Halte à la censure et la désinformation satanistes !
compteur
dimanche 3 février 2019
Attentats de Barcelone d'août 2017 : le "cerveau" voyage autant que Jean-Marc Donnadieu !
C’est une information du 2 août 2018 (voir série d’articles ci-dessous).
L’homme qui aurait planifié les attentats meurtriers du 17 août 2017 en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, circule librement en Europe, « il change régulièrement de pays et ‘continue à entrer en contact avec d’autres groupes’ radicaux ».
Par ailleurs, des précisions d’importance ont été récemment publiées
concernant les repérages effectués par les auteurs de ces attentats lors
d’un voyage éclair en dates des 11 et 12 août 2017 à Paris, où ils
auraient projeté d’attaquer la tour Eiffel à l’aide de bombes.
Rappelons qu’il s’agissait du premier attentat revendiqué par Daech
en Espagne, dans une région où se rend régulièrement le Bitterrois
Jean-Marc Donnadieu.
En outre, les terroristes disposaient d’au moins 120 bonbonnes de gaz
évoquant immanquablement l’attentat raté de début septembre 2016 ayant
déjà visé un monument parisien, la cathédrale Notre-Dame, sur l’île de
la Cité.
J’ai déjà expliqué dans de précédents articles comment et pourquoi
cet attentat m’était certainement dédié, alors que j’étais attendue au
Palais de Justice de Paris le 13 septembre 2016 pour y être jugée et
condamnée de manière expresse selon les voeux du psychopathe Pascal
Edouard Cyprien Luraghi.
Au mois d’août 2017, l’individu ayant fait appel de l’ordonnance du 5
janvier 2017 par laquelle le juge des référés du Tribunal de Grande
Instance de Paris avait rejeté toutes ses demandes à mon encontre, mon
avocat venait de se constituer pour le procès en appel initialement
prévu au mois de novembre 2017.
Attentats en Espagne: au moins 120 bonbonnes de gaz retrouvées à Alcanar
Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 18/08/2017 à 21:58 , mis à jour le 20/08/2017 à 18:49
Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l’attentat de Barcelone, le 18 août 2017
afp.com/JOSE JORDAN
Les attentats de Barcelone et Cambrils ont fait 14 victimes et près
de 120 blessés. Un homme est toujours recherché et un imam focalise
l’attention des enquêteurs.
L’enquête sur les attentats sanglants à la camionnette de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 14 morts en Catalogne, progresse rapidement dans une Espagne en deuil.
Quatre suspects, 3 Marocains et un Espagnol, ont désormais été arrêtés. Cinq « terroristes présumés » ont été tués mais au moins un individu est encore recherché. On dénombre pour l’instant 14 morts et plus de 120 blessés, d’au moins 35 nationalités. Voici un point sur l’enquête.
Les faits
Ce jeudi, à Barcelone, à 16h50 heure locale, une camionnette blanche a
dévalé à toute allure l’allée centrale de la Rambla, dans le coeur
touristique de la capitale catalane, fauchant les passants par dizaines
et faisant au moins 13 morts et une centaine de blessés. Des témoins ont
vu le conducteur prendre la fuite.
Environ huit heures plus tard, juste après minuit, une Audi A3 a foncé sur la promenade du bord de mer de la station balnéaire de Cambrils,
à 120 km au sud de Barcelone, blessant six civils, ainsi qu’un
policier. L’un des civils, une femme, a succombé à ses blessures. Une
fusillade a alors éclaté, au cours de laquelle la police a abattu les
cinq occupants de l’Audi, des « terroristes présumés » portant de
fausses ceintures d’explosifs. Daech a revendiqué l’attentat à la camionnette-bélier à Barcelone et celui de Cambrils.
Un homme toujours recherché
La traque d’un des derniers membres du groupe qui a commis les
attentats se poursuit. Les policiers recherchent ainsi toujours Younès
Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans dont la photo a été diffusée. Le chef
de la police régionale de Catalogne a confié ce dimanche lors d’une
conférence de presse que la police ignorait si le fugitif était toujours
en Espagne. « Si je savais qu’il était en Espagne et où, nous irions le
chercher. Nous ne savons pas où il est », a déclaré Josep Lluis
Trapero.
La cellule responsable des attentats a été « neutralisée » bien qu’un
de ses membres soit encore en fuite, a encore assuré ce dimanche le
responsable des affaires intérieures en Catalogne. « La capacité
d’action de cette cellule a été neutralisée grâce au travail de la
police », a déclaré Joaquim Forn.
120 bonbonnes de gaz retrouvées
La cellule responsable des attentats en Espagne préparait « un ou
plusieurs attentats » à la bombe à Barcelone avec 120 bonbonnes de
butane retrouvées dans une maison à Alcanar, à 200 kilomètres au
sud-ouest, a annoncé la police dimanche.
« Nous commençons à voir clairement que c’est le lieu où se
préparaient les explosifs pour commettre un ou plusieurs attentats dans
la ville de Barcelone », a déclaré le chef de la police de Catalogne,
Josep Lluis Trapero, ce dimanche.
La Sagrada Familia visée?
Le nombre de camionnettes louées, trois, laisse penser que le plan
n’a pas été entièrement exécuté. Ainsi, le commando aurait pu abandonner
une partie en raison de l’explosion de la maison à Alcanar. C’est en
tout cas ce que pensent les enquêteurs. Selon une information du JDD,qui
a eu accès à un rapport de police, la basilique de la Sagrada Familia
était ainsi initialement visée par les djihadistes. Une cible très
symbolique au coeur de Barcelone.
Le rôle d’un imam
Samedi, l’imam Abdelbaki Es Satty du village catalan de Ripoll, d’où
sont originaires une partie des auteurs présumés des attaques était au
centre de toutes les attentions. La presse s’interroge sur son rôle dans
l’éventuelle radicalisation très rapide des auteurs.
Le domicile de l’homme, qui a disparu depuis mardi, a été
perquisitionné à l’aube, selon Nourddem, son colocataire qui a assisté à
l’opération de police.
Le Kangoo blanc retrouvé
Le véhicule blanc de type Kangoo que la police espagnole avait
signalé vendredi aux autorités françaises a été retrouvé en Espagne, a
indiqué samedi une source policière française. Cette source, qui n’a pas
donné plus de détails, confirmait une information donnée par France 2
et France Info. Le signalement avait été effectué par Madrid en
anticipant un possible passage du véhicule du côté français de la
frontière.
Il s’agit du premier attentat revendiqué par Daech
en Espagne, mais le pays avait été touché en mars 2004 par le pire
attentat islamiste en Europe. Des bombes avaient explosé dans des trains
à Madrid faisant 191 morts, une attaque revendiquée par un groupe de la mouvance al-Qaïda.
Attentats en Espagne : un suspect admet que le projet d’attaque initial était plus important
>Faits divers|F.M. avec AFP| 22 août 2017, 16h33 | MAJ : 22 août 2017, 21h01 |6
Des enquêteurs fouillent les décombres de la maison où des
suspects planifiaient un projet d’attentat d’ampleur, le 20 août 2017 à
Alcanar (Espagne) (AFP/JOSE JORDAN )
Les quatre suspects encore en vie ont été inculpés «pour appartenance
à une organisation terroriste» par l’Audience nationale à Madrid.
Ils préparaient une attaque bien plus vaste. L’un des quatre suspects
encore en vie des attentats en Catalogne, Mohamed Houli Chemla, a
déclaré ce mardi, devant la justice, que la cellule terroriste n’a pas
pu exécuter son plan initial et envisageait «un attentat plus important»
que les attaques de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 15 morts et
plus de 120 blessés. L’Espagnol de 21 ans a également précisé que le
groupe comptait viser des «monuments (…) à l’aide de bombes».
Sur les douze membres présumés de la cellule, huit sont morts ou ont
été tués par les forces de l’ordre. Trois d’entre eux ont été tués, dont
un imam soupçonné d’être l’initiateur des attentats, dans l’explosion accidentelle, mercredi dernier, de leur planque d’Alcanar, transformée en fabrique d’explosif.
Sous les décombres, les policiers avaient découvert 120 bombonnes de
gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer
du TATP, un explosif prisé par le groupe Etat islamique (EI), qui a
revendiqué les attentats. Cet événement est soupçonné par les enquêteurs
d’avoir précipité le passage à l’acte des autres terroristes et
annihilé une partie de leurs projets.
Le lendemain, une camionnette conduite par Younes Abouyaaqoub avait
foncé sur les Ramblas, à Barcelone, tuant treize personnes et en
blessant une centaine d’autres. L’assaillant a ensuite poignardé un homme,
Pau Perez, pour lui dérober sa voiture et prendre la fuite. Quelques
heures après cette première attaque, cinq terroristes avaient foncé en
voiture sur la foule dans la station balnéaire de Cambrils, tuant une
personne, avant d’être abattus par la police. Younes Abouyaaqoub, lui, a été abattu ce lundi par la police espagnole à Subirats, à une quarantaine de kilomètre de Barcelone, après quatre jours de traque.
Après avoir été auditionnés devant l’Audience nationale à Madrid, les
quatre derniers suspects, appréhendés à Alcanar et à Ripoll, ont été
inculpés «pour appartenance à une organisation terroriste». Deux ont été
écroués, deux remis en liberté provisoire.
C’est au cours de cette audition que l’un d’eux est revenu sur les
projets initiaux de la cellule.
Mohamed Houli Chemlal, blessé dans la
déflagration de la maison d’Alcanar, est à ce titre un suspect clef pour
les enquêteurs : il est le seul en vie dont on sait avec certitude
qu’il avait séjourné dans cette maison et qui puisse raconter ce que les
suspects y faisaient. Une source judiciaire a précisé que l’Espagnol
avait cherché à rejetter la responsabilité sur l’imam marocain Abdelbaki
Es Satty, dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la maison.
Attentats en Espagne : deux suspects écroués et un troisième libéré
>Faits divers|Le Parisien avec AFP| 22 août 2017, 18h31 | MAJ : 23 août 2017, 8h19 |13
(De gauche à droite) Mohamed Houli Chemlal, Driss Oukabir,
Salah El Karib et Mohamed Aallaa, membres présumés de la cellule
djihadiste responsable des attentats en Espagne le 22 août 2017 à Tres
Cantos, près de Madrid.
(AFP/STRINGER)
Alors que les quatre suspects ont été inculpés mardi soir pour
appartenance à une organisation terroriste, seuls deux d’entre eux ont
été placés en détention.
Deux d’entre eux ont été placés en détention dans la foulée. Il
s’agit de l’Espagnol de 21 ans Mohamed Houli Chemlal, qui a admis qu’une attaque plus importante se préparait bien,
et du Marocain de 27 ans Driss Oukabir, arrêté jeudi à Ripoll, petite
localité au pied des Pyrénées et dont le passeport a été retrouvé dans
la fourgonnette sur les Ramblas. Mohammed Aallaa, propriétaire du
véhicule ayant tué une personne à Cambrils, a, lui, été relâché sous
contrôle judiciaire faute «d’indices permettant d’établir sa
participation aux faits en dehors de la propriété (de la voiture) de
nature formelle», a déclaré le juge Fernando Andreu.
Le magistrat s’est enfin laissé trois jours pour enquêter et décider
s’il libère le quatrième suspect, Salh El Karib. Cet homme de Ripoll, la
petite ville catalane d’où viennent la plupart des suspects, aurait
acheté des billets d’avion pour deux des membres de la cellule. Le juge
attend pour se décider le résultat de perquisitions qui étaient en cours
mardi soir en Catalogne.
Une attaque «à la bombe (…) contre des monuments»
Le juge de l’Audience nationale, une juridiction spécialisée dans les
affaires sensibles à Madrid, n’a donc pas suivi le parquet qui
demandait l’incarcération des quatre hommes, mis en examen pour
«appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes et
possession d’explosifs». Pendant 70 minutes, Mohamed Houli Chemlal a
déclaré que les 12 membres de la cellule préparaient un attentat plus
important que les deux survenus jeudi et vendredi et revendiqués par le
groupe Etat islamique (EI). «Des monuments» devaient être frappés «à
l’aide de bombes», a-t-il précisé. Il aurait aussi dit, non sans se
contredire, qu’il «ne voulait pas faire de mal».
L’Espagnol de 21 ans avait été blessé dans l’explosion d’une maison à Alcanar, au sud de Barcelone, où la cellule aurait préparé les attaques.
Il est à ce titre un suspect-clef pour les enquêteurs. Sous les
décombres, les policiers avaient découvert 120 bonbonnes de gaz et des
traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un
explosif prisé par le groupe EI. Selon la police, la perte de ce
laboratoire de fortune a pu pousser les suspects à recourir à des moyens
plus rudimentaires.
Chemlal a cherché à rejeter la responsabilité sur l’imam marocain Abdelbaki Es Satty,
dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la maison et
soupçonné par les médias espagnols d’être le chef du groupe. Il a
expliqué avoir survécu à l’explosion de la maison «parce qu’il était
dehors, après le dîner, sous le porche».
La camionnette louée pour un déménagement, selon Driss Oubakir
Après Mohamed Houli Chemlal, le juge a entendu les trois suspects
marocains. Driss Oukabir a admis avoir loué la camionnette qui a servi à
commettre l’attentat de Barcelone, mais a assuré que c’était pour un
déménagement. Mohammed Aallaa, 27 ans, propriétaire de l’Audi A3, a lui
expliqué qu’elle était à son nom «pour des raisons d’assurance», mais
que que c’était son frère Saïd de 19 ans qui s’en servait.
La police continue parallèlement à enquêter sur les possibles
ramifications internationales de la cellule, et les déplacements de
plusieurs de ses membres à l’étranger. Au moins un des suspects, dont le
nom n’a pas été révélé, s’est rendu à Zurich en décembre, selon la
police fédérale suisse, qui a retrouvé trace de son passage dans un
hôtel. L’imam Abdelbaki Es Satty a séjourné en Belgique entre janvier et
mars 2016. Enfin, l’Audi A3 utilisée à Cambrils a été flashée près de
Paris par un radar le 12 août avec quatre personnes à son bord, selon le
ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, qui doit recevoir
mercredi à Paris son homologue espagnol Juan Ignacio Zoido.
Au total, huit des 12 membres de la cellule sont morts : cinq abattus
dès vendredi dans la localité de Cambrils, où ils ont foncé à bord de
l’Audi contre un barrage de police, deux tués dans l’explosion de la
maison d’Alcanar, dont l’imam Abdelbaki Es Satty, présumé cerveau du groupe, et le chauffeur ayant frappé les Ramblas de Barcelone, Younès Abouyaaqoub, lundi après-midi. Parmi les quatre suspects encore en vie, deux sont des frères des assaillants abattus à Cambrils.
Attentats en Espagne : le mystérieux séjour parisien des djihadistes
>Faits divers|Éric Pelletier| 23 août 2017, 7h57 | MAJ : 23 août 2017, 9h59 |8
Cambrils (Espagne), le 18 août. L’épave de l’Audi A3 impliquée dans l’attentat, et flashée quelques jours plus tôt en région parisienne.
AFP /LLUIS GENE
Quatre jours avant les attentats de Barcelone et de Cambrils,
plusieurs membres du commando ont fait un aller-retour à Paris. Un
voyage aussi rapide qu’énigmatique.
Les Pyrénées, l’autoroute A 10, un hôtel le long du périphérique
parisien, une grande enseigne culturelle… Le parcours en France de
plusieurs djihadistes appartenant à la cellule de Barcelone se précise.
Mais le motif de ce déplacement comporte encore bien des zones d’ombre.
Moins d’une semaine avant de finir sa course sur le toit, dans la
station balnéaire de Cambrils en Catalogne (Espagne), l’Audi A3 utilisée
comme voiture-bélier contre les passants avait effectué un aller et retour en région parisienne.
Un déplacement «extrêmement rapide», selon l’expression employée par le
ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, mardi sur RMC-BFMTV.
Ce trajet de deux jours — les vendredi 11 et samedi 12 août — est au
cœur des investigations de la sous-direction antiterroriste de la police
judiciaire et de la Direction générale de la sécurité intérieure. Il a
pu être retracé après les attaques de Barcelone et Cambrils (15 morts,
126 blessés) grâce à l’exploitation des images recueillies sur les
grands axes de circulation entre la France et l’Espagne, et celles d’un
radar automatique en région parisienne.
Nuit d’hôtel à Malakoff et passage à la Fnac
L’Audi noire aurait été aperçue le 11, dès 13 heures, au péage de
Lestelle (Pyrénées-Atlantiques) dans le sens sud-nord. On peut en
déduire que la voiture, venue d’Espagne, avait franchi les Pyrénées un
peu plus tôt pour ensuite remonter vers le nord. Les policiers français
retrouvent en effet sa trace en toute fin d’après-midi, à une trentaine
de kilomètres au sud-ouest de Paris. Cette fois, grâce à un radar.
L’Audi est flashée alors qu’elle roule vite — trop vite — vers la
capitale, sur l’autoroute A 10, à la hauteur de Janvry, dans l’Essonne.
L’immatriculation «9 676 BHF» et la couleur sombre de la voiture sont
clairement visibles mais l’image, prise par l’arrière, est de trop
mauvaise qualité pour identifier les occupants et même pour en connaître
le nombre.
Younes Abouyaacoub, l’homme soupçonné d’avoir percuté la foule massée
sur La Rambla de Barcelone le 17 août, était-il à bord ? Les
investigations étaient toujours en cours sur ce point mardi. L’enquête a
en tout cas montré que plusieurs suspects avaient passé la nuit dans un
hôtel d’entrée de gamme à Malakoff (Hauts-de-Seine), le long du
périphérique sud de Paris. Le lendemain, on les retrouve en visite dans
un centre commercial de Paris et une Fnac. Ils auraient ensuite repris
la route vers l’Espagne.
Des sources proches de l’enquête assurent n’avoir décelé «aucun
dessein terroriste» dans cet étrange aller et retour mais restent
prudentes, estimant que l’intégralité de l’emploi du temps n’a pas
encore été retracée. Trois jours après le retour de l’Audi, la base
arrière des terroristes, un pavillon d’Alcanar, à 200 km de Barcelone,
était soufflée dans une explosion, décapitant les deux principaux chefs du groupe, l’imam et l’artificier.
Le lendemain, Younes Abouyaacoub lançait son fourgon de location contre
les passants sur La Rambla. Dans la soirée, cinq autres membres de la
cellule montaient dans l’Audi noire pour une ultime action meurtrière.
Les quatre survivants inculpés
Des témoins clés. Quatre survivants de la cellule terroriste de
Catalogne ont été inculpés mardi à Madrid d’«appartenance à une
organisation terroriste, assassinats terroristes et possession
d’explosifs». Au cours d’un interrogatoire d’un peu plus d’une heure,
Mohamed Houli Chemlal, 21 ans, le seul avoir la nationalité espagnole, a confirmé vouloir préparer un attentat de plus grande ampleur.
«A l’aide de bombes», il s’agissait de s’en prendre à des «monuments».
Lui-même a été blessé dans l’explosion accidentelle de l’atelier de
confection d’explosifs à Alcanar. Il doit la vie, selon lui, au fait
d’être sorti «après le dîner, sous le porche».
Deux autres personnes se trouvant à l’intérieur, l’imam de Ripoll et
l’artificier présumé, ont été tués. Le juge a par ailleurs entendu Driss
Oukabir, Mohamed Aallaa et Salah El Karib, tous trois de nationalité
marocaine.
Après avoir menti en garde à vue, Oukabir a reconnu avoir loué la
camionnette qui a servi à commettre l’attentat de Barcelone. Il pensait,
dit-il, qu’il s’agissait d’un déménagement. Aallaa, 27 ans,
propriétaire de l’Audi A3 flashée quelques jours plus tôt en France, a
expliqué que le véhicule lui appartenait, «pour des raisons
d’assurance», mais que l’utilisateur était en fait son frère Saïd, 19
ans, tué dans l’attaque de Cambrils. Quant à El Karib, il est soupçonné
d’avoir aidé financièrement le groupe. Selon le quotidien El Pais, Houli
Chemlal et Oukabir ont été écroués mardi soir. Aallaa a été remis en
liberté sous contrôle judiciaire. Quant à El Karib, son cas sera examiné
ultérieurement.
« Le terroriste est localisé, il change régulièrement de pays (ils ne
précisent pas s’il passe par l’Espagne) et ‘continue à entrer en
contact avec d’autres groupes’ radicaux », écrit le quotidien catalan,
citant des sources proches de l’enquête sur les attentats de Barcelone
et Cambrils (Catalogne) – revendiqués par l’organisation djihadiste Etat
islamique – qui avaient fait 16 morts et 120 blessés, le 17 août 2017.
Pendant longtemps, un imam marocain de 43 ans, Abdelbaki Es Satty,
avait été présenté comme le cerveau de ces attaques, ayant pris
l’ascendant sur un groupe de jeunes radicalisés dans la petite ville
catalane de Ripoll. Désormais, « les forces de sécurité considèrent que
l’imam servait de contact avec l’auteur intellectuel des attaques, qui
se trouvait alors ‘dans une ville du centre de l’Europe’ », a indiqué El Periódico. Ses
sources n’ont cependant pas indiqué « la nationalité ni l’âge du
cerveau des attentats, ni dévoilé s’il avait vécu à un moment donné en
Espagne ».
Barcelone se rassemble contre le terrorisme
Neuf jours après les attentats de Barcelone et de Cambrils, 500.000 personnes ont manifesté contre la terreur, selon la police.
L’imam était mort dans une explosion accidentelle, un jour avant les
attentats, dans une maison située à 200 km de Barcelone, où le groupe
était en train de confectionner des bombes. Les six auteurs matériels
des attaques sont des enfants d’immigrés marocains, âgés de 17 à 24 ans,
qui ont tous été tués par la police. Le 17 août, un assaillant au
volant d’une camionnette avait foncé dans la foule sur l’avenue la plus
touristique de Barcelone, tuant 14 passants, puis avait tué un
automobiliste auquel il avait dérobé une voiture pour s’enfuir. Quelques
heures plus tard, cinq complices avaient lancé leur voiture dans la
foule dans la station balnéaire de Cambrils, faisant un mort.
Consultée par l’AFP, une porte-parole de la police régionale catalane a refusé de commenter l’information publiée par El Periodico,
en soulignant que « tout ce qui concerne les connexions
internationales » de la cellule djihadiste est « couvert par le secret
de l’instruction ». En février, un homme arrêté en France pour ses liens
avec un des membres de la cellule a été inculpé et écroué à Paris.
Publié le 07/08/2018 à 19:43 / Modifié le 07/08/2018 à 19:43
Attentats de Cambrils et Barcelone: l’imam de Ripoll aurait reçu en prison quatre visites de la police
Abdelbaki Es Satty, l’imam de Ripoll, cerveau des attentats de
Cambrils et Barcelone, le 17 août 2017, aurait reçu quatre visites de la
police au centre pénitentiaire de Castellon, où il purgeait une peine
de quatre ans pour trafic de drogue de 2010 à 2014.
Dans un rapport adressé au juge de la Cour nationale concernant
l’enquête sur les attentats, il ressort que Es Satty aurait subi « quatre interrogatoires de la police » avec quatre agents, deux gardes civils et deux membres du Centre national de renseignements (CNI).
La relation de l’imam de Ripoll et la police est l’un des points les
plus sombres de l’enquête sur les attentats. Le CNI a admis qu’il avait
« maintenu le contact » avec Es Satty lors de son emprisonnement dans le cadre de la prévention contre le terrorisme.
Le CNI n’a cependant pas précisé la fréquence ni la teneur de ces
contacts. Le rapport des institutions pénitentiaires incorporé dans le
résumé de l’enquête fait référence à quatre réunions avec l’imam en
prison. Trois des quatre interrogatoires de la police ont été
enregistrés en avril, mai et juin 2012 par deux agents de la garde
civile.
La dernière visite aurait eu lieu le 17 mars 2014 par des agents de la CNI.
Es Satty a été arrêté au port de Ceuta le 1er janvier 2010, le jour
de ses 37 ans, pour avoir tenté d’introduire 121 kilos de haschisch en
Espagne. Il est entré en prison deux jours plus tard et ne l’a pas
quittée avant avril 2014, un mois après le dernier entretien avec la
police. Au procès, Es Satty a déclaré que trois frères marocains
l’avaient battu et forcé à transporter la drogue. Déjà en prison, il
s’est plaint au parquet et au médiateur d’avoir été emprisonné
injustement.
Le rapport comprend également la liste des prisonniers avec lesquels
il partageait sa cellule en prison. Les Mossos d’Esquadra ont retrouvé
dans cette liste Bennaceur Ameskour dont les empreintes digitales ont
été identifiées dans un dictionnaire arabe-espagnol dans la maison
d’Alcanar, l’endroit choisi par la cellule terroriste pour fabriquer des
matières explosives. Une explosion fortuite dans cette maison le 16
août a tué Es Satty, Un événement qui avait précipité les attaques de
Barcelone et de Cambrils.
Attentats de Barcelone : le seul suspect français libéré
>Faits divers|Jérémie Pham-Lê| 10 janvier 2019, 21h04 | MAJ : 10 janvier 2019, 21h39 |1
Des policiers sur les lieux de l’attentat qui avait frappé Barcelone le 17 août 2017. AFP/Josep Lago
Mohamed B., un Tarnais mis en examen dans le volet français de
l’enquête sur les tueries de l’été 2017, a été libéré le 18 décembre
sous contrôle judiciaire. Les policiers espagnols ont reconnu une erreur
concernant un élément qui l’accablait.
C’est une libération qui pourrait réduire à néant tout un pan des investigations menées en France sur les attentats de Barcelone.
Selon nos informations, Mohamed B., un Tarnais de 32 ans, a été libéré
sous contrôle judiciaire le 18 décembre par le juge antiterroriste
chargé du volet français de l’enquête sur les tueries. Celles-ci avaient
été perpétrées les 17 et 18 août 2017 par une cellule de jeunes
radicalisés affiliés à Daech à Barcelone et Cambrils (16 morts, plus de
120 blessés dont des Français).
Mohamed B. était l’unique suspect mis en cause en France. Il avait
été interpellé à Albi (Tarn) le 23 février 2018, puis mis en examen pour
« association de malfaiteurs terroriste criminelle » et écroué à
Fleury-Mérogis.
S’il reste mis en examen, avec notamment l’interdiction de quitter le
territoire français, le trentenaire, qui a toujours nié toute
implication dans la préparation des attentats, a vu une partie des
charges portées à son encontre s’effondrer… à la faveur d’une erreur des
enquêteurs espagnols. Ainsi était-il reproché à Mohamed B., ami
d’enfance de Driss Oukabir, l’un des terroristes présumés ayant survécu,
d’avoir voyagé à Ripoll (Espagne) les jours précédant les massacres.
C’est dans cette ville que la cellule djihadiste a préparé son plan
funeste.
Marche arrière des policiers catalans
Dans un premier temps, les policiers catalans – les Mossos d’Esquadra
– avaient indiqué à leurs homologues français que le Tarnais avait
communiqué, lors de ce séjour à Ripoll, un numéro de téléphone à la
réception de l’hôtel où il logeait. Or ce numéro serait identique à
celui utilisé pour la location de la camionnette ayant servi à semer la
mort sur La Rambla, à Barcelone.
Mais voilà : en avril dernier, les enquêteurs espagnols opèrent une
marche arrière brutale. Dans un rapport rectificatif, ils indiquent que
Mohamed B. n’a en fait jamais utilisé cette ligne, comme il l’a toujours
affirmé en garde à vue. La confusion viendrait du fait que le
terroriste qui a loué la fameuse fourgonnette a communiqué un numéro…
officiel de l’hôtel où a logé Mohamed B. Les policiers catalans
admettent piteusement que le Français n’a en plus donné aucune
coordonnée téléphonique lors de sa réservation.
Il « n’apparaît pas être radicalisé »
Dans son ordonnance, le juge d’instruction français reconnaît que «
l’erreur des autorités policières catalanes » a pesé lourd dans sa
décision de remise en liberté. Mais le magistrat note aussi que Mohamed
B. « n’apparaît pas, au terme des investigations, être radicalisé ».
S’il a reconnu avoir rencontré Driss Oukabir ainsi que l’un des frères
de ce dernier lors de son séjour en Espagne, le Tarnais, père de
famille, soutient qu’il n’a jamais été mis au courant de leur projet
d’attentat. D’ailleurs, cet été-là, Mohamed B. ne voyageait pas seul…
mais avec une autre personne française. Celle-ci a confirmé aux
policiers français n’avoir rien décelé d’inhabituel dans le comportement
du suspect.
« Mon client aspire désormais à retrouver sa vie, réagit l’avocat de
Mohamed B., Me. Moad Nefati. Il a toujours clamé son innocence et
remercie le juge d’instruction français saisi du dossier car il a pu
faire la part des choses entre les informations erronées transmises par
les autorités espagnoles et ses propres déclarations qui ont pu être
vérifiées. Il va maintenant se reconstruire après près d’un an de
détention provisoire auprès de sa famille. »
Depuis les attentats de Barcelone, la justice française cherche à savoir si la cellule terroriste a bénéficié de complicités en France,
voire si elle projetait une attaque sur le territoire national,
notamment en raison d’un voyage de deux des terroristes à Paris à l’été
2017. Mais les investigations n’ont, jusqu’ici, pas été concluantes sur
ces points.
Attentats en Espagne : révélations sur les repérages des terroristes à Paris
>Faits divers|Éric Pelletier et Jérémie Pham-Lê| 21 janvier 2019, 21h55 | MAJ : 21 janvier 2019, 21h57 |13
Une cinquantaine de photos et vidéos, contenues dans une
carte SD d’appareil photo, saisie dans la planque des terroristes à
Alcanar (Espagne), ont été exploitées par les enquêteurs. DR
Un an et demi après les attentats en Espagne, les policiers français
et espagnols ont désormais la preuve de repérages des terroristes à
Paris.
Les soupçons d’un projet d’attentat à Paris
fomenté par la cellule terroriste de Barcelone se renforcent. Mais la
majorité des protagonistes ne sont plus en vie pour le confirmer. Le 17
août 2017, une camionnette lancée à toute vitesse dans la foule sur les
Ramblas faisait 15 morts et 126 blessés. Dans la soirée, des complices attaquaient Cambrils une station balnéaire catalane plus au sud, tuant une femme.
Un an et demi plus tard, l’enquête conjointe des polices espagnole et
française laisse à penser qu’un attentat simultané à la tour Eiffel a
été évité. « Nous avons échappé à un carnage de même intensité que le
Bataclan », résume une source policière française. Des indices
essentiels ont en effet été retrouvés dans une « carte mémoire SD »
d’appareil photo, saisie dans la planque des terroristes à Alcanar (Espagne).
Ce support se trouvait parmi les décombres : la maison venait d’être
soufflée par les produits explosifs qui y étaient stockés. Explosion qui
a conduit la cellule, composée de jeunes Marocains ralliés à Daech, à
passer à l’action de manière précipitée. Selon les déclarations de l’un
des survivants en garde à vue, le groupe projetait des attaques contre
des « monuments ».
Photos des files d’attente des touristes
Outre la piste de la Sagrada Familia, l’exploitation d’une
cinquantaine de photos et vidéos contenues dans cette carte SD prouve
que des repérages minutieux ont été effectués à la tour Eiffel cinq
jours avant les massacres. Les images, prises par deux des terroristes
abattus en Catalogne, s’attardent sur les files d’attente des touristes
et les passages protégés alentours.
/DR « L’auteur de ces images paraît davantage intéressé par
les différents moyens d’accès au monument, ses systèmes de protection et
de sécurité, ainsi que les flux de touristes déambulant sur les
trottoirs et files d’attente que par l’édifice en lui-même et le symbole
touristique qu’il représente », relève un rapport de la Direction
générale de la sécurité intérieure (DGSI).
/DR Selon les enquêteurs, ce repérage « laisse supposer la
préparation d’une action d’envergure sur ce site ». Soupçons renforcés
par la découverte en Espagne, dans l’ordinateur d’un djihadiste, d’un
document PowerPoint contenant six diapositives sur la tour Eiffel. Dont
une présentation, schéma à l’appui, des caractéristiques techniques de
l’édifice : hauteur, étages, ascenseurs…
Mystérieux aller-retour à Paris en août 2017
Les enquêteurs disposent aussi d’une vidéo troublante d’une
quarantaine de secondes, extraite de cette même carte mémoire. On voit
et on entend l’un des membres de la cellule déclarer : « Je jure par
Allah que vous les chrétiens, vous allez voir ce qui va vous arriver.
Dieu a préparé les Moudjahidin de Ripoll, si Dieu veut jusqu’à Paris. »
Enfin, en perquisition, les enquêteurs catalans sont tombés sur un
agrandissement d’une autre ville française, Marseille, où était inscrit :
« centre-ville, attaque expert cousin ».
En janvier 2018, la revue CTC Sentinel
de l’académie militaire de West Point avait déjà évoqué la piste d’un
projet d’attentat en France. Les indices se sont accumulés depuis. Très
tôt, les investigations se sont concentrées, côté français, sur un mystérieux aller-retour à Paris les 11 et 12 août 2017.
Deux des futurs djihadistes font le déplacement à bord d’une Audi A3 : Younès Abouyaaqoub, 22 ans, tué par la police catalane quatre jours après l’attentat de Barcelone, et Omar Hichamy, 21 ans, mort à Cambrils.
«Ils étaient calmes, souriants»
Grâce aux caméras de vidéosurveillance des autoroutes, au flash d’un
radar pour excès de vitesse et à des recoupements téléphoniques,
l’itinéraire est connu. Les deux jeunes gens franchissent la frontière
franco-espagnole le 11 août à 11 heures, passent en route un court appel
à un hôtel parisien du XIe arrondissement, avant de se présenter à 21
heures à la réception de l’hôtel BnB de Malakoff, le long du
périphérique.
Ils montent dans leur chambre mais ne s’éternisent pas : ils
reprennent leur voiture pour se rendre à la tour Eiffel, où ils restent
entre 22 heures et minuit. La raison de leur présence dans le secteur
reste obscure. En tout cas, Abouyaaqoub et Hichamy rentrent à l’hôtel
dans la nuit après un détour par Rungis.
« Ils étaient calmes, souriants, comme deux personnes qui viennent
faire une virée à Paris », se souvient une employée devant les
policiers. Une autre décrit des hommes « pressés », dont l’un était «
réticent à donner sa carte bancaire » lors de la réservation.
Halte inexpliquée devant le ministère de l’Intérieur
Le lendemain matin, des caméras saisissent l’image des deux Marocains
dans un parking face à la gare Saint-Lazare. À la Fnac toute proche,
ils payent en liquide un petit appareil photo Canon pour 129,99 euros,
après s’être attardés au rayon des drones. Puis prennent à nouveau la
direction de la tour Eiffel. Sur le chemin, ils font une halte
inexpliquée devant le ministère de l’Intérieur. « Précisons que la
longévité de cet arrêt n’est pas due à un trafic routier », note un
enquêteur sur procès-verbal.
De 11 heures à 13 heures, les deux jeunes gens flânent à la tour
Eiffel, photographiant frénétiquement le monument avec leur nouvel
appareil. Ils font ensuite un crochet par un bureau de tabac de
Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour acheter deux puces téléphoniques
utilisables à l’étranger.
Vers 23 heures, ils sont de retour en Espagne. Un séjour express,
sans contacts locaux, qui semble avoir conduit les autorités françaises à
sécuriser la tour Eiffel : aujourd’hui, le monument est protégé par des
plots anti-voitures béliers et un mur de verre.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire