M'avait bien été annoncé comme d'habitude.
Voir mon précédent article du jour, concernant l'attentat de Munich :
http://satanistique.blogspot.com/2025/02/un-attentat-la-voiture-belier-munich-ce.html
Les deux attentats se préparaient en même temps.
Noter que deux blessées du 13 février à Munich sont mortes aujourd'hui.
Un mort et quatre blessés dans une attaque au couteau en Autriche, annonce la police
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Un homme de 23 ans est soupçonné d'avoir poignardé cinq passants dans le centre-ville de Villach dans le sud de l'Autriche, samedi 15 février vers 16 heures, selon la police, qui a arrêté le suspect, un demandeur d'asile syrien de 23 ans. Un adolescent de 14 ans est mort et quatre personnes ont été blessées. "Un homme a attaqué au hasard des passants avec un couteau", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, Rainer Dionisio.
L'homme n'était pas connu de la police et rien n'est connu pour
l'heure de ses motivations. Deux hommes sont grièvement blessés, et deux
autres le sont plus légèrement, a précisé Rainer Dionisio. L'attaque
est survenue en pleine après-midi dans le centre de cette ville, la
capitale de la Carinthie. Témoin de l'attaque, un livreur de repas a
lancé son deux roues contre l'attaquant, qui a été légèrement blessé et a
pu être arrêté "juste après les faits", selon le porte-parole de la police.
Attentat à la voiture-bélier à Munich: une mère et sa fille de 2 ans meurent deux jours après avoir été percutées
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Des membres des services d'urgence travaillent sur les lieux où une voiture a foncé dans la foule dans la ville de Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 13 février 2025, faisant plusieurs blessés, selon la police. - Michaela STACHE / AFP
Un bilan qui s'alourdit. Une petite fille de deux ans et sa mère de 37 ans, qui figuraient parmi les blessés dans l'attentat à la voiture-bélier commis jeudi dernier en pleine rue à Munich, sont mortes ce samedi 15 février, a annoncé la police locale.
"Nous devons malheureusement confirmer le décès aujourd'hui" de ces deux personnes, qui figuraient parmi les 39 personnes blessées lors du drame survenu lors d'une manifestation organisée par le syndicat allemand des services Verdi.
L'auteur présumé des faits, présenté par la justice allemande comme Farhad N., et dont le nom complet est Fahrad Noori selon le quotidien Bild, est un Afghan de 24 ans, arrivé dans le pays en 2016.
L'auteur présumé a revendiqué les faits
Selon les enquêteurs, il a reconnu et revendiqué les faits, affirmant avoir agi par "motivation religieuse". La police a parlé d'une "orientation islamiste" de l'auteur présumé, qui se serait auto-radicalisé. Il a crié "Allah Akbar" (Dieu est grand) après son arrestation sur les lieux de l'attentat et a prié devant les policiers.
L'homme ne faisait pas partie, selon le parquet, d'une organisation islamiste connue. Sur le plan administratif, sa demande d'asile en Allemagne avait été rejetée mais il était "toléré" comme résident car il affirmait travailler, principalement comme vigile.
Cet attentat est intervenu dix jours avant la tenue d'élections législatives en Allemagne, déjà dominées par les questions d'immigration et d'insécurité, après plusieurs actes meurtriers récents commis par des étrangers.
L'opposition conservatrice allemande et l'extrême droite sont nettement en tête des sondages avant le scrutin du 23 février, et progressent, avec respectivement 32% et 21%, selon la dernière enquête pour le compte de la chaîne de télévision publique ARD.
Terrorisme, radicalisation, extrémisme: l'Allemagne est-elle particulièrement visée?
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Des policiers allemands déployés dans le cadre de l'Oktoberfest à Munich le 21 septembre 2024. - Kirill KUDRYAVTSEV
La tension est palpable outre-Rhin. L'attaque à la voiture-bélier qui a fait 36 blessés à Munich survient dans un contexte particulièrement tendu en Allemagne: à 10 jours d’élections législatives cruciales où l’extrême droite pourrait doubler son score de 2021.
Quelques heures après les faits, l'événement a été qualifié d'"attentat" par le chancelier Olaf Scholz, qui a promis d’expulser l’assaillant. À ce stade, les motivations du suspect - un demandeur d'asile afghan - ne sont pas encore connues mais la procureure générale avance une "motivation religieuse" et une "certaine orientation islamiste".
Ce nouvel incident risque de raviver le débat sur la politique migratoire et la sécurité intérieure en Allemagne, influençant significativement le climat politique actuel. Alors que le sentiment d'insécurité domine les discussions, l'Allemagne, qui a longtemps été moins affectée par la violence et le terrorisme que ses voisins européens, est-elle devenue une cible plus exposée?
"Le pays le plus touché en Europe occidentale en 2024"
Ces derniers mois, l'Allemagne est confrontée à une série d'attaques meurtrières commises par des ressortissants étrangers. Le 22 janvier dernier, deux personnes, dont un enfant de deux ans, ont été tuées à l'arme blanche dans un parc d'Aschaffenbourg par un Afghan souffrant de troubles psychiatriques.
Un mois plus tôt, un psychiatre d'origine saoudienne à bord d'une voiture a foncé sur la foule d’un marché de Noël dans la petite ville de Magdebourg, faisant cinq morts et des centaines blessés, un acte rappelant l’attentat sur le marché de Noël de Berlin en 2016. L'auteur des faits présentait des "troubles psychiatriques".
Quelques semaines avant, en août, un Syrien de 26 ans tuait trois personnes à l'arme blanche au milieu d'une foule à Solingen: un acte revendiqué par l'État islamique. Enfin en mai dernier à Mannheim, un ressortissant afghan de 25 ans s'en est pris aux participants à un rassemblement anti-islam, tuant au couteau un policier et blessant plusieurs autres personnes.
"On observe un contexte particulier", confirme Alexandre Rodde, chercheur spécialisé sur les questions du terrorisme, interrogé par BFMTV.
"L'Allemagne est le pays le plus touché en Europe occidentale en 2024 avec quatre attentats l'an dernier. C'est une cible comme l'ensemble du monde occidental (...) on voit une remontée - et non un retour - de la menace djihadiste en Europe".
La politique migratoire propulsée dans les débats
Ces violentes attaques ont eu pour effet de profondément secouer l'opinion allemande ces derniers mois, entraînant un rapprochement inattendu entre le candidat de la droite conservatrice Friedrich Merz et l'AfD (Alternative für Deutschland), rompant ainsi un tabou post-Seconde Guerre mondiale. Les deux partis ont collaboré pour accélérer l'adoption de mesures plus strictes en matière de migration.
"Les Allemands se sentent menacés et ça se voit dans les enquêtes d'opinion", confirme à BFMTV.com Nicolas Téterchen assistant de recherche à l'Institut allemand de politique étrangère pour qui "l'immigration sera forcément un des thèmes majeurs de cette élection, si ce n'est le premier".
Le chercheur rapporte qu'"après l'attaque de Solingen l'été dernier, l'immigration est devenue la préoccupation n°1 pour 45% des Allemands, devant l'économie ou la guerre en Ukraine. Après chaque attaque, on assiste un système de yoyo où la question migratoire et le sentiment d'insécurité vont et viennent dans l'opinion. On l'a encore vu avec Magdebourg en décembre, où ça a fait un énorme bond dans les enquêtes d'opinion".
"C'est une population clivée", poursuit-il. "Une partie grandissante d'entre eux a l'impression que leur mode de vie est attaqué et les gens se mettent à faire des corrélations entre la situation et des phénomènes passés, comme le fait que la chancelière Angela Merkel ait fait en sorte que le pays accueille 1,1 million de réfugiés du Moyen-Orient" lors de la crise migratoire en 2015.
Aux yeux de beaucoup d'Allemands, "le gouvernement d'Olaf Scholz n'en fait pas assez et il est incapable de répondre au sentiment d'insécurité. C'est pour cela qu'une part de la population se détourne des partis traditionnels et se tourne vers l'AfD." À quelques jours du scrutin du 23 février, le parti d'extrême droite AfD est crédité de la deuxième place derrière les conservateurs (30%).
Extrême droite, antisémitisme etc, une menace plurielle
Pourtant, le rapport 2023 sur la protection de la Constitution, présenté le 18 juin 2024 par l'Office fédéral pour la protection de la Constitution met en évidence une augmentation générale des infractions politiquement motivées, de tout bords. Ce rapport annuel a pour but d'évaluer les menaces pesant sur l'ordre démocratique du pays, en se concentrant sur des domaines tels que l'extrémisme politique, le terrorisme, l'espionnage et les cyberattaques.
Ses dernières conclusions font ressortir qu'en Allemagne, la menace du terrorisme islamiste émane principalement d’acteurs isolés aux motivations djihadistes ainsi que de groupes djihadistes. Le rapport rappelle que "les organisations terroristes djihadistes telles que l'État islamique ou Al-Qaïda, concentrent toujours plus leurs menaces sur l’Europe, et donc sur l’Allemagne". Il met ainsi en garde vis-à-vis "d'attaques peu complexes dirigées principalement contre des 'cibles faciles'".
Ce rapport fédéral souligne que les menaces pesant sur la sécurité intérieure en Allemagne sont loin de se limiter au terrorisme islamiste. D'ailleurs en comparaison à 2022, "le nombre d'individus relevant de l'extrémisme islamiste est resté relativement stable dans le pays en 2023, avec 27.200 personnes (contre 27.480 en 2022)".
Le document note une augmentation des infractions à caractère politique. D'un côté sur l'année 2023, les infractions d'entités extrémistes de droite étaient en hausse de 22.4% par rapport à l'année 2022, avec une hausse de 13% des actes violents et une hausse de 10% des infractions à caractère extrémiste de gauche avec une hausse de 20.8% des actes violents associés.
Une tendance à la montée des radicalités politiques
Sarah Perret, enseignante-chercheuse en sciences politiques et relations internationales à l'Université catholique de Lille, pointe "un contexte de montée des tensions et des radicalités qui n'est pas propre à l'Allemagne." "Cette exarcerbation de la violence politique suit une tendance transnationale, on le voit en France et aux États-Unis par exemple".
"Les radicalités attirent d'autres radicalités. C'est une sorte de cercle vicieux où des antagonismes s'attirent, et ce depuis une dizaine d'années. La parole d'extrême droite se libère et crée un sentiment d'injustice, tout comme les actions violentes des individus, qu'ils prennent part à une organisation terroriste et/ou qu'ils soient atteints de troubles psychiatriques".
Selon le rapport, les violences contre les forces de l'ordre sont également en hausse en Allemagne (+65,6% en 2023), tout comme les actes violents liés à la "lutte pour le climat" (+423,2%). Par ailleurs, les crimes à motivation xénophobe et antisémite ont augmenté dans le pays, avec une hausse notable des violences antisémites (+51,4%): en septembre dernier à Munich, un Autrichien armé d’un fusil à baïonnette a par exemple été abattu par la police près du consulat israélien et du centre de documentation sur le nazisme, une tentative d'attentat probablement motivée par l'antisémitisme.
Enfin, les activités d'espionnage et les cyberattaques menées par des puissances étrangères, notamment la Russie, la Chine, l'Iran et la Turquie, constituent également une menace sérieuse pour l'Allemagne. Le rapport souligne une intensification des opérations clandestines et agressives, en particulier de la part des services de renseignement russes dans le contexte de la guerre en Ukraine.
que penses tu de la temporalité corroborant avec le discours de Vance? simple alignement des planètes, hasard malheureux ? respects pour ton travail, lecteur occasionnel de ton journal depuis environ 2 ans, toujours intéressant
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