Halte à la censure et la désinformation satanistes !
compteur
mardi 18 septembre 2018
Tariq Ramadan confronté à ses accusatrices
La première a manifestement des problèmes de mémoire.
C’est tout bon pour l’accusé qui… euh… « rit »… tout comme Maurice
Agnelet lors de son procès d’avril 2014 à Rennes :
Il ne rit peut-être pas autant, il n’est pas encore accusé d’assassinat ni trahi par son propre fils…
Il est quand même accusé de viols et d’avoir toujours trompé son public comme il trompe aussi sa femme, ce qu’il a déjà reconnu.
Personnellement, quand je suis accusée mensongèrement de faits que je
n’ai pas commis, comme cela se produit quand même très régulièrement
depuis le début des harcèlements dont je suis victime depuis maintenant
près de 30 ans, je n’ai pas la moindre envie de rire.
D’abord, je tombe des nues – oui, encore aujourd’hui, à chacune des
nouvelles dénonciations calomnieuses auxquelles je dois répondre, je
tombe des nues.
Et très vite, l’habitude aidant, je me reprends, ulcérée.
A aucun moment je n’ai la moindre envie de rire.
Je ne pleure pas, non plus, ou du moins pas en audition, où cela ne
m’est arrivé qu’une seule fois, la toute première, lorsque le policier
chargé de traiter ma première plainte m’avait annoncé qu’elle était
d’emblée classée sans suite alors que j’étais très sérieusement menacée
de mort. Là, je me suis carrément écroulée, et il s’en souvient aussi
bien que moi. Pour preuve : on le retrouve aux abords de l’affaire Merah
en 2012.
Je suis vaccinée, donc.
Depuis cette époque, je reste sèche et fais face à mes bourreaux sans jamais ciller.
Ce sont eux qui baissent la tête ou détournent le regard, pas moi.
Cela s’est encore produit le mardi 8 novembre 2016 à 11h30 dans
l’enceinte du Tribunal de Grande Instance de Paris, où j’étais
confrontée pour la seconde fois à mon accusateur et bourreau Pascal
Edouard Cyprien Luraghi, ainsi qu’à son avocat et une petite bande de
ses complices cybercriminels et harceleurs, dits « déconnologues », dont
la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest.
Pour ma part, je me présentais seule, absolument seule, sans même
l’assistance d’un avocat, et de plus dans un état physique pitoyable.
Alors que nous attendions l’arrivée de la juge et de sa greffière, je
me suis tournée vers eux et les ai interpellés en leur demandant
notamment de se présenter.
Or, que croyez-vous qu’il se soit produit ?
D’un seul et même mouvement, ils ont tous tourné la tête dans la direction opposée à la mienne en courbant l’échine.
Une bande de lâches…
C’est leur avocat qui m’a répondu. Selon lui, ils constituaient le « public » et en avaient le droit.
Ils étaient surtout tous là pour impressionner leur victime, la
démonter ou la perturber en sachant qu’elle se défendait seule et qui
plus est dans un état de santé inadéquat – je craignais d’être
hospitalisée avant l’audience et de ce fait empêchée de m’y rendre, ce
dont j’avais prévenu leur avocat.
Dans le secret de la confrontation entre Tariq Ramadan et Henda Ayari
>Faits divers|Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê| 17 septembre 2018, 11h58 |23
L’islamologue Tariq Ramadan, accusé de viol par plusieurs femmes, est incarcéré depuis plus de six mois. LP/Philippe Lavieille
Face aux hésitations et aux imprécisions de sa première accusatrice,
le 19 juillet, l’islamologue suisse a marqué des points. Il est
convoqué ce mardi pour une nouvelle confrontation avec Christelle, une
autre plaignante.
Le face-à-face a été relativement bref : à peine une heure et 45
minutes. Mais il fut d’une tension permanente – entre moqueries, pleurs
et moments de doutes. Ce 19 juillet, au palais de justice de Paris, il
est environ 11 heures lorsque Tariq Ramadan
et Henda Ayari s’assoient devant les trois juges chargés d’instruire
l’information judiciaire ouverte pour « viol » et « viol sur personne
vulnérable ».
C’est la première fois que l’islamologue suisse de 56 ans, écroué à
Fresnes (Val-de-Marne), est confronté à l’ancienne salafiste de 41 ans,
première des trois plaignantes à s’être tournée vers la justice pour
dénoncer une relation sexuelle imposée avec brutalité.
Un rendez-vous explosif qui a affaibli les accusations d’Henda Ayari,
laquelle se dit désormais incapable de préciser le jour et le lieu où
elle aurait été violée. Si ce n’est que c’était « à Paris, dans un hôtel
» et « au printemps 2012 ».
Des problèmes de « mémoire »
« Comment expliquez-vous qu’on en soit là ? » s’agacent les
magistrats instructeurs dans ce qui ressemble d’abord à un
interrogatoire de la plaignante. Pas moins de 20 questions – souvent
sèchement formulées – lui seront posées avant que Tariq Ramadan ne
puisse prendre la parole. « Les dates et les lieux changent. Comment
l’expliquez-vous et comment fait-on ? » insistent-ils.
Henda Ayari. /LP/Yann Foreix
Mise en difficulté par l’enquête, Henda Ayari, qui plaide les
problèmes de « mémoire », avait récemment resitué le viol à la date du
26 mai 2012 au Crowne Plaza République (Paris XIe). Or, les policiers de
la brigade criminelle ont exhumé des photos la montrant ce soir-là au mariage de son frère à Rouen (Seine-Maritime).
« Je reconnais que je ne me souvenais absolument pas, ça peut
paraître surprenant, du mariage de mon frère à cette date-là », concède
la quadragénaire. « Doit-on tout remettre en cause ? […] Vous est-il
impossible de dire Je ne sais pas ? » la sermonnent les juges
d’instruction, lui indiquant qu’ils ne veulent plus « d’hypothèses à ce
stade ». « Je veux aider l’enquête, se défend la plaignante. Et dire Je ne sais pas, pour moi, c’est négatif. » À deux reprises, la greffière note son malaise sur procès-verbal : « Mme El Ayari hésite. »
Ramadan reconnaît des échanges « virtuels et sexuels »
Invitée à décrire la nuit du viol présumé, la quadragénaire se montre
en revanche précise. En pleurs, elle décrit d’abord un comportement
autoritaire du théologien : « Il m’a tutoyée en me disant Sois une femme. » Puis des coups et un rapport sexuel violent non consenti, expliquant que son agresseur « avait de la haine dans son regard ».
« Ce sont des affabulations », rétorque aussitôt Tariq Ramadan. Selon
l’islamologue, il n’y a eu qu’une rencontre physique, vraisemblablement
le 6 avril 2012, à la sortie de l’une de ses conférences au Bourget
(Seine-Saint-Denis). S’il admet avoir eu des échanges « virtuels et
sexuels » avec Henda Ayari, ceux-ci n’auraient pas donné lieu à des
rapports charnels. Contrairement à d’autres femmes, avec qui il a reconnu avoir eu des relations extraconjugales.
« Quels sont vos critères pour que vous passiez de la rencontre
sexuelle virtuelle à la rencontre sexuelle physique ? » tente,
dubitatif, l’un des conseils d’Henda Ayari. « D’abord, en termes de
pourcentage, il y a beaucoup plus de virtuels que de relations, réplique
Ramadan. Un critère qui est essentiel, c’est la confiance que je peux
avoir en mon interlocutrice. »
Or, explique le prédicateur, Henda Ayari côtoyait deux de ses ennemis
jurés – le sociologue Vincent Geisser et l’essayiste Alain Soral.
Surtout, ajoute-t-il, son accusatrice lui aurait confié avoir eu « des
relations tarifées parce qu’elle avait besoin d’argent ». « Il est taré
lui, n’importe quoi ! » conteste Ayari, en fondant en larmes.
Des zones d’ombre persistent
Si l’islamologue semble avoir marqué des points lors de cette
confrontation, des zones d’ombre demeurent. Sur un vieil agenda qu’elle a
fourni aux juges, Henda Ayari avait noté un rendez-vous à la date du 26
mai 2012 au Crowne Plaza. Si celui-ci n’a pas eu lieu, Ramadan avait
bel et bien une réservation à cette date, qu’il a annulée peu avant. Or,
cette information n’était pas publique.
D’autre part, dans le dossier figure la déposition d’une amie d’Henda
Ayari, qui dit avoir eu vent à l’époque d’une rencontre entre l’accusé
et l’accusatrice dans un hôtel. Un témoin que l’on ne peut pas
soupçonner de connivence puisque, dans une écoute téléphonique
interceptée lors de l’enquête, il conteste la position victimaire
d’Ayari : « Ce que je peux te dire, c’est t’es partie avec la banane,
t’es revenue avec la banane quand même ». « M. Ramadan rit », note la
greffière lors de la confrontation, alors que l’islamologue remet en
doute la fiabilité de ce témoignage.
En fin d’audition, les juges d’instruction font remarquer à
l’islamologue qu’il existe néanmoins « des traits communs » entre la
description du viol présumé d’Henda Ayari et ceux des deux autres
plaignantes, Christelle et Marie. « La perspective historique montre que
les versions évoluent pour toutes aller dans le même sens, balaye
Ramadan. L’addition de trois mensonges concertés historiquement ne fait
pas la vérité factuelle. »
Le théologien suisse doit être confronté pour la seconde fois à
Christelle ce mardi. Un moment important dans l’instruction puisque les
juges ont notamment justifié son maintien en détention pour éviter toute pression sur la victime dans la perspective de ce rendez-vous.
Tariq Ramadan : la plaignante suisse raconte une « nuit d’horreur »
Le ministère public suisse a ouvert une instruction pénale pour
« viol » et « contrainte sexuelle ». Les enquêteurs s’intéressent à la
famille de l’accusé.
Tariq Ramadan
lui aurait d’abord proposé d’aller boire un café. Ensuite, sous prétexte
de l’aider à monter une planche à repasser et un fer en prévision d’une
émission de télévision, il l’aurait entraînée dans sa chambre. Tariq
Ramadan se serait d’abord mis à genoux pour brancher le fer à une prise.
Selon la plainte à laquelle nous avons accès, en se relevant, il
l’aurait menacée et insultée, l’accusant notamment de travailler pour
les renseignements généraux français. Si le premier procureur genevois
Adrian Holloway a retenu les qualifications de « viol » et de
« contrainte sexuelle », il n’a pas tenu compte des circonstances
aggravantes de cruauté et de séquestration dénoncées par la plaignante.
Un dossier aux « ramifications internationales »
« L’ouverture d’une instruction pénale marque un avancement majeur de
la procédure suisse et démontre le sérieux des accusations portées par
notre cliente. La prochaine étape sera l’audition du prévenu en France,
par le procureur suisse, vraisemblablement en octobre », confie au Point
Romain Jordan, l’avocat de « Brigitte ». Il a été rejoint par l’un des
ténors du barreau genevois, Robert Assaël. « Nous ne serons pas trop de
deux pour gérer un dossier tentaculaire aux ramifications
internationales et au nombre important d’audiences prévisibles », a-t-il
confié à La Tribune de Genève .
À la suite de la révélation par Le Point, le 6 septembre
dernier, de la prochaine « mise en prévention » de Tariq Ramadan, qui
correspond en France à une mise en examen, Mes Guerric Canonica et
Pierre de Preux, les défenseurs du prédicateur, ont demandé des
explications à la justice genevoise. « Nous sommes excessivement surpris
d’apprendre l’ouverture d’une instruction par la presse et non par le
ministère public directement », déclarent-ils au site Le Muslim Post. Lundi, Le Point a cherché à joindre sans succès la défense de Tariq Ramadan.
Pressions et menaces
L’enquête menée par la police genevoise pourrait fragiliser la
famille Ramadan, qui ne cesse d’affirmer que Tariq Ramadan serait
victime d’un « complot ». Dans le quotidien Le Temps daté du 10 septembre,
son frère Bilal Ramadan a évoqué un traquenard organisé « au niveau le
plus haut de l’État ». Il a ajouté : « La pensée de Tariq dérange
suffisamment en France pour qu’on veuille l’empêcher de parler. Pour le
briser, on a révélé sa vie privée, on l’a accusé de viols. »
Pourtant, selon nos informations, depuis au moins 2009, plusieurs femmes en Suisse, mais aussi en France et en Belgique,
auraient alerté la famille Ramadan, qui aurait tenté de les dissuader
de porter plainte. Certaines d’entre elles ont communiqué à la justice
des mails de pressions et de menaces provenant de la famille du
prédicateur. Toujours selon nos informations, plusieurs femmes sont
allées voir Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève, pour
se plaindre des agissements de son frère. « C’est vous qui êtes des
pécheresses. C’est vous les fautives. C’est vous qui irez en enfer »,
leur aurait-il rétorqué. De son côté, Maryam Ramadan, la fille aînée de
Tariq Ramadan, aurait commis une infraction en révélant
le 4 août 2018 sur son fil Twitter les initiales de la plaignante
suisse, ce qui pourrait permettre son identification.
Confrontation en France
Cette nouvelle mise en examen du professeur d’Oxford, actuellement
mis en congé de l’université, vient s’ajouter aux dossiers instruits en
France, où il a été inculpé le 2 février pour des accusations de viol
qu’il conteste. Tariq Ramadan doit bientôt être confronté à la deuxième
plaignante. Cette confrontation avec cette femme surnommée « Christelle“ était prévue le 18 juillet 2018, mais elle a été reportée en raison de l’état de santé de la plaignante.
Par ailleurs, un homme dont le témoignage fragilisait la plainte de Henda Ayari, la première accusatrice de Tariq Ramadan, a été condamné à dix mois de prison ferme pour faux.
Cet ancien douanier de 44 ans affirmait que Henda Ayari lui avait fait
des avances, puis l’aurait menacé quelques jours plus tard de porter
plainte pour viol contre lui. Cet homme est par ailleurs mis en cause
dans une affaire de viol ainsi que dans une autre de séquestration et
d’extorsions de fonds.
Sur le même sujet
Tariq Ramadan sur le point d’être mis en examen en Suisse
Tariq Ramadan sur le point d’être mis en examen en Suisse
VIDÉO. Le prédicateur est accusé de « séquestration, contrainte
sexuelle, viol avec circonstance aggravante de cruauté », des faits
remontant à octobre 2008.
Modifié le 06/09/2018 à 11:05 – Publié le 06/09/2018 à 09:41 | Le Point.fr
Tariq Ramadan va bientôt faire face à un nouveau front judiciaire, en Suisse
cette fois. À Genève, le palais de justice explique en termes choisis
que « le seuil nécessaire pour justifier l’ouverture d’une instruction
pénale est largement atteint, et ce, depuis le début de la procédure
déjà ». Comprenez que les enquêteurs genevois, à la suite de la plainte
déposée le 13 avril 2018 par une Suissesse, ont recueilli suffisamment
d’éléments pour que le parquet procède la semaine prochaine à une « mise
en prévention » de Tariq Ramadan. Ce qui correspond, en France, à une mise en examen pour viol.
Après les trois plaintes pour viol déposées en France et la plainte pour agression sexuelle venant des États-Unis,
une Suissesse, âgée d’une quarantaine d’années au moment des faits,
convertie à l’islam dans sa jeunesse, a accusé en avril dernier le
prédicateur de l’avoir violée en 2008 dans un hôtel de la rive droite de
Genève. Le 28 octobre de cette année-là, Tariq Ramadan lui aurait
proposé d’aller boire un café. Puis, sous prétexte de l’aider à monter
une planche à repasser et un fer, en prévision d’une émission de
télévision, il l’aurait entraînée dans sa chambre. Elle décrit ensuite
des scènes d’horreur comparables à ce qu’auraient subi les victimes
présumées du prédicateur en France.
La Suissesse, qui accuse Tariq Ramadan de « séquestration, contrainte
sexuelle, viol avec circonstance aggravante de cruauté », affirme avoir
été également insultée, battue et menacée. « Il me disait qu’il y avait
deux catégories de femmes qui refusaient de l’embrasser : les
prostituées et les espionnes. Il m’a alors redemandé si j’étais des RG
[Renseignements généraux] », avait-elle expliqué en avril dernier dans La Tribune de Genève.
Contacté mercredi, maître Romain Jordan, l’avocat principal de la
plaignante genevoise, n’a pas souhaité faire de commentaires à ce sujet.
D’autres proches du dossier indiquent toutefois que l’audition de Tariq
Ramadan apparaît comme la suite logique d’une instruction pénale, de
façon à ce que le « prévenu puisse prendre position sur les charges
pesant sur lui ». Selon toute vraisemblance, cette audition se déroulera
à Paris, vraisemblablement en octobre, le prédicateur étant
actuellement détenu.
Par ailleurs, Myriam Ramadan, la fille aînée de Tariq Ramadan,
serait également dans la ligne de mire de la justice helvétique. Début
août, dans un tweet, elle a révélé partiellement l’identité de la
plaignante, ce qui constitue une infraction en droit suisse.
Contrairement à la France, la justice de l’autre côté du Jura
travaille depuis des semaines dans le plus grand secret. Il s’agit
d’éviter à l’accusatrice du prédicateur de subir le sort des trois
femmes qui ont déposé une plainte contre Tariq Ramadan en France et qui
sont depuis quotidiennement insultées et menacées de mort.
Quand Tariq Ramadan dénonçait les relations extraconjugalesEXCLUSIF. Tariq Ramadan accusé de viol : la version d’Henda Ayari s’effondreAffaire Tariq Ramadan : le témoin qui accable Henda Ayari
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire