Attentat dans l’Aude: la dérive radicale de Radouane Lakdim
Par LEXPRESS.fr , publié le 30/01/2019 à 08:39
Des gendarmes devant le Super U de Trèbes (Aude), le 23 mars 2018
afp.com/RAYMOND ROIG
Selon RTL, les témoignages de proches de Radouane Lakdim mettent en
lumière une radicalisation dans les semaines précédant l’attaque.
L’enquête judiciaire sur les attentats dans l’Aude se poursuit et précise la trajectoire personnelle du terroriste Radouane Lakdim. Selon RTL,
l’audition de proches du tueur d’Arnaud Beltrame met en lumière la
radicalisation violente du terroriste au cours des mois précédant
l’attentat.
Une ancienne petite-amie de Radouane Lakdim a rapporté aux enquêteurs
des propos tenus par le jeune homme. « Il m’avait dit qu’il voulait
mourir en martyr », raconte celle qui a partagé la vie du djihadiste
entre septembre et décembre 2017. Elle le qualifie ainsi de « terroriste
psychopathe ».
« Un projet » et des armes
Fin mars, la compagne de Radouane Lakdim au moment des faits, Marine
P., une jeune convertie à l’islam alors âgée de 16 ans, a été mise en
examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et
placée en détention provisoire. Interrogée en octobre par un magistrat,
elle assure que Radouane Lakdim lui avait montré, chez lui, plusieurs
armes, dont des fusils et un pistolet. Elle a ainsi confirmé avoir dit
que « par rapport aux mécréants il allait péter les plombs », précise
RTL. Une référence selon elle aux « chefs d’État » et pas aux « femmes
et enfants ». Et ajoute: « Je reconnais qu’il lui est arrivé plusieurs
fois de dire qu’il allait passer à BFMTV et qu’il allait tout faire
exploser ».
Selon RTL,
la radicalisation de Radouane Lakdim aurait été notable lors des
semaines précédant le drame. L’homme aurait publié de nombreux versets
du Coran sur l’application Snapchat, ainsi que des photos de lui, armes à
la main. Un jeune homme de 23 ans, S.M. aurait aussi accompagné
Radouane Lakdim le 6 mars, lors de l’achat du couteau de chasse qui
servira probablement à tuer Arnaud Beltrame. Il a été interpellé et mis
en examen et se trouve toujours incarcéré.
La dernière personne mise en examen du dossier présente également un
profil troublant. B.H, un homme de 29 ans, a été mis en examen pour
« non-dénonciation de crime terroriste », en décembre dernier. Cette
relation de Radouane Lakdim a assuré devant les juges que ce dernier lui
a parlé d’un « projet », sans plus de précisions. Il lui aurait
également dit « en rigolant », peu avant l’attentat: « il y a un
militaire qui me fournit des armes. » De quoi conforter la thèse d’un
attentat prémédité, fruit d’une radicalisation.
Quatre victimes
Le 23 mars dernier, Radouane Lakdim avait volé une voiture à
Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par
balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne,
avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un
boucher, un client ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud
Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.
Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe État islamique
(EI). Le djihadiste avait été abattu par des gendarmes de l’antenne GIGN
de Toulouse.
Des gendarmes postés devant le supermarché de Trèbes après l’intervention du GIGN, le 23 mars (image d’illustration).
Soupçonné d’avoir participé à la radicalisation de l’auteur de la
prise d’otage mortelle du Super U de Trèbes, Arsène A., un quadragénaire
connu des services de police, a été interpellé à son domicile à
Carcassonne.
Selon une information du Point
révélée ce 11 décembre, la sous-direction antiterroriste de Nanterre a
arrêté à son domicile Arsène A., l’homme qui aurait participé à la
radicalisation et à l’approvisionnement en armes de Radouane Lakdim,
auteur de la tuerie de Trèbes.
Français originaire de Bosnie, âgé de 44 ans, Arsène A. était, selon les explications du Point,
«considéré comme un des leaders du « groupe de Carcassonne » qui depuis
2004, s’adonnait à des entraînements paramilitaires en forêt au nom du
djihad « défensif »». Connu des services de police, il avait été
condamné à trois ans de prison en 2010.
Dans la matinée du 23 mars 2018, Redouane Lakdim entrait dans le
Super U de Trèbes en criant «Allah akbar !» avant d’affirmer être un
«soldat de Daesh [...] prêt à mourir pour la Syrie». Le terroriste a
alors ouvert le feu et tué un employé ainsi qu’un client du magasin.
Par la suite, un gendarme, Arnaud Beltrame, s’était proposé de
prendre la place d’une otage. L’officier a perdu la vie dans dans son
acte héroïque, qui a permis au GIGN de récolter de précieuses
informations en vue de son intervention.
Attentats dans l’Aude : le terroriste avait-il reçu une lettre de la DGSI avant de passer à l’acte ?
27 mars 2018, 08:37
Le terroriste de Trèbes et Carcassonne Radouane Lakdim
Le terroriste Radouane Lakdim, qui a tué quatre personnes le 23 mars
à Trèbes et Carcassonne, devait être entendu par la DGSI dans les
prochaines semaines. Selon RTL, il aurait reçu une lettre de convocation
en ce sens avant de passer à l’acte.
Radouane Lakdim, le terroriste islamiste franco-marocain, qui a assassiné quatre personnes dans l’Aude dans des attaques djihadistes à Trèbes et Carcassonne
le 23 mars dernier, devait être entendu par la Direction générale de la
Sécurité intérieure (DGSI) dans les prochaines semaines, a-t-on appris
ce 27 mars de source policière.
Après des mois de surveillance, les services de renseignement avaient
en effet décidé de rencontrer en personne Radouane Lakdim en le
convoquant à un «entretien d’évaluation». Ils souhaitaient déterminer
s’il fallait continuer de le suivre de près ou non. Une lettre de
convocation lui avait été expédiée en mars. Il aurait «normalement» reçu
ce courrier, selon RTL. Radouane Lakdim devait ainsi reprendre contact
avec les services du ministère de l’Intérieur pour fixer une date de
rendez-vous.
En plus d’être fiché S, Radouane Lakdim était suivi pour radicalisation à caractère terroriste
Le terroriste avait été «détecté» et était suivi par la DGSI depuis
le mois de mai 2013 «en raison de ses contacts avec un individu
défavorablement connu et condamné pour des faits d’association de
malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme commis en
2008», a précisé une source policière. Fiché S (pour «sûreté de l’Etat») depuis 2014
et inscrit depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la
prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), Radouane
Lakdim avait manifesté sur Facebook en septembre 2017 un intérêt
particulier pour l’idéologie djihadiste, une «radicalisation latente» et
des velléités de départ en Irak ou en Syrie selon la source policière.
Cela lui avait valu d’attirer de nouveau l’attention des services de
renseignement. Ils avaient alors mené une nouvelle évaluation de sa
dangerosité potentielle, des investigations qui n’auraient à l’époque
révélé aucun signe de radicalisation violente, aucune velléité de départ
concrète, ni de contact avec des individus connus pour leur
radicalisation violente.
Moi-même professionnelle de l’informatique, je me fais aussi pirater
depuis plus d’une dizaine d’années par une bande de débiles mentaux
sortis de l’école en situation d’échec total et qui aujourd’hui se
targuent d’ »enculer l’informatique mondiale » (dixit le taré
en chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui n’a jamais su programmer,
mais sait très bien où se fournir en logiciels de piratage informatique,
et comment les utiliser).
C’est tout ce qu’ils ont trouvé pour se faire valoir et c’est aussi
leur revanche, celle des cancres sur les meilleurs de la classe, les
ingénieurs.
Ils la tiennent de magistrats qui ne valent guère mieux et les laissent faire en toute connaissance de cause.
Or, ils sont particulièrement excités en ce moment.
En conséquence, j’émets l’hypothèse que les cybercriminels ayant
attaqué le géant français du conseil en informatique puissent être ces
malades mentaux, à savoir, principalement les deux psychopathes Pascal
Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque et Jean-Marc Donnadieu de
Béziers.
Au passage, je salue mes anciens collègues d’Altran.
Altran, géant français du conseil en technologie, victime d’une cyberattaque
Altran a assuré que l’attaque n’avait donné lieu à « aucun vol de
données » ni « aucun cas de propagation de l’incident à des clients ».
Publié le 28 janvier 2019 à 20h58 – Mis à jour le 28 janvier 2019 à 20h58
Logo de l’entreprise Altran, à Villepinte, lors du Salon mondial du nucléaire, le 27 juin. Benoit Tessier / REUTERS
Le géant français du conseil en technologie Altran, qui emploie près
de 45 000 personnes dans plus de trente pays, a été victime la semaine
dernière d’une cyberattaque qui l’a conduit à déconnecter temporairement
son réseau informatique, a annoncé le groupe lundi 28 janvier. Altran a
assuré que l’attaque n’avait donné lieu à « aucun vol de données » ni « aucun cas de propagation de l’incident à des clients ».
Selon une porte-parole de l’entreprise interrogée par l’Agence France-Presse (AFP), l’attaque s’est produite le 24 janvier dans « une grande partie des pays européens, y compris la France ». « Il est encore trop tôt pour avoir une vision précise » sur le préjudice économique subi, a prévenu la porte-parole. Mais l’attaque est restée limitée géographiquement et « n’a touché qu’une partie des opérations européennes », dont les opérations en France, a-t-elle souligné.
Selon cette porte-parole, les « fonctions critiques » des
systèmes informatiques d’Altran devaient toutes être rétablies lundi
soir, notamment les messageries de courriels. D’autres applications
pourraient devoir attendre un peu, comme la téléphonie. Elle a également
précisé que Altran, qui a porté plainte, est couvert par des assurances
pour ce type de dommage.
Selon Altran, les ordinateurs visés ont été pris pour cible par un
logiciel de cryptoverrouillage, qui crypte les fichiers et les rend
inutilisables. Selon plusieurs experts interrogés par l’AFP, il semble
que le code malveillant ait été signalé à au moins deux reprises deux
jours avant l’attaque sur Virus Total, un analyseur gratuit de fichiers
en ligne. « Soit l’attaquant essayait de tester son virus pour voir
s’il était connu des grands antivirus, soit ce sont des victimes qui
essayaient de se renseigner », a expliqué Ivan Fontarensky, qui dirige le service de renseignement d’intérêt cyber de Thales.
Le virus qui a touché Altran chiffre les fichiers des ordinateurs sur lesquels il est présent « un par un »,
comme un rançongiciel, a détaillé M. Fontarensky. Mais du fait des
pratiques de partage de réseaux très courantes dans les grandes
entreprises, « il peut vite en arriver à chiffrer tous les fichiers des serveurs centraux ».
Altran est particulièrement surveillé par le marché boursier, après
avoir augmenté son endettement pour investir fortement ces dernières
années, notamment avec l’achat fin 2017 de l’américain Aricent. De fait,
l’action du groupe français a clôturé lundi sur une perte d’environ 3 %
à 8,18 euros, dans un marché globalement en baisse de 0,64 %.
Les communiqués d’annonce de cyberattaque sont encore rares, mais
beaucoup d’experts estiment qu’ils risquent de se multiplier dans les
prochaines années du fait de la numérisation croissante de l’économie et
du recours de plus en plus important à l’informatique, dans tous les
secteurs de la société.
Communication de crise : après une attaque, Altran joue la discrétion
L’entreprise de services numériques a reconnu avoir été victime d’un
incident de sécurité informatique, plus précisément d’une compromission
par un maliciel chiffrant.
Altran vient de reconnaître, dans un communiqué de presse diffusé sur GlobeNewswire,
avoir « été la cible d’une cyberattaque affectant ses opérations dans
certains pays européens », le 24 janvier. L’ESN ajoute à cela avoir
« immédiatement déconnecté [son] réseau informatique et toutes [ses]
applications », afin de « protéger [ses] clients, employés et
partenaires ».
Altran explique avoir fait appel à des experts indépendants
« mondialement reconnus » pour enquêter sur l’incident. Une opération
qui, à ce jour, « n’a révélé aucun vol de données ni aucun cas de
propagation de l’incident à [ses] clients ». L’ESN assure enfin que son
« plan de rétablissement se déroule comme prévu » et que ses « équipes
techniques sont pleinement mobilisées ». En outre, elle affirme avoir
« été en contact avec ses clients, les autorités gouvernementales, et
les régulateurs compétents » tout au long « du processus ».
Reste que le communiqué d’Altran, daté du 28 janvier, et signé de
Stéphanie Bia, vice-présidente groupe en charge des communications et
des relations investisseurs, survient plusieurs jours après que nos
confrères de La Lettre A aient révélé
l’incident. Dans un article daté du 25 janvier, ils indiquaient que les
systèmes de l’ESN étaient « paralysés » depuis 48 heures « par une
offensive menée par de mystérieux assaillants ».
Surtout, s’il ne s’est pas muré dans le mutisme, Altran semble avoir
opté pour le service minimum de la transparence. A ce stade, l’ESN n’a
fourni aucun détail sur l’incident, sa nature ou sa durée, ni jugé
pertinent de publier son communiqué de presse sur son site Web, en français comme en anglais. Ses fils Twitter (ici et là) n’en font pas plus mention à l’heure où sont écrites ces lignes.
Jointe par téléphone, Stéphanie Bia se dit toutefois surprise de
l’absence du communiqué sur le site Web de l’ESN. En fait, si celui-ci
est absent de la newroom d’Altran, il est bien accessible
dans sa section d’informations réglementées : « puisque nous sommes une
société cotée nous avons traité cette information comme une information
réglementée et elle figure donc dans cette sous-section de notre
site », explique Stéphanie Bria.
Elle précise en outre que l’incident impliquait un « cryptolocker »
et qu’Altran préfère ne pas communiquer publiquement plus avant sur le
sujet « parce que les pirates lisent aussi ce que l’on rend public ».
Mise à jour 30/01/2019 @ 10:00: Chose promise, chose
faite. Lors de notre échange téléphonique, Stéphanie Bia s’était dite
surprise de l’absence du communiqué relatif à l’incident des salles de
presse en ligne de ses sites Web et avait indiqué prévoir d’y remédier.
Le communiqué y figure désormais en français, comme en anglais.
ALTRAN en recul après avoir été la cible d’une cyber-attaque
Publié le 29/01/2019 à 6h19
(AOF) – L’action Altran (-2,96% à 8,185 euros) affiche l’une des plus
fortes baisses de l’indice SBF 120 après avoir été la cible d’une
cyber-attaque le 24 janvier. Celle-ci a affecté les opérations du
spécialiste des services d’ingénierie et de R&D dans certains pays
européens. Afin de protéger ses clients, employés et partenaires, il a
immédiatement déconnecté son réseau informatique et toutes ses
applications. » La sécurité de nos clients et des données est et sera
toujours notre priorité absolue », a ajouté le groupe.
Dans son communiqué, Altran n’a pas précisé l’impact financier
éventuel de cette cyber-attaque. Il a seulement précisé que l’enquête
menée par des experts techniques indépendants n’avait révélé aucun vol
de données ni aucun cas de propagation de l’incident à ses clients
Altran souligne que son plan de rétablissement se déroule comme prévu
et que ses équipes techniques sont pleinement mobilisées. » Tout au
long du processus, Altran a été en contact avec ses clients, les
autorités gouvernementales et les régulateurs compétents « , a conclu la
société.
Publiée en janvier, la grande enquête d’OpinionWay menée auprès des
Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique (CESIN)
montrait que nombre des cyber-attaques constatées tendait à se
stabiliser. Pour autant huit entreprises sur dix continuent d’être
impactées, avec pour 59% d’entre elles des conséquences sur le business
(arrêt de la production, indisponibilité significative du site internet,
perte de chiffre d’affaire…) soit 10 points d’augmentation par rapport à
l’année dernière.
AOF – EN SAVOIR PLUS
Les points forts de la valeur
- Leader mondial des services d’ingénierie et de R&D ;
- Activité portée par l’externalisation des dépenses de R&D, attendue en hausse de 9 % à 240 Mds€ en 2022 ;
- Six grandes familles d’activité : Consulting, Digital, Engineering,
World Class Centers et Industrialized GlobalShore et Cambridge
Consultants (création de produits innovants en collaboration avec des
équipes de recherche) ;
- Chiffre d’affaires de 2,3 Mds€ équilibré entre l’aérospatial, la
défense et le ferroviaire pour 23 %, l’énergie et les sciences de la vie
pour 24 %, l’automobile et les transports pour 23 %, les
télécoms-médias pour 18 % puis la finance et le secteur public pour 12 %
;
- Activité réalisée en France pour 40 %, en Europe du nord pour 33 %,
en Europe du sud pour 20 % et dans le reste du monde pour 7 % ;
- Acquisition stratégique aux Etats-Unis avec Avicent, l’un des plus
grands groupes de l’engineering services, présent dans les télécoms, les
semi-conducteurs et le software, qui portera le chiffre d’affaires à
plus de 3 MdsE ;
- Amélioration de la situation financière d’où le retour au versement de dividende.
Les points faibles de la valeur
- Craintes des investisseurs sur une cession de ses titres par le fonds Apax ;
- Portefeuille clients assez resserré, les trois 1ers assurant 20 % du chiffre d’affaires ;
- Recul de l’activité au Royaume-Uni en raison du Brexit ;
- Dette long terme estimée « spéculative » par Standard & Poor’s, début 2018 ;
- Forte sanction boursière en juin 2018 à la première alerte dans
l’intégration d’Aricent, dont l’achat avait nécessité une augmentation
de capital jugée défavorablement par le marché et dont la contribution
au bénéfice par action ne devrait pas être relutive avant 2019.
Comment suivre la valeur
- Sensibilité du secteur à la maîtrise des charges d’exploitation,
composées essentiellement des salaire : suivre l’évolution des
effectifs, du temps de mission des consultants et du taux de
facturation, de près de 90 % ;
- Plan stratégique à 5 ans, « The High Road, Altran 2022 » : 4 Mds€
de revenus, 14,5 % de marge opérationnelle, 9 % de marge brute
d’autofinancement, 2,5 en 2020 et moins de 1,5 en 2022 pour l’effet de
levier et doublement du bénéfice par action à 1,36 € ;
- Réalisation de l’objectif de remontée de marge d’Aricent dès la fin de l’année ;
- Capital contrôlé de concert à hauteur de 25,11 % par les fondateurs et par le fond Apax.
Informatique – ESN
Le secteur des ESN (entreprises de services du numérique) est en
pleine croissance, porté par des sujets comme la cybersécurité, le
cloud, le Big Data. Le secteur vise 100.000 embauches en trois ans en
France. Le taux de rotation des salariés est très élevé dans ces
entreprises, qui doivent attirer une main-d’oeuvre très courtisée. En
effet, au regard des besoins, les talents disponibles sur le marché sont
insuffisants. Ce défi des ressources humaines est un véritable enjeu
pour la filière, qui compte 212.000 salariés et représente un chiffre
d’affaires de 25 milliards d’euros. Les entreprises jouent sur plusieurs
leviers pour se distinguer : le salaire mais aussi des politiques de
formation ou de qualité de vie au travail. Un grand nombre d’entreprises
a ainsi mis en place du télétravail ou embauché un » happiness manager
« . Certaines parient également sur la croissance externe, qui permet
non seulement d’acquérir des technologies mais aussi des talents.
L’enquête progresse sur le terrain de la fourniture de
l’arme utilisée par le terroriste, mais toujours pas dans la direction
de ses commanditaires, lesquels sont pourtant bien connus du public
comme des autorités judiciaires depuis le début de leurs méfaits et
n’ont pas manqué de revendiquer publiquement l’attentat le jour même de
celui-ci (cf. mes précédents articles à ce sujet).
Je rappelle à ce propos, comme je l’ai exposé récemment assez
précisément, qu’ils s’attaquent systématiquement aux témoins de leurs
exactions à mon encontre depuis le début de celles-ci en 2008 :
piratages informatiques et écoutes illégales pour tout le monde,
harcèlements démentiels, sur Internet pour ceux qui s’expriment sur le
net, dans le travail pour ceux qui ont encore une activité
professionnelle, menaces, chantage, agressions graves et assassinats.
Or, l’un de ces témoins privilégiés réside à Strasbourg et connaît
actuellement des démêlés judiciaires avec le cybercriminel et terroriste
Jean-Marc Donnadieu et toute la clique de ses complices, qu’ils soient
« déconnologues » ou « ufosceptiques ».
Ce dernier avait d’ailleurs annoncé sa mort prématurément sur le site de ses amis les Sataniques Sceptiques du Québec au mois d'avril 2016 et s'en était fait virer pour ce motif.
C’est en fait un homonyme de ce témoin privilégié de bon nombre des
exactions de Jean-Marc Donnadieu à mon encontre qui s’était alors tué
tout seul dans un accident dont il est possible de se demander s’il
n’avait pas été facilité par un sabotage quelconque. En effet, Jean-Marc
Donnadieu s’était empressé de l’annoncer comme s’il l’attendait. Lui ou
ses complices, ayant déjà assassiné ou tenté d’assassiner plusieurs des
témoins de leurs exactions à mon encontre se seraient-ils trompé de
cible dans ce cas précis ? Cela ne peut être exclu en l’absence de
toute enquête appropriée.
Attentat de Strasbourg : cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans la fourniture de l’arme interpellées
Placées en garde à vue, elles sont soupçonnées d’avoir fourni le
pistolet 8 mm avec lequel le terroriste a tué cinq personnes, le
11 décembre.
Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 09h15, mis à jour à 11h07
Cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans la fourniture de
l’arme utilisée par l’auteur de l’attentat de Strasbourg ont été
interpellées mardi 29 janvier en Alsace, a-t-on appris de source
judiciaire, confirmant une information du Point.
Placés en garde à vue, les cinq personnes appartiennent à la même
famille et sont soupçonnées à des degrés divers d’avoir participé à la
fourniture du pistolet 8 mm avec lequel Chérif Chekatt a tué cinq
personnes durant le marché de Noël le 11 décembre. L’Etat islamique (EI)
avait revendiqué l’attaque.
Les gardes à vue doivent permettre d’éclaircir les rôles de chacun et
notamment celui du plus âgé des suspects, un homme de 78 ans. Trois
autres hommes ont également été interpellés. Ils sont âgés de 65, 34 et
32 ans. Une femme de 57 ans a aussi été appréhendée.
Chérif Chekatt est soupçonné par les policiers de la sous-direction
antiterroriste (SDAT) de s’être procuré l’arme à feu quelques jours
avant son passage à l’acte. Il s’agit d’un revolver d’ordonnance de
calibre 8 mm datant de la fin du XIXe siècle.
Chérif Chekatt, délinquant multirécidiviste de 29 ans et « fiché S »
pour radicalisation islamiste, avait attaqué des passants avec un
revolver et un couteau. Après quarante-huit heures de cavale, il avait
été abattu par des policiers dans le sud de Strasbourg.
Modifié le 29/01/2019 à 11:41 – Publié le 29/01/2019 à 07:57 | Le Point.fr
La sous-direction antiterroriste (SDAT) de la direction centrale de
la police judiciaire (DCPJ) a procédé ce mardi matin à l’interpellation
d’Albert B, 78 ans, soupçonné d’avoir fourni le revolver qui a servi à
Chérif Chekatt, 29 ans, le terroriste qui a assassiné 5 personnes le 11 décembre à Strasbourg durant le marché de Noël.
Le vieux monsieur domicilié à 10 kilomètres au sud de la préfecture du
Bas-Rhin est connu des services de police et de la justice pour
détention, acquisition et vente d’armes malgré une interdiction
judiciaire de port et de détention d’armes inscrite au Fichier des
personnes recherchées. Au total, cinq interpellations ont eu lieu ce
mardi matin, dont celle d’Albert B. Si elles sont liées aux deux
principaux suspects placés en garde à vue, elles n’auraient joué aucun
rôle dans la logistique de l’attentat du 11 décembre.
Selon nos informations, c’est Stéphane, son neveu de 34 ans,
également placé en garde à vue, qui a joué le rôle d’intermédiaire entre
Albert B. et Audrey M., un homme de 37 ans, mis en examen
le 17 décembre pour participation à une association de malfaiteurs
terroristes criminelle, acquisition, détention d’armes, et actuellement
en détention provisoire. Audrey avait reconnu lors de son audition
s’être rendu chez Stéphane à 40 minutes de la capitale alsacienne.
Il avait nié l’avoir fait dans un but criminel bien qu’il fut accompagné
de Chérif Chekatt. Audrey a été confondu par la téléphonie, car il
avait correspondu avec Stéphane dès le lendemain de l’attentat.
Le 11 décembre vers 20 heures, le tueur se revendiquant de Daech avait ouvert le feu, tuant cinq personnes et en blessant onze autres. Chekatt, fiché S, connu pour de multiples délits de droit commun, en France mais aussi en Suisse et en Allemagne,
avait été abattu par un policier, issu des brigades spécialisées de
terrain, non loin de son domicile, après une cavale de 48 heures. L’État
islamique avait revendiqué l’attentat. À ce jour, aucun lien n’a pu
être établi entre l’organisation et Chérif Chekatt.
Terrorisme : Strasbourg pleure ses rêves fauchésEXCLUSIF. Strasbourg : deux intimes de Chérif Chekatt placés en garde à vueStrasbourg : l’enquête se concentre sur la provenance de l’arme de Chérif ChekattStrasbourg : un demi-frère de Chérif Chekatt interpellé pour vol à main arméeChérif Chekatt : le terroriste a été inhumé ce matin à Strasbourg
EXCLUSIF. Strasbourg : deux intimes de Chérif Chekatt placés en garde à vue
Yacine F., 33 ans, et Bagdad B., 29 ans, deux hommes au passé de
délinquant, sont soupçonnés d’avoir aidé le tueur de Strasbourg à se
procurer son arme.
Ce lundi après-midi, les policiers de la sous-direction
antiterroriste de la police judiciaire et de la brigade de recherche et
d’intervention (BRI) ont interpellé deux amis proches de Chérif Chekatt à
Strasbourg. Ils sont soupçonnés de l’avoir aidé à se procurer l’arme qui lui a servi à assassiner 5 personnes.
Le premier, interpellé au domicile de sa mère, Yacine F., 33 ans,
présenté comme un colosse, est défavorablement connu des services de
police. Il faisait l’objet de l’attention soutenue des enquêteurs depuis
le début de l’attentat. Selon nos informations, il ferait partie des
dernières personnes à avoir été contactées par Chekatt durant sa cavale.
Bagdad B., 29 ans, arrêté également aujourd’hui, fut un temps
incarcéré avec Chekatt. Il a connu le même parcours de délinquant avant
d’être considéré comme radicalisé.
Yacine F. et Bagdad B. ont été placés tous les deux en garde à vue.
À ce stade de l’enquête, ils ne sont pas considérés comme des
complices de l’attentat perpétré par Chérif Chekatt. Très intégrés dans
le milieu de la délinquance locale et régionale, ils sont soupçonnés
d’avoir aidé le terroriste à trouver l’arme sans forcément connaître son
funeste projet. Selon nos informations, les investigations s’orientent
vers des personnes issues de la communauté du voyage de la région de Metz qui auraient pu fournir l’arme du crime. D’autres interpellations sont programmées.
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Terrorisme. Un double attentat revendiqué par l’Etat islamique a fait au moins 18 morts, dimanche 27 janvier, aux Philippines.
Les chrétiens à nouveau endeuillés. Dimanche 27 janvier, un double
attentat a eu lieu dans la cathédrale de l’île de Jolo (Philippines) et a
fait au moins 18 morts, rapporte Le Parisien.
La première bombe a explosé pendant la messe
C’est un « épisode de violence qui endeuille à nouveau cette communauté chrétienne »,
a rapidement réagi le pape François en quittant les Journées mondiales
de la jeunesse (JMJ) qui ont lieu au Panama. Un peu plus tard dans la
soirée, Daech a revendiqué l’attentat via un communiqué qui affirme que
deux kamikazes se sont fait exploser à l’intérieur de l’église et dans
le parking, selon le Centre américain spécialisé dans la surveillance de
la mouvance djihadiste. La première bombe aurait explosé pendant la
messe, à l’intérieur même de la cathédrale Notre-Dame du Mont-Carmel,
d’après Le Parisien. La seconde explosion s’est produite à l’extérieur, au moment où les militaires arrivaient pour aider les blessés.
Les autorités avaient d’abord accusé le groupe islamiste Abou Sayyaf
Le porte-parole du président philippin, Rodrigo Duterte, a rapidement condamné « un acte terroriste », avant même la revendication. Le pape François a également « fermement condamné » l’attentat. Avant la revendication de Daech, les autorités philippines avaient accusé le groupe islamiste Abou Sayyaf. «
Quand vous parlez de terrorisme dans la province de Sulu, le premier
suspect est toujours Abou Sayyaf mais nous ne pouvons exclure la
possibilité d’autres responsables », avait indiqué le lieutenant-colonel Gerry Besana, dans des propos relayés par le quotidien francilien.
Créé dans les années 1990, grâce au financement d’un membre de la
famille d’Oussama Ben Laden, le groupe Abou Sayyaf est spécialisé dans
les enlèvements crapuleux et accusé des pires attentats dans l’archipel,
dont celui contre un ferry en 2004, qui avait fait 100 morts.
L’attaque, revendiquée dans la soirée par le groupe État islamique,
intervient deux jours après la proclamation d’une région autonome dans
le sud du pays pour mettre fin à l’insurrection musulmane.
Au moins 18 personnes ont péri dimanche dans un double attentat
contre la cathédrale de Jolo, sur une île du sud des Philippines qui
demeure un bastion de militants islamistes. L’attaque, revendiquée dans
la soirée par le groupe État islamique, a eu lieu lors d’une messe. Une
première explosion a secoué l’intérieur de la cathédrale de Notre-Dame
du Mont-Carmel, située dans le centre de Jolo, la plus grande ville de
l’île du même nom. Une seconde explosion s’est produite à l’extérieur,
sur le parking, quand arrivaient les militaires pour aider les blessés.
Des photos diffusées par l’armée montrent les portes et les fenêtres de
la cathédrale pulvérisées, ses bancs retournés.
Cinq soldats, un membre des garde-côte et 12 civils ont été tués dans
ce double attentat qui a également fait 83 blessés, a déclaré le
lieutenant-colonel Gerry Besana, porte-parole régional de l’armée. Le
chef de la police régionale Graciano Mijares a de son côté fait état de
20 morts et 81 blessés. Le porte-parole du président philippin Rodrigo
Duterte, Salvador Panelo, a condamné «un acte terroriste» et promis de
«poursuivre jusqu’au bout du monde les cruels auteurs de ce crime
ignoble jusqu’à ce que chacun des tueurs soit amené devant la justice et
mis derrière les barreaux». De son côté, le pape François a «fermement
condamné» ce double attentat, «un épisode de violence qui endeuille à
nouveau cette communauté chrétienne».
Le groupe local Abou Sayyaf montré du doigt
Dans un communiqué, le groupe État islamique (EI) a affirmé que deux
kamikazes s’étaient fait exploser à l’intérieur de l’église et dans le
parking à l’extérieur, selon le Centre américain spécialisé dans la
surveillance de la mouvance djihadiste (SITE). Or, selon l’armée, la
deuxième bombe se trouvait dans le coffre d’une moto garée à l’extérieur
de l’édifice.
Dans un premier temps, les autorités avaient avancé la piste du
groupe islamiste local Abou Sayyaf. «Quand vous parlez de terrorisme
dans la province de Sulu, le premier suspect est toujours Abou Sayyaf,
mais nous ne pouvons exclure la possibilité d’autres responsables»,
avait déclaré le lieutenant-colonel Besana. Spécialisée dans les
enlèvements crapuleux, cette organisation est aussi accusée des pires
attentats dans l’archipel, en particulier celui contre un ferry qui
avait fait plus de 100 morts en 2004. Créé dans les années 1990 grâce
aux financements d’un membre de la famille du chef d’Al-Qaïda Oussama
ben Laden, il s’est depuis scindé en plusieurs factions dont certaines
ont prêté allégeance à l’EI.
L’an dernier, le président Duterte avait décrété la loi martiale dans
le sud du pays, après la prise de la ville de Marawi par des
djihadistes se réclamant de l’EI en mai 2017. En septembre 2016, quinze
personnes avaient été tuées dans un attentat à Davao, localité d’origine
du président Rodrigo Duterte qu’il a longtemps dirigée, imputé au
groupe islamiste Maute qui a prêté allégeance à l’EI.
Une insurrection qui a fait 150.000 morts
L’attaque de dimanche intervient deux jours après l’annonce de l’approbation par référendum de la création d’une région autonome dans le sud,
en application de l’accord de paix conclu en 2014 avec les rebelles
musulmans pour tourner la page de décennies d’une insurrection
meurtrière. Des musulmans avaient pris les armes dans les années 1970
pour réclamer l’autonomie ou l’indépendance du sud des Philippines
qu’ils considèrent comme leur terre ancestrale. Cette insurrection a
fait 150.000 morts.
Le principal groupe rebelle, le Front Moro islamique de libération
(Milf), avait signé en 2014 un accord de paix avec le gouvernement
prévoyant d’octroyer l’autonomie à la minorité musulmane dans certaines
parties de la grande île de Mindanao et des îles de l’extrême sud-ouest.
Conformément à cet accord, 2,8 millions d’habitants de cette région ont
été appelés lundi dernier à voter et 1,7 million se sont prononcés en
faveur de la création de la nouvelle région autonome, a fait savoir
vendredi la commission électorale.
Ce processus, qui a débuté dans les années 1990, n’inclut pas les
organisations islamistes comme Abou Sayyaf que le Milf combat aux côtés
des forces gouvernementales. «La paix doit l’emporter sur la guerre», a
déclaré le Conseiller à la sécurité nationale Hermogenes Esperon, qui a
attribué l’attentat à des «criminels extrémistes», ajoutant: «Nous ne
les laisserons pas gâcher l’aspiration à la paix de la population».
Un groupe ayant partie liée aux islamistes d’Abou Sayyaf est le
suspect numéro un dans l’attentat contre la cathédrale de Jolo, dans le
sud des Philippines, qui a fait 21 morts, ont indiqué lundi les enquêteurs.
Deux explosions ont dévasté dimanche pendant la messe l’édifice
religieux situé sur l’île de Jolo, bastion d’Abou Sayyaf qui n’est pas
associé au processus de paix en cours. L’attentat a été revendiqué par
le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Les spécialistes estiment que cette attaque, l’une des plus
sanglantes de ces dernières années aux Philippines, est susceptible de
contrarier des années d’efforts de paix qui ont culminé la semaine
dernière par un référendum local. Celui-ci a largement validé la
création d’une nouvelle région autonome appelée Bangsamoro.
Les autorités ont dit que l’attentat avait vraisemblablement été
commis par la faction Ajang-Ajang, un groupe de quelques dizaines de
membres, et était motivé par la vengeance.
« Leur chef a été tué l’année dernière. Il y avait des informations
persistantes selon lesquelles ils allaient lancer des représailles », a
déclaré à l’AFP le porte-parole de l’armée régionale, le lieutenant-colonel Gerry Besana.
« Nous les avons vus sur les images de la vidéo surveillance. C’était
le frère du chef qui a été abattu », a-t-il dit, en parlant d’images
prises devant la cathédrale. « On le voit avec deux autres membres
d’Ajang-Ajang ».
D’après les forces de sécurité, cette faction est constituées de
proches de membres d’Abou Sayyaf ayant été tués dans des affrontements
avec le gouvernement.
« Spécialiste des représailles »
Spécialisé dans les enlèvements crapuleux, Abou Sayyaf est aussi
accusé des pires attentats dans l’archipel, en particulier celui contre
un ferry qui avait fait plus de 100 morts en 2004.
Créé dans les années 1990 grâce aux financements d’un membre de la famille du chef d’Al-QaïdaOussama ben Laden, ce groupe s’est depuis scindé en plusieurs factions dont certaines ont prêté allégeance à l’EI.
Ajang-Ajang « est la cible d’opérations de sécurité de haut vol et le
groupe s’est spécialisé dans les représailles », explique à l’AFP
Rommel Banlaloi, président de l’Institut philippin pour la recherche sur
la paix, la violence et le terrorisme.
Si Abou Sayyaf a prêté allégeance à l’EI, ce n’est pas forcément vrai
de la totalité des membres d’Ajang-Ajang, une faction disparate,
ajoute-il.
Dans un communiqué, l’EI a affirmé que deux kamikazes s’étaient fait
exploser à l’intérieur de la cathédrale et dans le parking à
l’extérieur, selon le Centre américain spécialisé dans la surveillance
de la mouvance jihadiste (SITE).
Or, selon l’armée philippine, la deuxième bombe se trouvait dans le
coffre d’une moto garée à l’extérieur de l’édifice. La police a estimé
que les deux bombes avaient été déclenchées à distance, sans plus de
précisions.
L’attentat est une source d’inquiétude pour les autorités et les
ex-rebelles musulmans qui tentent de tourner la page de l’insurrection
séparatiste dans le sud des Philippines.
Des musulmans avaient pris les armes dans les années 1970 pour
réclamer l’autonomie ou l’indépendance dans ce qu’ils considèrent comme
leur terre ancestrale. Cette insurrection a fait 150.000 morts.
« Occasions gâchées »
Le principal groupe rebelle, le Front Moro islamique de libération
(Milf), avait signé en 2014 un accord de paix avec le gouvernement
prévoyant d’octroyer l’autonomie à la minorité musulmane dans certaines
parties de la grande île de Mindanao et des îles de l’extrême sud-ouest.
« C’est un grand défi pour le gouvernement de Bangsamoro », a ajouté M. Banlaoi.
Pour lui, les anciens rebelles doivent montrer qu’ils peuvent ramener
de la stabilité dans cette région pauvre afin d’attirer les
investisseurs et décourager l’extrémisme.
« Le Milf doit prouver qu’il peut faire la différence. La tâche à laquelle il est confronté est énorme », poursuit-il.
L’attentat a été perpétré malgré la loi martiale qui règne sur le sud
de l’archipel depuis que des jihadistes se réclamant de l’EI avaient
pris le contrôle pendant plusieurs mois en 2017 de quartiers entiers de
la grande ville de Marawi.
Le pape François a « fermement condamné » ce double attentat, « un
épisode de violence qui endeuille à nouveau cette communauté
chrétienne ».
« C’est une tragédie humaine terrible », a déclaré sur la chaîne ABS-CBN Andrew Mason,
économiste à la Banque mondiale. Mais l’impact de cet attentat
constitue aussi « une tragédie en termes de développement » économique.