Halte à la censure et la désinformation satanistes !
compteur
lundi 12 novembre 2018
Le rêve compulsif, maladie de Cyprien Luraghi ?
Ce trouble encore peu connu étant étudié depuis peu n’est pas encore répertorié au DSM, mais cela ne saurait tarder.
Pour l’instant, il est important de comprendre qu’il se rapproche
d’un TOC et ne survient jamais seul, il participe à tout un ensemble de
troubles mentaux.
On connaît depuis longtemps l’essentiel du rêve éveillé de Pascal
Edouard Cyprien Luraghi : il se rêve en écrivain devenant célèbre grâce à
la publication de ce qu’il appelle ma « vraie vie ».
Chose peu commune pour les personnes atteintes de rêve compulsif, il a
donné une identité à un personnage récurrent du monde imaginaire qui
l’excite le plus depuis une dizaine d’années, la mienne, qui est donc
celle d’une personne existant réellement mais qu’il ne connaît pas et
n’a jamais rencontrée que deux fois dans la « vraie vie », les mardis 13
septembre et 8 novembre 2016 au Tribunal de Grande Instance de Paris.
Cette condition vraiment très particulière de nos contentieux étonne
toujours beaucoup tous les professionnels auxquels j’en parle pour la
première fois, voire les choque, ce d’autant plus que l’objet des
litiges est toujours ma vie privée, que le malade refait entièrement
selon ses convenances, tout en ayant la prétention de m’interdire d’en
parler moi-même, ce pour quoi il m’avait assignée en référé à Paris en
2016 : il estime avoir un droit d’exclusivité sur ma « biographie » et
ne peut tolérer le moindre de mes écrits publics qui s’y rapporte, ou
même sans y faire la moindre allusion, témoigne tout simplement de ce
que je suis réellement, c’est-à-dire une personne tout à fait normale et
équilibrée.
Ces professionnels ont en effet l’habitude de voir des couples après
séparation, d’anciens associés ou partenaires de travail se déchirer sur
la toile ou ailleurs, mais des personnes qui ne se connaissent pas et
ne se sont jamais rencontrées, non. C’est tout à fait inhabituel,
anormal, vraiment ahurissant, surtout lorsqu’on constate que le malade
se focalise sur ma vie privée dont il raconte partout comme à son public
une version portant de manière détaillée sur tous les chapitres, comme
s’il me connaissait depuis toujours, et en tous les cas, bien mieux que
mes proches et mes médecins qui tous le contredisent en tous points,
alors qu’en réalité il ne m’a même jamais rencontrée.
Il me fait du « porn revenge » et ne sait même pas à quoi je ressemble physiquement…
Nous n’avons non plus jamais eu aucun échange privé : ni conversation
téléphonique, ni échange de courriels ou autres courriers, ni
discussion sur un quelconque forum privé.
Nos tout premiers « échanges » furent des commentaires publics sur le
site Rue89 en 2008 et 2009, ils se sont poursuivis sur Le Post jusqu’en
mars 2010, puis les blogs ont pris le relais, toujours de manière
publique.
Il s’agit en fait, dès le début, de harcèlements de sa part.
Je n’ai jamais raconté ma vie à ce type d’aucune manière avant qu’il
ne commence à le faire lui-même pour son public en juin 2010, ce qui m’a
dès lors obligée à publier un grand nombre de démentis et droits de
réponse à l’attention du public, afin de rétablir un minimum de vérités.
Et ici, je rappelle encore une fois être toujours restée anonyme et
n’avoir même jamais donné mon identité aux quelques riverains de Rue89
avec lesquels j’avais eu des échanges privés avant que le mythomane et
cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne la révèle à ses
lecteurs. Il n’a pu l’obtenir qu’à l’aide de piratages informatiques,
contrairement à toutes ses prétentions à ce sujet.
J’aurai l’occasion de revenir sur ses viols continuels de l’intimité de ma vie privée.
En attendant, relevons dans le texte indiqué ci-dessus quelques
phrases ou propos de malades qui pourraient aussi être les siens :
« Dans mes rêves, mes propos et mes actes sont ceux de la femme que j’aimerais vraiment être. »
Sarah est étudiante en médecine et rêve de mondes
lointains. Elle peut aussi bien se battre contre des nazis de la Seconde
Guerre mondiale ou s’imaginer en princesse au Moyen-âge. « Je
peux tout aussi bien être une militante dans les années 1960, une
actrice du XXème siècle ou une auteure reconnue. J’ai beaucoup de mal à
me concentrer et à effectuer des tâches quotidiennes. Ces derniers
temps, j’ai galéré avec mes devoirs, et ça me fait un peu flipper. »
« Vous arrivez à un point où vous avez l’impression de vivre
deux vies parallèles, et vous vous identifiez davantage à votre vie
imaginaire qu’à votre vie réelle. Parfois, vous vous sentez frustré et
démuni, alors vous avez encore plus envie de fuir la réalité. »
Les malades ne peuvent pas résister à ce moi idéalisé. William vient
lui aussi de Nouvelle-Zélande, et s’essaye à la musique et à
l’auto-publication – « Mais je passe beaucoup plus de temps à fantasmer sur mon succès qu’à travailler pour l’atteindre. »
Cet homme de 43 ans organise régulièrement des concerts, des lectures
et côtoie des célébrités dans ses rêves. Pendant ses séances, ses
mouvements suivent ses scénarios : s’il donne une lecture, il va mimer
le geste des mains à son public. S’il est en pleine performance, il se
déplacera comme s’il était sur scène.
« On peut comparer la rêverie compulsive à la consommation de
films pornos, dit-il. Vous ne l’admettrez jamais, vous feriez mieux de
faire autre chose de vos journées mais vous continuez de regarder des
films porno. J’aimerais réduire mes sessions pour pouvoir faire autre
chose de ma vie, mais je ne sais pas ce que font les gens avec leur
esprit lorsqu’ils ne l’utilisent pas pour rêver toute la journée. »
Des patients se plaignent d’un « besoin urgent de
perfectionner leurs fables et leurs fantasmes, de les répéter et les
reprendre pour les développer jusqu’au maximum ».
Et ces questions du spécialiste :
« Vous arrive-t-il de sautiller ? Êtes-vous nécessairement dans le noir ? Vos amis sont-ils au courant ? »
Il lui arrive de se déguiser en lapin ou « en écureuil de la Caisse d’Épargne pour aller [de nuit] pousser le cri coi entre copains », il l’a déjà dit.
Mais surtout, effectivement, tous ses amis sont bien au courant et au
lieu de le diriger vers un professionnel de la santé mentale
l’encouragent dans tous ses délires au point de lui avoir payé les
services d’un avocat pour assigner en référé au Tribunal de Grande
Instance de Paris son personnage de roman récalcitrant…
Le trouble de la rêverie compulsive définit un syndrome bien particulier. Les personnes qui en souffrent sont une grande partie du temps immergées dans leurs fantaisies
et sont complètement déconnectées de la réalité. Bien que nous rêvions
tous en étant éveillés, certains atteignent cet état de manière
excessive ; si bien qu’ils restent enfermés dans un univers isolé où ils
négligent leur alimentation, leurs responsabilités et leurs relations.
Lorsque nous parlons de syndromes, plus d’un lecteur peut activer la
sonnette d’alarme en pensant que nous commençons à voir des
comportements pathologiques dans des situations (d’apparence) normales.
En fait, toute conduite commencera à être analysée d’un point de
vue clinique au moment où des actes ou des réactions déterminés auront
une interférence sur la vie normale de la personne.
« Lorsqu’une personne a recours à ses fantaisies et à
ses rêves pendant des heures comme un moyen de s’isoler de la réalité
ou pour fuir un conflit émotionnel ou un traumatisme interne jusqu’à en
arriver à ne plus prendre soin d’elle, nous faisons face à un
comportement psychopathologie. »
Rêver en étant éveillé n’est pas synonyme de problème dans la mesure où nous menons un quotidien tout à fait fonctionnel. 95% de la population y a recours dans ce contexte. En fait, nous fantasmons tous
et cela nous permet de mettre en fonctionnement une infinité d’aires
cérébrales qui améliorent ainsi notre agilité mentale. Ainsi, les
structures comme le cortex préfrontale, le système limbique ou
des aires corticales diverses liées à l’information sensorielle nous
aident à réfléchir sur certains points de notre vie, à alimenter de
nouveaux projets et à améliorer notre état moral.
Ce sont des instants ponctuels du quotidien qui agissent comme un
« redémarrage » mental, comme un refuge momentané où se trouve le
bien-être. Cependant, l’authentique problème apparaît lorsque nous
préférons ces moments privés à la vie réelle. En fait, il est
important de savoir que derrière le trouble de la rêverie compulsive se
cachent d’autres troubles habituellement sous-jacents et associés, comme des traumatismes variés, des troubles obsessionnels compulsifs, des conflits sous-jacents…
Voyons en détail toutes les informations ci-dessous.
Les caractéristiques du trouble de la rêverie compulsive
Le trouble de la rêverie compulsive n’apparaît pas (encore) dans le Manuel Diagnostic et Statistique des Troubles Mentaux (DSM-V).
On espère qu’il apparaisse dans les prochaines éditions à mesure que de
nouvelles recherches et approches thérapeutiques apparaîtront. En 2002,
le médecin et psychiatre Eliezer Somer, de l’Université de Haifa en
Israël, évoqua ce trouble pour décrire son nom et sa symptomatologie
associée.
Cette dernière serait la suivante :
Ces patients sont rêveurs ; des rêveurs capables de créer leurs
propres personnages pour s’immerger dans des histoires complexes,
détaillées et qui semblent tout à fait vécues pour eux.
Ces fantaisies interfèrent dans leur vie réelle. Une quelconque stimulation quotidienne peut être le déclencheur
de la création d’une nouvelle histoire, une nouvelle narration interne
dans laquelle s’immerger sans tenir compte de ce qu’ils font à
l’instant.
Ils négligent leurs responsabilités et même leur alimentation et leur hygiène.
Ils ont des difficultés à dormir la nuit.
Lorsqu’ils rêvent éveillés, ils effectuent habituellement des mouvements répétés ou stéréotypés, voire des expressions faciales.
Ils ont pour habitude de parler pendant ces fantaisies privées, de murmurer en mettant en scène leur propre rêve.
Ces fantaisies peuvent durer pendant des heures mais les
interrompre, devoir revenir à la réalité fait naître chez eux une grande
anxiété similaire à celle de l’addiction.
Qu’est ce qui se cache derrière le trouble de la rêverie compulsive ?
Comme nous l’avons signalé, ce trouble est encore aujourd’hui en
phase de description et d’analyse. Cependant, nombreux sont les
psychiatres et psychologues qui traitent ce type de patients
quotidiennement en consultation. Nous pouvons également voir que des
articles sont fréquemment publiés pour actualiser les données et les
approches thérapeutiques. Pour autant, ce trouble est chaque fois plus délimité et l’information que nous avons à disposition est validée par la pratique professionnelle.
Il est important de mettre l’accent sur ce dernier point pour une raison très concrète. Il a pu être démontré que le trouble de la rêverie compulsive ne vient quasiment jamais seul.
Comme nous l’avons indiqué précédemment, il a pour habitude de se
présenter en étant accompagné par d’autres troubles ou des problèmes
sous-jacents. Ils seraient les suivants :
Des personnes ayant souffert de maltraitance ou ayant
expérimenté d’autres types d’actes traumatiques à un moment quelconque
de leur vie.
Les patients atteints de dépression peuvent montrer des troubles de rêverie compulsive.
Le trouble obsessionnel compulsif est également en relation.
Aussi, il a pu être démontré par des observations que les personnes
atteintes du trouble du spectre de l’autisme ont également tendance à
développer ce type de trouble.
Traitement pour le trouble de la rêverie compulsive
Le professionnel qui doit travailler avec un patient atteint du
trouble de la rêverie compulsive doit avoir à l’esprit qu’il est nécessaire de connaître précisément les causes qui sont responsables de l’apparition de ce comportement. En fait, la stratégie thérapeutique ne sera pas la même chez une personne atteinte de dépression et
chez une autre atteinte de conduites obsessionnelles compulsives. C’est
donc là que se trouve le défi et c’est le point de départ d’une
quelconque approche de la maladie.
Aussi, il est intéressant de savoir que le psychiatre Eliezer Somer
développa une échelle permettant de diagnostiquer de type de condition
clinique. La « Maladaptive Daydreaming Scale (MDS) » dispose de 14 échelons avec lesquels ce trouble peut être défini. Cette échelle a permis jusqu’alors de différencier d’autres conditions telles que la schizophrénie ou la psychose.
D’autre part, on a démontré une efficacité élevée du
traitement de ce trouble en ayant recours à la technique
psychothérapeutique EMDR (Désensibilisation et Retraitement par les
Mouvements Oculaires). Il s’agit d’une approche intéressante
par laquelle résoudre les difficultés émotionnelles occasionnées par des
faits traumatiques. Elle fut créée par Francine Shapiro en 1987.
« Parfois, l’esprit reçoit un coup si brutal qu’il se
cache dans son propre isolement. Parfois, la réalité est uniquement de
la douleur, et pour fuir cette douleur, l’esprit doit abandonner la
réalité. »
-Patrick Rothfuss-
De plus, la psychologie cognitivo-comportementale est également efficace dans ce type de réalités phycologiques, là où les objectifs thérapeutiques du professionnel seront les suivants :
Connecter la personne avec la réalité
Favoriser des activités réglées et la gestion du temps
Identifier des stimulations qui génèrent la rêverie
Améliorer l’attention
Améliorer les habitudes de vie saines
Favoriser des intérêts que le patient devra intégrer dans ses dynamiques quotidiennes
Pour conclure, il est important de savoir à quel moment des conduites
déterminées nous éloignent de nos responsabilités et de l’opportunité
de profiter pleinement de la vie, de manière heureuse et responsable. La
rêverie compulsive peut parfois jouer un rôle de « drogue » qui nous
permet de nous isoler d’une réalité personnelle qui nous blesse ou pour
laquelle nous cherchons encore un sens.
Le trouble de la rêverie compulsive est un trouble qui n’est
pas reconnu par la communauté psychiatrique. Cette condition a été
décrite pour la première fois en 2002 par le psychologue israélien, Eli
Somer sous l’appellation maladaptive daydreaming (anglais). Cette
condition reste peu connue et peu étudiée. En 2016, une échelle a été
mise au point par Somer et son équipe, pour tenter de mesurer ce trouble
et mieux le comprendre. Les médicaments escitalopram (un comprimé au
réveil) et amitriptyline (un comprimé toutes les huit heures) sont
utilisés pour le traitement.1
Selon Eli Somer, ces patients ont une intense activité de rêverie
éveillée ou activité imaginaire, dont ils sont conscients mais qui
occupe la majeure partie de leur temps d’éveil2,3,4.
Il ajoute que le problème ne vient ni de la fréquence ni de l’intensité
de leur activité. Il estime que « La plupart des gens font des rêves
éveillés. Ce phénomène est tout à fait normal. Mais il peut facilement
basculer du normal à l’anormal »5.
Ses patients ne montrent aucun signe de psychose ou de schizophrénie ;
tous savent pertinemment que leurs rêves éveillés ne sont pas une
réalité5,6. Eli Somer a commencé à s’inquiéter lorsque ses patients lui ont confié être incapables de s’arrêter de rêver5. Cela affecte alors leurs relations, leur carrière et leurs activités secondaires5.
Le trouble de la rêverie compulsive a commencé à faire l’objet de recherches systématiques dans les universités de Lausanne (Suisse), Haïfa (Israël) et de Fordham (États-Unis) vers 20166,7.
Ils ont constaté que les personnes atteintes de ce trouble passent en
moyenne 60 % de leur temps de veille dans un monde imaginaire qu’ils ont
eux-mêmes créé, en sachant pertinemment que c’est un fantasme et sans
perdre le contact avec le monde réel2,7.
La rêverie commence habituellement comme un petit fantasme qui leur
procure un sentiment de plénitude, mais avec le temps, le processus
devient addictif jusqu’à ce qu’ils reviennent à la réalité7. À ce stade, ce phénomène s’accompagne d’un sentiment de honte et d’un sentiment de manque d’accomplissement7. Le professeur Somer explique que « lorsque les gens passent environ 60 % de leur temps d’éveil à rêver2,6,7, il n’est pas étonnant qu’ils se sentent frustrés de ne pas atteindre leurs objectifs dans la vie7.
Jayne Bigelsen a déclaré qu’une des patientes consacrait parfois ses
journées entières à rêvasser, et qu’elle luttait souvent contre le
sommeil afin qu’elle puisse continuer ses imaginations. Elle a ajouté
que presque tous les sujets ont développé une relation amour / haine
avec leur monde fantastique et 97 % ont signalé différents niveaux de
détresse en conséquence7.
Les personnes atteintes de ce trouble ont développé une capacité
extraordinaire à devenir complètement immergées dans la rêverie, à tel
point que leurs rêveries peuvent les faire rire ou pleurer7.
Cette capacité à se sentir pleinement présent dans un scénario imaginal
auto-dirigé n’est pas seulement une source puissante de l’attraction,
elle rend également difficile de s’en dégager, créant une dépendance
mentale7.
Les personnes ayant le trouble de la rêverie compulsive se tournent
souvent vers des spécialistes, dont des psychologues, mais très peu
d’entre eux trouvent des réponses à leurs problèmes, notamment en raison
de la faible connaissance et de la faible popularité de ce trouble7,8. On leur explique souvent que c’est tout à fait normal de faire des rêves éveillés et que c’est même une preuve de créativité8.
Néanmoins, à la différence de la rêverie éveillée, les personnes
atteintes de rêveries compulsives n’arrivent pas à contrôler la
fréquence de leurs rêveries8,5.
Origine
L’histoire commence en 2002, lorsque E. Somer traite des adultes victimes d’abus sexuels d’enfants5,7.
Ce dernier a identifié six patients qui se réfugiaient régulièrement
dans un monde imaginaire, où ils imaginaient des expériences de vie qui
manquaient dans leur vie réelle7. Le professeur Somer a qualifié le phénomène de «rêverie inadaptée», mais à l’époque, il n’a pas continué à étudier le sujet7.
Cet article a été suivi en 2011 par une étude de Jayne Bigelsen et
Cynthia Schupak de 90 personnes qui se plaignaient d’une rêverie
excessive7,8.
Leur étude montre que la rêverie compulsive est également répandue chez
de nombreuses personnes qui n’ont pas eu d’enfance défavorable7.
À la suite de ces deux études, Somer et Bigelsen ont commencé à
recevoir des communications d’innombrables personnes du monde entier qui
leur ont raconté comment elles avaient souffert exactement du même
phénomène en demandant leur conseil et leur aide5,7,8.
Psychométrie
En 2016, Eli Somer et ses collaborateurs mettent au point une échelle
pour détecter et évaluer l’intensité des troubles de rêverie compulsive
chez des patients9.
L’échantillon de cet instrument comprenait 447 personnes anglophones,
âgées de 13 à 78 ans, provenant de 45 pays qui ont répondu aux annonces
en ligne6,9,10.
Les participants ont répondu à des questions quantitatives et
qualitatives sur leurs habitudes de rêve et ont rempli sept
questionnaires évaluant les symptômes de ce trouble mental. Les
résultats ont démontré que la rêverie compulsive diffère
considérablement de la rêverie normative en termes de quantité, de
contenu, d’expérience, de contrôle, de détresse et d’interférence avec
le fonctionnement de la vie10.
Les résultats ont également démontré que les rêveurs compulsifs ont
approuvé des taux significativement plus élevés de déficit de
l’attention, des symptômes obsessionnels compulsifs et de dissociation
que les autres interrogés9,10.
Par ailleurs, les données ont montré que les personnes touchées par le
trouble dépensent environ 60 % de leur temps de veille dans la rêverie,
et plus de la moitié ont déclaré que le trouble perturbe parfois leur
sommeil et que la première chose qu’ils pensent quand ils se lèvent le
matin est leur envie de rêvasser2,7.
Les répondants ont déclaré avoir un monde imaginaire riche avec des
histoires complexes et ont tendance à rêver beaucoup plus sur des contes
et des personnages de fiction; contrairement à la rêverie de l’autre
groupe qui était généralement plus ancré dans la réalité (désir de
gagner plus d’argent, de trouver un partenaire attrayant, etc.)7.
En somme, les résultats suggèrent que la rêverie compulsive représente
un phénomène clinique sous-reconnu qui cause la détresse, entrave le
fonctionnement de leur vie et nécessite plus d’attention scientifique et
clinique10.
Compte tenu des niveaux élevés de sensibilité et de spécificité de
l’instrument, il semble être un moyen efficace pour une recherche future
sur les rêveries compulsives, qui éclairera les mécanismes impliqués
dans cet état mental, ainsi que sur le développement d’un traitement
médical9.
Somer a d’ailleurs déclaré que la prochaine étape de leur recherche
devrait se concentrer sur le développement d’un traitement efficace pour
les personnes atteintes.7
Critiques
La rêverie diurne ou rêverie éveillée, est un phénomène connu des
psychiatres, psychologues, et chercheurs en neurosciences. Jerome L.
Singer, chercheur en neurosciences, a étudié l’imaginaire et la rêverie
diurne en utilisant des techniques d’imagerie cérébrale. Il a décrit,
dans un ouvrage publié en 1975, deux types de rêveries éveillées, celles
qui sont positives et constructives, et d’autres qu’il qualifie de
dysphoriques11.
Le fait qu’une rêverie excessive puisse faire l’objet d’un label diagnostic est cependant critiqué par certains chercheurs6.
↑ Ricardo José Ramírez Jiménez, « The definitive cure for the nightmare of Maladaptive Daydreaming », Universidad Militar Nueva Granada, UMNG School of Medicine Journal, vol. 1, no 1, 2018, p. 85
↑ abc et d « La « rêverie compulsive » (Maladaptive Daydreaming): un nouveau trouble psychologique ? », UNIL – Université de Lausanne, 2010 (lire en ligne [archive])
↑ abcd et e Par Caroline Rieder, « Trop rêver pourrait devenir une maladie », 24Heures, 24heures, VQH, 9 novembre 2016 (ISSN1424-4039, lire en ligne [archive])
Bonjour,
RépondreSupprimeril existe une communauté française Discord sur les rêveries diurnes compulsives (maladaptive daydreaming).
https://discord.gg/VvgwqDF
La communauté est récente mais elle permet de discuter des problèmes causés par les daydreamings et de moins se sentir seul
Thank you for nice information. please visit our web :
RépondreSupprimerhere
here
thank you for nice information, finally found what am I looking for!!!
RépondreSupprimervisit our website : https://uhamka.ac.id/
Thank you for nice information
RépondreSupprimerVisit :
Here
Thank you for nice information. Please visit our website Farid
RépondreSupprimerThank you for nice information. please visit our web :
RépondreSupprimerDais Isnafirlah
Dais Isnafirlah
Thank you for nice information. please visit our web :
RépondreSupprimerDais Isnafirlah
Dais Isnafirlah
Thank you for nice information. Please visit our website Farid
RépondreSupprimerThank you for nice information. please visit our web :
RépondreSupprimerDais Isnafirlah
Dais Isnafirlah
Thank you for nice information. Please visit our website Farid
RépondreSupprimerThank you so much, for nice information.
RépondreSupprimerVisit Our Website:
Ahmad Faqihuddin
Ahmad Faqihuddin
Ahmad Faqihuddin
Thank you for nice information. Please visit our web:
RépondreSupprimerwww.uhamka.ac.id
adi
adi