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samedi 21 mai 2016
Salah Abdeslam se serait affiché sur Facebook avec un drapeau de Daesh
Cette information révélée mardi a été corrigée le jour
même : les services auraient en fait surveillé un profil Facebook qu’ils
attribuaient faussement à Salah Abdeslam.
Retenons donc que ce profil existe réellement et qu’une possible
méprise des services sur l’identité de son détenteur réel ne doit pas
être le fruit du hasard.
Or, le drapeau de Daesh y a été affiché le 23 octobre 2015.
Salah Abdeslam restant muré dans le silence, continuons à faire parler les maigres indices dont nous disposons.
Les articles que j’avais publiés le même jour ou juste avant se
trouvent sur la seconde page de mes archives de blog pour octobre 2015,
ici :
Attentats de novembre: Depuis sa cellule, Nemmouche a conseillé à Salah Abdeslam de se taire
JUSTICE Les deux détenus auraient communiqué quand Abdeslam se trouvait à la prison de Bruges…
Photos de Mehdi Nemmouche dévoilées le 1er juin 2014. – SIPA
M.C. avec AFP
Publié le 21.05.2016 à 04:52
Mis à jour le 21.05.2016 à 04:53
Si Salah Abdeslam a refusé de répondre aux juges vendredi,
ce serait sur les conseils de Mehdi Nemmouche, le tireur présumé du
musée juif de Bruxelles, révèle une source proche du dossier.
Les deux détenus peuvent communiquer entre eux « en élevant la voix »
Salah Abdeslam, à l’isolement et sans la télévision dans sa cellule,
n’est pas censé savoir ce qui vient de se produire dans la capitale
belge. Il est pourtant « au courant », affirment alors les surveillants
pénitentiaires aux policiers. Son informateur est Medhi Nemmouche,
auteur présumé de l’attaque du musée juif à Bruxelles de 2014, qui se
trouve entre les murs de la même prison et qui lui a communiqué
plusieurs informations depuis son incarcération.
Ils ne sont pas voisins immédiats de cellule, mais les deux détenus
peuvent communiquer entre eux, en élevant la voix, affirment les
gardiens, qui reconnaissent leur voix, tout en précisant que les
réponses d’Abdeslam sont « difficilement audibles ». Dans cet épisode
déjà révélé par la presse belge, Nemmouche « conseille à Abdeslam de
garder le silence et de ne plus parler avec la police (belge) et son
avocat car il sera envoyé en France pour y être jugé », selon une source
proche du dossier rapportant les propos des gardiens aux policiers.
Mehdi Nemmouche a informé Salah Abdeslam des attentats de Bruxelles
Selon la même source, Mehdi Nemmouche a également informé Salah
Abdeslam des attentats de Bruxelles et du déroulement des opérations
policières en cours via les médias audiovisuels, en précisant que
« Brahim et Sofian sont morts à l’aéroport ».
Derrière les prénoms Brahim et Sofian, les enquêteurs en déduisent
que Nemmouche connaît probablement deux des trois djihadistes de
l’aéroport de Bruxelles : Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui, alias
Soufiane Kayal. Ce dernier, possible artificier des attentats du
13 novembre à Paris, et Nemmouche ont tous les deux été identifiés comme des geôliers d’ex-otages français en Syrie. Salah Abdeslam avait été transféré de la prison de Bruges à celle de Beveren le 18 avril avant d’être remis à la France.
Attentats de novembre: Salah Abdeslam s’affichait sur Facebook avec un drapeau de Daesh
BELGIQUE Trois semaines avant les attaques de Paris, le présumé terroriste arborait l’emblème des djihadistes sur les réseaux sociaux…
Photo d’archives de Salah Abdeslam, diffusée le 15 novembre
2015 par la police française dans le cadre d’un appel à témoins. –
POLICE NATIONALE / AFP
H. B.
Publié le 17.05.2016 à 12:39
Mis à jour le 17.05.2016 à 12:57
Un raté de plus ? Salah Abdeslam, le présumé organisateur des attentats de Paris,
avait multiplié les signes de radicalisation avant son passage à
l’acte. Le 23 octobre 2015, soit trois semaines avant les attaques de
novembre, le présumé terroriste arborait fièrement sur son compte
Facebook le drapeau de l’Etat islamique, révèle ce mardi la RTBF.
L’Ocam, l’organe de coordination pour l’analyse de la menace en Belgique, avait pourtant bien relevé cette information, mais ni la police, ni le renseignement fédéral n’ont réagi.
Pire encore, en juin 2015, Salah Abdeslam avait ouvert un profil
Facebook avec un nom de guerre, sans que cela n’inquiète la police
fédérale belge. Le magistrat fédéral qui avait ouvert une information
judiciaire en janvier sur Salah Abdeslam l’avait déjà refermé.
En janvier 2015, un informateur de la police de Molenbeek avait
également livré des « informations sérieuses » sur les rapports
qu’entretenait Salah Abdeslam avec Abdelhamid Abaaoud. Ces
informations s’ajoutent à un faisceau d’autres indices qui normalement
auraient dû alerter les services de renseignements sur les intentions de
Salah Abdeslam.
La «RTBF» est revenue sur l’information selon laquelle Salah
Abdeslam avait publié sur Facebook le drapeau de l’État islamique trois
semaines avant les attentats du 13 novembre.
Jesse Hugues, chanteur de Eagles of Death Metal, a tenu des propos
polémiques sur la sécurité du Bataclan. Deux festivals ont annulé les
concerts du groupe, prévus cet été. (Vendredi 20 mai 2016)
Photo: Keystone
La chaîne de télévision belge RTBF, qui avait mis en cause mardi le
travail de la police belge dans la surveillance de Salah Abdeslam, seul
survivant des commandos des attentats du 13 novembre à Paris, a ensuite
retiré l’une de ses accusations. Dans un premier temps, la chaîne
publique francophone a affirmé que, trois semaines avant les attaques
qui ont fait 130 morts à Paris, un «profil» Facebook ayant été identifié
comme appartenant à Salah Abdeslam avait arboré l’emblème de
l’organisation Etat islamique (EI).
Diaporama Attentats sanglants à ParisLa RTBF affirmait
également que cette publication n’avait pas échappé à l’Organe de
coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), mais «cela n’a, en son
temps, entraîné aucune réaction ni du côté de la police, ni du côté du
renseignement». Revenant sur son information, la télévision a précisé
dans l’après-midi qu’il s’était «avéré par la suite que ce profil
arborant le symbole de l’EI n’appartenait pas à Salah Abdeslam». La
confusion vient du fait que le Comité P, la «police des polices», a
rédigé un rapport intermédiaire sur le déroulement de l’enquête à
destination du Parlement en se fondant sur la première version
-l’attribution de la page à Abdeslam et le signalement de l’Ocam- et que
le nouvel élément «n’est visiblement pas parvenu aux membres du Comité
P», a expliqué la RTBF sur son site internet.
Informations trop lacunaires
La chaîne publique, citant encore le document confidentiel du Comité
P, assure par ailleurs que les enquêteurs belges disposaient
d’informations sur des «échanges directs», début 2015, entre Salah
Abdeslam et son vieil ami Abdelhamid Abaaoud, jihadiste notoire et alors
futur organisateur des attentats de Paris. C’est sur la base de ce
signalement que Salah Abdeslam et son frère Brahim, originaires de
Molenbeek, en région bruxelloise, avaient été entendus par la police.
Mais ils avaient nié s’être radicalisés et avaient été laissés libres.
Un juge d’instruction avait toutefois requis des investigations
supplémentaires, mais, arguant de moyens humains insuffisants, les
services antiterroristes de la police judiciaire n’avaient pas effectué
ce travail et le dossier avait été classé sans suite en juin.
Salah Abdeslam a donc pu poursuivre ses préparatifs, voyageant
notamment à travers l’Europe pour ramener d’autres membres des commandos
qu’intégrera également Brahim, qui se fera exploser boulevard Voltaire à
Paris. Salah Abdeslam fuira quant à lui la capitale française le soir
des attentats et ne sera arrêté à Bruxelles qu’après une cavale de
quatre mois. Le parquet fédéral et la police judiciaire ont affirmé à
plusieurs reprises que les informations concernant les frères Abdeslam
étaient alors trop lacunaires pour permettre leur neutralisation. Des
parlementaires ont vivement critiqué le rapport du Comité P. Une
commission d’enquête du Parlement belge doit faire d’ici à la fin de
l’année la lumière sur le déroulement des enquêtes.
L’OCAM, l’Organe de coordination et d’analyse de la
menace surveillait bien un « profil » attribué à Salah Abdeslam où un
drapeau de l’organisation terroriste État islamique était apparu en
octobre 2015. Cette information avait été signalée en temps utile aux
différents services mais il s’est avéré par la suite que ce profil
n’appartenait pas à Salah Abdeslam. Cet élément n’est visiblement pas
parvenu aux membres du Comité P, la police des polices, comité qui
reprend l’information de départ dans son second rapport intermédiaire,
sans l’avoir actualisée.
Un dossier judiciaire refermé, des indices non-étudiés
Les signaux n’ont donc pas manqué au cours de l’année 2015 mais
l’évidence est là: jusqu’au bout les deux frères Abdeslam seront passés
sous les écrans radars.
Après le classement sans suite du dossier judiciaire en juin 2015,
les deux frères Abdeslam ont pu se déplacer à l’étranger sans plus être
inquiétés. Un informateur de la police de Molenbeek les signale dès
janvier 2015, et livre de bonnes informations notamment sur les liens avec Abaaoud, le cerveau de la cellule de Verviers.
Il n’y a plus personne pour s’intéresser alors aux nombreux véhicules
que Salah Abdeslam loue pour se rendre à l’étranger, en Grèce puis en
Autriche et en Hongrie, avec à son bord des passagers inquiétants. Des
indices sont pourtant semés à chaque endroit où Salah Abdeslam passe ou
fait étape, comme par exemple de nouveaux numéros de téléphone laissés
aux loueurs des véhicules. Malheureusement, plus aucun policier n’est
désormais là pour les récolter.
Effrayant: voici le parcours invraisemblable du dossier de Salah Abdeslam, classé SANS SUITE en juin 2015
Publié le 20 mai 2016 à 20h13 | 1975 |
Le deuxième rapport du Comité P révèle d’incroyables couacs de la
police belge. Dominique Demoulin, notre spécialiste des dossiers de
terrorisme, fait le point dans le RTL info 19h.
Tout commence quelques jours après les attentats déjoués de Verviers,
le 30 janvier 2015. Un policier rédige un PV très concret sur les
projets de départ de Salah Abdeslam vers la Syrie, et sur ses contacts
téléphoniques avec Abaaoud, le présumé « cerveau » des attentats de
Paris.
Abdeslam est entendu, le parquet fédéral est prévenu.
Fin février, le dossier quitte Molenbeek pour la Police fédérale.
Mais celle-ci affirme ne pas pouvoir le traiter, faute de personnel. Il
devient un dossier ‘rouge’, c’est-à-dire qu’on n’a pas le temps
d’explorer.
Le 23 mars, le Magistrat fédéral propose qu’on envoie ces dossiers
vers les services antiterrorismes régionaux. Mais la direction de la
police refuse.
Un email inquiet, puis des vacances
Le 9 avril 2015, le parquet fédéral envoie un email à la police fédérale, et pose cette question: « Pourrais-tu me rassurer que ces dossiers sont actuellement traités? »
A son retour de congé, le 21 avril 2015, le responsable de l’anti-terrorisme répond qu’une équipe s’occupe d’un PV « de contextualisation« , une sorte de résumé, avec l’aide du service ‘Grand banditisme’.
Un mois plus tard, ce service refuse de prendre la main, faute de
personnel, à nouveau. Le PV se conclut de la manière suivante: « Aucun élément ne permet de corroborer les informations reprises au PV initial« .
Sans suite…
Résultat, en juin 2015, cinq mois après le PV initial, le parquet classe le dossier sans suite. L’affaire Abdeslam se referme.
Jusqu’aux tragiques attentats de Paris…
La section antiterrorisme gérait, à l’époque, 110 dossiers et 420
suspects. Elle ne comptait alors que 125 policiers, dont 40 novices.
Des conclusions effrayantes sur l’efficacité de nos services de
police. Une nouvelle réforme sur les procédures, l’organisation et la
communication des renseignements semble plus que jamais nécessaire.
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