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dimanche 18 janvier 2026

Qui est Christophe Le Petitcorps, ayant conduit le procès de Nicolas Gonidec à Quimper ?

Originaire de la banlieue parisienne, né le 3 octobre 1970, comme il l'indique lui-même sur le site Copains d'avant, il a commencé à exercer comme magistrat à Créteil en 2010 à l'issue d'une formation de six mois, à près de 40 ans. 

Ayant fait ses études de droit à Sceaux de 1988 à 1993, il venait des services pénitentiaires et avait été nommé substitut du procureur de la République de Créteil le 31 décembre 2009. 

Le 4 juillet 2013, il est nommé substitut du procureur de la République d'Evry. Puis il est inscrit deux fois au tableau d'avancement de la magistrature, le 31 juillet 2015 et le 28 juillet 2016, et est enfin nommé vice-président du tribunal de grande instance de Quimper le 10 août 2016.

A peine arrivé, il me condamne à une amende démentielle pour avoir osé contester être une prostituée, conformément à des réquisitions du procureur de la République de Quimper d'août 2015, ce dernier ayant lui-même obéi directement ou indirectement au malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Certes, suite à mes observations sur ces réquisitions de dingue, il avait réduit de moitié l'amende de 10.000,00 € exigée à mon encontre, mais quand même... Aucune de ses deux collègues l'ayant précédé à l'instruction depuis 2015 n'avait osé m'envoyer ces réquisitions et les suivre... et son ordonnance proprement délirante sera bien totalement infirmée l'année suivante par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Rennes m'ayant en l'occurrence donné raison sur toute la ligne. Or, il est très rare que cette juridiction ne suive pas les magistrats de l'instruction. De plus, je me défendais seule, sans avocat.

Conclusion : il faut bien être au bas mot un véritable "cas lourd psychiatrique" pour "juger" qu'une femme ingénieure est nécessairement une prostituée, surtout quand de surcroît elle a travaillé pour la Défense nationale sur des projets classés Secret Défense et Confidentiel Défense.

Constatant par ailleurs que d'autres malades, tel Nicolas Gonidec, lui donnent parfois l'occasion d'afficher publiquement l'image d'un magistrat à l'opposé de celui qui m'avait condamnée à l'automne 2016, je suis en mesure d'affirmer que c'est aussi un pervers.

Les magistrats du tribunal judiciaire de Quimper n'aiment pas qu'on les dise tous corrompus. Pervers autant que malades mentaux, ça ira, ça se démontre. 

En même temps, dès que sont connues les sommes que reçoit l'avocate de mon harceleur et calomniateur quimpérois pour aller se frotter aux magistrats locaux, la corruption aussi se démontre assez bien :

https://satanistique.blogspot.com/2023/05/quont-fait-pour-eux-les-avocats-de.html

En prime, comme ce complice du pédocriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi est lui-même pédophile, j'ai le droit depuis le début avec les magistrats qu'ils ont achetés à Quimper au circuit judiciaire parallèle réservé aux enfants victimes de faits de pédophilie... hyper cool pour leurs agresseurs...

 

https://copainsdavant.linternaute.com/p/christophe-le-petitcorps-12198282

Christophe LE PETITCORPS

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  • Profession :

    Magistrat

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    célibataire

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    Christophe Le Petitcorps


    De: Christophe LE PETITCORPS
    substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance d'Evry
    Objet:
    Cour d'appel de Rennes
    Tribunal de grande instance de Quimper
    Vice-présidents
    Groupe:
    cour_appel="Rennes"
    magistrat="Vice-président"
    tribunal
    tribunal_grande_instance="Quimper"
    nomination
    10 Août 2016
    De: Le Petitcorps (Christophe)
    substitut (Evry)
    Objet:
    Tableau d'avancement 2016 (magistrature)
    Inscrits : 687

    inscription
    28 Juillet 2016
    De: Le Petitcorps (Christophe)
    substitut (Evry)
    Objet:
    Tableau d'avancement 2015 (magistrature)
    Inscrits : 806

    inscription
    31 Juillet 2015
    De: Christophe LE PETITCORPS
    substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Créteil
    Objet:
    Cour d'appel de Paris
    Tribunal de grande instance d'Evry
    Substitut du procureur de la République
    Groupe:
    cour_appel="Paris"
    magistrat="Substitut du procureur"
    tribunal
    tribunal_grande_instance="Évry"
    nomination
    04 Juillet 2013
    De: Christophe LE PETITCORPS
    effectuera, préalablement à son installation dans ses fonctions, une période de formation de six mois
    Objet:
    Cour d'appel de Paris
    Tribunal de grande instance de Créteil
    Substitut du procureur de la République
    Groupe:
    cour_appel="Paris"
    magistrat="Substitut du procureur"
    tribunal
    tribunal_grande_instance="Créteil"
    nomination
    31 Décembre 2009
    De: Christophe LE PETITCORPS
    directeur des services pénitentiaires
    Objet:
    Cour d'appel de Paris
    Tribunal de grande instance de Créteil
    Substitut du procureur de la République
    Groupe:
    cour_appel="Paris"
    magistrat="Substitut du procureur"
    tribunal
    tribunal_grande_instance="Créteil"
    nomination
    31 Décembre 2009

     

    Dominique Pélicot aurait dû être arrêté en 2010

     

     

     

    Seulement voilà, c'était peut-être un compagnon de route de François Vérovre depuis déjà de nombreuses années, et si ces deux-là faisaient bien partie de la bande du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi, ils bénéficiaient de toute façon comme tous les autres de l'impunité totale qui s'applique à tous mes harceleurs, quoi qu'ils fassent. 

     

    Lire ou relire :

    https://satanistique.blogspot.com/2026/01/francois-verove-et-dominique-pelicot.html

     

    Et aussi :

    https://satanistique.blogspot.com/2021/12/francois-verove-dit-le-grele-de-la.html

    https://satanistique.blogspot.com/2021/12/terrorisme-islamiste-retour-sur.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/01/tueries-du-brabant-patrick-verdin.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/01/annees-2010-comment-les-attentats.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/03/deces-dalain-krivine-pere-de-la-lcr.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/03/francois-verove-dit-le-grele-reconnu.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/03/deja-deux-ouvrages-consacres-francois.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/policiers-tueurs.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/retour-sur-laffaire-du-tueur-en-serie.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/affaire-du-grele-les-suites-de.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/de-la-criminalite-du-verseau.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/les-signes-astrologiques-les-plus.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/francois-verove-t-il-eu-des-amis-brest.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/francois-verove-nordahl-lelandais.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/du-luraghi-dans-le-texte.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/09/la-liste-des-victimes-potentielles-de.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/11/strangulation-et-immolation-pour-le.html

    https://satanistique.blogspot.com/2023/05/gilles-politi-tue-par-le-grele-en-1987.html

    https://satanistique.blogspot.com/2024/02/benoit-jacquot-proche-de-longue-date-de.html

    https://satanistique.blogspot.com/2024/08/christine-van-hees-le-meurtre-de-la.html

    https://satanistique.blogspot.com/2025/05/meurtre-de-gilbert-gaudry-en-1990-dans.html

     

     

    https://www.franceinfo.fr/faits-divers/affaire-des-viols-de-mazan/info-franceinfo-le-calvaire-de-gisele-pelicot-aurait-pu-etre-evite-confirme-un-rapport-de-l-inspection-generale-de-la-justice_7747654.html

    Le calvaire de Gisèle Pelicot aurait pu être évité, confirme un rapport de l'Inspection générale de la Justice

    Pendant près de dix ans, Gisèle Pelicot a été droguée puis livrée inconsciente à des dizaines d’inconnus par son époux. Cette retentissante affaire, dite des viols de Mazan, aurait pourtant pu ne jamais avoir lieu si une pièce cruciale avait été examinée par les magistrats. Mais l'Inspection générale de la Justice dit pourtant ne pas pouvoir conclure "avec certitude" à un dysfonctionnement.


    Article rédigé par Yannick Falt
    Radio France
    Publié
    Temps de lecture : 3min
    Le ministère de la justice, à Paris. (GOOGLE STREET VIEW)
    Le ministère de la justice, à Paris. (GOOGLE STREET VIEW)

    Si une empreinte ADN avait été prise en compte par la justice, l'ancien mari et tortionnaire de Gisèle Pelicot, aurait pu être confondu 14 ans avant le procès, révèle un rapport de l'Inspection générale de la Justice qui doit être rendu public lundi 19 janvier et que franceinfo a pu consulter avant sa publication.

    Le 30 juillet 2010, Dominique Pelicot est surpris en train de filmer, avec une caméra-stylo, comme il l'a fait dix ans plus tard dans le Vaucluse, sous les jupes de clientes dans un supermarché de Seine-et-Marne en région parisienne. Il est placé en garde-à-vue et s'en tire avec le paiement d'une amende de 100 euros. Mais les policiers prennent son ADN... qui "matche" avec une empreinte, enregistrée dans le Fichier national des empreintes génétiques, relevée en 1999, dans le cadre d'une enquête pour tentative de viol dans le même département.

    Un courrier perdu

    La police scientifique transmet alors l'information à la justice, mais rien ne se passe. La faute à un courrier, une simple lettre sans accusé de réception, jamais arrivée ou jamais traitée par le paquet de Meaux qui pilotait l'enquête sur la tentative de viol. Un magistrat en poste à l'époque explique que le parquet de Meaux était alors en pleine réorganisation et croulait sous les dossier. Des pièces disparaissaient régulièrement. Quant à la gestion du courrier, quand des magistrats quittaient la juridiction, les lettres étaient parfois renvoyées à l'expéditeur voire détruites sans être ouvertes. Pas de courrier recommandé, pas de transmission numérique, aucun accusé de réception, aucune trace informatique... L'Inspection générale de la Justice dit ne pas pouvoir conclure "avec certitude" à un dysfonctionnement, ne sachant pas si le courrier a bien été reçu.

    En revanche, elle pointe un dysfonctionnement plus général dans le traitement judiciaire de ces empreintes génétiques car ce qui est sûr, c'est la justice n'a pas versé au dossier l'ADN de Dominique Pelicot. Les premiers viols de Gisèle Pelicot débuteront l'année suivante, en juillet 2011, un an tout juste après l'arrestation de son mari dans cette première affaire. En langage administratif, ce problème de transmission des informations du Fichier des empreintes génétiques est appelé un "impensé organisationnel". Aujourd'hui encore, des éléments aussi sensibles que des profils ADN sont parfois envoyés par simple courrier avec le risque de disparaître dans la nature, alors que le fichier des empreintes génétiques joue un rôle de plus en plus crucial dans les enquêtes, avec plus de sept millions de profils enregistrés et 58 000 "rapprochements" (l'ADN d'un suspect qui correspond à celui relevé sur une scène de crime ou délit).

    Dominique Pelicot a été condamné en décembre 2024 à 20 ans de prison, la peine maximale pour viol aggravé. Il est également mis en examen pour deux autres affaires criminelles : le viol et le meurtre de Sophie Narme en 1991 – il conteste son implication – et une tentative de viol, en 1999, sur "Marion". C’est dans cette dernière affaire que son ADN a "matché" après son arrestation en 2010. Il a reconnu une partie des faits. Le pôle cold Cases de Nanterre tente désormais d'identifier de nouvelles victimes potentielles de Dominique Pelicot.

     

    Nouvelles menaces...

    660 consultations pour la journée d'hier, c'était déjà beaucoup.

    Nous en sommes actuellement à 1749 pour aujourd'hui jusqu'à 10h00.

    A ce niveau-là, je le signale. 

     




    samedi 17 janvier 2026

    Nicolas Gonidec à Quimper : cinq ans de prison ferme dont appel

    Voici mon précédent article sur cette affaire, publié le 2 décembre dernier :

    https://satanistique.blogspot.com/2025/12/nicolas-gonidec-dominique-strauss-kahn.html

    Les affaires quimpéroises, c'est chaud...

    A la mi-décembre, je ne publiais plus rien depuis cet article, et pouf ! je disparais de Google...

    Du coup, j'ai un peu peur de remettre ce nom-là à l'affiche, d'autant que Lulu aussi, ça craint, en ce moment :

     

    France, La Direction Interministerielle Du Numerique   185.24.184.213    
    Session #1
    OS X, Firefox 140.0, 3153x1320

      

    14 Jan13:53:17
      

    13:55:39
      

    13:55:45

     

    Enfin bon, voilà qui est fait.

     

    Lire ou relire :

    https://satanistique.blogspot.com/2021/10/a-quimper-aussi-deferlante-de-plaintes.html

    https://satanistique.blogspot.com/2025/11/quimper-lancien-elu-nicolas-gonidec-de.html

    https://satanistique.blogspot.com/2025/12/nicolas-gonidec-dominique-strauss-kahn.html

     

     

    https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/finistere/quimper/proces-nicolas-gonidec-suite-aux-agressions-sexuelles-le-serial-piqueur-sera-fixe-sur-son-sort-ce-jeudi-a-quimper-3278297.html

    Procès Nicolas Gonidec : 5 ans de prison ferme et interdiction de présence dans le Finistère pour "le serial piqueur" et agresseur sexuel

     

    Le verdict est tombé ce jeudi. Nicolas Gonidec a été condamné à la peine maximale : cinq ans de prison ferme. Le tribunal correctionnel de Quimper a aussi prononcé une interdiction de présence dans le Finistère pendant cinq ans.

    La justice a tranché. Nicolas Gonidec a été condamné ce jeudi à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Quimper. L’ancien élu écope aussi d’une interdiction de présence dans le Finistère pendant cinq ans, au terme d’un procès marqué par la gravité et le caractère sériel des faits.

    5 ans de prison et interdit de présence dans le Finistère

    Nicolas Gonidec, qui utilise le patronyme Mannino, a appris sa condamnation depuis sa cellule à Lorient, où il est actuellement en détention provisoire dans le cadre d’une autre affaire. Il est également inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Il devra pointer une fois par mois pendant vingt ans, suivre une obligation de soins durant sept ans et rembourser les victimes ainsi que le Trésor public. Le mandat de dépôt a été prononcé mais son exécution est différée.

    Le tribunal de Quimper a assorti cette peine de 5 ans de prison à une interdiction de se présenter à une élection pendant cinq ans.

    Des faits jugés d’une gravité particulière

    Pour le tribunal, Nicolas Gonidec a cherché "à manipuler ses victimes". La peine maximale a été retenue en raison de "risques de récidive jugés avérés" et de "la gravité particulière des faits".

    Reconnu coupable d’agressions sexuelles et d’exercice illégal de la profession d’infirmier, l’ancien élu a encaissé la décision à distance. Tête basse, vêtu d’un polo gris, il a suivi le verdict depuis la prison de Ploemeur.

    Des agressions sexuelles et des prises de sang illégales en série

    Nicolas Gonidec était jugé pour avoir pratiqué des prises de sang et des injections illégales sur une quarantaine de femmes entre 2015 et 2021, en Bretagne et en région parisienne. Certaines de ces pratiques ont été suivies d’agressions sexuelles.

    Le parquet avait requis cinq ans de prison ferme, estimant que les faits relevaient d’un mode opératoire répété, fondé sur l’abus de confiance et le détournement de gestes médicaux à des fins sexuelles.

    Au-delà de cette condamnation, Nicolas Gonidec reste mis en cause dans une nouvelle procédure ouverte à Lorient. Une affaire distincte, qui pourrait à nouveau le conduire devant la justice.

    Des mesures précises après sa sortie de prison

    Au-delà de la peine de prison, le tribunal a prononcé un suivi socio-judiciaire de 7 années à l’encontre de Nicolas Gonidec. Concrètement, cela signifie qu’à sa sortie de détention, il restera placé sous contrôle judiciaire pendant plusieurs années, avec des obligations strictes à respecter.

    Ce suivi impose notamment une obligation de soins renforcée, destinée à prévenir toute récidive. Il s’accompagne aussi d’interdictions, comme celle d’entrer en contact avec les victimes, ainsi que l’obligation de les indemniser, conformément à la décision du tribunal.

    Surtout, ce dispositif n’est pas symbolique. En cas de non-respect de ces obligations, Nicolas Gonidec pourra être renvoyé en prison pour deux ans. Un levier central de la peine, pensé pour encadrer durablement l’après-prison et limiter les risques de récidive.

    Jugé durant 4 jours à Quimper

    Pour ce deuxième procès à Quimper, Nicolas Gonidec était jugé pour agressions sexuelles, prises de sang et injections illégales, usurpation de la fonction d’infirmier et rémunération d’actes médicaux non autorisés. Les faits concernent une quarantaine de femmes, en Bretagne et en région parisienne, entre 2015 et 2021.

     

    L'objectif de Nicolas Gonidec : l'agression sexuelle

    Le parquet a décrit un système organisé, reposant sur de faux protocoles médicaux et une relation de confiance détournée. Certaines victimes ont dénoncé des gestes à caractère sexuel commis lors de ces actes présentés comme thérapeutiques. Nicolas Gonidec usait alors de "stratagèmes" et d'une "manipulation psychologique pour imposer des orgasmes thérapeutiques" avait détaillé le procureur de Quimper.

    Pour Jean-Luc Lennon, le moteur de l’accusé est clair : "Le mobile de base est le mobile sexuel." Il s’appuie sur les analyses psychiatriques. "Nicolas Gonidec est incapable de résister à ce qu’il a inventé. C’est un pervers sexuel." Il précise que, dans 70 % des cas, la finalité sexuelle est manifeste et que, pour les autres victimes, "cela s’est arrêté parce qu’elles ont réussi à l’empêcher d’aller plus loin".

    Le parquet avait alerté sur le risque de récidive

    Durant les audiences du mois de décembre, le procureur Jean-Luc Lennon a insisté sur la dangerosité persistante de l’accusé et sur les risques évidents de récidive.

    Le magistrat a rappelé que Nicolas Gonidec avait déjà été condamné par le passé pour des faits similaires et avait insisté sur la nouvelle enquête ouverte à Lorient.

     

    Un sort scellé ce jeudi

    Resté stoïque lors des réquisitions, Nicolas Gonidec, qui utilise désormais le patronyme Mannino, a simplement prononcé un bref "je m’excuse" à destination des victimes. Le tribunal dira ce jeudi si les réquisitions du parquet sont suivies.

    Un verdict très attendu par les plaignantes, présentes en nombre durant le procès.

     

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/proces-de-nicolas-gonidec-l-ex-elu-de-quimper-fait-appel-de-sa-condamnation-a-cinq-ans-de-prison-7097400

    Procès de Nicolas Gonidec : faux infirmier, l'ex-élu de Quimper fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison

    Huit jours après sa condamnation à cinq ans de prison au palais de justice de Quimper, Nicolas Gonidec a décidé de faire appel = © Maxppp - Delphine Gotchaux

    Publié le Mis à jour le

    Nicolas Gonidec a décidé de faire appel ce vendredi de sa condamnation à cinq ans de prison ferme. L'ex-élu de Quimper avait été condamné, la semaine dernière par le tribunal correctionnel, pour agressions sexuelles et exercice illégal de la profession d'infirmier.

    Il y aura un nouveau procès dans l'affaire Nicolas Gonidec. Ce vendredi 16 janvier, l'ex-élu de Quimper a décidé de faire appel de sa condamnation, la semaine dernière, à cinq ans de prison ferme pour agressions sexuelles et exercice illégal de la profession d'infirmier. Jeudi 8 janvier, il avait été condamné à la peine maximaleun mois après son procès tenu du lundi 1er au jeudi 4 décembre 2025 devant le tribunal correctionnel. Pendant des années, l'homme de 44 ans, figure du milieu culturel breton, a abusé de la confiance de ses victimes, toutes des femmes de son entourage professionnel ou amical, pour assouvir son obsession : piquer des veines et faire des vaccins.

    Piquer des veines et faire des vaccins

    Un mandat de dépôt avait été ordonné alors qu'il avait pris connaissance de sa peine en visioconférence, puisque l'ancien adjoint à la culture dormait d'ailleurs déjà à la prison de Ploemeur, dans le Morbihan, dans le cadre d'une autre enquête ouverte à Lorient pour des faits similaires. Il n'avait pas cillé au prononcé de la peine. Nicolas Gonidec avait également été condamné à un suivi socio-judiciaire pendant sept ans avec injonction de soin. Il n'a pas le droit de paraître dans le Finistère pendant cinq ans. L'ancien élu quimpérois est également inéligible pendant cinq ans.


    François Vérove et Dominique Pélicot : une communauté d'intérêts ?

    Le pôle cold case de Nanterre commence à y croire et c'est déjà une excellente nouvelle. 

    Ces deux-là, l'un et l'autre très bien intégrés socialement, ont probablement eu des complices ou "collègues" violeurs ou tueurs pour plusieurs de leurs crimes.

    C'est absolument flagrant pour le second à partir de juillet 2011 en ce qui concerne les viols de sa femme. 

    Mais il pourrait aussi avoir "travaillé" avec François Vérove bien avant, peut-être comme l'ont fait par ailleurs les deux compères de TF1 PPDA et Nicolas Hulot. 

    Notons enfin que les petits jeux "littéraires" est une autre tendance qui tend à se confirmer chez tous ces pervers en relation les uns avec les autres. C'est en effet au tour de Dominique Pélicot de rechercher un éditeur pour ses romans et poèmes...

     

    A lire ou à relire :

    https://satanistique.blogspot.com/2021/12/francois-verove-dit-le-grele-de-la.html

    https://satanistique.blogspot.com/2021/12/terrorisme-islamiste-retour-sur.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/01/tueries-du-brabant-patrick-verdin.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/01/annees-2010-comment-les-attentats.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/03/deces-dalain-krivine-pere-de-la-lcr.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/03/francois-verove-dit-le-grele-reconnu.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/03/deja-deux-ouvrages-consacres-francois.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/policiers-tueurs.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/retour-sur-laffaire-du-tueur-en-serie.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/affaire-du-grele-les-suites-de.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/de-la-criminalite-du-verseau.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/les-signes-astrologiques-les-plus.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/francois-verove-t-il-eu-des-amis-brest.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/francois-verove-nordahl-lelandais.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/06/du-luraghi-dans-le-texte.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/09/la-liste-des-victimes-potentielles-de.html

    https://satanistique.blogspot.com/2022/11/strangulation-et-immolation-pour-le.html

    https://satanistique.blogspot.com/2023/05/gilles-politi-tue-par-le-grele-en-1987.html

    https://satanistique.blogspot.com/2024/02/benoit-jacquot-proche-de-longue-date-de.html

    https://satanistique.blogspot.com/2024/08/christine-van-hees-le-meurtre-de-la.html

    https://satanistique.blogspot.com/2025/05/meurtre-de-gilbert-gaudry-en-1990-dans.html

     

     

    https://www.parismatch.com/actu/faits-divers/info-match-le-grele-le-pole-cold-case-enquete-sur-une-possible-nouvelle-victime-246009

    INFO MATCH Le Grêlé : le pôle cold case enquête sur une possible nouvelle victime

    C'est dans le bois communal de Saint-Aubin (91) que la dépouille de Gilbert G. a été découverte le 6 juin 1990 par des promeneurs
    C'est dans le bois communal de Saint-Aubin (91) que la dépouille de Gilbert G. a été découverte le 6 juin 1990 par des promeneurs. En médaillon, François Vérove, dit "le grêlé" dans un document de la police judiciaire. © Sophie Noachovitch, DR
    Sophie Noachovitch, Stéphane Sellami , Mis à jour le

    Gilbert G. 43 ans, était dessinateur industriel, responsable de bureau d’études. Il a été assassiné et retrouvé le 6 juin 1990 à Saint-Aubin en Essonne. 35 ans après les faits, le crime pourrait enfin être élucidé et imputé à François Vérove.

    Un corps, sans vie, tué d’une balle dans la tête et ligoté à un arbre. Le 6 juin 1990, deux promeneurs font une découverte glaçante dans le bois communal du tranquille village de Saint-Aubin en Essonne. Assis aux pieds du cadavre, son chien. Pleurant son maître exécuté.

    On est près du bourg. Le bois, peu étendu, n’est séparé des habitations que par un champ, et nombre de promeneurs empruntent ces chemins. Mais personne n’a rien vu à l’époque. L’affaire est restée un cold case, non élucidée depuis 35 ans. Jusqu’à cette fin 2024 lorsque la juge Nathalie Turquey, au pôle cold case de Nanterre, reprend l’enquête à la faveur du signalement d’un ancien enquêteur, soulignant les traits communs entre ce crime et ceux commis par François Vérove, surnommé pendant des années « le Grêlé » faute d'être identifié.

    La sagacité d'un flic à la retraite

    En septembre 2021, François Vérove, acculé par la convocation à la PJ de Montpellier, se suicide. Après des années d’enquête sur le tueur, violeur et voleur de la région parisienne, l’ADN parle enfin : Vérove est le Grêlé. Très vite, photos et portrait-robot de l’homme sont diffusés dans les médias et un policier à la retraite reconnaît des similitudes avec le meurtre de 1990. Des détails interpellent. Gilbert G., la victime de 43 ans, a été dépouillé de sa Citroën GS. Or, dans l'une des affaires qui lui sont imputées, le Grêlé avait dérobé une voiture – mais aussi un chéquier qui a beaucoup servi : dans des restaurants, pour l’achat d’un magnétoscope et d’au moins une moto de 125 chevaux.

    Une carte de gendarmerie et un MAC 50

    Les témoins des différents commerces ont tous pu faire la description de leur client : grand, plus de 1,80 m, cheveux coupés à la militaire, menton prononcé, athlétique. Et puis, souvent aussi, leur vis-à-vis a présenté sa carte plastifiée bleue, rayée du bleu, blanc, rouge réglementaire d’une carte de gendarmerie. Ajoutons à cela la balle retrouvée dans la terre à proximité du cadavre, qui peut provenir d’un MAC 50, l’arme de service habituelle des gendarmes à cette époque, et nous avons le portrait trait pour trait de François Vérove. C’est pourquoi le pôle cold case s'est récemment vu attribuer ce dossier et des analyses sont en cours pour confirmer que l’auteur du meurtre de Gilbert G. serait bel et bien le Grêlé. La juge Turquey qui a instruit le dossier du Grêlé et a compris que l’auteur était un représentant des forces de l’ordre a elle aussi été alertée par ces similitudes.

    Une veuve terrifiée depuis 35 ans

    Cette affaire aurait pourtant pu être oubliée de tous. Aucune ligne ne sera écrite dans la presse de l’époque et son épouse, Françoise*, tellement traumatisée par le drame a préféré garder le silence. « Je me suis préservée en n’en parlant pas, confie-t-elle à Paris Match. Mon mari et moi n’avions emménagé que depuis un an dans un nouveau village, dans notre nouvelle maison, encore en travaux, personne ne nous connaissait, alors je n’ai rien dit. À ceux qui l’avaient croisé avant sa mort, je n’ai mentionné qu’un accident. Et puis, j’ai eu peur. Pendant 35 ans, je me suis toujours demandé qui s’en était pris à lui et j’ai toujours eu peur que quelqu’un vienne à ma porte s’en prendre à moi aussi. »

    Enfin une réponse

    Fortement secouée par l'annonce de la réouverture de l'enquête, Françoise ne souhaite pas s'étendre sur le sujet. « Vous allez réveiller des choses en moi. Je n’ai plus dormi, plus mangé pendant des mois et des mois après… C’était trop dur. Et puis j’ai réussi à aller mieux. » Françoise n’avait que 40 ans à l’époque, elle a plaqué un sourire sur son visage pour retourner au travail, tenter d’aller de l’avant. De son mari, Gilbert, qui allait fêter ses 44 ans en juillet 1990, elle ne soufflera pas un mot. Tout juste sait-on qu’il était dessinateur industriel, responsable d’un bureau d’études. Mais peut-être que l’identification du meurtrier de son mari permettra à Françoise d'obtenir quelques réponses sur le drame qui a bouleversé sa vie voilà 35 ans.

     

    https://www.parismatch.com/actu/faits-divers/le-pole-cold-cases-enquete-sur-deventuelles-autres-victimes-de-dominique-pelicot-et-du-grele-263080

    Dominique Pelicot : le pôle cold cases de Nanterre enquête bien sur des victimes attribuées au «Grêlé»

    Le «Grêlé» François Vérove et Dominique Pelicot.
    Le «Grêlé» François Vérove et Dominique Pelicot.   © DR
    Martin Lagrave, avec AFP , Mis à jour le

    Dominique Pelicot connaissait-il le tueur en série François Vérove, surnommé « Le Grêlé » ? Le pôle cold cases de Nanterre a en tout cas ouvert une enquête sur leurs parcours criminels lundi dernier.

    Le pôle cold cases de Nanterre enquête sur les « parcours criminels » de Dominique Pelicot, principal condamné des viols de Mazan, et le tueur en série François Vérove, surnommé « Le Grêlé », a indiqué vendredi le parquet de Nanterre, sollicité par l’AFP.

    Les investigations sur ces « parcours criminels », destinées à identifier d’autres victimes potentielles, ont été déclenchées lundi, a précisé le ministère public, confirmant une information de RTL.

    Dominique Pélicot a été condamné en 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme Gisèle afin de la violer et de la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan, entre 2011 et 2020. Ancien gendarme et ex-policier, François Vérove, tueur en série surnommé « Le Grêlé », s’est lui donné la mort en septembre 2021 alors qu’il était convoqué par des enquêteurs.

    Un scoop de Paris Match en novembre 2024

    Dans une enquête publiée en novembre 2024, Paris Match évoquait déjà cette piste étudiée de près par la juge Nathalie Turquey, du pôle des crimes sériels ou non élucidés du ­tribunal de Nanterre. Tous deux pourraient avoir plus que l’ivresse de la ­perversion en partage. Lieux des crimes, profils des victimes présumées, modes ­opératoires. Les investigations ont mis au jour un réseau de coïncidences et de ­similitudes ­saisissantes. Aussi impensable que cela puisse être, leurs trajectoires ont pu se croiser à au moins deux reprises dans les années 1980 et 1990 à Paris et en grande banlieue, écrivait-on alors. Parmi les meurtres non élucidés, figure celui de Sophie Narme. Le 4 décembre 1991, cette agente immobilière de 23 ans était anesthésiée avec une compresse d’éther, violée puis étranglée lors d’une visite d’appartement, au 22 de la rue Manin, dans le XIXe arrondissement de Paris.

    Autre affaire, celle d’Édith Martinet, autre crime imputé au Grêlé, qui va faire l’objet de nouvelles vérifications. Le 3 avril 1987, cette jeune femme de 26 ans était retrouvée nue, étranglée et poignardée au thorax du côté gauche, dans son studio de la Plaine Saint-Denis, au nord de Paris. Aucune trace d’effraction constatée. Traitée à l’origine par la police judiciaire de ­Seine-Saint-­Denis, l’affaire avait tardivement été reliée au Grêlé par la crim’. Mais l’hypothèse ­Pelicot constituerait aujourd’hui une autre piste envisageable. Et pas seulement à l’aune du mode opératoire. Edith ­Martinet était salariée comme enquêtrice marketing par une société basée rue Regnault, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Elle démarchait des particuliers pour leur faire tester des produits commerciaux, notamment dans les grands ensembles du quartier asiatique. Pile le secteur professionnel couvert par Dominique Pelicot, qui fait alors du porte-à-porte en tant qu’agent immobilier.

     

    https://www.parismatch.com/actu/faits-divers/dominique-pelicot-et-francois-verove-les-visages-du-mal-243795

    Dominique Pelicot et François Vérove : les visages du mal

    Entre «le Grêlé» et le monstre de Mazan, des parcours similaires et de nombreux points communs. De quoi interpeller les enquêteurs du pôle «cold case».
    Stéphane Bouchet et Florence Broizat , Mis à jour le

    VIDÉO. Entre «le Grêlé» et le monstre de Mazan, des parcours similaires et de nombreux points communs. De quoi interpeller les enquêteurs du pôle «cold case».

    Persuadée que les itinéraires des deux hommes se sont croisés, la brigade criminelle a décidé de les réunir sur une même planche photographique judiciaire pour la présenter à des témoins ou à des victimes potentielles. La mise en examen de Dominique Pelicot, il y a quatre ans, pour les abus commis sur sa femme, a ouvert une boîte de Pandore. Profils passe-partout, trajectoires de vie ressemblantes, modes opératoires possiblement identiques… Le monstre de Mazan serait-il aussi dangereux que François Vérove, le policier auteur d’au moins trois meurtres et de nombreux viols qui s’est suicidé en 2021? Des pistes se rouvrent.

    Qui a tué Sophie Narme ? Le 4 décembre 1991, cette agente immobilière de 23 ans était anesthésiée avec une compresse d’éther, violée puis étranglée lors d’une visite d’appartement, au 22 de la rue Manin, dans le XIXe arrondissement de Paris. Pas d’ADN exploitable, les scellés ayant été détruits, mais un mode opératoire suffisamment ressemblant à celui du tueur et violeur en série François Vérove, dit « le Grêlé », pour que ce crime lui soit imputé. L’hypothèse a tenu la rampe pendant des années, jusqu’à ce que le flair et l’opiniâtreté de la juge ­Nathalie Turquey, du pôle des crimes sériels ou non élucidés du ­tribunal de Nanterre, viennent rebattre les cartes et braquer les projecteurs sur un autre coupable possible, ­Dominique ­Pelicot. En octobre 2022, les visages des deux hommes ­apparaissent ainsi côte à côte sur la planche photographique ­établie par la brigade criminelle dans le cadre de la réouverture de l’enquête sur la mort de Sophie Narme. ­

    Dominique ­Pelicot se trouve alors en détention ­provisoire depuis deux ans pour les viols perpétrés sur son épouse. Après avoir échappé ­pendant trente-cinq ans à la justice, ayant à son actif au moins trois meurtres et une série de viols de fillettes et de jeunes femmes, François Vérove s’est donné la mort un an auparavant. Pelicot, Vérove. Deux enquêtes ­tentaculaires dans lesquelles la juge Turquey et les hommes de la crim’ pensaient tirer un fil, et où c’est l’écheveau qui est venu. Tous deux pourraient avoir plus que l’ivresse de la ­perversion en partage. Lieux des crimes, profils des victimes présumées, modes ­opératoires. Les investigations ont mis au jour un réseau de coïncidences et de ­similitudes ­saisissantes. Aussi impensable que cela puisse être, leurs trajectoires ont pu se croiser à au moins deux reprises dans les années 1980 et 1990 à Paris et en grande banlieue.

    En 1987 la police voyait la main de Vérove dans le meurtre d’Édith Martinet

    ​Les crimes du Grêlé auraient-ils pu ­servir de paravent au monstre de Mazan ? Lui auraient-ils permis d’échapper pendant trois décennies à la justice ? Une simple plongée dans leurs parcours respectifs suffit à provoquer une sensation de ­confusion. Experts dans l’art de la ­dissimulation, les deux hommes sont tout sauf des marginaux. Ils n’ont rien d’un Guy Georges ou d’un Thierry ­Paulin. Au contraire, tous deux se sont efforcés d’épouser la norme sociale, camouflant leurs déviances et leurs pulsions perverses sous le vernis d’une vie rangée. Mariés de longues années, pères de famille et grands-pères, ascension ­professionnelle réussie. Quasiment de la même génération (­Pelicot a neuf ans de plus que Vérove), ils grandissent au sein d’un milieu modeste, en province, orientés très jeunes vers ­l’apprentissage au niveau CAP.

    François Vérove, alors gardien de la paix, à l’école motocycliste de la préfecture de police de Paris, à Rungis en 1992. Il a déjà tué et violé plusieurs fois.
    François Vérove, alors gardien de la paix, à l’école motocycliste de la préfecture de police de Paris, à Rungis en 1992. Il a déjà tué et violé plusieurs fois. © DR

    L’électricité pour Pelicot, la mécanique pour Vérove*. ­Chacun saura échapper à son destin tout tracé de simple ouvrier. Vérove, en ­mister Hyde moderne, devient gendarme puis ­policier. Pelicot, sans doute plus malin et plus solide psychologiquement, ne s’installe jamais ­longtemps dans un secteur : ouvrier ­électricien, contremaître, agent ­immobilier et enfin VRP. Des métiers variés et itinérants qui compliquent aujourd’hui sérieusement les recherches de la police judiciaire sur son passé. Pour le reste, pas de vagues, pas d’esclandres, des existences ordinaires pour des quidams lambda. Seules certaines périodes de déconvenues professionnelles pourraient être les indices, en surface, des ­vicissitudes de leur vie secrète, des moments où ils seraient passés à l’acte. En commun encore, une détestation féroce du père, de possibles violences sexuelles subies enfants, une tentative de suicide devenus adultes. Ils auraient pu être jumeaux, frères à défaut, se fondant l’un dans l’autre pour mieux se dédoubler dans l’ombre.

    Désormais la justice suit la piste de Pelicot

    L’agent immobilier Dominique Pelicot lors d’une course à pied en 1991. Il entame une reconversion professionnelle l’année suivante.
    L’agent immobilier Dominique Pelicot lors d’une course à pied en 1991. Il entame une reconversion professionnelle l’année suivante. © DR

    Il aura fallu l’incroyable trempe d’une jeune femme pour que la justice commence à voir se dessiner, dans l’ombre portée du Grêlé, la silhouette de Pelicot. Huit ans après le meurtre de Sophie Narme, le scénario se répète. Cette fois, la victime ­s’appelle Marion (son prénom a été modifié). Elle a 19 ans et vient d’être embauchée dans une agence immobilière de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne. Un client se présente pour une visite. Une fois sur place, il la menace, avec ce qui ­ressemble à un cutter, et lui plaque un mouchoir imbibé d’éther sur les narines. Marion a l’intelligence de bloquer sa ­respiration et de mimer l’inconscience. Son agresseur commence à la déshabiller. Profitant d’un effet de surprise, elle l’assomme et parvient à se ­réfugier dans un cagibi, qu’elle ­verrouille. Sur sa chaussure, une trace de sang qui révélera l’ADN de ­Dominique ­Pelicot. Sa mise en examen, en 2020, pour avoir livré sexuellement sa femme, ­préalablement ­droguée, à une cinquantaine d’hommes fait remonter son nom à la ­surface.

    La juge Turquey fait le lien avec ­l’agression de 1999, qui va agir comme un bain révélateur et enclencher le réexamen de ­certains dossiers que la justice avait accolés au nom de Vérove, sans avoir de preuve ­formelle. L’affaire édith Martinet, autre crime imputé au Grêlé, pourrait ainsi faire l’objet de nouvelles vérifications. Le 3 avril 1987, cette jeune femme de 26 ans était retrouvée nue, étranglée et poignardée au thorax du côté gauche, dans son studio de la Plaine Saint-Denis, au nord de Paris. Aucune trace d’effraction constatée. Traitée à l’origine par la police judiciaire de ­Seine-Saint-­Denis, l’affaire avait tardivement été reliée au Grêlé par la crim’. Mais l’hypothèse ­Pelicot constituerait aujourd’hui une autre piste envisageable. Et pas seulement à l’aune du mode opératoire. Edith ­Martinet était salariée comme enquêtrice marketing par une société basée rue Regnault, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Elle démarchait des particuliers pour leur faire tester des produits commerciaux, notamment dans les grands ensembles du quartier asiatique. Pile le secteur professionnel couvert par Dominique Pelicot, qui fait alors du porte-à-porte en tant qu’agent immobilier.

    À l’époque, Vérove, jeune gendarme, évolue lui aussi dans la même zone. Son premier crime connu a lieu un an presque jour pour jour avant le meurtre d’Edith Martinet, dans le XIIIe arrondissement : Sarah, 8 ans, est retrouvée violée et étranglée, le matin du 7 avril, au sous-sol de son immeuble. Laissée pour morte, elle s’en sort miraculeusement. Trois jours plus tard, il tente à nouveau de violer une enfant, ­Nathalie, 6 ans, dans le Chinatown parisien. Le ­quartier sombre dans la ­psychose. ­Pendant ce temps, Dominique Pelicot parcourt, pour son travail, les mêmes rues. Le siège de l’entreprise qui l’emploie est implanté boulevard Kellermann. Au 56 se trouve la caserne ­Kellermann de la Garde républicaine, où Vérove sera un temps affecté.

    Leur trait commun le plus saillant : une détestation extrême du père

    Les deux hommes ont pu partager un même territoire. Et pas seulement à Paris. Un autre lieu ressort au détour de ces deux enquêtes si volumineuses : Mitry-Mory. C’est dans cette commune de Seine-et-Marne que, en juin 1994, François Vérove commet son dernier crime connu : l’enlèvement et le viol d’une fillette de 11 ans, Ingrid, qui sera retrouvée vivante. Il sera suivi dans cette ville en psychiatrie, à intervalles réguliers, jusqu’en décembre 1998. Mitry-Mory, c’est aussi, de 1995 à 1998, la zone d’activité professionnelle de Pelicot, alors qu’il émarge comme technico-commercial dans des entreprises d’électricité d’une localité voisine. C’est surtout là qu’est installée l’agence immobilière dans laquelle travaillait Marion, et où s’est présenté son agresseur. Ce n’est pas la première fois, dans les enquêtes sur des crimes en série, que la justice établit la présence de deux ou plusieurs suspects aux mêmes endroits, parfois aux mêmes époques. Dans les années 1980, Michel Fourniret et Émile Louis habitaient à proximité dans le département de l’Yonne. On a ainsi longtemps attribué à ce dernier le meurtre d’Isabelle Laville, 17 ans, violée et tuée en 1987, avant que Fourniret avoue ce crime et que le corps de l’adolescente soit découvert, en 2006, dans un puits du village de Bussy-en-Othe. Il arrive que les traces se chevauchent ou s’entrecroisent, que les pistes se brouillent, plongeant un peu plus encore juges et policiers dans le brouillard.

    Les années passent. Retraités, ils deviennent grands-pères. Tous deux continuent à mener une vie tranquille, en toute impunité. Au début du mois de mai 2019 pourtant, chacun atteint à sa façon un sommet dans le délire de toute-puissance. Pelicot, alors en vacances dans la maison familiale de l’île de Ré, offre en pleine nuit sa femme à un inconnu rencontré sur Internet, déjà condamné pour viol. Perdant toute mesure, il abrutit tellement Gisèle de médicaments qu’elle dormira durant tout le voyage de retour à Mazan. Pris d’une poussée de fièvre narcissique, ­François Vérove, de nouveau en région parisienne plus de trente ans après ses premiers crimes, ­participe sous son vrai nom au jeu de Nagui « Tout le monde veut prendre sa place », qui sera diffusé le 13 mai sur France 2 ! ­L’ultime télescopage de leurs parcours aura lieu le mercredi 29 septembre 2021 : ce jour-là, le quotidien régional « Midi libre » révèle pour la première fois l’existence de ­l’affaire ­Pelicot alors que François Vérove se suicide au Grau-du-Roi.

    Dominique Pelicot est mis en examen pour meurtre

    Dans la lettre d’adieu qu’il adresse alors à sa femme, il reconnaîtra ­certains de ses crimes, tout en affirmant avoir cessé ses activités criminelles en 1997. Soit deux ans avant l’agression de Marion. Depuis octobre 2022, Dominique Pelicot est mis en examen pour meurtre, viol et tentative de viol par la magistrate de ­Nanterre dWans l’affaire du meurtre de Sophie Narme et l’agression de Marion. Il conteste avec ­véhémence toute ­implication dans la première, mais avoue la tentative de viol sur la seconde, acculé par la présence de son ADN sur la chaussure de sa victime… après avoir tout de même nié à deux reprises. Entre ­l’agression de 1999 et les premiers viols connus sur sa femme, Gisèle, en 2011, ­Dominique ­Pelicot passe complètement sous les radars. Que s’est-il réellement passé pendant ces douze années ? Il semble peu probable que les pulsions prédatrices aient déserté par enchantement le monstre de Mazan, qui reste néanmoins présumé innocent. Un gouffre s’ouvre, vertigineux, que la justice s’emploie aujourd’hui à éclairer.

    * Lire « Le Grêlé, le tueur était un flic », de Patricia Tourancheau, éd. Seuil, 2022.


    https://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/Exclusif-Quand-le-Grele-etait-un-flic-1763766

    Exclusif: Quand "le Grêlé" était un flic

    Franck Jourde, ex-coéquipier de François Vérove aujourd’hui à la retraite, nous montre photos et documents de leur parcours commun. Chez lui en Bretagne, le 8 octobre
    Franck Jourde, ex-coéquipier de François Vérove aujourd’hui à la retraite, nous montre photos et documents de leur parcours commun. Chez lui en Bretagne, le 8 octobre © Frédéric Lafargue
    Nicolas Delesalle , Mis à jour le

    Il aura fallu trente-cinq ans pour mettre un nom et un parcours professionnel sur «le Grêlé», le criminel dont le portrait-robot montrait un visage vérolé. Sur le point d’être démasqué, il s’est suicidé le 29 septembre. Paris Match a retrouvé des photos de l’époque où ce membre des forces de l’ordre commettait ses pires forfaits.

    «Quand j’ai appris la nouvelle, mon sang s’est glacé. J’étais livide.» Franck Jourde, 56 ans, est un jeune retraité de la Police nationale. Un ancien motard. Il porte une chemise bariolée à l’effigie de Steve McQueen, son héros. Depuis quelques jours, il ne dort plus. Il ressasse, fouille dans ses archives méticuleusement rangées dans sa maison bretonne. À l’automne 1992, entre le 14 septembre et le 18 décembre, il a été le coéquipier de François Vérove . Ils ont vécu ensemble les épreuves pour devenir motocycliste de la Police nationale, comme 23 autres gaillards sélectionnés parmi 200 candidats: «C’était “Top Gun”, se rappelle-t-il. Un stage très physique. On a été épluchés pour entrer.» Franck Jourde a passé ses journées à moto avec le tueur en série pendant trois mois d’effort, de sueur, de crainte, de chutes dans la boue: «Normalement, ce genre d’épreuve crée des liens forts. Mais avec lui, non, il ne se livrait jamais. Il était très secret. Sur ses gardes.»

    "Il était très secret. Sur ses gardes", confie son ancien coéquipier

    En 1992, François Vérove n’est pas encore le retraité idéal décrit depuis sa mort par tous ses voisins éberlués de La Grande-Motte ou de Prades-le-Lez, le type serviable, généreux, affable, le conseiller municipal gaulliste, droit, juste et magnanime. Il a 30 ans, âge limite pour passer le stage, et il est au cœur de sa période criminelle. Il a déjà tué au moins trois fois. Dans deux ans, le 29 juin 1994, à MitryMory, en Seine-et-Marne, il enlèvera Ingrid, une fillette de 11 ans à vélo. Il se fera passer pour un policier et l’emmènera dans sa Volvo blanche à Saclay, dans une ferme. Là, il lui montrera des BD sadomasos et la violera sur place. Profitant de son absence après le viol, la fillette parviendra à s’enfuir. «Je n’en reviens pas, ça me fait drôle», souffle Franck Jourde en lisant les nouvelles qui dessinent chaque jour le portrait d’un François Vérove qu’il ne soupçonnait pas.

    Le 29 septembre dernier, le retraité de 59 ans a avalé trois fois la dose létale de tramadol, un puissant opiacé. Il s’est donné la mort dans un appartement du Grau-duRoi qu’il venait de louer. Avant d’en finir, l’ex-gendarme et policier, le mari aimant, le père et grand-père attentif, le voisin serviable, le collègue amène a adressé une lettre à son épouse. Des aveux parcellaires. Dans ce courrier, il confesse être «un grand criminel qui a commis des faits impardonnables». Il précise qu’il était la proie de « pulsions », mais qu’il s’est « pris en main » et qu’il n’a plus commis de crime depuis 1997. À sa femme, il écrit : « Tu avais décelé des choses chez moi quand j’étais plus jeune. Je pense à vous et aux familles des victimes. »

    Il avait été convoqué cinq jours plus tôt par le commissariat de Montpellier pour un entretien et un prélèvement ADN, comme 750 autres anciens gendarmes dans toute la France. La convocation ne précisait pas qu’il s’agissait d’une nouvelle expertise décidée par la pugnace juge d’instruction Nathalie Turquey, dans le cadre de l’affaire du « Grêlé ». Mais le retraité a compris. Le mur hermétique érigé pendant des années pour séparer ses deux vies, ses deux âmes, celle du tueur et celle de l’honnête homme, allait voler en éclats. Il a préféré abréger son existence plutôt qu’affronter la sidération de ses proches, les regards des victimes et la voix de la justice. Le lendemain de sa mort, un comparatif ADN réalisé en urgence par les enquêteurs lève les derniers doutes : François Vérove, paisible retraité, est bien « le Grêlé », un tueur et violeur en série recherché pour trois meurtres et six viols commis dans les années 1980 et 1990. Un des plus vieux « cold cases » (affaires non élucidées) de France est résolu. Un des plus sordides, aussi.

    Franck Jourde, son camarade de stage moto «Il était dans le contrôle 24heures sur 24, c’est le seul de la promotion à n’être jamais tombé»

    Depuis trente-cinq ans, plusieurs générations d’enquêteurs de la brigade criminelle ont recherché cet homme sans relâche. Tous ont été marqués par sa violence, son sadisme. Le 5 mai 1986, le corps sans vie de Cécile Bloch, une fillette de 11 ans, est retrouvé enroulé dans un morceau de moquette sale, au troisième sous-sol d’un immeuble du XIXe arrondissement de Paris. La collégienne a été violée avant d’être poignardée et étranglée. Son demi-frère a croisé le tueur dans l’ascenseur de l’immeuble avant qu’il ne commette son crime. Il décrit un homme grand, jeune, au visage grêlé d’acné ou de petite vérole. François Vérove hérite d’un surnom. Un portrait-robot est dessiné. Il hantera les couloirs du 36, quai des Orfèvres et de beaucoup de commissariats pendant des années. Dans les locaux de police ou de gendarmerie dans lesquels il travaille, Vérove passe probablement devant ce portrait-robot. Le sien…

    En 1987, il assassine Irmgard Müller, une jeune fille au pair allemande de 20 ans, et Gilles Politi, son employeur de 38 ans. Les corps sont retrouvés dans un appartement du Marais, à Paris. La scène de crime est horrible. La jeune femme est dénudée, ficelée, bâillonnée, les bras attachés en croix à un lit superposé d’enfant. Elle est morte étranglée après un rapport sexuel avec le « Grêlé ». Gilles Politi gît dans une pièce à côté, nu, ligoté, des brûlures de cigarette sur le corps. Ses chevilles sont liées à ses poignets. Il a été étranglé par la technique du garrot espagnol. Dans la même période et jusqu’en 1994, François Vérove enlève et viole six fillettes et jeunes filles.

    Comment établir une relation entre ces meurtres et viols d’enfants et ceux commis contre des adultes ? En 1987, à l’heure où les empreintes digitales sont relevées avec de la poudre d’alumine et où les dossiers sont encore tapés à la machine à écrire, c’est impossible. La Crim’ piétine. Il faudra attendre 2001 pour que les progrès permettent aux enquêteurs de relier toutes ces affaires : sur chaque scène, au bout d’un mégot, dans une trace de sperme, le même ADN est retrouvé. Celui de François Vérove. Personne ne peut alors imaginer que ce tueur, qui a parfois brandi devant ses victimes une carte tricolore, fait vraiment partie des forces de l’ordre. Personne et surtout pas ses collègues.

    Comme François Vérove, Franck Jourde a été militaire avant d’entrer dans la police. Cinq ans chez les sapeurs-pompiers de Paris, où il a pris le goût du sacrifice. Un jour, en attendant l’arrivée des lances à incendie, il tient la main d’une automobiliste coincée dans sa voiture en feu. Le souvenir est intact. Le rêve de devenir motard de la police le porte jusqu’au centre de formation de Rungis. Il se rappelle, que pendant le stage, François Vérove était déjà un motard aguerri par cinq années passées à la Garde républicaine. Il est excellent en topographie. En cross aussi. Moins sûr de lui sur route. Il finit dans le ventre du groupe, 12e sur 24. Franck Jourde se souvient d’un détail alors insignifiant qu’il essaie d’interpréter aujourd’hui, comme chaque souvenir qui remonte au fil du temps. La plupart des apprentis motards tombent pendant ces dix semaines de stage. Chacun d’entre eux s’acquitte d’une amende de 10 francs par chute, pour nourrir une cagnotte commune. Des commentaires comiques sont notés sur un carnet : « Les virolos, c’est rigolo », écrit un certain Landragin ; « Bonjour le gadin sous le crachin pas bénin », rigole Franck. François ne tombe pas. « Il était dans le contrôle, 24 heures sur 24. Dans ses attitudes, il était discret, réservé, parfois ailleurs. Mais s’il avait des moments d’absence, il affichait en même temps une grande confiance. Et savait, dans certaines situations, se montrer rassurant ou sympathique. Il m’avait fait remarquer que nos deux prénoms se fêtaient le même jour, le 4 octobre. »

    Pendant sa carrière, il a probablement travaillé souvent devant son portrait-robot

    Franck Jourde ne jette rien. Ni les bulletins de notes du stage, si son magnétoscope. Il a retrouvé dans ses cartons une cassette VHS du stage de 1992, qu’il n’avait jamais regardée. Des images exclusives aux teintes usées, qui montrent le serial killer en action sur sa moto ou en salle d’étude. Visage glabre, attitude effacée alors que les autres s’esclaffent ou fanfaronnent. Le « Grêlé » a la peau étrangement lisse, le regard lointain.

    « C’était un type un peu hautain, paternaliste et moralisateur avec moi. Il m’énervait. Il était plein de culot, avait de la peine à admettre l’échec, cachait ses faiblesses. Il était très exigeant avec lui-même. Je l’ai vu, quand il s’est retrouvé en difficulté et même en faute, utiliser des subterfuges avec un culot incroyable, impensable. Lors d’un examen, il avait oublié son arme de service, un Manurhin 357 magnum, qu’il fallait à tout prix porter. Il a pris son calot, l’a roulé pour lui donner la forme d’une crosse de revolver et l’a enfoncé dans son étui vide. Personne n’a rien vu. Moi, j’étais sidéré. » L’ancien policier raconte aussi que, pendant le stage, le tueur a réussi à dissimuler à ses examinateurs une fracture de la main pour être sûr d’obtenir son diplôme. « Il était radical, jusqu’au-boutiste, comme s’il ne pouvait pas échouer. »

    Les images de François Vérove en uniforme lors de sa remise de médaille, à la fin du stage, figent Franck Jourde. « Ça me fait froid dans le dos. Son rictus me fait peur. » Depuis le 29 septembre, l’ex-motard a des cernes noirs. Comme beaucoup d’autres témoins, il se demande comment il a pu ne rien voir : « Pendant le stage, je l’ai surpris deux ou trois fois en train de prendre une douche le matin à l’étude ; il m’expliquait alors qu’il avait dû dormir dans sa voiture, une Volvo 740 GL blanche, dont il était très fier. La voiture avec laquelle il enlevait les fillettes… J’aurais peut-être dû le signaler. J’ai escorté cinq présidents français en trente ans. J’ai même escorté Obama. Mon grand-père était dans la 2e DB et a libéré Paris ; mon père, soldat dans l’infanterie de marine, a présenté les armes à Kennedy ; mon fils aussi est dans l’armée, il est allé au Mali. On sert le pays, dans ma famille. Et là, j’ai un sentiment de culpabilité. Je n’ai rien vu. Je me sens trahi. Il a sali la profession. »

    Il ne laisse plus une trace dès qu’apparaissent les techniques ADN qui auraient pu le relier à ses victimes

    Passé entre les gouttes, probablement grâce à sa grande connaissance des procédures policières, François Vérove n’a plus laissé de traces ADN derrière lui quand la technique de recherche aurait permis de le relier à ses victimes. Ses aveux sont imprécis, il ne donne aucun nom. On suppose que son itinéraire criminel débute en 1986 et s’achève en 1994. Mais avant ? Mais après ? Dans sa lettre, il dit n’avoir commis aucun crime à partir de 1997. Quid de ce gouffre entre 1994 et 1997 ? Combien de victimes ignorées ? Comme Karine Leroy, une lycéenne de 20 ans assassinée à l’aide un garrot espagnol sur le chemin du lycée en 1994 à Meaux, à l’époque où le « Grêlé » habitait à Longperrier, à une demi-heure de route. Avant d’étudier les scellés d’affaires anciennes, les enquêteurs de la police judiciaire passent toute sa vie au tamis, de la genèse qui a construit le tueur jusqu’à sa retraite, en apparence sereine.

    On sait qu’il est né en 1962 à Gravelines (Nord), et qu’il y a vécu jusqu’à la mort de sa mère, emportée par un cancer. Son père travaille aux PTT – devenues La Poste – et refait sa vie avec une de ses collègues, qui a déjà deux filles. Le couple a un enfant, une fille, et s’installe à Marc-en-Barœul, une commune cossue du département, dans une de ces maisons de brique rouge typiques de la région. Ancien élève au collège Pierre-et-Marie-Curie de Gravelines, l’ado né fils unique s’intègre dans son nouvel environnement. À la maison, il vit avec son père, sa belle-mère, les deux filles de celle-ci, et sa demi-sœur. Il traverse une adolescence sans histoires, en apparence banale. On le dit discret, poli, pas du genre à faire les quatre cents coups à la sortie des cours. Sa seule passion connue : la moto. Il possède déjà une motocross avec laquelle il tourne dans ce quartier habité par des classes moyennes, mais ne joue pas les voyous. Selon un témoignage recueilli par BFMTV, l’adolescent sympathise avec une jeune femme qui devient sa confidente. Le fils de cette dernière raconte : « Il y a un soir où ils discutaient de ce qui ne se passait pas forcément bien dans leur vie. Comme tout adolescent, on a parfois des soucis, des états d’âme. Il avait des problèmes au niveau de sa famille, avec son père, et, un soir, il a proposé à ma mère de se suicider avec elle. » Lubie d’ado ? Prémices de l’itinéraire d’un tueur ? On sait peu de chose de ses relations avec son père, sinon qu’il coupe les ponts avec lui, pour une question d’héritage, avant qu’il ne décède à son tour d’un cancer.

    De 1995 à 1999, il est délégué motard du syndicat de police Alliance

    Le futur tueur en série résidera dans son village jusqu’à son départ à Paris après son succès au concours de gendarme, au début des années 1980. Il y a rencontré celle qui sera sa femme en 1985. Le mariage est célébré dans la commune de Bousbecque. Gendarme, il devient membre de l’escadron motard de la Garde républicaine. En 1988, le tueur quitte l’armée pour entrer dans la police, « afin de brouiller les pistes », pensent aujourd’hui les enquêteurs. Dans la foulée, il devient père d’une petite fille. Son deuxième enfant, un garçon, naît en 1991. L’arrivée de ses deux gosses semble coïncider avec un « creux » dans son activité criminelle. De 1995 à 1999, il est délégué motard du syndicat de police Alliance. Denis Jacob, son responsable départemental, raconte un homme dépressif, sous antidépresseurs, un syndicaliste « engagé, mais jamais agressif ».

    Début 2000, François Vérove quitte la région parisienne pour le Sud, Martigues, puis le commissariat de Montpellier fin 2007. Là-bas, on le surnomme Fernandel, à cause de son sourire et de ses dents. Le 24 juin 2011, en rentrant chez lui à Prades-le-Lez, il a un accident de moto. Il attrape un staphylocoque à l’hôpital, dont les séquelles l’empêchent de reprendre le service. Jusqu’à sa mort, il se déplacera avec une canne. En 2019, il déménage à La Grande-Motte, dans une maison sans étage, plus commode avec son handicap que la belle bâtisse d’architecte qu’il avait fait construire à Prades-le-Lez, où il était conseiller municipal. À La Grande-Motte, on se souvient de la première fête des voisins que les Vérove avaient organisée dans le quartier. Là-bas comme ailleurs, tout le monde parle d’un type investi, qui a un avis sur tout, conciliant, sympa, avenant. Ce genre de grand-père modèle qui trimbale souvent ses petits-enfants dans la remorque de son vélo électrique. Un papy au-dessus de tout soupçon.

    Chez lui, Franck Jourde fait et refait ses calculs, et il n’en revient pas. Selon lui, avec ses années de service cumulées dans la gendarmerie et dans la police, Vérove a reçu la médaille d’honneur de la Police nationale, échelon argent (vingt ans de service) et peut-être même or (trente-cinq ans de service). Une décoration rare, décernée pour la droiture irréprochable et le dévouement dont il a fait preuve dans l’exercice de ses fonctions. 

     

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/viols-de-mazan-dominique-pelicot-a-ecrit-un-livre-en-prison-et-cherche-un-editeur-6894735

    Viols de Mazan : Dominique Pelicot a écrit un livre en prison et cherche un éditeur

    Dominique Pelicot, au premier jour du procès des viols de Mazan. © Radio France - Valentin Pasquier

    Publié le

    Dominique Pelicot, condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour avoir violé, drogué et livré son ex-épouse, Gisèle Pelicot, à des inconnus pendant une décennie, cherche un éditeur pour publier un livre écrit en prison, révèle ce vendredi France Inter.

    Dominique Pelicot, condamné dans l'affaire des viols de Mazan, cherche un éditeur pour un livre écrit en prison : "Les confessions de Dominique Pelicot écrites depuis sa cellule", révèle ce vendredi France Inter. Le principal accusé des viols de Mazan a été condamné à la peine maximale fin 2024, 20 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté des deux tiers pour avoir drogué sa femme Gisèle afin de la violer et de la livrer à des dizaines d'inconnus.

    Maître Béatrice Zavarro, avocate de Dominique Pelicot, a transmis ces manuscrits à l'ancien journaliste Denis Demonpion, pour lui trouver un éditeur : "J'ai remis des écrits de Monsieur Pelicot à mon interlocuteur dédié dans ce sujet-là, qui est en train de chercher effectivement un éditeur".

    Un recueil de poèmes

    "Il s'agit d'un recueil de poèmes, parce que Monsieur Pelicot en a écrit beaucoup. Et puis il a écrit des romans aussi. C'est une façon pour lui de 's'évader' et de sortir un peu de ce carcan carcéral", selon son avocate. Selon les informations de France Inter, une partie au moins des écrits s'appuie en réalité sur des éléments autobiographiques. "C'est vraiment à visée thérapeutique. Ce n'est pas stratégique de la part de la défense de Dominique Pelicot que je représente", ajoute l'avocate.

    Pour l'heure, aucun éditeur n'a souhaité se lancer dans un projet avec Dominique Pelicot.

    Les mémoires de Gisèle Pelicot sortiront en février 2026, aux éditions Flammarion.