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vendredi 19 août 2016
Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : un complice identifié sur Telegram
Originaire de Roanne, cet ancien rappeur de 29 ans
s’était radicalisé lors d’un séjour en Algérie en 2011 et s’était déjà
fait remarquer pour son prosélytisme sur Facebook au début de l’année.
Mais surtout, il était le bourreau de Daech ayant derechef menacé la
France après l’attentat de Nice sur une vidéo apparue le 20 juillet
dernier.
Ayant quitté la France fin 2012, il se trouverait en Irak ou en Syrie.
Selon ses proches, comme bien d’autres djihadistes de ces dernières années, il avait commencé à changer en 2010.
Rachid Kassim, djihadiste de 29 ans ayant rejoint la zone
irako-syrienne, est suspecté d’avoir « inspiré » Adel Kermiche et Abdel
Malik Petitjean, les deux terroristes de l’église de
Saint-Etienne-du-Rouvray. Capture d’écran.Vidéo de propagande
Selon nos informations, les deux terroristes de
Saint-Etienne-du-Rouvray étaient en contact avec Rachid Kassim, un
Roannais de 29 ans établi en zone irako-syrienne. Loin d’être livrés à
eux-mêmes, ils semblent avoir été influencés, voire guidés, par ce
djihadiste sanguinaire et prosélyte.
[EXCLUSIF] L’enquête sur les réseaux virtuels et labyrinthiques d’Adel Kermiche et d’Abdel Malik Petitjean révèle bien des surprises. Les deux auteurs de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray du 26 juillet, qui habitaient à 700 kilomètres l’un de l’autre, ne se sont pas seulement rencontrés sur la messagerie chiffrée Telegram. Ils semblent aussi y avoir été pilotés depuis la zone irako-syrienne par un membre du groupe Etat islamique (EI).
D’après nos informations, grâce à l’exploitation de matériel
informatique, les enquêteurs ont découvert des conversations Telegram
entre les deux terroristes de 19 ans et le djihadiste Rachid Kassim. Ils
n’ont eu aucun mal à identifier ce Roannais de 29 ans. Bien connu de
l’antiterrorisme, il est très actif sur les réseaux sociaux et est loin
d’y être discret puisqu’il utilise son nom ou son prénom comme
identifiants. L’homme vivrait aujourd’hui en Irak ou en Syrie, sur les
terres occupées par Daech.
Un djihadiste surconnecté
Contacté, le parquet de Paris n’a souhaité faire aucun commentaire.
Mais selon les éléments recueillis par L’Express, Rachid Kassim est
suspecté, sinon d’être un commanditaire, d’avoir exercé au minimum une
influence virtuelle dans le passage à l’acte des deux jeunes tueurs. Un rôle de propagandiste qu’il continue à tenir aujourd’hui, notamment sur Telegram.
Car le djihadiste est l’administrateur d’une chaîne de plus de 200
abonnés sur laquelle il publie quotidiennement des messages et des
infographies prosélytes d’une extrême violence. Il presse « les
musulmans » à attaquer en France avec une insistance morbide et se
présente comme le réceptacle des serments d’allégeance à l’EI. De
nombreux indices montrent que Kermiche et Petitjean partageaient son
idéologie et utilisaient les mêmes supports de propagande. Ensemble, ils
appartenaient à une même communauté.
La « voix » du Telegram de Kermiche
Outre leurs échanges privés, Kermiche et Kassim – mais aussi de
nombreux autres cyber-djihadistes français – publiaient de nombreux
contenus audio et écrits identiques sur leurs canaux respectifs.
Surtout, selon nos informations, le combattant de Roanne est l’auteur
de l’étrange enregistrement audio diffusé une semaine après la tuerie
de l’église sur le Telegram de Kermiche. Il y félicite chaleureusement ses « frères » pour l’opération.Kassim
est donc le nouvel administrateur de la chaîne du terroriste normand,
ce qui suggère que ce dernier lui a transmis ses accès avant de mourir
sous les balles des policiers.
Depuis, Kassim s’en sert pour y copier une partie des messages de
propagande et autres appels au meurtre qu’il diffuse sur sa propre
chaîne. C’est le cas d’une infographie de personnalités françaises « à
abattre », qui a connu un inquiétant succès parmi les réseaux
djihadistes. Si elle est plus détaillée qu’avant, cette liste n’est pas
totalement nouvelle. Elle avait déjà été partiellement mentionnée par
Abdel Malik Petitjean dans une vidéo qu’il avait enregistrée seul sur
son ordinateur, mais aussi sur la chaîne radicale Ansar at Tawhid et par Larossi Abballa, meurtrier d’un couple de policiers à Magnanville, dans sa déclaration d’allégeance à l’EI.
Si les connexions entre Petitjean, Kermiche et Kassim sur Telegram
sont évidentes, il est encore impossible, à ce stade, de déterminer si
c’est le Roannais qui a mis en lien les deux jeunes terroristes de
l’église ou s’il s’agit d’un intermédiaire.
Vidéo de décapitation
Quoi qu’il en soit, Kassim ne cache en rien sa volonté de pousser un
maximum de nouvelles recrues à commettre des attentats. Dans des manuels
très détaillés à destination « des lions solitaires », le vétéran du
djihad théorise des modus operandi qui rappellent les récents attentats en France.
Il préconise « des attaques au camion » et l’utilisation « d’armes en
plastique ou de fausses ceintures explosives » pour les candidats
désargentés. L’objectif est, dit-il, d’instiller « la peur chez les
mécréants ». Méthodes suivies à la lettre par les tueurs de
Saint-Etienne-du-Rouvray, mais aussi par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice. A l’arrière de son poids lourd ont été retrouvés un pistolet factice et une grenade percée.
C’est d’ailleurs après le carnage de la promenade des Anglais, fin juillet, que Kassim apparaît pour la première fois dans une vidéo de propagande de l’EI.
Visage découvert, vêtu d’un treillis militaire, il glorifie l’action du
tueur de Nice, profère des menaces à l’encontre de la France et
décapite, en pleine rue, un otage de sang froid.
Un membre influent de la « djihadosphère »
Le bourreau de Daech apparaît désormais comme l’un des membres les
plus influents de la communauté djihadiste française sur Telegram. Son
nom ressort régulièrement dans les conversations sur ce réseau. Sa
mission est, semble-t-il, de recruter des aspirants terroristes ayant
échoué à rejoindre les terres du djihad, à l’image de Kermiche et Petitjean.
A ce stade, Kassim n’est pas relié à d’autres dossiers terroristes.
Mais son prosélytisme intensif illustre le virage dans la stratégie de
Daech: plutôt que monter des opérations comme celle du 13 novembre
en missionnant ses combattants aguerris, l’organisation terroriste
insuffle à distance des idées d’actions violentes puis se les approprie.
« Il a prétendu qu’il était repenti »
Avant Telegram, le Roannais avait, comme beaucoup de djihadistes,
choisi Facebook pour verser sa propagande. Fin 2015, il y crée une page
sous le nom féminin de « Nicole Ambrosia » pour attirer des candidats au djihad.
Il veut, prétend-il, appeler « au réveil » des musulmans. Démasqué, il
est dénoncé par une association locale à la police, qui exhorte le
réseau social à suspendre son compte.
Selon Le Progrès,
Rachid Kassim se radicalise en 2011 après un séjour en Algérie et
disparaît des radars l’année suivante après un déménagement en Egypte
avec sa famille. A Roanne, ils sont nombreux à se souvenir de lui. « A
l’époque, des frères se sont mobilisés dès qu’ils ont senti une dérive
dans ses paroles. Ils l’ont emmené à des séminaires. Il a prétendu qu’il
était repenti et avait compris ses erreurs », se remémore un membre
d’une association locale, interrogé par L’Express. Et de conclure, dans
un soupir: « Visiblement, c’était faux. »
Rachid Kassim, cet enfant de la région devenu l’un des visages de l’Etat islamique francophone
Mercredi soir, l’Etat islamique a publié une vidéo authentifiée par
SITE dans laquelle deux hommes se félicitent de l’attentat de Nice,
promettent l’intensification des attaques sur la France et notamment
Marseille avant de décapiter deux otages accusés d’espionnage devant
quelques spectateurs.
Selon le journaliste Jean-Paul Ney, il s’agit de Rachid Kassim, un
Roannais de 29 ans. Après avoir grandi dans la Loire, il se serait
radicalisé en quelques semaines lors d’un voyage estival en Algérie en
2011.
Le Progrès rapporte que ses proches l’ont rapidement évité à son
retour tant son discours s’était durci. Sans jamais le dénoncer, les
responsables des mosquées de Roanne qu’il fréquentait lui avaient
également demandé de ne plus revenir car il tentait d’enrôler des
fidèles.
En 2012, Rachid Kassim démissionne du centre social où il travaille
et part pour l’Egypte avec femme et enfant. Sa trace est alors perdue
jusqu’à ces derniers mois où il refait surface avec Daech.
Est-il voué à prendre du galon au sein de l’Etat islamique ? Le
Ligérien n’est pas encore très actif dans la propagande mais il
bénéficie du soutien d’un groupe d’amis d’enfance qui l’aurait rejoint
en Syrie et en Irak.
Le djihadiste se félicitant l’attaque de Nice est originaire de Roanne
Par Antoine Sillières
Publié le 23/07/2016 à 14:58
Dans une vidéo de propagande mettant en scène l’exécution de deux
prisonniers, Rachid Kassim, originaire de Roanne, dans la Loire, se
félicite du massacre perpétré par Mohamed Lahouaiej Bouhlel le 14
juillet à Nice. Il annonce une intensification des attaques contre la
France.
« J’ai vu évoluer la radicalisation de Rachid Kassim »
Rachid Kassim, le bourreau de Daesh originaire de Roanne, a connu un
parcours classique de basculement radical. Pris dans les filets de la
propagande virale de l’EI, son entourage n’a pas signalé aux autorités
les velléités de ce garçon. Selon un ancien proche, il aurait pu être «
rattrapé ».
Le 26/07/2016 à 05:00
Des fidèles de la mosquée En-Nour avaient demandé à Kassim
de ne plus revenir prôner ses discours radicaux auprès des jeunes, sous
peine d’être dénoncé. Photos d’archives Kévin TRIET
Musulman, Hamid (prénom d’emprunt) était proche de Rachid Kassim, le
Roannais devenu bourreau de Daesh (nos éditions du 23 juillet), avant
son intérêt pour la religion. « Au tout début que l’on se connaissait,
il était sociable, joyeux. Un bon vivant. Sa famille n’était pas très
pratiquante. Il a découvert la religion à l’âge adulte. À la base, dans
une démarche sincère. »
Mais très tôt dans son éducation religieuse, Rachid Kassim va durcir
son discours. « J’ai vu évoluer sa radicalisation. Il a commencé à
changer en 2010 ou 2011. Il parlait de faire chuter les chefs d’état
musulmans. C’est un discours qu’on a déjà entendu lors du Printemps
Arabe. Mais ça s’arrêtait là. » Hamid discute avec Kassim et ouvre le
débat.
« Comme on échangerait des points de vue sur la politique. Mais je
trouvais ça dangereux. Ça allait à l’encontre de la religion. Je
mesurais l’importance et la gravité du sujet. J’ai cru que ce n’était
qu’une passade. Mais il a continué à s’enfoncer dans cet état d’esprit. »
Rachid Kassim fréquente alors de moins en moins les mosquées
roannaises. Il devient insociable. Ses discours se durcissent de plus en
plus. « Un jour, il est venu me voir et m’a montré une vidéo de
propagande. Des vidéos horribles, montées comme au cinéma, qui jouent
sur l’émotion. Il confondait des notions de l’Islam. Ses certitudes, il
les a trouvées sur internet. » Hamid tente de raisonner Kassim. Sans
succès. Un imam est interpellé. Hamid demande à celui qu’il sent en
train de basculer de le rencontrer. « Rachid trouvait toujours de bonnes
excuses pour ne pas aller le voir. L’imam était prêt à le recevoir,
même à aller lui parler chez lui. »
Des mosquées « plus fortes » sont demandées
À la mosquée En-Nour, Rachid Kassim se serait adressé à de jeunes
adolescents, prônant son islamisme radical. Des fidèles tentent
d’échanger avec lui et une fois encore de le raisonner. Fermé à la
discussion, Kassim est menacé d’être dénoncé aux renseignements généraux
s’il ne quitte pas les lieux. Il ne reviendra plus. Toute la communauté
le lâche. Un comportement qu’Hamid regrette. « Ce gars-là, il était
rattrapable. Il aurait pu rentrer dans le droit chemin avec les
arguments d’une personne qu’il aurait respectée. J’avais le sentiment
d’être le seul à vouloir le rattraper. S’il avait parlé avec l’imam… »
Hamid reproche aux mosquées leurs approches “vieillissantes” de la
religion. « On devrait avoir des mosquées plus fortes. Donner des cours
de religion traduits. Il y aurait moins de risques d’enrôlement. Les
cours diffusés aujourd’hui sont soutenus et approfondis pour des fidèles
qui ont déjà la connaissance de la religion. Les jeunes qui la
découvrent, ou récemment convertis, ont besoin de cours désignés. Ce
sont eux les plus fragiles. Car les religions, soit les parents
l’inculquent à leurs enfants, soit ils la découvrent seuls. »
Il est sûr qu’un nombre conséquent de personnes sur Roanne était au
courant de son basculement radical. Personne ne semble pourtant l’avoir
signalé à une quelconque autorité. « À l’époque, il n’y avait pas encore
les histoires de terrorisme d’islamistes radicaux en Europe comme on en
connaît aujourd’hui, et qui ont débuté avec Mohammed Merah. Je ne
voulais pas prévenir la police pour ça. »
Kassim, lui, se sentait peut-être surveillé. « On se voyait dans sa
voiture, il éteignait son portable, me demandait d’éteindre le mien. Il
semblait un peu paranoïaque. »
Son éloignement finira par le faire oublier. « Il ne m’a jamais dit
clairement qu’il partirait. Juste que là-bas, ils avaient tout ce qu’il
faut. »
Roanne : un jihadiste cherchait ouvertement des amis sur Facebook
Un Roannais parti faire le jihad en Irak recherchait ouvertement des
soutiens sur Facebook et.44 « amis » l’avaient déjà rejoint.Une
association constituée pour prévenir la radicalisation est partie à la
rencontre de ses « amis « . La page a depuis été supprimée.
Par Philippe Bette
Publié le 21 janvier 2016 à 09:56, mis à jour le 21 janvier 2016 à 10:00
L’information émane du Progrès : une certaine « Nicole Ambrosia »
prospérait il y a encore peu de temps sur Facebook où elle faisait
l’apologie du jihad. Il s’agissait d’un nom d’emprunt puisque la
démarche émanait en fait d’un homme qui s’appellerait Kassim Rachid. Ce
Roannais avait crée sa page fin 2015. Il serait depuis parti combattre
en Irak aux côtés de Daech en laissant son contenu se répandre sur un
large public. Sur sa page ,il professait sa foi en « Allah » et
militait pour le ralliement au jihad. Sa cause semblait partagée puisque
quarante personnes figuraient déjà parmi « ses amis » .
La teneur pour le moins troublante de cette page Facebook a fait
l’objet il y a peu d’un signalement au commissariat de Roanne.C’est une
association roannaise qui a relevé le prosélytisme de « Kassim Rachid » ,
l’association « Comprendre l’islam et prévenir la radicalisation » de
Jalal Fellah.
L’association est partie à la rencontre de ceux qui avaient déjà
souscrit aux messages de cette page Facebook, plutôt des jeunes. Parmi
eux, des lycéens à qui il fallait expliquer la vraie portée des messages
ainsi colportés et les implications de cette adhésion.A la préfecture
de la Loire , la cellule de suivi de la radicalisation a été alertée.
Depuis, cette page Facebook a disparu du site. Mais elle prouve une fois
de plus que les réseaux sociaux sont bien d’importants vecteurs de
radicalisation auprès des jeunes.
Rachid Kassim, djihadiste roannais, apparaît dans une vidéo où il menace la France et décapite un homme
Rachid Kassim décapite un homme accusé d’espionnage après avoir défié la France.? – Capture vidéo
Une macabre vidéo de Daech mettant en scène deux
djihadistes félicitant l’auteur de l’attentat de Nice a été postée sur
les réseaux sociaux mercredi 20 juillet. L’un des deux hommes
apparaissant sur le film de propagande est Roannais.
Ils se tiennent droit derrière des « espions » que l’on devine
paralysés par la peur, ou sous l’effet d’une drogue quelconque. Dur de
savoir. L’un des prisonniers, habillé de ces désormais sinistres
combinaisons oranges ou rouges que portent les condamnés à la
décapitation par Daech, psalmodie silencieusement ce qui semble être une
prière, tandis que l’autre jette à la caméra un regard à la fois perdu
et apeuré. Ils savent qu’ils vont mourir.
« Que périssent le peuple de Charlie et le gouvernement hypocrite français »
La vidéo débute, il est facile de le deviner même sans parler arabe,
par une « confession » des deux malheureux. Un relent détestable de
vieux procès staliniens. La nausée n’est pas loin.
Le film, d’un peu moins de cinq minutes, est tourné en pleine ville, à
Ninive, dans le nord de l’Irak, d’après la société américaine SITE,
spécialisée dans la surveillance des sites djihadistes. La foule se
presse contre les barrières, des voitures circulent, des lampes
éclairent les commerces… C’est la scène surréaliste et effrayante d’une
exécution publique. Puis l’un des djihadistes se met à parler, en
français pour « se réjouir de l’attaque de Nice. Ô Mohammed – Lahouaiej
Boulehl, auteur de l’attentat sur la Promenade des Anglais le 14
juillet, Ndlr – qu’Allah t’accepte parmi les hauts degrés du paradis. »
Des menaces contre Paris, Nice et Marseille
Puis, il scande, avec la gestuelle du rap et un couteau à la main,
que « telle est la rétribution du peuple criminel qu’est le peuple
français, qui n’hésite pas à sortir par centaines de milliers dans les
rues pour son ventre, pour son contrat de travail, mais qui, sachant que
ses impôts financent l’armée de Tsahal et le massacre de Palestiniens,
les bombardements en Irak et au Cham (Syrie) […] n’élève pas une seule
parole ». Et s’adressant directement au président de la République,
François Hollande, qui menace d’intensifier ses attaques : « Nous aussi,
on va intensifier nos attaques. » Le deuxième djihadiste prend alors la
parole, en français lui aussi : « Regarde bien cette scène, François
Hollande, elle va bientôt arriver sur tes propres citoyens dans les rues
de Paris, dans les rues de Nice, dans les rues de Marseille, dans toute
la France, Inch’Allah. »
La suite est d’une horreur et d’une violence sans nom. Armés d’un
poignard cranté, les deux bourreaux tranchent – découpent serait plus
approprié – la tête des condamnés. Le premier djihadiste hurle ensuite,
comme en transe, la tête ensanglantée de sa victime dans les mains : «
C’est un message à la France. Pour chaque missile tombé sur nos femmes
et nos enfants, vous allez payer. En déclarant la guerre à l’Islam, vous
avez déclaré la guerre à Allah. »
Dès la publication de cette macabre vidéo, des commentaires ont
commencé à circuler sur les réseaux sociaux : beaucoup de Roannais en
étaient sûrs, le bourreau de Daech, celui qui hurle sa haine à la
France, c’est bien Rachid Kassim, ancien employé de la Ville de Roanne
et animateur au centre social du Moulin à vent. Un gamin fou de musique,
qui avait sorti un album de rap quelques années auparavant, avant de se
radicaliser peu à peu et de totalement disparaître du paysage local.
« Il n’était même pas croyant avant sa radicalisation ! »
« J’ai le souvenir d’un parano pas très bien dans sa tête, raconte
Mustapha (*), qui l’a un peu côtoyé à cette période. Il n’était pas très
net, à une époque où il faisait du karaté il se baladait avec un kimono
dans la rue. Puis il a eu sa période rap où il était persuadé d’être le
plus grand rappeur de tous les temps. »
Est-ce la frustration de ne pas être reconnu comme un grand musicien
qui a poussé le jeune homme à vouloir se faire connaître par d’autres
moyens ? Personne ne le sait. Toujours est-il qu’à partir du milieu de
l’année 2011, de retour d’un voyage en Algérie, le discours de Rachid
Kassim va se faire progressivement de plus en plus dur. Il se laisse
pousser la barbe, refuse de serrer la main aux femmes. À la fin de
l’année 2012, il quitte le centre social du Moulin à vent et annonce
vouloir partir en Égypte pour pouvoir pratiquer sa religion. Il
disparaît avec femme et enfant.
La suite est très floue. On ne sait pas exactement s’il est parti en
Syrie ou directement en Irak après son séjour égyptien. Il réapparaîtra
fin 2015 via un Facebook® où il lance des appels très violents, dans la
lignée de Daech, appelant à « combattre l’ennemi avec ses moyens ».
Comprenez servez-vous de ce que vous pouvez pour tuer. Beaucoup de ses
amis sur le réseau social sont des Roannais mais, suite à un signalement
par une association au commissariat de Roanne, la page sera fermée.
Rachid Kassim ne fera plus parler de lui jusqu’à la triste vidéo du 20
juillet qui prouve qu’il est bel et bien devenu un « Soldat du Califat
»… Et un ennemi juré du peuple français.
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