Ce parti et ses militants, qui pourraient craindre de perdre tout à
coup leur qualité d’intouchables, comme Jean-Luc Mélenchon et la France
insoumise la semaine dernière, s’en inquiètent, ce qui n’est guère
surprenant, et reprochent désormais très clairement au « personnage
Mélenchon » devenu subitement « hors de contrôle » d’avoir quasi
justifié a posteriori ou du moins fait oublier par ses réactions
démesurées et totalement inacceptables, des outrances et violences
pourtant habituelles chez ses alliés de la gauche « radicale », un
déploiement de force qui selon eux aurait été disproportionné et
pourrait maintenant les frapper eux aussi.
Ceci étant, le NPA ne remet en cause ni la légalité ni la légitimité
des perquisitions dans leur principe, et dénonce le traitement réservé
par Mélenchon aux journalistes qui le dérangent, particulièrement sa « campagne haineuse contre Mediapart ».
Mélenchon se trouve là qualifié de « problème »… exactement comme
Joël Roma à l’automne 2005 lorsqu’il fut simultanément viré comme un
malpropre de l’association AC ! Brest dont il était pourtant le
président depuis le printemps 2004 et de la section brestoise de la LCR
dont il faisait partie depuis l’année 1999 en raison de ses « dérives »
en faveur des chômeurs, précaires et exclus alors qu’il refusait de
m’exclure de l’association AC ! Brest comme l’exigeait sa chef Josette
Brenterch depuis le mois de décembre 2004.
Comme d’habitude, la LCR avait d’autres combats à mener…
En ce qui concerne le déploiement policier de mardi 16 octobre 2018
qu’elle juge aujourd’hui « disproportionné », l’Express a publié hier
les précisions rapportées ci-dessous.
Mais surtout, un des blogueurs de Mediapart a publié mardi une
analyse allant dans le sens de ce que j’écris moi-même depuis dimanche,
et qu’il ne m’en voudra pas de recopier ci-dessous intégralement, vu
que cet article pourrait ne pas rester très longtemps sur son site d’origine.
Par Laurent Léger, publié le 24/10/2018 à 10:26 , mis à jour à 10:35
Jean-Luc Mélenchon, leader du parti d’extrême-gauche « La France Insoumise », à Paris le 19 octobre 2018
afp.com/Eric FEFERBERG
Aux côtés de 64 policiers et gendarmes, neuf procureurs avaient été dépêchés pour garantir la bonne application de la loi.
Resté placide, voire impassible face à la violence verbale de
Jean-Luc Mélenchon, le 16 octobre devant le siège de la France
Insoumise, alors que ses collègues étaient en train de perquisitionner,
le gendarme barbu affecté à la direction centrale de la police
judiciaire a été salué chaleureusement lors de son retour au bureau, à
Nanterre. La vidéo qui a tourné en boucle a rendu le fonctionnaire
célèbre.
Jean-Luc Mélenchon lors de la perquisition au siège de LFI le 16 octobre, face à un gendarme resté impassible.
TMC
Dans leur « coup de force » – selon les mots de la procureure générale de Paris Catherine Champrenault
– contre la justice et la police, Mélenchon et ses proches ont dénoncé
l’ampleur des opérations menées le 16 octobre, comparées à une mission
« antiterroriste ». En tout cas, comme confient plusieurs sources
judiciaires, l’avocat du député est venu vérifier sur place si tout se
passait bien à son domicile, ce qui n’arrive jamais au cours de
perquisitions menées dans le cadre du terrorisme. L’homme de loi n’a pas
fait d’observations sur la légalité de l’opération menée dans le cadre
de deux enquêtes préliminaires, l’une sur les comptes de campagne de
Mélenchon en 2017, l’autre sur des emplois présumés fictifs d’assistants
parlementaires européens.
16 lieux distincts perquisitionnés
Histoire de montrer que l’opération était surdimensionnée, le chiffre d’une cinquantaine de policiers mobilisés pour l’arrestation de Redoine Faïd a été ressorti, notamment sur les réseaux sociaux par des militants insoumis et par Franz-Olivier Giesbert sur LCI.
En réalité, contrairement à ce qui a été martelé de-ci de-là, 64
policiers et gendarmes de l’office anti-corruption – dont une dizaine
d’experts en informatique de la DCPJ – ont permis au parquet de Paris de
perquisitionner simultanément 16 lieux distincts : soit plus que pour
arrêter le bandit le plus recherché de France en train de dormir dans un
appartement de banlieue, mais bien moins qu’une centaine de policiers
mobilisés en 2016 dans le dossier de fraude fiscale contre Google.
« Il ne faut pas oublier que pour perquisitionner un parti ou une
société il faut un grand nombre de policiers, les lieux étant vastes et
accueillant plus de personnes que dans un appartement privé », souligne
une source judiciaire.
Fait exceptionnel, le parquet avait mobilisé 9 substituts afin
d’assister aux opérations sur 5 points. Car dans les dossiers les plus
sensibles, les juges d’instruction ou membres du parquet se déplacent .
Dans l’affaire Lactalis, une demi-douzaine avaient ainsi été répartis
dans diverses usines ou bureaux… « Normalement, notre présence permet
d’apporter des explications. Quand on peut se parler normalement… »,
conclut un juge.
Médiapart est une mascarade de participatif et Plenel se sert de
certains abonnés à l’insu de leur plein gré pour l’aider dans sa tâche
de destruction de Jean-Luc Mélenchon et France Insoumise. On y trouve de
nombreux billets/commentaires concernant Mélenchon dignes des pires
sites d’extrême droite. Par contre si ces mêmes abonnés font la même
chose sur des sujets plus futiles, ils sont immédiatement sanctionnés.
« MM. Arfi, Deléan et Rouget n’ont fait aucune enquête sérieuse :
ils se sont contentés d’écrire ce que la police leur a dit et trouvé
quelqu’un qui a confirmé ses dires.
L’objet de cet article était de révéler la liaison de JLM avec
Chirikou laquelle était connue des intéressés depuis des années. En
parfaits Tartuffe ils ont joué les étonnés.
C’est une entorse grave à la déontologie du journalisme
qu’aucun journaliste digne de ce nom ne peut cautionner. Aucun media n’a
repris ce prétendu scoopexcepté les Inroks, ce qui prouve que tous
n’ont pas les mêmes pratiques nauséabondes que Mediapart. Il a fallu
attendre que JLM réponde sur son blog pour que certains autres
reprennent ensuite cette information relevant de la vie privée.
Il peut être admis de faire part de la vie privée d’un homme
politique si celle-ci interfère avec ses activités politiques au point
qu’elle est susceptible d’éclairer certaines dérives ou illégalités
auxquelles il se serait livré. On peut estimer que la triple casquette
de Mme Chirikou relève d’un mélange des genres peu sain.
Mais tant que l’on n’aura pas démontré que celle-ci a bénéficié
d’une sur-rémunération de la part de la campagne de JLM, il n’y a aucune
raison de faire état de leur liaison, sinon pour faire accroire qu’en
raison de cette liaison, tel est bien le cas.
De surcroît, alors que les mêmes soupçons existaient
lorsque Mediapart a publié il y a plusieurs mois son article sur les
comptes de campagne de JLM et qu’ils connaissaient l’existence de cette
liaison, ils n’en ont alors rien dit.
Ils n’ont rien de plus à dire au sujet desdits soupçons, mais cette fois ils font état de cette liaison. L’article
de vendredi atteste donc d’une volonté, non d’informer sur un sujet
légitime, mais bien de nuire à JLM et à son mouvement.
Mediapart est un journal indépendant. Mais ce journal est l’instrument du combat idéologique de son président et premier actionnaire, c’est à dire Plénel.
« Du contre pouvoir à l’abus de pouvoir » : tel était le sous
titre de « la face cachée du Monde » de Péan et Cohen qui, il y a 15
ans, détaillait de façon dévastatrice la façon dont le trio
Minc-Colombani-Plénel se servait du Monde pour atteindre leurs objectifs
personnels et, dans le cas du dernier cité, d’assouvir ses haines
personnelles qui se sont toujours portées sur les Républicains de
gauche. Je recommande à tous cet ouvrage difficilement trouvable car, à
défaut de répondre aux critiques qui y étaient contenues, le Monde a
obtenu qu’il ne soit pas réimprimé lors d’une transaction
confidentielle.
A l’époque, le Républicain de gauche cible de Plénel était
Chevènement dont Le Monde exigeait qu’il fut viré par Jospin.
Aujourd’hui, comme depuis longtemps, c’est Mélenchon. Dans son combat
idéologique, Plénel n’a jamais hésité sur les moyens et les méthodes,
qu’en bon trotskyste, il utilisait dans les AG du Monde pour convaincre
ses collègues d’approuver la prise de contrôle par le trio et dont le
Monde ne s’est jamais vraiment remis. Avant hier, il roulait pour
Balladur car mieux vaut à ses yeux une bonne droite qu’une gauche
républicaine puisqu’il a la République en horreur. Hier, il roulait pour
Hollande, non parce qu’il le tenait pour un dirigeant valable, mais
parce qu’Hollande élu, c’était l’assurance d’avoir des canaux
d’information privilégiés. C’est un très proche de Hollande qui est
d’ailleurs l’avocat de Mediapart.
En 2017, Plénel a roulé pour Macron, dezinguant tous ses
concurrents potentiels de deuxième tour et survalorisant celui qui
pouvait prendre des voix à Mélenchon, c’est à dire Hamon. Avant le
premier tour, il émettait le vœu que des six seconds tours possibles, se
qualifient Mélenchon et Macron., autrement dit le seul second tour où
Melenchon était qualifié mais qu’il ne pouvait pas gagner. Ensuite, Plénel qui avait, depuis des mois, expliqué que le FN était aux portes du pouvoiret
alors qu’au mieux pour elle, Le Pen faisait 41% dans un sondage, a tout
fait pour que Macron, dont la qualification pour le second tour était
synonyme de victoire, obtienne le score le plus élevé possible, tout en
sachant parfaitement que plus son score serait élevé, plus la majorité
de Macron serait écrasante à l’Assemblée Nationale.
Si j’écris Plénel plutôt que Mediapart, c’est parce que c’est la même chose.
Il n’y a pas de rédacteur en chef à Mediapart. L’aimable Bonnet avait
le titre de directeur éditorial et son poste a été scindé en deux depuis
qu’il ne l’est plus. Le véritable patron, le seul patron de
Mediapart, c’est Plénel qui, pas plus qu’hier au Monde, ne partage
aujourd’hui le pouvoir à Mediapart. Et l’ADN de Mediapart, c’est le
trotskisme. Cet abruti de Xavier Bertrand a dit qu’il s’agissait d’une
officine aux méthodes fascistes. Bien qu’ayant été relaxé en première
instance puis en appel (ce dont Mediapart ne s’est pas vanté s’agissant
de ce deuxième jugement), Bertrand se trompait : il s’agit bien plutôt
d’une officine trotskyste.
C’est ce qui explique des choses incompréhensibles pour les
lecteurs, par exemple le fait qu’un ultra-libéral comme Riès fasse
partie de la rédaction. La raison : il n’est pas là pour faire le
libéral de service attestant du pluralisme de la rédaction, il est là
parce que, comme un très grand nombre d’autres que je n’énumérerai pas
ici, en sus de leurs qualités professionnelles, il est, comme eux, un
ancien trotskyste..
Ceux qui ont leur rond de serviette à la Une du Club quelle que
soit la valeur de leurs billets sont également souvent des amis du
patron. Comme Paul Alliès qui en tant que maire a célébré le mariage
de Plénel et est lui aussi un ancien de la LCR. Son fils Stéphane a
effectué un stage au Monde sous Plénel ce qui ne figure pas dans sa bio
publié par Mediapart. Il est aujourd’hui co-directeur éditorial de
Mediapart…
Perraud, Bonnet, Arfi, Deléan et Rouget sont des instruments
dont Plénel se sert. Il a jugé que c’était le bon moment pour se payer
Melenchon et de toujours très bons contacts avec la police lui ont permis de lancer son attaque contre lui. Mediapart
est le seul média en France qui a porté atteinte à la vie privée de
Mélenchon et Chikirou. Les trois Tartuffe qui n’ignoraient évidemment
rien de leurs liens, connus de toutes les rédactions de France et
Navarre depuis des années, ont de surcroît fait les étonnés.
Pour Plénel, la fin justifie toujours les moyens : Mélenchon est un ennemi idéologique qu’il faut abattre. »
( à priori, ces affirmations sont véridiques, la modération ne laisse
pas un commentaire ligne plusieurs jours si les propos sont calomnieux
et il fait partie des commentaires les plus recommandés )
La haine de Plenel pour Mélenchon est compréhensible, Jean Luc
Mélenchon (a) fait, avec d’autres, le travail que les « intellectuels
autoproclamés »de gauche (dont Plenel pense faire partie) ne font plus :
parler du peuple et parler au peuple, le mobiliser, faire œuvre de
pédagogie, élever son niveau de conscience et de culture, redonner sa
dignité à ces ouvriers, ces chômeurs, ces électeurs qui votaient FN pour
certain-es et qui ont donné leurs suffrages à la FI, l’entraîner dans
un mouvement qui vise à l’auto-émancipation et passe par
l’auto-organisation au sein de la France insoumise.
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