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samedi 18 avril 2026

Groupe sanguin O : plus de matière grise et de mémoire...

Eh bien voilà, tout s'explique...

Notre famille d'ingénieurs est bien abonnée au groupe sanguin O, celui des anciens chasseurs-cueilleurs, le plus rustique, celui des vrais costauds...

Pas de maladies psychiatriques chez nous, sauf quand par inadvertance on en vient à se cogner à de vrais malades mentaux qui voient les autres à leur image... mais ce n'est qu'une étiquette, nous ne sommes toujours pas malades mentaux...

Quid du groupe sanguin des Luraghi ? 

Une étude particulière des groupes sanguins rencontrés dans le personnel des hôpitaux psychiatriques semble aussi s'imposer... mais je suis sûre qu'elle existe déjà depuis longtemps, les groupes sanguins de ces personnes étant nécessairement connus. 

Où sont les stats par catégories de personnes ou professions ? Que donnent-elles ?

 

https://sante.journaldesfemmes.fr/analyses-examens-operations/3262771-article-groupe-sanguin-cerveau/

Ce groupe sanguin fait vieillir le cerveau plus vite : 2,7 millions de Français concernés 

 

Selon une vaste étude, les porteurs d'un groupe spécifique présenteraient un déclin cognitif plus rapide. Découvrez si vous êtes concerné et comment protéger votre capital cérébral face au vieillissement.

 

Ce groupe sanguin fait vieillir le cerveau plus vite : 2,7 millions de Français concernés
© Pixel_Studio_8 - stock.adobe.com

 

Le groupe sanguin est propre à chaque individu et figure soit sur une carte officielle délivrée par un laboratoire d'analyses médicales et/ou sur le carnet de santé. Concrètement, connaître son groupe sanguin est essentiel lors d'une transfusion urgente ou d'une grossesse. Au-delà de ces cas, la science s'intéresse de plus en plus à ce que les lettres de chaque groupe sanguin (A, B, AB ou O) révèlent de notre santé. Après l'impact sur le risque d'AVC, le risque de cancer ou encore sur le système immunitaire, des chercheurs américains ont montré les conséquences possibles du groupe sanguin sur le cerveau.

Ces chercheurs ont suivi plus de 30 000 participants, âgés de 45 ans à 98 ans dont les fonctions cognitives et les prélèvements sanguins ont été analysés sur une période moyenne de 3 ans. Au terme de leur étude, ils se sont aperçus que les personnes ayant un certain groupe sanguin présentaient un risque de déclin cognitif supérieur de 82% par rapport aux autres groupes. Concrètement, ils étaient plus susceptibles de développer au cours de leur vie des troubles de la mémoire, de l'attention ou du langage pouvant, à terme, mener à une démence.

Ces personnes plus "à risque" sont celles du groupe sanguin AB. Selon les chercheurs, elles auraient une quantité de "facteur VIII" (une protéine de coagulation) plus élevée que les autres. Une concentration trop élevée de cette protéine peut rendre le sang plus "épais" ou visqueux, ce qui gêne la micro-circulation dans les petits vaisseaux du cerveau et prive les neurones d'une oxygénation optimale sur le long terme. En France, le groupe AB est de loin le plus rare. Selon les données de l'Établissement Français du Sang (EFS), il ne concerne que 4% de la population, soit environ 2,7 millions de personnes. 

Les personnes ayant le groupe sanguin AB (le plus rare) ont un risque 82 % plus élevé de développer des troubles de la mémoire et des problèmes cognitifs © Pixel_Studio_8 - stock.adobe.com

En revanche, les personnes du groupe O semblent quant à elles bénéficier d'un avantage protecteur du cerveau. Ces personnes possèderaient plus de matière grise dans certaines parties du cerveau (le cervelet) que les autres groupes. Le cervelet est notamment l'une des zones clés de la mémoire.

Faut-il pour autant s'inquiéter si l'on est de type AB ? Absolument pas. Le Dr Mary Cushman, auteure principale de l'étude, rappelle que la génétique n'est pas un destin biologique immuable, notamment concernant la durée d'une vie de personne. Le groupe sanguin n'est qu'une pièce d'un puzzle complexe. "Il est important de se rappeler que les facteurs liés au mode de vie - comme une alimentation saine, l'exercice physique et le fait de ne pas fumer - restent des moyens cruciaux pour protéger votre cerveau", insiste-t-elle. Donc, quel que soit son groupe sanguin, le mode de vie influence également grandement le vieillissement cérébral. 

 

https://dondesang.efs.sante.fr/articles/tout-savoir-sur-les-groupes-sanguins

Tout savoir sur les groupes sanguins

26/01/2026
8 min

Une collaboratrice de l'EFS regarde un test sanguin
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Les groupes sanguins jouent un rôle crucial dans de nombreuses situations médicales : les transfusions sanguines, les dons d'organes, les grossesses... Respecter la compatibilité des groupes sanguins est capital pour éviter des réactions immunitaires potentiellement dangereuses, voire mortelles. Répartition, compatibilité, diversité des donneurs, on vous dit tout sur les groupes sanguins !

  • Les groupes sanguins sont déterminés par des molécules naturellement présentes à la surface des globules rouges et nécessaires au bon fonctionnement des cellules.
  • Les groupes sanguins sont regroupés en système. Les plus connus de d'importance majeure pour la sécurité transfusionnelle sont le système ABO et RHD "le Rhésus (positif ou négatif)."
  • Il existe de nombreux groupes sanguins, qui revêtent tous une grande importance, et dont certains sont très rares. 

Les groupes sanguins sont classés dans des systèmes, dont les plus connus sont le ABO et le système " Rhésus D" (couramment appelé rhésus, et abrégé RHD). Selon le système ABO, les groupes sanguins peuvent être classés en 4 grandes catégories : A, B, AB et O. Le système RHD, quant à lui, distingue les groupes en fonction de la présence ou de l'absence de l'antigène D, ce qui donne des groupes Rhésus positif (D+) et Rhésus négatif (D-). Mais il existe de nombreux autres systèmes moins connus (RHCE, Kell, Duffy, Kidd, MNS...) tout aussi importants pour la transfusion. On recense au total 48 systèmes sanguins dans le monde aujourd'hui, et l'EFS a découvert le dernier en 2025. En savoir plus. 

Notre groupe sanguin est déterminé par la présence de molécules à la surface de nos globules rouges. Lorsque que l'on reçoit des globules rouges par transfusion, ces molécules constituent des antigènes : des molécules étrangères que notre système immunitaire reconnaît comme "non soi". Une des conséquences est la production d’anticorps dirigés contre ces molécules et qui circulent dans le plasma. C’est sur ce principe que repose la vaccination. 

La compatibilité sanguine est donc très importante pour éviter toute réaction du système immunitaire lors d'une transfusion

La particularité dans le groupe ABO, est qu’il existe de manière naturelle dans le plasma des anticorps dirigés contre les antigènes A et/ou B. Ces derniers sont naturellement présents dans notre environnement (notamment dans notre alimentation), ce pourquoi nous produisons des anticorps de manière constante. Ces anticorps sont présents en permanence dans notre organisme, tout au long de notre vie. 

  • Une personne de groupe A possède « l’antigène A » et son système immunitaire produit des anticorps anti B (non soi).
  • Une personne de groupe B possède « l’antigène B » et produit des anticorps anti A.
  • Une personne de groupe O ne possède ni l’antigène A ni l’antigène B et produit donc des anticorps anti A et des anticorps anti B.
  • Une personne de groupe AB ne produit pas d'anticorps anti A et anti B, car il possède les deux antigènes. 

Autrement dit, si notre système immunitaire ne reconnait pas un antigène (A), il va produire des anticorps (anti-A) transportés dans le plasma qui vont chercher à détruire la cellule. Les patients de groupe O peuvent donc seulement recevoir du sang de donneurs O, car leur système immunitaire produit naturellement des anticorps anti-A et anti-B.

Ces anticorps ressemblent à une roue, ce qui signifie qu’ils peuvent « attacher » plusieurs globules rouges en même temps. Comme ils sont constants, la réaction conduisant à la destruction des globules rouges transfusés sera immédiate et massive en cas d’incompatibilité .

 
Antigènes et anticorps du système ABO

 

Tout comme la couleur des yeux ou des cheveux, notre groupe sanguin est hérité de nos parents selon les lois de Mendel (1822-1884). Il ne change pas au cours de notre vie, sauf parfois en cas de greffe de moelle osseuse (qui produit les cellules sanguines). 

C’est en 1901 que Karl Landsteiner (1868-1943), médecin et biologiste, identifie l’existence du système ABO des groupes sanguins. En 1940, quelques décennies plus tard, Karl Landsteiner et Alexander Wiener (1907-1976) découvrent le facteur Rhésus. Ce terme Rhésus vient du nom Macaca Rhésus, singe ayant permis de mettre en évidence ce facteur.
 
Le saviez-vous ? Le groupe O est appelé ainsi car il ne possède ni antigène A, ni antigène B. La lettre O vient de "Ohne", que l'on peut traduire par "sans" depuis l'allemand.

Votre groupe sanguin est connu dès votre naissance et noté dans votre carnet de santé. Il peut aussi être déterminé lors d'une prise de sang de routine ou lors d'un don de sang. Dès le premier don de sang, nos équipes vont déterminer votre groupe sanguin. Vous pouvez alors le connaître lors de votre deuxième don, mais aussi dans votre espace donneur en ligne ou sur l’application don de sang.

Il est important de noter que votre groupe sanguin est héréditaire. Il n'évolue pas au cours de votre vie, mais vous pouvez développer des anticorps contre les différents antigènes dans certains cas, comme lors d'une transfusion. C'est une situation fréquente chez les femmes enceintes, qui peuvent développer des anticorps lors de leur première grossesse. La réalisation d'une RAI (recherche d'agglutinines irrégulières) est donc indispensable pour éviter tout risque pour le deuxième enfant.

 

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