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samedi 21 novembre 2015
Corruption à la maison d'arrêt de Brest : des peines de trois ans de prison requises
Au mois de janvier 2013, une surveillante de la maison
d’arrêt de Brest avait été mise en examen pour corruption et écrouée à
la prison des femmes de Rennes en raison de la découverte de ses trafics
pour des détenus depuis quelques semaines.
Son procès vient de se tenir à Brest durant deux jours, les 17 et 18 novembre 2015.
Trois ans de prison dont un avec sursis ont été requis à son encontre.
Les avocats de la défense, Maîtres David Rajjou et Pierre Rustique en
tête, avaient tenté d’obtenir un renvoi de ce procès à une date
ultérieure au motif qu’une instruction portant sur des faits similaires
où d’autres surveillants sont mis en cause est toujours en cours.
Ils ont échoué à déresponsabiliser la fonctionnaire des faits dont
elle s’était rendue coupable en transformant son procès en celui de
l’administration.
Une fois n’est pas coutume, l’extrême-gauche brestoise vient de perdre un procès à Brest.
Trafic en prison à Brest : la surveillante écrouée
Mise en examen pour corruption passive, acquisition, détention,
transport, offre et cession de stupéfiants, la surveillante de la maison
d’arrêt de Brest a été écrouée hier (Ouest-France d’hier).
Elle a été transférée dans le service médico-psychologique de la
prison des femmes de Rennes. Amoureuse d’un détenu, cette surveillante,
une femme de 43 ans, divorcée et mère de trois enfants, introduisait en
détention depuis décembre cannabis, alcool et téléphones. Les trois
détenus interpellés mercredi, dont l’« amant », ont été mis en examen
pour corruption passive et/ou active et infraction à la législation sur
les stupéfiants. Ils ont été écroués à Caen, Saint-Brieuc et Lorient.
Tous les quatre encourent 10 ans de prison.
La justice subodorait depuis un moment qu’un trafic se tramait à la maison d’arrêt de l’Hermitage, à Brest.
Sur commission rogatoire, des policiers sont donc intervenus lundi soir.
Des perquisitions ont été effectuées dans les cellules et elles ont permis de confirmer les doutes.
Téléphones et armes notamment ont été saisis.
Un homme a été placé en garde à vue.
> Plus d’informations dans Le Télégramme édition de Brest, de ce jeudi
Un trafic démantelé à la maison d’arrêt l’Hermitage de Brest…
Le 16/01/2014
Lundi sur commission rogatoire, les policiers ont perquisitionné dans
les cellules… et ont découvert 9 téléphones, 2 couteaux en céramique
ainsi qu’un cahier de comptes portant sur la vente de stupéfiants pour
45 mille euros. Un homme originaire du quartier de Pontanézen a été
placé en garde à vue.
Comment une surveillante a-t-elle pu introduire si
facilement des objets prohibés ? « Il peut y avoir des moments où
l’agent est seul dans son unité. » | Olivier Mélennec
Delphine Van Hauwaërt
Depuis mardi, une ancienne surveillante est jugée pour avoir
introduit dans la prison drogue, alcool, téléphones… Des détenus
comparaissent aussi.
Cette femme de 46 ans n’avait jamais eu affaire à la justice.
Fabienne* différait en cela des personnes qu’elle côtoyait tous les
jours dans son travail de gardienne de prison. Aujourd’hui, la mère
divorcée de trois enfants encourt dix ans de détention pour corruption.
« Pourquoi avoir fait cela? » interroge le président Duraffour. « J’étais amoureuse »,
reconnaît cette femme de forte corpulence, chevelure courte blanche
mais traits juvéniles. Depuis hier, et jusqu’à ce mercredi, elle est
jugée par le tribunal correctionnel pour avoir introduit à la maison
d’arrêt drogue, alcool et autres marchandises prohibées.
« Prête à tout pour lui »
L’objet de son affection, un Morlaisien condamné à 25 ans de prison
pour viol en récidive, n’est pas le seul à en avoir profité, entre
décembre 2012 et janvier 2013. Aux côtés de Patrice, 44 ans, quatre
anciens détenus, et parfois leurs compagnes, sont aussi jugés, notamment
pour trafic. « Elle était connue pour être corrompue », raconte Sylvain, 34 ans, qui explique s’être fait livrer un téléphone portable.
« C’était seulement pour faire plaisir à Patrice », souffle Fabienne. En revanche, la prévenue assure n’avoir «jamais fait de bénéfice. Si je touchais quelque chose, c’était réinvesti pour améliorer son quotidien ».
L’argent obtenu de la part d’autres détenus – pour avoir fait entrer
une veste de survêtement de marque ou des plaquettes de cannabis – a
ainsi pu servir à lui mitonner, par exemple, un boeuf bourguignon arrosé
d’une bouteille de whisky.
« Mais vous preniez d’énormes risques », lui fait remarquer le président. « J’étais prête à tout pour lui. »
Jusqu’à ce qu’elle se fasse interpeller, en flagrant délit d’achat de
cannabis sur un parking non loin, Fabienne a entretenu avec le criminel
une relation amoureuse. « Parfois physique, dans la buanderie », rappelle le président. « Elle était très heureuse, ajoute Sylvain. Je ne pense pas qu’elle se sentait manipulée. » La femme était en effet connue pour « safragilité ». Après sa mise en examen, elle a été écrouée dans le service médico-psychologique de la prison des femmes de Rennes.
La grande question, c’est comment a-t-elle pu, si facilement, se livrer à ces activités? « Il peut y avoir des moments où l’agent est seul dans son unité», reconnaît Richard Ménager, directeur. Surveillante de jour, Fabienne avait la charge du « 4.2 »,
un quartier où les portes peuvent, à certains moments, être ouvertes.
Elle surveillait 45 détenus hommes répartis dans une vingtaine de
cellules.
Les plaidoiries aujourd’hui
L’ancienne salariée reconnaît n’avoir pas rencontré de réelle
difficulté. Le portique pouvait sonner quand elle le traversait avec
plusieurs téléphones portables, « mais personne ne venait voir ». L’alcool était simplement transvasé dans des bouteilles en plastiques, « car le verre fait trop de bruit ». Des marchandises qui étaient ensuite, souvent, déposées dans la cellule d’un des détenus. « Sa porte était ouverte plus tôt que les autres car il faisait le ménage dans le couloir. »
Les circonstances semblaient donc favorables. Mais il n’y aurait pas que ça. « La maison d’arrêt de Brest, surtout cet étage, c’était le Club Med ! confie Sylvain. Plusieurs surveillants faisaient la même chose qu’elle dans ce service. » Procureur
comme directeur de la prison le reconnaissent eux-mêmes : une
instruction est en cours pour des faits similaires impliquant un ou
plusieurs salariés…
Ce point sera probablement au coeur des plaidoiries des avocats, ce mercredi.
Trafic à la maison d’arrêt. « C’était le club med »
18 novembre 2015 / Thierry Dilasser /
La surveillante, qui assume avoir introduit alcool,
vêtements, téléphones et nourriture dans l’établissement, encourt dix
ans de prison.
Depuis hier, le tribunal de Brest juge un vaste trafic de cannabis,
d’alcool et de téléphones portables, doublé de corruption de
fonctionnaire, qui a éclaté au grand jour le 9 janvier 2013, au sein de
la maison d’arrêt de Brest.
Ce trafic vaut, aujourd’hui, à pas moins de dix personnes d’être
prévenues dans ce procès, dont une surveillante, surprise en possession
de 200 g de résine de cannabis et d’une bouteille de vodka le jour de
son interpellation, au terme d’une enquête de plusieurs semaines. Pivot
de ce dossier, elle dit avoir agi « par amour » pour l’un des prévenus,
un homme purgeant une peine de 25 ans de réclusion, pour viol en
récidive. Pourtant, si elle assume avoir introduit alcool, vêtements,
téléphones et nourriture pour améliorer le quotidien de ce dernier
pendant de nombreuses semaines, elle affirme que le cannabis qu’elle
importait se destinait à deux autres personnes incarcérées à l’époque
des faits. Mais là encore, elle n’aurait cherché qu’à « rendre service »
: les deux seules fois où elle a reçu une contrepartie (50 € et une
bouteille de champagne, puis 350 €), l’argent collecté a été réinvesti,
selon elle, pour celui qui avait su la séduire.
Des débats houleux
Dès le début de l’audience, après une première demande de renvoi
formulée par les avocats de la défense, du fait du « deuil national »,
les débats ont été des plus houleux. Car plusieurs de ces conseils, Me s
Rajjou et Rustique en tête, ont invoqué une autre instruction en cours,
dans laquelle un second surveillant est mis en cause, pour motiver une
nouvelle demande de renvoi. Car pour ces avocats, le parquet chercherait
à « segmenter les affaires, pour ne pas avoir à juger d’un scandale
bien plus vaste ». Demande, là encore, rejetée, mais qui n’aura eu de
cesse de revenir polluer les débats. Et notamment lorsque l’un des
prévenus – celui dont la dénonciation auprès du parquet de Brest a
contribué à mettre à jour le trafic - a assuré avoir transmis une liste
de noms des personnes impliquées, dont celui d’autres surveillants, au
juge d’instruction chargé de l’enquête.
« Nous ne sommes que sur une partie du trafic »
La température est encore montée lorsque ce même prévenu, qui avait
lui-même bénéficié des largesses de la surveillante pour récupérer un
téléphone, a expliqué que, lorsque cette dernière travaillait, « on
savait que ça allait être le club med. Tout le monde savait qu’elle
faisait rentrer des trucs. Mais c’était à peu près pareil avec tous les
surveillants de l’étage ». Tollé de la défense. « On est bien conscient
que nous ne sommes que sur une partie du trafic dans la maison d’arrêt
», a tenté de tempérer le président Duraffour. « Reste à savoir si tous
ces trafics sont imbriqués », a ajouté l’un de ses assesseurs.
Initialement prévus sur la seule journée d’hier, les débats vont se
prolonger aujourd’hui. Avant le réquisitoire du parquet et les
plaidoiries. La principale prévenue, âgée de 46 ans et mère de trois
enfants, encourt dix ans de prison.
À Brest, une gardienne de la prison est jugée depuis mardi
pour avoir introduit des objets interdits, permettant des trafics entre
détenus. | Crédit photo : Ouest-France
À Brest, une gardienne de la prison est jugée depuis mardi pour
avoir introduit des objets interdits, permettant des trafics entre
détenus. Elle était amoureuse de l’un d’eux.
Au terme de cette deuxième et dernière journée de procès, on y voit
plus clair dans les faits reprochés à une gardienne de prison, ainsi
qu’à une petite dizaine d’autres personnes, anciens détenus notamment.
Le 9 janvier 2013, sur un parking près de la maison d’arrêt, cette
femme de 43 ans est prise en flagrant délit d’achat de stupéfiants à un
trafiquant de Pontanézen. Près de 205 g de résine seront retrouvés sur
elle.
« Moment hallucinant »
Les enquêteurs la voient aussi transvaser un litre de vodka dans une
bouteille en plastique. Des marchandises qu’elle compte amener à
l’Hermitage.Le procureur Diacono raconte « ce moment hallucinant
où, en uniforme, elle est interpellée dans son véhicule. Les policiers
sont obligés de lui mettre une veste pour qu’on ne voie pas, dans le
commissariat, qu’une fonctionnaire pénitentiaire est arrêtée. Pour
éviter que l’infamie ne soit portée sur toute une profession ».
« Pacte de corruption »
En un peu plus d’un mois, cette mère divorcée de trois enfants est
soupçonnée d’avoir importé environ 300 g de shit, des bouteilles
d’alcool et des téléphones. Plusieurs personnes en ont bénéficié, à
commencer par Patrice, « à l’origine du pacte de corruption », selon le parquet.
Encore aujourd’hui, la surveillante pénitentiaire admet être
amoureuse de ce détenu condamné à 25 ans de prison pour viol en
récidive. À l’époque, la surveillante a même pensé quitter son emploi et
déménager à Caen, prison pour délinquant sexuels où Patrice purge
désormais sa peine.
« Fort sentiment de dévalorisation »
Lui assure que l’affection était réciproque. Le parquet n’y croit pas. « Ça me fait penser aux arnaques aux sentiments via webcam. » D’autant que la femme est particulièrement fragile, comme le relève un expert-psychiatre pointant « une dépression chronique » et un « fort sentiment de dévalorisation ».Grâce
à la fonctionnaire, Patrice n’est plus à court de cannabis. Il en
aurait aussi revendu un peu pour assurer sa consommation future. Tout
comme un autre détenu, Fabiano, déjà condamné pour trafic. Trois ans
ferme sont requis à l’encontre de chacun des hommes. Bastien Diacono
demande autant, mais incluant une année avec sursis, pour la
surveillante, suspendue depuis les faits.
« La paix sociale »
Pour le parquet, la corruption est avérée. La prévenue assure avoir,
dans un premier temps, refusé de prendre de l’argent pour ces activités.
Avant d’accepter, parfois, de faire une petite marge sur les bouteilles
d’alcool, revendues trois à quatre fois plus cher. Il est aussi
question, « pour la remercier », « d’un CD de Céline Dion » ou « d’une bouteille de champagne ».D’autres
détenus sont poursuivis pour avoir pris part à un trafic annexe, bien
que dans le même milieu de détenus. La compagne de l’un d’eux a
introduit, via des parloirs, environ 1,2 kg de résine caché dans son
soutien-gorge.
Délibéré en janvier
« Au moins 50 % des détenus fumaient des joints », révèle l’un d’eux, quand un autre, mardi, parlait de « Club Med » à l’Hermitage. La faute, selon la défense, « à la surpopulation carcérale, qui conduit à légaliser le cannabis pour la paix sociale ». La décision est mise en délibéré au 12 janvier.
Brest. Trafic à la maison d’arrêt : de lourdes peines requises
19 novembre 2015 à 08h04 / Thierry Dilasser /
Au terme d’un procès éprouvant à bien des égards, des peines de trois
ans de prison ont été requises à l’encontre des principaux acteurs d’un
trafic, mis au jour en janvier 2013, qui avait cours à la maison
d’arrêt de Brest.
Le cannabis est très répandu en prison. | Photo : Ouest-France
Delphine VAN HAUWAERT.
L’exposition au cannabis nuit-elle à la santé ? Non, assurent des
experts, en réponse aux craintes d’un syndicat. L’anecdote est en tout
cas révélatrice de l’usage en prison.
La requête a de quoi surprendre. Il y a environ un an, le syndicat
UFAP de la maison d’arrêt de Brest s’inquiétait, lors d’un comité
technique, de l’impact du cannabis sur les surveillants. Ceux-ci
craignaient que leur exposition prolongée à la fumée des joints des
détenus ne leur cause des problèmes avec les autorités. « Ils se disaient qu’en cas de contrôle routier, ils pourraient être révélés positifs aux stupéfiants », explique Richard Ménager, directeur de la prison.
« Pour les rassurer, j’ai fait venir des experts. Ceux-ci
leur ont démontré qu’il n’était pas possible d’être drogué en sentant
simplement l’odeur du cannabis. »
Tabagisme passif ?
L’occasion, pour Richard Ménager, de pousser plus loin la question. « Je me suis intéressé aux effets du tabagisme passif. » Là encore, un groupe de travail a été constitué. «
Il en est ressorti qu’il fallait vraiment être exposé durant longtemps
aux fumées pour qu’il y ait un impact sur leur santé. Les cellules sont
fermées et les détenus ont obligation d’aérer régulièrement. » Pour les coursives, des travaux d’aération ont depuis été réalisés.
L’incident est donc clos. Mais, au-delà de l’anecdote, les
inquiétudes du syndicat mettent en lumière un vrai problème en prison, « à Brest comme ailleurs » : la consommation de stupéfiants est tout autant interdite en détention qu’à l’extérieur…
« En prison, 50% des gens fument des joints », révélait un ancien détenu lors d’un procès pour trafic à l’Hermitage, mardi 17 et mercredi 18. Ce que ne nie pas le directeur. « Les gens voient souvent la prison comme un lieu où l’administration contrôle tout, façon Big Brother. Mais on n’a absolument pas les moyens de faire ça. »
Très peu de fouilles
En cause, notamment, « une loi de 2009 interdisant les fouilles systématiques au sortir des parloirs ». Ces actes sont désormais très encadrés. « Sur les quelque 400 détenus qu’on a habituellement (actuellement, ils sont 300 pour cause de travaux), on ne peut en fouiller que 30 ou 40. Seulement ceux, notamment, qui ont été condamnés pour trafic de stups. » En
dehors des armes et de quelques autres objets, détectés par portique,
le détenu peut donc rentrer en cellule avec beaucoup de choses.
« Ils savent quand ils peuvent fumer tranquillement en journée. » Et surtout la nuit. « Comme il est seul, le surveillant ne peut entrer en cellule sans l’accord d’un gradé, pour des raisons de sécurité. » Il y a un an, les craintes portaient d’ailleurs sur un couloir particulièrement enfumé à la nuit tombée.
« Souvent, ils nous disent que c’est de l’encens… »
Les salariés sentent bien sûr, parfois, l’odeur du cannabis lors de leurs rondes en journée. « Souvent, ils nous disent qu’ils ont mis de l’encens, ou que ce n’est pas eux mais leur co-détenu… » Et, pour envoyer le détenu en conseil de discipline, avec présence d’un avocat, il faut pouvoir prouver les faits.
Seule possibilité : les fouilles dans les cellules. Si le cannabis
est bien présent en détention, il n’est cependant pas au cœur de trafics
très importants, assure le directeur. « Les quantités trouvées sont souvent minimes. »
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