Un village
du Finistère parmi les plus beaux de France selon le Guide du routard
Pour ses 50 ans, le Guide du routard a dressé un
classement des 50 plus beaux villages de France. Trois communes de
Bretagne dont Locronan dans le Finistère y figurent.
Plébiscité par les touristes et les locaux, Locronan (Finistère) peut se targuer de faire partie des plus beaux villages de France. En tout cas, selon le Guide du routard.
Pour ses 50 ans, le guide a publié son classement des 50 plus beaux villages français. La Petite cité de caractère en fait partie.
« C’est
une reconnaissance intéressante. Locronan a eu la chance de conserver
son patrimoine et c’est un bonheur d’œuvrer ici », se réjouit Antoine Gabriele, maire de la commune de 800 habitants.
Le
Guide du routard la décrit d’ailleurs en mettant en exergue « une unité
architecturale rare : des demeures et des hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles s’ordonnent harmonieusement autour de la place principale et de son vieux puits ».
Les auteurs du classement poursuivent en évoquant l’attrait du cinéma pour la cité :
Ses rues constituent un véritable décor de cinéma, choisi pour le
tournage des films Tess de Roman Polanski et Les Chouans de Philippe de
Broca. Une vraie machine à remonter le temps, aux portes de la
magnifique presqu’île de Crozon.
En tout, une quarantaine de films y ont été tournés. « Sans oublier la reconnaissance des artistes peintres depuis la fin du XIXe
siècle », glisse Antoine Gabriele. Et de conclure : « C’est une bonne
nouvelle pour le tourisme. Il demeure un apport économique important
dans le pays. »
La perversité narcissique n'est pas reconnue comme une maladie mentale.
Le fait de mentir et d'affabuler en permanence, de toujours tromper tout le monde avec des intentions malveillantes, qui est une des caractéristiques majeures du pervers narcissique, ne l'est pas davantage.
Le pervers narcissique passe son temps à nuire à des tas de gens, à les détruire, à organiser des crimes divers et variés. C'est un prédateur. Contrairement au malade psychiatrique dont les crises meurtrières sont quand même rarissimes, il calcule, et cela ne lui prend pas qu'une seule fois dans sa vie, c'est tout le temps, il laisse dans son sillage une quantité incroyable de victimes, c'est bien le plus dangereux de tous les fêlés.
Réseau franc-maçon de tueurs : au cœur de l’inquiétante cellule Athanor, des profils psy passe-partout
Dans
cette officine mêlant donneurs d’ordres et tueurs à gages apparaissent
des personnes « normales », selon les expertises psychiatriques des
principaux mis en examen.
Meurtres, espions et francs-maçons : l'incroyable affaire Athanor. (Capture d'écran) France 2
Le 2 août 2023 à 17h16, modifié le 3 août 2023 à 06h27
Aucune
pathologie mentale. Aucune dangerosité psychiatrique. Aucune addiction.
Les expertises psychiatriques des principaux mis en cause du dossier « Athanor »,
du nom de cette loge maçonnique dévoyée au sein de laquelle une
officine de tueurs à gages s’est nichée, révèlent des personnalités
normales d’un point de vue médical. Ce diagnostic conforte leur
responsabilité pénale : leur discernement n’était pas atteint lors de la
commission des actes qu’on leur reproche.
La baie d’Audierne, dans le sud du Finistère, fait partie de ces communes désormais cotées. Crédit Photo : Alexi Tauzin - stock.adobe.com
Seules les villes bretonnes situées à proximité de Paris,
attiraient les acheteurs immobiliers il y a quelques années.
Aujourd’hui, les communes plus éloignées prennent leur revanche, sans
toutefois détrôner les villes les plus prisées. Un début de marché de
report? «De nouveaux arrivants se sont installés et font vivre des
secteurs géographiques où jusqu’à présent on observait un manque de
population. On a rempli des secteurs où il y avait peu de demandes. Cela
va permettre d’avoir un marché réparti sur toute la Bretagne», se réjouit Ronan Pradeau, responsable des agences Bretagne Sud Sotheby’s Realty, un réseau immobilier de luxe.
Le
Finistère (29) qui était un peu délaissé, car trop éloigné de par sa
situation à la pointe de la Bretagne, est désormais un véritable centre
d’intérêt. Il reçoit quasiment autant de demandes que le Morbihan. La
baie d’Audierne, dans le sud du Finistère, fait partie de ces communes
désormais cotées. «Il y a 5 ans environ, on ne prenait même pas les
biens en vente dans la baie d’Audierne car on n’avait pas de client. On
comptait jusqu’à 1000 maisons en vente à un moment. Aujourd’hui, le
moindre bien s’arrache à minimum 400.000 euros alors qu’à l’époque, le
même bien valait 250.000 euros», ajoute-t-il. Le marché s’est resserré quand les prix ont commencé à grimper en flèche
dans les villes plus connues et mieux desservies en transports. Les
nouveaux arrivants se sont alors déportés vers des lieux moins prisés et
souvent plus accessibles comme la baie d’Audierne où les terrains
peuvent être plus grands et les maisons offrir une vue mer. Un attrait
toujours recherché, et ceci même pour les biens immobiliers de luxe.
Un plus grand nombre de biens à vendre
De même Penmarc’h, dans le Finistère toujours, a vu sa cote de popularité exploser. «Penmarc’h
a évolué de manière spectaculaire en 3-4 ans. Le spot de surf de la
Torche a attiré notamment une belle partie de la population parisienne
qui a acquis une résidence secondaire ici», explique le responsable
des agences Bretagne Sud Sotheby’s Realty. La commune vit toute
l’année, compte des commerces, des supermarchés, plusieurs écoles de
surf et de kitesurf. Et se situe face à la mer. «Les prix ont grimpé
d’environ 30% en l’espace de 4 ans. On a vendu des biens au-delà du
million d’euros, de très jolies maisons face à la mer avec un beau
terrain mais on a aussi des petites villas de pêcheurs devant la mer
autour de 600.000 à 800.000 euros», décrypte-t-il. L’avantage,
c’est que la ville comprend des quantités importantes de maisons
construites dans les années 70 qui cheminent le long de la mer et offre
donc plus de biens à vendre que des secteurs plus connus.
Concarneau, dans le Finistère également, s’est développée de manière phénoménale. «Il
y a 15 ans, Concarneau était vue comme une ville de retraités où peu de
personnes voulaient acheter. Une thalasso a été créée en 2016 et depuis
la ville a fait une émergence sur le marché incroyable. Les prix du
mètre carré ont progressé de 30% en 10 ans», poursuit-il. Autre
marché de report, en Loire-Atlantique, Pornichet et Guérande. Des
acquéreurs qui ne pouvaient pas acheter à La Baule, en raison des prix
de l’immobilier élevés, se sont reportés sur Pornichet et Guérande.
Des spots chics avant tout
Ces
prémices de phénomène de report ne sont pas perceptibles auprès de tous
les réseaux. Olivier Brunet, directeur de Barnes Propriétés &
châteaux, explique que les acquéreurs recherchent des «destinations
très précises, des spots un peu chics. C’est un marché attentiste, s’il
faut attendre 10 ans ils attendent 10 ans. Ils savent que de belles
maisons les pieds dans l’eau, il s’en vend 2 à 3 par an en Bretagne». Avant de préciser: «Certains
clients ont acheté dans les terres en bord de Rance, sur le chemin de
Dinard en quittant Saint Malo car ils pouvaient profiter de plus
d’hectares de terrains mais on en observe peu».
Une chose est sûre, la Bretagne reste une destination phare et tend à devenir un lieu de résidence semi-principale. «Le
marché de l’immobilier en Bretagne ne se fait pas uniquement par des
achats irraisonnés avec des acquéreurs qui achètent pour passer 15 jours
par an mais avec de nombreux acquéreurs qui ont l’intention de passer beaucoup de temps dans leur bien.
Je le constate de plus en plus, certains clients parisiens ont décidé
de diminuer leur surface à Paris pour acheter plus grand en Bretagne et y
venir régulièrement, même à Noël, ce qui n’était pas le cas avant. Les
acquéreurs ne sont pas dans le profit, dans l’idée de mettre leur bien
en location», tient à souligner le responsable des agences Bretagne Sud Sotheby’s Realty.
Je modifie le titre (voir ci-dessous) parce qu'il y a quand même une évolution qui pose question : les Bretons auraient-ils tendance à se décomplexer, à ne plus avoir honte d'être bretons, ou s'agit-il d'un autre phénomène, de nature exactement inverse, les discriminations, insultes et affabulations diverse et variées dont nous sommes toujours victimes en Bretagne comme ailleurs, notamment à Paris, nous renvoyant à une identité bretonne ayant tendance à se perdre pour ceux qui ne parlent plus la langue ?
Les discriminations entre Bretons et non Bretons sont toujours une réalité en Bretagne. Elles sont le fait des pouvoirs publics ou de fonctionnaires ou d'individus généralement chefs d'entreprise ou exerçant une profession libérale qui ne sont pas d'origine bretonne ou viennent directement d'une autre région et considèrent toujours les Bretons comme une race ou un peuple de gens très inférieurs, arriérés, qu'ils méprisent et auxquels ils se refusent à accorder les mêmes droits qu'aux autres Français - et effectivement, le simple fait de porter un nom breton peut être source de très gros problèmes ou de très grosses difficultés totalement inimaginables tant que l'on n'a pas connu ces discriminations sur le nom ou l'origine.
Et c'est pareil à Paris où circulent encore et restent étonnamment vivaces des tas d'idées ou de représentations totalement délirantes sur les Bretons.
Je rappelle ce qui m'est arrivé alors que j'étais harcelée dans le travail pour avoir refusé de commettre des crimes et délits contre la Nation pour le compte d'anciens employeurs mafieux : certains de mes collègues de travail auprès desquels je subissais des campagnes de calomnies monstrueuses m'ont dit être très étonnés d'avoir ainsi appris que j'étais Bretonne, car je n'en avais paraît-il pas l'air (à quoi sommes-nous censés ressembler pour avoir l'air bretons ? mystère...), sans toutefois s'étonner d'avoir aussi "appris" que j'aurais été élevée dans une maison au sol en terre battue au milieu des cochons, puisqu'étant Bretonne, mais encore une fois, ça les surprenait quand même un peu, ils ne m'imaginaient pas, moi, dans la gadoue au milieu des cochons et m'interrogeaient avec respect sur mes conditions de vie en Bretagne durant mon enfance, parce que la question les intéressait, ils ne se moquaient pas du tout... Que Brest puisse être encore Paris au Moyen-Âge aujourd'hui, ils y croyaient dur comme fer... L'un d'eux disait savoir qu'il existait encore des maisons au sol en terre battue dans les campagnes autour de Rennes dans les années 1950. Aussi, Brest étant la ville bretonne la plus reculée ou la plus éloignée de la capitale, il lui paraissait vraisemblable que nous y vivions encore comme au Moyen-âge...
Mais l'année précédente, j'avais déjà appris de la même manière que mes anciens employeurs mafieux m'avaient décrétée mythomane deux fois, la première pour avoir répondu que je pouvais jouer du violon alors que j'étais interrogée de manière précise sur mes éventuelles capacités musicales, car "tout le monde sait bien que les Bretons ne savent pas jouer de la musique" (j'ai fréquenté l'Ecole Nationale de Musique de Brest durant plusieurs années), et la seconde pour avoir corrigé mon interlocuteur et dit que je connaissais bien le grec ancien alors qu'il me soutenait des bêtises à propos du breton et du grec ancien, deux langues qu'il ne connaissait ni l'une ni l'autre tandis que je sais quand même un peu à quoi ressemble le breton et connais par ailleurs assez bien le grec ancien pour l'avoir étudié durant plusieurs années (ce fut une de mes options au baccalauréat, l'ancien C, que j'ai obtenu avec mention avant d'intégrer les classes préparatoires aux Grandes Ecoles d'Ingénieurs, maths sup et maths spé). Ce taré qui n'a pas fait plus d'études que le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi s'imaginait que les matheux ne peuvent pas être des littéraires. Ce même taré est par ailleurs le tout premier individu à m'avoir jamais traitée de folle, parce que je refusais sa proposition de devenir prostituée à son service alors que selon lui, avec mon "joli minois", j'aurais pu gagner beaucoup plus d'argent en me prostituant qu'en continuant à travailler comme ingénieur d'études en informatique. Argument ultime du proxénète : "De mon temps, les Bretonnes qui montaient à Paris étaient toutes prostituées. Que voulez-vous de plus ? Je ne vous comprends pas."
Puis j'ai eu affaire à Brest à des fonctionnaires bretons souffrant de discriminations entre Bretons et non Bretons dans leurs administrations et qui, pour tenter d'obtenir un minimum de reconnaissance de leurs chefs français, tapaient comme des malades sur les locaux comme eux d'origine bretonne, en l'occurrence, en ce qui me concerne, pour tenter de me contraindre à la prostitution comme ordonné par leurs commanditaires parisiens (mes anciens employeurs mafieux).
Identité bretonne : « Une grande partie de la population ne se sent pas concernée »
ENTRETIEN. Le Front de libération de la Bretagne a revendiqué plusieurs
attaques dans la région. L’essayiste Benjamin Morel analyse ces
événements pour « Le Point ».
Les rédactions du Télégramme
et de France Bleu Breizh Izel ont reçu, lundi 24 juillet, un
courrier de revendication d'actes terroristes en Bretagne, signé du
Front de libération de la Bretagne (FLB). Ce texte revendique la
responsabilité du groupe dans des incendies criminels ayant eu lieu dans
six communes de la région en 2022 et 2023. Parmi les destructions
revendiquées se trouve une voiture immatriculée dans un département
d'Île-de-France, à Concarneau (Finistère) en 2022, et à côté de laquelle
avait été retrouvé un tag « FLB ».
Plus récemment, une maison
incendiée à Trébeurden (Finistère) en juin 2023 s'est avérée être la
résidence secondaire d'un préfet. Le parquet de Quimper a ouvert une
enquête, confiée à la police judiciaire. Le FLB est pourtant censé avoir
cessé ses activités après une amnistie de François Mitterrand en 1981.
Benjamin Morel, maître de conférences à l'université Paris Panthéon-Assas, et auteur du livre La France en miettes – Régionalismes, l'autre séparatisme*, décrypte pour Le Point cette affaire, et la crédibilité des revendications.
Le Point : Doit-on donner du crédit aux revendications du FLB ?
Benjamin Morel :
Tout dépend de ce que l'on qualifie de « crédit ». Nous ne sommes plus
face au FLB des années 1960 et 1970, qui était une structure organisée
entre la branche politique du FLB, et l'ARB, l'Armée révolutionnaire
bretonne, pour la branche militaire. Là, on a a priori affaire à des
éléments plus modestes en termes de nombre et d'ambition. En revanche,
depuis les procès du FLB dans les années 1980, il y a eu, à intervalles
réguliers, des retours de flamme, avec des plasticages de résidences
secondaires. Depuis un an, le rythme est relativement régulier, il y a
une volonté d'ancrer l'action dans le temps.
Doit-on s'inquiéter de ces reprises d'actions ? Le FLB constitue-t-il une menace sérieuse ?
Encore
une fois, il faut savoir ce que l'on entend par « inquiétude » et
« menace sérieuse ». On ne doit pas, a priori, s'attendre à des
attentats sanglants. On est très loin du terrorisme que l'on a connu
avec l'organisation État islamique. En revanche, on peut avoir une
mutation semblable à celle de la Corse, avec des plasticages structurels
de certaines résidences secondaires, surtout dans un contexte de tension sur le logement en Bretagne.
Il
y a un discours qui consiste à dire que la hausse du prix du logement
est due aux Parisiens qui ont acheté après le confinement, et qu'en
attaquant leurs maisons le prix de l'immobilier baissera. Or, ce sont
surtout des Nantais et des Rennais qui ont acheté sur la côte.
Quelle est l'idéologie du FLB ?
Le
FLB est d'abord né à proximité de Yann Fouéré, un ancien
collaborationniste, avec une idéologie d'extrême droite mais dont
l'entourage a beaucoup infusé dans la gauche régionaliste bretonne. Le
FLB s'est plutôt inscrit dans une rhétorique de gauche. C'est une
organisation qui s'est appuyée sur les milieux culturels et associatifs,
et qui a vu notamment dans l'indépendance de l'Algérie une opportunité
de revendiquer l'indépendance de la Bretagne.
Le FLB s'inspire donc de ce qui se fait ailleurs ?
Oui,
et son modèle est notamment l'IRA, en Irlande du Nord. Ce modèle a été
très fort dans les années 1960 et 1970. Aujourd'hui, le modèle en termes
de mode d'action s'est déplacé vers les indépendantistes corses.
De quelle manière le FLB s'inspire-t-il des mouvements corses ?
Ce
nouveau FLB, qu'il convient de ne pas assimiler au mouvement d'origine
car les deux sont probablement différents, s'est relancé lorsque Gérald
Darmanin a promis aux Corses l'autonomie après les manifestations
violentes à la suite de la mort d'Yvan Colonna. Quelques jours après, le
conseil régional de Bretagne a voté un souhait d'obtenir également
l'autonomie. Il y a donc eu un effet de mimétisme jusque dans la classe
politique traditionnelle. Quant aux régionalistes bretons, une partie
d'entre eux considère alors que la violence va payer, comme ça a été le
cas en Corse.
De
manière très pragmatique, l'objectif d'un attentat, quel qu'il soit,
est que l'on parle de vous et que votre sujet de prédilection soit
maintenu en tête de l'actualité. Or, les mouvements régionalistes et
indépendantistes peinent à se faire entendre en Bretagne : des
sondages Ifop, lors des dernières régionales, montrent que seuls 13 %
des Bretons voient les sujets identitaires et culturels comme des
priorités. Le nouveau FLB estime que seules les violences permettent de
se faire entendre, et qu'en les commettant, ils rendront audible la
question centrale du logement, donc celle du statut du résident et, par
conséquent, celle de l'autonomie ou de l'indépendance.
Que pense la population bretonne du FLB ?
Sur
les sujets identitaires bretons, une grande partie de la population ne
se sent pas concernée. Une autre partie se considère comme agressée par
les remontées identitaires, notamment dans les zones où l'on parle le
gallo, une langue d'oïl qui n'a rien à voir avec le breton. Ces
groupes se voient imposer, par les militants et les collectivités, une
culture qui n'a rien à voir avec leurs traditions.
Une petite
portion est à l'aise avec le régionalisme, mais davantage sur un aspect
folklorique que par un réel engagement autonomiste. On a tout de même
40 % de Bretons qui se disent plus bretons que français, contre 20 % il y
a trente ans. Parmi ceux acquis au régionalisme, certains rejettent des
méthodes violentes, les considérant comme un échec ; d'autres, au
contraire, tombent dans le romantisme de la résistance du peuple breton
face à l'impérialisme français.
J'ai
du mal à croire qu'il s'agisse uniquement de crimes et délits de droit
commun revendiqués opportunément, car les dégradations matérielles sont
cohérentes avec les revendications du mouvement régionaliste breton. Il
est toutefois possible que derrière ces gestes se trouvent des individus
isolés qui cherchent une identité et se radicalisent seuls, tout en
entretenant des liens très lâches et ténus avec une
organisation. Celle-ci peut alors être amenée à revendiquer des
actions. On connaît le même phénomène dans certaines organisations
extrémistes de droite comme de gauche, et évidemment dans l'islam
politique.
* « La France en miettes – Régionalismes, l'autre séparatisme », de Benjamin Morel, Les éditions du Cerf, février 2023, 264 pages, 20 euros.
Au printemps 2021, l'avocat brestois Ronan Appéré s'apprêtant à voir confirmer en appel sa condamnation de première instance pour des violences commises sur une femme avait fait son petit cinéma contre le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti et obtenu une très nette diminution de sa peine avec déclassement des faits en simple contravention...
A un autre niveau, les personnels de l'administration pénitentiaire viennent d'obtenir du même Eric Dupond-Moretti des revalorisations inédites de leurs fonctions...
Photo d'Yvan Colonna diffusée en 1999 après l'assassinat du préfet Érignac - AFP
Les
députés Jean-Félix Acquaviva et Laurent Marcangeli ont dénoncé dans un
courrrier écrit au procureur de Tarascon un "dysfonctionnement majeur"
et un "possible effacement volontaire de données" sur Franck Elong Abé,
l'agresseur d'Yvan Colonna.
Les députés Jean-Félix Acquaviva et Laurent Marcangeli, président et rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'agression mortelle d'Yvan Colonna
en prison, ont écrit au procureur de Tarascon pour dénoncer un
"dysfonctionnement majeur" et un "possible effacement volontaire de
données" sur l'agresseur d'Yvan Colonna.
Dans une lettre datée du 5
juillet, transmise jeudi et partagée sur les réseaux sociaux par
Jean-Félix Acquaviva (Liot), ce dernier et Laurent Marcangeli (Horizons)
précisent que "conformément à l'article 40 du code de procédure
pénale", ils portent à la connaissance de Laurent Gumbau, procureur de
la République de Tarascon, "l'existence de faits pouvant constituer une
infraction".
"Un possible effacement volontaire des données"
Dans
le cadre des travaux de la commission d'enquête, une surveillante de la
maison d'arrêt d'Arles (Bouches-du-Rhône) où a eu lieu l'agression a
indiqué à plusieurs reprises avoir "reporté dans le logiciel Genesis (de
traitement de données sur les détenus, ndlr) des faits importants",
notamment un "changement d'attitude" de Franck Elong Abé, le détenu qui a
mortellement agressé Yvan Colonna le 2 mars, poursuit leur courrier.
"Cependant,
nous avons pu constater que ces observations ne figurent ni dans le
logiciel de surveillance Genesis, ni dans l'onglet complémentaire
transmis par la direction de l'administration pénitentiaire", écrivent
les élus, estimant de leur "devoir" de signaler ce "dysfonctionnement
majeur et un possible effacement volontaire des données relevant donc
d'une infraction pénale".
"Si ces agissements venaient à être
vérifiés à la suite des investigations menées sous votre autorité, il
nous incombe également de vous signaler des faits de non-assistance à
personne en danger ayant entraîné la mort de M. Yvan Colonna",
ajoutent-ils.
Contacté, le procureur de Tarascon n'était pas immédiatement joignable.
De "graves défaillances" pointée par la commission d'enquête
Le
23 mars 2023, ces mêmes affirmations d'absence de données d'une
surveillante dans le logiciel Genesis avaient été avancées par l'un des
avocats de la famille du défunt, Me Sylvain Cormier, ce qui avait
entrainé un démenti du parquet national antiterroriste (Pnat).
La mort d'Yvan Colonna aurait-elle pu être évitée ?
18:26
"A
ce jour, les éléments figurant au dossier d'information judiciaire et
notamment l'audition de la surveillante concernée, ne permettent pas
d'attribuer de manière certaine à Franck Elong Abé les propos 'Je vais
le tuer' qu'elle dit effectivement avoir entendus, ni de dire qu'ils
concernaient Yvan Colonna", avait indiqué le Pnat.
"En
outre, il n'est pas indiqué que le signalement sur ces propos menaçants
aurait été intégré dans le logiciel Genesis et donc, par la suite,
supprimé", avait-il ajouté.
Dans
son rapport publié en mai, la commission d'enquête sur l'agression
mortelle du militant indépendantiste condamné pour l'assassinat du
préfet Erignac avait pointé de "graves défaillances" dans l'appréciation
de la dangerosité de Franck Elong Abé, une "rigueur" excessive à
l'égard d'Yvan Colonna, et des "dysfonctionnements" d'ordre général.
Statut, carrière, salaires : Dupond-Moretti confirme les avancements promis aux agents pénitentiaires
Le
ministre de la justice avait annoncé en février un relèvement du statut
des fonctionnaires du système carcéral, désormais assurés de voir leur
salaire et leur prime augmenter.
Des
salariés du centre pénitentiaire de Lyon-Corbas. Le personnel
pénitencier se rend à une conférence de presse, le 02 avril 2009 au
nouveau centre pénitencier de Lyon-Corbas dans la banlieue de Lyon.
Destinée à remplacer les trois prisons vétustes de Lyon, la nouvelle
maison d'arrêt de Lyon-Corbas, "nouvelle génération", recevra ses
détenus "fin avril" dans des conditions de "prise en charge de qualité",
conforme à la réglementation européenne, selon l'Administration
Pénitentiaire. AFP PHOTO / FRED DUFOUR (Photo by FRED DUFOUR / AFP) (Fred Dufour/AFP)
Après le statut, le salaire, les primes et les avancements de carrière qui vont avec. En février, Eric Dupond-Moretti avait annoncé
faire passer le corps des surveillants pénitentiaires en catégorie B de
la fonction publique et celui des officiers en catégorie A. Les
syndicats avaient salué l’initiative et demandé une revalorisation
salariale. C’est chose faite : en 2024, les agents gagneront en moyenne
216 euros de plus par mois (par rapport au 1er janvier 2022), quand la
prime d’indemnisation pour charges pénitentiaires sera doublée, pour
passer de 1 869 euros annuels à 3 835 euros en 2026.
«C’est
une avancée historique car depuis longtemps réclamée et totalement
méritée, vous qui incarnez la troisième force de sécurité de notre pays»,
avait plaidé Eric Dupond-Moretti devant la 215e promotion de l’Ecole
nationale d’Administration pénitentiaire (Enap), en février. La réforme
portée par le ministre de la Justice vise à rendre plus «attractifs»
les métiers exercés dans le système carcéral, alors que 15 000
nouvelles places de prison ont été annoncées d’ici à 2027, et que les
recrutements patinent.
Le syndicat FO Justice salue une victoire «historique» et une «avancée majeure», tout en précisant que «concernant
le corps de commandement et son passage de [la catégorie] B en A, les
négociations se poursuivent et devraient aboutir fin août ou début
septembre», afin d’en fixer les modalités.
Recrutement de contractuels
En
déplacement à Valence, le garde des Sceaux a également vanté
l’accélération de l’avancement de carrière dû à l’ancienneté, avec un
passage du premier au troisième grade en neuf ans, contre treize
aujourd’hui. La mesure concerne 28 000 des quelque 40 000 agents
pénitentiaires. En janvier 2019, l’évolution statutaire avait été
refusée par la garde des Sceaux Nicole Belloubet au motif qu’elle «aurait pour effet d’interdire le recrutement (comme surveillants) de personnes n’ayant pas le baccalauréat»,
diplôme indispensable pour être candidat à un poste de catégorie B.
Environ un tiers des surveillants de prison actuels n’ont pas ce
diplôme, selon le ministère.
La loi pour la
réforme de la justice, votée le 18 juillet, va aussi permettre de
recruter, à partir de 2024, des agents contractuels en catégorie C pour «seconder»
les titulaires. Une mesure qui, cette fois-ci, ne réjouit pas tout le
monde. Le syndicat Ufap-Unsa a dénoncé, dans un communiqué du 13
juillet, la «véritable honte» de ces «contrats de trois ans, renouvelables une fois, sans perspective de carrière et sous-payés».
Le ministère de la Justice défend au contraire un palliatif au manque
de main-d’œuvre, et souligne que les contractuels auront la possibilité
de passer un concours interne pour devenir agent pénitentiaire.
Il s'agit toujours de Ronan Appéré, qui continue à exercer en dépit d'une condamnation prononcée en janvier 2019 pour injures, coups et blessures ou violences commis sur une femme en mai 2013, laquelle condamnation fut confirmée en appel au printemps 2021.
J'avais évoqué cette affaire dans cet article de blog du 1er mars 2019 :
Son avocat Me Vincent Omez n'a pu obtenir l'annulation de la procédure ni en première instance ni en appel.
Pour moi non plus il n'avait rien obtenu de ce qu'il avait demandé en première instance à Brest en avril 2013, en dehors de l'irrecevabilité des plaintes éhontées de la criminelle Josette Brenterch à mon encontre pour leur partie relevant du droit commun, à savoir les atteintes à l'intimité de sa vie privée qu'elle m'accusait mensongèrement d'avoir commises en révélant au public son identité alors qu'elle s'exprimait sous les deux pseudonymes de "Chepita" et "amnlae" - elle avait en fait elle-même révélé son identité au public avant que je ne le fisse moi aussi, et tout étant toujours bon pour elle pour se "moquer" de moi ou me faire passer pour une débile, elle ne s'en était d'ailleurs pas privée sous le prétexte que j'avais patiemment attendu de n'être pas hors la loi pour faire moi-même cette "révélation", ce qu'elle avait décidé d'interpréter mensongèrement comme mon incapacité à la reconnaître alors qu'elle était à peine masquée, comme montré dans cet article du 28 décembre 2015 :
Selon les juges brestois, mon avocat du barreau de Brest lors de ce procès tout à fait scandaleux de 2013, les plaintes de la plaignante Josette Brenterch du NPA de Brest à mon encontre étant par ailleurs toutes nulles pour plusieurs motifs (la première des deux portant de surcroît sur des faits présumés d'injures ou de diffamations publiques tous prescrits, si bien que la juge d'instruction s'était illégalement auto-saisie de poursuites autres que celles demandées par la plaignante, mais je ne l'apprendrai qu'après la fin de l'information judiciaire au cours de l'été 2012, mon avocat qui ne m'informait de rien ayant alors daigné me remettre une copie de la première partie du dossier de l'information judiciaire, et la suite de ce dossier qui me fera encore sauter au plafond seulement une semaine avant l'audience du 9 avril 2013), ne se serait donc montré pertinent qu'à ce sujet.
Encore avais-je moi-même soulevé cette question de l'irrecevabilité d'une partie des dénonciations calomnieuses de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest à mon encontre lors d'un de nos rendez-vous à son cabinet, sinon nous n'aurions vraiment rien obtenu du tribunal correctionnel de Brest, pas même cette reconnaissance de l'irrecevabilité d'une partie des plaintes de la criminelle coupable-plaignante (elle s'était, elle, bien rendue coupable de multiples atteintes à l'intimité de la vie privée à mon encontre, depuis les années 1990, et particulièrement à compter de juin 2010 en complicité avec ses sbires de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, dans le cadre de leurs monstrueuses campagnes de calomnies publiques à mon encontre, d'où la publication des droits de réponse qu'elle me reprochait devant les juges, et coupable aussi d'une multitude d'autres infractions pénales commises contre mes proches et moi-même à compter des années 1990 et jusqu'au jour de ma condamnation en juin 2013 et encore bien au-delà, puisque tous les crimes et délits dont il s'agit se poursuivent toujours aujourd'hui, après l'assassinat de plusieurs ingénieurs de ma famille, insuffisant pour nos assassins tant que nous ne sommes pas tous morts), qui restait de toute façon sans grand effet sur la condamnation prononcée le 11 juin 2013, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest ayant bien obtenu de ses complices magistrats ultra CORROMPUS de Brest exactement ce qu'elle avait demandé.
D'où
ma reprise en main de ce dossier au cours de l'été 2013 et le
changement d'avocat subséquent, qui auront conduit à l'annulation de
toute la procédure en appel à Rennes le 2 décembre 2015, après qu'une
exception de bonne foi, inexistante selon Me Omez qui comme tout le
monde à Brest adhérait à toutes les inventions calomnieuses de la
criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest à mon encontre et ne
défendait en réalité que cette mère maquerelle et criminelle notoire,
eût été plaidée lors de l'audience du 30 septembre 2015 à Rennes, avec
production de nombreux éléments de preuve tous passés sous silence en
première instance à Brest, ce qui n'était pour moi absolument pas prévu
avant l'audience du 9 avril 2013 et fut une découverte extrêmement
choquante au moment même où le président d'audience m'appelait à la
barre - ce fut en effet le moment choisi par mon avocat pour m'annoncer
qu'il n'allait plaider qu'une annulation de la procédure sans aborder le
fond des différends m'opposant à la criminelle Josette Brenterch du NPA
de Brest (pour l'essentiel, il s'agissait de ma propre biographie dont
elle publiait et faisait publier par le malade mental Pascal Edourad
Cyprien Luraghi une version entièrement fausse et particulièrement
infamante, version qu'elle maintenait avec hargne être entièrement vraie
en m'accusant de mentir et de m'inventer une vie qui n'aurait pas été
la mienne) ni produire aucune des très nombreuses pièces que je lui
avais remises avec moultes explications : bel effet coup de massue sur
la tête m'ayant amenée à ladite barre vacillante, puis trois heures
d'audience à lutter contre l'évanouissement alors que j'étais
continuellement calomniée par la criminelle Josette Brenterch du NPA de
Brest et son avocat Me David Rajjou qui à aucun moment n'auront été
contredits par mon propre avocat, le tout dans une salle d'audience
archi comble, toute la ville et même des élèves de 4ème ayant été
conviés à assister à ce spectacle organisé par l'éminemment perverse
Josette Brenterch du NPA de Brest pour aboutir à une condamnation tout aussi scandaleuse
deux mois plus tard, voilà le sort réservé à Brest aux vraies victimes
de la vraie criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, surtout
lorsqu'il s'agit d'ingénieurs qui sont aussi d'anciens excellents élèves
des meilleurs établissements scolaires brestois, très connus dans le
fameux "microcosme" brestois (une vraie mafia).
Pour moi, la
clé du succès en appel fut donc celle-ci : ce n'est pas moi qui mentais
mais bien la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, qui n'a
jamais cessé d'inventer absolument n'importe quoi pour me calomnier tout
en commettant de très nombreuses autres infractions pénales à mon
encontre et contre tous mes proches, comme l'ont toujours su magistrats
et avocats locaux.
Quand les magistrats ne sont pas corrompus,
dire la vérité s'avère plus efficace que toutes les comédies imaginées
par certains coupables...
Juristes brestois : tous des demi ou
quarts de cerveaux totalement tarés qui jalousent les ingénieurs pour
leurs cerveaux complets et prennent leur pied à les massacrer ou les
assassiner pour cette raison.
Plusieurs d'entre eux n'hésitent pas
à se vanter publiquement d'avoir été des cancres... ce qui ne les a pas
empêchés de "réussir" - entendez devenir des notables ayant beaucoup de
pouvoirs, notamment celui d'assassiner tous ces anciens excellents
élèves devant lesquels ils ont toujours crevé de jalousie, à l'égal de
la mère maquerelle et criminelle notoire Josette Brenterch du NPA de
Brest.
Magistrats, avocats et autres auxiliaires de "justice" du
Finistère : de la merde, des racailles, rien que de la merde et des
racailles, des assassins, des criminels.
Pour moi, la clé du succès en appel fut donc celle-ci : ce n'est pas moi qui mentais mais bien la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, qui n'a jamais cessé d'inventer absolument n'importe quoi pour me calomnier tout en commettant de très nombreuses autres infractions pénales à mon encontre et contre tous mes proches, comme l'ont toujours su magistrats et avocats locaux.
Quand les magistrats ne sont pas corrompus, dire la vérité s'avère plus efficace que toutes les comédies imaginées par certains coupables...
Juristes brestois : tous des demi ou quarts de cerveaux totalement tarés qui jalousent les ingénieurs pour leurs cerveaux complets et prennent leur pied à les massacrer ou les assassiner pour cette raison.
Plusieurs d'entre eux n'hésitent pas à se vanter publiquement d'avoir été des cancres... ce qui ne les a pas empêchés de "réussir" - entendez devenir des notables ayant beaucoup de pouvoirs, notamment celui d'assassiner tous ces anciens excellents élèves devant lesquels ils ont toujours crevé de jalousie, à l'égal de la mère maquerelle et criminelle notoire Josette Brenterch du NPA de Brest.
Magistrats, avocats et autres auxiliaires de "justice" du Finistère : de la merde, des racailles, rien que de la merde et des racailles, des assassins, des criminels.
Vienne: condamnation confirmée en appel pour le ténor du barreau de Brest
Publié le
| Mis à jour le
Poitiers La
cour d’appel de Poitiers a révisé le partage des responsabilités dans
une affaire de violences concernant un avocat pénaliste reconnu du
barreau de Brest, Ronan Appéré.
La justice avait dépaysé loin de la Bretagne cette affaire de violences
remontant à huit ans, comme c’est la coutume dans ce genre de
circonstances. Ce
soir de mai 2013, la soirée alcoolisée avait tourné mal dans un
restaurant finistérien. L’avocat avait reconnu avoir dépassé les bornes
avec une femme lors de son premier procès.
Mais la suite des faits était contestée. La femme racontait que
l’avocat l’avait ramenée chez elle, puis violemment extirpée du véhicule
et jetée sur le bitume. Ahmed, un ami appelé à la rescousse était
arrivé en collant un claque à l’avocat.
Ce dernier assurait que deux hommes l’avaient agressé alors qu’il
regagnait son domicile. À aucun moment il ne parlait de la plaignante.
Au terme de leur décision, rendue lundi, les conseillers de la cour
d’appel de Poitiers ont débouté l’avocat de sa demande d’annulation du
jugement contesté rendu en janvier 2019. Ils ont requalifié les faits qui lui étaient reprochés en violences contraventionnelles, prononçant une amende de 500 €.
L’homme poursuivi pour avoir frappé l’avocat a été condamné pour
violences avec une ITT supérieure à huit jours, il écope d’une amende de
500 €. En première instance, il avait été relaxé par le tribunal. Sur le volet civil, chacun des deux protagonistes de cet épisode doit indemniser sa victime.
Deux avocats finistériens requièrent contre les cours criminelles
Article réservé aux abonnés
Thierry Charpentier
Une cour criminelle siégeant sans jurés, dès
2022, dans chaque juridiction française ? Les deux grands avocats
pénalistes finistériens, Mes Omez et Appéré, s’insurgent contre cette
disposition de la loi Dupond-Moretti.
Mes Vincent Omez et Ronan Appéré ne
décolèrent pas contre « le revirement » d’Éric Dupond-Moretti, garde des
Sceaux : « Les cours criminelles, sans jurés populaires, déshumanisent
la justice. Leur logique est purement économique » (Le
Télégramme/Thierry Charpentier)
« La justice dans ce pays est rendue au nom du
peuple français et le peuple en est exclu. […]. C’est un projet de la
chancellerie fait par et pour les magistrats. On ne veut plus du jury
populaire dans ce pays ! », tonnait Éric Dupond-Moretti, le 15 mai 2020, sur France Info,
à propos des cours criminelles. Il était alors « Acquitator », l’avocat
star qui allait ensuite chez Laurent Ruquier remettre une couche,
« parlant de déstockage des affaires ».
Finistère. « On déshumanise la justice par économie »
Le bâtonnier de
Quimper, Me Vincent Omez, et son confrère Me Ronan Appéré, pénaliste à
Brest (Finistère), sont opposés aux cours criminelles départementales
dans la réforme du Garde des Sceaux.
Le bâtonnier de Quimper, Me
Vincent Omez (à gauche sur la photo), et son confrère Me Ronan Appéré,
pénaliste à Brest, sont opposés aux cours criminelles départementales
dans la réforme du Garde des Sceaux. | OUEST-FRANCE
Ils ne citent pas le nom du Garde des Sceaux de tout l’entretien… Ce vendredi 23 avril 2021, le bâtonnier de Quimper, Me Vincent Omez, et son confrère pénaliste de Brest (Finistère), Me
Ronan Appéré, disent tout le mal qu’ils pensent du projet de réforme
judiciaire du Garde des Sceaux, l’ancien avocat Éric Dupond-Moretti. En
particulier du projet d’installation, au 1er janvier 2022,
des cours criminelles départementales, après deux ans d’expérimentation
contre trois prévus initialement et sans conclusions sur cette
expérimentation.
Pourquoi êtes-vous opposés au projet de réforme judiciaire ?
Vincent Omez : Parce que ce projet, qui
s’intitule « Pour la confiance dans l’institution judiciaire », montre
justement le contraire : une marque de défiance envers la justice en
supprimant les jurés populaires des cours d’assises pour les peines
encourues de moins de vingt ans de réclusion criminelle.
Dans une tribune parue le 14 avril 2021 dans Libération,
Franck Berton ancien confrère du ministre de la Justice quand il était
encore avocat, exprime exactement tout ce qu’on peut ressentir : une
incompréhension totale du revirement de l’avocat devenu garde des sceaux
: « On efface le peuple dans un processus judiciaire dont il est le
cœur battant. »
Comment fonctionneraient ces cours criminelles à cinq
magistrats professionnels, contre trois juges et un jury populaire aux
assises ?
Ronan Appéré : La Chancellerie estime à 57 %
le nombre de procès criminels où la peine encourue est de vingt ans
maximum. Mais en appel, le dossier resterait jugé par la cour d’assises.
Quelle image de la justice cela donnerait si la cour criminelle
acquitte un accusé qui sera finalement condamné en appel par une autre
composition, et inversement ?
Sans compter qu’il serait fait appel à des avocats honoraires
par manque de magistrats ! Les jurés sont l’âme de la cour d’assises.
Sans eux, pas de cour d’assises ! Et je ne suis pas d’accord avec le
terme de cour criminelle : c’est un gros tribunal correctionnel avec
cinq magistrats au lieu de trois.
Qu’est-ce qui vous dérange dans cette nouvelle répartition du contentieux pénal criminel ?
Vincent Omez : Les assises sont l’exemple le
plus luxueux de la justice française. Pas financièrement, mais
moralement : on prend le temps de juger. « Un juge habitué est un juge
mort pour la justice », disait le poète Charles Péguy. Les jurés sont
les juges d’un jour, ils ont un regard neuf alors que le regard des
magistrats professionnels, comme celui des avocats, finit par
s’émousser.
Il faut maintenir cette instantanéité. L’oralité permet à un
dossier de papier de prendre vie et fait naître des vérités, des
difficultés, de l’humanité. On est en train de déshumaniser encore
davantage la justice en ne se basant que sur l’économie.
Où pourrait se trouver cette cour criminelle dans le Finistère ?
Ronan Appéré : Dans une logique comptable, il est possible que ce soit Brest, même si rien n’est défini pour l’instant.
Que pensez-vous du souhait du ministre de filmer la justice ?
Ronan Appéré : En dehors des procès à valeur historique, je suis totalement contre : la justice n’est pas un spectacle.