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vendredi 5 juin 2026

Encore deux avocats quimpérois jugés pour escroquerie...

Et de trois !

Et maintenant, à qui le tour ? 

 

Lire ou relire :

https://satanistique.blogspot.com/2026/05/lavocat-quimperois-erwan-le-cornec.html

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper-29000/je-nai-pas-ete-assez-vigilant-deux-avocats-quimperois-juges-pour-exercice-illegal-de-la-profession-dans-le-cadre-dune-affaire-descroquerie-7057871.php

« Je n’ai pas été assez vigilant » : deux avocats quimpérois jugés pour exercice illégal de la profession dans le cadre d’une affaire d’escroquerie

Deux avocats et trois anciens gérants d’une société sur le banc des accusés. Trois sociétés, l’Ordre des avocats du barreau de Quimper et le Conseil national des barreaux du côté des victimes… Ce jeudi 4 juin 2026, une affaire d’escroquerie et d’exercice illégal de la profession d’avocat était jugée à Quimper. Délibéré le 8 octobre.

 

Deux avocats et trois anciens gérants d’une société comparaissaient, jeudi, devant le tribunal de Quimper, pour une affaire d’escroquerie et d’exercice illégal de la profession d’avocat.
Deux avocats et trois anciens gérants d’une société comparaissaient, jeudi, devant le tribunal de Quimper, pour une affaire d’escroquerie et d’exercice illégal de la profession d’avocat. (Photo Le Télégramme/Sophie Benoit)

 

« J’étais certain que c’était licite, et je le suis toujours. » C’est un ancien gérant sûr de lui qui se tient à la barre du tribunal judiciaire de Quimper, ce jeudi. Un sexagénaire, installé dans le pays de Quimper, prolixe au départ mais qui exerce son droit au silence, dès lors que les questions deviennent plus gênantes… « J’ai des choses à dire », concède pourtant celui qui a choisi d’assurer seul sa défense, de façon parfois confuse. Son comportement agace, et entraîne plusieurs échanges tendus avec le juge, Christophe Lepetitcorps, et la procureure, Marie-Noëlle Collobert. L’homme, déjà condamné en 2022 pour abus de biens sociaux et blanchiment, est poursuivi pour escroquerie, tentative d’extorsion et pratique commerciale trompeuse.

Optimisation fiscale et sociale

L’enquête est ouverte en octobre 2019, lorsque trois entreprises parisiennes portent plainte contre la société qu’il dirige alors. Deux ans plus tôt, les trois plaignants ont fait appel à cette société dont la boîte postale est à Paris. Son activité ? « Du conseil aux entreprises (…) avec pour objectif de mettre à jour des sources de gains, notamment en détectant des erreurs de calcul dans les bulletins de salaire », déclare le sexagénaire. « De l’optimisation fiscale et sociale », reprend le juge. La société fait miroiter des économies substantielles dans le cadre de la loi Fillon… Elles n’y arriveront pas. À l’inverse des redressements fiscaux.

Des prestations illégales

L’enquête va aussi amener à juger cet homme pour exercice illégal de la profession d’avocat. Sa société est, en effet, soupçonnée d’avoir proposé des prestations juridiques sans y être habilitée. Car, depuis 1971, seuls les avocats sont compétents pour le faire.

Trois femmes, proches du sexagénaire et ayant tour à tour été gérantes de la société (aujourd’hui pilotée par la fille du prévenu) sont également jugées pour ce fait : sa sœur, âgée de 70 ans, une quadragénaire (poursuivie également pour complicité d’escroquerie et de tentative d’extorsion), juriste lorsqu’elle intègre la société et qui deviendra plus tard avocate au barreau de Quimper, et une quinquagénaire, qui dit aux enquêteurs « regretter » d’avoir rejoint la société. Elles sont absentes de l’audience.

 

« Des négligences dans l’enquête »

À la barre, par contre, près de confrères qui défendent les intérêts des trois sociétés visées et ceux de l’ordre des avocats au barreau de Quimper et du conseil national des barreaux, il y a aussi un avocat quimpérois, poursuivi pour complicité d’exercice illégal de la profession. Les conseils des sociétés plaignantes le voient comme « un idiot utile », comme « une victime de plus » de l’ancien gérant. À partir de 2017, il a eu pour rôle de valider les textes juridiques rédigés par d’autres salariés de la société et adressés ensuite aux clients. « Je reconnais que je n’ai pas été assez vigilant. Je ne me suis pas posé les bonnes questions », concède-t-il. Une naïveté à laquelle le parquet ne croit pas.

Face aux accusations de « manœuvres frauduleuses, de manipulation, de mensonges, de promesses fausses » portées par les parties civiles qui réclament « d’arrêter » l’ancien gérant, de « l’empêcher de nuire », ce dernier évoque « des négligences dans l’enquête », « les mensonges » des plaignants, assure « avoir toujours confié les éléments à un avocat ». Et réfute l’escroquerie.

Le jugement a été mis en délibéré au 8 octobre.


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