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mardi 31 mars 2015
Attentat psychiatrique d'Andreas Lubitz : des psychiatres toujours dans le déni
Quoique l’enquête sur le crash de Barcelonnette de la semaine
dernière se poursuive dans d’autres directions que celle d’un acte
délibéré du copilote Andreas Lubitz, il paraît d’ores et déjà acquis
qu’il se soit volontairement enfermé dans le cockpit de l’avion, dont il
a dû tout à fait sciemment bloquer l’accès au commandant de bord lors
de son retour après une absence de quelques minutes.
Cependant, tandis que par ailleurs sont quotidiennement révélés par
les médias de nouveaux éléments confortant la thèse d’un suicide
monstrueusement égoïste ou totalement fou, des psychiatres curieusement
toujours français continuent à soutenir des « théories » toutes plus
invraisemblables les unes que les autres.
Après le suicide « altruiste », la crise de somnambulisme…
Il y a deux mois, ce pilote avait expliqué, dans une publication
professionnelle, le danger des cockpits ultra-sécurisé: «J’espère
qu’après une pause pipi, je ne me retrouverai jamais devant une porte de
cockpit verrouillée.»
Le déroulé du crash de l’A320 de Germanwings avait été imaginé il y a deux mois par un pilote néerlandais. Ce dernier avait décrit dans la publication professionnelle Piloot en Vliegtuig son scepticisme face aux cockpits ultrasécurisés
imposés dans toutes les compagnies aériennes depuis le 11-Septembre.
Certes, ces systèmes empêchent d’éventuels terroristes d’accéder aux
commandes, mais le danger ne serait-il pas déjà présent dans la cabine
de pilotage? «Grâce aux portes blindées extra-sécurisées, il n’est plus
difficile pour un pilote d’empêcher à son collègue l’accès au cockpit»,
écrivait le commandant Jan Cocheret, qui travaille pour la compagnie
Emirates. «Il suffit d’attendre qu’il aille satisfaire un besoin naturel
pour ne plus jamais ouvrir la porte.»
Le texte prophétique a été repéré ce week-end par le site néerlandais AD, puis traduit en français par le site belge 7/7.
«Je me demande régulièrement qui est à mes côtés dans le cockpit»,
poursuit le pilote. «Comment être sûr que je puisse lui faire confiance?
Peut-être vient-il de se passer quelque chose de terrible dans sa vie
qu’il est incapable de surmonter. J’espère qu’après une pause pipi, je
ne me retrouverai jamais devant une porte de cockpit verrouillée.»
«Rien d’autre à faire que d’aller s’asseoir avec les passagers»
Les nouvelles normes édictées après le 11-Septembre empêchent toute
entrée forcée dans un cockpit: ce dernier ne peut s’ouvrir que de
l’intérieur de la cabine de pilotage. Il existe un code secret pour
déverrouiller le cockpit depuis l’extérieur – par exemple, si le pilote
est évanoui -, mais sa composition s’accompagne d’une alerte. Le pilote
dispose alors de quelques secondes pour verrouiller définitivement la
porte, grâce à un simple bouton. «Il n’y a alors rien d’autre à faire
que d’aller s’asseoir avec les passagers et attendre de voir ce qu’il
adviendra», explique Jan Cocheret.
«Ce scénario effroyable est malheureusement devenu réalité», a commenté le pilote sur sa page Facebook
quelques jours après le drame. De nombreuses compagnies imposent depuis
le crash de l’A320 la présence permanente de deux membres de l’équipage
dans le cockpit, afin d’éviter qu’une telle tragédie se répète à
nouveau.
Crash de l’A320 : «Ouvre cette foutue porte!», a supplié le pilote en hurlant
«Ouvre cette foutue porte!», a hurlé quelques minutes avant la
catastrophe le commandant de l’Airbus A320 de Germanwings à son copilote
qui précipitait l’appareil vers le sol et le crash qui a fait mardi 150
victimes.
Victor Fortunato | 29 Mars 2015, 06h49 | MAJ : 29 Mars 2015, 12h39
L’édition domicicale du quotidien allemand «Bild» dévoile
les dernières minutes de la catastrophe et les échanges entre le pilote
qui hurle à Andreas Lubitz, son copilote, d’ouvrir la porte du cockpit. Capture d’écran Bild.
Des instants terrifiants pour le pilote
et les passagers qui criaient, paniqués, quelques minutes avant la
catastrophe. Ces nouvelles révélations, issues de la boîte noire qui
enregistrait les sons à l’intérieur du cockpit, ont été dévoilées par
l’édition dominicale du quotidien allemand Bild.
Selon Bild, les 20 premières minutes du vol sont l’occasion
d’échanges banals entre le pilote, Patrick S., et Andreas Lubitz. Il
explique notamment à ce dernier qu’il n’a pas eu le temps d’aller aux
toilettes au départ, à Barcelone. A 10h27, le pilote demande à Andreas
Lubitz de préparer l’atterrissage à Düsseldorf (ouest de l’Allemagne).
Ce dernier prononce quelques mots: «J’espère», «On verra». Le pilote
sort pour aller aux toilettes, l’appareil commence à descendre. Quelques
minutes plus tard, on entend un «claquement fort», comme si quelqu’un
essayait de rentrer dans le cockpit, écrit Bild. Puis la voix du pilote:
«Pour l’amour de Dieu, ouvre la porte.» En arrière-fond, les passagers
commencent à crier, note le journal. Le pilote essaie manifestement
d’ouvrir la porte à la hache. Puis crie: «Ouvre cette foutue porte !»
Vers 10h40, l’Airbus
touche une montagne, on entend les cris des passagers. Ce sont les
derniers bruits sur l’enregistrement, écrit Bild. Aussitôt après,
l’appareil percute de plein fouet un versant à 700 km/h et est
instantanément pulvérisé avec ses 150 occupants.
La compagne d’Andreas Lubitz serait enceinte
Bild affirme aussi que la compagne du copilote, avec laquelle il
vivait près de Düsseldorf, serait enceinte de lui : enseignante
d’anglais et de mathématiques, déjà entendue par la police, elle aurait
partagée cette nouvelle avec ses élèves, croit savoir le journal
populaire, qui ne cite pas de sources.
VIDEO. Crash A320 : le copilote a caché qu’il était en arrêt maladie
Vendredi, le parquet de Düsseldorf avait indiqué que des attestations
d’arrêt maladie avaient été retrouvées déchirées chez Andreas Lubitz.
Aucune lettre d’adieu dévoilant un acte prémédité à l’origine de la
catastrophe n’a été retrouvée. Selon Bild et le New York Times, le jeune
homme souffrait en outre de gros problèmes de vue susceptibles de
remettre en cause son aptitude à piloter. Dimanche, Bild rapporte
également qu’Andreas Lubitz aurait souffert d’un décollement de la
rétine, une affection oculaire guérissable mais qui, si elle n’est pas
prise à temps, peut définitivement empêcher un pilote de voler.
Le général de gendarmerie Jean-Pierre Michel, présent samedi à
Düsseldorf parmi une délégation française de trois personnes venue
collaborer avec les enquêteurs allemands, a confirmé que la
«personnalité» d’Andreas Lubitz était «une piste sérieuse» et l’acte
volontaire le scénario privilégié, tout en soulignant que les autres
pistes, faute involontaire ou défaillance technique de l’appareil,
n’étaient toujours pas exclues.
VIDEO. Crash A320: la personnalité du copilote, une «piste sérieuse»
Sixième jour de recherche sur les lieux du crash
Les rotations d’hélicoptères entre l’aérodrome de Seyne-les-Alpes
(Alpes-de-Haute-Provence) et le site du crash, distant d’une dizaine de
kilomètres, ont repris vers 9 h 30, ce dimanche, pour la 6ème journée
consécutive de recherches. Pour les enquêteurs, il s’agit avant tout de
retrouver la deuxième boîte noire, «la priorité depuis le début»,
insiste le capitaine Yves Naffrechoux, du Peleton de gendarmerie de
haute montagne (PGHM) des Alpes-de-Haute-Provence, et d’identifier au
plus vite les corps évacués de la montagne, notamment grâce à des
prélèvements effectués sur les familles jeudi après-midi.Le terrain sur
lequel évoluent les enquêteurs est très accidenté et nécessite
l’encadrement permanent de militaires spécialisés dans le milieu
montagnard: «on est sur une zone montagneuse, escarpée, difficile
d’accès», confirme l’adjudant-chef Stéphane Laout, du PGHM de Grenoble.
Les militaires doivent ainsi encadrer «des techniciens d’identification
criminelle qui sont là pour faire des relevés» et des enquêteurs,
précise-t-il, «des gens qu’il faut encorder» et «accompagner sur un
terrain qu’ils ne maîtrisent pas du tout». Une cinquantaine de personnes
environ travaillent sur le site du crash et à peu près 400 sont
mobilisées au total, selon la préfecture, pour effectuer un travail
parfois éprouvant.
VIDEO. Crash A320 : le père d’Andreas Lubitz «effondré»
VIDEO. Recueillement au Vernet en hommage aux victimes
VIDEO. Crash A320: une messe à Digne en hommage aux victimes
VIDEO. Crash A320 : la surveillance des pilotes en question
VIDEO. Crash A320: «Nous n’avons pas retrouvé un seul corps intact»
EXCLUSIF – Crash de l’A320 : Andreas Lubitz fréquentait les aéroclubs de la région depuis ses 9 ans
Mis à jour : 30-03-2015 17:25
- Créé : 27-03-2015 20:51
INFO METRONEWS – Un nouvel élément vient éclairer d’une manière un
peu plus dramatique l’acte insensé d’Andreas Lubitz, copilote de l’A320
qui s’est crashé mardi 24 mars au Vernet. Il connaissait les lieux du
drame depuis l’âge de 9 ans.
Andreas Lubitz connaissait parfaitement le secteur où l’A320 s’est crashé Photo : SIPA
Nouveau détail troublant qui vient s’ajouter dans la compréhension du
geste d’Andreas Lubitz, copilote de l’A320 qui aurait volontairement
provoqué le crash, mardi 24 mars, de l’avion de la compagnie Germanwings
dans les Alpes de Haute-Provence, engendrant la mort de 150 personnes.
En effet, un ami des parents du copilote de 28 ans a confié à metronews
que ce dernier avait fréquenté, alors âgé de 9 ans, entre 1996 et 2003,
l’aéroclub de Sisteron, situé à 69 km en voiture du Vernet, au coeur du
Massif de l’Evêché. Avec ses parents, il logeait au camping attenant à
l’aéroclub et était décrit comme « un garçon normal » par ceux qui l’ont
fréquenté. Après quoi, il a alors rejoint le club de Seyne-les-Alpes,
toujours en compagnie de ses parents.
La région comprend quantité de clubs de vol à voile, où nombre de
touristes allemands, particulièrement attachés à ce sport, vont et
viennent dès le mois de mars.
« On a l’impression qu’il a modifié sa trajectoire pour venir ici »
Les deux aéroclubs de Sisteron et Montabaur étant jumelés, « ses
parents venaient y faire du planeur, confie Francis Keser, designer sur
planeur à l’aéroclub de Sisteron. Il connaissait bien les lieux » De
quoi penser qu’il aurait pu se crasher intentionnellement sur place ?
« On ne pourra jamais comprendre une telle folie », reprend le designer,
qui concède : « Ça commence à faire beaucoup de coïncidences. S’il est
venu au club de Seyne, c’est troublant. Il y a probablement une
relation. »
Jean-Pierre Revolat, instructeur de l’aéroclub, est plus catégorique :
« C’est mon opinion, je ne peux pas le garantir, mais on a l’impression
qu’il a modifié sa trajectoire pour venir ici. » De quoi donner plus
d’épaisseur à la thèse de la préméditation qui hante les esprits depuis
les révélations de ce jeudi matin.
A320 : Andreas Lubitz venait d’être quitté par sa compagne enceinte qui jugeait son comportement trop « erratique »
Les détails autour de la vie du copilote montrent un homme
impulsif, capable de s’acheter deux voitures de sport sur un coup de
tête ou complètement obsessionnel lorsqu’il s’agissait de commander une
pizza.
Nouvelles révélations
Publié le 30 Mars 2015
Lorsqu’il a précipité l’avion de Germawings au milieu des Alpes,
Andreas Lubitz venait d’apprendre, depuis à peine deux semaines, qu’il
allait avoir un bébé. Mais cette bonne nouvelle en cachait une mauvaise :
sa compagne, qui partageait sa vie depuis 7 ans, venait de le quitter
de peur pour sa sécurité et jugeant le comportement du jeune homme trop
« erratique. »
Leur relation était aussi inégale. Dans la presse allemande, une de
ses connaissances raconte : « il a essayé de lui ordonner ce qu’elle
devait porter, les hommes avec qui elle devait parler et même la
longueur de ses jupes. » Peu à peu, cette professeure de 26 ans a perdu
patience.
Au moment du suicide du pilote, elle cherchait un autre endroit pour vivre.
Son caractère imprévisible se vérifiait tous les jours. Quelques
semaines avant le crash, Andreas Lubitz a dépensé des dizaines de
milliers d’euros pour s’acheter deux voitures Audi. La première lui
avait été livrée à peine 5 jours avant le drame.
Un vendeur de pizza se souvient aussi de son obsession pour les
ingrédients : « Le menu ne l’intéressait pas, il voulait toujours du
paprika, du jambon des oignons et brocolis. Toujours dans cet ordre » se
souvient l’homme.
Parallèlement à sa relation avec la professeure, Lubitz a entretenu
une brève relation, non-officielle, de quelques mois avec une hôtesse de
l’air, dont l’interrogatoire à filtré récemment dans la presse.
Celle-ci le présente aussi comme un paranoïaque, particulièrement en
colère contre son employeur et fataliste face aux peu de chances de
réaliser une grande carrière de pilote en raison de ses problèmes
psychiatriques.
Crash du A320 de la Germanwings : un jour après notre article, la copine du pilote Andreas Lubitz confirme notre analyse.
2015-03-28 13:33:57
Dans notre article d’hier (Lire),
nous affirmions que les causes du crash de l’avion Airbus A320 de la
Germanwings peuvent être la pression actuelle sur les employés. Dans la
presse allemande de ce matin, cela semble se confirmer à travers les
témoignages de l’ex-copine du copilote Andreas Lubitz qui serait
responsable du drame.
Cette fille de 26 ans confirme qu’Andreas Lubitz était une personne
très aimable et gentille, mais qu’il se plaignait très souvent de leurs
conditions de travail devenues très mauvaises avec des pressions énormes
et des salaires insignifiants.
« Un jour, parlant de son travail et de son employeur, il a perdu le contrôle et m’a crié dessus en disant : „Un
jour, je vais faire quelque chose qui va obliger tout le système à
changer. Ils connaitront tous mon nom qui restera inoubliable pour eux!“. Ce jour, je n’ai pas compris ce qu’il voulait dire, mais à présent, ces propos ont un sens. » (Lire).
Quelques changements sont déjà intervenus dans le système qui a
poussé Andreas Lubitz à la folie. Les compagnies allemandes qui
refusaient jusque-là certaines mesures de sécurités jugées couteuses
sont désormais obligées de les appliquer. Le coût sera faramineux pour
la compagnie allemande marionnette Germanwings et sa maman Lufthansa. En
effet, pour un crash provoqué par une panne technique, le maximum que
la compagnie doit payer par tête de victime est 150 000 euros, mais si
l’accident est volontairement provoqué par le personnel de la compagnie,
ce montant n’est qu’un minimum, pas de limite supérieure. Ainsi, cette
compagnie risque de payer 1000 fois ce qu’elle aurait dû payer à ses
travailleurs pour toute la durée de leur service en se garantissant la
loyauté de ces derniers.
Espérons que les entreprises et institutions européennes finiront par
considérer les conditions de travail et le salaire juste (équitable)
comme également un facteur important de sécurité !
Andreas Lubitz : dans trois mois, il pouvait perdre sa licence de vol
Il prenait des médicaments, était suivi par psychiatres et
neurologues… Derrière sa façade de gendre idéal, Andreas Lubitz, le
copilote de Germanwings était psychiquement fragile. Une maladie qu’il a
soigneusement cachée.
Le copilote devenu tueur s’appelait Andreas Lubitz. Mais les
autorités allemandes ont, dès le début, écarté l’hypothèse d’un acte
terroriste : le casier judiciaire de ce jeune homme de 27 ans, engagé en
septembre 2013 comme pilote par Germanwings, est vierge ; et aucun
document saisi dans ses appartements ne laisse supposer un quelconque
engagement politique. À défaut d’une « faute involontaire ou d’une
défaillance technique », que les enquêteurs n’évacuent pas totalement
avant de retrouver la deuxième boîte noire, reste la personnalité de
l’ex-steward devenu copilote. Qui était véritablement ce jeune homme aux
cheveux châtains, au regard clair et au visage poupin?
Un jeune homme « discret, gentil, poli »
Lubitz vivait avec son frère au premier étage de la maison familiale
de leurs parents, dans la bourgade de Montabaur, près de Coblence
(Rhénanie-Palatinat). Il possédait aussi depuis quelques mois un
appartement dans un quartier résidentiel bourgeois au sud de Düsseldorf.
Ses voisins le décrivent comme un jeune homme « discret, gentil, poli,
amical ». Un sportif qui courait et « prenait soin de son corps, ne
fumait pas », confie Heike, une voisine de Lubitz à Düsseldorf.
Selon son profil Facebook, le copilote aimait la musique électro –
les DJ David Guetta et Paul Kalkbrenner –, le bowling, les burgers et
les blagues potaches. Profil ordinaire d’un jeune homme de 27 ans dont
rien n’indiquait qu’il avait l’intention de mettre fin à ses jours.
« Encore hier, nous avons parlé de ce que nous ferons ensemble à ton
retour », postait l’un de ses amis de Montabaur sur Facebook, le jour du
crash. Il y a quelques semaines, Lubitz aurait même, selon le magazine Focus,
acheté deux nouvelles Audi, l’une pour lui, l’autre pour son amie,
enseignante, avec qui il vivait à Düsseldorf. Et aucune lettre d’adieu
n’a été retrouvée.
Depuis son adolescence, Andreas Lubitz rêvait de devenir pilote. Il
avait intégré à l’âge de 14 ans le LSC Westerwald, un club de vol à
voile de Montabaur. C’est là qu’il a passé son premier brevet de pilote.
« Andreas était heureux de son travail à Germanwings, il avait réalisé
son rêve », a confié à la télévision allemande Peter Rücker, membre
émérite du LSC Westerwald.
« Il se réveillait et criait : ‘Nous tombons’ »
Heureux? Pas si l’on en croit l’hôtesse de l’air de Germanwings,
âgée de 26 ans, avec qui il a eu une relation pendant cinq mois l’an
dernier. « Il s’énervait contre les conditions de travail, les salaires
trop bas, la pression », confie l’ex-petite amie du copilote dans un
entretien à Bild, publié samedi. La jeune femme explique s’être
séparée d’Andreas Lubitz « parce qu’il devenait de plus en plus clair
qu’il avait un problème ». La nuit, en proie à des cauchemars, « il se
réveillait et criait : ‘Nous tombons’ ».
En 2009, Lubitz aurait souffert d’une grave dépression et avait
interrompu sa formation de pilote pendant six mois, a révélé vendredi Bild.
Il était depuis l’objet d’un suivi « médical particulier et régulier »,
selon le quotidien, qui cite des documents de l’autorité allemande de
supervision du transport aérien. « Andreas Lubitz était à 100% apte à
voler », affirmait pourtant vendredi le patron de la Lufthansa, Carsten
Spohr, soulignant que le copilote avait passé avec succès tous les
tests, y compris psychologiques, au moment de son recrutement.
Vendredi, l’enquête a révélé que le copilote n’aurait pas dû voler le jour du crash. Des attestations d’arrêt maladie
ont été retrouvées déchirées dans la poubelle de son appartement. Ils
attestent d’une « maladie existante et de traitements médicaux
correspondants », a déclaré le procureur de Düsseldorf, Christoph Kumpa.
Ces arrêts, qui couvrent la période du 16 au 29 mars, ont selon Die Welt am Sonntag
été prescrits par divers « neurologues et psychiatres ». La
perquisition menée dans la nuit de jeudi à vendredi aurait aussi permis
de mettre la main sur « un grand nombre de médicaments pour le
traitement de maladies psychosomatiques », affirme le quotidien
allemand. Andreas Lubitz souffrait, semble-t-il, d’un stress important
et était gravement dépressif.
Des troubles psychosomatiques
Une clinique de Düsseldorf a également reconnu avoir reçu Andreas
Lubitz le 10 mars pour « des diagnostics », se refusant toutefois à
parler de « dépression ». Selon plusieurs sources, le copilote souffrait
de troubles de la vue importants
qui auraient pu l’empêcher de piloter. Ces troubles pourraient être
d’origine psychosomatique. « Une baisse, voire une perte de la vue
n’aurait pas pu échapper à la médecine du transport aérien, ce sont des
données médicales que l’on ne peut pas dissimuler », a déclaré hier soir
au JDD le porte-parole de Lufthansa, Wolfgang Weber. « Lors de
sa dernière visite médicale annuelle », qui remonterait à l’été 2014,
Lubnitz « a été déclaré apte à voler à 100% ». Pourtant Lubnitz, qui se
faisait soigner, n’a rien dit.
« La loi allemande oblige tout pilote à se déclarer ‘unfit to fly’ », explique au JDD
Markus Wahl, du syndicat de pilotes allemand Vereinigung Cockpit. Or la
direction de Germanwings n’a reçu aucun arrêt maladie de la part
d’Andreas Lubitz. Et les médecins qui ont signé ces arrêts n’ont pas
alerté la compagnie en raison du secret médical. Lubitz a aussi pu ne
pas leur mentionner sa profession.
Les parents du copilote, interrogés par les enquêteurs français, son
amie, ses proches et ses médecins, diront si Andreas Lubitz était un grand dissimulateur.
« Il a fait ça parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de
santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa comme capitaine et
comme pilote sur long courrier était pratiquement impossible », a
déclaré l’ex-petite amie, Maria W., à Bild. La licence de pilote
commercial de Lubitz arrivait à expiration en juin prochain.
Le jeune homme devait, pour la renouveler, réussir les tests médicaux
annuels que subissent tous les pilotes. L’hôtesse de l’air a déclaré
que lorsqu’elle a entendu parler du crash, une phrase de Lubitz lui est revenue en mémoire
: « Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le
système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra. » En
Allemagne, il est aujourd’hui question de faire subir des tests
psychiques réguliers aux pilotes.
Émilie Lévêque, correspondante à Düsseldorf (Allemagne) – Le Journal du Dimanche
« Je suis un homme détruit. Je suis écrasé par la peine que mon fils
soit mort et qu’il ait probablement fait ce dont on le soupçonne. Je
porte tout le poids de cette tragédie sur mes épaules », a expliqué le
père d’Andreas Lubitz au maire de la petite commune, Bernard Bartolini,
lorsqu’il s’est rendu sur place cette semaine.
« Beaucoup de respect »
« C’était douloureux à voir. Cet homme était submergé par ses
émotions parce qu’il venait de perdre un être cher, mais aussi parce que
ce même être cher, son fils, était sans doute la cause de tout ce
drame. J’ai beaucoup de respect pour cette personne. Il se retrouve au
milieu d’une tragédie et en endosse l’entière responsabilité bien que
personne ne le lui demande », a résumé l’élu.
Le corps du copilote identifié
Selon Bild am Sonntag aujourd’hui, le corps d’Andreas Lubitz aurait
déjà pu être identifié lors des recherches en montagne. Selon des
informations que le quotidien allemand aurait obtenues auprès des
enquêteurs français, les tests ADN auraient déjà confirmé qu’il s’agit
bien des restes humains du copilote.
Des problèmes de vision
Hier, il a également été annoncé que Lubitz avait récemment cherché à
résoudre des problèmes de vision dont il souffrait. Plusieurs médias
affirment que sa vue avait baissé de 30%, ce qui réduisait à néant ses
rêves de devenir commandant de bord sur les longs courriers de la
Lufthansa. Il est aussi établi maintenant que l’auteur présumé du crash
de l’A320 pâtissait de troubles psychiques apparentés au stress et à la
dépression et pour lesquels il ingérait de grandes quantités de
médicaments en partie retrouvés lors des perquisitions à ses deux
domiciles. Il avait par ailleurs outrepassé l’avis d’un médecin
(neurologue ou psychiatre) qui lui avait prescrit un arrêt-maladie pour
le jour du drame.
L’ombre d’une femme sur la stèle dédiée aux victimes du
crash de l’A320 à Seyne-les-Alpes. Les motivations qui ont poussé le
copilote à précipiter l’avion sur la montagne sont encore
mystérieuses. | EPA / MAXPPP
Le crash de l’Airbus A320 de Germanwings, dans lequel 150 personnes
ont péri, suscite de nombreuses théories pour tenter d’expliquer les
motivations de son copilote.
L’hypothèse de troubles psychiatriques chez Andreas Lubitz a été
largement relayée par les médias, qui y ont vu un élément-clé pour
expliquer un passage à l’acte qui relèverait à la fois du suicide et du
meurtre de masse.
Les experts mettent cependant en garde sur la complexité du suicide,
qu’il est difficile de relier à un aspect ou événement isolé de la vie
d’une personne.
Voici un point sur les principales théories avancées pour expliquer
le geste du copilote et les confirmations officielles qu’elles ont reçu
ou non :
> Andreas Lubitz souffrait-il d’une profonde dépression ?
Plusieurs journaux allemands ont repris cette idée. Vendredi, le
quotidien populaire Bild, citant des documents officiels, affirmait que
Lubitz avait traversé un « épisode dépressif lourd » il y a six ans, pour lequel il suivait toujours un traitement « médical particulier et régulier ».
Pourtant, aucune source officielle n’a pour l’heure confirmé qu’il souffrait de dépression.
Le Parquet de Düsseldorf (ouest de l’Allemagne) a dévoilé vendredi
que des documents avaient été découverts à son domicile attestant d’« une maladie existante et de traitements médicaux correspondants », mais il n’a pas précisé la nature de cette maladie.
Une clinique de Düsseldorf a confirmé qu’elle avait reçu le jeune homme de 27 ans pour « des diagnostics », notamment le 10 mars dernier, mais a démenti l’avoir soigné pour dépression.
On sait également qu’il avait interrompu sa formation de pilote entamée en 2008 « pendant un certain temps »,
avant de la reprendre et de piloter à partir de 2013, comme l’a indiqué
jeudi Carsten Spohr, le patron de Lufthansa, maison-mère de
Germanwings. Mais il a refusé d’en donner les raisons, affirmant ne pas
en avoir le droit.
Enfin, selon le quotidien Welt am Sonntag, qui cite un enquêteur
anonyme, des médicaments destinés au traitement de maladies psychiques
ont été retrouvés à son domicile. Lubitz aurait été suivi par plusieurs « neurologues et psychiatres », écrit le journal. Des enquêteurs français et allemands n’ont souhaité ni confirmer, ni démentir cette information.
> S’était-il séparé de sa petite amie ?
Bild l’écrivait vendredi, mais l’hypothèse n’a pas été confirmée. Le
quotidien allemand, s’appuyant sur des sources judiciaires non
précisées, évoquait une « crise dans sa vie personnelle ». Lubitz aurait eu des problèmes de couple importants, qui l’auraient gravement marqué, avant les faits.
Cependant, le général Jean-Pierre Michel, sous directeur de la police
judiciaire à la direction générale de la gendarmerie nationale, présent
samedi à Düsseldorf pour échanger avec les enquêteurs allemands, a
affirmé à l’AFP qu’il n’y avait à ce stade de l’enquête, toujours « pas d’élément particulier » dans la vie du copilote qui expliquerait son geste. Il était notamment interrogé sur l’hypothèse d’une rupture amoureuse.
> Andreas Lubitz avait-il des problèmes aux yeux ?
Bild et le quotidien New York Times l’ont annoncé séparément samedi
et dimanche. Le journal populaire allemand a précisé qu’il s’agissait
d’un décollement de la rétine, lésion très embarrassante pour un pilote,
mais guérissable si elle est prise à temps. Cette information n’a pas
encore été confirmée.
> Aurait-il pu perdre sa licence de pilote en juin ?
Vendredi, Bild s’interrogeait : la licence de pilote de ligne d’Andreas Lubitz expirait en juin 2015, « redoutait-il qu’elle ne soit pas prolongée ? Craignait-il pour sa carrière de pilote ? »
C’est aussi ce que suggère une hôtesse de l’air de Germanwings, âgée
de 26 ans, présentée comme une ancienne petite amie du copilote et citée
samedi dans Bild. S’il « a fait ça (…) c’est parce qu’il a
compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi
à la Lufthansa, comme commandant de bord et pilote de long courrier
était pratiquement impossible », a affirmé cette jeune femme dont l’identité n’a pas été révélée.
Mais ni Germanwings, ni les enquêteurs n’ont pour l’instant laissé entendre que Lubitz risquait de perdre sa licence.
> Avait-il planifié le crash depuis longtemps ?
Samedi, cette même hôtesse de l’air et ancienne petite amie supposée
d’Andreas Lubitz, a déclaré à Bild qu’il lui avait confié vouloir
commettre un « acte qui changerait tout le système » et que « tout le monde se souviendrait de (son) nom ».
Largement reprises dans la presse, ces déclarations n’ont pas été
officiellement confirmées. Et le Parquet de Düsseldorf (ouest) a indiqué
vendredi qu’aucune lettre d’adieu dévoilant un acte prémédité n’avait
été retrouvée.
> Sa petite amie était-elle enceinte ?
C’est encore une affirmation de Bild… qui ne cite aucune
source. Le journal soutient que la jeune femme, enseignante en
mathématiques et en anglais, aurait annoncé la nouvelle à ses élèves il y
a quelques semaines.
> Andreas Lubitz aurait-il fait une crise de somnambulisme ?
Cette théorie est très sérieusement défendue par le Quotidien du Médecin.
Selon le professeur Patrick Clervoy, chef du service de psychiatrie
de l’hôpital militaire du Val de Grâce, spécialiste du stress et
psychiatre référent du centre d’expertise médical des personnels
navigants (CEMPN) de Toulon, « l’enregistrement de sa
respiration régulière jusqu’au crash ne prouve pas que le copilote est
dans une démarche volontaire, et par conséquent qu’il est en état de
conscience, mais atteste qu’il est en vie, simplement en fonction
végétative et inconsciente. Il semble dans un état dit de coma vigile,
communément appelé état de rêve éveillé, ou encore état crépusculaire ;
(…) le sujet est en capacité d’effectuer des gestes automatiques. En
revanche, il n’est pas en mesure de réagir aux signaux que constituent
les alarmes et les cris. (…) Cela corrobore aussi l’hypothèse
somnambulique ».
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