A noter : le 24 juillet est une date qu’affectionne particulièrement le malade mental de Puy-l’Evêque pour ses attentats.
Ainsi, par exemple, en 2011, avait-il attaqué ce jour-là plusieurs
sites de préfectures françaises sous le pseudonyme de « SaMo_Dz » après
avoir fermé son vieux « Sitacyp » qu’il disait avoir créé très
exactement dix ans plus tôt, le 24 juillet 2001.
On rappelle au passage que ce cybercriminel et mythomane avéré, qui
se présente abusivement comme « écrivain en ligne et à l’oeil depuis
2001″ sous le prétexte qu’il est depuis cette année-là l’auteur de
différents sites et blogs publics personnels, revendique le droit
d’écrire et de publier absolument tout ce qui lui chante sur n’importe
qui, au mépris du plus élémentaire respect de la vie privée des
différentes personnes bien réelles dont il a décidé de faire ses
« personnages » comme de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la
presse. Aussi, il se plaint que ses victimes portent plainte contre lui
et publient des démentis et droits de réponse lorsqu’elles découvrent
ses écrits les concernant, ainsi que tous ses travaux de
« documentation » préalable : piratages informatiques, écoutes
téléphoniques illégales, etc…
Je souligne ici les extraits suivants de ma très longue publication du 11 juillet dernier.
Avec l’aide de ses partenaires du quotidien local qui tous les jours
martelaient à l’attention de leurs lecteurs que leur candidat était
blanc comme l’agneau nouveau né et n’ont pas hésité à les tromper en
faisant témoigner en sa faveur plusieurs de ses complices, Richard
Ferrand a convaincu les gogos qui l’ont élu qu’ils seraient mieux servis
par un député ministre, tout en sachant dès le départ qu’il allait
quitter le gouvernement sitôt après l’élection.
Publié le 20 juin 2017 à 00h00
Modifié le 20 juin 2017 à 07h51 Gwendal Hameury (avec AFP) Richard Ferrand, qui est visé par une enquête préliminaire
de la justice, quitte le gouvernement. Il va prendre la tête du groupe
REM, à l’Assemblée.
Visé par une enquête préliminaire de la justice, le ministre sortant
de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, quitte le gouvernement
d’Édouard Philippe. Le Premier ministre, pour sa part, a été
immédiatement reconduit à Matignon, ce lundi, après avoir présenté la
démission de son équipe à Emmanuel Macron qui l’a chargé de former une
nouvelle équipe d’ici à demain, à 18h.
Richard Ferrand ne sera resté qu’un mois à la tête de son ministère. À
la demande du chef de l’État, qui l’a reçu dans la plus grande
discrétion et pendant près d’une heure, hier après-midi, à l’Élysée, le
Finistérien a accepté de quitter le gouvernement pour briguer la
présidence du groupe La République en Marche, à l’Assemblée, un poste
clé pour la majorité présidentielle. Son départ intervient donc à la
faveur de la traditionnelle démission du gouvernement sortant, au
lendemain d’élections législatives. « Le Président m’a effectivement
demandé de devenir le chef de la majorité », a confirmé, hier soir,
l’intéressé, au Télégramme. Et d’ajouter : « Je suis très sensible à
cette marque de confiance du président de la République, d’autant que La
République en Marche est le groupe parlementaire le plus important en
nombre de la Ve République. Je vais donc rester député de la 6e
circonscription du Finistère ». En d’autres termes, Richard Ferrand ne
fera pas partie du gouvernement Philippe 2 et ne briguera pas non plus
le « perchoir » de l’Assemblée nationale. Il devrait donc prendre la
tête d’un groupe de 308 élus, allié à celui que le MoDem de François
Bayrou compte former, avec ses 42 députés.
« Pas du tout lié aux affaires »
L’entourage du chef de l’État a juré ses grands dieux que Richard
Ferrand ne faisait pas les frais de ses démêlés avec la justice, qui a
diligenté une enquête après la publication, fin mai, d’un article du
Canard enchaîné. L’hebdomadaire satirique révélait alors que les
Mutuelles de Bretagne avaient décidé, en 2011, alors que Richard Ferrand
en était le directeur général, de louer des locaux commerciaux
appartenant à sa compagne. Son départ du gouvernement n’est « pas du
tout lié aux affaires, c’est vraiment l’inverse », a insisté l’entourage
du chef de l’État.
Le président Macron avait fait un portrait très précis de celui qui
devait prendre les rênes du groupe la REM au Palais Bourbon : « Un homme
en qui il a une confiance absolue », qui « connaît déjà les rouages de
l’Assemblée mais aussi les candidats et le mouvement, de l’intérieur », «
capable d’encadrer les nouveaux députés et de faire face aux ténors des
autres partis ». Visiblement, le secrétaire général d’En Marche ! avait
toutes les qualités requises. Lors de leur entretien, Emmanuel Macron
aurait affirmé que « Richard Ferrand était, pour lui, ce que Pierre Joxe
(président du groupe PS à l’Assemblée, de 1981 à 1984, NDLR) était à
François Mitterrand ».
Son adversaire LR scandalisée
Gaëlle Nicolas, maire LR de Châteaulin et candidate battue, dimanche,
au second tour des législatives, par Richard Ferrand, a réagi vertement
à la décision de ce dernier de briguer la présidence du groupe la REM à
l’Assemblée, et donc de ne pas conserver son poste de ministre : « Je
dois dire que ça ne me surprend pas, même si je ne pensais pas que ça
arriverait avant la composition du nouveau gouvernement. En revanche,
pour les habitants, ça doit être une surprise. Je l’ai toujours dit,
Richard Ferrand était un caillou dans la chaussure de Macron. Il était
tout simplement devenu infréquentable dans le gouvernement. S’agissant
de la 6e circonscription du Finistère, il s’est moqué du monde. Il a
fait toute sa campagne avec le statut de ministre et les moyens de
l’État. C’est-à-dire gardes du corps et forces de l’ordre à chaque
déplacement ; il a imposé son emploi du temps et bénéficié d’une
exposition médiatique supplémentaire. L’argument selon lequel il valait
mieux un député ministre pour la circonscription a été matraqué par lui
et son équipe de campagne. Tout ça pour être démissionné le lendemain de
son élection… C’est un scandale, une tromperie délibérée. La semaine
dernière, j’avais prévenu les électeurs : attention de ne pas donner à
Richard Ferrand un parachute à l’Assemblée, avec l’immunité
parlementaire qui va avec. C’est ce qui est arrivé. Il s’est garanti une
porte de sortie du gouvernement. Et qu’il ne vienne pas nous dire que
c’est son choix ; c’est un pis aller ! »
Démission de Richard Ferrand. « Une première désillusion ? », questionne Christian Troadec
Publié le 20 juin 2017 à 08h59 Carhaix (29) Christian Troadec , maire , président de Poher communauté .
Le maire de Carhaix Christian Troadec, l’un des rivaux déçus de
Richard Ferrand aux élections législatives, a réagi à la démission de ce
dernier du gouvernement pour rejoindre l’Assemblée nationale et devenir
chef de la majorité. « Pour ceux qui avaient voté pour lui pour avoir
un ministre en Centre-Bretagne vont être contents ! [...] Il n’aura
fallu attendre que le lendemain de l’élection pour qu’on retrouve
désormais Richard Ferrand comme chef de clan à l’Assemblée nationale. ..
Une première désillusion ? », écrit-il dans un communiqué.
Gaëlle Nicolas, maire de Châteaulin et autre rivale déçue de Richard Ferrand aux législatives, a réagi peu ou prou de la même manière, ce lundi, considérant que l’ancien ministre de la Cohésion des territoires « s’est moqué du monde ».
Le dossier des Mutuelles de Bretagne n’a pas eu la peau du
ministre. Ni celle du député. En revanche, la polémique lui a coûté la
présidence de l’Assemblée nationale.
Il aurait dû être le 4e personnage de l’État. Voici le récit et les
coulisses du dossier Ferrand. Cinq semaines d’emballement
politico-médiatique, de chausse-trappes, d’intrigues, suivies de très
près par un Président qui, jusqu’au bout, n’a pas voulu céder face au
tribunal médiatique.
« Quand on se fait un patrimoine à plus de 600.000 euros, on n’a pas
sa place dans une élection législative (…) Il y a des faits qui relèvent
à la limite de l’escroquerie. » Au micro de France Bleu Breizh Izel, la
charge est signée Patricia Adam, le soir du premier tour des
législatives. La députée PS de Brest vient d’être balayée par la
déferlante La République en Marche. L’accusation n’engage qu’elle, mais
le raccourci résume ce qu’une partie de l’opinion publique tient comme
acquis : Richard Ferrand a favorisé ses proches et aurait même lésé les
Mutuelles de Bretagne qu’il a dirigées jusqu’en 2012, avant d’être élu
député.
Macron – la presse : le bras de fer
Mercredi 24 mai : Richard Ferrand est ministre depuis une semaine
quand Le Canard Enchaîné publie les premières révélations. L’opération
immobilière des Mutuelles de Bretagne n’a rien d’illégal a priori, mais
le conflit d’intérêts passe mal, alors que le nouveau Président a
décrété « la moralisation de la vie politique ».
Le soir même, ce 24 mai, Macron appelle Ferrand. Le ministre est dans
sa voiture, filant vers la Bretagne pour lancer la campagne des
législatives dans sa circonscription. Richard Ferrand propose au
Président de démissionner. Emmanuel Macron refuse. Pour le président de
la République, son ministre et ami est une victime collatérale d’une
bataille qui se livre avec… la presse. Emmanuel Macron vient de rompre
avec la pratique de ses deux prédécesseurs à l’Élysée. Fini la
connivence et les confidences. Fini l’accès aux conseillers. Piquée au
vif, la presse réagirait « comme un toxicomane qu’on vient brutalement
de priver de drogue », commente-t-on dans l’entourage du chef de l’État.
Politiquement, Emmanuel Macron n’a aucun intérêt à abandonner son
ministre. Après Ferrand, qui sera le prochain ? La situation pourrait
devenir ingérable. L’Elysée et Matignon décident de « ne rien lâcher ».
Le Canard, l’AFP, Le Parisien…
Mais un avocat brestois, ancien bâtonnier, va relancer la machine
médiatique. Alain Castel représentait un des créanciers du propriétaire
du bien vendu à la compagne de Richard Ferrand. Il est persuadé que
l’opération immobilière est « fumeuse », et promet un document accablant
à ses yeux : un compromis de vente signé de la main de Richard Ferrand.
Pour l’avocat, les Mutuelles ont été lésées et auraient mieux fait
d’acheter. Le Canard Enchaîné est prévenu le jeudi 25 mai. Le
Télégramme, le lendemain après-midi.
En ce long pont de l’Ascension, recouper les informations, trouver
les acteurs clés du dossier et un spécialiste du code de la mutualité
relève de l’impossible. D’autres rédactions ont également été mises dans
la boucle, dont Le Parisien et l’AFP. Le lundi 29 mai, Le Parisien
publie les accusations du juriste, et la réponse du ministre. Le
Télégramme boucle et publie son enquête en fin de matinée. Les acteurs
clés du dossier avec lesquels il a pu entrer en contact viennent
contredire la version livrée par Alain Castel.
La marche ratée vers le perchoir
Une frénétique quête d’information s’empare alors de la presse (lire
ci-contre). La succession de « révélations » qui suit conduit le parquet
de Brest à ouvrir une enquête préliminaire, le 1er juin. Le soir même,
très éprouvé, Richard Ferrand propose une nouvelle fois, mais de manière
formelle cette fois-ci, sa démission au Président. L’Élysée, Matignon,
ses avocats et ses proches le font finalement renoncer. Pas question de
céder. Ferrand repart en campagne et est réélu député de la 6e
circonscription du Finistère, avec 56,41 % des votes.
Le lendemain, nouveau coup de tonnerre. De l’Élysée cette fois :
Richard Ferrand doit quitter le gouvernement. Officiellement, pas en
raison de la polémique qui le poursuit, mais pour lui proposer un poste
de confiance : présider les 310 députés de la République en Marche à
l’Assemblée. En coulisses, le scénario du départ de Richard Ferrand
était programmé depuis longtemps. Le dossier des Mutuelles de Bretagne
n’a pas eu la peau du ministre. Ni celle du député. Elle a en revanche
barré la route que lui avait tracée le président Macron. Celle qui
devait le mener non pas à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée,
mais à son perchoir.
« C’est à la présidence de l’Assemblée qu’il estimait que Richard
Ferrand serait le plus utile », assure une source proche de l’Élysée.
Jusqu’au dernier moment, le Président insiste pour que Ferrand accepte.
En pleine enquête préliminaire, ce dernier se méfie de François
Bayrou, au ministère de la Justice. Ferrand-Bayrou : les deux hommes se
détestent. Au point qu’ils ont failli en venir aux mains lors de la
cérémonie d’investiture du nouveau président de la République, à
l’Élysée, nous confirme un témoin direct de la scène. Le député
finistérien décline l’offre de Macron. Le 4e personnage de l’État ne
sera pas Richard Ferrand, mais François de Rugy.
Après avoir encore évoqué les DINGUES du Tribunal de Grande Instance de Brest, je tiens à rappeler ce qui suit :
1°/ la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, qu’ils avaient
entièrement et très solidairement satisfaite tout au long de sa
procédure à mon encontre en première instance, a vu toutes ses fautes et
les leurs sanctionnées par les magistrats de la cour d’appel de Rennes
dans la décision qu’ils ont rendue le 2 décembre 2015, en conséquence de
quoi, par cet arrêt devenu définitif le 8 mars 2016, elle a été
déboutée de l’intégralité de ses demandes à mon encontre et contre ma
soi-disant « complice » la société OVERBLOG;
2°/ son complice le cybercriminel et escroc patenté Pascal Edouard
Cyprien Luraghi n’a pas davantage gagné à Paris le 5 janvier dernier, le
magistrat appelé à statuer sur ses demandes à mon encontre les ayant de
même entièrement rejetées avec d’excellents motifs;
3°/ j’obtiens par ailleurs de magistrats non brestois bien des
annulations d’autres décisions illégales de leurs collègues de Brest.
Ces différents magistrats ne sont bien évidemment pas corrompus, ils le
prouvent en désapprouvant régulièrement leurs collègues de Brest.
Je disais encore hier à quel point l’esprit du juge brestois est éloigné de l’idée de justice.
En voici une nouvelle illustration.
On remarquera au passage que ses collègues de la Chambre de
l’Instruction de Rennes ne valent guère mieux : sauf exception, au lieu
de remplir leur mission de contrôle du juge, ils en sont « solidaires »,
de cette « solidarité » spécifique à la région qu’évoque l’actuel
procureur de la République de Brest avant de quitter son poste. Arrivé
au Tribunal de Grande Instance de Brest pour la rentrée de septembre
2014, il y avait été accueilli par la CRIMINELLE Isabelle Johanny, qui venait de signer très solidairement toute une série de FAUX CRIMINELS me concernant.
Les uns et les autres comptent tous que le justiciable n’exercera pas
le droit de recours que lui offre la loi, car il s’agit toujours d’une
nouvelle procédure très coûteuse, sauf pour ceux qui comme moi peuvent
se défendre sans systématiquement recourir aux services d’un avocat.
Allez, je peux bien le dire : j’ai déjà fait infirmer, annuler ou casser un bon paquet de décisions de ces DINGUES du Tribunal de Grande Instance de Brest, et cela va continuer.
Il va falloir qu’ils s’y fassent, tous autant qu’ils sont : la nulle en droit, ce n’est pas moi.
Plounévez-Lochrist. Erreur de procédure : le meurtrier présumé remis en liberté
Publié le 14 juillet 2017
La chambre de l’instruction de Rennes a prononcé, hier, la remise en
liberté sous contrôle judiciaire d’un homme de 63 ans, meurtrier présumé
du musicien britannique Glen Miller. La chambre a annulé une ordonnance
du juge des libertés et de la détention de Brest, qui n’avait pas
respecté la procédure de transfert du prisonnier pour son audition. Le
14 septembre 2014, Glen Miller était retrouvé à son domicile de
Plounévez-Lochrist, tué d’une balle dans le cou. Détenu dans le cadre de
l’enquête sur cette affaire depuis le mois de février 2015, un ami de
Glen Miller aujourd’hui âgé de 63 ans, conteste les faits qui lui sont
reprochés. Il a déjà fait plusieurs demandes de remise en liberté.
Visioconférence non justifiée
En janvier 2017, il devait être entendu par le juge des libertés et
de la détention (JLD) de Brest. Comme c’est son droit, il refuse d’être
auditionné par l’intermédiaire d’une visioconférence. Mais, faute de
moyens, aucune équipe du centre pénitentiaire ne peut l’amener devant le
juge. Il est donc jugé par visioconférence, en son absence, par le JLD
de Brest qui décidera de son maintien en détention. Cette décision sera
confirmée par la chambre de l’instruction au mois de février.
« Or, cette procédure est illégale, explique Me Ronan Appéré. On ne
peut imposer la visioconférence que dans deux cas très précis : si le
détenu risque de s’évader ou en cas de trouble majeur à l’ordre public
». Comme l’avocat l’a précisé devant la chambre de l’instruction, hier
matin, son client n’a rien « d’un mafieux ou d’un gros dealer » que des
équipes viendraient délivrer en attaquant le fourgon. « Il n’y a aucune
preuve qu’il ait même eu l’idée de s’échapper », poursuit-il.
« Une grosse bévue »
La Cour de cassation lui avait donné raison au mois de juin,
précisant bien que la visioconférence devait rester une exception et
qu’elle ne devait être utilisée que dans des circonstances bien
précises. En conséquence, la chambre de l’instruction n’a eu d’autre
choix que d’annuler l’ordonnance du JLD de Brest, impliquant ainsi la
remise en liberté immédiate du détenu. L’homme va s’installer dans un
petit meublé à Brest avant de « chercher un appartement dans la région
de Quimper ». Pensionné des chantiers navals de Brest, il bénéficie «
d’une petite rente ». Son contrôle judiciaire l’obligera à suivre des
soins pour une problématique alcoolique ancienne. Me Appéré s’estime «
très satisfait de cette décision », qui sanctionne « une grosse bévue du
JLD de Brest ».
Ancien de l’administration centrale du ministère de la Justice, le nouveau procureur a pris ses fonctions hier.
Profil
1964. Naissance et premières années à Saint-Foy-lès-Lyon.
1987. Entrée à l’École de la magistrature de Bordeaux.
2014. Procureur de la République à Brest.
Éric Mathais, est devenu hier le nouveau représentant du Ministère
public auprès du tribunal d’instance de Brest. Lors de l’audience
solennelle, lui et quatre magistrats (lire ci-dessous) ont été
accueillis par les mots d’Isabelle Johanny, pour le parquet, et du
président du tribunal, Philippe Delarbre, pour le siège.
« Depuis presque 25 ans que j’exerce avec passion le métier de
magistrat du parquet, j’ai toujours considéré que l’une des premières
qualités requises pour un parquetier était la loyauté », a lancé en
préambule la nouvelle voix du Ministère public. Éric Mathais entend
poursuivre l’oeuvre de son prédécesseur avec loyauté et transparence,
tout en y ajoutant une inclination personnelle.
D’abord, Éric Mathais entend insister sur la notion d’« équipe » au sein des magistrats et fonctionnaires du parquet.
Ensuite, sa seconde ambition est de « pleinement utiliser les
différents modes de réponse à la délinquance, au traitement des
procédures et d’assurer une cohérence de la politique pénale », a-t-il insisté. Éric Mathais souhaite, à cette fin, entretenir les meilleures relations avec « les fonctionnaires du greffe, les enquêteurs et ses collègues magistrats du siège ».
Enfin, le nouveau procureur entend inscrire « toujours plus
résolument le parquet et le tribunal dans la vie publique locale et
expliquer sans relâche le sens de l’action de la Justice ». Des mots
ambitieux tournés avec modestie vers les acteurs du quotidien du
tribunal, qui assistaient d’ailleurs à la cérémonie : préfecture, élus
et avocats.
Procureur de Brest. «Ici, on n’a pas le temps d’attendre la cavalerie»
Publié le 12 juillet 2017 à 00h00
Modifié le 12 juillet 2017 à 08h48
(Photo d’archives Claude Prigent)
Le procureur Éric Mathais aura occupé ses fonctions pendant trois
ans. À l’heure de son départ pour Dijon, il livre ses sentiments sur
Brest et les Brestois, à vue d’homme et de magistrat.
Comment avez-vous vécu votre passage à Brest ?
Quand je suis arrivé, ce qui m’a d’abord marqué, c’est que j’arrivais
au bout du bout. Il ne faut jamais oublier ça. Je me suis toujours
demandé comment faire pour ne pas être oublié. C’était une de mes
obsessions et je pense avoir été entendu. Pour ce faire, je pense qu’il
est nécessaire de faire connaître l’action judiciaire au-delà du prisme
du fait-divers. Quand on monte le service d’accueil unique du
justiciable, que l’on gagne une victoire des acteurs publics pour ça, et
que Christiane Taubira mentionne le tribunal de Brest trois fois, moi,
je suis content.
Vous souvenez-vous de votre premier jour ?
Oui. Lorsque j’avais appris ma nomination, on m’a chambré, à Paris,
en raison du climat et de la laideur supposée de la ville. Ce qui m’a
donc le plus surpris, c’est que les moqueurs avaient tort. C’est ici que
j’ai vu les plus beaux levers et couchers de soleil, et moi, je trouve
la ville agréable. J’ai rapidement fait le tour des quartiers dits
sensibles. J’étais sidéré de leur qualité par rapport à d’autres villes
où j’avais travaillé. Les Brestois ne se rendent pas toujours compte, je
crois, de cette qualité. C’est comme pour le sentiment d’insécurité que
j’entends souvent en centre-ville : à Clermont-Ferrand, pour comparer
le comparable, c’est bien plus dégradé. Je crois que ce sentiment est dû
au fait que le phénomène de bandes ou de petites mafias est arrivé bien
plus tard. Il est ici assez maigre, mais le fait que les gens en aient
été préservés si longtemps, fait qu’ils le tolèrent moins.
Quelles sont les caractéristiques brestoises qui vous auront le plus marqué ?
La solidarité. Ici, on n’a pas le temps d’attendre la cavalerie,
alors on s’épargne de vaines disputes pour relever les manches ensemble.
C’est une force extraordinaire. J’ai aimé l’environnement, la richesse
culturelle. Dans l’autre sens, il ne faut pas se cacher qu’ici plus
qu’ailleurs, l’alcool pose de véritables problèmes, c’est un peu plus
particulier. C’est pour cela qu’il faut que le plan Alcool donne ses
fruits à moyenne échéance.
Éric Mathais a occupé, pendant trois ans, le poste de
procureur de la République, à Brest. L’affaire Ferrand est venue animer
sa fin de parcours brestois. | Crédit photo : Ouest-France
Mickaël LOUÉDEC
Éric Mathais a occupé, pendant trois ans, le poste de procureur de la
République, à Brest. L’affaire Ferrand est venue animer sa fin de
parcours brestois.
Vous avez passé trois ans à Brest (1). N’est-ce pas un peu court ?
C’est la durée minimum. J’étais resté deux ans à mon poste précédent,
à Bourges. Là, oui, c’était court car il faut un an pour découvrir la
juridiction, impulser des choses, découvrir les partenaires… En trois
ans, on a le temps de mettre certaines choses en place.
Vous vous êtes notamment attaqué au problème des conditions de travail au parquet…
C’est une problématique qui était particulièrement prégnante à Brest.
Ces dernières années, les missions du parquet n’ont cessé d’augmenter,
mais les moyens n’ont pas augmenté proportionnellement. À Brest,
plusieurs fois, il a été question de souffrance au travail. Avant, ça ne s’exprimait pas du tout. Néanmoins, on est parvenus à s’organiser.
On vous sent aussi très attaché au rayonnement de la justice…
Il est utile de faire connaître le sens de l’action judiciaire, car
la justice française, avec ses faibles moyens, fait un boulot qui est
énorme. C’est pour cela que j’ai essayé d’organiser la communication,
avec les journalistes notamment. Je me suis aussi intéressé aux réseaux
sociaux, en ouvrant un compte Twitter.
Qu’est ce qui a changé au tribunal, depuis votre arrivée ?
On a notamment mis en place le tribunal maritime et le Sauj (Service d’accueil unique du justiciable),
qui nous a valu d’être primés par les victoires des acteurs publics. En
2016, on a aussi monté une cellule de crise judiciaire, en cas de
catastrophe ou d’attaque terroriste.
Quels sont les dossiers qui vont ont le plus marqué ?
Je préfère l’appeler le dossier des Mutuelles de Bretagne… Pour
l’instant, l’enquête est en cours, donc je ne peux pas trop m’exprimer.
Mais personnellement, vous l’avez vécu comment ?
Il y a une forte pression médiatique, mais j’essaye toujours de faire
mon travail le plus sereinement possible. Il faut toujours essayer de
ne pas en rajouter et garder la tête froide.
Quels souvenirs garderez-vous de Brest et de la Bretagne ?
C’est une région formidable. Les Finistériens sont fiers de leur
culture et ils aiment qu’on s’intéresse à eux… Ici, le respect des
institutions a encore beaucoup de sens.
(1) À partir de septembre, Éric Mathais sera en poste à Dijon.