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mercredi 14 novembre 2018
Eric Zemmour "déconnologue" ?
Cela y ressemble quand même un peu.
Lorsqu’est publié l’article ci-dessous, Pascal Edouard Cyprien
Luraghi fait son itinérance parisienne en famille, avec passage
obligatoire par le château de Malmaison à Rueil, ce qu’il racontera à
ses lecteurs dès son retour chez lui, dans le Lot, fin février 2009,
notamment sous le titre de « Joséphine ».
En ce mois de février 2009, il s’est aussi rendu dans les locaux de
Rue89, voir tous ses bons amis journaleux de « gôche », et leur super
modératrice Corine, qui vire gentiment presque tous les posts et comptes
de « méchants » qu’il lui signale directement par téléphone.
Selon l’article ci-dessous, la méga teuf au château de Malmaison pour
les 50 ans d’Eric Zemmour aurait eu lieu à l’automne 2008, soit après
la suppression de mon premier compte sur Rue89 par David Servenay le 6
septembre 2008, et alors que je me suis réinscrite sous le pseudonyme de
« jexiste », au grand dam des « déconnologues », Pascal Edouard Cyprien
Luraghi en tête.
Ceux-ci organiseront aussi une méga teuf sur le site Rue89 juste
après le retour du chef parmi eux, fin novembre 2008 – il boudait le
site depuis environ six mois, reprochant à ses journalistes modérateurs
de l’avoir « censuré » alors qu’il insultait d’autres riverains.
L’ami de Jean-Luc Mélenchon « Charles Mouloud » avait ouvert le bal
avec cet article visant tout spécialement une victime de harcèlement
moral dans le travail :
le journaliste du Figaro Eric Zemmour pose pour le
photographe, le 18 janvier 2002 � Paris, apr�s la sortie de son ouvrage
« l’Homme qui ne s’aimait pas » dans lequel il affirme que Jacques
Chirac aurait une rencontre clandestine avec Jean-Marie Le Pen entre les
deux tours de la pr�sidentielle de 1988 pour lui demander son aide. AFP
PHOTO JEAN-PIERRE MULLER
AFP
Du plateau de France 2 aux colonnes du Figaro, cet admirateur de
Bonaparte prend plaisir à jouer le rôle du sale gosse. Au risque de
choquer.
Il déboule au restaurant à l’heure où les serveurs replient les
nappes, serre mécaniquement la main du barman, réclame une table avec la
tranquille assurance des gens de télévision. Les têtes des derniers
clients se dévissent. « C’est Zemmour! Tu l’as vu, l’autre soir, chez
Ruquier? Qu’est-ce qu’il a mis à Fabius… » Il est déjà en train de
commander une sole. Avec de la purée. Sa purée. Le garçon prend note.
Une sole-purée. « Oui, enfin, celle qu’on me sert d’habitude: la purée
maison, avec les vraies patates, la crème fraîche et le beurre, vous
voyez? » Il voit. C’est un sage. Il n’a pas envie de finir comme ces
romancières ou ces politiques invités pour badiner sur le plateau de On n’est pas couché, chaque samedi, sur France 2, et qui redescendent du ring, roués de mots, l’ego en écharpe, des sanglots dans la gorge.
Eric Zemmour, le fiévreux du samedi soir, a 50 ans, des nerfs de
rottweiller et une solide culture classique en guise de barre à mine. Sa
raie sur le côté doit remonter à sa première photo de classe et c’est
pour ça qu’il donne si souvent l’impression d’être dans une cour de
récréation, à faire monter la mayonnaise. Il y a quelques semaines, le
pape du slam, Grand Corps Malade, a goûté, stoïque, aux bourrades du
sale gosse. « C’est consternant! » attaque Zemmour, à l’écoute des
psalmodies de l’idole des ZUP. « Ça vient du coeur… », tente le chanteur
Jean-Louis Aubert, solidaire de son collègue artiste. « Bah! oui, c’est
ça le problème, jubile le polémiste. Les rédactions d’élèves de CM2,
aussi, ça vient du coeur… »
Avec Zemmour, c’est donc le grand retour du catch à la télé.
Fièrement, il énumère sa collection de scalps. Le comique Michael Youn,
au bord de la dépression après avoir été traité de « professionnel de la
bonne humeur pour gamins de moins de 4 ans ». Jacques Attali désertant
le plateau. Robert Ménard, ex-Reporter sans frontières, hurlant en
coulisses. Cali, le barde de Ségolène Royal, propulsé en orbite. Harry
Roselmack, présentateur aguerri mais romancier débutant, que son
tortionnaire a dû consoler dans sa loge après l’avoir dépecé. « Ce n’est
pas si grave, Harry, c’est juste de la télé, tu connais? »
« Il n’est jamais ennuyeux, car il ne s’ennuie jamais »
Zemmour, qui a raté l’ENA, finira à l’Ina. Il a sa carte de fidélité
au zapping de fin de semaine, ses plus beaux clashs tournent en boucle
sur You Tube et sa marionnette aboie, depuis peu, aux Guignols de Canal
+. « Devant les caméras, il a un atout majeur: il n’est jamais ennuyeux,
car il ne s’ennuie jamais », juge son mentor, l’animateur Laurent
Ruquier. L’écrivain américain Ted Stanger, qui, lui aussi, s’est fait
passer à tabac par le ludion, en parle comme un pur produit de
l’intelligence à la française, ce beau pays où « la réalité des actes
sera toujours réduite à néant par l’agilité de la parole ».
Un pied à la télé, l’autre au Figaro, mais le coeur vissé à la littérature,
Zemmour jouit de sa bruyante notoriété avec l’ardeur d’un amant
tardivement récompensé. Dans le métro, il rentre dans le chou des
usagers qui l’apostrophent, sourit à ceux qui lèvent le pouce, affûte
encore et toujours le glaive de sa rhétorique réactionnaire. « Au
Figaro, on le surnomme ‘Tu connais ma thèse’ », s’amuse son collègue
Bruno Jeudy.
Dans sa première vie de chroniqueur politique à la plume vive et aux
obédiences souverainistes, Zemmour a beaucoup fréquenté la bande à
Pasqua. Son ami William Abitbol, ex-plume de l’ancien ministre de
l’Intérieur, se souvient des visites régulières du journaliste, Place
Beauvau. « C’est moi qui lui ai inculqué l’axiome de Jacques Pilhan,
notre maître en communication: ‘Tout ce qui ne passe pas au 20 Heures
n’existe pas’… »
Zemmour a retenu la leçon. Aujourd’hui, quand il guerroie à la télé
contre les hérauts du féminisme, de l’antiracisme ou du communautarisme,
il a le sentiment de porter, à lui seul, « la parole inaudible de
millions de Français ». Les menaces de procès, les tentatives de boycott
glissent sur lui comme la rosée du matin. « Du maccarthysme de
gauche… », pouffe-t-il.
On est comme on naît. Eric Zemmour, lui, est le fils d’un ambulancier
de Drancy (Seine-Saint-Denis) et d’une mère au foyer. Enfance pauvre,
mais généreuse en coups de ceinture. Il se venge sur les études:
Sciences po et l’ENA, ratée d’un cheveu, à l’oral. « L’humiliation de ma
vie », reconnaît-il. Le destin d’un recalé de l’ENA est aussi sûrement
tracé que celui d’un diplômé. « Eric aura toujours une revanche à
prendre sur ceux qui ont triomphé là où il a échoué et qui, aujourd’hui,
gouvernent le monde », dit son ami le journaliste Nicolas Domenach.
Quand il ne déboulonne pas les intouchables du petit écran, Zemmour joue les poils à gratter dans les colonnes du Figaro Magazine.
Dernièrement, il a vitriolé Rachida Dati, coupable, à ses yeux, d’avoir
prénommé sa fille Zohra, « une insulte faite aux institutions ». Devant
sa purée, il en rajoute une cuillerée. « Moi, mes ancêtres étaient
berbères, mais ma mère s’appelle Lucette et mon père, Roger. Quand un
ministre s’assoit sur les règles minimales de l’ascèse républicaine, il
faut l’écrire. Et tant mieux si ça choque les professionnels du
‘chocage’… »
L’automne dernier, Zemmour a fêté ses 50 ans. Sa femme avait réservé
la petite Malmaison, l’ancienne résidence de l’impératrice Joséphine, à
Rueil, en banlieue parisienne. Des jeunes gens en uniforme de grenadier
de l’Empire y accueillaient les invités. On a même fait tonner le canon.
L’amoureux de Bonaparte était aux anges. Tous ses amis étaient là, en
une brochette éclectique, à l’image de l’omnijournaliste. Le socialiste
Jean-Christophe Cambadélis trinquait avec Henri Guaino sous le regard
attendri de Dick Rivers. Au lendemain d’une émission, l’ancien rocker
avait appelé Zemmour pour lui déclarer sa flamme: « C’est formidable ce
que vous dites à la télé. » En voilà un, au moins, qui peut passer chez
Ruquier sans son gilet pare-balles.
Il se purifie l’esprit en lisant les grands classiques
Les soirs d’enregistrement, quand il a fini de désosser les actrices
sur le retour, Zemmour s’astreint à lire un ou deux chapitres de
Chateaubriand ou de Stendhal. Il s’immerge dans les grands classiques
comme d’autres plongent dans les eaux du Gange, pour se purifier
l’esprit. Ces derniers temps, Domenach a pris en horreur la défroque de
bouffon cathodique de son ami: « Ça serait dommage qu’un type qui a
toujours rêvé de l’Académie française finisse aux Grosses Têtes… »
Zemmour, pensif, hausse les épaules. Pas mal, ça. Bien envoyé. Faudra
qu’il pense à le ressortir à un écrivain raté.
Le flingueur flingué par…
…Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris:
« Sous son érudition de grand bourgeois, Zemmour conçoit son rapport au
sexe opposé avec les mêmes préjugés que les jeunes arabo-musulmans de
banlieue, que je côtoie tous les jours. A l’en croire, plus un homme
respecte une femme, moins il bande. Pour lui aussi, il doit y avoir de
lourdes humiliations derrière tout ça. La dernière fois que l’ai croisé
sur un plateau de télévision, j’ai eu envie de lui souffler l’adresse
d’un psy. »
…Catherine Breillat (réalisatrice): « Dans
l’émission de Ruquier, Zemmour a démoli mon livre et moi j’étais
absolument fascinée par la pomme d’Adam ridicule qui se balade au-dessus
de son col de chemise. Avec son discours à la Rambo et son corps de
freluquet, Zemmour joue de ses neurones comme d’autres jouent de leurs
muscles. Le genre de type suffisamment cérébral pour penser que, si les
femmes le détestent, c’est qu’il les séduit un peu. Le pire, c’est qu’il
n’a pas forcément tort. »
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