Que se passe-t-il encore à Quimper ?
Il veut quitter « une profession de jaloux » : l’avocat Erwan Le Cornec a présenté sa démission au barreau de Quimper
Dans l’attente d’une possible nouvelle condamnation pénale, Erwan Le Cornec, avocat et professeur d’université à l’UBO, a présenté sa démission du barreau de Quimper. Sa démarche n’éteint pas la procédure disciplinaire ouverte par le procureur général.
Qu’elle paraît loin, l’époque où Erwan Le Cornec, droit dans ses bottes, multipliait les polémiques, traitant une partie des étudiants de l’UBO de Brest de « quasi débiles » ou s’opposant à l’arrêté du maire de Landévennec (29) qui interdisait de s’approcher d’un dauphin trop « collant », ou encore s’opposant au thème d’un colloque consacré au féminisme… Désormais, il ne commente pas les ennuis judiciaires qui, tel le sparadrap du capitaine Haddock, lui collent aux basques.
« Une bonne solution pour tout le monde »
L’avocat et maître de conférences Erwan Le Cornec suspendu par l’UBO
Erwan Le Cornec, avocat quimpérois et maître de conférences à Brest, vient d’être suspendu un an, sans traitement, et rétrogradé d’un échelon, par la section disciplinaire de l’UBO. Sur le plan pénal, il doit être prochainement rejugé pour une… escroquerie à l’assurance.
Qu’il s’agisse de droit public - son domaine - ou de droit pénal, Me Erwan Le Cornec traverse une mauvaise passe. Le 5 février 2024, la section disciplinaire du conseil d’administration de l’Université de Bretagne occidentale (UBO), siégeant en séance non publique, lui a infligé deux sanctions sans équivoque.
Une étudiante portant le voile
L’avocat quimpérois Erwan Le Cornec de nouveau jugé pour une tentative d’escroquerie
Un avocat de Quimper était de nouveau jugé, jeudi 26 mars 2026, pour une tentative d’escroquerie, devant le tribunal de Brest (Finistère).
Me Erwan Le Cornec, enseignant en droit public à l’UBO et avocat quimpérois, était de retour, jeudi, à la barre du tribunal correctionnel de Brest, pour tentative d’escroquerie.
Ce dernier a déjà condamné, dans une autre affaire, pour escroquerie à l’assurance par la cour d’appel de Rennes, le 3 avril 2025, à 18 mois de prison avec sursis et 10 000 € d’amende pour avoir fait croire à un faux cambriolage chez lui et escroqué son assureur à hauteur de 146 145 €. Sa...
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L’avocat quimpérois Erwan Le Cornec de nouveau jugé pour une tentative d’escroquerie
Me Erwan Le Cornec, enseignant en droit public à l’UBO et avocat quimpérois, déjà condamné par le passé, était de retour à la barre du tribunal correctionnel de Brest, ce jeudi, pour tentative d’escroquerie. Sa comparution a tourné en leçon de droit, à ses dépens.
Le président Xavier Jublin lève les bras au-dessus de la tête, et lance un tonitruant et théâtral : « Stop ! ». Le procès d’Erwan Le Cornec a débuté depuis cinq minutes et le magistrat brestois met déjà le holà. Il connaît bien le prévenu logorrhéique qui lui fait face : il avait dû écouter les explications d’Erwan Le Cornec plusieurs heures durant, le 28 septembre 2023, lorsque ce dernier comparaissait pour une escroquerie à l’assurance, pour laquelle il avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis (*).
Délai d'appel d’un mois
«Crevure», «à mort facho»: le professeur qui a dénoncé le niveau «catastrophique» des étudiants menacé de mort
Publié le , mis à jour le

Dans un mail interne qui a fuité, Erwan Le Cornec, maître de conférences en droit public à l’Université de Bretagne occidentale (UBO), a férocement critiqué le niveau de certains étudiants ainsi que la gestion de la présidence, notamment la baisse du nombre d’heure d’enseignement.
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LE FIGARO ÉTUDIANT. - Dans votre mail, vous évoquez des étudiants «quasi débiles».
Erwan LE CORNEC. - La phrase exacte est: «L’UBO, non seulement devient une université de seconde zone, mais va aussi devenir un repaire de lycéens qui, après avoir obtenu le bac Covid automatiquement en 2019 et quasi automatiquement en 2020 (chouette auditorat, de quasi-débiles pour certains qui ne savent pas comprendre le sens d’un texte simple et ânonnent en lisant), peuvent se dire: ‘‘On aura toujours l’UBO au cas où on ne serait pas pris ailleurs; on n’aura pas besoin de beaucoup travailler parce que les CM sont allégés; et en plus on pourra tricher si d’aventure des examens en distanciel sont organisés’’.»
J’ai écrit ce mail sur une liste interne accessible aux seuls personnels de l’université. Une liste d’opinion nécessaire au fonctionnement de notre université: on y trouve des prises de position personnelles, des prises de position syndicales mais aussi, des informations pratiques relatives à notre fonctionnement. Les étudiants et les syndicats d’étudiants ne sont pas censés y avoir accès. Soit il y a des étudiants qui l’ont infiltrée - ce qui poserait des problèmes de sécurité informatique préoccupants -, soit ce sont des collègues de toute évidence mal intentionnés à mon encontre qui l’ont fait fuiter. Je penche plutôt pour cette seconde hypothèse.
J’ai dénoncé sur cette même liste la fraude massive des examens en distanciel
Comment l’expliquez-vous?
On cherche à me discréditer depuis que, en février 2021, j’ai dénoncé sur cette même liste la fraude massive des examens en distanciel. J’ai établi des procès-verbaux de fraude reposant sur des éléments parfaitement probants. Je vais informer le président de l’université que je m’apprête à saisir les autorités judiciaires de ces cas de fraude s’il confirme avoir amnistié les étudiants fraudeurs ou s’il ne donne aucune suite à mes demandes dans un délai très rapproché. Lorsque je lui ai reparlé de ces fraudes de visu, il a en effet affirmé qu’il avait été contraint d’amnistier de très nombreux étudiants parce que la section disciplinaire de l’université avait un retard d’un an et demi sur les procédures. Pourquoi? Parce qu’il y a trop de cas de fraudes.
Vous évoquez une «fraude massive». De combien d’étudiants parle-t-on?
De plusieurs dizaines d’étudiants. Je n’étais pas derrière chacun de ceux qui ont composé devant leur ordinateur mais à la lecture de ce qu’ils ont écrit, c’était évident. Je n’autorisais l’utilisation d’aucun document autres que des Codes non annotés et non commentés. Comment expliquer que des étudiants, qui ne connaissent pas vraiment une matière (nous n’avons que 27,5 heures de cours par semestre) et qui doivent bachoter sur de nombreuses autres matières dans un temps très court, peuvent être en mesure de me citer des décisions de justice en donnant le numéro de la chambre, la date précise, le numéro de l’affaire et le nom des parties? Et même, de citer des décisions de justice que je n’ai pas citées en cours? Ce n’est pas subtil et c’est pour cela que je dis que parmi les étudiants, il y a bien des «quasi débiles» qui ne sont même pas capables de masquer convenablement leur fraude.
Leur place, à ces jeunes qui ont accumulé les insuffisances tout au long de leur circuit scolaire, n’est pas à l’université
Dans votre courriel, vous décrivez l’UBO comme une université de «seconde zone». Qu’entendez-vous par là?
À l’université, le niveau est hélas devenu catastrophique. J’ai 25 ans de service public et je constate qu’il n’a fait que se dégrader. C’est un effet domino: à partir du moment où, à l’école primaire, on ne met pas suffisamment les moyens pour leur faire acquérir les fondamentaux, qu’on impose aux enseignants des méthodes pédagogiques idiotes et surtout dangereuses et qu’on fait croire aux jeunes que leur salut c’est l’université, alors forcément leur retard et leurs difficultés ne vont faire qu’augmenter.
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Quelles solutions alors?
Leur place, à ces jeunes qui ont accumulé les insuffisances tout au long de leur circuit scolaire jusqu’à l’université, n’est précisément pas à l’université. Ils ont d’autres qualités mais pas celles qui permettent un parcours dans le supérieur. On a aujourd’hui besoin de boulangers, de plombiers, de tapissiers, de plaquistes, de charpentiers, de couvreurs, de peintres en bâtiment… Que ces gamins-là, au lieu d’être induits en erreur et encouragés à s’inscrire à l’université, s’inscrivent en CAP ou trouvent des contrats d’apprentissage.
J’ai reçu des menaces de mort
À la suite de ce mail, avez-vous été soutenu?
J’ai reçu beaucoup de soutien de collègues, d’universitaires mais plus encore de professeurs de lycée, car ma position est partagée par beaucoup dans l’éducation nationale ; mais ce sont principalement des soutiens anonymes… En parallèle, j’ai reçu des menaces de mort: lundi matin, j’ai retrouvé des tags sur ma porte de bureau: «RIP», «à mort facho», «crevure». Aujourd’hui je ne me sens aujourd’hui en sécurité ni au sujet de ma personne ni au sujet de mes biens. L’un des grands problèmes aujourd’hui, c’est celui de la défiance de la part des jeunes, y compris à l’université, à l’égard de l’autorité. Ils n’acceptent plus l’autorité des enseignants, et quand ils en acceptent une bribe, ils négocient sur tout ou vous traitent même de nullard sur les réseaux sociaux.
Dans votre mail, vous critiquez le plan «PARI» de l’université qui a pour conséquence la réduction du nombre d’heures de cours.
C’est une réduction d’1/12e du volume des cours magistraux et des travaux dirigés. Avant l’application de ce plan, nos cours à l’UBO ne faisaient déjà que 30 heures par semestre. Aujourd’hui, on a des cours qui sont réduits à 27 heures et demie. Avant, on avait 10 séances de TD et maintenant, nous n’en avons plus que 9. Il est impossible de boucler un programme en 27 heures et demie ou alors au pas commando: ce n’est pas cela l’enseignement. À côté de cela, vous avez pléthore d’universités en France qui ont des cours magistraux de 32, 35 voire 40 heures. Comment voulez-vous qu’on ne devienne pas une université de seconde zone en réduisant notre offre de formation? C’est la raison pour laquelle beaucoup de lycées du Finistère et même de Bretagne déconseillent aux élèves de s’inscrire à UBO sur Parcoursup. Ils savent que lorsque ces élèves auront des diplômes, ils ne vaudront rien sur le marché du travail et ne pourront pas soutenir la concurrence par rapport à d’autres universités comme Rennes 1, Nantes, Caen ou Angers.
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Cour d'appel de Rennes, 28 septembre 2007, 06/07912
Texte intégral
Cour d'appel de Rennes - Ct0007
N° de RG : 06/07912
Audience publique du vendredi 28 septembre 2007
RÉPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Par acte de Maître LE GOFF, huissier de justice, Maître Erwan X..., avocat à QUIMPER a été cité à comparaître le 29 septembre 2006 devant le conseil régional de discipline des avocats du ressort de la Cour d'Appel de RENNES pour voir statuer sur des poursuites disciplinaires engagées à son encontre par Mme le Bâtonnier de l'Ordre des avocats du Barreau de QUIMPER.
Par décision rendue le 27 septembre 2006, le conseil régional de discipline, statuant en audience publique, a écarté les moyens de procédure soulevés par M X..., et, sur le fond :
-l'a relaxé du chef de poursuite disciplinaire relatif à des menaces qu'il aurait proférées contre Mme Z..., Présidente de l'Association Récréactiv Plonéour, dont il est lui-même membre,
-a retenu contre lui les autres faits visés dans la poursuite disciplinaire et a prononcé à son encontre une peine de trois mois d'interdiction temporaire, assortie d'un sursis à concurrence de deux mois.
Cette décision a été notifiée le 6 novembre 2006 à la personne de Me X..., qui en a relevé appel le 6 décembre 2006, dans les formes et délai de la loi.
Oralement et par conclusions " en défense et en réponse " déposées devant la Cour, Me X... fait, en substance, valoir que les incidents qu'il a eus avec la Présidente de l'Association Récréactiv Plonéour ont pour origine un accident dont sa fille Solenn (8 ans lors des faits) aurait été victime, qu'il n'a jamais menacé personne, ni abusé de sa qualité d'Avocat.
Contestant la légalité de l'article 183 du Décret du 27 novembre 1991, servant de fondement à la poursuite disciplinaire et la régularité de la procédure suivie contre lui, Me X... soutient, sur le fond, que s'il a écrit (en faisant état de sa qualité d'Avocat) à l'URSSAF pour dénoncer l'emploi selon lui illégal, par l'Association, d'un salarié de la Mairie et engagé une procédure judiciaire devant le Tribunal de Grande Instance de BREST, ce n'est en aucun cas pour faire pression sur l'URSSAF ou la justice, mais parce que la mention de son appartenance au barreau était nécessaire à l'appréciation des litiges, Me X... sollicite de la Cour, dans le dispositif de ses conclusions,
" I-A titre principal :
-déclarera nulle la procédure disciplinaire du fait des nombreuses irrégularités commises, depuis l'enquête déontologique jusqu'au jugement des faits par le CRD dans sa décision du 27 octobre 2006 ;
-déclarera nulles les poursuites diligentées par l'Accusation et jugées par le CRD, sur le mauvais fondement de l'article 3 du décret du 12 juillet 205 qui ne vise pas les faits extraprofessionnels (point 2. 0. 2. 4.) ;
-déclarera nulle et me relaxera des poursuites du fait de la prétendue " dénonciation téméraire " auprès des URSSAF, faits non visés dans l'acte d'accusation dont le CRD a été saisi ;-annulera en conséquence sur tous ses points la décision du Conseil régional de discipline du 27 octobre 2006 me condamnant à trois mois d'interdiction d'exercer dont un mois sans sursis,-me relaxera en conséquence de tous chefs de poursuite ;
-condamnera aux entiers dépens l'Ordre des avocats de Quimper, auteur de la saisine disciplinaire.
II-A titre subsidiaire, si la Cour devait rejeter chacune des prétentions énoncées en I ciavant, modérer la sanction infligée par le CRD à raison de la disproportion manifeste entre les manquements mineurs reprochés et la gravité de la sanction infligée, eu égard à l'absence de toute condamnation disciplinaire figurant au dossier et eu égard au climat dans lequel cette affaire a été engagée, climat montrant une animosité certaine de certains membres de l'Ordre des avocats de Quimper à mon égard,
III-En tout état de cause, ordonner à Madame le Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Quimper d'avoir à faire disparaître de mon dossier professionnel détenu par l'Ordre toutes références à des faits n'ayant pas donné lieu à sanction disciplinaire telles que les mises en garde et admonestations dont il est fait état dans la décision du CRD (p. 13 " la sanction "), sous astreinte de 100 par jour de retard à compter de la date de la notification de l'arrêt à ma personne. "
L'Ordre des Avocats du Barreau de QUIMPER, représenté par sa Bâtonnière, conclut, pour sa part, que la procédure disciplinaire qu'il a engagée a été régulière et impartiale. Reprenant l'ensemble des faits reprochés à Maître LE CORNEC,1'Ordre des avocats sollicite la réformation de la décision de relaxe du Conseil Régional de Discipline pour menace à l'encontre de Mme Z... et sa confirmation pour le surplus, laissant cependant le soin à la Cour de fixer ce quantum de la sanction disciplinaire à intervenir. Enfin, le Conseil de l'Ordre du Barreau de QUIMPER sollicite la condamnation de Me X... aux dépens.
M. le Procureur Général près la Cour d'Appel de RENNES, oralement et par réquisition émet l'avis qu'il convient de confirmer la décision rendue le 27 octobre 2006 par le Conseil Régional de Discipline contre M. Erwan X... ;
MOTIVATION DE L'ARRET.
Considérant, sans qu'il soit besoin d'examiner de nouveau en appel les moyens de procédure soulevés par Me X... devant le Conseil Régional de Discipline des Avocats qui les a écartés par des motifs pertinents que la Cour adopte, qu'il convient au fond de reprendre chacun des faits reprochés à cet Avocat par le Conseil de l'Ordre des Avocats du Barreau de QUIMPER ;
l') Attitude et propos menaçants de Me X... à l'égard de Mme Z..., Présidente de l'Association Récréactiv Ploénour (qui a porté plainte pour ces faits).
Le 13 septembre 2005, M. X..., membre de cette association à la garde de laquelle il confie, notamment, sa fille Solenn âgée de 8 ans lors des faits, s'est rendu dans les locaux de cette association car sa fille aurait été légèrement blessée par un jet de ballon provenant d'une personne selon lui employée illégalement et a eu un incident avec la Présidente Mme Z... à laquelle (ce qui n'est pas contesté) il a dit " toi, je te réserve un traitement de faveur ", et envers laquelle il aurait eu une attitude menaçante (ce qui est en revanche contesté).
L'Ordre des Avocats de QUIMPER considère que ce propos et cette attitude envers une personne avec laquelle il n'était pas en bons termes sont un manquement à la délicatesse de la part de Me X....
La Cour observe, cependant, que dans la poursuite initiale seule la phrase susvisée et non l'attitude menaçante a été retenue, qu'elle a été prononcée par M. X... dans un contexte conflictuel avec l'Association et sa Présidente, que M. X... ne s'est pas exprimé en qualité d'Avocat mais à titre de personne privée, dans le village où il est domicilié et dans les locaux d'une association dont il est membre ;
C'est donc à bon droit que le Conseil Régional de Discipline des Avocats, a relaxé Me X... de ce chef de poursuite disciplinaire,
point ;
La décision entreprise sera, en conséquence, confirmée sur ce premier
2 º) Courrier adressé le 20 octobre 2005 à l'URSSAF du Finistère par Me X... et assignation de l'Association devant le Tribunal de Grande Instance de BREST :
Me X..., qui a été écarté par un vote négatif à son égard, du bureau de l'Association Récréactiv Ploenour et semble avoir conçu une certaine rancoeur envers sa présidente, a dénoncé par écrit à l'URSSAF du Finistère l'emploi selon lui illicite par l'Association d'un employé de Mairie, M. A....
Le Barreau de QUIMPER suivi en cela par le Conseil de Discipline a considéré que cette lettre en date du 20 octobre 2005 était empreinte de témérité et constituait de la part de M. X... un manquement de dignité et de délicatesse, d'autant qu'il y fait état de qualité d'Avocat. Par ailleurs, le Barreau et le Conseil de Discipline ont considéré que M. X..., qui a sollicité, en faisant également état de sa qualité d'Avocat, des mesures civiles d'instruction du Juge des référés du Tribunal de Grande Instance de BREST contre l'Association Récréactiv Ploenour a manqué à l'honneur en faisant pression sur la juridiction pour obtenir gain de cause.
La Cour ne saurait cependant retenir la motivation du Conseil de Discipline.
En effet, dans la lettre adressée à l'URSSAF par Me X... celui-ci fait état de sa qualité d'Avocat pour justifier de ce qu'il ne veut pas couvrir l'emploi par l'Association d'une personne déjà salariée par la commune de peur des retombées négatives que pourrait avoir sur lui cette situation.
En ce qui concerne l'assignation de l'Association devant le Juge des référés de BREST, M X... justifie n'avoir fait état de sa qualité d'Avocat pour obtenir le déport de l'affaire de QUIMPER à BREST en application des dispositions du Nouveau Code de Procédure Civile relatives aux actions en justice visant des Magistrats et Avocats ou engagées par ceux-ci.
Au total, même si l'on peut estimer que Me X... a fait preuve d'un comportement manquant de mesure et quelque peu procédurier, la Cour ne voit pas dans ses agissements un manquement à l'honneur, à la probité et à la délicatesse caractérisant une faute disciplinaire.
C'est pourquoi, la décision du Conseil de Discipline prononçant à son encontre une peine de trois mois de suspension dont deux avec sursis sera infirmée et les dépens de la procédure mis à la charge du Conseil de l'Ordre des Avocats du Barreau de QUIMPER.
Le surplus des demandes de M. X..., qui n'entrent pas dans les pouvoir de la Cour, sera rejeté.
PAR CES MOTIFS
La Cour d'Appel de RENNES,
Statuant en audience solennelle et publique,
Par arrêt contradictoire et en dernier ressort,
Reçoit en la forme l'appel principal de Me X... et l'appel incident du Conseil de l'Ordre des Avocats du Barreau de QUIMPER,
Confirme la décision du Conseil de Discipline de l'Ordre des Avocats du ressort de la Cour d'Appel de RENNES du 27 octobre 2006 en ce qu'elle a rejeté les moyens de procédure soulevés par Me X... et relaxé celui-ci du chef de poursuites disciplinaires,
L'infirmant pour le surplus,
Relaxe Me X... des autres chefs de poursuites disciplinaires visés dans la poursuite,
Laisse les dépens de la présente procédure à la charge du Conseil de l'Ordre du Barreau de QUIMPER,
Déboute Me X... du surplus de ses demandes.
LE GREFFIER.-LE PRESIDENT.-
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