucun dysfonctionnement.
Alors que les services de la cellule de soutien et d’accompagnement
psychologique de l’armée de terre ont été sollicités à Paris pour
accompagner les soldats qui patrouillaient avec la victime, le régiment
carcassonnais a de son côté contacté la famille du jeune homme,
originaire du sud-est : les parents du soldat décédé seront ainsi
accompagnés par la délégation militaire départementale jusqu’aux
obsèques du caporal.
Carcassonne : un para du « 3″ se suicide dans la caserne Laperrine
Le 17 avril à 18h40 | Mis à jour le 18 avril
Le soldat, âgé de 22 ans, s’est donné la mort dans un des quartiers de la caserne Laperrine. PHOTO/CHRISTOPHE BARREAU
Un jeune soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne s’est donné la mort au sein de la caserne Laperrine,
au cours de la nuit de samedi à dimanche. C’est alors qu’il venait de
prendre son tour de garde, aux environs de 3 h du matin, que le militaire âgé de 22 ans s’est suicidé avec son arme de service.
Enquête de gendarmerie et de commandement
Son corps inanimé a été retrouvé par d’autres militaires qui ont
immédiatement alerté les secours : sapeurs-pompiers et Samu n’ont pu que
constater le décès du jeune homme. Les premières constatations ont été
opérées par les gendarmes carcassonnais, alors qu’une enquête interne de
commandement devrait également être ouverte pour déterminer les
conditions et les causes de ce suicide.
Un jeune soldat du 3e RPIMa s’est donné la mort dans la nuit de
samedi à dimanche avec son arme de service, un Famas. Âgé d’une
vingtaine d’années, le jeune homme venait de débuter son tour de garde
dans la caserne de Laperrine lorsqu’il a retourné son fusil d’assaut
contre lui entre 3h et 4h du matin. Il a été retrouvé inanimé par
d’autres militaires qui ont immédiatement prévenu les secours.
Arrivés sur place avant 4h du matin, les sapeurs-pompiers ont
découvert le corps de la victime. Une victime atteinte par arme à feu.
Ils ont alors prévenu le Samu qui a confirmé le décès du soldat.
Une enquête de gendarmerie a été diligentée ainsi qu’une enquête de
commandement afin d’éclaircir les circonstances qui ont conduit ce jeune
militaire au suicide. Le jeune homme, engagé volontaire dans l’armée de
terre était arrivé récemment au sein du 3e RPIMa.
Carcassonne : deux enquêtes en cours après le suicide du jeune para du 3e RPIMa
Le 19 avril à 6h00 par A. Ca. | Mis à jour le 19 avril
Deux enquêtes, de gendarmerie et de commandement, en cours. PHOTO/D.R. Une autopsie du soldat de 22 ans qui s’est donné la mort dans
la nuit de samedi à dimanche au sein de la caserne Laperrine pourrait
être décidée par le Parquet.
Au lendemain de la découverte par ses camarades de régiment du corps
d’un jeune para dans l’enceinte de la caserne Laperrine, l’enquête, ou
plutôt les enquêtes, se poursuivent pour connaître les circonstances
exactes du suicide de ce soldat originaire de Poitiers. Engagé depuis
deux ans et demi au sein du 3e régiment parachutiste d’infanterie de
marine (3e RPIMa), le soldat de 1re classe s’est donné la mort vers 3
heures du matin. Alors que le corps du jeune homme, âgé de 22 ans,
reposait lundi encore à la chambre funéraire de Trèbes, l’enquête de
gendarmerie s’est poursuivie, avec l’audition des autres militaires qui
partageaient la charge de la garde nocturne au cours de laquelle le
soldat s’est suicidé avec son Famas. Des investigations des gendarmes
pourrait découler la décision du procureur de la République de
Carcassonne d’ordonner une autopsie.
Pas d’écrits laissés
Les autres militaires, également entendus par les médecins du
régiment pour s’assurer de leur état psychologique (lire par ailleurs),
ont aussi été sollicités dans le cadre de l’enquête de commandement,
confiée à des militaires de la 11e brigade parachutiste de Toulouse. Une
enquête interne qui, si elle se consacre à la vérification du respect
des procédures, tentera également de faire la lumière sur les raisons
qui ont poussé le jeune homme, qui n’avait jusqu’alors jamais participé à
une opération extérieure du régiment, à se suicider. Lundi, le chef de
la section média du Service d’informations et de relations publiques de
l’armée de terre (Sirpa) précisait que l’enquête visait « à s’assurer de ce que la chaîne de commandement a fonctionné normalement ». Dès dimanche, des « raisons personnelles »
étaient évoquées par l’encadrement du ’3′ qui décrivait un engagé
« discret » mais sans problèmes particuliers. Une hypothèse complexe à
confirmer, en l’absence d’écrits laissés par le para. Lundi, le Sirpa
précisait que l’armée ne s’exprimerait pas « sur les raisons de ce suicide ».
« Les risques sont trop minorés »
L’association de défense des droits des militaires (Adefdromil) estime que la prévention est encore « embryonnaire ».
Président de l’association de défense des droits des militaires
(Adefdromil), Jacques Bessy n’est guère surpris lorsqu’il apprend que
l’encadrement du ’3′ privilégie les « raisons personnelles » pour expliquer le suicide du jeune soldat : « C’est toujours comme ça, ce n’est jamais la faute du service. » Un
aveuglement impossible à entendre pour cette association régulièrement
sollicitée par des familles de militaires qui se sont suicidés.
Précisant que l’Adefdromil a « eu à diverses reprises des remontées d’informations très négatives du ’3′ »,
notamment en matière d’encadrement des jeunes recrues dans le cadre de
la formation, Jacques Bessy livre un regard global sur la question des
risques psychosociaux et leur prise en compte dans l’armée française : « La
prévention existe, mais elle est embryonnaire. Il y a du mieux pour les
soldats qui reviennent d’Opex (opérations extérieures, Ndlr), avec des
cellules de décompression. Mais pour les militaires qui restent en
métropole, ce n’est pas suffisant, les risques sont minorés. Il y a
pourtant de la pression, du stress, des horaires très lourds. On leur
demande d’être parfaits. Il suffit qu’il y ait une faille, parfois
personnelle, pour que ça bascule. »
La 2e cause de mortalité chez les militaires
En 2009, le Haut comité d’évaluation de la condition militaire avait
rendu son 4e rapport. Un document qui chiffrait le nombre de suicides de
militaires à 74 par an de 2003 à 2008, avec un pic de 90 en 2005. Des
chiffres trois fois plus élevés que ceux des décès en relation avec le
service : entre 23 et 37 chaque année de 1999 à 2008, avec un plus haut
niveau atteint en 2003 (56). La même année, l’Institut de veille
sanitaire publiait une étude portant sur la période 2002-2007. Parmi les
causes des 2 115 décès de militaires recensés sur cette période, les
accidents de la circulation (25 %), suivis par les suicides (21 %), les
accidents en service (11 %), loin devant les morts au combat (1 %).
L’étude notait cependant que la mortalité par suicide dans les armées
était « 20 % plus faible que dans la population active masculine civile ».
Une réalité statistique qui a évolué depuis : en 2012, le taux de
suicide dans la population française était de 16 pour 100 000 personnes,
et de 20 pour 100 000 dans l’armée. En 2012, le service de santé des
armées (SSA) avait à son tour livré un document consacré aux « aspects épidémiologiques du suicide dans les armées françaises »,
avec une surveillance de 2002 à 2011, période au cours de laquelle 697
suicides avaient été recensés. Avec, pour le SSA, la mise en évidence
d’un « sur-risque de mortalité par suicide significatif chez les
militaires masculins dans l’armée de terre » de 17-19 ans et 20-24 ans.
Carcassonne / Suicide au « 3″ : pas d’autopsie demandée par le Parquet
Le 20 avril à 6h00 par A. Ca. | Mis à jour le 20 avril
Les auditions d’autres militaires, dans le cadre de
l’enquête menée par la gendarmerie, se poursuivaient mardi.
PHOTO/Archives N.A-V
Plusieurs jours après le suicide du jeune soldat du 3e régiment
parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne, survenu
alors que le militaire de 22 ans venait de prendre sa garde, le
procureur de la République de Carcassonne a confirmé mardi son choix de
ne pas procéder à l’autopsie du corps du jeune homme originaire de
Poitiers. Le Parquet a en effet considéré qu’aucun doute n’existait sur
la cause du décès du parachutiste, engagé dans le régiment depuis deux
ans et demi. Au cours de la nuit de samedi à dimanche, peu après 3
heures du matin, c’est avec son Famas que le jeune homme s’était donné
la mort avant d’être retrouvé dans une des salles du quartier Laperrine
par ses camarades de régiment.
Mardi, le procureur confirmait que l’enquête judiciaire, confiée à la
gendarmerie de Carcassonne, se poursuivait, notamment pour tenter de se
prononcer sur les raisons de ce geste fatal. L’hypothèse de « raisons personnelles »,
avancée par un officier supérieur du ’3′ dès dimanche, reste pour
l’heure privilégiée. Les auditions d’autres militaires ont déjà eu lieu
et devraient se poursuivre avant que l’enquête ne s’achève.
Parallèlement, la 11e brigade parachutiste a dépêché des officiers de
Toulouse pour une enquête de commandement.
Ces données n’ont pas été publiées, elles se trouvaient dans une zone
de stockage protégée par un mot de passe, exactement comme le sont la
majeure partie de toutes les données que le malade mental extrêmement
dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices
cyberdélinquants et fonctionnaires corrompus ou militants du NPA
recueillent et collectionnent illégalement à mon sujet depuis plusieurs
années.
Je rappelle que ces délinquants « travaillent » de même sur toutes
mes relations, anciennes ou actuelles, mes proches, mes médecins, etc…
qu’ils recherchent avec l’aide de Josette Brenterch du NPA de Brest en
vue de « neutraliser » ou d’éliminer définitivement tous les témoins
honnêtes de ma vraie vie, qui les dérangent au plus haut point,
l’objectif qu’ils affichent à cet égard depuis 2009 étant de pouvoir
ensuite tranquillement publier et imposer à tous leur version de ma
biographie, presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement
infamante pour tous ceux qu’elle concerne.
Ils bénéficient pour ce travail de la complicité de magistrats ultra CORROMPUS
du Tribunal de Grande Instance de Brest qui de ce fait n’ont jamais vu
aucun inconvénient à ce que mes données personnelles soient illégalement
révélées au public sur les blogs du susnommé Cyprien Luraghi à la
recherche de tous les agents que j’ai pu jadis croiser ou côtoyer,
sachant que j’ai notamment travaillé comme ingénieur d’études en
informatique sur des projets classés Secret Défense et Confidentiel
Défense, et quoique la protection de l’anonymat de tels agents fût
renforcée par la loi LOPPSI II promulguée le 14 mars 2011, soit neuf
mois après le début de toutes leurs révélations illégales me concernant
et constituant à l’évidence un trouble à l’ordre public que les
autorités compétentes auraient dû s’attacher à faire cesser au plus vite
au lieu de le favoriser.
Les données des familles de policiers se promenaient sur la Toile
Faits divers
Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la
Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15
jours sur internet./Photo illustration DDM
La manipulation des fichiers de la Mutuelle générale de la police a
envoyé sur internet plus de 112 000 fiches d’adhérents de cette
assurance médicale. Deux semaines après l’assassinat d’un couple de
policiers dans les Yvelines, l’incident tombe très mal.
Nom, adresse, numéro de téléphone, données bancaires… «C’est
effrayant», résume un policier après les révélations hier matin sur le
détournement d’un fichier de la Mutuelle générale de la police, la MGP.
Une mutuelle, parmi quatre qui «assurent» les fonctionnaires de police
et dont le fichier fort de 112 000 adhérents, comprenant policiers
actifs ou retraités, enfants, épouses, familles, a été divulgué sur la
Toile. En réalité, ces données sensibles, avec les adresses personnelles
de milliers de policiers se trouvaient dans une zone de stockage de
l’opérateur Google et n’auraient pas été accessibles directement. «Ces
données étaient protégées par un mot de passe», a précisé hier soir
Gilbert Emery, le procureur de Limoges, désormais en charge de
l’enquête.
La mutuelle, dont le siège se trouve en Haute-Vienne s’est aperçue de
la difficulté le 6 juin. Après diverses vérifications, son directeur et
son président ont déposé plainte jeudi dernier à Toulouse. «Par
commodité, sans aucun lien direct avec la ville de Toulouse et les
policiers qui y travaillent», résume une source proche du dossier.
L’affaire, considérée comme très sensible moins de deux semaines après
le drame de Magnanville où un commandant de police et sa compagne, ont
été assassinés à leur domicile au nom du jihad, aurait dû rester secrète
mais RTL l’a révélée hier matin.
Accessibles pendant deux semaines
Dès vendredi, des réquisitions avaient été adressées par la police
nationale à Google pour rendre impossible tout accès au fichier. Hier,
le parquet de Toulouse s’est dessaisi puisque l’employé indélicat et
soupçonné d’avoir commis ces faits travaille pour un sous-traitant de la
mutuelle qui est basé à proximité de Limoges. La sûreté départementale
de Limoges va donc poursuivre les investigations commencées à Toulouse,
aidée selon nos informations par un service spécialisé en
cybercriminalité de la direction centrale de la police judiciaire.
Dans un communiqué publié hier, la Mutuelle générale de la police
estime que l’employé soupçonné, qui aurait agi ainsi en raison d’un
conflit avec son employeur pour une prime non versée (!), a «agi au
mépris de toutes les normes professionnelles et violé les règles de
sécurité interne qui protègent nos données».
La mutuelle souligne également que l’employé était «vraisemblablement
poussé par des motivations personnelles et dans l’intention manifeste
de nuire à la mutuelle et à ses adhérents.» Depuis, la MGP souligne que
«des dispositions ont été prises pour accroître la sécurité des
données», notamment pour «limiter les extractions des données des
coordonnées des adhérents de la mutuelle, désormais assujetties à un
contrôle renforcé».
Pour l’instant, il est encore trop tôt pour savoir si ces données
sensibles ont pu être exploitées par des tiers. Hier soir, le procureur
de Limoges, tout en «comprenant l’émotion des policiers dans le contexte
actuel», a estimé que les données avaient été accessibles pendant
«environ deux semaines». «Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer
qu’un tiers aurait pu accéder aux données», a affirmé Gilbert Emery.
Renforcer l’anonymat
Deux semaines après la mort d’un couple de fonctionnaires dans les
Yvelines, cette affaire qualifiée «d’incident inacceptable», par
Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, renforce
l’inquiétude des policiers qui souhaitent bénéficier de l’anonymat,
même dans les procédures qu’ils rédigent. «On peut très bien imaginer de
noter notre matricule à la place de notre identité», souligne Didier
Martinez, au nom d’unité SGP-FO. Ce problème devrait relancer les
demandes des policiers à qui le président François Hollande avait promis
«de garantir leur anonymat» hors service et «donc leur protection»
après le drame de Magnanville.
Saad Rajraji et Fabien Clain se seraient cotôyés en 2011 et 2012 à la
prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus, révèle
BFMTV. Les enquêteurs s’interrogent donc sur le rôle qu’aurait pu jouer
Fabien Clain dans cette attaque terroriste.
Des proches d’Abballa se sont renseignés sur deux autres policiers des Yvelines
Les enquêteurs auraient également découvert que deux autres proches
de Larossi Abballa, déjà condamnés pour terrorisme mais libres
aujourd’hui, s’étaient également renseignés sur deux autres policiers
travaillant dans les Yvelines. Une note de renseignement, transmise à la
sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique en effet
que deux hommes se seraient renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing, révèle RTL. L’un travaillerait à la Brigade anti-criminalité et l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.
Deux policiers des Mureaux ciblés par des proches de Larossi Abballa
INFO RTL – Une note de renseignement indique que deux proches de
l’assassin des deux policiers de Magnanville savaient tout de deux
autres fonctionnaires des Yvelines. Les deux hommes ont été condamnés
pour terrorisme par le passé et sont aujourd’hui libres.
Une semaine après l’attentat perpétré à Magnanville contre deux
policiers, deux autres policiers des Mureaux étaient également ciblés.
Une note de renseignement, transmise à la Sous-direction antiterroriste
de la police judiciaire, indique, en effet, que deux proches de
Larossi Abballa, condamnés pour terrorisme par le passé et libres
aujourd’hui, se sont renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste
Salvaing : l’un travaille à la Brigade anti-criminalité, l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.
Une telle prise d’information sur deux policiers dans le contexte
local inquiète forcément, surtout que les deux hommes connaissent
parfaitement l’identité de leurs cibles. Dans sa vidéo de revendication diffusée
en direct sur Facebook, Larossi Abballa a cité des noms de journalistes
mais il a aussi appelé à tuer des policiers et des surveillants de
prison. Une source judiciaire confirmait que ce type de menaces devait
de toute façon être prise au sérieux.
L’étau se resserre sur l’entourage de Larossi Abballa. Deux autres proches du terroriste ont été interpellés mardi et mis en examen ce week-end pour
« association de malfaiteurs » terroriste criminelle à la suite du
double meurtre commis par l’assassin du couple de fonctionnaires de
police. Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, sont connus de
l’antiterrorisme français. Ils avaient été condamnés avec Abballa en
septembre 2013 lors du procès d’une filière d’envoi de jihadistes au
Pakistan.
Magnanville: le nom de Fabien Clain retrouvé au domicile de l’un des suspects dans le double meurtre
20/06/2016 à 17h29
INFO BFMTV – Les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi
Abballa, le tueur présumé des deux policiers, un bout de papier sur
lequel était inscrit l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est
autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attaques de
Paris.
C’est un nom devenu familier dans les dernières affaires de
terrorisme en France. Fabien Clain, connu notamment pour avoir
revendiqué, depuis la Syrie, les attentats du 13 novembre au nom de
Deash apparaît désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figure sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji.
Cet homme de 27 ans est l’un des deux hommes mis en examen ce
week-end pour « association de malfaiteurs terroriste ». Ce proche de Larossi Abballa,
le tueur présumé des deux policiers, a déjà été condamné en 2013 dans
une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan. Lors
des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une
liste avec des noms de policiers, leur fonction et leur adresses
professionnelles a été découverte.
Détenus à Fleury-Mérogis
Fabien Clain et Saâd Rajraji se connaissent. En 2011 et en 2012, les
deux hommes se sont cotôyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient
tous deux détenus. Ils faisaient notamment partie d’une association qui
vient en aide aux prisonniers musulmans. Ont-ils gardé contact après
leur libération et après le départ de Fabien Clain pour la Syrie au
printemps 2014 pour rejoindre Daesh?
La découverte de l’adresse mail de Clain au domicile de Saâd Rajraji
interroge les enquêteurs. Celui qui se fait appeler Omar a-t-il
commandité l’attaque des deux policiers? D’autres attentats ou attaques
étaient-ils prévus? Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10
ans, la voix française de Daesh est celui qui a revendiqué les attaques de Paris le 13 novembre dernier.
Clain, un proche de Mohammed Merah
Son nom figure également dans de nombreux autres dossiers
terroristes. Converti en 2000, Fabien Clain part s’installer à Toulouse.
C’est là qu’il rencontre les frères Merah, Mohammed et Abdelkader, qui
vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans
les tueries de son cadet, le tueur au scooter. L’homme de 37 ans a
également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en
Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés.
Le nom de Fabien Clain apparaît également dans une autre affaire de
terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide
logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam.
Cet étudiant algérien de 24 ans est soupçonné d’avoir préparé
l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Un
projet avorté qui a coûté la vie à une jeune autormobiliste, Aurélie
Châtelain.
Magnanville : l’adresse mail de Fabien Clain découverte au domicile d’un proche du tueur
>Faits divers|Stéphane Sellami|20 juin 2016, 21h00
Fabien Clain, la voix française de Daech. C’est lui qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris.
DR
Stéphane Sellami
C’est une découverte intriguante. Au cours de la perquisition du
domicile de Saâd Rajraji, proche de Larossi Abballa, auteur du double
assassinat d’un policier et de son épouse, lundi, à Magnanville
(Yvelines), les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat)
ont découvert un morceau de papier sur lequel était inscrit l’adresse
mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain. Ce vieux routier du djihadisme n’est rien moins que l’auteur de la revendication des attentats du 13 novembre.
Clain avait revendiqué les attentats du 13 novembre
Clain a été détenu avec Saâd Rajraji à la prison de Fresnes
(Val-de-Marne) au début des années 2010 après sa condamnation à 5 ans de
prison pour avoir mis sur pied une filière d’envoi de jihadistes vers
l’Irak. De son côté, Saâd Rajraji purgeait une peine pour avoir lui
aussi pris part à une filière d’acheminement de jihadistes en
pakistano-afghane, notamment aux côtés de Larossi Abballa et de
Charaf-Din Aberouz. Restés proches d’Abballa, Saâd et Aberouz ont été
écroués, dimanche, dans le cadre du double meurtre de Magnanville.
«Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui
et Saâd Rajraji, tempère une source proche de l’affaire. Par ailleurs,
Larossi Abballa était toujours en contact régulier avec Saâd Rajraji et
Charaf-Din Aberouz. Ils ne se sont jamais perdus de vue ».
Magnanville, Bataclan, Villejuif… La marque de Fabien Clain derrière chaque événement terroriste
TERRORISME Installé en Syrie, ce Français qui a
revendiqué les attentats de Paris au nom de Daesh apparaît également
dans l’enquête sur le double meurtre de Magnanville (Yvelines)…
Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri
Essid à l’époque de la filière d’Artigat. – Capture d’écran Pièces à
conviction – France 3
V.V.
Magnanville : Son email retrouvé au domicile d’un des suspects
Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de
l’assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016. – Thibault
Camus/AP/SIPA
Un simple bout de papier découvert lors d’une perquisition au domicile de Saâd Rajraji. Dessus, les enquêteurs ont, selon BFM TV, retrouvé l’adresse email de Fabien Clain ainsi que son ancien numéro d’écrou.
Agé de 27 ans, Saâd Rajraji a été mis en examen, tout comme Charaf
Din-Aberouz, pour leur implication présumée dans le meurtre des deux
policiers de Magnanville (Yvelines) commis par Larossi Aballa, mardi
14 juin.
Ont-ils agi après avoir reçu des ordres donnés par Fabien Clain
depuis la Syrie ? L’enquête tente désormais de le déterminer. Selon BFM
TV, Rajraji et Clain étaient en contact depuis 2011 où ils purgeaient,
tous deux, une peine de prison à Fleury-Mérogis. Les deux hommes
faisaient alors partie d’une association venant en aide aux prisonniers
musulmans.
Paris : La voix qui revendique les attentats du Bataclan et des terrasses
Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015 – 20Minutes
La vidéo débute par un « nashid »,
l’un des habituels chants religieux qui font le « succès » de la
propagande glaçante de Daesh. « Dans une attaque bénie dont Allah a
facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du califat (…) a
pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion (…),
Paris… »
Identifiée quatre jours après les sanglants attentats de Paris le
13 novembre, la voix qui s’exprime ainsi, revendiquant les attentats de
Paris au nom de Daesh, est celle de Fabien Clain, enregistrée depuis la
Syrie. L’homme qui chante avant la lecture du communiqué est, selon Le Monde, celle de son frère cadet, Jean-Michel.
Villejuif : Il aurait téléguidé Sid-Ahmed Ghlam depuis la Syrie
Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de
l’église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d’un attenat
déjoué – Kenzo Tribouillard AFP
Les enquêteurs ont découvert en août dernier que son nom apparaissait
dans le projet d’attentat avorté contre une église de Villejuif
(Val-de-Marne), en avril 2015.
Selon Le Monde, Fabien Clain est soupçonné d’avoir « téléguidé Sid Ahmed Ghlam dans son projet d’attentat » depuis la Syrie. Les enquêteurs se fondent pour cela sur un message où plusieurs noms, proches de Clain, sont apparus.
Toulouse : Présenté comme un proche de Mohamed Merah
Capture d’écran d’une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah – - FRANCE 2
Le clan des «Belphégor ».
Voilà comment était surnommé le petit groupe gravitant autour de Fabien
Clain dans les années 2000 dans le quartier du Mirail à Toulouse. C’est
là que le Réunionnais aurait fait la connaissance de Mohamed Merah, le
tueur au scooter. Déjà condamné à l’époque pour avoir tenté d’acheminer
des combattants français en Syrie, Fabien Clain se retrouve alors en
prison.
Selon plusieurs sources, il aurait alors entretenu une correspondance
épistolaire avec Merah avant que celui-ci ne passe à l’acte. Mais dans la seule interview qu’il a accordée à un journal français, à savoir 20 Minutes,
Fabien Clain nie pour autant les faits. « Je n’ai jamais été proche de
Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert
cela dans ma cellule ! »
Publié le 21/06/2016 à 07:44, Mis à jour le 21/06/2016 à 10:30
L’ombre du jihadiste toulousain Fabien Clain plane sur l’affaire de Magnanville
Terrorisme
Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP
Selon BFMTV, hier, les enquêteurs ont découvert chez un proche de
Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers de Magnanville, un
bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain.
Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les
attentats de novembre à Paris. «Ils ont déclenché leurs ceintures
d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs
munitions, qu’Allah les accepte parmi les martyrs», avait-il dit alors,
avant de menacer : «cette attaque n’est que le début de la tempête».
Ce proche de Mohammed Merah, âgé de 35 ans est un vétéran toulousain
des filières islamistes radicales françaises, condamné en juillet 2009 à
cinq ans de prison, au terme desquels il est parti en Syrie. Lui et son
frère Jean-Michel, originaires du quartier du Mirail à Toulouse, sont
des convertis d’origine réunionnaise, radicalisés au début des années
2000.
Le nom de Fabien Clain revient désormais dans l’enquête sur le double
assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou
figurent sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji. Ce
proche de Larossi Abballa a été mis en examen ce week-end pour
«association de malfaiteurs terroriste». Lors des perquisitions menées à
son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers,
leur fonction et leurs adresses professionnelles a été découverte.
De fait Clain et Rajraji se connaissent. En 2011 et 2012, ils se sont
côtoyés à Fleury Mérogis où ils étaient détenus. Par ailleurs, Rajraji a
déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre
la France et le Pakistan.
La découverte de l’adresse mail de Clain à son domicile interroge logiquement les enquêteurs.
Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, Fabien Clain
avait rencontré les frères Merah, à Toulouse, Mohammed et Abdelkader,
qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité
dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter.
Clain a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit
village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés et son nom
apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015,
il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une
voiture, à Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien de 24 ans soupçonné
d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le
Val-de-Marne.
Lire également en page7 «Le dernier hommage aux policiers assassinés».
Alençon Magnanville. Nouvelles interpellations, le nom de Fabien Clain, djihadiste de Normandie, cité
Fabien Clain, terroriste ayant vécu à Alençon, aurait des liens avec
l’un des deux suspects, dans l’enquête sur le meurtre de deux
policiers, lundi 13 juin 2016, à Magnanville.
Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué
les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo :
DR)
Lundi 20 juin 2016, le nom du terroriste Fabien Clain
a également été retrouvé, sur un bout de papier prélevé par des
enquêteurs de la sous-direction antiterroriste, dans le cadre de
l’enquête sur le double meurtre de Magnanville. Il est déjà connu comme
celui qui avait revendiqué les attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015.
Selon BFM/TV,
le nom de Fabien Clain serait indiqué avec son adresse mail et son
numéro d’écrou (numéro d’identification attribué à un détenu lors de son
incarcération NDLR). L’essentiel.Fabien Clain, la voix française de Daech, est-il impliqué dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines)
? Son nom ressurgit dans l’enquête sur l’attaque terroriste commise par
Larossi Abballa et revendiquée par Daech. Le courriel de Fabien Clain
aurait été retrouvé sur un bout de papier au domicile de l’un des
proches de l’assassin, Saâd Rajraji. Âgé de 27 ans, ce dernier a été mis
en examen dimanche 19 juin 2016 aux côtés de Charaf-Din Aberouz, 29
ans, dans le meurtre de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider.
À ce stade, les enquêteurs n’ont pas retenu de complicité directe, mais
les fréquentations des deux hommes sont au cœur de l’enquête. Larossi
Abballa, Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont tous les trois été
condamnés, le 30 septembre 2013, pour leur participation à un réseau de
recrutement et d’acheminement de candidats au djihad vers le Pakistan.
Charaf-Din Aberouz avait été détenu au Havre (Seine-Maritime).
Saâd Rajraji aurait rencontré Fabien Clain à la prison de
Fleury-Mérogis en 2011 et 2012. Ils faisaient notamment partie d’une
association qui venait en aide aux prisonniers musulmans, selon BFM-TV.
La découverte de l’adresse email de Fabien Clain au domicile de Saâd
Rajraji signifie-t-elle que celui-ci est impliqué dans la tuerie de
Magnanville ?
C’est au domicile de Saâd Rajraji que ce bout de
papier aurait été retrouvé. Cet homme est un des deux suspects mis en
examen et écroués, samedi 18 juin, avec Charaf-Din Aberouz, pour leurs
relations avec Larossi Abballa, commanditaire de l’attentat de
Magnanville.
Ce nouvel indice ne permettrait pas encore de déterminer si le
porte-voix de Daesh est également impliqué dans le meurtre des deux
policiers.
Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji », déclare une source policière au Parisien.
Un des suspects était détenu en Normandie. Samedi 18 juin 2016, quelques jours après le double meurtre de Magnanville (Yvelines), les deux suspects Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont été déférés devant le parquet en vue d’une mise en examen.
Charaf-Din Aberrouz, 29 ans, avait été détenu au centre pénitentiaire du Havre (Seine-Maritime), jusqu’en novembre 2015, comme l’a révélé le syndicat Ufap-Unsajustice. Le jeune homme était considéré comme l’un des « émirs » de la filière terroriste pakistanaise. Un profil similaire a celui de Larossi Abballa, abattu par le Raid après l’attaque contre les deux policiers de Magnanville.
Tous deux faisait partie d’une filière destinée à recruter des jeunes en France, pour les envoyer au Pakistan faire le jihad. Reportage de BFM TV :
Des liens avec les attentats en France
Ces relations entre Fabien Clain et Saâd Rajraji dateraient de
plusieurs années. Tous deux auraient été détenus en même temps à la
prison de Fleury-Merogis, de 2011 à 2012. Les éléments connus des
enquêteurs ne permettraient pas encore de déterminer si leurs relations
se sont maintenues au fil des années, notamment après le départ de
Fabien Clain pour la Syrie, en 2014. Fabien Clain, un terroriste vivant en Normandie. Toulousain d’origine, Fabien Clain, surnommé Omar, a vécu en France, au mois jusqu’à début 2015. Ce proche de Mohamed Merah avait un appartement en Normandie, à Alençon (Orne).
Quelques heures après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, il a été reconnu comme le porte-parole revendiquant les attaques au nom de Daesh.
L’enquête avait alors permis de retrouver sa trace en Normandie, où son
appartement a été perquisitionné le 19 novembre 2015. Il y avait vécu
après sa sortie de prison en 2012, pendant au moins deux ans.
Cependant, la découverte de ce nouvel élément tend à démontrer une
fois encore, l’étendue des relations que Fabien Clain avait avec des
personnes directement impliqués dans les attentats terroristes ayant eu
lieu ces dernières années en France : Mohamed Merah, qui avait attaqué
des militaires et une école juive à Toulouse, Sid Ahmed Ghlam, impliqué
dans un attentat manqué contre une église de Villejuif, ou encore son
implication dans les attentats de Paris, qu’il avait revendiqué au nom
de Daesh, le samedi 14 novembre 2015.
Qui est Fabien Clain, ce jihadiste français cité dans les attentats de Paris, Villejuif et Magnanville ?
PORTRAIT – L’adresse mail de Fabien Clain a été retrouvée chez un
proche de Larossi Abballa, l’assaillant de Magnanville, où deux
policiers sont morts.
Crédit : AFP
Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo
Son nom revient régulièrement avec insistance. À Toulouse lors des
attaques de Mohammed Merah, lors des attentats du 13 novembre ou de
celui avorté à Villejuif, Fabien Clain a toujours été cité dans les
enquêtes. La dernière attaque terroriste, perpétrée par Larossi Abballa, n’échappe pas à la règle alors que l’adresse mail du jihadiste français a été retrouvée sur un bout de papier chez Saâd Rajraji, un proche de l’assaillant, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».
Selon BFM TV, les deux hommes se connaissaient puisqu’ils s’étaient « côtoyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus » entre 2011 et 2012.
Mais alors, qui est ce Fabien Clain ? Originaire du quartier du Mirail,
à Toulouse, ce Réunionnais d’origine s’est converti dans les années
1990 avant de se radicaliser au début des années 2000 avec son frère
Jean-Michel.
Artigat, la filière toulousaine
Figure de l’organisation terroriste, son nom est associé à de nombreuses affaires en France. S’il s’est désolidarisé des attaques de Mohamed Merah à
Montauban et Toulouse en 2012, les liens entre les deux sont évidents
alors qu’ils ont côtoyés la même filière terroriste à Artigat, dans un
village de l’Ariège situé à une soixantaine de kilomètres de
Toulouse. Un filière notamment dirigée par Olivier Corel, communément appelé « L’Émir Blanc », un Français d’origine syrienne considéré par ses disciples comme un guide spirituel.
En prison lors des actions de Mohammed Merah, Fabien Clain entretient
pourtant une correspondance, selon plusieurs sources. Une information
niée par le principal intéressé, dans les colonnes de 20 minutes :
« Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens,
j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »
Un rôle majeur dans l’attentat déjoué à Villejuif ?
Trois ans plus tard, son nom refait surface lors de l’attentat avorté
contre une église à Villejuif, dans le Val de Marne. En première ligne ?
Un jeune algérien Sid Ahmed Ghlam. Ce dernier est soupçonné d’avoir
assassiné Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, avant
d’être interpellé par les forces de l’ordre.
Mais si cette action pouvait s’apparenter à un acte solitaire, les
enquêteurs mettent la main sur de nombreux messages cryptées envoyés
avec un ou plusieurs hommes se trouvant en Syrie. L’idée d’une action
téléguidée de l’étranger grandie alors que deux noms, qui font partie de
la même procédure de filière jihadiste que Fabien Clain, sont mis en
avant. « Présenté comme leur ‘comparse’, Fabien Clain aurait joué de la Syrie un rôle majeur dans leur endoctrinement », écrit alors le quotidien Le Monde.
La voix française de Daesh
Au lendemain des attentats sanglants qui ont frappé Paris le 13 novembre,
l’organisation terroriste Daesh a revendiqué les attaques, qui ont fait
pas moins de 129 morts, dans un communiqué enregistré diffusé sur
internet. Quelques jours plus tard, le verdict tombe alors que certains
services spécialisés ont identifié la voix de Fabien Clain. Mais selon nos informations, ce jihadiste vétéran aurait joué un rôle plus important dans ces actions que celui d’un simple speaker.
Les services de renseignement notent que Fabien Clain, ainsi que son
frère Jean-Michel, avaient été cités en 2009 dans une ébauche d’attentat
visant, déjà, le Bataclan. Une information prise très au sérieuse alors
que les deux frères s’étaient installés en Belgique et avait fréquenté la mouvance islamiste radicale qui commençait à s’installer à Molenbeek.
Publié le 22/06/2016 à 07:45, Mis à jour le 22/06/2016 à 08:01
Attentats de Daech : l’ombre de la filière toulousaine
Terrorisme
Des combattants de Daech./Photo AFP
L’adresse internet de Fabien Clain, le jihadiste toulousain d’origine
réunionnaise, a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa,
l’assassin du couple de policier des Yvelines. Un indice qui tend à
prouver qu’Abballa lui non plus n’était pas un loup solitaire.
Difficile désormais de croire que Larossi Abballa, qui a exécuté un
couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, était un «loup
solitaire». L’enquête qui se prolonge dans son entourage montre bien que
cet homme a eu de très nombreux contacts avec les filières jihadistes.
Et qu’un de ses proches, Saad Rajraji, était en contact avec le
Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain.
Or, Fabien Clain n’est pas n’importe qui. Le membre de l’équipe des
«Belphégor» toulousains passé par la cellule d’Artigat est devenu un des
caïds de Daech. C’est lui qui a revendiqué les attentats de Paris pour
le compte de l’EI dès le 14 novembre. C’est aussi Fabien Clain que l’on
retrouve en manipulateur de Sid Ahmed Glam, assassin d’Aurélie
Châtelain, et qui préparait un attentat contre l’église de Villejuif.
Son «correspondant» Saad Rajraji, avait été condamné en septembre
2013 dans le cadre du procès d’une filière d’acheminement au Pakistan,
en compagnie de Charaf-Din Aberouz, et… Larossi Abballa. Rajraji et
Aberouz ont été interpellés samedi, et mis en examen pour «association
de malfaiteurs terroristes», mais on ne peut pas pour l’instant, établir
une complicité entre eux et Abballa, pour le crime de Magnanville.
L’enquête se poursuit, et hier, un autre homme appartenant à l’entourage
d’Abballa a été placé en garde à vue.
«Ces opérations ont été réalisées pour vérifier les informations
selon lesquelles un groupe de personnes, dont certains proches
d’Abballa, voulaient s’en prendre à des policiers. Mais il n’y a, à ce
stade, aucun lien avéré avec l’attentat de la semaine dernière», a
indiqué le parquet de Versailles. L’homme interpellé a déjà été condamné
en 2007 à huit ans d’emprisonnement. Il avait été condamné pour ses
liens avec des membres d’un groupe jihadiste responsable des attentats
de Casablanca (Maroc) du 16 mai 2003, perpétrés par douze kamikazes, qui
avaient fait 33 morts et une centaine de blessés. Ce Franco-Marocain a
fait l’objet d’une déchéance de la nationalité française.
Faute d’éléments probants, sa garde à vue de cet homme a été levée
dans l’après-midi. «L’enquête se poursuit», a indiqué le parquet de
Versailles.
Abballa évoluait donc dans une galaxie très jihadiste : ses proches
sont-ils complices ? En tout cas, ils procédaient d’une «ambiance» pour
le moins particulière… Et l’on voit que les ramifications avec d’autres
filières et d’autres terroristes ne sont pas loin.
Pendant qu’on procédait à ces arrestations à paris, Bruxelles vivait
de nouvelles heures d’angoisse, hier, mais cette fois, la faute à un
garçon souffrant de troubles psychiatriques. Il avait lui-même appelé
les policiers pour signaler qu’il était porteur d’une ceinture
d’explosifs : en fait, du sel et des biscuits…
Dernier élément : le parquet général de Paris va se pourvoir en
cassation contre l’arrêt renvoyant Abdelkader Merah devant les assises.
Le parquet veut des chefs de poursuite plus sévères contre le frère du
tueur, qui permettraient une condamnation plus lourde.
Publié le 22/06/2016 à 07:48, Mis à jour le 22/06/2016 à 10:17
Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa, l’itinéraire d’un tueur
Terrorisme – Récit
Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l’itinéraire d’un tueur
Attaques contre le Bataclan, projet d’attentat contre une église de
Villefuif et policiers assassinés dans les Yvelines : la présence du
Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain, plane au-dessus de
chaque attentat ou tentative d’attentat sur le territoire national. Le
nom de cet homme de 38 ans, radicalisé au début des années 2000 à Toulouse
et condamné en 2009 à 5 ans de prison pour sa participation à une
filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, revient inlassablement
dans les dernières enquêtes antiterroristes. Connu pour être la voix de
Daech qui a revendiqué les attentats parisiens du 13 novembre 2015,
Fabien Clain est-il aussi lié à l’horrible attaque contre le couple de
policiers à Magnanville, commise par Larossi Abballa ? C’est en tout cas
la question que se posent les enquêteurs après la découverte de
nouveaux indices troublants. Au domicile de Saâd Rajraji, un proche de
Abballa, les policiers ont retrouvé un bout de papier sur lequel
figurent le mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain.
Au sein de la galaxie jihadiste de Daech, Fabien Clain occupe un rôle
de soutien logistique aux candidats au sacrifice final. Tout en jouant
les chefs propagandistes en restant bien à l’écart du front syrien. «Au
regard de son passé, de son histoire, de ses multiples voyages en
Belgique et en Egypte, Fabien Clain s’est construit un réseau, un carnet
d’adresses qui le met en relation avec d’autres jihadistes. Voir son
nom apparaître dans l’affaire du double assassinat du couple de
policiers est la preuve que cet homme représente un danger réel»,
commente Christophe Rouget du syndicat des cadres de la sécurité
intérieure, à Toulouse.
Fiché S, Fabien Clain est interdit de séjour dans 23 départements
français dont la Haute-Garonne après sa sortie de prison en 2012. Alors
qu’il entame sa mise au vert en Normandie réfutant toute proximité avec
Mohammed Merah, le Toulousain s’installe à Alençon où il continue de
prêcher. Fin janvier 2015, quelques semaines après les attentats à
«Charlie Hebdo», Clain aurait acheté du matériel audio dans l’enseigne
du centre de Toulouse, «Music Action», alors qu’il est interdit de
séjour dans la Ville rose. À trois reprises, il se serait rendu dans ce
magasin spécialisé pour effectuer plus de 3 000 € d’achats. Ce n’est que
10 mois plus tard que les policiers ont connaissance de sa présence
dans cette enseigne. Clain aurait été reconnu par un membre du personnel
alors que sa photo était diffusée dans les médias. «Comment se fait-il
qu’un homme aussi discret que Clain tout en se sachant surveillé ait pu
prendre le risque de faire des achats comme n’importe quel individu dans
un magasin de la ville ?», s’interroge un professionnel du
renseignement toulousain dubitatif quant à la réelle présence du
terroriste à Toulouse, en janvier 2015. Il aurait alors rejoint la Syrie
trois mois plus tard.
Pour cet homme au charisme reconnu, tout commence à Toulouse au début
des années 2000 après sa conversion à l’islam. Issu d’une famille
catholique pratiquante, Fabien Clain, devenu Omar, converti son frère
Jean-Michel avec lequel il s’essaye au rap, se faisant appeler les
«rappeleurs». Le premier écrit des textes et le second les chante. Dans
la Ville rose, Fabien Clain côtoie Sabri Essid et Abdelkader Merah, deux
figures du salafisme toulousain et proches de l’Emir blanc, Olivier
Corel, un idéologue d’origine syrienne, ex-mentor des frères Merah et
résidant à Artigat, en Ariège. De l’ancienne mosquée du Mirail, où il
tente d’imposer sa vision de l’islam radical jusque sur les marchés des
cités toulousaines, Fabien Clain fait du prosélytisme à tout-va,
cautionnant les attaques de Ben Laden à travers la vente de livres et de
documents audiovisuels sur les étals, au Mirail. Sa femme, Mylène et
ses amies sont gantées et vêtue d’un voile intégral. C’est l’époque du
«clan des Belphégor».
Décrit comme ayant joué un rôle essentiel dans la radicalisation des
membres de la communauté salafiste, à Toulouse, Fabien Clain multiplie
les voyages en Belgique et en Egypte où il part en septembre 2006 avec
sa famille en vue de s’installer au Caire. En Belgique, il tisse des
liens avec la communauté salafiste dans les quartiers de Bruxelles où il
ramène une foisonnante littérature coranique.
Aujourd’hui, Fabien Clain a étendu ses filets en Europe en
multipliant ses relations jouant les «VRP» pour Daech. «À chaque fois
qu’un attentat se produit, Daech apporte son logo comme un tampon
validant l’action qui vient d’être commise. Mais quand l’attentat est
raté, Daech se garde bien d’apparaître», poursuit Christophe Rouget.
Dans ce contexte, difficile de définir avec exactitude le rôle précis de
Fabien Clain au sein de l’entreprise criminelle de l’État islamique.
Communiquant aguerri, logisticien et propagandiste reconnu, il
utilise les réseaux sociaux pour revendiquer et diffuser les messages
d’endoctrinement. Une terreur par la communication vieille comme le
monde. «Jusqu’où peut-on le laisser assurer cette propagande sur les
réseaux sociaux ?», s’interroge un enquêteur bien conscient que la
suppression totale de ces tribunes propagandistes restent étroitement
liées à des enjeux financiers et internationaux. C’est encore une fois
sur internet qu’un jeune converti de 22 ans s’est radicalisé subitement.
Assigné à résidence à L’Isle-sur-Tarn et fiché S, cet apprenti
jihadiste a été arrêté par les policiers de la DGSI, lundi 13 juin, à
Carcassonne, alors qu’il voulait tuer au non d’Allah des touristes et
des policiers.