01/11/17 – Bouloc. En pleine affaire Alexia Daval, la joggeuse retrouvée morte et carbonisée lundi dans un bois en Haute-Saône, l’information a de quoi dérouter…
On saura lundi si Laurent Dejean* sera remis en liberté ou pas.
Emprisonné depuis début 2015, cet ancien plaquiste de 34 ans est
soupçonné d’avoir agressé puis tué dans d’effroyables circonstances,
Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc (Haute-Garonne), le 14 février
2011,
La mère de famille de 49 ans avait été retrouvée 43 jours après sa
disparition, sous un pont, cachée dans une canalisation, le crâne
fracassé, un gant en latex enfoncé au fond de sa gorge. Son assassinat
avait alors marqué l’ensemble de la région toulousaine.
Ayant de lourds troubles psychiatriques, Dejean s’était accusé du
meurtre en 2012 mais il n’avait pas été placé en détention à l’époque,
comme aucun lien n’avait été établi entre lui et la victime. Son ADN n’a
d’ailleurs jamais été découvert sur les lieux du crime.
Ce n’est qu’en 2014 que l’étau se ressert sur lui après que plusieurs
témoins l’associent au portrait-robot du meurtrier présumé. En garde à
vue, l’artisan au profil violent avait même eu ces mots terribles : “J’ai
fait mon deuil pour Patricia Bouchon. Je n’y pense plus. Je n’ai aucun
remords dans cette affaire. Je la connaissais à peine“, disait-il avant d’embrasser une photo de la victime…
Pur invention? Réels aveux? Dans cette affaire où d’énormes
investigations ont été réalisées par les gendarmes mais où finalement
beaucoup de zones d’ombre subsistent, deux parties se sont toujours
affrontées.
Hier, alors que la chambre d’instruction de Toulouse a étudié une
“énième” demande de remise en liberté du suspect, son avocat, Me Guy
Debuisson, a réitéré ses doutes sur la culpabilité de son client : “Je
me pose la question du mobile : aucune trace d’agression sexuelle n’a
été relevée comme c’est souvent le cas dans de tels dossiers !“.
Laurent Dejean sera-t-il libéré au bénéfice du doute? Réponse lundi.
Justice Le suspect du meurtre de la joggeuse de Bouloc reste en prison
Le suspect du meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc, est maintenu en détention
JUSTICE La demande de remise en liberté de Laurent
Dejean, le principal suspect dans le meurtre de Patricia Bouchon, en
détention depuis deux ans, a été refusée par la chambre de l’instruction
de la Cour d’appel de Toulouse…
B.C.
Publié le 06/11/17 à 15h54 — Mis à jour le 06/11/17 à 17h39
Lors de la marche silencieuse en hommage à Patricia Bouchon, la joggeuse tuée il y a un an à Bouloc. 14/02/11 Bouloc — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES
Placé en détention préventive depuis février 2015, Laurent Dejean restera en prison. Mis en examen pour le meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc
disparue le 14 février 2011 et dont le corps avait été retrouvé 45
jours plus tard, le suspect de 36 ans avait demandé mardi 31 octobre sa
remise en liberté devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel
de Toulouse.
Arrêté quatre ans après les faits
Ce n’est pas la première fois que la chambre décide de maintenir en détention cet habitant de Bouloc qui depuis le début de son incarcération nie les faits.
Plaquiste de profession, décrit comme « psychotique » par les
enquêteurs, il avait été arrêté quatre ans après les faits en raison
d’indices « graves et concordants ». Notamment une Clio, qui pourrait
être la voiture repérée sur les lieux de la disparition de Patricia Bouchon.
Un témoin avait croisé la route de la joggeuse vers 4 h 30 du matin,
avant d’apercevoir 200 mètres plus loin une Renault aux sièges
rabattus. Laurent Dejean a toujours nié avoir eu une telle voiture,
contrairement à 24 personnes qui ont assuré l’avoir vu dedans.
La chambre de l’instruction devrait bientôt se pencher sur le fond du
dossier assure Pierre Debuisson, l’un des avocats de Laurent Dejean,
qui a fait appel de l’odonnance de mise en accusation et du renvoi de son client devant les assises.
Le suspect du meurtre de la joggeuse de Bouloc (Haute-Garonne) s’est
vu notifier vendredi 16 décembre son maintien en détention. La cour
d’appel de Toulouse estime qu’elle a suffisamment d’éléments à
disposition pour refuser la remise en liberté qu’il demandait.
Par Marie Martin Publié le 16/12/2016 à 15:10 Mis à jour le 16/12/2016 à 16:53
Laurent Dejean reste en prison.
Le suspect du meurtre de Patricia Bouchon avait demandé sa remise en
liberté auprès de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de
Toulouse.
Celle-ci l’a refusée, a-t-on appris vendredi 16 décembre, au motif
qu’elle a suffisamment d’éléments justifiant le maintien en détention.
Une décision qui n’est pas une surprise pour l’avocat du suspect,
maître Guy Debuisson, même si celui-ci insiste sur le fait qu’il
n’existe aucune preuve définitive de la culpabilité de son client.
Patricia Bouchon, 49 ans, a été assassinée le 14 février 2011 alors
qu’elle faisait son jogging à Bouloc, en Haute-Garonne, où elle
résidait.
Laurent Dejean, arrêté en 2015, est lui aussi originaire de Bouloc. Il clame son innocence depuis son incarcération.
Pour son avocat, sa libération n’est que partie remise. « C’est un dossier d’aquittement, c’est incontestable« , a déclaré maître Guy Debuisson à nos confrères de France 3 Tarn.
Toulouse Meurtre de la joggeuse de Bouloc: Les indices qui ont conduit à la mise en examen
Meurtre de la joggeuse de Bouloc: Les indices qui ont conduit à la mise en examen
JUSTICE Sans preuve directe, les enquêteurs ont
présenté une série d’indices aux magistrats pour la mise en examen du
principal suspect dans le meurtre de Patricia Bouchon…
Beatrice Colin
Publié le 09/02/15 à 19h25 — Mis à jour le 16/12/16 à 15h04
Douze gardes ont été effectuées dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Patricia Bouchon. — F. Scheiber / 20 minutes
Quatre ans après le meurtre de Patricia Bouchon, un homme de 34 ans, originaire de Bouloc, a été mis en examen pour «homicide volontaire» et écroué lundi.
Laurent Dejean, un plaquiste «psychotique», selon les enquêteurs, nie les faits, mais
il existe, selon le procureur de la République, «des indices graves et
concordants» qui ont conduit à son arrestation, sans toutefois
constituer «des preuves de culpabilité»
La Clio grise et ses sièges rabattus
Le jour des faits, en février 2011, un témoin qui a croisé Patricia
Bouchon alors qu’elle courrait vers 4h30, va apercevoir, 200 mètres plus
loin, une Clio de couleur claire tous feux éteints, arrêtée sur la
chaussée. Il va freiner pour éviter le véhicule et une sortie de route.
Avant que la voiture démarre, il a le temps de voir le conducteur, mais
aussi de quel modèle de voiture il s’agit, une Clio grise ou gris clair
de première génération avec les sièges rabattus à l’arrière.
Ce dernier point a son importance puisque plusieurs proches de
Laurent Dejean et des témoins, vingt-quatre personnes au total, ont
indiqué qu’ils l’avaient vu en Clio blanche à la période des faits et
«neuf d’entre eux précisent qu’il avait pour habitude de rabattre la
banquette arrière du véhicule», indique le procureur de la République de
Toulouse, Pierre-Yves Couilleau. Laurent Dejean nie avoir possédé un
tel véhicule.
Le lieu de découverte du corps
Le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé sous un petit pont, sorte
de buse ouvragée, d’un chemin de terre. Ce lieu est distant de 12
kilomètres de l’endroit où des traces de sang ont été découvertes. «Son
corps a été transporté et dissimulé dans un endroit qu’il était
nécessaire de connaître, relève Pierre-Yves Couilleau. Laurent Dejean a
travaillé sur deux propriétés agricoles environnantes et dans un magasin
dont l’accès passe par cet endroit. Il empruntait cet itinéraire.»
Ses troublantes déclarations
Laurent Dejean a fait des déclarations pour le moins surprenantes. A
un ami, il a dit « si j’étais impliqué dans cette histoire je me serais
fait enfermer chez les fous ». Après les faits, il a été hospitalisé
d’office en hôpital psychiatrique. Aux enquêteurs, il a déclaré: «J’ai
fait mon deuil pour Patricia Bouchon, je n’y pense plus», avant
d’embrasser une photo de la victime. Mais aussi : «C’est vrai que j’ai
dit à mon travail que je me sentais responsable de cette affaire» ou «je
n’ai aucun remords de cette affaire, je la connaissais à peine».
L’arrêt de travail suspect
Après le 14 février 2011, Laurent Dejean va être en arrêt maladie.
Lors de son interrogatoire, il déclare aux enquêteurs qu’il a eu un
arrêt de travail, du 23 au 27 février, pour «une déchirure à l’épaule».
Après vérifications, les enquêteurs vont s’apercevoir que l’arrêt de
travail est d’un mois et motivé par des raisons psychologiques.
La violence de l’agression
Les coups portés à la victime indiquent un passage à l’acte violent.
Or selon plusieurs témoignages, Laurent Dejean a déjà eu des accès de
colère et «des proches attestent de sa capacité à exploser». Un soir il
aurait même démonté une cloison à coups de masse.
La ressemblance avec le portrait-robot
Lors de la diffusion du portrait-robot en 2013, en le voyant
plusieurs amis et proches de Laurent Dejean «ont été saisis d’effroi»
selon le procureur.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire