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lundi 5 novembre 2018
Disparition du vol MH370 en Asie en 2014 : l'enquête se poursuit
J’ai déjà publié à plusieurs reprises sur cette affaire qui me tracassait lorsque j’ai ouvert ce blog au mois de mars 2014.
Et pour cause : dès le début j’ai su qu’il ne s’agissait pas d’un
accident, car comme assez souvent pour des attentats ou d’autres de
leurs exactions, certains avaient cru bon de m’envoyer quelques signaux
assez discrets mais pour moi totalement probants dès la disparition du
vol MH370 le 8 mars 2014, par ailleurs journée internationale de la
femme, ce qui en l’occurrence n’est peut-être pas anodin.
Un Français dont la femme et deux des enfants se trouvaient dans
l’avion disparu a depuis obtenu l’ouverture d’une enquête française en
déposant plainte avec constitution de partie civile.
Il a aussi mené ses propres investigations, dont un aperçu dans l’article ci-dessous.
Il a confiance en la justice française et ses magistrats et se dit
persuadé qu’ils iront jusqu’au bout et ne lâcheront pas en dépit des
difficultés rencontrées.
Je suis moins optimiste que lui.
Notamment, je rappelle que l’affaire de l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 n’est toujours pas résolue.
J’ai bien des pièces éclairantes à proposer aux magistrats
instructeurs de cette affaire, mais elles n’intéressent visiblement
personne… ce qui n’est finalement guère surprenant quand on sait à quel
point certains magistrats français s’impliquent aux côtés des
terroristes…
Concernant ceux de Brest, un lecteur qui lui aussi s’en plaint, mais
pour tout autre chose, m’a communiqué ce matin un dossier que je vous
invite à consulter à l’adresse qu’il indique dans son commentaire sur
cet article :
Disparition du vol MH370 : la piste d’un passager mystère
Par Thibaut Solano, publié le 24/10/2018 à 14:22
Des enfants écrivent des messages d’espoir à l’aéroport de Kuala Lumpur (Malaisie) en juin 2014.REUTERS/Samsul Said
Les enquêteurs veulent savoir si une personne présente à bord de l’avion pourrait être liée à sa disparition en Asie en 2014.
Le vol MH370 a-t-il été détourné par l’un de ses passagers ? Quatre
ans et demi après la mystérieuse disparition du Boeing, quelque part au
cours de son trajet Kuala Lumpur-Pékin, les enquêteurs français tentent
toujours de creuser cette piste. Ils pourraient prochainement se rendre
aux Etats-Unis afin de rencontrer l’équipe d’une société de technologie,
pour étayer ce scénario.
Le 8 mars 2014, le vol MH370 et ses 239 occupants ont disparu des
écrans radars, entre les espaces aériens malaisiens et vietnamiens,
cinquante minutes après le décollage. Les recherches en mer, d’une
ampleur inédite, sont restées infructueuses. Seul un « flaperon » (un
aileron) a été retrouvé en 2015 sur l’île de la Réunion, ainsi que plusieurs autres débris à l’Est de l’Afrique.
» Entreprise terroriste «
« Il y avait quelqu’un dans cet avion qui ne devait pas arriver à Pékin. Ou quelque chose. » C’est la conviction de Ghislain Wattrelos, ancien cadre de Lafarge
qui a quitté son emploi pour mener ses propres recherches. Sa femme
Laurence, 52 ans, et deux de ses enfants, Hadrien et Ambre,
respectivement âgés de 17 et 13 ans, se trouvaient à bord de l’appareil.
C’est grâce à lui que la France demeure le seul et dernier pays à
poursuivre ses investigations. Sa plainte avec constitution de partie
civile a en effet permis d’ouvrir en France en 2015 une information
judiciaire pour « détournement d’aéronef en lien avec une entreprise
terroriste ». En juillet 2018, la Malaisie a rendu un rapport épais de 495 pages (et
1000 pages d’annexe), sans parvenir pour autant à déterminer les causes
de la disparition de l’avion. Mais la responsabilité des pilotes semble
exclue. L’ « intervention illégale de la part d’une tierce partie »
figure en revanche parmi les hypothèses de travail malaisiennes.
Jeudi dernier, Ghislain Wattrelos a rencontré les magistrats français
avec son avocate Marie Dosé pour connaître les avancées de l’enquête.
« Les juges travaillent dur mais on ne leur facilite pas le travail »
commente-t-il.
Un passager ingénieur en aéronautique
Le nom d’un passager a notamment retenu leur attention. Il s’agit
d’un ingénieur en aéronautique malaisien, né en décembre 1985, marié et
père d’un enfant. L’homme a d’ailleurs fait l’objet d’une fiche
particulière dans l’instruction malaisienne. Il « possédait (…) une
connaissance du système électronique de l’avion, y compris l’emplacement
et le fonctionnement des boites à fusibles », selon un document
transmis par la Malaisie à la France, que L’Express a pu consulter.
« Cependant, il n’avait pas les connaissances nécessaires pour piloter
l’avion ».
Mais un autre élément interpelle les magistrats : l’ingénieur était
assis à proximité du Satcom, le système satellitaire de l’appareil. Les
enquêteurs français cherchent à savoir si « une personne possédant des
qualifications spécifiques, tel qu’un mécanicien ou un ingénieur
aéronautique » pourrait agir sur ce système avec un outil adéquat.
Pour vérifier cette théorie, les gendarmes s’intéressent à une
société américaine qui commercialise un kit permettant une connexion
avec le Satcom. Ils ont au moins deux questions à poser à ses dirigeants
: est-ce que ce kit permet effectivement une telle manipulation des
données ? A-t-il été vendu à l’un des passagers de l’avion ? D’où la
nécessité de se rendre aux Etats-Unis.
Piratage d’un compte Facebook
D’autres possibilités continuent d’être explorées dans ce dossier qui
suscite encore toutes les spéculations. Pour Ghislain Wattrelos, la
présence de ce passager est d’ailleurs loin d’être la seule étrangeté du
dossier. « Il y a beaucoup d’incohérences ». A commencer par les
données fournies par une autre société, Inmarsat, qui ont permis de
définir la zone de recherche de l’épave. « Nous n’avons rien trouvé dans
ce périmètre donc nous n’avons pas cherché au bon endroit,
affirme-t-il. Soit ces données, auxquelles nous n’avons jamais eu accès,
sont fausses, soient elles ont été faussées. » Par une « tierce
partie » ? Le quinquagénaire ne l’exclut pas.
Autre bizarrerie selon lui, le vol MH370 a échappé à tous les radars
militaires qui sont pourtant aptes à repérer les avions fantômes. « Il
aurait survolé sept pays et seule la Malaisie aurait détecté sa trace… »
La liste des mystères soulevés par Ghislain Wattrelos est longue, si
longue qu’il est parfois accusé de voir des complots partout. Ce qu’il
réfute, tout en pointant d’autres éléments troublants survenus au cours
de sa propre enquête. Comme le piratage de son compte Facebook ou la
disparition de certains de ses fichiers numériques.
« Nous ne disons pas qu’on nous cache la vérité, tempère son avocate
Marie Dosé. Nous disons simplement qu’on ne nous aide pas y accéder ».
Par exemple, « les données d’Inmarsat, ça fait trois ans qu’on court
après ».
Tous leurs espoirs tiennent maintenant entre les mains des magistrats
français. « Je suis persuadé qu’ils iront jusqu’au bout et qu’ils ne
lâcheront pas » se persuade Ghislain Wattrelos. Lui-même n’a pas
l’intention d’abandonner sa quête acharnée de la vérité.
Attentat de Karachi : quinze ans après, la justice s’enlise
>Faits divers|Timothée Boutry| 08 mai 2017, 13h06 |0
Karachi (Pakistan), le 8 mai 2002. Quinze personnes, dont onze Français, ont été tuées dans l’attentat.AFP/AAMIR QURESHI
Les procédures judiciaires s’éternisent, quinze ans après l’attentat
qui a coûté la vie à onze employés de la Direction des constructions
navales.
Il y a quinze ans, le 8 mai 2002, quinze personnes, dont onze ressortissants français, étaient tuées dans un attentat à Karachi (Pakistan).
Les victimes étaient des salariés de la Direction des constructions
navales internationales (DCNI) participant à l’exécution d’un contrat
signé en 1994 pour la fourniture de trois sous-marins au Pakistan.
Le temps a passé, la douleur des proches des victimes est toujours
vive, mais les deux enquêtes judiciaires ouvertes en France s’enlisent.
Celle de la justice antiterroriste sur les circonstances de l’attentat,
qui privilégie la piste d’un règlement de comptes à la suite de l’arrêt
du versement de commissions après l’arrivée de Jacques Chirac à
l’Elysée, se heurte régulièrement au secret-défense. La seconde, qui
porte sur le volet financier du dossier, achoppe sur d’innombrables
points de procédure. Mais aussi à cause de l’inertie de la Cour de justice de la République (CJR).
Nombreux recours
Après trois ans d’enquête, les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le
Loire ont pourtant bouclé leurs investigations en juin 2014, renvoyant
devant le tribunal correctionnel six personnes, dont l’intermédiaire
Ziad Takieddine et plusieurs proches d’Edouard Balladur.
Les magistrats soupçonnent l’existence d’un réseau de rétrocommissions
occultes en marge de contrats d’armement signés avec le Pakistan et
l’Arabie saoudite qui aurait servi à alimenter la campagne
présidentielle de l’ancien Premier ministre en 1995, à hauteur de 6,2
millions de francs (945 000 €). Cette ordonnance de renvoi fait l’objet
de nombreux recours, la Cour de cassation tranchera le 6 juin.
Au printemps 2014, les deux juges d’instruction ont également
transmis leur dossier à la CJR, la seule habilitée à se pencher sur des
faits commis par des ministres en exercice. Charge dès lors à cet organe
de procéder aux actes d’enquête concernant Edouard Balladur et son
ministre de la Défense de l’époque, François Léotard. Or, en trois ans,
la CJR n’a toujours pas bouclé ses investigations. «La commission
d’instruction travaille et effectue tous les actes nécessaires», se
contente-t-on d’indiquer à la Cour. Tout juste apprenait-on à l’automne
dernier que les magistrats avaient mis deux ans à conclure que la majorité des faits n’étaient pas prescrits.
La CJR se refuse également à indiquer si Edouard Balladur et François
Léotard, qui contestent les faits, ont a minima été entendus. Il y a
plusieurs mois, une source proche du dossier indiquait que ce n’était
pas le cas.
«L’attitude de la CJR est une honte»
La commission d’instruction de la CJR est pourtant composée de trois
magistrats, dont deux totalement au service de cette tâche. «La
composition a changé au 1er janvier 2015, il a fallu que les
nouveaux magistrats s’imprègnent du dossier», avance-t-on au sein de la
Cour. Une imprégnation qu’ils ont tout le loisir d’effectuer puisque la
commission n’a… aucun autre dossier dans son portefeuille.
Cette situation exaspère les proches des victimes de l’attentat. «L’attitude de la CJR est une honte, s’indigne M e Marie
Dosé qui défend les intérêts de plusieurs parties civiles. Le juge Van
Ruymbeke, dont on connaît la charge de travail, a mis trois ans à
conclure son enquête en partant de zéro. Et là, alors qu’ils ont hérité
d’un dossier complet, les magistrats de la Cour n’ont toujours pas soldé
leur maigre charge.» Et l’avocate d’enfoncer le clou : «Soit les juges
de la CJR sont incompétents, soit ils ont conscieusement décidé
d’enterrer le dossier.» «Enterrer une affaire, ce n’est absolument pas
le but d’une juridiction», promet la CJR.
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