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vendredi 27 mars 2015
Crash d'un Airbus A320 à Barcelonnette : 150 nouvelles victimes de la médecine psychiatrique
L’enquête sur le crash survenu mardi 24 mars 2015 à Barcelonnette a
vite progressé après la découverte et l’exploitation des boîtes noires
de l’appareil, ce que les conditions de la disparition du vol 370 Malaysia Airlines le 8 mars 2014 n’avaient pas permis, laissant cette affaire à ce jour irrésolue.
Il apparaît donc que le jeune copilote allemand Andreas Lubitz ait pu
volontairement précipiter l’avion contre la montagne à Barcelonnette,
dans un secteur qu’il connaissait bien, et où s’était déjà produit un
crash aéronautique par le passé, un 11 septembre, en 1953.
Il avait embarqué à Barcelone alors qu’il était en arrêt de travail,
apparemment pour un état dépressif que confirment plusieurs témoignages
et autres éléments de l’enquête.
Suivant régulièrement un traitement psychiatrique depuis plusieurs années, il avait consulté le 10 mars 2015.
Secret médical oblige, secret protégeant toujours les médecins,
ceux-ci ne révèleront sans doute pas de sitôt la nature exacte de ce
traitement médicamenteux.
Connaissant leurs habitudes de prescription, il est cependant
possible de supputer qu’il s’agisse d’un antidépresseur
sérotoninergique, c’est-à-dire d’une molécule depuis longtemps connue
comme responsable de nombreux passages à l’acte violents chez des
personnes sans histoire.
Et ces grands malades de psy de s’empresser de se dédouaner avec de
leurs délires habituels, où cette fois le suicide accompagné de meurtres
ou d’assassinats est qualifié d »altruiste », tandis que le suicide le
plus commun, celui du désespéré qui prend soin d’épargner autrui est
qualifié d »égoïste »…
INFOGRAPHIE – Après que la presse allemande a révélé que le jeune
homme avait traversé une phase de dépression et faisait l’objet d’un
suivi psychiatrique, le parquet a découvert qu’il était en arrêt maladie
le jour du drame.
Au fur et à mesure que l’enquête progresse, on en apprend davantage
sur l’état de santé d’Andreas Lubitz, soupçonné d’avoir volontairement
fait crasher l’A320 de la Germanwings mardi matin. Vendredi, on a ainsi
découvert qu’il avait traversé une phase de dépression et qu’il avait
caché à son employeur qu’il était en arrêt maladie le jour du drame. Les
enquêteurs cherchent actuellement d’éventuels indices d’une maladie
psychiatrique pour expliquer son geste.
• L’arrêt maladie caché
Au cours de leurs persquisitions aux deux domiciles de Lubitz, les
enquêteurs ont découvert qu’il faisait l’objet d’un arrêt maladie le
jour du drame. Selon le parquet de Düsseldorf, en charge d’un pan de l’enquête,
il a été retrouvé plusieurs arrêts maladie «détaillés» et «déchirés»,
qui concernaient notamment le jour des faits. Le parquet n’a pas dévoilé
la nature de la maladie du jeune homme de 28 ans. Quoi qu’il en soit,
ces documents viennent «appuyer la thèse» selon laquelle Andreas Lubitz
«a caché sa maladie à son employeur (la compagnie aérienne Germanwings)
et à son environnement professionnel», affirme le parquet. Autre
information capitale: ces pièces à conviction attestent d’une «maladie
existante et de traitements médicaux correspondants», selon la même
source.
• Une grave dépression
Vendredi, la presse allemande a révélé que le copilote, présenté comme sportif et «très compétent» par ses proches, avait souffert d’une dépression durant sa formation de pilote,
il y a six ans. Il avait d’ailleurs interrompu son apprentissage
«durant un certain temps», avait indiqué jeudi le patron de la Lufthansa
(maison-mère de Germanwings), Carsten Spohr. Ce dernier avait précisé
jeudi ne pas avoir le droit de révéler les raisons de cette
interruption. Mais, à en croire le tabloïd allemand Bild,
Andreas Lubitz souffrait «de dépressions et de crises d’angoisse». Il
aurait alors fait l’objet d’un suivi psychiatrique sur une durée totale
de dix-huit mois. Il avait finalement repris sa formation après avoir
repassé tous les tests d’aptitude nécessaires et bouclé avec succès sa
formation, selon la Lufthansa. Andreas Lubitz était copilote depuis 2013
sur les appareils Airbus A320. Depuis, le jeune homme aurait été sous
traitement «médical particulier et régulier».
Les enquêteurs cherchent toujours à savoir si l’acte a été prémedité
ou non. Aucune lettre d’adieux ou un quelconque courrier n’a été
retrouvé pour l’heure (vendredi à 14h30, ndlr). En attendant, de
nombreuses questions restent sans réponse: pour quel motif Andreas
Lubitz a-t-il été mis en arrêt maladie? De quelle maladie souffrait-il?
Pourquoi le jeune homme a-t-il décidé d’aller travailler ce jour-là?
Comment se fait-il que son employeur ne connaissait pas l’existence de
cet arrêt maladie?
Selon le quotidien allemand Bild, Andreas
Lubitz qui aurait volontairement provoqué le crash de l’appareil était
sous traitement médical anti-dépression.
DÉPRESSION. Le co-pilote de l’Airbus A320 de Germanwings, Andreas Lubitz,
a souffert d’une grave dépression il y a six ans entre 2008 et 2009 et
était régulièrement suivi médicalement depuis, révèle vendredi 27 mars
2015 le quotidien allemand Bild qui a eu accès à des documents officiels. Le co-pilote a traversé « un épisode dépressif lourd » et
avait été placé en établissement psychiatrique pour y suivre un
traitement, affirme le journal qui a pu consulter des documents de
l’autorité allemande de supervision du transport aérien
(Luftfahrtbundesamt, LBA). Toujours selon le quotidien, le jeune homme
aurait été victime « de dépressions et de crises d’angoisse » l’empêchant de suivre son apprentissage pendant six mois.
Depuis, le co-pilote était sous traitement « médical particulier et régulier »,
poursuit le quotidien qui affirme que ces informations ont été
transmises par la Lufthansa, maison-mère de Germanwings. Pendant sa formation,
Andreas avait été jugé à plusieurs reprises comme incapable de voler
car trop faible psychologiquement. Mais lors de sa réintégration, « il était 100% apte à voler » selon l’école de navigation de la Lufthansa, à Brême, connue pour la rigueur de sa sélection. « Dans
le choix de nos candidats, nous ne vérifions pas seulement les
capacités cognitives et techniques de nos futurs étudiants », a expliqué le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr. « Nous laissons une grande place à leur profil psychologique. Il a réussi à la suite tous les tests médicaux », précise-t-il.
Les tests sont extrêmement sévères, sur le plan technique et psychologique. » - Marie-Claude Dentan
Interrogée par Europe 1, Marie-Claude Dentan, ancienne psychologue à Air France en charge du recrutement des pilotes et de leur suivi rappelle que« la
sélection est là pour éliminer ceux pour lesquels on pourrait avoir un
doute. Les tests sont extrêmement sévères, sur le plan technique et
psychologique. Il n’y a pas d’autres professions où il y a un tel
suivi. » La psychologue poursuit : « Il y a des contrôles
médicaux réguliers, qui sont chargés de voir si l’aptitude est toujours
là, à la fois sur le plan physiologique et sur le plan psychologique. »
Alors comment Andrea Lubitz a-t-il pu passer au travers des mailles
du filet ? Et si le suivi psychologique est aussi bien pris en compte,
comment un pilote « sous traitement » comme le révèle Bild peut-il
continuer de se retrouver aux commandes d’un avion transportant 150
personnes ? Un psychologue doit consulter ce vendredi 27 mars les
documents des autorités de supervision du transport
aérien. Des documents qui seront ensuite récupérés par les autorités
judiciaires allemandes qui doivent les transmettre aux enquêteurs
français, selon la même source.
La justice française a révélé jeudi 26 mars que le co-pilote avait
sans doute intentionnellement provoqué le crash de l’avion de Germanwings mardi dans les Alpes françaises, qui a fait 150 morts. Rendant la piste d’un « suicide-homicide » très probable.
Un appareil de la compagnie aérienne allemande Germanwings
s’est écrasé dans les Alpes françaises, mardi 24 mars 2015. Cent
cinquante personnes ont trouvé la mort. L’avion effectuait la liaison
entre Barcelone (Espagne) et Düsseldorf (Allemagne). Seul aux commandes
lors du crash, le copilote se serait suicidé.
«Andreas avait survolé la zone du crash en planeur»
Un membre du club aéronautique que fréquentait le copilote allemand a
assuré que Lubitz connaissait le secteur. Il était «obsédé par les
Alpes», a-t-il ajouté.
Une faute?
Le copilote de l’Airbus A320 de Germanwings qui s’est crashé mardi
avait peut-être choisi d’écraser l’avion dans les
Alpes-de-Haute-Provence. «Le Parisien»
explique qu’Andreas Lubitz connaissait parfaitement le secteur. «Je
suis certain qu’il a participé au moins une fois ou deux aux stages avec
nous à Sisteron», a confié Ernst Müller, un septuagénaire membre du
même club aéronautique que le jeune Allemand à Montabaur.
Dieter Wagner, un autre membre du club va même plus loin: «Andreas a
participé à un de ses stages dans les Alpes-de-Haute-Provence avec ma
nièce, qui était une bonne amie à lui. Il était passionné des Alpes et
même obsédé. Je suis certain qu’il connaissait le secteur du crash car
il l’avait survolé en planeur», a-t-il déclaré.
Selon Francetvinfo,
le groupe Lufthansa, maison mère de Germanwings, a nommé un «pilote en
chef chargé de la sécurité». Son rôle sera d’examiner et faire évoluer
les procédures de sécurité, a annoncé la compagnie aérienne.
L’hôpital universitaire de Düsseldorf
explique qu’Andreas Lubitz a subi des examens mais refuse de donner des
détails en raison du secret médical. Suivez les dernières informations
en direct.
Dans l’enquête sur le crash de l’Airbus A320, la thèse du suicide du
copilote Andreas Lubitz est évoquée (UNCREDITED/AP/SIPA).
UNCREDITED/AP/SIPA
18h30 – La question de l’indemnisation des proches des victimes
Les pertes humaines consécutives au crash de l’A320 de Germanwings et
l’avion détruit seront indemnisées par les assureurs, même si
l’accident a délibérément été provoqué, indiquent à l’AFP des sources
proches du dossier.
Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), filiale de
l’assureur allemand Allianz spécialisée dans la gestion des risques des
grands groupes, est le chef de file des assureurs de Germanwings.
Dans ce dossier, deux éléments vont être considérés : l’assurance
couvrant la valeur de l’avion et la responsabilité civile, relative à
l’indemnisation des proches des victimes.
En ce qui concerne les pertes humaines, un acompte fixe devrait être
versé aux proches des victimes, indépendamment de leur âge, de leur
revenu ou de leur sexe.
Elmar Giemulla, professeur de droit aérien à l’Université technique
de Berlin, interrogé par le journal régional allemand « Rheinische
Post », estime que Lufthansa devrait faire face à des demandes
d’indemnisations « d’un montant faible, à deux chiffres en millions »,
c’est-à-dire de l’ordre de 10 à 30 millions d’euros.
L’indemnisation de l’avion, quant à elle, sera couverte par une
assurance spécifique relative aux risques liés à des actes de guerre car
l’appareil a été dévié volontairement.
18h15 - La petite amie de Lubitz entendue par la police
La petite amie du copilote a été entendue par la police, affirme
iTélé. Cette dernière aurait confirmé qu’Andreas Lubitz souffrait d’une
grave dépression.
17h45 - »Préparez-vous à être surpris. Visitez l’Allemagne »
Forcément, le timing était mauvais. « Préparez-vous à être surpris. Visitez l’Allemagne », lançait les
grande affiches publicitaire de la compagnie low-cost Germanwings dans
le métro londonien. Elle a dû les retirer en catastrophe après le crash
de l’Airbus A320, rapporte FranceTVinfo, citant un tweet de « The Independant ».
17h15 – l’Agence européenne de la sécurité aérienne recommande la présence constante de deux personnes dans le cockpit
L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) préconise
désormais la présence de deux membres d’équipage en permanence dans le
cockpit, dont « au moins un pilote qualifié ».
Dans une recommandation qu’elle qualifie de « temporaire », publiée
sur son site, l’Agence estime que les compagnies doivent « réévaluer les
risques [...] associés au fait qu’un membre d’équipage quitte le
cockpit du fait de besoins opérationnels ou physiologiques ».
17h - Andreas Lubitz avait consulté à l’hôpital le 10 mars
Andreas Lubitz avait consulté au centre hospitalier de Düsseldorf en
février et en mars, révèle Reuters. Le dernier rendez-vous du copilote a
eu lieu le 10 mars.
Dans un communiqué, le centre hospitalier universitaire de Düsseldorf
explique qu’Andreas Lubitz a subi des examens mais refuse de donner des
détails en raison du secret médical. Selon l’hôpital, le copilote s’est
présenté de lui-même à son dernier rendez-vous.
L’hôpital de Düsseldorf ajoute que les informations selon lesquelles
Andreas Lubitz a été soigné dans ses services pour une dépression sont
fausses.
16h30 - l’UE envisage d’imposer deux personnes en permanence dans la cabine de pilotage
L’Union européenne envisage aussi d’imposer la présence en permanence
de deux membres de l’équipage dans la cabine de pilotage des avions,
annonce la Commission européenne.
« Nous attendons les conclusions de l’enquête en cours et, si cela
s’avère nécessaire, les règles de sécurité seront revues », déclare la
porte-parole de la Commission, Mina Andreeva.
L’obligation d’avoir en permanence deux membres de l’équipage dans la cabine de pilotage « est à l’étude ».
16h10 - »Nous n’avonspas trouvé un seul corps intact »
« Nous n’avonspas trouvé un seul corps intact », annonce la gendarmerie dans un point presse à Seyne-les-Alpes qui évoque des « éléments de corps et des éléments biologiques ».
« Les médecins légistes regardent s’il y a des éléments
identifiants », explique le colonel Patrick Touron. « Compte tenu de la
nature de la dégradation des corps, nous pensons que l’ADN sera
l’élément prégnant pour procéder à des identifications »,
poursuit-il. »Le processus d’identification débutera lorsque que nous
aurons suffisamment d’éléments ».
Le colonel explique également que des dentistes légistes procèdent à des vérifications sur les restes humains retrouvés.
« Les éléments de corps seront conservés », précise Patrick
Touron qui explique qu’ils pourront être analysés si besoin. Mais dans
un premier temps, il faut identifier les victimes. »Nous souhaitons
rendre les corps des victimes le plus tôt possible ».
Il souligne que le travail des sauveteurs qui accompagnent les gendarmes sur le site du crash est particulièrement difficile.
15h40 – « C’est surtout un homicide sacrificiel »
Pourquoi Andreas Lubitz a-t-il entraîné avec lui 149 personnes ?
Selon les spécialistes, il pourrait s’agir d’un « suicide altruiste ».
Qu’est-ce que ce phénomène ? Et comment le prévenir ? Eclairage de
German Arce Ross, psychanalyste, à lire sur Le Plus.
14h50 – Les adversaires du nucléaire s’inquiètent
Et si le copilote avait choisi de s’écraser sur une centrale
nucléaire et non contre la montagne ? Une élue du Parti de gauche et le
porte-parole d’EELV s’alarment.
14h25 – Les compagnies allemandes adoptent la règle des deux personnes en permanence dans le cockpit
Les compagnies aériennes allemandes ont décidé d’adopter la règle des
deux personnes en permanence dans le cockpit de leurs avions,
annonce la fédération allemande du secteur aérien (BDL).
« Nos compagnies aériennes introduisent provisoirement une nouvelle
procédure qui prévoit que deux personnes autorisées doivent toujours se
trouver dans le cockpit d’un appareil », annonce, dans un communiqué, la
fédération qui regroupe toutes les grandes compagnies du pays.
14h15 – Andreas Lubitz connaissait-il les lieux du crash ?
Selon plusieurs pilotes, l’aéroclub de Montabaur, en Allemagne,
fréquenté par le copilote, organisait « régulièrement des vols dans les
Alpes-de-Haute-Provence », affirment-il à France 2.
13h55 – L’Autriche impose deux personnes en permanence dans le cockpit
L’autorité aérienne autrichienne Austro Control décide d’imposer la
présence de deux membres d’équipage dans les cabines de pilotage tout au
long des vols. La mesure prend effet « immédiatement » précise une
porte-parole, Andrea Heigl.
Nous souhaitons qu’une réglementation européenne soit adoptée au plus vite. »
13h40 – Les médicaments, responsables du drame ?
Pour Bernard Debré, député de Paris et auteur du « Guide des 4.000
médicaments utiles, inutiles et dangereux », le traitement pris par le
copilote de l’avion pourrait peut-être expliqué son geste.
Dans certains cas, lorsqu’un dépressif est traité par un
antidépresseur, il peut arriver qu’il soit désinhibé par les
médicaments. La volonté suicidaire, qu’il n’arrivait pas à exprimer
avant son traitement, peut alors se déclencher grâce à cette
désinhibition médicamenteuse. »
Et Bernard Debré de conclure : »Je suis sidéré qu’on ait pu
permettre à ce jeune homme de piloter. Peut-être le médecin personnel de
cet homme n’a-t-il rien dit. Si c’est le cas, il s’agit là d’une faute
professionnelle de sa part. Comment ne pas prévenir l’employeur, y
compris en levant le secret médical, lorsqu’il y a un risque majeur pour
des passagers.
Peut-être était-ce le médecin de la compagnie, ce qui serait encore
plus grave. Si la compagnie elle-même a été mise au courant, elle
porterait là une lourde responsabilité. »
13h25 - Aucune lettre d’adieux
Les enquêteurs n’ont, en revanche, trouvé aucune lettre d’adieux ou courrier attestant d’un acte prémédité.
13h15 - Des formulaires d’arrêt maladie déchirés
Les enquêteurs ont retrouvé chez le copilote des formulaires
d’ »arrêts maladie détaillés, déchirés » et qui concernaient aussi « le
jour des faits », affirme le parquet allemand, sans préciser la nature
de la « maladie ».
Ces documents viennent « appuyer la thèse » selon laquelle Andreas
Lubitz, 27 ans, « a caché sa maladie à son employeur (la compagnie
aérienne Germanwings) et à son environnement professionnel », selon le
Parquet.
Les documents retrouvés attestent d’une « maladie existante et de traitements médicaux correspondants », selon la même source.
12h45 – Le copilote a caché qu’il était en arrêt de travail
D’après le parquet allemand, Andreas Lubitz a caché qu’il était en arrêt de travail le jour de l’accident.
12h - »C’est un milieu extrêmement périlleux et montagneux »
Les images diffusées par le ministère de l’Intérieur illustrent la
complexité de la zone de crash, terrain meuble sur lequel d’éventuels
éboulis peuvent détruire des indices. Sans oublier, bien sûr, les
risques encourus par les gendarmes, CRS et enquêteurs.
11h – Les compagnies japonaises n’imposent pas les 2 personnes dans le cockpit
Les deux principales compagnies aériennes japonaises ANA et JAL
refusent d’imposer le remplacement d’un pilote parti aux toilettes par
un autre membre d’équipage dans le cockpit de leurs avions, parce que
les règles actuelles ne l’exigent pas.
Toutefois, elles se disent prêtes à discuter d’évolutions avec les
autorités compétentes, à la lumière du geste encore inexpliqué du pilote
de la compagnie Germanwings.
10h – « Un suicide de masse »
« On peut emmener un grand nombre de gens dans sa mort dans ce que l’on appelle un suicide de masse », juge sur RTL Daniel Zagury, expert-psychiatre auprès de la cour d’appel de Paris.
Au fond il y a le désespoir et la haine, et une représentation
centrale d’un suicide apothéotique : ‘Je meurs mais j’emmène le plus de
gens possible avec moi dans ma mort, et j’entre dans l’histoire par ce
geste grandiose’. »
Pour l’expert, il y a très probablement préméditation : »Il
paraîtrait étonnant que ce soit dans l’agissement impulsif du moment, ça
ne me paraît pas l’hypothèse la plus probable. »
« A chaque fois qu’il y a ce type d’actes, les témoins, les proches,
s’interrogent comme avec les frères Kouachi par exemple, ‘on n’avait
rien décelé’, ‘on n’avait rien vu’ ou alors ‘il était calme’. Mais on
peut parler calmement car on est déjà mort dans sa tête. On est
tellement déterminé, tellement polarisé, que ça ne se voit pas. Il y a
donc deux hypothèses. Soit il y avait effectivement des signes
avant-coureurs, soit il y a des processus beaucoup plus lents masqués
aux yeux des autres. »
9h50 – La police allemande affirme avoir saisi des indices
La police allemande assure avoir saisi des indices à l’un des domiciles du copilote Andreas Lubitz.
« Lors de la perquisition de l’appartement du copilote, on a saisi
des indices. Il s’agit de divers objets et papiers », explique un
porte-parole de la police de Düsseldorf, Marcel Fiebig. Il a cependant
démenti des informations de la presse britannique évoquant en
particulier une « découverte significative ».
Les enquêteurs ont notamment emporté l’unité centrale d’un
ordinateur, ainsi que deux grands sacs bleus et un carton visiblement
pleins.
9h30 – Un syndicat de pilotes porteplainte pour violation du secret professionnel
Le Syndicat national des pilotes de ligne porte plainte contre X pour
les fuites de l’enquête du BEA à l’origine des révélations du « New
York Times », jeudi.
« Nous sommes particulièrement choqués de la situation qui a consisté
à ce que le Bureau d’enquête analyse fasse une conférence de presse à
17 heures en disant nous n’avons rien à vous dire. Alors que quelques
heures plus tard, le « New York Times » de l’autre côté de l’Atlantique
donne des informations extrêmement détaillées qui ont été confirmées par
le procureur de la République. Contrairement à tous les engagements de
confidentialité qui pèsent sur les gens qui font partie de l’enquête, il
y a eu des fuites » assure Eric Derivry, le porte-parole du Syndicat
national des pilotes de ligne, sur RMC et BFMTV.
« Nous nous avons pris la décision de porter plainte et nous appelons à une réforme du mode de fonctionnement du BEA. »
9h20 – « Comment peut-on laisser un homme dépressif piloter ? »
« Je ne comprends pas comment une société sérieuse peut laisser un
homme dépressif piloter l’avion. Car il était dépressif le garçon, il
faut dire ce qui est », s’interroge sur RTL Claude Driessens est le frère de Christian Driessens, un voyageur belge décédé dans le crash.
« Sur ce point j’en veux à la société [Germanwings, NDLR],
de ne pas avoir instauré dans leur règlement intérieur le fait qu’il
doit toujours y avoir deux personnes dans le cockpit. Je tombe à la
renverse. Ce n’est pas normal de laisser quelqu’un aux commandes tout
seul, et qui bloque les portes, je suis très fâché. »
9h - « Cette tragédie prend une dimension totalement inconcevable »
8h50 - « Il y a des contrôles psychologiques de facto »
Gérard Arnoux, ancien commandant de bord et président du comité de veille de la sécurité aérienne, interrogé par RTL, assure qu’il existe « des contrôles psychologiques de facto ».
Les plus importants sont réalisés, selon lui, au moment de la sélection :
On va vraiment fouiller dans la vie de la personne. Pendant sa
formation, qui dure plusieurs années, l’élève est observé
attentivement. »
8h15 – Valls : « Aucune piste n’est écartée »
Manuel Valls refuse d’écarter la moindre piste, mais il confirme que la France n’a pas reçu la moindre revendication terroriste.
Tout s’oriente vers ce geste qu’on n’arrive pas à qualifier :
criminel, fou, suicidaire… », poursuit le Premier ministre. « Comment
peut-on imaginer qu’un pilote en qui on a toute confiance, ce sont des
héros pour beaucoup, précipite, après avoir fermé la porte ou empêché le
pilote de rentrer dans la cabine, l’avion dans la montagne. »
8h05 – « Mais pourquoi était-il autorisé à voler ? »
Le « Daily Mail » se pose en Une la question qui tourmente les familles des victimes.
7h10 – Le pilote hors du cockpit a tenté de forcer la porte avec une hache
Le pilote de l’Airbus A320 hors du cockpit lors de la chute de
l’avion dans les Alpes françaises, qui a tué 150 personnes, a tenté de
forcer la porte du poste de pilotage avec une hache, affirme le quotidien « Bild » citant des sources sécuritaires.
Alors que son copilote était en train de diriger l’avion vers le sol
pour des raisons encore inconnues, le pilote du vol Germanwings a
utilisé une hache se trouvant à bord de l’appareil pour tenter de forcer
la porte blindée, selon ces sources, et empêcher la catastrophe,
rapporte « Bild ».
Pourtant, selon le président du Syndicat national des pilotes de ligne, « il n’y a plus de hache dans les cabines » d’avion.
7h - Le copilote a souffert d’une grave dépression
Le copilote de l’Airbus A320
de Germanwings, Andreas Lubitz, a souffert d’une grave dépression il y a
six ans et était régulièrement suivi médicalement depuis, assure le
quotidien allemand « Bild » qui a eu accès à des documents officiels.
Le copilote a traversé « un épisode dépressif lourd » en 2009 et
avait suivi un traitement psychiatrique, affirme le journal qui a pu
consulter des documents de l’autorité allemande de supervision du
transport aérien (Luftfahrtbundesamt, LBA).
Depuis, le jeune homme était sous traitement « médical particulier et
régulier », poursuit le quotidien qui affirme que ces informations ont
été transmises par la Lufthansa, maison-mère de Germanwings, à la LBA.
Le patron de la compagnie aérienne allemande, Carsten Spohr, avait
indiqué jeudi qu’Andreas Lubitz avait interrompu sa formation de pilote
entamée en 2008 « pendant un certain temps » sans fournir plus
d’explications. Selon Bild, à l’époque où sa formation a été
interrompue, il souffrait alors « de dépressions et de crises
d’angoisse ».
6h45 – La presse plongée perplexe sur le geste du copilote
Le geste irrationnel du jeune copilote qui a volontairement provoqué la chute de l’A320 de la compagnie Germanwings, faisant 150 morts, plonge la presse française dans la perplexité et la réflexion.
« Crash de l’A320 : le geste fou d’Andreas Lubitz », titre « Le
Figaro », tout comme le gratuit « Metronews », alors que « Libération »
se penche sur « les mystères d’Andreas Lubitz ».
Ces trois quotidiens publient en une la photo du copilote, posant
devant le célèbre pont, le Golden Gate à San Francisco, comme de
nombreux autres quotidiens.
6h30 – L’avion en pilote automatique lors du drame ?
Selon CNN,
le pilote automatique a été reprogrammé par quelqu’un dans le cockpit
pour passer de 11.000 m à 30 m d’altitude. Provocant nécessairement le
crash.
Jeudi 22h – La fédération allemande du secteur aérien veut imposer la règle des deux personnes dans le cockpit
La fédération allemande du secteur aérien (BDL) annonce vouloir à l’avenir imposer la règle des deux personnes dans le cockpit.
Interrogée par l’AFP, une porte-parole de cette fédération qui
représente les acteurs économiques du secteur aérien, a « confirmé »
cette annonce faite par le président de la fédération, Matthias von
Randow.
20h30 – Le Canada impose 2 personnes dans le cockpit de toutes les compagnies
Le gouvernement fédéral canadien décide d’obliger les compagnies
aériennes canadiennes à maintenir en tout temps deux personnes dans le
cockpit.
La mesure entre en vigueur « immédiatement », annonce la ministre
canadienne des Transports, Lisa Raitt, quelques heures après que les
compagnies Air Transat et Air Canada ont décidé d’agir volontairement en
ce sens. La compagnie WestJet a aussitôt indiqué la mise en place de
cette mesure.
1953 : déjà un crash d’avion près de Barcelonnette, avec le violoniste bordelais Jacques Thibaud à bord
Le crash de l’airbus A 320 de Germawing dans les Alpes, près de
Barcelonnette, en rappelle un autre : celui où violoniste bordelais
Jacques Thibaud trouva la mort en 1953, presque au même endroit
Notre chroniqueur historique de Bordeaux Cadish a fait une surprenante découverte. Un crash d’avion de ligne a déjà eu lieu près de Barcelonnette, non loin de l’endroit où l’Airbus A 320 de la Germawing s’est écrasé.
C’était le 11 septembre 1953. Alors qu’il reliait Paris à Saïgon, le
Lockheed Constellation d’Air France, avec le plus illustre violoniste de
son temps, le bordelais Jacques Thibaud, à son bord, heurtait le mont Cimet alors
qu’il amorçait sa descente vers sa première escale, Nice. Il
s’écrasait ensuite dans le massif du Pelat (Alpes-de Haute-Provence),
juste en face du petit village d’Uvernet-Fours. Une localité située à
quelques kilomètres du massif des Trois-Evêchés.
LE PLUS. Dans l’enquête sur le crash de l’Airbus A320 de la compagnie Germanairwings, la thèse du suicide du copilote Andreas Lubitz est évoquée. Pourquoi aurait-il entraîné avec lui 149 personnes ? Selon les spécialistes, il pourrait s’agir d’un suicide altruiste. Qu’est-ce que ce phénomène ? Et comment le prévenir ? Eclairage de German Arce Ross, psychanalyste.
Dans l’enquête sur le crash de l’Airbus A320, la thèse du suicide du copilote Andreas Lubitz est évoquée (UNCREDITED/AP/SIPA).
On ne connaît presque rien de la vie d’Andreas Lubitz, le copilote de
28 ans de la compagnie Germanwings, qui semble avoir commis un suicide
en pilotant son avion.
On sait seulement qu’il avait une personnalité fragile et qu’il avait
arrêté pendant plusieurs mois sa formation de pilote pour cause de grave dépression. Des questions se posent donc sur son acte : serait-ce un suicide altruiste ?
« Un pour tous, tous pour un »
Le suicide altruiste est un acte qui s’accomplit par le meurtre des
proches du sujet ou lors de suicides collectifs. Comme dans les
mouvances sectaires, la devise « un pour tous, tous pour un » est
appliquée.
Souvent, le suicide altruiste entraîne l’homicide de ses propres
enfants, de ses proches, dans la mesure où le sujet est profondément
enfermé dans les complexes de l’enceinte familiale. Dans l’altruisme des
meurtres familiaux, il s’agit en général d’une personne que le sujet
aime d’un amour profondément angoissé, tout en aspirant pourtant à la
fusion et au salut, au-delà de la vie.
Ainsi, se tuer, c’est tuer toutes les traces de sa vie : ses papiers d’identité, ses souvenirs… et ses proches.
Emmener les autres dans son acte final
Dans certains cas, comme celui d’Andreas Lubitz, je préfère parler
d’homicide altruiste, dans le sens où le sujet, bien plus que de se
suicider en famille, suicide l’Autre.
Il emmène les autres extérieurs, pas les siens, dans son acte final.
L’acte le plus saillant n’est pas celui d’un suicide en famille, mais
bien, comme chez les kamikazes, le meurtre de 149 personnes, qui semble
« sacrificiel ».
En même temps, ces autres extérieurs ne sont pas tout à fait des
inconnus, car ils sont les usagers, les clients, ses camarades navigants
ou encore le pilote. Autant d’objets appartenant à son lieu de travail,
d’où, également, le caractère altruiste de l’acte.
Les passagers, des »accompagnants du suicide »
Le suicide supposé du copilote n’est pas simple, parce que l’acte
lui-même est d’une horreur spectaculaire. Andreas Lubitz oeuvre d’une
place où il a les pleins pouvoirs sur les passagers et les navigants,
c’est-à-dire dans un cockpit hermétiquement fermé. De cette place, il
est aussi terriblement seul et il prend en otage les passagers de
l’avion. C’est un suicide imposé.
Ainsi, cet homicide pourrait être sacrificiel, parce qu’il serait
fait non pas par haine ou par rivalité vis-à-vis des victimes, mais en
les utilisant comme des « accompagnants du suicide », probablement pour
donner plus de relief ou plus de valeur à son acte.
Le sujet ne se suicide pas seul, comme dans le suicide égoïste, dans
un coin sombre et perdu de son intimité la plus secrète. Dans un profond
silence et exerçant une autorité absolue, il capte, séquestre et ôte la
vie d’autres extérieurs, qu’il utilise comme des objets-offrandes,
pour, probablement, rendre plus sacré l’acte final.
L’altruisme ou la catastrophe affective
On utilise le terme « altruisme » dans un sens très particulier. On
ne se réfère pas à l’altruisme comme principe philosophique à la base
d’attitudes philanthropiques ou d’actions de bienfaisance, même si on
peut éventuellement trouver de telles attitudes chez certains sujets
maniaco-dépressifs en période pré-critique.
En effet, avant l’éclosion d’une grande crise maniaque, le sujet peut
tenter d’être arrêté par une action sociale, humanitaire ou autre,
comme s’il cherchait un sens à sa vie.
Dans le cas des angoisses altruistes, on parle en revanche d’un amour
extrêmement défaillant chez l’Autre. Il s’agit surtout des émotions et
des affects vides de sens, quoique remplis d’angoisse, que l’Autre jette
sans mesure ni précaution dans sa relation au sujet. L’altruisme serait
alors la catastrophe affective, angoissée et angoissante que l’Autre
fait vivre au sujet.
Une puissante identification au « sauveur »
De tels actes sont le résultat de profondes altérations de la
personnalité qui peuvent passer inaperçues sans un accompagnement
régulier. Ils peuvent être liés à une puissante identification au
« sauveur » chez certains maniaques.
Et, si au fond de ces actes, il y a évidemment l’idée de suicide,
c’est par ce même fond angoissant et maniaque que suicide altruiste et
homicide altruiste se retrouvent assez souvent accomplis dans un seul
passage à l’acte.
Le clinicien doit être attentif aux signes avant-coureurs pour
pouvoir anticiper de tels actes. De mes propres observations cliniques,
je peux dire que les périodes particulièrement critiques peuvent être
celles où le sujet est lancé dans ce que j’appelle « la fuite des
événements ».
À savoir, celle où certains événements surprenants et inhabituels de
la vie du sujet, des événements inter-subjectifs parfois extrêmement
positifs ou vécus dans un esprit triomphaliste, s’enchaînent dans une
succession parfois vertigineuse, tout en échappant à son contrôle.
Ces signes précurseurs sont évidemment difficiles à déceler si on ne
connaît pas de façon approfondie la personnalité du sujet. De grandes
aptitudes technologiques peuvent cohabiter avec de profondes solitudes
tournant au désespoir.
L’activité des pilotes est sensible
Pour des pilotes, qui doivent prendre des décisions et des
initiatives qui peuvent s’avérer fatales pour autrui, un suivi
psychologique régulier en individuel, mais également en groupe, devrait
être mis en place.
Les professionnels des ressources humaines ne sont pas des
cliniciens, c’est-à-dire qu’ils ne sont ni psychologues, ni psychiatres,
ni psychanalystes en exercice. On sait bien que les tests
psychologiques dans les entreprises ne sont qu’un jeu social, qui
confortent le professionnel des RH et rassurent les parties concernées,
mais qui n’ont pas de réelle efficacité pour déterminer les diagnostics
psychopathologiques.
Pour des pilotes, dont l’activité est si sensible, il faudrait
donc avoir recours à de véritables cliniciens et praticiens de la
psychopathologie, de la psychologie clinique, de la psychiatrie
psychodynamique et de la psychanalyse.
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