compteur

dimanche 14 février 2016

Que financent les anciens de la bande à Baader ?

La trace de trois anciens membres de la RAF a récemment été retrouvée dans deux attaques armées de convois de fonds commises en Allemagne en juin et décembre 2015.

Ces deux tentatives ont échoué.

Selon les autorités, leurs auteurs chercheraient à financer leurs vies clandestines.

Ils n’avaient pas fait parler d’eux depuis une attaque similaire commise au mois de juillet 1999 et qui leur aurait alors rapporté un million de Deutsche marks.

Questions :

Pourquoi recommencent-ils précisément en 2015 ?

Et combien de réussites pour deux ratés ?


http://www.tdg.ch/monde/europe/exmembres-raf-soupconnes-braquage/story/18750341

D’ex-membres de la RAF soupçonnés de braquage


Allemagne Le trio, ex-membres de l’ex-Fraction armée rouge, a été identifié par l’analyse d’échantillons d’ADN prélevés sur une voiture abandonnée près des lieux de l’attaque d’un fourgon.


Burkhard Garweg (à gauche), Ernst-Volker Wilhem Staub et Daniela Klette, à une date non déterminée.
Burkhard Garweg (à gauche), Ernst-Volker Wilhem Staub et Daniela Klette, à une date non déterminée. Image: ARCHIVES/AFP
 
19.01.2016

Trois membres de l’ex-Fraction armée rouge sont soupçonnés d’avoir commis une attaque à main armée en juin dernier contre un fourgon de transport de fonds en Allemagne, selon un communiqué diffusé mardi par les services du procureur général. Ils cherchaient à financer leur vie en clandestinité.

Le trio – deux hommes et une femme – a été identifié par l’analyse d’échantillons d’ADN prélevés sur une voiture abandonnée à proximité des lieux de l’attaque du fourgon, près de Brême. Le braquage avait échoué.

Fondée en 1970, la «Rote Armee Fraktion» (RAF), ou bande à Baader-Meinhof, a été l’une des incarnations de l’extrême gauche européenne adepte de la lutte armée. Elle a été démantelée en 1998.

Ses trois membres identifiés dans l’attaque du fourgon vivent depuis dans la clandestinité. Ernst-Volker Staub, Burkhard Garweg et Daniela Marie-Luise Klette sont aussi soupçonnés d’avoir dérobé un million de Deutsche marks en juillet 1999 dans l’attaque d’un autre transport blindé.

Les procureurs estiment en outre que Klette a participé au mitraillage de l’ambassade des Etats-Unis à Bonn en 1991 et à une tentative d’attentat à la voiture piégée l’année précédente contre un bâtiment de la Deutsche Bank.

Entre 1970 et 1991, 34 morts, dont l’enlèvement et l’assassinat en 1977 de Hanns Martin Schleyer, représentant du patronat allemand, ont été imputés à la RAF. (ats/nxp)

(Créé: 19.01.2016, 19h49)


http://www.slate.fr/story/113145/terroristes-raf-reapparition-allemagne

Disparus depuis 1998, des terroristes de la RAF refont surface en Allemagne

Repéré par Annabelle Georgen
Allemagne

24.01.2016 – 16 h 34mis à jour le 24.01.2016 à 16 h 34

Portrait des anciens terroristes de la RAF Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg dans un reportage de la chaîne publique allemande Norddeutscher Rundfunk. | Capture d'écran NDR.de
Portrait des anciens terroristes de la RAF Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg dans un reportage de la chaîne publique allemande Norddeutscher Rundfunk. | Capture d’écran NDR.de

L’ADN de trois membres de l’organisation terroriste d’extrême gauche, dont la police avait perdu la trace depuis plus de quinze ans, a été retrouvé dans des masques ayant servi à des attaques à main armée.

Près de deux décennies après sa dissolution, la troisième génération de la Fraction armée rouge (RAF, pour Rote Armee Fraktion) fait à nouveau parler d’elle en Allemagne. Trois membres de l’organisation terroriste d’extrême gauche, dont la police allemande avait perdu la trace depuis 1998, sont soupçonnés d’avoir attaqué à main armée des convois de fonds en juin et en décembre 2015. Les deux tentatives de braquage ont échoué, les convoyeurs de fonds étant parvenus à chaque fois à prendre la fuite.

L’ADN des anciens terroristes Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg a été retrouvé sur des masques qui se trouvaient à l’intérieur d’une Ford Focus garée dans une zone forestière de Basse-Saxe, à proximité de la ville de Wolfsburg, où un convoi de fonds a été attaqué le 28 décembre 2015 en début d’après-midi. La voiture était recouverte d’un filet de camouflage, comme on peut le voir sur le site internet de la chaîne publique allemande Norddeutscher Rundfunk.

La police allemande a diffusé cette semaine des portraits-robots des trois suspects réalisés à partir des photographies diffusées dans les années 1980 sur les avis de recherche de la vingtaine de membres que comptait la troisième génération de la Fraction armée rouge. Plus de 137 témoignages ont été recueillis par la police en quelques jours seulement.

Guérilla urbaine


Le fantôme de la RAF, qui, avec ses enlèvements et ses crimes répétés, a créé un climat de terreur qui a profondément marqué la société allemande durant les années 1970, restées dans la mémoire collective comme «les années de plomb», hante de nouveau l’Allemagne, comme un journaliste du quotidien régional Der Westen le résume:
«Le caractère explosif de cette nouvelle échappe à la majorité des gens plus jeunes. Ceux qui cependant ont fait l’expérience du terrorisme sanglant de la Fraction armée rouge dans les années 1970 et de la manière en partie hystérique avec laquelle l’État y a réagi durant des années, ceux-là tressaillent encore aujourd’hui lorsqu’ils entendent le terme de RAF. Les noms de Baader, Meinhof, Ensslin se sont taillé une place dans la mémoire collective de toute une génération.»
Fondée au début des années 1980 avec pour objectif de mettre en œuvre la guérilla urbaine prônée par la première génération de la RAF, la fameuse bande à Baader, la troisième génération, contrairement à la deuxième, ne s’est pas contentée de réclamer la libération des membres de l’organisation terroriste emprisonnés mais a fomenté toute une série d’attentats, rappelle Der Spiegel. Entre 1985 et 1992, année où ils ont officiellement déposé les armes, les membres de la RAF ont notamment assassiné le patron de l’entreprise d’armement MTU, Ernst Zimmerman, le chef de la Deutsche Bank, Alfred Herrhausen, et le diplomate Gerold von Braunmühl.

La troisième génération de la RAF s’est également alliée au groupe terroriste français Action directe, avec qui elle a commis en 1985 un attentat contre la base militaire américaine Rhein-Main Air Base, qui a fait trois morts et onze blessés.

Vie souterraine


Les enquêteurs estiment que les deux tentatives de braquage de 2015, qui ont très probablement été commises par le trio d’anciens terroristes, n’avaient pas pour but de financer d’autres actions terroristes mais plutôt leur vie souterraine. En 1999, un an après la dissolution du groupe terroriste, l’ADN de Daniela Klette et Ernst-Volker Staub avait déjà été retrouvé sur les lieux d’un braquage de convoi de fonds, à Duisbourg-Rheinhausen. Les trois braqueurs masqués avaient alors dérobé un million de marks, rappelle NDR.de:
«Des experts comme le spécialiste de la RAF Butz Peters estimaient à l’époque que le braquage de Duisbourg ne servirait pas à financer d’autres crimes terroristes mais à financer la retraite des vétérans de la RAF. Il se pourrait que les réserves se soient épuisées entre temps.»
Ernst-Volker Staub serait aujourd’hui âgé de 61 ans, son comparse Burkhard Garweg de 47 ans. Seuls les noms d’une dizaine de membres de la troisième génération de la RAF sont connus par les autorités allemandes.


http://www.ndr.de/nachrichten/niedersachsen/oldenburg_ostfriesland/Aktenzeichen-XY-120-Hinweise-auf-RAF-Trio,raf134.html

Stand: 21.01.2016 20:01 Uhr – Lesezeit: ca.5 Min.

« Aktenzeichen XY »: 137 Hinweise auf RAF-Trio


Die Phantomskizze zeigt einen etwa ca. 50 Jahre alten Mann, 1,80 bis 1,90m groß, schlank schwarzgraue Haar und Schnauzer.
Einer der Räuber in Wolfsburg trug keine Maske. Mithilfe von Zeugen wurde eine Phantomskizze erstellt.

Nach der ZDF-Sendung « Aktenzeichen XY … ungelöst » über die Suche nach drei Terroristen der Rote Armee Fraktion (RAF) sind bei der Polizei 137 Hinweise eingegangen. Einen entscheidenden Schritt weiter sind die Fahnder allerdings noch nicht. « Die berühmte heiße Spur ist nicht dabei gewesen », sagte Lutz Gaebel von der Staatsanwaltschaft Verden. Die Hinweise würden nun weiter intensiv überprüft. Am Mittwochabend war der erste der beiden Überfälle Thema in der ZDF-Sendung – bereits zum dritten Mal.

DNA-Spuren weisen auf RAF-Terroristen hin


Die drei ehemaligen RAF-Terroristen Daniela Klette, Ernst-Volker Staub und Burkhard Garweg stehen im Verdacht, im vergangenen Jahr schwer bewaffnet mindestens zwei Geldtransporter in Wolfsburg und Stuhr bei Bremen überfallen zu haben. Spuren der früheren RAF-Mitglieder wurden an beiden Tatorten gefunden, wie der Verdener Staatsanwalt Markus Heusler am Mittwoch mitteilte. Damit bestätigte er Recherchen des NDR. Im Juni 2015 sollen Staub, Garweg und Klette versucht haben, im Stuhrer Ortsteil Groß Mackenstedt (Landkreis Diepholz) einen Geldtransporter auszurauben. Sie konnten aber kein Geld erbeuten. Am 28. Dezember 2015 folgte ein – ebenfalls erfolgloser – Angriff auf einen Geldtransporter in Wolfsburg.

Polizei verfolgt Spur der Fluchtfahrzeuge

 

Neues Phantombild im Fernsehen veröffentlicht


In der Live-Sendung am Mittwoch wurde unter anderem ein nach Zeugenaussagen erstelltes Phantombild gezeigt. Gaebel warnte am Donnerstag Bürger davor, eigenmächtig auf die Gruppe zuzugehen. « Aufgrund der Berichterstattung müssen wir davon ausgehen, dass sich die Täter höchstwahrscheinlich bewaffnet haben. » Einer der Täter habe bei dem Überfall in Wolfsburg keine Maske getragen, sagte Polizeihauptkommissar Jürgen Hage von der Kriminalpolizei Diepholz in der Sendung. Das Phantombild zeigt einen etwa 50-jährigen Mann mit fransigen schwarzgrauen Haaren und Schnauzbart. Die Ermittler gehen davon aus, dass es sich entweder um Garweg oder um Staub handelt. Welchen von beiden das Bild zeigt, ist Hage zufolge aber unklar. Garweg ist 47, Staub 61 Jahre alt.

Bisher keine Hinweise auf Aufenthaltsort


Im Zusammenhang mit dem Überfall in Stuhr haben die Ermittler die drei Ex-Terroristen offenbar schon länger als mutmaßliche Täter im Visier: Bereits vor einigen Wochen hätten Analysen die Übereinstimmung der DNA-Spuren ergeben, hieß es von der Staatsanwaltschaft. Staub, Garweg und Klette werden mit Haftbefehlen gesucht. Derzeit gibt es keine Hinweise auf ihre möglichen Aufenthaltsorte. Die Staatsanwaltschaft Verden wirft den drei Untergetauchten versuchten Mord und versuchten Raub vor. Alle drei sollen unter anderem auch 1993 an einem Sprengstoffanschlag auf die Justizvollzugsanstalt im hessischen Weiterstadt beteiligt gewesen sein. Auch damals hinterließen sie DNA-Spuren.

Wolfsburger Polizei sucht Zeugen


In einer gemeinsamen Erklärung von Mittwochabend erläutern die Polizei Wolfsburg und die Staatsanwaltschaft Braunschweig noch einmal den vermutlichen Ablauf des versuchten Raubüberfalls in Wolfsburg – und bitten erneut mögliche Zeugen, sich zu melden. Einer der Täter hielt demnach den Beifahrer, zwei weitere Täter den Fahrer des Geldtransporters mit Waffen in Schach. Der Beifahrer befand sich außerhalb des Transporters. Der Fahrer nutzte einen unbeobachteten Moment und flüchtete mit dem Geldtransporter. Das Trio fuhr daraufhin in einem dunkelblauen Ford Focus Kombi davon. Am Tatort stellte die Polizei außerdem einen grünen VW Golf Variant sicher. Den Ford entdeckte sie später in einem Waldgebiet zwischen Volkmarsdorf und Rümmer (Landkreis Helmstedt). « Die Ermittler gehen davon aus, dass die Räuber hier ein zuvor abgestelltes helles Fahrzeug zur weiteren Flucht benutzt haben », heißt es in der Mitteilung. Wer den grünen VW oder den dunkelblauen Ford in den Tagen vor dem Überfall gesehen hat, wird gebeten, sich unter der Telefonnummer (05361) 46 46 0 bei der Polizei Wolfsburg zu melden.

Altersversorgung für ehemalige Terroristen?


Schon einmal waren DNA-Spuren von Klette und Staub nach einem Raubüberfall gefunden worden: Am 30. Juli 1999 überfielen drei Maskierte einen Geldtransporter in Duisburg-Rheinhausen und erbeuteten etwa eine Million Mark. Experten wie der RAF-Kenner Butz Peters gingen damals davon aus, dass der Raubüberfall in Duisburg nicht dazu diente, weitere Terrortaten zu finanzieren, sondern « die Altersversorgung von RAF-Veteranen zu ermöglichen ». Mittlerweile könnte das Geld knapp geworden sein. Der Kriminologe Christian Pfeiffer geht bei den Überfällen im Jahr 2015 ebenfalls nicht von politisch motivierten Taten aus. Die mutmaßlichen Täter stammten aus der dritten RAF-Generation, so Pfeiffer, einer Generation, die auf den Spuren ihrer Vorgänger Attentate verübte, aber keine politischen Zielsetzungen mehr habe. « Hinweise auf ein terroristisches Motiv für die Überfälle gibt es bislang nicht », teilten auch die Polizei Wolfsburg und die Staatsanwaltschaft Braunschweig in einer gemeinsamen Erklärung am Mittwochabend mit. « Vielmehr ist davon auszugehen, dass die Taten allein der Finanzierung des Lebens im Untergrund dienen sollten. »

Parallelen in Duisburg, Stuhr und Wolfsburg


Es bestehen erkennbare Übereinstimmungen bei der Ausführung der Taten – mit dem Unterschied, dass die Raubüberfälle in Groß Mackenstedt und in Wolfsburg am Ende scheiterten. Auch in Duisburg waren drei Räuber am Tatort, bewaffnet mit Gewehren und einer Panzerfaust. Sie benutzten zwei Tatfahrzeuge – eines versperrte dem Geldtransporter den Weg, mit dem anderen, einem Jeep, flüchteten sie. In dem Fahrzeug fanden sich später die Masken, auf denen die DNA-Spuren von Klette und Staub entdeckt wurden.

Weitere Informationen
Gerhart Baum, Ehemaliger Bundesminister des Innern, FDP © dpa picture alliance

Baum: « Die RAF ist und bleibt Geschichte »

Ex-Innenminister Baum sieht keine Anzeichen für eine Linksterrorismus-Welle in Deutschland. Die Rote Armee Fraktion bleibe Geschichte, sagte der FDP-Politiker auf NDR Info. mehr
RAF-Logo auf dem Foto des entführten Arbeitgeberpräsidenten Hanns-Martin Schleyer (Archivbild aus dem Jahr 1977) © dpa

Terror statt Politik: Die Rote Armee Fraktion

Sie wollten den Staat verändern, doch sie verrannten sich. Die Rote Armee Fraktion steht für den Terror der 70er-Jahre. Bis heute sind nicht alle RAF-Verbrechen aufgeklärt. mehr
Dieses Thema im Programm:

Aktuell | 19.01.2016 | 10:00 Uhr




https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniela_Klette

Daniela Klette

Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Klett.
Daniela Klette
Defaut 2.svg
Informations générales
Naissance
Nationalité
Activité
criminelVoir et modifier les données sur Wikidata
modifiermodifier le codemodifier WikidataDocumentation du modèle
Daniela Klette, née en 1958 à Karlsruhe, est membre de la troisième génération de la Fraction armée rouge.

Biographie

Le 25 février 1990, elle participe à un attentat à la bombe contre le siège de la Deutsche Bank à Eschborn, mais la bombe n’explose pas. Des mèches de cheveux de Klette sont retrouvées dans la voiture1.
Le 13 février 1991, elle participe à une attaque à l’arme à feu sur l’ambassade américaine à Bonn durant la Guerre d’Irak. Un cheveu de Klette est retrouvée dans la voiture2.
Le 27 mars 1993, elle participe avec Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg, à l’attentat contre la prison de Weiterstadt1,3.
Le 20 juillet 1999 , elle participe avec Ernst-Volker Staub à l’attaque d’un véhicule blindé à Duisbourg, bien que la RAF ait été dissoute en 19984.

Notes et références

  1. a et b Anschlag von Weiterstadt: Fahnder identifizieren zwei RAF-Attentäter – Politik – STERN.DE
  2. Peter Scherer: Mutmaßliches RAF-Mitglied Callsen stellt sich der Justiz; Die Welt, 8. März 2003; Terroristin überführt, Die tageszeitung, 14. Januar 2001
  3. https://de.nachrichten.yahoo.com/blogs/most-wanted/das-trio-aus-der-dritten-raf-generation-151048384.html [archive]
  4. Wiedergeburt der Roten Armee Fraktion?, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 20. Mai 2001.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst-Volker_Staub

Ernst-Volker Staub

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Staub.
Ernst Volker Staub
Defaut 2.svg
Informations générales
Naissance
Nationalité
Activité
criminelVoir et modifier les données sur Wikidata
modifiermodifier le codemodifier WikidataDocumentation du modèle
Ernst-Volker Wilhelm Staub (né en 1957 à Hambourg) est un ancien terroriste présumé terroriste, ancien membre de la Fraction armée rouge (RAF)1 avec Daniela Klette et Burkhard Garweg.

Biographie

Il étudie en 1975 la linguistique, la phonétique et plus tard le droit a l’université de Hambourg. Il se désinscrit en 1982. En 1984, il est avec Helmut Pohl.
Le 27 mars 1993, il participe avec Daniela Klette et Burkhard Garweg, à l’attentat contre la prison de Weiterstadt2.
Le 20 juillet 1999 , il participe avec Daniela Klette à l’attaque d’un véhicule blindé à Duisbourg, bien que la RAF ait été dissoute en 19983.
En 2016, il est soupçonné, par les services du procureur général, d’avoir attaqué à main armée, en juin 2015, un transporteur de fonds, en Allemagne4.

Liens externes

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ?

Notes et références

Karlsruhe

Page d'aide sur les redirections Pour la ville des États-Unis, voir Karlsruhe (Dakota du Nord).
Karlsruhe
Vue aérienne du parc et du château, avec au fond le centre-ville et son plan en éventail.
Vue aérienne du parc et du château, avec au fond le centre-ville et son plan en éventail.
Blason de Karlsruhe
Héraldique
Drapeau de Karlsruhe
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of Baden-Württemberg.svg Bade-Wurtemberg
District
(Regierungsbezirk)
Karlsruhe
Arrondissement
(Landkreis)
Karlsruhe (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
27
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Frank Mentrup (de) (SPD)
Partis au pouvoir SPD
Code postal de 76001 à 76229
(ancien : 7500)
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
08 2 12 000
Indicatif téléphonique +49-721
Immatriculation KA
Démographie
Population 297 488 hab. (31 déc. 2011)
Densité 1 715 hab./km2
Géographie
Coordonnées Que financent les anciens de la bande à Baader ? dans Crime 18px-Geographylogo.svg49° 00′ 50″ Nord 8° 24′ 15″ Est
Altitude 118 m
Superficie 17 346 ha = 173,46 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
Voir la carte topographique d'Allemagne
City locator 14.svg
Karlsruhe
Liens
Site web www.karlsruhe.de

modifier Consultez la documentation du modèle
Karlsruhe ([ˈkaʁlsˌʁuːə]), ou Carlsruhe, est une ville d’Allemagne, située dans le Land de Bade-Wurtemberg. Elle est le siège de la Cour constitutionnelle allemande et de la Cour fédérale de justice. Au 31 décembre 2011, la ville comptait 297 488 habitants, ce qui en fait la deuxième ville du Bade-Wurtemberg après Stuttgart et avant Mannheim.
Fondée en 1715 par le comte Charles-Guillaume de Bade-Durlach, Karlsruhe fut successivement la capitale du margraviat et du Grand-duché de Bade jusqu’en 1918, puis celle de la République de Bade jusqu’en 1945. Elle est aujourd’hui à la tête d’un district comprenant trois aires urbaines (l’aire urbaine Rhin-Neckar, l’aire urbaine Mittlerer Oberrhein et l’aire urbaine Nordschwarzwald). C’est aussi une ville-arrondissement et le chef-lieu de l’arrondissement de Karlsruhe, dont elle ne fait pas partie.
Karlsruhe est bordée par le Rhin, qui marque la frontière du Land de Rhénanie-Palatinat. La ville est également proche du nord de l’Alsace.
Karlsruhe est une ville nouvelle, elle a été créée ex nihilo au début du XVIIIe siècle selon des canons baroques et néoclassiques. Le comte Charles-Guillaume de Bade-Durlach a d’abord fait construire un château sur le modèle de Versailles, puis la ville a été planifiée autour. Le château se trouve au centre d’un cercle, la moitié nord a été tranformée en parc, tandis que la moitié sud a été lotie selon un plan en éventail, les rues rayonnant autour du château. La ville a été détruite à 80 % durant la Seconde Guerre mondiale, mais lors de la reconstruction, les architectes ont conservé le plan initial.

Sommaire

Géographie

Situation

220px-Fernmeldeturm-Gruenwettersbach dans Folie
La tour de télévision de Grünwettersbach, située sur le point culminant de la ville.
Karlsruhe se trouve dans le sud-ouest de l’Allemagne, à une vingtaine de kilomètres de l’Alsace et de la France. La commune française la plus proche est Lauterbourg, située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest. La ville est située dans le fossé rhénan, une vallée fluviale limitée par les Vosges et la Forêt-Noire qui s’étend du nord de la Suisse à Francfort-sur-le-Main.
Le Rhin, qui borde la ville à l’ouest, forme quelques bras morts. Karlsruhe est également encadrée au sud par l’Alb, une petite rivière tributaire du Rhin, et au nord par le Pfinz, qui se jette lui aussi dans le fleuve. Au sud, le paysage de la ville est marqué par les derniers contreforts de la Forêt-Noire, et à l’est, elle est bordée par l’extrémité sud-ouest des collines du Kraichgau.
Les limites administratives de la ville englobent 173,46 km2, ce qui en fait la trentième ville allemande pour la superficie. Le territoire a une longueur maximale de 19,3 km, sur un axe nord-sud, et une largeur maximale de 16,8 km, sur un axe est-ouest. Le point le plus bas de la ville correspond au port fluvial sur le Rhin, il a une altitude de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus haut atteint 322,7 m d’altitude et se trouve dans le faubourg de Grünwettersbach, au sud-est du centre1.
Karlsruhe est située sur le 49e parallèle nord. La ville est donc à la même latitude qu’une grande partie de la frontière entre les États-Unis et le Canada. Elle est aussi à une latitude similaire à celle de Ratisbonne, Vancouver et Paris.

Climat

Karlsruhe, avec une température annuelle moyenne de 10,7 °C, est une des villes les plus chaudes d’Allemagne. Elle profite aussi d’une durée annuelle d’ensoleillement de 1691,4 heures (période de référence 1961-90), ce qui en fait l’une des villes allemandes les plus ensoleillées2. Sa situation dans le fossé rhénan la protège des vents et occasionne une forte humidité en été. En hiver, la ville connaît le brouillard caractéristique de cette région. La température est inférieure à zéro pendant 17,1 jours par an en moyenne3.
Mois Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Température maximale moyenne (°C) 3,8 6,1 10,9 15,4 19,9 23,0 25,5 25,1 21,5 15,3 8,5 4,8 15
Température minimale moyenne (°C) -1,4 -0,7 1,9 4,9 8,9 12,2 14,0 13,8 10,6 6,7 2,4 -0,4 6,1
Précipitations (mm) 57 54 53 61 79 87 70 66 53 58 65 67 770
Source4,5:

Histoire

Origines

220px-Karlsruhe_Durlach_Mitte dans Insolent - Insolite
La vieille ville de Durlach, devenue un quartier de Karlsruhe.
Avant 1715, le site de Karlsruhe n’était pas habité. En revanche, le territoire actuel comprenait déjà deux petites villes, Durlach et Mühlburg, ainsi que plusieurs villages, qui forment aujourd’hui des quartiers de la ville. Ces quartiers périphériques ont donc une histoire plus longue que le centre-ville de Karlsruhe.
Durlach et les villages de Knielingen et Rüppurr ont été occupés à partir de l’âge du bronze, et des fouilles ont mis au jour des lingots ainsi que des sépultures de l’âge du fer tardif6. Le quartier de Grünwinkel est construit sur les restes d’une petite colonie romaine et des fours à brique et à poterie y ont été découverts7.
Knielingen est la première localité de Karlsruhe à être mentionnée par écrit, en 7868. Au XIe siècle, le comte de Hohenberg fait construire le château de Durlach, dont il reste le donjon. À la même époque, la fondation du couvent bénédictin de Gottesaue favorise la croissance des localités voisines, comme Muehlburg, Knielingen et Neureut. En 1196, Durlach est mentionnée pour la première fois en tant que ville8. Pendant la guerre des Paysans allemands, Muehlburg, Durlach et Neureut se joignent au conflit, et en 1535, la région intègre le nouveau margraviat de Bade-Durlach, dont la capitale est la ville voisine de Pforzheim. Durlach devient officiellement protestante en 1556, puis elle est libérée du servage en 1563. En 1565, le margrave Charles II de Bade-Durlach transfère sa résidence de Pforzheim à Durlach, et cette dernière connaît alors un certain essor économique et culturel.
Durlach est néanmoins détruite pendant la Guerre de Trente Ans, tout comme Mülhburg et les villages de Rintheim et Hagsfeld. D’autres destructions sont commises par les troupes françaises lors de la guerre de Neuf Ans, et seul Rüppurr est épargné. En 1699, des Huguenots fuyant la France après la révocation de l’Édit de Nantes trouvent refuge dans le village de Neureut. Ils y établissent un nouveau quartier, baptisé Welschneureut (« Neureut welche », c’est-à-dire « Neureut français ou étranger »), tandis que le vieux village est nommé Teutschneureut (« Neureut allemand »)9.

Fondation

 dans LCR - NPA
Charles-Guillaume de Bade-Durlach, le fondateur de Karlsruhe.
Selon la légende, le margrave Charles-Guillaume de Bade-Durlach s’était endormi lors d’une chasse dans la forêt près de Durlach. Il a alors rêvé d’un château qui rayonnerait comme un soleil, et d’une ville dont les rues figureraient les rayons. Il dessine ensuite sa vision et fonde la ville de Karlsruhe le 17 juin 1715, avec la pose de la première pierre du château. Le nom de la ville signifie « le repos de Charles ».
Derrière la légende se cache un conflit qui opposait le margrave aux habitants de Durlach depuis 1709. Par ailleurs, son château de Karlsburg avait été détruit pendant la Guerre de Neuf-Ans, et ses efforts de reconstruction avaient échoué, notamment à cause du manque de place. Les travaux avaient donc été abandonné en 1703. Le margrave, en faisant édifier une nouvelle capitale, voulait donc se dégager de toute contrainte matérielle et sécuriser son pouvoir en le mettant en scène, tout comme Louis XIV à Versailles10.
Karlsruhe est l’une des dernières villes européennes créées à partir d’un plan sur papier, et le margrave souhaite en faire une ville exemplaire et moderne. Il y établit sa capitale et signe un « décret des privilèges » qui octroie aux habitants de la ville des droits avantageux, comme des libertés individuelles et économiques, ainsi que l’égalité devant la loi. Les premiers habitants de Karlsruhe viennent de nombreuses régions allemandes, mais aussi de France, de Pologne, d’Italie ou de Suisse. Le premier maire, Johann Sembach, était originaire de Strasbourg. Le margrave s’installe définitivement à Karlsruhe en 1717.
330px-Karlsruher_Stadtansicht dans Luraghi
Plan de Karlsruhe de 1721.

Le XIXe siècle

220px-Karlsruhe_Stadtkirche_02 dans NEMROD34
L’église évangélique, construite de 1807 à 1816.
En 1806, sous l’implusion de Napoléon, le margraviat de Bade fusionne avec d’autres entités pour former le Grand-duché de Bade. Karlsruhe devient la capitale grand-ducale, En 1818, Charles II de Bade promulgue une constitution considérée très libérale.
Le grand-duc Louis Ier fonde le Polytechnikum en 1825. Cette école est l’embryon de l’actuelle université de Karlsruhe. En 1846, l’un des premiers corps de pompiers volontaires voit le jour dans le quartier de Durlach. Lors de la Révolution de Mars, le grand-duc Léopold Ier quitte son pays pour Coblence, en mai 1849. Ce n’est qu’en juillet que l’ordre est rétabli, après que les troupes prussiennes eurent écrasé les insurgés à Rastatt. Dans l’intervalle, le Bade était de facto une république.
150px-1868_Baden_3kr_Carlsruhe_Mi24 dans Perversité
Carlsruhe s’écrit avec un C dans le Grand-duché de Bade
Tenu en 1860, le Congrès de Carlsruhe est la première grande rencontre scientifique internationale de l’histoire. Le 4 novembre 1876, la première symphonie (ut-mineur, op. 68) de Johannes Brahms est jouée dans la ville. Le tramway de Karlsruhe est inauguré le 21 janvier 1877. Les wagons étaient alors tirés par des chevaux. La première école secondaire allemande pour les filles a été ouverte à Karlsruhe en 1893.

Depuis 1900

220px-Karlsruhe_00315u dans Politique
Photochrome représentant Karlsruhe vers 1900, depuis la tour du château.
En 1901, la ville dépasse les 100 000 habitants. Pendant Première Guerre mondiale, Karlsruhe est bombardée par les Français et les Anglais à partir de 1915. Le bombardement aérien du 22 juin 1916, en représailles du bombardement de Bar-le-Duc par les Allemands, préfigure par son ampleur les attaques de masse qui ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Le bombardement aurait fait environ 150 morts et autant de blessés, voire jusqu’à 800 victimes selon certaines estimations11. Après la révolution de 1918, les monarchies allemandes sont abolies, et le Grand-Duché de Bade devient la République de Bade. Karlsruhe conserve son statut de capitale.
220px-Bundesarchiv_B_145_Bild-F024482-0011%2C_Karlsruhe%2C_Bundesgartenschau
Le Bundesgartenschau (festival horticole fédéral) de 1967 à Karlsruhe.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville subit 135 attaques aériennes, dont 13 massives. Le plus grand bombardement eu lieu le 4 décembre 1944 et le château fut détruit le 27 septembre de la même année, lors d’un raid britannique. Il brûla pendant deux jours, et seuls les murs extérieurs résistèrent au feu. Les bombardements sur Karlsruhe firent 1 754 morts et laissèrent 3,4 millions de mètres cubes de gravats12.
La 1re armée française commandée par le général de Lattre de Tassigny prend la ville le 3 avril 194513.
Après la guerre, la République de Bade disparaît. Karlsruhe et le nord du Bade se retrouvent dans la zone d’occupation américaine, tandis que le sud est intégré à la zone française. La ville se retrouve dans le nouveau Land de Wurtemberg-Bade, qui fusionne avec deux autres Länder en 1952 pour former le Bade-Wurtemberg.
Au sein de la république fédérale, Karlsruhe devient la ville du droit : en 1950, la Cour fédérale s’y installe. Le 28 septembre 1951, c’est le tour de la Cour constitutionnelle fédérale. De 1952 à 1972, Karlsruhe fut le chef-lieu de la circonscription de Bade du Nord. Depuis le 1er janvier 1973, la ville est le chef-lieu de la circonscription de Karlsruhe. En 1969, Karlsruhe est récompensé du Prix de l’Europe, conjointement avec Nancy.
Le 7 avril 1977, le procureur général fédéral Siegfried Buback, accompagné de son chauffeur et d’un fonctionnaire de justice, fut assassiné alors qu’il se rendait à son travail, par des terroristes de la Fraction armée rouge14.
Une importante garnison des Forces françaises en Allemagne de l’Armée française était présente à Karlsruhe jusqu’en 1991 : le 135e régiment du train.
Avec Ispra en Italie, un bureau de l’Institut des transuraniens, une institution européenne, se trouve à Karlsruhe15

Population

Évolution démographique

220px-Karlsruhe_population.svg
Évolution démographique de Karlsruhe depuis 1800.
Karlsruhe, avec environ 300 000 habitants, est la troisième ville de Bade-Wurtemberg, derrière Stuttgart et Mannheim, et la vingt-et-unième en Allemagne.
De sa fondation jusqu’aux années 1810, Karlsruhe comptait moins de 10 000 habitants. En 1850, la ville avait atteint les 25 000 habitants, puis la croissance démographique fut élevée pendant la deuxième moitié du XIXe siècle. Ainsi, Karlsruhe comptait plus de 100 000 habitants en 1901. La croissance demeura conséquente au début du XXe siècle, et la ville avait environ 190 000 habitants en 1939. La croissance démographique après 1900 s’explique aussi par l’annexion de plusieurs villages limitrophes. La Seconde Guerre mondiale, avec ses bombardements, ses évacuations et ses déportations, fait chuter le nombre d’habitants à 60 000 en avril 1945. Celui-ci remonte à 200 000 en 1950, et la croissance est soutenue jusqu’aux années 1980. Le 30 septembre 2012, la ville comptait 300 711 habitants16, dont 15 % d’étrangers17.
L’évolution démographique à Karlsruhe est, comme celle de l’Allemagne entière, soumise au déficit des naissances. Seul un solde migratoire positif permet à la ville de gagner des habitants. Les principaux pays d’origine sont la Turquie (6 051 habitants), l’Italie (4 181), la Roumanie (2 445), la Croatie (2 268) et la Pologne (2 251)17.

Emploi

Au 31 mars 2011, 160 031 personnes exerçaient un emploi à Karlsruhe18. Le secteur des services employait plus de 80 % d’entre eux, et l’industrie, 19 %. En 2010, environ 91 500 personnes ne résidaient pas à Karlsruhe et se déplaçaient tous les jours pour rejoindre leur lieu de travail19. En décembre 2011, il y avait 7 855 chômeurs enregistrés à Karlsruhe, donnant à la ville un taux de chômage de 5,3 %, chiffre en dessous de la moyenne fédérale : 6,6 %18.

Religion

220px-Chanukka_Karlsruhe_1
Une menorah devant le château.
Le luthéranisme est apparu à Durlach en 1556, et Karlsruhe, en tant que capitale des margraves de Bade, a été protestante dès sa fondation. Néanmoins, le « décret des privilèges » qui garantissait certaines libertés aux habitants de la ville, a permis à plusieurs minorités religieuses de s’installer dans la ville20. La liberté de religion attire d’abord les catholiques, puis les juifs. Aujourd’hui, les pourcentages de catholiques (32,7 %) et de protestants (30,6 %) sont similaires21.
Les catholiques ont obtenu leur première église, Saint-Étienne, en 1814. Ils dépendent de l’archidiocèse de Fribourg-en-Brisgau. Karlsruhe est le siège de l’Église évangélique de Bade, de laquelle dépendent tous les protestants de la ville, à l’exception des membres d’Églises libres. La ville compte aussi un grand nombre d’autres confessions chrétiennes, comme des Adventistes, des Orthodoxes et des Baptistes, ainsi que des organisations chrétiennes comme l’Armée du salut.
Karlsruhe est le siège de la Communauté israélite de Bade. Elle possède une synagogue et plusieurs cimetières juifs. Avant l’Holocauste, il y avait une importante communauté juive, évaluée à 3 358 personnes en 1933. La première synagogue de la ville a été construite en 1806. Tous les lieux juifs ont été détruits en 1938, et la communauté a été déportée au camp de Gurs en 1940. Une nouvelle synagogue a été inaugurée en 1971.
Karlsruhe compte enfin dix salles de prière musulmanes, une communauté baha’ie, un centre bouddhique zen, etc.

Politique et administration

Héraldique

220px-Coat_of_arms_de-bw_Karlsruhe.svg
Le blason de Karlsruhe.
Le blason de la ville de Karlsruhe est de gueules à la bande d’argent remplie d’or et chargée du mot FIDELITAS de sable. Le drapeau de la ville est rouge-jaune-rouge. Le blason reprend et inverse celui du Pays de Bade, qui est d’or à une bande de gueules. La devise Fidelitas a été ajoutée par Charles-Guillaume de Bade-Durlach, le fondateur de la ville. Elle fait référence à l’Ordre de la Fidélité, un ordre de chevalerie instauré lors de la fondation de la ville.

Maire

Le premier maire de Karlsruhe est entré en fonctions en 1718, soit trois ans après la fondation de la ville. À partir de 1812, le maire a reçu le titre d’Oberbürgermeister, réservé aux grandes villes allemandes. Depuis le 1er mars 2013, le maire de Karlsruhe est Frank Mentrup, membre du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD). Il a été élu au premier tour avec 55,26 % des voix, contre le maire sortant Heinz Fenrich, au pouvoir depuis 1998 et membre de l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU). C’est la première fois en 42 ans que Karlsruhe est administrée par la gauche22,23.
Liste des maires de Karlsruhe depuis 1892 :

Nom Parti Début Fin

Karl Schnetzler
1892 1906

Karl Siegrist
1906 1919

Julius Finter DDP 1919 1933

Friedrich Jäger NSDAP 1933 1938

Oskar Hüssy NSDAP 1938 1945

Joseph Heinrich
1945 1945

Hermann Viet SPD 1945 1946

Friedrich Töpper SPD 1946 1952

Günther Klotz SPD 1952 1970

Otto Dullenkopf CDU 1970 1986

Gerhard Seiler CDU 1986 1998

Heinz Fenrich CDU 1998 2013

Frank Mentrup SPD 2013

Conseil

220px-Rathaus_Karlsruhe
L’hôtel de ville sur la Marktplatz.
Depuis les élections du 7 juin 2009, le conseil de Karlsruhe se compose de la manière suivante :
Parti / Liste Pourcentage des voix Sièges Composition du conseil.
CDU 28,2 14
Verts 20,1 10
SPD 19,6 10
FDP 12,6 6
Karlsruher Liste (KAL) 5,9 3
Freie Wähler 5,7 2
Die Linke 4,2 2
Gemeinsam für Karlsruhe 2,4 1
Total 48

Jumelages

220px-Karlsruhe_Nancybrunnen
La fontaine de Nancy dans le jardin zoologique.
Karlsruhe est jumelée avec les villes suivantes24 :
Les villes jumelées avec Karlsruhe
Blason de Nancy Nancy Drapeau de la France France 1955

Nottingham Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1969
Blason de Halle Halle (Saxe-Anhalt) Drapeau de l'Allemagne Allemagne (ex. RDA) 1987
Blason de Timişoara Timișoara Drapeau de la Roumanie Roumanie 1992
Blason Krasnodar Krasnodar Drapeau de la Russie Russie 1998

Justice

220px-Karlsruhe_bundesverfassungsgericht
Karlsruhe peut être considérée comme la capitale judiciaire de l’Allemagne car c’est le siège du Tribunal constitutionnel fédéral. Celui-ci, établi en 1951, est la cour constitutionnelle allemande, c’est-à-dire qu’il juge de la conformité des lois avec la Loi fondamentale de 1949. Karlsruhe est aussi le siège de la Cour fédérale, qui est l’organe juridictionnel allemand placé au sommet de l’ordre judiciaire et jugeant en dernière instance en matière civile et en matière pénale. Elle a été créée en 1950.
Karlsruhe compte aussi un tribunal de première instance une cour d’appel, un tribunal des affaires sociales, un conseil de prud’hommes et un tribunal administratif.

Budget

En 2009, la ville de Karlsruhe avait un budget de 893 86 millions d’euros et a dépensé 902,75 millions d’euros. L’une des principales sources de revenus de la ville est la taxe professionnelle. En 2009, elle a par exemple représenté 228 9 millions d’euros25. La dette municipale est relativement élevée, elle atteignait par exemple 159,88 millions d’euros en 200826. Afin de remédier au problème, le taux d’imposition pour les taxes foncières A et B ont été augmentés, entre 370 % et 420 %27,28. Depuis 1998, le taux de cotisation pour la taxe professionnelle est de 410 %29.

Économie

220px-2011_09_29_RDK_050
La centrale thermique.
Karlsruhe abrite un important secteur énergétique. EnBW, troisième énergéticien allemand30, y a son siège social ainsi qu’une centrale thermique. La plus importante raffinerie d’Allemagne, la Mineraloelraffinerie Oberrhein, dite MiRO, se situe à Karlsruhe, et a une capacité de 285 000 barils par jour. Elle est reliée par oléoducs à Fos-sur-Mer et Trieste.
La ville possède également un pôle dans les technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans les nanotechnologies. Siemens est un des plus grands employeurs, avec 4 500 salariés. United Internet, connues en Allemagne pour son engin de recherche Web.de et sa messagerie GMX, maintient à Karlsruhe le plus grand centre de données d’Allemagne. Environ 40% de tous les sites allemands sont gérés à Karlsruhe. La ville compte aussi le siège de Fiducia IT AG, un groupe de gestion des services informatiques. Karlsruhe est enfin le premier endroit où un email a été envoyé en Europe, en 1984.
220px-Messe_Karlsruhe_III
La foire de Karlsruhe.
Le secteur bancaire et les assurances sont représentés par la Landesbank Baden-Württemberg, la BBBank ou encore la L-Bank, qui ont un siège à Karlsruhe. Karlsruhe possède l’un des cinq ateliers de monnaie allemands, le Staatliche Münzen Baden-Württemberg. Les pièces en euro frappées à Karlsruhe sont marquées d’un G.
La pharmacie et les cosmétiques sont eux-aussi importants pour l’économie locale : la ville compte le siège du groupe de distribution dm-drogerie markt et une usine du groupe L’Oréal.
Enfin, l’industrie automobile est représentée que ce soit directement par l’assemblage et les sous-traitants (fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin) ou via des centres de recherche et d’innovation.

Transports

Chemin de fer

220px-Karlsruhe_Hauptbahnhof_20070521_Ausschnitt
Karlsruhe est un nœud ferroviaire important. La gare centrale est incluse dans le réseau à grande vitesse européen et elle propose des connexions directes en ICE et TGV vers Berlin, Hambourg, Cologne, Munich, Amsterdam, Marseille, Paris, Zurich et l’aéroport de Francfort. Des trains de nuit vont à Dresde, Berlin, Copenhague, Amsterdam, Moscou et Prague.

Routes

Karlsruhe est au carrefour de l’autoroute fédérale 5, qui suit le Rhin et relie Francfort à Bâle, et de l’autoroute fédérale 8, qui relie le Luxembourg à l’Autriche. Elle est aussi desservie par l’autoroute fédérale 65, qui la relie à Ludwigshafen, et se trouve à proximité de l’autoroute française A35, qui descend vers Strasbourg puis permet des connexions vers Paris et le reste de la France. Un seul pont routier permet de franchir le Rhin à Karlsruhe, il est emprunté par l’autoroute fédérale 65.
Des zones de limitation des véhicules ont été créées en 2009. Elles incluent le centre-ville et quelques quartiers périphériques, notamment au sud. Elles sont réservées aux véhicules les plus propres.

Transports en commun

Articles détaillés : Tramway de Karlsruhe et Modèle de Karlsruhe.

Un tram-train dans la gare centrale.
Karlsruhe possède un système de transport très développé. Karlsruhe est en effet la première ville à avoir développé un tram-train desservant toute la région depuis l’hypercentre en interconnectant son réseau de tramway avec les voies ferrées régionales. Ce système est communément appelé le « Modèle de Karlsruhe » (en allemand : Karlsruher Modell) et intéresse beaucoup de villes en Europe. Il a été mis en place en 1992.
Le succès est tel qu’un problème de capacité (en particulier le long de la Kaiserstraße) se pose. Pour y remédier, la population a voté la construction d’un tunnel sous la Kaiserstraße permettant d’augmenter la cadence et de libérer la zone piétonne du tram lors d´un référendum en 2002. Les travaux ont commencé en janvier 201031,32.
La compagnie de la ville, KVV, gère sept lignes de tramway, complétées en périphérie par des bus. Les lignes de tram-train suivent la même tarification que les bus et les tramways.

Vélo

Karlsruhe est la ville natale de Karl Drais, inventeur de la draisienne, l’ancêtre du vélo. La ville étant construite dans le fossé rhénan, son paysage est généralement plat et agréable pour les cyclistes. En 2002, les déplacements à vélo représentaient 16 % du trafic33, et la municipalité souhaite faire passer ce taux à 23 % en 201534.

Transport fluvial

220px-Karlsruhe-Rheinhafen-from-ISS-1
Le port de Karlsruhe.
Le port de Karlsruhe est le deuxième plus grand port fluvial du Bade-Wurtemberg après celui de Mannheim, situé en aval. Il a vu transiter 5,52 millions de tonnes de marchandises en 2011, ce qui le place en septième position parmi les ports allemands35. Les bassins s’étendent jusqu’à deux miles à l’intérieur des terres. Karlsruhe possède aussi la plus grande raffinerie de pétrole du pays, située à huit kilomètres en aval du port. Un bateau de croisière fait régulièrement escale à Karlsruhe. Il rejoint ensuite Strasbourg, Spire ou d’autres destinations.

Transport aérien

Karlsruhe possède un important centre de contrôle aérien, qui emploie plus de 450 personnes36. Avec la ville voisine de Baden-Baden, elle participe au financement de l’aéroport de Karlsruhe Baden-Baden, qui accueille chaque année plus d’un million de passagers37. Il se trouve à quarante kilomètres au sud de la ville et c’est une base importante pour la compagnie Ryanair. Les autres aéroports les plus proches sont ceux de Stuttgart, distant de 80 km, et de Strasbourg, à 100 km.

Enseignement et recherche

220px-Karlsruhe_Universit%C3%A4t_from_Physikhochhaus_pic1_meph666-2005-Feb-10
Karlsruhe compte neuf établissements d’enseignement supérieur, sept sont publics et deux sont privés. Ils totalisent près de 35 000 étudiants et sont surtout orientés vers les sciences, les techniques et les arts. Grâce à ses nombreuses infrastructures scientifiques, la ville compte également un grand nombre de chercheurs.

Karlsruher Institut für Technologie (KIT)

Le Karlsruher Institut für Technologie est une institution académique et de recherche dépendant du Land de Bade-Wurtemberg et de l’institut Helmholtz-Gemeinschaft. Il compte environ 22 500 étudiants et 9 000 employés et c’est à la fois le plus grand centre de recherche allemand et le premier employeur de la ville. Il est né en 2009 de la fusion de l’Université de Karlsruhe et du centre de recherche du Forschungszentrum Karlsruhe. Avant la fusion, l’Université de Karlsruhe, fondée en 1825 sur le modèle de l’École Polytechnique en France était la plus ancienne université technique d’Allemagne.
Le KIT est spécialisé en physique, ingénierie, génie électrique, génie civil, en informatique et en économie de l’information. Plusieurs professeurs de Karlsruhe se sont illustrés dans le monde des sciences, comme Heinrich Rudolf Hertz, qui a découvert les ondes électromagnétiques lorsqu’il enseignait à l’université, mais aussi Ferdinand Braun, qui a inventé le tube cathodique, et Fritz Haber, qui développé la synthèse de l’ammoniac.

Écoles supérieures spécialisées

220px-Karlsruhe_schloss_gottesau
Le château Gottesaue, occupé par la Hochschule für Musik.
La ville compte huit écoles supérieures spécialisées. La Hochschule Karlsruhe – Technik und Wirtschaft, comparable aux IUT français, a été fondée en 1878 et elle comptait 6 500 étudiants en 2010. Appelée Fachhochschule (FH) jusqu’en 2005, elle détient la première place de toutes les FH d´Allemagne. Elle est composée de 6 facultés et travaille en partenariat avec plusieurs grandes écoles de renommée internationale. Elle est spécialisée en architecture et en communication. La Pädagogische Hochschule Karlsruhe, dédiée à la pédagogie, date de 1958 et hérite d’un séminaire fondé en 1768. Elle compte environ 3 000 étudiants. La Duale Hochschule Baden-Württemberg Karlsruhe a été fondée en 1979 en tant que programme d’éducation coopérative. Elle compte 2 300 étudiants et elle s’intéresse à l’économie et la technologie. L’Académie des Beaux-Arts, fondée en 1854 a eu quelques professeurs illustres, comme Hans Thoma, Georg Baselitz et Markus Lüpertz. La Staatliche Hochschule für Gestaltung Karlsruhe enseigne le design depuis 1992 et travaille avec le ZKM. La Hochschule für Musik (Conservatoire de musique) remonte à 1812. Elle est installée dans le château de Gottesaue depuis 1989. Enfin, la Karlshochschule International University et lEC Europa Campus sont privés. La première est une école d’économie, l’autre est consacré à la communication.

Culture

Architecture et urbanisme

Centre-ville


La pyramide de Karlsruhe et la Marktplatz en hiver.
Karlsruhe est une ville relativement jeune et ne possède pas de structure médiévale, contrairement à de nombreuses autres villes allemandes. Les plans, réalisés en 1715, ont fait naître une ville inscrite dans un cercle, au centre duquel se trouve le château.
À l’origine, la zone constructible était plus restreinte qu’aujourd’hui, et le parc était totalement vide d’édifices. Par ailleurs, alors qu’aujourd’hui, le parc n’occupe plus que la moitié du cercle, au départ, il en représentait presque les trois-quarts. L’urbanisation était concentrée dans un triangle dont l’écartement était déterminé par l’angle des ailes en retour du château. Depuis le centre du cercle, les rues et les allées du parc correspondent aux rayons, et elles sont toutes visibles depuis la tour du château. Elles sont au nombre de 32, soit autant que les points d’une rose des vents. Les codes de construction étaient à l’origine très stricts, notamment en limitant la hauteur des immeubles, afin de garder une grande uniformité.
220px-Karlsruhe_Erbgro%C3%9Fherzogliches_Palais
L’architecte néo-classique Friedrich Weinbrenner a beaucoup contribué à la construction et l’embellissement de la ville au début du XIXe siècle. Certaines de ses œuvres existent encore, comme la grande église évangélique, qui a la forme d’un temple antique, et l’hôtel de ville qui lui fait face, sur la Marktplatz. Il est aussi à l’origine de la Via Triumphalis, qui remonte vers le château.
Après les dommages occasionnés pendant la Seconde Guerre mondiale, ces rues ont été en grande partie reconstruites vers 1950. L’architecte a aussi dessiné les plans de l’église catholique Saint-Étienne et de la Pyramide de Karlsruhe, qui se dresse sur la Marktplatz et sert de mausolée au fondateur de la ville38.
Le centre-ville compte quelques autres monuments plus tardifs, comme le palais du Prince Max et le palais grand-ducal, tous deux construits à la fin du XIXe siècle et typiques de l’architecture éclectique et néo-baroque. Le palais grand-ducal accueille la Cour fédérale, et le palais du Prince Max, construit pour Max von Baden, sert de cinémathèque, de bibliothèque, de musée, etc.

Le château

220px-20130605Schloss_Karlsruhe03
Le château de Karlsruhe est le monument le plus emblématique de la ville. Il a été construit entre 1715 et 1718, dans le style baroque, et plusieurs extensions ont été ajoutées au cours du XVIIIe siècle. Ainsi, la tour coiffée d’un dôme était à l’origine isolée, et une aile la relie désormais au reste. Le château est resté la résidence officielle des margraves et grands-ducs de Bade jusqu’à la révolution de 1918. Les collections d’archéologie et d’anthropologie rassemblées par les grands-ducs au XIXe siècle ont alors été présentées au public, et le château est devenu un musée en 1921. Il a été incendié le 27 septembre 1944, lors d’un bombardement, et tous ses intérieurs baroques ont été perdus. Seuls les murs extérieurs ont résisté au feu, et ce n’est qu’en 1955 que la reconstruction a commencé. Celle-ci a redonné au château son aspect extérieur initial, mais les salons en enfilade n’ont pas été recréés. À la place, les architectes ont inséré de nouveaux étages en béton, plus propices à la présentation des collections du musée. Le Musée national badois a ouvert ses portes en 1959 et les travaux ont été achevés en 196639,40.

Architecture moderne et comtemporaine

220px-Dammerstock
Un immeuble de Walter Gropius, construit en 1928.
Walter Gropius, le chef de file du Bauhaus, a dessiné les plans d’un quartier près de Dammerstock-Rüppurr, au sud du centre-ville. Commencés en 1928, les travaux ont été interrompus l’année suivante à cause de la crise économique, et seulement 228 appartements ont été livrés. L’ensemble est toutefois l’un des exemples les plus importants de l’architecture moderne en Allemagne. Les appartements sont agencés selon la lumière du soleil : le matin, elle donne dans les chambres, l’après-midi, dans les pièces de vie41.
Après la Seconde Guerre mondiale, les champs de ruines ont été remplacés par de nombreux blocs d’immeubles en béton et l’aspect de la ville a été changé. Des quartiers résidentiels ont entièrement disparu et de grands axes ont été percés, comme l’autoroute qui traverse le centre-ville. Depuis les années 1970, les rues du centre sont néanmoins progressivement rendues aux piétons. Après le départ des garnisons américaines et françaises dans les années 1990, l’aménagement urbain a été caractérisé par la conversion de sites abandonnés et pollués. Ainsi, un quartier résidentiel a été construit sur l’ancienne caserne américaine, et un grand complexe de cinéma, un musée et une école de design ont été installés dans l’ancienne usine de munitions.

Événements culturels

Karlsruhe compte un certain nombre d’institutions culturelles d’envergure nationale et européenne. Certaines décernent des prix, comme le Bambi, décerné aux médias et créé en 1948 par un éditeur de Karlsruhe, Karl Fritz, le prix Hermann Hesse, remis depuis 1956, et le Prix Giga-Hertz, remis par ZKM, qui récompense des artistes de musique électronique.
La ville organise aussi quelques événements, comme l’African Summer Festival, qui a lieu en juillet dans le quartier nord de la ville et se consacre à la culture africaine. Pendant trois jours, un marché, des démonstrations et cours de percussions et des concerts se succèdent. En juillet, également, se tient annuellement un festival open-air appelé Das Fest. La Linux Audio Conference se tient chaque année à Karlsruhe. Dans le passé, la ville a également accueilli le LinuxTag, le plus grand événement lié à Linux en Europe, ainsi que la Convention européenne de jonglerie, en 2000 et en 2008.

Institutions culturelles

220px-%C3%89douard_Manet_-_Le_petit_Lange
Le petit Lange, tableau d’Édouard Manet exposé dans la Staatliche Kunsthalle Karlsruhe.
La ville compte un grand nombre de théâtres. Le plus important est le Badisches Staatstheater Karlsruhe, qui propose des opéra, des pièces de théâtres et des ballets. Le second plus gros théâtre professionnel est le Sandkorn-Theater, fondé en 1956. Il y a aussi un théâtre de marionnettes et plusieurs autres salles où se produisent des troupes de professionnels et d’amateurs.
Le plus grand cinéma de Karlsruhe est le Filmpalast am ZKM. Il propose 10 salles d’une capacité totale de près de 3000 places. La ville compte deux autres cinémas : le Schauburg, le plus ancien cinéma de la ville, qui propose outre des films à gros budgets, un grand nombre de films d’art et d’essai et Die Kurbel.
Le Musée national badois (Badisches Landes­­­mu­­­seum), installé dans le château, est consacré à la fois à l’histoire de la région et à celle du monde entier. Il possède notamment des collections achéologiques méditerranéennes, un trésor ottoman, ainsi que des pièces illustrant l’histoire du pays de Bade et de Karlsruhe, comme la couronne des grands-ducs de Bade. Il maintient une annexe sur la Marktplatz depuis 1993. Appelée Museum beim Markt, cette annexe est dédiée aux arts du XXe siècle, et surtout au design, avec une préférence pour l’Art nouveau et le Bauhaus42.
Situé dans le Palais du Prince Max, le musée de la ville (Stadt­­­mu­­­seum) présente les trois siècles d’histoire de Karlsruhe. Le Pfinz­­­gau­mu­­seum est de son côté consacré à l’histoire de Durlach, la ville médiévale devenue un quartier de Karlsruhe. Il est installé dans le château de Karlsburg, qui était la résidence officielle des margraves de Bade avant la construction du château de Karlsruhe. La maison des États du Bade est considérée comme l’un des berceaux de la démocratie en Allemagne, notamment grâce au progressisme des grands-ducs de Bade. Une exposition permanente y présente l’histoire du Parlement badois42.
220px-ZKM_Kubus_
Le ZKM, aménagé dans l’ancienne usine de munitions.
La Staatliche Kunsthalle Karlsruhe est le principal musée de peinture de la ville. Fondé au XIXe siècle, il a été épargné par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, donc les galeries sont d’origine. Il présente l’histoire de la peinture occidentale depuis le Moyen Âge avec des œuvres de Matthias Grünewald, Albrecht Dürer, Claude Monet, Paul Cézanne, Caspar David Friedrich, Hans Thoma, Max Ernst ou encore Gerhard Richter. Des statues du XIXe siècle sont exposées dans l’orangerie, et le cabinet des estampes regroupe plus de 90 000 gravures42.
Fondé en 1989, le Centre d’art et de technologie des médias de Karlsruhe, également connu sous son acronyme allemand, ZKM, est le plus jeune musée de la ville. Imaginé comme un « Bauhaus électronique », il est consacré aux médias et à l’art contemporain. Il favorise aussi la création et la recherche artistique, puisqu’il fonctionne en partenariat avec l’école des Beaux-Arts. Il compte également plusieurs instituts de recherche, un studio et un laboratoire consacré à la sauvegarde des documents audiovisuels des années 1960 et 197042.
L’art contemporain est aussi présent dans plusieurs galeries d’exposition, et il est favorisé localement par l’Asso­cia­tion artistique badoise (Badischer Kunst­­­­­ver­­­ein), fondée en 181842.
Le Musée d’histoire naturelle (Natur­­­kun­­­de­mu­­­se­um) a été fondé en regroupant des collections des grands-ducs de Bade. Karlsuhe compte enfin un musée sur la majolique, un musée de l’histoire du droit, un musée de la circu­la­tion (Verkehrs­­­mu­­­seum) et un musée Michelin42.

Sport

220px-KSC_Bielefeld
Les principales infrastructures sportives de la ville sont le stade de football du Wildparkstadion et la grande salle omnisports Europahalle, accueillant 4600 spectateurs. Karlsruhe accueille plusieurs associations sportives renommées. Le club de football de la ville ayant le plus de succès est le Karlsruher SC, qui joue en 2. Bundesliga depuis 2013. Le club de basket BG Karlsruhe a joué entre les saisons 2003/04 et 2006/07 en première division de Basketball-Bundesliga. Depuis la saison 2007/08 le club joue en seconde division de Bundesliga, la Pro A-Liga. Il y a aussi le club de tennis TC Rüppurr, basé au sud de la ville.
Des évènements sportifs significatives se tiennent chaque année à Karlsruhe, comme un meeting d’athlétisme international en salle, se tenant à la Europahalle, et une réunion internationale d’athlétisme en salle. La vie sportive à Karlsruhe a également connu divers évèments ces dernières années. Karlsruhe a notamment été ville étape lors des Tour de France 1987 et 2005 des Tours d’Allemagne 2004 et 2006.
La ville est l’une des premières au monde à avoir organisé une course de vélo naturiste, connue sous le nom de Nackt Radtour.

Personnalités liées à la commune

Personnalités nées à Karlsruhe

Personnalités liées à Karlsruhe

Notes et références

  1. Stadt Karlsruhe: Geographische Angaben [archive], abgerufen am 5. Juni 2012
  2. Daten des Deutschen Wetterdienstes, Stand 27. Januar 2012. Zip-Datei [archive] abgerufen unter Langjährige Mittelwerte [archive] am 17. August 2012
  3. « Das Klima in Karlsruhe » [archive] (consulté le 7 juin 2011)
  4. « Der Internationale Klimaindex – Klimatabelle Deutschland » [archive] (consulté le 29 août 2011)
  5. « Niederschlagsverteilung in Südwestdeutschland » [archive] (consulté le 29 août 2011)
  6. Bürgerverein Grünwinkel, Grünwinkel Gutshof, Gemeinde, Stadtteil ; [1909 – 2009, 100 Jahre Grünwinkel in Karlsruhe, Karlsruhe, Info-Verl,‎ 2009 (ISBN 978-3-8819-0539-8, présentation en ligne [archive]).
  7. Ulrich Brandl et Emmi Federhofer, Ton+Technik – Römische Ziegel, Schriften des Limesmuseums Aalen,‎ 2010 (ISBN 978-3-8062-2403-0), chap. 61
  8. a et b « Daten und Fakten 2011 » [archive]
  9. http://www.karlsruhe.de/b1/stadtgeschichte/chronik/stadtteilchroniken [archive]
  10. « Karlsruhe Schloss » [archive], Office de tourisme de la Forêt-Noire
  11. Spencer C. Tucker, World War I: A – D., vol. 1, ABC-CLIO,‎ 2005 (ISBN 9781851094202), p. 628
  12. Jörg Friedrich, The Fire: The Bombing of Germany, 1940-1945, Columbia University Press,‎ 2008 (ISBN 9780231133814), p. 243
  13. « L’entrée des troupes françaises à Karlsruhe début avril 1945 » [archive], Ministère français de la défense,‎ 30 novembre 2010.
  14. Martin Roeber, « « Stadtguerilla » meuchelt Buback und Begleiter » [archive], SWR
  15. Institut des transuraniens [archive]
  16. Statistisches Landesamt Baden-Württemberg: Bevölkerungsstand seit 2009 (vierteljährlich): Karlsruhe (Stadt) [archive], abgerufen am 4. Februar 2013
  17. a et b Stadt Karlsruhe, Amt für Stadtentwicklung: Daten und Fakten. 37. Ausgabe, August 2012, S. 14–15
  18. a et b Stadt Karlsruhe, Amt für Stadtentwicklung: Arbeitsmarkt 2011 – Informationsservice Statistik Aktuell Januar 2012 [archive] (PDF; 710 kB), abgerufen am 22. Juli 2012
  19. Stadt Karlsruhe: Statistisches Jahrbuch 2011 [archive], S. 21 u. 93 (PDF; 12 MB)
  20. « Der Privilegienbrief von 1715 für die Siedler in Karlsruhe » [archive], Stadt Karlsruhe
  21. « Bevölkerung in Karlsruhe nach der Religionszugehörigkeit » [archive], Stadt Karlsruhe
  22. SPD stellt Karlsruher Oberbürgermeister. [archive] In: faz.net vom 2. Dezember 2012
  23. Stadt Karlsruhe: Dr Frank Mentrup wird Karlsruhes neues Stadtoberhaupt [archive], abgerufen am 2. Dezember 2012
  24. « Städtepartnerschaften aktuell » [archive]
  25. « Teil 4 Rechenschaftsbericht zum Jahresabschluss 2009 » [archive]
  26. « Schulden der Stadt Karlsruhe seit 1983 in 1.000 Euro » [archive]
  27. « Steuer: Grundsteuer » [archive]
  28. « « Grundsteuer wird erhöht » – Was ist eigentlich der Hebesatz? » [archive]
  29. « Gewerbesteuer » [archive]
  30. http://www.enbw.com/content/en/group/portrait/index.jsp [archive]
  31. Die Kombilösung Karlsruhe: Startseite [archive]
  32. « kasig.com » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-29
  33. « Verkehrsentwicklungsplan Karlsruhe – Zustandsanalyse » [archive]
  34. « Karlsruhe: 20-Punkte-Programm zur Förderung des Radverkehrs » [archive]
  35. Güterumschlag der Binnenschifffahrt 2011 um 7 Prozent gesunken. [archive] Pressemitteilung Nr. 163/2012 des Statistischen Landesamts Baden-Württemberg vom 22. Mai 2012, abgerufen am 2. Februar 2013.
  36. Ort des Monats: DFS Deutsche Flugsicherung Karlsruhe, Newsletter Stadtmarketing Karlsruhe vom Dezember 2012
  37. « Passagieraufkommen Flughafen Karlsruhe/Baden-Baden » [archive]
  38. « Friedrich Weinbrenner » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
  39. « Schloss Karlsruhe » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
  40. « History of the museum » [archive], Musée national badois
  41. « Bauhaus » [archive], Office de tourisme de Karlsruhe
  42. a, b, c, d, e et f « Musées, beaux-arts et expositions » [archive], Ville de Karlsruhe
  43. Hermann Billing fut responsable d’un certain nombre d’édifices, tels que le groupe d’immeubles de la Baischstrasse, l’ancien bâtiment de la direction générale de la poste sur la place Ettlinger-Tor, la fontaine de la place Stephan, ou les maisons 8 et 10 de la Rankerstrasse.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes



https://fr.wikipedia.org/wiki/Hambourg

Hambourg

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hambourg (homonymie).
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Embourg.
53° 33′ N 10° 00′ E
Ville libre et hanséatique de Hambourg
Freie und Hansestadt Hamburg
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Localisation de Hambourg (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne
Localisation de Hambourg (en vert foncé) à l’intérieur de l’Allemagne
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Premier maire Olaf Scholz (SPD)
ISO 3166-2 DE-HH
Démographie
Population 1 766 537 hab. (28/02/15 1)
Densité 2 339 hab./km2
Rang 13e
PIB (2010) PIB/hab. 88,310 Md € (8e) 50 000 € (1er)
Géographie
Superficie 75 526,4 ha = 755,264 km2
Rang 15e
Politique
Parti(s) au pouvoir SPD
Bürgerschaft
SPD
CDU
Grünen
FDP
Linke
Total
62
28
14
9
8
121
Nombre de voix
au Bundesrat
3
Liens
Site web hamburg.de

modifier Consultez la documentation du modèle
220px-Hamburg-logo.svg
Logo de la Ville libre et hanséatique de Hambourg
Hambourg (en allemand Hamburg, en bas allemand Hamborg [ˈhaˑmbɔːχ]) est une ville et un des 16 Länder composant l’Allemagne. Située au nord du pays, près de l’embouchure de l’Elbe et à proximité de la mer du Nord, Hambourg est la deuxième plus grande ville d’Allemagne (après Berlin) et le premier port du pays.
La ville s’étend sur 755 km2 et compte 1,77 million d’habitants1 ; l’agglomération environ 3,5 millions. Hambourg était membre fondateur de la ligue hanséatique. Cette ancienne appartenance est encore aujourd’hui revendiquée par la ville, comme élément caractéristique de son identité. C’est ainsi que le code de la ville sur les plaques d’immatriculation est HH, qui signifie Hansestadt Hamburg et que le nom officiel de la ville est Freie und Hansestadt Hamburg (ville libre et hanséatique de Hambourg).
C’est également une ville au tourisme actif, ce qu’elle doit notamment à son architecture, à son réseau de canaux et aux abords luxuriants de l’Alster, rivière formant un lac artificiel au cœur de la ville. Elle présente de très nombreux théâtres et musées, notamment la célèbre Kunsthalle ou le jeune Bucerius Kunst Forum, qui accueille des expositions temporaires. Hambourg dispose d’un quartier entier dédié à la vie nocturne : Sankt Pauli et sa Reeperbahn.

Géographie

Hambourg est situé au confluent de l’Alster, de la Bille et de l’Elbe, et à 110 km de l’embouchure de l’Elbe dans la mer du Nord. L’Elbe est navigable même pour les porte-conteneurs de gros tonnage, et le port de Hambourg était le neuvième port le plus important du monde en 2005[réf. nécessaire].
Le territoire urbain s’étend sur 755 km², soit exactement la surface de Paris et de sa petite couronne (qui compte cependant 6 millions d’habitants), et moitié moins que la surface du Grand Londres. Les 30 m² d’espace habitable par personne font de Hambourg la grande ville offrant la plus grande surface habitable moyenne du monde. C’est également une ville très verte, et l’on estime que 14 % de la surface urbaine sont occupés par des espaces verts et de détente[réf. nécessaire].

Climat

Le climat de Hambourg est influencé par la proximité de la mer du Nord, avec des masses maritimes venant de l’Atlantique et son emplacement dans la plaine Nord-Européenne à bas relief. Le climat de Hambourg est ainsi océanique (Cfb selon la classification Köppen-Geiger). Le vent souffle majoritairement du sud-ouest, apportant pluies fréquentes, tombant souvent sous forme de bruine accompagnée d’une forte brise, une caractéristique climatique des pays occidentaux donnant sur la mer du Nord. Ce phénomène est communément appelée Schmuddelwetter (de) en Allemagne du Nord2.
Les hivers sont froids, bien que plus doux que dans l’Est continental et le Sud vallonné et montagneux de l’Allemagne. C’est ainsi que Hambourg connaît en moyenne un Noël blanc sur neuf, Munich toutes les deux années et Dresde tous les cinq ans3. Les températures maximales moyennes varient entre 3 °C et 5 °C. En hiver, le soleil se fait voir entre deux et trois heures par jour. Un ciel couvert est généralement la norme et les quelques heures d’ensoleillement sont souvent associées aux épisodes glaciaux, quand le vent tourne pour souffler de l’est ou du nord-est.
Au printemps, le soleil apparaît plus fréquemment dès le 13 mars4. De belles journées associées à des températures atteignant les 20 °C se font plus fréquentes dès la mi-avril. Pour ce qui est du nombre de jours de pluie, le printemps est généralement la saison la moins pluvieuse à Hambourg.
Les étés sont doux, souvent modérés par la brise continue de Hambourg et les averses de pluie qui surviennent 11 jours par mois en moyenne. En revanche, orages et fortes pluies surviennent rarement dans la ville hanséatique5. Bien que la moyenne maximale soit de 23 °C durant les mois de juillet et août, des températures allant jusqu’à 28 °C ne sont pas rares. Ainsi, les stations balnéaires de la Baltique et de la mer du Nord telles que Cuxhaven et Sankt Peter-Ording sont des excursions populaires permettant aux Hambourgeois de profiter d’une baignade rafraîchissante durant les jours chauds de l’été.
Hambourg est lente à se refroidir, étant donné sa proximité de l’océan. Les Hambourgeois ont tout de même droit à quelques jours de beau temps grâce à l‘Altweibersommer, le fameux été indien allemand. Mais à partir de mi-octobre, la ville hanséatique est exposée à de fréquentes dépressions maritimes de forces comparables à celles d’un ouragan. Récemment, la tempête Christian fin octobre 2013 et la tempête Xaver début décembre 2013 ont balayé la ville de Hambourg6,7. L’ouragan Xaver a entraîné la hausse du niveau de l’Elbe jusqu’à 6,50 m, le plus haut depuis 1962, et par suite inondé plusieurs quartiers de la ville, notamment ceux situés près du port8.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,1 −1 1,1 3,8 7,7 10,6 13,2 13 9,9 6,2 2,6 −0,4 5,5
Température moyenne (°C) 1,6 1,9 4,6 8,6 12,9 15,6 17,6 17,6 14 9,8 5,4 2,2 9,4
Température maximale moyenne (°C) 3,9 4,6 8,2 13,3 17,8 20,1 22,8 22,5 18,4 13,4 7,9 4,3 13,1
Ensoleillement (h) 46,9 69 108,8 171,6 223,4 198,7 217,5 203,1 144,6 107,9 53 37,4 1 581,9
Précipitations (mm) 67,8 49,9 67,7 43 57,4 78,6 76,7 78,9 67,4 67 69,2 68,9 792,6
Source : « Le Climat à Hambourg (en °C et mm, période internationale 1971- 2000) »[1]

Histoire

Antiquité classique
Le premier nom historique de la ville est, selon les rapports de Claude Ptolémée, Treva.

Les débuts

La Hanse

Article détaillé : Ligue hanséatique.
  • 1241 : la Hanse teutonique est constituée avec la ville de Lübeck.
  • 1255 : l’église Saint-Jacques est fondée.
  • ~1350 : la peste noire atteint Hambourg et y cause 30 000 morts. L’église Sainte-Catherine, église du quartier marchand et commerçant, est mentionnée.
  • 1401 : au cours de la lutte contre la piraterie, le chef des pirates le plus célèbre, Klaus Störtebeker, est exécuté.
  • 1510 : le Reichstag d’Augsbourg fait de Hambourg une ville impériale.
220px-Map_hamburg_1800
Hambourg en 1800

Les Temps modernes

  • 1529 : Hambourg passe au protestantisme.
  • 1558 : inauguration de la première bourse allemande (nombre d’habitants : environ 20 000).
  • entre 1610 et 1625 : Hambourg est transformée en puissante fortification, l’Alster est partagé.
  • 1618 : la cour d’appel de l’Empire ratifie le lien qui unit Hambourg directement à l’Empire.
  • 1678 : le premier opéra permanent ouvre ses portes.
  • 1769 : Hambourg devient ville libre d’Empire.
  • 1787 : la population dépasse pour la première fois les 100 000 habitants.

Le XIXe siècle

  • 1806 : après la dissolution du Saint Empire romain germanique, Hambourg obtient la pleine souveraineté et se proclame désormais Freie Hansestadt (« Ville libre de la Hanse »). Mais quelques mois plus tard, après leurs victoires à Iéna et à Auerstaedt, les troupes françaises de Napoléon Bonaparte occupent la ville. Le blocus continental, instauré par l’empereur, cause un grand dommage au commerce et au port de la ville.
400px-Hamburg_Jungfernstieg_%281890-1900%29
Hambourg en 1895
  • 1810/1811 : la ville libre est incorporée dans l’Empire français comme « département des Bouches-de-l’Elbe ». Elle connaît un déclin marqué durant l’occupation française.
  • 1813/1814 : la ville est assiégée pendant six mois par les troupes de la Sixième Coalition.
  • 1815 : le congrès de Vienne garantit la souveraineté de la ville qui entre dans le Bund (Confédération germanique).
  • 1817 : le premier bateau à vapeur circule sur l’Elbe.
  • 1819 : à partir de cette date, Hambourg porte le titre d’État « Hambourg ville hanséatique et libre ».
  • 1834 : Gerhard Oncken (en) et six autres personnes fondent la première communauté baptiste allemande.
  • 1842 (du 5 au 8 mai) : un gigantesque incendie détruit environ 4 000 logements ; environ 10 % de la population se retrouve sans toit.
  • 1867 : Hambourg entre dans la Confédération de l’Allemagne du Nord.
  • 1871 : Hambourg entre dans l’Empire allemand, devient Bundesstaat des Deutschen Reiches (« État fédéral de l’Empire allemand »), mais conserve son autonomie douanière.
  • 1872 : grâce aux ponts sur l’Elbe, la ligne ferroviaire Hambourg-Paris est terminée.
  • 1881 : premier réseau téléphonique à Hambourg. Il relie 206 postes.
  • 1882 : premières lampes électriques.
  • 1885 : construction de la Speicherstadt (la « ville-grenier », zone de transit portuaire parcourue de canaux), qui sera terminée en 1888.
  • 1888 : Hambourg entre dans l’Union douanière allemande. Le territoire de la ville est alors soumis au service des douanes allemandes, le port franc avec la Speicherstadt (ville des entrepôts) voit le jour.
  • 1892 : épidémie de choléra. Sur les 640 000 habitants, 16 956 sont touchés et 8 605 en meurent. Hambourg est placée en quarantaine.
  • 20 novembre 1896 : début de la grande grève des dockers.
  • 1897 : inauguration du nouvel hôtel de ville.

Le XXe siècle

  • 1906 : l’église Saint-Michel est réduite en cendres ; reconstruction de 1907 à 1912.
  • 1912 : inauguration de la U-Bahn (métro). Le premier tunnel sous l’Elbe est inauguré.
  • 1916 : camp des Belges prisonniers de guerre.
  • 1919 : premières élections démocratiques et fondation de l’université de Hambourg.
  • 1921 : après la Première Guerre mondiale, Hambourg reçoit une constitution selon les principes parlementaires.
  • 1933 : après l’arrivée au pouvoir de Hitler, de nombreux hommes politiques démissionnent. Le 8 mars, les membres du Parlement, où le NSDAP était le premier parti depuis les élections de 1932, mettent en place un Sénat (l’organe exécutif) issu du parti nazi.
  • 1937 : Hambourg fusionne avec les agglomérations environnantes (Altona, Wandsbek (en), Harburg-Wilhelmsburg et 27 autres communes). Cuxhaven est détachée de la ville et attribuée à la Prusse. Le décret dit Loi du Grand Hambourg (de) entre en vigueur le 1er avril 1938.
220px-Hamburg-Bismarck-Denkmal
Monument à Bismarck

L’opération Gomorrhe

1945

Article détaillé : Bataille de Hambourg.

Après la guerre

  • 1949 : Hambourg, en zone britannique, a conservé son statut de ville-État indépendante et devient, tout comme Brême, un land fédéré de la République fédérale d’Allemagne.
  • 17 février 1962 : crue catastrophique de l’Elbe qui entraîne la submersion de 20 % de la cité, la mort au total de 315 personnes dans la ville, 340 dans la zone sinistrée, et de 5 sauveteurs ; elle est causée par une tempête qui empêche le fleuve de s’écouler normalement pendant deux jours, et par la rupture de 60 digues. Le niveau de l’eau dans le port s’élève de 4,3 mètres9.
  • 1975 : inauguration du deuxième tunnel sous l’Elbe.
  • 1976 : un raz-de-marée d’une crue supérieure d’un mètre à celle de 1962 menace la ville mais les digues renforcées tiennent bon.
  • 1989 : le port de Hambourg fête ses 800 ans.
  • 1997 : célébration populaire du centième anniversaire de l’hôtel de ville.

Le XXIe siècle

Début des travaux du centre commercial Europapassage.
  • 2004 : élections anticipées à la suite d’un scandale plus passionnel que politique: Ronald Schill, leader populiste et numéro 2 de l’exécutif, révèle l’homosexualité du maire Ole von Beust et sa relation avec le sénateur (ministre) de la Justice. La coalition au pouvoir implose et les nouvelles élections donnent la majorité absolue à la CDU d’Ole von Beust, alors que le parti populiste de Schill, divisé, n’est plus représenté au parlement.
  • 2008 : la CDU remporte de nouveau les élections mais perd sa majorité absolue. Face à l’impossibilité de former une coalition noire-jaune du fait de l’absence des libéraux au sein du Bürgerschaft, Ole von Beust forme une coalition avec les Verts, une première au niveau régional.
  • 2010 : le sénateur à l’Intérieur, Christoph Ahlhaus, succède à von Beust, qui se retire de la vie politique pour raisons personnelles, et maintient la coalition avec les écologistes. Celle-ci se dissout trois mois plus tard, conduisant à la convocation d’élections anticipées en février 2011.

Politique et administration

220px-Rathaus.hamburg.wmt
L’hôtel de ville
La Constitution de la ville libre et hanséatique de Hambourg date de 1952.
Elle confie le pouvoir exécutif à la Bürgerschaft (Hamburgische Bürgerschaft), composée de 121 membres. Le pouvoir exécutif est exercé par le Sénat (Senat der Freien und Hansestadt Hamburg), qui est dirigé par le Premier maire, qui préside également le Sénat (Erster Bürgermeister und Präsident des Senats).

Arrondissements municipaux

220px-Hamburg_Bezirke.svg
Carte des arrondissements municipaux de Hambourg
Hambourg se décompose en sept arrondissements municipaux disposant chacun d’un conseil élu :

Religion

Tout comme l’Allemagne de l’Est (ex-RDA), la ville traditionnellement protestante de Hambourg est non seulement fortement sécularisée mais aussi largement déchristianisée (en 2011), au point que les chrétiens y sont devenus minoritaires.

Économie

Hambourg compte parmi les centres économiques les plus importants d’Europe. Au fil du temps, la ville de Hambourg s’est spécialisée dans la chimie, la construction aéronautique et navale, et la technologie en général. Hambourg est ainsi leader dans les domaines de la technique médicale et les biotechnologies. Le secteur des services est important et représente 83 % des emplois de la ville. En 2007, le taux de chômage s’élevait à 8,3 % de la population active10.

Port

150px-Une_vue_du_Port
Une vue du port
Le port de Hambourg est situé sur l’Elbe. Les installations portuaires sont placées sur les rives, îlots et nombreux polders parcourus par des canaux parfois munis d’écluses. La zone industrialo-portuaire forme ainsi un bulbe dont le large noyau est enserré par deux bras de l’Elbe (la partie de la grande île à l’est du quartier de Wilhelmsburg étant cependant plus résidentielle). Il est équipé de plus de 70 km de quais.
150px-Landungsbr%C3%BCcken_de_St-Pauli
Les jetées (Landungsbrücken) de Sankt Pauli en cours de rénovation
Ce port est surnommé l’« entrée du monde de l’Allemagne ». C’est le plus grand port d’Allemagne, notamment en matière de commerce extérieur et de transit, le 3e plus grand port d’Europe en tonnage (après Rotterdam et Anvers11), ainsi que le 9e plus grand port à conteneurs du monde et le 22e plus grand port du monde pour les marchandises échangées.
150px-Eglise_Saint-Michel
L’église Saint-Michel et sa tour (132 m), symbole de la ville
Le port a une surface de 87 km2. Il est sans conteste un moteur de l’économie dans la mesure où il génère plus de 40 000 emplois : c’est la plaque tournante du commerce avec l’Europe de l’Est et du Nord. Situé à 120 km de la mer, il peut accueillir les plus gros porte-conteneurs internationaux. Il a obtenu autrefois le statut de port franc : les navires ne payaient pas de taxe. Actuellement, une partie du port a gardé ce statut.
Les quais de la rive droite sont essentiellement un lieu de promenade dans le cadre urbain typique de la ville, le long du fleuve et face au panorama monumental de la zone portuaire, notamment près des jetées ou Landungsbrücken (en) de Sankt Pauli. L’église Saint-Michel, à proximité, est un haut lieu architectural : construite de 1751 à 1762, n’est pas seulement l’église baroque la plus connue d’Allemagne du Nord, elle possède également le plus haut clocher d’Allemagne, avec des cadrans d’un périmètre dépassant les 24 mètres. Sa tour, le « Michel », est haute de 132 m et dispose d’une plateforme panoramique qui domine le port et la ville.

Médias

150px-St._Jakobi_Hamburg_Arp-Schnitger-Orgel
Le célèbre orgue Arp Schnitger (1693) sur la tribune ouest de l’église Saint-Jacques
La ville joue un rôle important dans le domaine des médias : 15 des 20 magazines allemands à plus fort tirage y sont édités. C’est également à Hambourg que la première chaîne allemande de télévision ARD produit tous les jours le Tagesschau, principal journal télévisé d’Allemagne.

Tourisme

Le tourisme joue un rôle important dans l’économie de la ville. Les visiteurs passent 10,6 millions de nuitées à Hambourg par an. Le secteur du tourisme y emploie 102 000 personnes12. La plupart des visiteurs viennent d’Allemagne (6 millions de nuitées). Les plus grands groupes de visiteurs étrangers viennent de Suisse (environ 185 000 nuitées), d’Autriche (environ 181 000 nuitées) et d’Angleterre (177 000 nuitées)13.

Transports

Hambourg dispose d’un réseau de transports en commun développé constitué de 4 lignes de métro, 6 lignes de RER (S-Bahn) et de plus de 600 lignes de bus. Le vélo est également un moyen de transport privilégié, avec un grand réseau de pistes cyclables et un système de location de vélos (Stadtrad).

Aéroport Hamburg-Fuhlsbüttel

Article détaillé : Aéroport de Hambourg.
L’aéroport de Hambourg est le plus ancien encore en service, et le cinquième plus important d’Allemagne en ce qui concerne le nombre de passagers. Les destinations les plus importantes sont Munich, Francfort-sur-le-Main, Paris et Londres.

Transports ferroviaires

Hambourg compte cinq gares ferroviaires : Hauptbahnhof (gare centrale), Dammtor, Altona, Harburg et Bergedorf ainsi que le métro. Les transports en commun dans l’espace urbain sont également assurés par un large réseau de S-Bahn (analogue au RER) et de trains de la Deutsche Bahn, qui sont pour la plupart ouverts aux usagers du réseau urbain en vertu d’un accord entre la HVV (de), gérant les transports urbains, et la Deutsche Bahn.
La ville est un des carrefours importants du réseau ferroviaire européen, et est notamment la plaque tournante des réseaux en partance pour l’Europe du Nord et la Scandinavie (ligne Hambourg-Copenhague au départ d’Altona, dont une partie du trajet sur barge). 207 trains en direction des grandes villes européennes transitent quotidiennement par la gare centrale de Hambourg, auxquels s’ajoutent les trains régionaux.

Héraldique

Blason Blasonnement :
De gueules au château d’argent, crénelé et surmonté de trois tours du même, celle du milieu couverte d’un dôme croiseté, les deux autres crénelées et surmontées chacune d’une étoile à six raies aussi d’argent.
Commentaires : Des versions datant d’avant les Première et Seconde Guerres mondiales montrent les portes du château ouvertes, portes qui se fermaient en cas de guerre contre l’Allemagne. La Seconde Guerre mondiale s’étant finie sur une capitulation sans conditions (aucun traité de paix signé), les armes de Hambourg sont représentées avec les portes fermées.
Le blasonnement de la ville de Hambourg est lié avec celle de Brême, selon un dicton disant « Hamburg ist das Tor zur Welt, Bremen hat den Schlüssel. » : « Hambourg est la porte sur le monde, Brême détient la clef. » (référence à la clef présente sur le blason de Brême).

Culture

300px-Binnenalster_am_Abend
Le centre-ville, de nuit

Musées

La vie culturelle à Hambourg est extrêmement variée : la Kunsthalle pour l’art, les nombreux musées dont le Museum für Kunst und Gewerbe qui abrite des arts appliqués, des meubles, des objets de design allant de la vaisselle de l’Empire chinois jusqu’au design moderne scandinave, le Hamburg Museum consacré à l’histoire de la ville, le Deutsches Zoll Museum (« Musée allemand des douanes »), la Staatsoper, qui accueille les opéras du monde entier, les clubs de musique, dont le fameux Star-Club où ont joué Gene Vincent, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Eric Burdon, Ray Charles, Manfred Mann, Jimi Hendrix et même les Beatles, qui s’y sont produits à intervalles réguliers entre 1960 et 1962, étape décisive de leur carrière débutante. Et bien sûr, la fameuse Reeperbahn, le quartier chaud (die rote Meile) des mariniers avec ses bars, restaurants, théâtres, cabarets et clubs. Le bâtiment baroque du Beylingstift (1751, Petertraße 35-39) abrite le musée Johannes Brahms.

Théâtres

Hambourg n’abrite pas moins de 31 théâtres dont le Deutsches Schauspielhaus, le plus grand théâtre allemand, le prestigieux Thalia Theater, 7 salles de musiques, 10 cabarets et 50 musées privés et publics.

Restauration gastronomique

Des 4 000 restaurants, 2 400 proposent une gastronomie étrangère. Il existe notamment un quartier portugais près du port dans la Ditmar-Koel-Strasse, et un autre quartier de bars et restaurants près du Schulterblatt, dans le quartier de Sternschanze, connu également pour sa fête (la Schanzenfest) et une présence marquée de la culture alternative.
Le « Hamburger Stück » était une sorte de petit sandwich que les marins de passage dans la ville prenaient pour leurs longues traversées en mer. Cette spécialité a ensuite été exportée aux États-Unis au XIXe siècle et a donné naissance au désormais célèbre hamburger de fast-food14.

Excursions

Le fleuve et ses berges sont des lieux de promenade privilégiés. Des circuits par bateau permettent de visiter l’immense espace portuaire, et les transports en commun de la ville incluent d’ailleurs des navettes sur le fleuve. L’ouest de la ville est très apprécié pour les balades, avec notamment le Jenischpark, un site de 42 hectares de forêt dans le quartier d’Othmarschen, et le quartier de Blankenese (de), perché sur le versant d’une colline et parcouru d’allées étroites et d’escaliers. On y compte également un jardin botanique et un zoo : le Tierpark Hagenbeck.
150px-Schulauer_F%C3%A4hrhaus
Willkommhöft, le poste de salut des navires de Hambourg
Au cœur de la ville, l’Alster forme un grand lac dont les Hambourgeois sont fiers et qui compte deux bassins, reliés par une passe : la Binnenalster au cœur même de la ville, où l’on trouve l’hôtel de ville, les quais de Jungfernstieg (de) avec les quartiers commerçants les plus chics, ainsi que banques et hôtels de luxe ; et l’Aussenalster plus au nord, lieu de balades et de bases nautiques.
Les environs de Hambourg ont un charme particulier. Altes Land, la plus grande région de culture d’arbres fruitiers en Allemagne, semble tout indiqué, avec ses vieilles fermes bâties par des Vikings au Moyen Âge[réf. nécessaire], pour des promenades en bus ou à vélo. Les vieux centres historiques de Stade ou de Lunebourg (Lüneburg) ne sont qu′à une demi-heure de Hambourg. En voiture, Lübeck et les plages de la Baltique ne sont qu′à une heure.

Musique classique

Considéré comme une des premières scènes du monde lyrique, l’Opéra d’État de Hambourg est une des plus anciennes compagnies d’Allemagne, dirigé entre autres par Gustav Mahler et Rolf Liebermann15. Hambourg possède plusieurs orchestres renommés, dont l’Orchestre philharmonique (l’orchestre de l’opéra) et l’Orchestre symphonique de la NDR, autrefois dirigé par Hans Schmidt-Isserstedt et Günter Wand notamment. Christoph von Dohnányi en est désormais le chef. Une nouvelle salle de concert, la Philharmonie de l’Elbe, est en construction pour abriter ce dernier ensemble en plein centre du port ; son inauguration, prévue à l’origine pour 2010, a été maintes fois repoussée.
  • 120px-La_Laieszhalle
    La Laieszhalle sur la Johannes-Brahms-Platz
  • 90px-Elbphilharmonie_11-03-11
    La Philharmonie de l’Elbe en cours de construction
16px-Information_icon.svg Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

L’amitié franco-allemande et la francophonie à Hambourg

À Hambourg et dans ses environs au nord habitent à peu près 5 000 Français16. L’Institut français de Hambourg (Französisches Kulturinstitut)17 est l’un des lieux où l’on peut apprendre la langue et la civilisation françaises. Hambourg Accueil e. V. avec 800 membres est un cercle où les Français résidant à Hambourg, et les Allemands qui connaissent le français, se rencontrent18. Il existe également un autre cercle, Cluny (Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.), fondé en 1947 en sens de l’Abbaye de Cluny en Bourgogne pour la paix19. La plupart des membres sont des Allemands cherchant à améliorer et entretenir leur connaissance de la langue française20. En outre, Hambourg compte un lycée français21. Les gens d’affaires se rencontrent à l’Amicale de Hambourg, le club d’affaires franco-allemand22. Les Bretons soignent leurs sources culturelles dans l’Association des Bretonnes et Bretons d’Allemagne du Nord ABBAN e. V23. Depuis 2014, il existe un blog d’information francophone24. Les Suisses de la Suisse romande se rencontrent dans un « cercle romand »25.
L’église Saint-Ansgar surnommée en allemand « Kleiner Michel » fut convertie en église catholique pendant l’occupation de Hambourg par les troupes de Napoléon. Après la destruction de l’église en 1945 par les bombardements, elle fut reconstruite grâce à des dons et à l’aide des chrétiens français. C’est pourquoi elle est devenue un symbole de l’amitié franco-allemande. Toutes les semaines, une messe en langue française y est donnée par la Mission catholique française et francophone de Hambourg26,27.

Jumelage avec Marseille

Hambourg est jumelée, entre autres, avec Marseille depuis 1958. Le but de ce jumelage était d’améliorer l’aménagement urbain et les structures économiques des deux villes. Hambourg comme Marseille rencontrent des problèmes communs aux villes portuaires, comme le problème des quartiers en restructuration autour du port et dans le centre-ville, ou celui de l’intégration des immigrants28.

Sports

Hambourg est une ville fluviale où l’on trouve un grand nombre d’espaces verts. Elle offre ainsi une très grande variété de sports et de loisirs, et l’on y rencontre d’ailleurs un nombre important d’unions sportives amateur.
La ville compte plusieurs clubs de football. Les deux principaux clubs sont le FC Sankt Pauli et surtout le Hambourg SV, notamment vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1983 et qui évolue au Imtech Arena (Volksparkstadion jusqu’en 2000). La rivalité traditionnelle des deux clubs traduit de longue date une polarisation politique, entre le HSV, grand club « bourgeois », et Sankt Pauli, petit club « de gauche ».
Le handball occupe également une très grande place, avec le HSV Hambourg, vainqueur de la Ligue des champions en 2013 et champion d’Allemagne en 2011 devant l’ogre THW Kiel. Le club évolue dans l’O2 World Hamburg, idéale pour recevoir des matchs de la Ligue des champions.
Autres équipes sportives majeures :
Hambourg s’apprête à se porter candidate pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été 2024. Le concept de sa candidature nommé „Zentralen Spiele am Wasser“ (littéralement : «Jeux centraux au bord de l’eau »)  repose sur des infrastructures proches du centre-ville, actuellement utilisées par le port pour ses activités économiques. Dans une optique de durabilité, celles-ci pourront par la suite être transformées en lieux d’habitation, lieux de loisir et repos, ou encore en sites industriels.

Éducation

À Hambourg, le système scolaire subit depuis 2010 une profonde mutation. Les types d’école traditionnels allemands, Grundschule (primaire), Hauptschule (une sorte de collège), Realschule (collège) et Gymnasium (lycée), disparaissent au profit d’une Grundschule unique suivie par le Gymnasium ou la Stadtteilschule (école de quartier). Le Gymnasium permet aux élèves de préparer l’Abitur en 12 ans, la Stadtteilschule en 13 ans29.
Il y a trois lycées allemands (Gymnasium) dans la région Othmarschen, Osterbek et Süderelbe où l’on peut faire l’Abibac30.
Outre les écoles allemandes publiques et privées, il existe aussi un lycée français ainsi qu’une école internationale. Le lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg21 offre aux enfants une éducation française de la maternelle au baccalauréat général, ainsi que la possibilité de passer l’Abibac. L’International School Hamburg permet aux élèves de passer le baccalauréat international (Organisation du baccalauréat international)31.

Universités

La ville comporte 17 universités et instituts d’études supérieures avec un total de 75 514 étudiants inscrits32. L’université de Hambourg accueille à elle seule 40 000 étudiants et est considérée comme la cinquième plus grande université d’Allemagne, mais aussi comme l’une des plus jeunes car elle n’a été créée sur décision de la municipalité qu’en 1919. Les racines de l’université sont cependant anciennes puisqu’il existait des établissements d’enseignement supérieur dans la ville dès le début du XVIIe siècle.
Le campus principal est situé au centre-ville dans le quartier d’Eimsbüttel.
À Hambourg se trouve aussi la prestigieuse Haute école de sciences juridiques (Bucerius Law School) qui a su profiter du rayonnement international de la ville pour créer de nombreux partenariats à l’étranger.

Villes jumelées

Hambourg est jumelée avec les neuf villes suivantes33 :

Dicton

  • « Hamburg ist das Tor zur Welt, Bremen hat den Schlüssel. » : « Hambourg est la porte sur le monde, Brême détient la clef. » (en référence aux armoiries des deux cités).

Célébrités de Hambourg

Notes et références

  1. a et b Statistikamt Nord – Monatszahlen – Bevölkerung consulté le 27 octobre 2015.
  2. http://www.cornelius-friedrichs.de/allgemein/02-nieselregen.html
  3. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/weisse-weihnachten-schnee-an-heiligabend-selten-a-940775.html
  4. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/wetter-prognose-im-maerz-in-deutschland-vorhersage-mit-regen-und-wind-a-958633.html
  5. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/extremwetterkongress-wo-die-meisten-blitze-einschlagen-a-822753.html
  6. http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/06/la-tempete-xaver-touche-l-europe_3526550_3244.html
  7. http://www.liberation.fr/monde/2013/10/28/au-moins-huit-morts-en-europe-apres-la-tempete-martin_942929
  8. http://www.spiegel.de/panorama/xaver-neue-sturmflut-im-norden-a-937508.html
  9. Claude Mangin, L’Allemagne, Belin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290), p. 126
  10. Cécile Calla, « L’élection de Hambourg pèsera sur les stratégies d’alliance des deux grands partis allemands », Cécile Calla, Le Monde, 23 février 2008
  11. (en) Statistiques du port de Rotterdam
  12. Daniela Stürmlinger: Übernachtungen verdoppeln sich bis 2020. (Deux fois plus de nuitées d’ici 2020.) in Hamburger Abendblatt du 14/10/2009, p. 24
  13. Fremdenverkehr wichtig wie nie. (La fréquentation étrangère plus importante que jamais.) in Hamburger Abendblatt du 25/2/2011, p. 10
  14. Le Petit futé City Guide Hambourg 2012/2013 1re édition
  15. Laure Gauthier, L’Opéra à Hambourg (1648-1728). Naissance d’un genre, essor d’une ville, préface de Dominique Bourel, Paris, PUPS, 2009.
  16. Hans-Juergen Fink: « Hamburg ist sehr französisch ». En: Hamburger Abendblatt du 6 janvier 2012, p. 10
  17. Institut français de Hambourg
  18. Association Hambourg Accueil e. V.
  19. Marlies Fischer: Deutsch-französische Gesellschaft Cluny feiert 65. Geburtstag. En: Hamburger Abendblatt du 2. novembre 2012, p. 17
  20. Association Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.
  21. a et b Lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg
  22. Amicale de Hambourg. Club d’affaires franco-allemand fondé en 1964
  23. Association des Bretonnes et Bretons d’Allemagne du Nord ABBAN e. V.
  24. Info-Hambourg.de: HambOurg en français dans le texte
  25. Cercle romand de la Suisse
  26. (de) Site internet Kleiner Michel (St. Ansgar Hamburg), consultée le 27 décembre 2010
  27. Mission catholique française et francophone de Hambourg
  28. (de) Rebecca Kresse: Partnerschaft zu Marseille : Mit neuem Leben füllen. Hamburger Abendblatt du 9 octobre 2008, page 14
  29. http://www.hamburg.de/contentblob/1157902/data/broschuere-bildungsoffensive.pdf
  30. Gymnasien informieren über französisches Abitur an Hamburger Schulen. En: Hamburger Abendblatt du janvier, 9 2013
  31. (en) International School Hamburg
  32. http://mobil.abendblatt.de/hamburg/article2356243/Bildung-Das-aendert-sich-an-Hamburgs-Schulen.html
  33. (de) Villes jumelées avec Hambourg
  34. Les tortues de mer de Sipadan, musique et fabrication: Christoph Brüx[

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

Liens externes

 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire