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lundi 1 mars 2021

Entre TF1 et Toulouse, une longue histoire d'amours rocambolesques...

 

J’attends de voir des médias mainstream s’en saisir pour y revenir moi aussi avec quelques détails inédits…

M’enfin, pour l’essentiel, mes lecteurs les plus assidus savent déjà, et même, bien mieux que moi…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Baudis

Dominique Baudis

Page d’aide sur l’homonymie
Pour les articles homonymes, voir Baudis.
Dominique Baudis
Illustration.
Dominique Baudis en 2009.
Fonctions
Défenseur des droits
22 juin 201110 avril 2014
(2 ans, 9 mois et 19 jours)
Prédécesseur Poste créé
Jean-Paul Delevoye
(Médiateur de la République)
Successeur Jacques Toubon
Député européen
14 juillet 200922 juin 2011
(1 an, 11 mois et 8 jours)
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Groupe politique PPE
19 juillet 19942 octobre 1997
(3 ans, 2 mois et 13 jours)
Élection 12 juin 1994
Législature 4e
Groupe politique PPE-DE
24 juillet 198420 juin 1988
(3 ans, 10 mois et 27 jours)
Élection 17 juin 1984
Législature 2e
Groupe politique PPE
Député de la Haute-Garonne
Élu dans la 1re circonscription
1er juin 199724 janvier 2001
(3 ans, 7 mois et 23 jours)
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Claude Paix
Successeur Philippe Douste-Blazy
23 juin 19884 mai 1994
(5 ans, 10 mois et 11 jours)
Législature IXe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Roger-Machart
Successeur Jean-Claude Paix
Président du conseil régional
de Midi-Pyrénées
1
21 mars 198623 juin 1988
(2 ans, 3 mois et 2 jours)
Prédécesseur Alex Raymond
Successeur Marc Censi
Maire de Toulouse
11 mars 198324 janvier 2001
(17 ans, 10 mois et 13 jours)
Prédécesseur Pierre Baudis
Successeur Guy Hersant (intérim)
Philippe Douste-Blazy
Biographie
Nom de naissance Dominique Pierre Jean Albert Baudis
Date de naissance 14 avril 1947
Lieu de naissance Paris (IXe)
Date de décès 10 avril 2014 (à 66 ans)
Lieu de décès Paris, Val-de-Grâce (Ve)
Nature du décès Cancer
Nationalité Française
Parti politique UDF
UMP
Diplômé de IEP de Paris
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Dominique Baudis, né le 14 avril 1947 à Paris où il est mort le 10 avril 2014, est un journaliste, écrivain et homme politique français. Il a notamment été journaliste de télévision, puis maire de Toulouse, député, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, député européen, puis président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et Défenseur des droits.

Biographie

Famille et études

Fils de l’homme politique Pierre Baudis, il effectue ses études au collège du Caousou à Toulouse, puis à Paris au lycée Fénelon Sainte-Marie. Il effectue sa terminale philo au lycée Carnot en 1964. Il obtient son diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris (service public) en 1968.

Carrière journalistique

En 1965, Dominique Baudis devient responsable du mouvement des Jeunes démocrates, et en 1971, il part au Liban et devient journaliste de radio et de télévision à Beyrouth jusqu’au début de la guerre civile libanaise en 1975 où il est blessé2. Il devient ensuite correspondant de TF1 (alors chaîne publique) pour le Proche-Orient. Sa carrière journalistique l’amène à devenir grand reporter pour TF1 de 1976 à 1977, puis présentateur du journal télévisé de 20 h de la même chaîne de 1977 à 19803, et celui du Soir 3 de FR3 jusqu’en 1982. Cette même année, il est chargé par FR3 d’assurer les relations avec le Sénat4.

Carrière politique

Entre TF1 et Toulouse, une longue histoire d'amours rocambolesques... dans AC ! Brest 220px-12.10.82._P._Baudis_pr%C3%A9sente_son_fils_Dominique_comme_son_successeur_%281982%29_-_53Fi5700_%28cropped%29
Dominique Baudis aux côtés de son père, Pierre Baudis, auquel il succède en tant que maire de Toulouse.
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Dominique Baudis et Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, en 1985.

Encore étudiant et président du Mouvement des jeunes démocrates, il est élu en mars 1971 conseiller municipal de Boulogne-Billancourt sur la liste menée par Georges Gorse.

Il quitte l’audiovisuel public fin 1982, pour être candidat à la succession de son père, Pierre Baudis, maire de Toulouse de 1971 à 19835. Il est élu en mars 1983 lors des élections municipales, sous l’étiquette du CDS, composante de l’UDF, tout en affirmant une ligne d’ouverture politique6. Les fois suivantes, il est réélu jusqu’aux élections de 1995 dès le premier tour, avec 55 % des voix. L’universitaire Stéphane Beaumont rappelle qu’en tant que maire, il fut « l’homme de l’endettement zéro ». Il a également participé à transformer la ville en grande métropole économique et universitaire et lancé le métro de Toulouse. Il refuse plusieurs fois de devenir ministre afin de se consacrer à sa ville7.

En 1984, il est aussi élu au Parlement européen pour quatre ans.

En 1985, il devient également conseiller général de la Haute-Garonne, pour cinq ans.

En 1986, il est élu au Conseil régional de Midi-Pyrénées, dont il devient le président. Enfin, la même année, il est élu député à l’Assemblée nationale, mandat dont il démissionne au profit de son père Pierre, il sera réélu en 1988, en 1993 et en 1997. Il est alors un des responsables de Force démocrate, parti faisant partie de la confédération de partis nommée UDF.

En 1989, il fait partie du courant des « rénovateurs », avec Michel Noir, François Bayrou, Philippe Séguin ou encore Alain Carignon, leur ambition (avortée) étant de lancer un parti unique de la droite et du centre (à partir du RPR et de l’UDF) en écartant Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing. Il demande ainsi personnellement à la télévision le départ de ce-dernier de la vie politique7.

En 1994, il conduit la liste UDF-RPR qui recueille 25,58 % des voix et arrive en tête des élections européennes ; initialement créditée de 40 % dans les sondages, la liste doit pâtir de la dissidence de Philippe de Villiers, encouragé par Charles Pasqua7.

En 1998, il devient membre du bureau politique et du conseil de la présidence de l’UDF.

Conseil supérieur de l’audiovisuel

En mai 2000, succédant à Alain Peyrefitte, il devient pour un an le président du comité éditorial du quotidien français Le Figaro7.

Il démissionne de tous ses mandats électifs, lorsque le président de la République Jacques Chirac lui propose de devenir président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Il laisse également ouverte sa succession au poste de maire de Toulouse, qui sera gagnée par Philippe Douste-Blazy aux élections municipales suivantes. Sa nomination au CSA fut contestée, son impartialité étant mise en cause par certains hommes politiques de gauche, tels François Hollande et Robert Hue8. Sa présidence a été marquée par le lancement de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2005 et la lutte contre la pornographie.

Après avoir quitté ses fonctions de président du CSA en janvier 2007 (où il est remplacé par Michel Boyon), il est élu président de l’Institut du monde arabe en février 20079.

Retour en politique

En janvier 2009, il est désigné tête de liste UMP de la circonscription Sud-Ouest comptant 6 200 794 électeurs inscrits pour les élections européennes de 2009. Le 7 juin 2009, la liste de la majorité présidentielle qu’il conduit est celle qui obtient le plus de voix : 705 900 et 26,89 % des suffrages exprimés, ce qui permet à sa liste d’obtenir quatre sièges au Parlement européen, loin devant celle du Parti socialiste conduite par Kader Arif. Sa liste a obtenu une majorité relative de voix dans les trois régions de la circonscription Sud-Ouest, tout comme dans la très grande majorité des villes les plus grandes de cette circonscription, notamment à Toulouse où il dépasse le seuil symbolique des 30 %. Lors de ces élections, la majorité présidentielle a doublé ses députés par rapport au précédent scrutin de 2004.

Le 16 juillet 2009, il est élu vice-président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Il est membre de la délégation pour les relations avec les pays du Machrek (Égypte, Jordanie, Liban et Syrie) et de la délégation à l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne.

Le 10 novembre 2009, il est nommé rapporteur sur l’accord d’association sur la Syrie, en négociation depuis 2004.

Fin octobre 2010, il est chargé par le Parlement de réaliser une étude des relations entre l’Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe. Après une audition publique au Parlement européen, il rédige un rapport qui est adopté par celui-ci le 24 mars 2011 en session plénière10.

Défenseur des droits

Président de l’Institut du monde arabe, président de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité depuis le 12 octobre 2010 et député européen, PPE de la circonscription Sud-Ouest de France, il démissionne de tous ses mandats lorsqu’il est nommé défenseur des droits par le président Nicolas Sarkozy le 22 juin 2011.

À ce poste, il permet aux victimes du sida et aux séropositifs d’avoir accès aux soins funéraires, interdits depuis 198611.

Il est le premier Défenseur des droits à avoir permis que les matermittentes soient rétablies dans leurs droits en considérant dans sa décision du 13 mars 2012 que « la situation dans laquelle sont placées les intermittentes du spectacle durant et à l’issue de leur congé de maternité constitue une discrimination fondée sur l’état de grossesse tant au regard du droit communautaire que du droit interne »12.

Mort et hommages

Alors qu’il exerce la fonction de défenseur des droits, il est opéré du cervelet et hospitalisé à plusieurs reprises avant de mourir à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris des suites d’un cancer généralisé, le 10 avril 201413,14.

Le 15 avril 2014, un hommage national, présidé par le président de la république François Hollande15, lui est rendu aux Invalides, à Paris16.

Ses obsèques ont lieu le 16 avril 2014, en la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. Le lendemain matin, il est incinéré au crématorium de Toulouse à Cornebarrieu, et ses cendres sont inhumées au cimetière de Terre-Cabade, auprès de son père Pierre Baudis17.

Le 8 juillet 2019, l’aéroport de Toulouse-Blagnac a été décoré avec la signature de Dominique Baudis, sans pour autant être renommé18. Il existe également une esplanade Dominique Baudis à Colomiers (à proximité de la gare des Ramassiers) et la médiathèque d’Auterive (Haute-Garonne) porte le nom de l’homme politique.

Vie privée

Dominique Baudis a épousé en secondes noces Ysabel Saïah le 27 avril 1988. Le couple a eu deux enfants, Pierre et Benjamin. Dominique Baudis avait une fille, Florence, issue d’un précédent mariage.

Décorations

Affaire Alègre

En 2003, alors qu’il est président du CSA, Dominique Baudis est mis en cause dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre. Le 18 mai 2003, il révèle publiquement cette affaire au journal de Claire Chazal sur TF1 : alors accusé de proxénétisme, de viol, de meurtre et d’actes de barbarie, il apparaît sur le plateau très tendu, le visage perlé de sueur. Déclarant être « bien décidé à affronter la calomnie les yeux dans les yeux », cette défense maladroite renforce les rumeurs de son implication, relayées par les médias20,21.

Les instigateurs de cette campagne de diffamation sont mis en examen et le 11 juillet 2005, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme en bande organisée » dans lequel Baudis et d’autres personnalités sont mis en cause. Le président du CSA est ainsi blanchi par la justice21. Après être revenues sur leurs déclarations, les deux ex-prostituées, Fanny et Patricia, sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 200922.

Karl Zéro, à l’époque présentateur sur Canal+, bénéficie d’un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour « sortie illicite de correspondance », « violation du secret de l’instruction » et « violation du secret professionnel » après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre confirmant l’implication de Dominique Baudis dans cette affaire23. En janvier 2009, il est à nouveau mis en examen pour « sortie irrégulière de correspondance de prison »24. Dominique Baudis a également accusé La Dépêche du Midi et son directeur Jean-Michel Baylet ainsi qu’Edwy Plenel, alors au Monde, d’avoir contribué à propager la rumeur7.

Sous le titre Face à la calomnie, Dominique Baudis publie, en 2005, le journal qu’il a tenu pendant dix-huit mois, de 2003 à 2004, victime de ce qu’il qualifie de longue campagne de calomnies. Dans ce livre, il accuse l’ex-gendarme Michel Roussel d’avoir orienté les témoignages des deux anciennes prostituées qui l’avaient impliqué dans l’affaire Alègre. Cela vaudra à Dominique Baudis d’être condamné pour diffamation en première instance le 4 janvier 2006. Le 9 août de la même année, la cour d’appel de Toulouse confirme la diffamation ; il est condamné à verser 1 000 euros à Gilles Souillés25. Dans ce livre, Dominique Baudis dit ne pas comprendre l’attitude de son successeur à la mairie de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, qu’il accuse de complaisance à l’égard de la rumeur.

Présentateur de télévision

Œuvres

- prix Relay 200126

.

Notes et références

  1. « Prix Méditerranée » [archive], sur www.prix-litteraires.net.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Philippe Douste-Blazy

Philippe Douste-Blazy
Illustration.
Philippe Douste-Blazy en 2005.
Fonctions
Secrétaire général adjoint des Nations unies1
19 février 200819 février 2017
(9 ans)
Secrétaire général Ban Ki-moon
António Guterres
Successeur Jean-Pierre Lacroix
Ministre des Affaires étrangères
2 juin 200515 mai 2007
(1 an, 11 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Villepin
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur Bernard Kouchner
Ministre des Solidarités, de la
Santé et de la Famille
31 mars 200431 mai 2005
(1 an et 2 mois)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin III
Prédécesseur Jean-François Mattei
Successeur Xavier Bertrand
Secrétaire général de l’UMP
17 novembre 200228 novembre 2004
(2 ans et 11 jours)
Prédécesseur Création de la fonction
Successeur Pierre Méhaignerie
Maire de Toulouse
23 mars 200129 avril 2004
(3 ans, 1 mois et 6 jours)
Élection 23 mars 2001
Prédécesseur Guy Hersant
Successeur Françoise de Veyrinas (intérim)
Jean-Luc Moudenc
Président du groupe UDF de
l’Assemblée nationale
19 juin 199919 juin 2002
(2 ans et 11 mois)
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur François Bayrou
Successeur Hervé Morin
Ministre de la Culture
18 mai 19952 juin 1997
(2 ans et 15 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Juppé I et II
Prédécesseur Jacques Toubon
Successeur Catherine Trautmann
Porte-parole de gouvernement
19 janvier 199511 mai 1995
(3 mois et 22 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur François Baroin
Ministre délégué à la Santé
30 mars 199311 mai 1995
(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Bernard Kouchner
Successeur Élisabeth Hubert
Député français
2 avril 200130 avril 2004
(3 ans et 28 jours)
Circonscription 1re de la Haute-Garonne
Prédécesseur Dominique Baudis
Successeur Bernadette Païx
12 juin 19971er avril 2001
(3 ans, 9 mois et 20 jours)
Circonscription 2e des Hautes-Pyrénées
Prédécesseur Jean-François Calvo
Successeur Chantal Robin-Rodrigo
2 avril 19931er mai 1993
(29 jours)
Circonscription 2e des Hautes-Pyrénées
Prédécesseur Claude Gaits
Successeur Jean-François Calvo
Député européen
25 juillet 198930 mars 1993
(3 ans, 8 mois et 5 jours)
Élection 25 juin 1989
Successeur Jean-Pierre Abelin
Maire de Lourdes
13 mars 1989février 2000
(10 ans, 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur François Abadie
Successeur Jean-Pierre Artiganave
Biographie
Date de naissance 1er janvier 1953 (68 ans)
Lieu de naissance Lourdes (France)
Nationalité Française
Parti politique CDS (1989-1995)
FD (1995-1998)
UDF (1989-2002)
UMP (2002-2008)
Diplômé de Université de Toulouse
Profession Cardiologue
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Philippe Douste-Blazy, né le 1er janvier 1953 à Lourdes (Hautes-Pyrénées), est un médecin et un homme politique français.

Membre de l’UDF puis de l’UMP, il est député et maire de Lourdes puis de Toulouse. Plusieurs fois ministre (Culture, Santé, Affaires étrangères), il est, de 2008 à 2017, secrétaire général adjoint des Nations unies et conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, chargé des sources novatrices de financement du développement.

Biographie

Jeunesse

Natif de Lourdes, Philippe Douste-Blazy est le fils de Louis Douste-Blazy, professeur de médecine, et de Geneviève Béguère (1924-2018), ancienne dirigeante de la Ciergerie lourdaise2 et fille d’Antoine Béguère, sénateur-maire de Lourdes et dirigeant du FC Lourdes, lors des « années dorées » de ce club de rugby.

Philippe Douste-Blazy étudie au lycée Pierre-de-Fermat puis suit des études de médecine à Toulouse où il effectue son internat en 1976, et y soutient sa thèse en 1982, pour laquelle il obtient un prix en 1983[réf. nécessaire]. Il exerce ensuite comme cardiologue à Lourdes et à Toulouse, notamment à l’hôpital de Purpan à partir de 1986. Il rejoint alors la Société française de cardiologie. Il devient en 1988 professeur de médecine à la faculté des sciences de Toulouse, en épidémiologie, économie de la santé et prévention.

Débuts politiques

Il entre en politique en mars 1989 en étant élu maire de Lourdes (Hautes-Pyrénées), soutenu par le joueur de rugby Jean-Pierre Garuet3. Sa liste remporte au premier tour 53,81 % des suffrages contre 42 % à celle de François Abadie, élu depuis 19714.

Il est élu député européen, sur la liste « Le Centre pour l’Europe », en juin de la même année. Il siège dès lors au Parti populaire européen.

Cette année est aussi celle de son élection comme directeur national de l’Association de recherche contre les élévations du cholestérol (ARCOL).

Incontesté dans les scrutins locaux jusqu’à son départ de Lourdes, il connaît une ascension rapide : élu député dans la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées fin mars 1993, il abandonne son mandat en mai, à la suite de sa nomination comme ministre délégué à la Santé, fonction qu’il cumule avec celle de porte-parole du gouvernement à partir du 19 janvier 1995. En mars 1994, il est élu au conseil général des Hautes-Pyrénées, devient secrétaire général du CDS en décembre suivant, et est réélu au premier tour des municipales en 19954.

À Lourdes, Philippe Douste-Blazy axe son action sur le tourisme. La RN 21, l’aéroport Tarbes-Ossun-Lourdes et la nouvelle gare SNCF améliorent la desserte de la ville, qui se dote d’un nouvel office du tourisme et de deux accueils pour les malades en remplacement des anciens hospices. Mais la reprise en régie municipale du golf, hérité de l’équipe précédente, et l’acquisition du lac de Lourdes, dont l’aménagement est ensuite suspendu, alourdissent les finances municipales4. La chambre régionale des comptes constate en 1997 une augmentation des frais de fonctionnement de la ville, due selon l’opposition au nombre de collaborateurs du cabinet pléthorique et à une politique de communication coûteuse. Les impôts locaux augmentent de 77,8 % entre 1988 et 19944, pour rebaisser à partir de 19985, l’endettement de la ville atteint 206 millions de francs soit 13 885 francs par habitant en 2000, et la taxe de séjour est instaurée4. En matière d’emplois, il doit faire face à la fermeture de l’abattoir, et tente sans succès d’attirer deux usines pharmaceutiques4.

Ministre de la Culture

Soutien de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, il est nommé ministre de la Culture le 18 mai après la victoire de ce dernier.

En juin, il est réélu maire de Lourdes, et devient secrétaire général de Force démocrate fin novembre. Il est ensuite membre du bureau politique de l’UDF (1996-1999) et vice-président de l’UDF.

En tant que ministre, il accentue les politiques culturelles en direction des territoires urbains et ruraux défavorisés, en associant les acteurs de l’aménagement du territoire et de l’Éducation nationale6.

En mai 1997, il est poignardé à Lourdes par un déséquilibré7.

Député et maire de Toulouse

En juin 1997, la défaite de la droite aux élections législatives anticipées lui fait perdre son portefeuille à la Culture. Il retrouve son siège de député des Hautes-Pyrénées, devenant président du groupe UDF-Alliance à l’Assemblée nationale. Le 23 mars 1999, il est témoin de l’arrêt cardiaque de Michel Crépeau en séance parlementaire des questions au gouvernement et le ranime (Michel Crépeau décédera quelques jours plus tard).

En mars 2001, il laisse la circonscription de Lourdes pour se faire élire dans la première circonscription de la Haute-Garonne. Abandonnant ses mandats de conseiller général et de membre du conseil municipal de Lourdes, il remporte à la même date la mairie de Toulouse, succédant à Guy Hersant, maire par intérim en remplacement de Dominique Baudis, nommé président du CSA. Il préside la communauté d’agglomération du Grand Toulouse de 2001 à 2008.

Fin 2001, il s’associe à la candidature de Jacques Chirac pour un second mandat présidentiel. Il organise l’adhésion d’une large frange de l’UDF au nouveau parti fondé lors de la campagne présidentielle et qui deviendra l’UMP, ce qui provoque son exclusion du parti centriste.

Réélu député de la Haute-Garonne le 16 juin 2002, et devenu secrétaire général de l’UMP le même mois lors du congrès du parti, il refuse d’entrer au gouvernement pour conserver la mairie de Toulouse. En 2004, il démissionnera cette fois de son poste de maire de la « Ville rose » pour entrer au gouvernement en tant que ministre de la Santé.

Le 5 mars 2003, il est à l’origine avec Jean Leonetti d’une proposition, non discutée à l’époque, de reconnaître « l’œuvre positive de l’ensemble de nos citoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de présence française », cosignée par 107 autres députés8. Des clauses plus étendues sur le même thème réapparaîtront dans les articles 1 à 4 de la loi française du 23 février 2005, soulevant une forte polémique autour de la reconnaissance, imposée à l’école par cet article, des aspects positifs de la colonisation.

Il est aussi maître de conférences à l’université Paris VII – Diderot où il donne chaque année, un cours de santé publique aux élèves de PACES traitant notamment sur la « connaissance de l’état de la population ».

Ministre de la Santé

Le 31 mars 2004, il est nommé ministre de la Santé et de la Protection sociale, et démissionne de son mandat de maire de Toulouse pour se plier à la règle du non-cumul des mandats9, où il est remplacé par Jean-Luc Moudenc. Le 29 novembre suivant, son titre s’élargit en ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille.

Il entame à ce poste la réforme de l’assurance maladie10, en prévoyant 10 milliards d’euros d’économies et 5 milliards de recettes supplémentaires en 3 ans, grâce à une franchise de 1 euro par acte médical, la hausse du forfait hospitalier et un élargissement de l’assiette de la CSG11.

Le 5 février 2005, il promet à des psychanalystes lacaniens de retirer un rapport de l’INSERM défavorable à la psychanalyse du site officiel du ministère de la santé12.

À l’issue de son mandat, il est salué pour avoir fait avancer des réformes délicates avec habileté, sans faire descendre dans la rue les personnels hospitaliers, mais reste considéré comme celui par qui la tarification du système hospitalier public est arrivée13. Dans le milieu de la santé, certains estiment aussi que la réforme de l’assurance maladie aurait pu être terminée pendant son ministère et non passée à son successeur, Xavier Bertrand14.

Ministre des Affaires étrangères

220px-Douste-BlazyRice dans Perversité
Condoleezza Rice et Philippe Douste-Blazy en 2005.

Préférant le ministère des Affaires étrangères à un ministère des Affaires sociales élargi, il est nommé à la tête du Quai d’Orsay le 2 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin15.

Son ministère est marqué par quelques bourdes, par exemple lorsqu’il confond Taïwan et la Thaïlande ou la Croatie et le Kosovo10. Par ailleurs, certaines de ses déclarations embarrassent, notamment celle sur le caractère « militaire clandestin » du programme nucléaire iranien, à contre-courant des efforts diplomatiques occidentaux16 ou celle, en plein conflit israélo-libanais, sur le rôle « stabilisateur » de l’Iran17. Son manque de maîtrise des codes diplomatiques et des dossiers, ainsi que son goût pour la communication18, irritent les fonctionnaires du Quai d’Orsay10.

Comme ministre, il défend une diplomatie humanitaire, développant notamment le fonds Unitaid, financement innovant d’achats de médicaments par une taxe prélevée sur les billets d’avion, initiée par les présidents Chirac et Lula17.

Démissionnaire à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, il annonce le jour de la passation des pouvoirs à Bernard Kouchner, renoncer à se présenter aux législatives dans la 1re circonscription de Toulouse.

Le 3 mars 2007, il est élu président du conseil d’administration d’Unitaid, une organisation internationale d’achats de médicaments19.

En juin 2007, il est nommé conseiller, chargé de mission auprès du président de la République.

Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies

 dans Politique
Philippe Douste-Blazy en 2012.

En 2008, il devient professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH), enseignant à la faculté de médecine Paris-Diderot, et rattaché à l’hôpital Lariboisière20.

En février 2008, il devient conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement21, auprès du secrétaire général des Nations unies22. Dans ce cadre, il a lancé MassiveGood, un programme humanitaire par lequel les voyageurs peuvent faire de micro-contributions à Unitaid lors d’une réservation d’un billet d’avion ou d’autres moyens de transports sur Internet.

Ce programme, qu’il dirige, se révèle une déception, malgré les contacts établis avec Bill Clinton ou Ban Ki-moon. La fondation Unitaid qui chapeautait ce programme le stoppe en 2010 devant les coûts supérieurs aux recettes réelles, après que le lancement lui a coûté 22 millions de dollars23. Néanmoins, à la suite des résultats positifs obtenus en Espagne avec la campagne « Ninõs Sin Malaria »24, le logiciel, qui a fait ses preuves, est aujourd’hui au service d’autres organisations internationales qui lèvent des fonds par micro-donations.

Le 8 janvier 2012, il appelle à un soutien pour François Bayrou, candidat du MoDem pour l’élection présidentielle, via une tribune dans le journal Le Monde25 dans laquelle il dénonce une droitisation de l’UMP dont il faisait partie. La même année, il convainc plusieurs chefs d’États africains de donner 10 cents par baril de pétrole vendu pour lutter contre la malnutrition dans le cadre du projet Unitlife, qu’il préside26.

Pour l’élection présidentielle de 2017, il soutient Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle des Républicains de 201627, puis Emmanuel Macron28.

Depuis janvier 2016, il est professeur à la Medical School de Harvard29. Il est candidat à la présidence de l’Organisation mondiale de la santé en 201630, mais sa candidature n’est pas retenue par le conseil exécutif réuni le 25 janvier 2017.

Retour en France

Lors des élections municipales de 2020, il est candidat en deuxième position sur la liste de Danièle Giazzi, maire sortante du 16e arrondissement de Paris, dissidente LR31. Celle-ci obtient 3,28 % des suffrages exprimés au premier tour32. Il n’est donc pas élu.

Membre bénévole du conseil d’administration de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille dirigé par Didier Raoult, il apporte avec d’autres médecins, son soutien aux recherches du professeur et demande, le 3 avril 2020, la modification du décret 293 du 26 mars 2020 complété par le décret 337 du 26 mars 2020 pour autoriser l’utilisation du Plaquenil (hydroxychloroquine) pour toutes les formes symptomatiques du Covid-19 et pour le mettre à disposition afin que les médecins de ville puissent le prescrire dans le cadre de l’urgence sanitaire33,34.

Détail des mandats et fonctions

Mandats électifs
Fonctions ministérielles
  • 30 mars 199319 janvier 1995 : ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, chargé de la Santé
  • 19 janvier 199511 mai 1995 : ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, chargé de la Santé, porte-parole du gouvernement
  • 18 mai 19952 juin 1997 : ministre de la Culture
  • 31 mars 200429 novembre 2004 : ministre de la Santé et de la Protection sociale
  • 29 novembre 200431 mai 2005 : ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille
  • 2 juin 200515 mai 2007 : ministre des Affaires étrangères
Autres fonctions

Publications

Directeur de collection aux éditions Plon, il y a édité trois ouvrages :

Œuvres personnelles (entre autres) :

Distinctions

Décorations

Décorations françaises
Décorations étrangères

Prix

  • Prix Fred-Siguier de la Société française de médecine interne (1985)42
  • Lauréat de la Société française de cardiologie (1988)
  • Co-lauréat avec le président Clinton du prix Galien Pro Bono Humanum (2010)43
  • Lauréat de la Clinton Global Initiative (2011)44

Notes et références

  1. (en) « 2011 Annual Meeting – Clinton Global Citizen Awards » [archive], sur Clinton Foundation (consulté le 12 août 2019)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 

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