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lundi 30 mai 2016
Harcèlement sexuel : cinq nouveaux témoignages contre Denis Baupin
On apprend également que les journalistes de Mediapart et
France Inter ont refusé de réaliser une interview de l’élu écologiste
qu’ils avaient réussi à décrocher pour samedi en raison des conditions
fixées par son avocat pour lui éviter que ses propos sur les femmes qui
l’accusent ne se retournent contre lui comme constituant atteintes à
l’intimité de leurs vies privées.
Il est inutile que quiconque fournisse des précisions à ce sujet, on
devine sans aucun mal que les « éléments » qu’il pourrait donner sur ces
femmes ressemblent à s’y méprendre à toutes les inventions calomnieuses
que la mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest a fait publier
à mon sujet par son complice le psychopathe et mythomane Pascal Edouard
Cyprien Luraghi à compter du mois de juin 2010 en les présentant
mensongèrement à tous comme autant d’éléments de ma « vraie vie ». En
résumé, donc : ce sont toutes des prostituées très très très méchantes
et folles à lier qui ne racontent que des mensonges.
Pour ma part, je réagis à leurs accusations d’agressions et
harcèlements sexuels comme beaucoup de monde, me semble-t-il, hors les
gaulois et gauloises du NPA ou d’autres formations « politiques », bien
entendu, c’est-à-dire que je vois mal pourquoi elles affabuleraient
toutes, surtout lorsque les faits sont matérialisés par des SMS ou
d’autres messages écrits.
Cela dit, dans la mesure où elles se plaignent toutes d’actes parfois
uniques du même homme, je rappelle qu’en ce qui me concerne, j’ai été
et suis toujours victime de faits de même nature de la part de nombreux
hommes tous poussés à me harceler ou m’agresser sexuellement par les
mêmes proxénètes. Ces derniers les avaient au préalable convaincus que
j’étais une prostituée débile mentale ou malade mentale ou très très
très méchante comme l’affirme publiquement Josette Brenterch du NPA de
Brest depuis juin 2010 afin de provoquer de nouvelles agressions ou
exactions à mon encontre et contre tous mes proches, amis ou soutiens.
Bien évidemment, mes harceleurs ou agresseurs sont quasiment tous des
habitués de la chose. Quand tout à coup on leur désigne une femme
qu’ils pourraient harceler ou agresser sans craindre de devoir rendre
des comptes devant le juge, pour eux c’est une aubaine, ils se lâchent
complètement.
Mais il y en eut aussi du genre qui habituellement sait très bien se
tenir et ne seraient jamais passés à l’acte, ou au moins, certainement
pas avec moi dans les conditions où ils l’ont fait, s’ils n’y avaient
été incités par Josette Brenterch du NPA de Brest et/ou ses amis
proxénètes.
Les inventions calomnieuses de ces gens à mon sujet, les mots qu’ils
utilisent, ont pour effet de lever bien des inhibitions, y compris parmi
les personnes censées veiller au respect de chacun et de l’application
des lois, dont les réactions ne sont dès lors plus rationnelles et
confinent très souvent à l’hystérie.
C’est leur objectif, il est atteint, il n’y a aucune justice pour les
victimes de ces proxénètes, parmi lesquels je suis obligée de ranger un
certain nombre de magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest,
étant donné tout ce qu’ils ont fait en toute connaissance de cause,
puisqu’ils ont toujours su, notamment, quel était mon parcours
professionnel réel.
A l’évidence, suivant en cela les proxénètes qui me harcelaient, ils
se sont toujours acharnés sur moi dans le but de me contraindre à la
prostitution pour pouvoir survivre et payer des sommes astronomiques
injustement ou artificiellement mises à ma charge, parfois par eux-mêmes
comme depuis l’année 2010, alors que dans le même temps ils faisaient
tout pour m’empêcher de travailler et de percevoir le moindre revenu de
substitution.
M’interpellent encore dans l’affaire Baupin ces propos d’une victime présumée que rapporte la presse :
« Elle se souvient avoir lancé aussitôt: «Ça va pas Denis?» «Il a répondu: “c’est pour faire réagir ton compagnon”». »
De mes agresseurs de l’année 1994 soutenaient aux aussi qu’il s’agissait de « faire sortir le loup du bois »
(sic). Ils auraient ainsi multiplié les agressions violentes à mon
encontre, notamment tous les jours dans tous mes déplacements durant
cinq mois, de début mai à fin septembre 1994, afin de pousser un présumé
compagnon, ami ou protecteur, à réagir à ces violences, pour pouvoir
l’identifier.
Deux ans plus tard, une avocate que j’avais consultée et qui, comme
tous les autres à cette époque, avait été « briefée » à mon sujet avant
même notre tout premier entretien, avait alors tenté de soumettre
l’intervention que j’attendais d’elle pour la défense de mes intérêts à
la condition qu’au préalable je lui eusse révélé l’identité de mon ami
ou compagnon.
Fâchée que je refuse de répondre à ses questions à ce sujet, elle me
l’avait fait savoir sans ménagement et nous ne nous sommes jamais
revues.
« Vous n’avez qu’à reprendre votre dossier », m’avait-elle
dit en le jetant dans ma direction et surjouant la colère et
l’indignation, comme si ses questions et conditions eussent été normales
et mon refus d’y répondre susceptible de l’outrager à ce point…
Par ailleurs, je subissais toujours des harcèlements du même genre de
Brestois dont certains, en guise de réponse à mes demandes
d’explications à la suite de leurs questions et propos extrêmement
choquants, m’avaient dit que je n’avais qu’à m’expliquer avec le
tribunal, laissant entendre qu’ils obéissaient à des magistrats brestois
lorsqu’ils me questionnaient à propos de mes relations ou de personnes
de mon entourage dont je ne leur avais jamais parlé, ou tentaient de me
convaincre que je devais cesser toutes mes démarches en vue d’un retour à
l’emploi et accepter enfin de me prostituer comme l’exigeaient les
proxénètes qui me harcelaient depuis plusieurs années.
« Ils savent mieux que vous ce qui est bon pour vous »,
m’avait ainsi soutenu mon propre médecin, encore une femme sans aucun
scrupule, une vraie mère maquerelle que je n’ai bien évidemment plus
jamais consultée par la suite.
Ses réactions à mes légitimes demandes d’explications avaient été
aussi délicates que celles de l’avocate, c’est-à-dire d’une grossièreté
incroyable : on ose tout et n’importe quoi avec moi, et on en rajoute
encore une couche en s’énervant si je ne suis pas « compliante » et me
permets de poser des questions, forcément dérangeantes.
Josette Brenterch évoque-t-elle de ses copines proxénètes quand elle prétend que je m’attaquerais à des femmes ?
En tous les cas, après notre dernière entrevue, celle-là avait bien
reçu sa lettre recommandée avec accusé de réception, comme d’autres
auparavant, hommes ou femmes.
Pour en finir avec ces questions, je rappelle que la mère maquerelle
et ses complices, notamment ceux du TGI de Brest, en sont toujours au
même stade vingt ans plus tard, puisqu’ils utilisent le malade mental
extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et tous les billets
de blog qu’ils continuent à lui faire publier à mon sujet pour
provoquer mes anciennes relations ou mes amis et les attirer dans ses
filets, afin de les identifier puis de les éliminer.
Ils n’ont semble-t-il jamais digéré d’avoir été quelque peu contrariés dans leurs divers projets criminels à mon encontre.
VIDÉO – Cinq nouvelles femmes ont décidé de briser
le silence ce lundi. Elles racontent, auprès de Mediapart et de France
Inter, des faits pouvant relever du harcèlement ou d’agressions sexuels.
Ce sont aujourd’hui 13 témoignages qui viennent accabler le député
écologiste.
Geneviève Zdrojewski a travaillé au ministère de l’Environnement dans
les années 1990. En 1997, cette fonctionnaire se retrouve chef du
bureau du cabinet de Dominique Voynet, alors ministre de
l’Environnement. Un de ses proches conseillers s’appelle Denis Baupin.
Aujourd’hui à la retraite, Geneviève Zdrojewski se souvient de deux
agressions physiques. «La première fois, M. Baupin est entré dans mon
bureau rapidement, de façon tout à fait inattendue, et il s’est jeté sur
moi. Je me suis mise à crier. Il m’a dit: ‘Arrête de crier, ta
secrétaire va nous entendre.’ Moi j’ai dit: “Mais c’est insupportable.
Stop, arrête.” J’étais furax. Donc il est sorti.» La deuxième fois, la
scène se déroule dans les toilettes. «Là, il m’a plaquée contre le mur,
avec les mains sur mes seins, et pour essayer de m’embrasser. Les deux
fois, c’était brutal et sexuel.»
La fonctionnaire n’en a jamais parlé au ministère. Seulement à des
amis. «Parce que j’étais traumatisée quand même. C’est très humiliant…
Cette situation était très inconfortable. C’était vraiment une
violence.» Ce sont les premiers témoignages parus le 9 mai dernier qui
l’ont convaincue de parler.
«Une pieuvre qui m’a sauté dessus»
Sous couvert d’anonymat, une autre femme raconte un repas entre
dirigeants des Verts, quelques mois avant les élections européennes de
1999. Elle est alors une jeune militante du parti. «Denis Baupin s’est
assis en face de moi. Il me faisait du pied ; il a même enlevé sa
chaussure pour atteindre mon entrejambe», raconte-t-elle dans Mediapart.
Sorti de table, Denis Baupin lui aurait demandé de la suivre dans son
bureau, prétextant l’arrivée d’un fax. Elle n’ose pas refuser. «À peine
entrée dans son bureau, c’est une pieuvre qui m’a sauté dessus. Il a
essayé de m’embrasser par tous les moyens. Je me suis débattue… Et bien
sûr, il n’y avait pas de fax…»
Dans la foulée, plusieurs cadres du parti l’ont croisé. «On l’a vue
arriver affolée, un peu en pleurs, en disant: “Protégez-moi.” Elle a dit
qu’elle venait de subir les assauts de Denis Baupin», se remémore
Jean-Claude Biau, ancien membre du collège exécutif (l’instance de
direction des Verts), présent à l’époque. Ils la raccompagnent à l’hôtel
et n’ont plus jamais reparlé de l’incident.
Caresses dans la nuque
Au début des années 2000, c’est une collaboratrice de Denis Baupin
qui subit les gestes et SMS déplacés de l’écologiste, élu maire adjoint à
Paris en 2001. Laurence Mermet, qui travaille directement sous ses
ordres, participe à une réunion politique des Verts. «J’étais assise
confortablement dans un fauteuil (…). Denis Baupin est venu s’asseoir
juste derrière moi. Puis il s’est approché très près et a commencé à me
caresser la nuque avec insistance, sans aucune ambiguïté (…).
Estomaquée, je lui ai alors fait comprendre fermement que je n’étais pas
intéressée par cela avec lui et l’ai repoussé fermement. Il n’a plus
jamais tenté quoi que ce soit avec moi par la suite.» Il y a aussi eu
des «SMS aux allusions là aussi sans équivoque». Elle est aujourd’hui
convaincue que cet épisode l’a en partie pousser à démissionner de son
poste qu’elle a quitté quelques mois plus tard.
«Vous travaillez jusqu’à quelle heure?»
Des SMS, une jeune journaliste de radio en a aussi reçus. La jeune
femme est chargée d’appeler et d’accueillir les invités. Parmi eux,
Denis Baupin. À l’issue de l’émission, un premier texto, puis un autre
et un autre. «Ce n’étaient pas des messages sexuels mais du type: ‘Vous
travaillez jusqu’à quelle heure?’ ‘Ah mais vous travaillez tard…’» Z se
souvient des 30 et 31 décembre 2014. «Jusqu’à 21 heures ou 22 heures, le
31 décembre, cela n’arrêtait pas. J’ai fini par dire que j’étais en
famille, que cela n’avait pas lieu d’être et que je travaillais dans les
médias… Il s’est arrêté». Aujourd’hui, la jeune femme ne veut plus
avoir affaire à lui.
«Ça va pas Denis?»
Campagnes des législatives de 2012 à Paris. Denis Baupin est candidat
dans le VIIIe arrondissement. À l’occasion d’une conférence de presse,
une jeune militante EELV croise le candidat. «Denis est arrivé. Il m’a
fait la bise en appliquant sa main gauche sous mon sein droit»,
raconte-t-elle aujourd’hui, sous couvert d’anonymat. Un «geste déplacé»,
dit-elle, pouvant relever d’une agression sexuelle. Elle se souvient
avoir lancé aussitôt: «Ça va pas Denis?» «Il a répondu: “c’est pour
faire réagir ton compagnon”».
Ce sont aujourd’hui 13 témoignages qui accusent l’écologiste. Peu
après la publication des premières accusations, ce dernier avait
démissionné de son poste de vice-président de l’Assemblée national tout
en rejetant en bloc les huit premiers témoignages. Qualifiant ces
accusations de «mensongères», le député avait alors annoncé son
intention de déposer plainte pour diffamation contre France Inter et
Mediapart.
Contacté par Le Figaro, son avocat Emmanuel Pierrat n’a pas souhaité réagir après la publication de ces nouveaux témoignages.
Un entretien sous conditions
Alors que Denis Baupin avait jusqu’ici refusé de s’exprimer,
Mediapart et France Inter avaient réussi à décrocher une interview avec
l’élu écologiste. Rendez-vous est pris samedi 28 mai. Son avocat
Emmanuel Pierrat fixe pour condition l’enregistrement de l’entretien.
Puis le jour J, précise qu’il ne pourra être diffusé sur les ondes. Il
demande enfin que des propos tenus par son client restent «off».
C’est-à-dire qu’ils ne soient pas retranscrits. L’explication: Denis
Baupin pourrait donner des éléments sur les témoins qui pourraient se
retourner contre lui et lui valoir une plainte pour «atteinte à la vie
privée». Les journalistes refusent et l’avocat annule l’entretien.
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