compteur

lundi 15 juin 2026

Dans le Finistère, des archéologues ont mis à jour les restes d'une possible maison mixte...

C'est la première dont j'aie connaissance dans la région... 

Elle a été découverte sur le site d'un village occupé du 7ème au 10ème siècle, et encore n'est-ce pour l'heure qu'une hypothèse...

En outre, s'agissant a priori d'un établissement monastique dans un lieu boisé à défricher, et donc non habité hors le village fortifié très particulier dont il s'agit, aucun enfant n'y aurait grandi sous le même toit que les bêtes qui de surcroît n'auraient pas déambulé dans toute la maison en se mêlant aux humains, mais uniquement dans une partie leur étant réservée...

 

Rappel : dans les années 1990, mes employeurs mafieux faisaient courir toutes sortes de rumeurs plus délirantes les unes que les autres à mon sujet, dont celle-ci : j'aurais été élevée dans une maison au sol en terre battue au milieu des cochons au fin fond de la Bretagne, pays d'arriérés s'il en est... dans la ville de Brest, donc, au bout du bout du monde... qui se finirait là comme dans un cul-de-sac - en réalité, les Bretons, arrivés en Armorique par la mer, ont toujours gardé l'oeil rivé sur l'horizon, en direction du Nord, du Sud, ou de l'Ouest... tournant le dos aux frappadingues de la capitale qu'ils laissaient sur place...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Penn_Ar_Bed_(compagnie)

"Penn ar bed est la traduction en Breton de Finistère en Français c'est la contraction de fin de la terre en Breton c'est tête de la terre. Cela dénote une différence de point de vue selon qu'on regarde depuis Paris ou depuis le large."

Voilà, quand on rentre au pays, tout ce qu'on voit c'est Penn ar bed. 

Même chose quand on revient de chez les frappadingues du fond des terres par la voie ferrée : dès que la rade apparaît, l'ouverture est gigantesque et l'émotion du retour au pays est bien là. Généralement, nous ne sommes pas très nombreux en voiture sur le tout dernier tronçon de la ligne avant le terminus. On ouvre les fenêtres pour respirer à pleins poumons le bon air du large, cet air marin qui nous est si familier, et là, nous ne sommes déjà plus dans le train, nous sommes rentrés à la maison, c'est le bout du tunnel.

Non mais, oh ! Nous avons quand même la plus belle rade du monde. Les Américains ont bien tenté de nous l'acheter après-guerre. Eux aussi ne voyaient que Penn ar bed. C'est Charles de Gaulle qui a dit non. Merci à lui.

 

 

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/finistere/ca-me-fait-rever-etudiants-et-archeologues-fouillent-un-village-vieux-de-plus-de-mille-ans-dans-le-finistere-3368518.html

Ça me fait rêver" : étudiants et archéologues fouillent un village vieux de plus de mille ans dans le Finistère 

 

 

À La Feuillée, dans les Monts d'Arrée (Finistère), archéologues et étudiants poursuivent l'exploration d'un village fortifié occupé entre les 7e et 10e siècles. Découvert dans les années 1980, ce site du haut Moyen Âge attire les visiteurs à l'occasion des journées européennes de l'archéologie ce dimanche 14 juin.

Des fossés, quelques fragments de poterie, un séchoir à grains, des traces de feu... Sur ce site archéologique d'à peu près la taille d'un terrain de foot à La Feuillée, dans le Finistère, les moines de l'abbaye de Landévennec auraient probablement envoyé des défricheurs pour cultiver la terre durant le haut Moyen Âge (5e au 10e siècle).

Cette hypothèse, parmi tant d'autres, est échafaudée par des archéologues et des étudiants bénévoles qui fouillent ce village fortifié tout au long du mois de juin, pour la deuxième année consécutive. À l'occasion des journées européennes de l'archéologie, du 12 au 14 juin, le public est invité à visiter ce lieu en zone boisée qui se trouve au bout d'un petit chemin creux, au lieu-dit Goarem-ar-Manec’h.

Un travail de fourmi

"L'année dernière, on pensait que c'était une bergerie pour les animaux mais cette année on a découvert un séchoir à grains donc on sait désormais que c'était un site utilitaire", explique une étudiante en archéologie, qui guide les visiteurs ce dimanche 14 juin au matin. Pas loin, Louise Beaudremont, étudiante en première année d'histoire de l'art et archéologie à Rennes, gratte le sol de ce qui était probablement la pièce à vivre. "On a trouvé le niveau du sol de l'époque et on est en train de le nettoyer", explique-t-elle tout sourire et brosse à la main.

 

Sur ce site daté plus précisément du 7e au 10e siècle, Yoann Dieu, responsable d'opérations archéologiques, suppose une "grosse ferme communautaire". © France Télévisions

 

Alors que cette pièce était encore ensevelie au début de la fouille, ce travail de fourmi et de patience impressionne les visiteurs. "De les voir à la truelle avec tout ce qu'il reste à découvrir, c'est fabuleux", s'exclame une femme. "Avec la perspective de découverte qu'il reste, ça donne envie de revenir dans un an", abonde son mari.

"Une grosse ferme communautaire"

Sur ce site daté plus précisément du 7e au 10e siècle, Yoann Dieu, responsable d'opérations archéologiques, suppose une "grosse ferme communautaire" dont le nombre de personnes reste encore "difficile à estimer". Un bâtiment en cours de fouille de dix mètres de long suggère "une maison mixte", avec "une partie réservée au bétail" et une autre "à l'habitat pour les humains", laisse-t-il penser. Malgré des "constructions très rudimentaires qui résistent mal au temps", Yoann Dieu constat toutefois "un site exceptionnellement en bon état par sa configuration".

 

Ce bâtiment en cours de fouille de dix mètres de long suggère "une maison mixte". © France Télévisions

 

Louise Beaudremont, aux côtés des autres archéologues en devenir, a justement découvert "un foyer qui servait à faire du feu". "Ça me fait rêver. J'ai du mal à me dire que c'est réel, qu'ils étaient là, à vivre ici, s'exclame l'étudiante passionnée. Découvrir comment on fonctionnait avant, qu'on était si différents d'aujourd'hui, c'est comme un petit trésor qu'on découvre à chaque fois". Pour elle, la difficulté est d'imaginer sans clichés, à partir d'un regard neutre. "C'est le plus dur en archéologie", concède la jeune femme, surtout pour la période du Moyen Âge, où "l'on manque cruellement de traces écrites".

Yoann Dieu, comme Louise Beaudremont, regrette "un mobilier archéologique qui se très rare". Seuls quelques fragments de poterie ont été trouvés. "Ça complique la compréhension du site pour sa datation et déterminer quelle pièce était quoi", explique-t-il. "Des fois on découvre des choses qui contredisent nos hypothèses, qu'on remet en cause, qu'on doit découdre, c'est une enquête", s'exclame une autre étudiante.

Un projet d'une durée indéterminée

Le site a été découvert dans les années 1980 par l'archéologue anglais Michael Batt qui a épluché les photographies aériennes des années 1950 et a repéré des anomalies sur le terrain. Revenu dans les années 2000 faire des prospections, il a réalisé un premier plan topographique. À la même période, le site a été inscrit aux monuments historiques.

Après plusieurs sondages réalisés, il a été décidé de procéder à des fouilles programmées qui se poursuivront tous les mois de juin, sur plusieurs années, avec l'objectif d'ouvrir le site au public.

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire