Il est désormais avéré qu'elles étaient bien plus dangereuses qu'on ne le pensait, ses petites quenottes affriolantes n'étant pas fragiles du tout...
Je confirme : j'ai toujours tous mes crocs, et en très bon état.
Lire ou relire :
https://satanistique.blogspot.com/2026/07/qui-veut-madopter.html
Attention, les morsures du tigre à dents de sabre étaient bien plus dangereuses qu'on ne le pensait
Longtemps considérées comme fragiles, les canines démesurées du Smilodon pouvaient en réalité transpercer des os. C'est ce que révèle l'étude d'ossements vieux de plus de 13.000 ans.
Vous connaissez le Smilodon? Il s'agit d'une espèce de félins disparue il y a environ 10.000 ans, également connue sous le nom de «tigre à dents de sabre». Ses longues canines étaient réputées fragiles. Du moins, c'était la conviction des chercheurs jusqu'à la publication, début juillet, d'une nouvelle étude. Les analyses sur les ossements de grands herbivores révèlent que ces félins n’avaient aucun mal à planter leurs crocs dans d’épais os. L'étude s'appuie sur les restes de plusieurs grands herbivores retrouvés à Salto de Piedra, à environ 350 kilomètres au sud de Buenos Aires.
C'est l'un des rares sites argentins datant du Pléistocène –qui a débuté il y a environ 2,58 millions d'années et s'est achevé 11.700 ans avant notre ère– à bénéficier d'une datation solide. Les chercheurs y avaient déjà découvert des tatous géants, des paresseux XXL et des félins à dents de sabre comme le Smilodon, rapporte New Scientist.
Les tigres à dents de sabre fréquentaient la région il y a entre 22.200 et 13.300 ans. On pensait jusqu'alors que leurs dents étaient plutôt fragiles. Leurs canines extra-longues, pouvant dépasser 25 centimètres, constituaient selon cette théorie un compromis évolutif: idéales pour transpercer la chair, elles pouvaient se briser au contact d'un os trop dur.
«Personnellement, j'ai toujours eu du mal à accepter cette interprétation», confie Federico Agnolín, chercheur au Musée argentin des sciences naturelles. Pour lui, il était peu probable qu'un aussi grand prédateur possède d'énormes canines sans pouvoir s'en servir complètement.
Des crocs super résistants
Dans ces nouveaux travaux, Yolanda Fernandez Jalvo, géologue au Musée des sciences naturelles de Madrid, et son équipe ont examiné les ossements, à la recherche de traces de prédation. Ils ont mesuré précisément la longueur, la largeur et la profondeur des perforations et rainures découvertes sur les os, avant de les comparer aux dimensions connues des dents de Smilodon.
Résultats: les marques observées sur les ossements de plusieurs spécimens de la mégafaune correspondaient exactement à la forme des canines du félin. Dans certains cas, l'os cortical, la partie la plus dure du squelette représentant 80% de sa structure, avait bel et bien été brisé. «Nous avons tous été surpris, raconte Yolanda Fernandez-Jalvo. La marque conique laissée par la dent sur l'os fossilisé correspondait parfaitement, tant par sa taille que sa forme, aux grandes canines de Smilodon.»
Cette étude détaille la manière dont les tigres à dents de sabre interagissaient avec leurs proies. Elle pose une nouvelle pierre qui permettra aux paléontologues d'identifier plus facilement les traces de prédation dans le registre fossile.
«Ces nouvelles preuves renforcent l'idée que le Smilodon était capable de percer l'os cortical avec ses canines, en laissant des marques distinctives sans endommager ses dents, conclut Federico Agnolín. Cela suggère fortement que ses crocs étaient mécaniquement bien plus robustes qu'on ne le pensait.»
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