Halte à la censure et la désinformation satanistes !
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dimanche 15 juin 2014
La gauche à côté de ses pompes
Voilà ce qui arrive quand les juges refusent de
démanteler des organisations fascisantes criminelles et de poursuivre
leurs principaux contrevenants, et s’amusent même, comme à Brest le 11
juin 2013, à condamner leurs victimes lorsque celles-ci tentent de se
défendre.
En quatre années de campagnes de calomnies publiques nominatives
quotidiennes et intensives auxquelles des magistrats du Tribunal de
Grande Instance de Brest ont donné leur caution quand ils n’y ont pas
participé de manière plus active, celles de Cyprien Luraghi et de ses
complices de Brest et Béziers à mon encontre, un très grand nombre de
personnes qui me connaissaient ou m’ont connue ont pu se rendre compte
du degré de corruption des magistrats en question… et ont eu tout le
loisir de le faire connaître autour d’elles… L’information s’est bien
propagée.
L’ancien candidat à la présidentielle a pris ses distances de la
scène médiatique et politique depuis les européennes alors que les
communistes appellent à la transformation du Front de gauche.
Jean-Luc Mélenchon s’est mis au vert ces derniers jours. Au bleu plus
précisément, au bord de la mer. En Espagne, glisse un proche, pour des
affaires familiales et quelques jours de repos. Il en avait visiblement
besoin après les européennes et ses larmes au soir de la large victoire
du Front national. Sur son site, la vidéo de ce moment cruel a été vue
par plus de 223.000 personnes. Dans la dernière note de son blog datée
du 7 juin, le leader du Front de gauche raconte combien la vue de la mer
lui a fait du bien. «Regarder les vagues moutonner, c’est les faire
entrer dans l’esprit et, de là, dans tout le corps. Il peut en résulter
une plage aussi lisse que fraîche.» Serait-il apaisé? Pas vraiment. Au
fil de l’eau, il voit surtout les déchets. «Notre civilisation, dit-il,
est celle des déchets massifs.» L’humeur est sombre.
En 2002, après la défaite de Lionel Jospin et un Front national au
second tour, celui qui était alors socialiste avait plongé dans la
dépression. Un rude moment, qui avait duré. Il en reparle relativement
facilement aujourd’hui, comme d’une grande secousse psychique.
«Percuté par les résultats»
S’il est revenu à Paris mercredi soir, Jean-Luc Mélenchon reste
volontairement en retrait des médias. En catimini, ou presque, il s’est
rendu jeudi devant le Palais de justice de Paris pour soutenir des
salariés et des syndicalistes de la RATP. Il communique peu, ou pas,
avec ses alliés de la gauche radicale en dehors de son Parti de gauche.
Et il ne se rend plus, depuis longtemps déjà, aux réunions des
responsables du Front de gauche. Figure féminine du Front de gauche,
Clémentine Autain, de la formation Ensemble, affirme n’avoir «aucune
nouvelle» de lui. «Il est percuté par les résultats, dit-elle. Les
coordonnées politiques telles qu’il les voyait ne sont pas sorties des
urnes, ça remet en cause tout le mécano politique qu’il avait
construit.»
Le 23 mai sur son blog, à la veille des européennes, Mélenchon
affirmait: «Dimanche ça va le faire, j’en suis certain. Faites attention
aux annonces de 20 heures. A la présidentielle, Le Pen était annoncée à
20 %. Le lendemain matin, elle était à 17. Comme son papa l’ami d’Ebola
au mieux de sa forme. Mais pas mieux.» Pour Clémentine Autain,
«Jean-Luc Mélenchon a besoin de retrouver un souffle, une stratégie.»
Un ancien cadre du Parti de gauche, qui a pris ses distances, observe
avec sévérité Mélenchon, «incapable de remettre en cause une stratégie
d’autonomie qui a visiblement échoué». «Il est dans une impasse
politique et le Front de gauche, que personne n’ose débrancher, est dans
un stade de coma dépassé.» Pour cet ancien cadre, les propos de
l’ex-candidat à la présidentielle tenus après les européennes
«n’annoncent pas d’aggiornamento politique».
Autre figure du Front de gauche, Pierre-François Grond, tente de
passer outre la figure imposée de Jean-Luc Mélenchon. «Je n’ai pas plus
de nouvelles récentes que les autres. Mais son absence, assure-t-il, ne
nous empêche pas de travailler sur la rentrée». Objectif: dépasser les
oppositions sur les questions d’alliance ou non avec le PS qui ont
déchiré le Front de gauche aux municipales et contribué à éloigner
Mélenchon du PCF. «Tout le monde s’accorde, assure Grond, sur la
nécessité d’un front large et commun avec des socialistes et des
écologistes, pour contrer la politique du gouvernement.» Vendredi matin,
Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, les co-présidents du Parti de
gauche, ont d’ailleurs aussi répondu favorablement à la proposition
d’une rencontre lancée par la secrétaire nationale des écologistes,
Emmanuelle Cosse. Tout en lui reprochant d’avoir envoyé une même
invitation au MoDem.
Quand au PCF, il semble tenir Mélenchon particulièrement à distance
ces temps-ci. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, appelle à
une «transformation» du Front de gauche pour aller vers «un
rassemblement plus large». Le Conseil national du PCF qui se réunit
samedi devrait entériner et préciser la mutation, qui sera proposée
lundi lors d’une réunion des responsables du Front de gauche. Jean-Luc
Mélenchon n’y sera sans doute pas. Dans son agenda, seule figure, le 1er
juillet, la session du Parlement européen à Strasbourg. «Ce n’est pas
là qu’il va se remonter le moral», ironise un membre du Front de gauche.
Le coprésident du Parti de gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon et
la vice-présidente Martine Billard, le 5 septembre 2013 à Paris. (Photo
Patrick Kovarik. AFP)
Les deux partis tombent d’accord sur le principe d’une rencontre, forts des «excellents résultats»
de leurs listes communes aux municipales, le plus probant étant la
prise de Grenoble. Les européennes renforcent ensuite le sentiment «d’urgence de la construction d’une alternative de gauche à la politique d’austérité». Cette alternative de gauche passerait ainsi par les deux partis, eux qui partagent tant d’idéaux et de combats. Ainsi «l’écologie, la question sociale et la démocratie»
sont au cœur de leurs préoccupations communes et plus concrètement le
Traité transatlantique qui est devenu pour eux un cheval de bataille.
Le rapprochement en bonne et due forme entre le PG et EE-LV n’est pas
surprenant mais Mélenchon et Billard sont très clairs sur un point :
pas question de traiter avec les centristes. L’invitation lancée par
EE-LV au Modem n’est pas vraiment pour plaire au PG qui y voit un
défenseur des politiques d’austérité et des baisses des dépenses
publiques.
En attendant cette fameuse rencontre au sommet, Cosse reçoit donc les «salutations éco-socialistes» de Mélenchon.
Comment analysez-vous la réponse de
Jean-Luc Mélenchon à la lettre d’Emmanuelle Cosse proposant des échanges
entre toutes les forces qui ont appelé à voter Hollande en 2012 ?
C’est bien triste. Tout change, on dit que les résultats des
européennes sont très graves pour la gauche et les écologistes, mais
rien ne change. Le score du Front de gauche c’est un échec personnel de
Jean-Luc Mélenchon, un rejet de sa virulence sur le fond comme sur la
forme. Or, il nous ressort le même prêchi-prêcha: il faudrait diviser la
gauche en deux pour faire en sorte que l’un des morceaux, celui de la
gauche qui dit rejeter l’austérité et la politique de l’offre, devienne
plus gros que l’autre. C’est dommage. Si chacun reste dans son couloir
et continue à débiter le même discours, nous ne risquons pas de
progresser et de répondre aux attentes des Français. S’ils avaient
adhéré en masse aux idées du Front de gauche, cela se serait traduit
dans les urnes. Mais ils n’ont fait que 6%. De la même façon, si le
programme d’Europe-Ecologie-les Verts avait suffi à les convaincre nous
aurions totalisé plus de 9% Si nous avons envoyé cette lettre, c’est que
nous ne pensons pas avoir la solution à nous tous seuls.
Jean-Luc Mélenchon est d’accord pour
une rencontre bilatérale avec vous, voire à des alliances pour les
élections départementales et régionales de 2015…
Mais avant de parler alliance électorale ou périmètre, l’urgence est
de se remettre en cause et d’ouvrir un espace de dialogue. Et ce, dans
les six mois qui viennent. Si l’on pouvait déjà confronter nos analyses
ce serait un premier pas. Evidemment que cela inclut le PS
Pourquoi avoir invité le Modem qui, en s’alliant à l’UDI, est revenu dans le giron de la droite ?
En 2012, François Bayrou a indiqué qu’il allait voter à titre
personnel pour François Hollande alors qu’en 2007, il n’avait donné
aucune consigne. Certes il s’est depuis allié à l’UDI, mais il serait
intéressant de confronter son point de vue aux nôtres.
Etes-vous surpris de la réaction de Jean-Luc Mélenchon ?
Non. Le sectarisme n’est pas près de quitter Mélenchon. Il n’en a pas
l’exclusivité puisqu’il touche tous les partis, y compris
Europe-Ecologie-les Verts. Mais les Français sont exaspérés par ces
postures politiciennes qui nous condamnent à l’impuissance. Beaucoup se
disent : pourquoi voter pour des partis qui reconnaissent eux-mêmes
qu’ils n’y arriveront pas ? Ou qui pensent que rien ne peut être tenté
tant que les anticapitalistes ne font pas plus de 50%… Le problème c’est
que c’est précisément ce genre d’attitude qui nourrit le vote FN.
VIDEOS. Valls met en garde le PS : «La gauche peut mourir»
P.Th. | Publié le 14.06.2014, 12h52 | Mise à jour : 17h50
Maison de la Chimie (Paris VIIe), samedi 14 juin 2014.
Manuel Valls a affirmé devant le conseil national du Parti
socialiste que «le risque de voir Marine Le Pen au second tour de
l’élection présidentielle» de 2017 existait. | AFP / Fred Dufour
Dramatiser pour remobiliser. Devant le conseil national d’un Parti socialiste divisé sur la politique menée par son gouvernement, Manuel Valls a mis en garde contre «le risque de voir Marine Le Pen
au second tour de l’élection présidentielle de 2017». Et affiché sa
fermeté face aux ruades de l’aile gauche, qui prend ses distances avec
le président de la République François Hollande, notamment en réclamant une primaire PS en vue de la présidentielle de 2017.
«Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen», a prévenu
le Premier ministre. Comprendre : il est urgent de serrer les rangs
derrière l’exécutif. Car selon le chef du gouvernement, la France
pourrait basculer dans «une ère dans laquelle un des grands partis
républicains et cette fois sans que cela soit une surprise… peut être
absent de ce grand rendez-vous électoral». «Et si rien n’est fait, ce
peut être la droite, ce peut être nous, par conséquent une ère dans
laquelle la gauche peut aussi disparaître», s’est-il inquiété.
«Nous sentons bien que nous sommes arrivés au bout de quelque chose,
au bout peut-être même d’un cycle historique pour notre parti», a
analysé Valls, finissant par lâcher : «La gauche n’a jamais été aussi
faible dans l’histoire de la Ve République.» Un message qui sonne comme
un appel à la raison, alors qu’un vent de fronde souffle dans les rangs
de la majorité.
Face à une aile gauche qui n’hésite pas à remettre publiquement en cause la politique conduite par l’exécutif,
Manuel Valls a prévenu : il n’existe «pas d’alternative à gauche». «La
radicalité en interne ou dans la société mène à une impasse. C’est le
réformisme qui est en jeu», a-t-il encore lâché. Et de mettre en garde
les élus les plus audacieux : «La reparlementarisation à outrance des
institutions n’est pas tenable.»
VIDEO. L’aile gauche donne de la voix
Défendant dans ce même discours ses choix en matière de politique budgétaire,
le chef du gouvernement ne s’est pas privé de souligner que l’échec
électoral du PS n’avait pas renforcé les formations politiques de «la
gauche de la gauche». «La gauche doit être capable de se dépasser»,
a-t-il lancé, appelant les siens à se «réinventer». «Et se réinventer
dans un contexte particulier : l’exercice du pouvoir, faute de ne
l’avoir pas fait dans l’opposition.»
Une lueur d’espoir tout de même, et un gage de loyauté envers le
président de la République : «Nous avons encore trois ans pour nous.
Trois ans pour réussir et pour continuer à gouverner. Autour du
président de la République, autour de François Hollande», a lancé le
Premier ministre.
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