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lundi 17 août 2015
Attentat de Bangkok : les pistes à explorer
Premier constat, première certitude : le « déconnologue »
Homere ne fait pas partie des victimes de l’attentat, il me lit
toujours. Il est donc permis de compter au nombre des suspects ce
Français originaire de l’Hérault qui est installé comme hôtelier à Phang
Nga depuis plus de vingt ans, se dit « bras armé du NPA en Thaïlande »,
ne se cache pas d’y corrompre bien du monde, fait l’apologie du
terrorisme d’extrême-gauche sur Internet, et se réjouissait en ces
termes sur le blog de son ami et complice le cyberdélinquant Pascal
Edouard Cyprien Luraghi à la suite des attentats du début de l’année à
Paris :
~ICY~
Chez Cyprien Luraghi − En ligne et à l’œil depuis 2001
Cet article a été publié dans Déconnologie, Tout court avec les
mots-clefs : Bestioles, Chant de guerre, Coq, Pierre Auclerc, recette.
Le correspondant de Libération à Bangkok ayant lui aussi quelques
idées sur de possibles pistes à explorer pour cet attentat inédit en
Thaïlande, nous rappellerons par la suite que certains Brestois aiment
beaucoup certains Thaïlandais, mais peut-être pas tous…
Des secouristes évacuent un blessé après l’explosion d’une bombe à Bangkok le 17 août. (Photo Pornchai Kittiwongsakul. AFP)
À CHAUD
Au moins seize personnes ont péri dans l’explosion d’une bombe
devant un sanctuaire très touristique, en plein centre de la capitale
thaïlandaise.
Il était 19 heures lundi (heure locale) quand la bombe a explosé en
plein centre de Bangkok, devant un sanctuaire à ciel ouvert dédié au
dieu hindou Brahma. La détonation a tué au moins 16 personnes et en a
blessé 78 autres, selon la police. Les médias locaux évoquent, eux,
27 morts. La majorité des victimes seraient des Chinois et des
Philippins.
Situé à un carrefour et proche d’hôtels de luxe et de centres
commerciaux, le sanctuaire est visité chaque jour par des milliers de
touristes venus du sud-est asiatique. «C’était une bombe de TNT […], les gens qui ont fait ça visaient les étrangers pour porter atteinte au tourisme et à l’économie», a déclaré le ministre de la Défense, Prawit Wongsuwan.
La police n’exclut pas que d’autres bombes étaient prêtes à exploser,
après avoir repéré un engin suspect. La rue, jonchée d’éclats de verre
et de carcasses de moto calcinées, a été bouclée par la police.
«Nous ne savons pas de façon certaine qui a fait ça et pourquoi. Nous ne
savons pas s’il y a une motivation politique, mais ils ont voulu
fragiliser notre économie et nous les traquerons», a ajouté Wongsuwan, également vice-Premier ministre.
Aucune revendication n’avait été émise lundi en début de soirée. La
puissance de l’explosion, et l’hypothèse d’une tentative d’attaques
simultanées, sont inédites en Thaïlande. Le pays est certes confronté à
des attentats mais ils restent de faible ampleur, ne causant en général
que des blessés. Le dernier remonte à avril dernier, lorsqu’une voiture
piégée avait explosé sur un parking de l’île Koh Samui. Il avait fait 7
blessés. Ses commanditaires n’ont jamais été retrouvés, le gouvernement
avait seulement évoqué «un motif politique». En février, deux petites bombes avaient également explosé devant un centre commercial de Bangkok, sans faire de victimes.
Depuis mai 2014, la Thaïlande est gouvernée par une junte militaire
qui a pris le pouvoir après des mois de manifestations. Le pays, qui a
subi deux coups d’Etat, reste profondément divisé entre ennemis et
partisans de l’ancien Premier ministre exilé Thaksin Shinawatra,
renversé en 2006. Les deux camps ont été victimes d’attaques de groupes
armés inconnus. 90 personnes ont été tuées en 2010 durant les
manifestations des «chemises rouges» en faveur de Thaksin, réprimées par
l’armée. Les rassemblements se tenaient au carrefour visé lundi par
l’attentat.
Autre piste éventuelle : les séparatistes musulmans du sud du pays.
En dix ans, ce conflit a fait plus de 6300 morts. La guérilla, opposée à
l’armée thaïlandaise, a parfois eu recours à des voitures piégées, mais
jamais en dehors du territoire qu’elle revendique. Elle privilégie en
outre les attaques ciblées contre les policiers et soldats.
L’explosion est survenue au carrefour où se trouve le
sanctuaire Erawan, fréquenté par des milliers de personnes chaque jour.
(Photo Pornchai Kittiwongsakul. AFP)
ANALYSE
Séparatistes musulmans du sud du pays, opposants à la junte ou
militaires, voire policiers, écartés des postes de responsabilité,
l’identité des poseurs de la bombe qui a fait 27 morts selon les médias
reste mystérieuse.
Une puissante bombe a ébranlé le centre de Bangkok, près d’un
sanctuaire hindouiste très fréquenté par les touristes lundi soir,
faisant au moins 27 morts, dont 4étrangers, et 81 blessés selon un bilan
encore provisoire donné par les médias thaïlandais. La bombe, placée
sur une moto stationnée près du sanctuaire Erawan, dans le quartier
commercial de la capitale, était constituée de 5 kilos de TNT, selon
Somyot Poompanmoung, chef de la police thaïlandaise.
Le général Prawit Wongsuwan, vice-Premier ministre et ministre de la
Défense, a affirmé peu après que les organisateurs de l’attentat
visaient les touristes étrangers. «Il est clair que ceux qui ont
fait cela visaient à détruire l’économie et le tourisme, parce que
l’attentat a eu lieu au cœur du quartier d’affaires de Bangkok», a-t-il déclaré.
Alors que Bangkok, qui n’a jamais connu de tel attentat, était en
état de choc, le général Prayuth Chan-ocha, Premier ministre et chef de
la junte qui dirige le pays depuis le coup d’Etat de mai 2014, a nié
qu’il avait déclaré l’état d’urgence, comme indiqué par certains médias
locaux.
L’attentat n’a pas, pour l’instant, été revendiqué. Plusieurs
hypothèses sont possibles, mais aucun élément ne permet de favoriser
l’une d’entre elles.
L’extrême sud de la Thaïlande est en proie à une insurrection
séparatiste musulmane récurrente qui s’est fortement intensifiée depuis
2004. Cette rébellion ethno-nationaliste – les habitants du sud sont à
80% des Malais musulmans – a causé la mort de 6 500 personnes dans la
dernière décennie lors d’attentats à la bombe ou de fusillades. Jamais
toutefois, les rebelles séparatistes n’ont étendu leur action au-delà de
la région sud. S’il s’avérait qu’ils sont derrière l’attentat meurtrier
de Bangkok, cela constituerait un changement radical de stratégie,
indiquant que les séparatistes veulent internationaliser leur campagne
contre le gouvernement central.
Chemises rouges
Deuxième hypothèse: l’attentat pourrait être lié à la situation
politique très tendue dans laquelle se trouve le royaume depuis le coup
d’Etat du 22 mai 2014. La junte militaire, qui a fortement restreint les
libertés publiques et essaie de mettre en place une constitution qui
limiterait le poids des politiciens élus, fait face à une résistance de
plus en plus forte de la part de certaines sections de la population,
notamment les étudiants, les universitaires et les Chemises rouges (les
partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, dont la sœur,
Yingluck, dirigeait le gouvernement renversé lors du putsch).
La volonté de la junte de détruire le clan politique Shinawatra s’est
traduite ces dernières semaines par une campagne pour retirer à Thaksin
son grade de lieutenant-colonel de police et tous les titres qu’il
avait reçus du roi de Thaïlande. Un porte-parole du gouvernement
thaïlandais a d’ailleurs indiqué lundi soir que «des éléments qui ont perdu leurs intérêts politiques acquis étaient responsables» de l’attentat.
Il faut noter toutefois que ces groupes d’opposants n’ont jamais
commis d’action violente contre la junte et se sont limités à des
manifestations symboliques de résistance, comme défier la loi
interdisant les rassemblements de plus de 5 personnes. Le degré de
sophistication de l’attentat permet de douter que ces groupes épars
d’opposants en soient les auteurs.
Une troisième possibilité, peu évoquée dans les médias locaux, serait
celle d’une faction militaire – ou même policière – rivale du groupe de
généraux qui contrôlent le pays. Le Premier ministre Prayuth Chan-ocha a
placé des officiers qui lui sont fidèles à l’ensemble des postes de
commandements, marginalisant notamment une autre faction puissante,
nommée Wongtewan en thaï .
Vendredi après-midi, le soi 36 de Charoen Krung va sentir les
galettes de blé noir et résonner du son du biniou ! La rue dans laquelle
se trouve l’ambassade de France en Thaïlande depuis plus de 150 ans
sera rebaptisé « Rue de Brest ». Un nouveau moment fort dans la
commémoration des relations franco-thaïlandaises qui sera célébré avec
des animations culturelles et gastronomiques
Le soi 36 de la rue Charoen Krung dans lequel se trouve l’Ambassade de France en Thaïlande (Photo LPJ Bangkok.com)
Une rue de Brest à Bangkok ! Vendredi 15 février, le soi 36 de
Charoen Krung, le soi dans lequel se trouve depuis plus de 150 ans
l’ambassade de France en Thaïlande sera rebaptisé « Rue de Brest » par
les autorités de la ville de Bangkok en présence du maire de Brest et
d’autres personnalités thaïlandaises et francaises.
Le choix de « Brest » n’a a priori rien à voir avec le tropisme
breton légendaire de l’initiateur du projet, l’ancien ambassadeur de
France Gildas Le Lidec, ou des nombreux autres Bretons qui font ou ont
fait tourner l’ambassade – certainement un peu quand même. Il s’agit
avant tout de donner la réciproque de la « Rue de Siam » à Brest, et
surtout de rappeler le passage très remarqué, le 18 juin 1686, dans
cette même rue de Siam, baptisée ainsi en 1742, de la première ambassade
du Roi Naraï, venue rencontrer Louis XIV, que décrit Morgan Sportès
dans son ouvrage « Pour la plus grande gloire de Dieu« .
—
Programme de la journée de baptême de la « Rue de Brest »
12h00 – Début de la cérémonie dans la future rue de Brest.
12h10 - Dévoilement de la plaque « Rue de Brest » à l’entrée
du Soi 36 par l’Ambassadeur, par le Ministre de la Culture
thaïlandais, par le Maire de Brest et par le représentant de la Ville de
Bangkok.
12h20 – Mot de bienvenue de M. l’Ambassadeur et séance photo.
12h30 – Animations gastronomiques et culturelles bretonnes (danses) à
l’OP Garden (Soi 36). Exposition sur la rue de Siam à Brest sur le mur
extérieur de l’Ambassade de France.
15h30 – Fin des festivités
Les premières ambassades toujours présentes dans les esprits
Un événement historique lointain mais qui marque semble-t-il encore
fortement les relations entre la France et la Thaïlande, d’autant que la
Thaïlande est le premier pays d’Asie du Sud-est où est venue la France.
« L’ambassadeur est toujours frappé, lors de ses rencontres avec des ministres thaïlandais, qu’on lui parle aussi souvent de la première ambassade de France au Siam, d’échanges qui ont eu lieu il y a plus de 300 ans« ,
nous confiait il y a quelques jours Jérémy Opritesco, Conseiller pour
la Coopération et l’Action Culturelle de l’ambassade de France. Et de
souligner que « deux des quatre tableaux dans la salle du
couronnement représentent les relations avec la France : l’un retrace la
première ambassade du Roi Naraï et l’autre la réception de
l’ambassadeur thaïlandais par Napoléon à Fontainebleau« .
Il y a en France une demi-douzaine de rues de Siam. En Thaïlande, il y a
une « Rue de France », à Lop Buri. Le précédent ambassadeur de France,
Gildas Le Lidec, avait donc proposé aux autorités de la ville de Bangkok
de rebaptiser le soi 36 de Charoen Krung en « Rue de Brest« ,
pour faire le « buzz » et surtout redonner un coup de lustre à
l’histoire des relations franco-thaïlandaises tout en laissant un
témoignage durable de cette histoire très riche pouvant éventuellement
donner lieu à des jumelages ou autres initiatives bilatérales en tous
genres.
Cérémonie officielle et festivités culturelles et gourmandes
Une cérémonie présidée par l’ambassadeur de France, Thierry Viteau, est
prévue à midi en présence de plusieurs personnalités dont le ministre
thaïlandais de la Culture, Sontaya Kunplome, le Secrétaire permanent
adjoint de la ville de Bangkok, Pirapong Saicheua, le Maire de Brest,
François Cuillandre, et aussi l’ancien ambassadeur de France et
initiateur du projet, Gildas Le Lidec, qui sera accompagné de son
épouse.
A l’issue de la cérémonie, des animations culturelles et gastronomiques
bretonnes organisées avec le soutien d’UbiFrance, de la Chambre de
Commerce Franco-Thaïe, de l’OP Garden, de Thai Union Frozen et de
l’hôtel Imperial Queen’s Park, seront proposées au public.
Les festivités dureront de 12h30 à 15h30 dans cette nouvelle rue de Brest, qui longe l’Ambassade de France.
Ce sera l’occasion de goûter aux spécialités culinaires bretonnes sur
les stands du village breton installé à l’OP Garden, avec la
participation de Breizh Crepes, Comte de Sibour, Big C (Casino Délices),
Eurofood (Paysan Breton), Thai Union Frozen (Petit Navire), ainsi que
l’Office de Tourisme du Finistère.
Un volet culturel sera assuré par des musiciens du bagad Kerlenn-Pondi
de Brest, ainsi que par un cercle d’étudiants thaïlandais de
l’Université Rangsit à Bangkok pour les danses bretonnes. Une exposition
réalisée par les Archives municipales de la ville de Brest retraçant
l’histoire de la rue de Siam à Brest du 17ème siècle à nos jours sera
également visible sur le mur extérieur de l’Ambassade de France.
P.Q. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mercredi 13 février 2013
L’inauguration d’une rue de Brest à Bangkok évoque 330 ans d’amitié entre la France et la Thaïlande.
Les Suisses avaient leur « rue Henri Dunant » à Bangkok,
les Français y auront désormais leur « rue de Brest ». En présence de
l’ambassadeur de France Thierry Viteau, de l’ancien ambassadeur Gildas
Le Lidec et du ministre thaïlandais de la Culture,
Sontaya Khunpleum, le Soi 36 de Charoeng Krung, connue jusqu’à présent
sous l’appellation Soi Rong Phasi Kao (la rue de la maison des
douanes centre) a été rebaptisée le 15 février plus poétiquement « rue
de Brest ». Elle donne accès à l’ambassade de France (maintenant en
cours de reconstruction) sur la rive du fleuve Chao Phraya. C’est en
effet au large de Brest que s’était ancré le 18 juin
1686 le vaisseau des premiers ambassadeurs siamois envoyés par le roi
Narai au roi Louis XIV. La ville bretonne avait ensuite baptisée « rue
de Siam », la rue où le principal ambassadeur du Siam, Kosa Phan, avait
logé, dans la résidence même du roi Soleil près du grand port. Le projet
de la rue de Brest avait été initié par Gildas le Lidec, breton
d’origine, qui avait quitté ses fonctions d’ambassadeur à Bangkok en
avril 2012. La cérémonie, qui a rassemblé de nombreux représentants des
médias thaïlandais, a été placée sous le signe des « plus de
trois siècles d’amitié entre la France et la Thaïlande ».
En 1685, un an avant l’ambassade siamoise de Kosa Phan,Versailles
avait envoyé la célèbre ambassade menée par le Chevalier de Chaumont,
qui marqua le début véritable de ces relations. Mais dès 1681, une
première ambassade avait déjà été envoyée par Narai vers le royaume de France
: elle périt en cours de route, le vaisseau disparaissant corps et
biens au large du Cap de bonne espérance en décembre 1681. Aussi
l’arrivée de Kosa Phan et de deux autres ambassadeurs de moindre rang à
Brest fut le premier contact entre des Thaïlandais et le sol français.
Les carnets de l’ambassadeur du Siam, dont seulement une partie est
parvenue jusqu’à nous, fourmillent de détails sur son séjour de deux
semaines à Brest. Il y décrit avec une précision étonnante son logement,
la résidence du roi Soleil, allant jusqu’à mesurer la taille du miroir
et énumère longuement les divers mets qui lui ont présenté lors des
repas. Beaucoup de ces plats lui sont inconnus ; aussi pour en parler,
il « siamise » les noms français. Artichaut devient alors « a-ra-ti-cho
», champignon « ka-pe-ra-ya » et prune « pa-ron ». Les choses n’ont pas
tant changé en trois siècles et, probablement, si vous dites au
moto-taxi que vous allez « thanon brest », il vous regardera avec
perplexité pendant quelques instants avant de s’écrier : « Ah ! thanon
ba-ret ». Kosa Phan s’intéresse aussi beaucoup à l’arsenal et aux
vaisseaux français ancrés dans le port ; il fit un compte rendu
scrupuleux de sa visite à destination de son suzerain, le roi Narai.
Certes, les relations franco-siamoises prirent ensuite un tour moins
consensuel, avec la crise de 1688 et le départ, la queue entre les
jambes, des militaires français de Baan-kok, l’actuelle Bangkok. Mais,
comme on sait, tout cela est de la faute d’un aventurier grec, un
certain Phaulcon. La récente visite du Premier ministre français
Jean-Marc Ayrault a redonné vigueur aux relations bilatérales, tant sur
le plan économique et politique
qu’au niveau de l’éducation et de la culture. Il ne reste qu’à espérer
qu’un artiste du royaume de Thaïlande évoque un jour la « thanon brest »
dans une chanson nostalgique, à l’instar de Jacques Prévert et de sa
rue de Siam.
L’amour que se manifestent réciproquement certains Brestois et
Thaïlandais avait déjà donné lieu à de savoureux échanges au mois de
janvier 2006 :
Des stagiaires thaïlandais dans la rigueur de l’hiver français !
Dans le cadre de la charte de coopération signée entre la Thaïlande,
l’UIHJ et la Chambre nationale des huissiers de justice français, des
stagiaires thaïlandais se sont rendus en séminaire de formation en
France, des 9 au 18 janvier 2006.
Entourant les stagiaires, de gauche à droite : Bruno Villard,
huissier de justice à Quimper, Tanguy Brelivet, huissier de justice à
Concarneau, trésorier de la Chambre départementale, Dominique Le Gall,
huissier de justice à Brest, président de la Chambre départementale, et
Anne Kérisit
Accueil à la maison des huissiers de justice du monde
Pour Salichai Suwannimitr et Suebsakul Kasikrama, deux jeunes
confrères thaïlandais, le choc à la sortie de l’avion à Roissy (France)
est grand. Eux qui n’avaient jamais quitté leur Thaïlande natale, être
confrontés aux rigueurs hivernales françaises restera la première de
leur expérience européenne.
Nos confrères ont été pris en charge dès leur arrivée par Mathieu
Chardon, membre du Comité de l’UIHJ, lequel leur a fait visiter les
prestigieux locaux de la Chambre nationale des huissiers de justice
français à Paris, « la maison des huissiers de justice du monde », comme
l’aiment à le rappeler les différents présidents français, ainsi que
les locaux de l’Ecole nationale de procédure française, situés dans le
même bâtiment.
Mathieu Chardon leur a ensuite présenté la profession d’huissier de
justice telle qu’elle est exercée en France : statut, déontologie, accès
à la profession, fonctionnement d’un office, compétence, missions,
formation, …
Cap sur la Bretagne !
Après ce court séjour parisien, ils ont mis le cap dès le lendemain
sur l’Ouest, c’est-à-dire la Bretagne et plus précisément la pointe Sud :
Quimper et Douarnenez, où ils ont été reçus pour cette formation par
Anne Kérisit, huissier de justice à Douarnenez.
A leur arrivée, ils ont pu visiter son office, faire connaissance avec
son personnel et découvrir sa façon de travailler. Ils ont ensuite reçu
la visite d’un journaliste de « Ouest France », l’un des premiers
quotidiens français, curieux de connaître les raisons de leur arrivée à
Douarnenez.
Le lendemain, ils ont accompagné notre consoeur à un constat et ont
ensuite mis le cap sur Lorient où ils ont été reçus par Joëlle
Guerpillon, commissaire priseur à Quimper, qui effectuait une grande
vente mobilière, accompagnée de son expert, Philippe Jamault. Ils ont
assisté aux préparatifs, puis à la vente elle-même.
Rencontre avec le maire de Douarnenez et déjeuner avec le président de la chambre départementale
Le jeudi matin, ils ont pu poser de nombreuses questions sur la
profession, tout en visitant le centre ville de Quimper en compagnie de
deux confrères quimpérois, avant de passer l’après-midi chez Bernard
Corre, mandataire liquidateur, pour y découvrir les rouages des
procédures collectives françaises. Ils ont été reçus en fin d’après-midi
par Monique Prévost, maire de Douarnenez, laquelle leur a fait visiter
sa mairie et a tenu à leur offrir un petit souvenir de la ville de
Douarnenez.
Le vendredi matin a été consacré à l’approfondissement de leurs
connaissances puis à une visite de Douarnenez, avant d’être reçus à
déjeuner par Dominique Le Gall, président de la chambre départementale
des huissiers de justice du Finistère, qui a également tenu à leur
offrir un petit cadeau en souvenir de leur visite en Cornouaille.
L’après-midi, ils ont été accueillis par deux confrères de Concarneau,
Philippe Rabadeux et Tanguy Brelivet. Ils ont accompagné Me Brelivet en
tournée de saisies et significations pour finir par une visite guidée
de Concarneau et sa Ville Close.
La découverte de la région n’a bien évidemment pas été oubliée pendant
ce séjour où nos deux amis thaïlandais ont particulièrement apprécié les
spécialités culinaires telles que les crêpes, le cidre et le kir
breton, ainsi que l’accueil légendaire breton, la mer, les paysages, son
architecture et ses faïences célèbres dans le monde entier.
Rencontre avec le président de la Chambre nationale des huissiers de justice français
Puis, nos confrères sont retournés à Paris. Après un débriefing
réalisé par Mathieu Chardon, nos collègues thaïs ont été reçus par Paul
Rochard, président de la Chambre nationale des huissiers de justice
français et par Thierry Bary, délégué général. Au cours d’une réception
informelle et chaleureuse, le président Rochard a remis aux deux
stagiaires le diplôme de stage signé de sa main et de celle du président
Isnard, empêché pour cause de voyage à l’étranger.
Le président Rochard n’a pas manqué de vérifier et d’apprécier les
connaissances nouvellement acquises par nos confrères et de rappeler
combien la formation était vitale pour l’avenir de nos professions. S’en
est suivi un traditionnel échange de cadeaux. Nos deux confrères,
visiblement touchés par un accueil si amical, ont indiqué qu’ils ne
manqueraient pas de rapporter à leur autorité hiérarchique tout
l’intérêt de leur séjour en France et l’excellence du niveau de la
profession en France.
Remise du diplôme
Echange de cadeaux
A l’office d’Anne Kérisit, à Douarnennez
Signature du diplôme de fin de stage par Paul Rochard, président de la Chambre nationale des huissiers de justice français
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