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mercredi 7 mai 2025

Règlements de comptes à Marseille et dans sa région

Liste exhaustive dans cet article de Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A8glements_de_comptes_%C3%A0_Marseille_et_sa_r%C3%A9gion

On y trouve une synthèse intéressante avec un tableau très évocateur : 

Synthèse

Le décompte varie selon la zone géographique prise en compte : la ville de Marseille, la métropole Aix-Marseille-Provence, le département des Bouches-du-Rhône, ou bien également les régions voisines de Nîmes, Avignon et Toulon, dans lesquelles les réseaux criminels marseillais ont souvent des liens ou des activités[460],[461],[462]. Le quotidien La Provence établit le nombre de morts liés aux règlements de comptes à Marseille et dans sa proximité à 169 entre 2008 et 2014[463]. Entre 2015 et 2020, la préfecture des Bouches-du-Rhône a recensé 100 morts par règlements de comptes dans le département[464].


Répartition dans le temps des victimes de « règlements de comptes »
Année Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Dec Total
2025 - 3









3
2024 2 1 - 3 2 2 5 1 4 2 3 1 26
2023 2 4 5 7 6 2 4 10 5 2 3 2 52
2022 4 4 2 - 4 5 3 2 4 5 - 4 37
2021 2 4 - 4 1 5 8 6 9 1 1 - 41
2020 1 2 3 - 2 2 2 1 1 4 1 2 21
2019 1 2 3 2 1 - 3 3 1 2 1 2 21
2018 4 3 2 3 2 3 - 1 6 1 3 2 35
2017 - 5 2 - 1 1 - 1 3 1 1 2 17
2016 3 3 2 4 2 3 - 7 4 2 2 2 34
2015 1 1 2 6 2 2 - 1 1 3 2 - 21
2014 4 - 2 3 1 1 3 1 - 1 1 - 17
2013 1 1 4 - 2 4 2 1 2 - - 2 19
2012 - 1 5 4 4 1 1 2 - 1 3 - 22
2011 - 1 1 2 - 1 3 1 1 1 1 6 18
2010 1 3 3 - 3 1 1 5 2 - 2 - 21
2009 3 - - 1 1 - 1 2 3 1 1 - 13
2008 - 2 - - - 1 1 2 4 1 - - 11
2007 2 - - - - 1 1 - 2 - - - 6
2006 1 - 2 5 - - - - 1 - - 3 12
2005 - - - - - - 1 - - 1 - 2 4
2004 - 1 1 - 1 - - - - 1 - - 4
2003 - - - - - - - 1 - 1 1 - 3
2002 - - - - - 1 - - - 3 - - 4
2001 - - - - - - - 1 - 1 - - 2
2000 1 - 1 - - - - 1 - 1 3 1 8
1999 - 2 - - 1 - 1 - 1 3 - - 8
1998 - - - - - - 1 - 5 3 - 1 10
1997 - - - - 2 - - - - 1 - - 3
1996 - - 1 - - - - - - - - - 1
1994 - 1 - - - - - - - - - - 1
1993 - - 1 - - - - - - 1 - - 2
1991 - - - - - - - - - 2 1 - 3
1990 2 - - - - - - - - - - - 2
1988 - - - - 1 - 1 - - - - - 2
1985 2 1 - - - - 1 - - - - - 4
1984 - - - - - - - - - - - 1 1
1983 - - - - - - - - - 1 - - 1
1981 - - - - - - - - - 1 - - 1
1979 - - - - - - 1 1 3 - - - 5
1978 - - - - - - - - - 10 - - 10
1973 - - 4 1 - - - - - - - - 5
1972 - - - - - - - - 3 - - - 3
1970 1 - - - - 2 - - - - - - 2
1967 - - - - - 2 1 - - - - - 3
1965 - - - - 1 - - - - - - - 1
1954 - - - 4 - - - - - - - - 4
1950 - - - - - - - - 1 - - - 1
TOTAL 531



Sauf en ce qui concerne la tuerie exceptionnelle du Bar du Téléphone le 3 octobre 1978, dans le 14e arrondissement de Marseille où, au total, a eu lieu le plus grand nombre de règlements de comptes, on voit bien que les Berrahma sont responsables de l'hécatombe : cela commence le 25 juillet 1998 avec l'assassinat d'Eric Schöne, associé de Farid Berrahma, se poursuit en 2006, année de l'assassinat de Farid Berrahma lui-même, et à partir de 2008, comme dirait leur complice le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, ça ne "débande" plus.

Au printemps 2009, certains riverains de Rue89 appelaient ce malade mental au calme, c'est-à-dire qu'ils lui demandaient de cesser tous ses harcèlements démentiels à mon encontre, au motif que les Corses devenaient nerveux.

Mais il n'a jamais écouté personne, en dehors de la révolutionnaire communiste Josette Brenterch de Brest, toute à sa vengeance contre les agents de l'Etat qui avaient contrecarré ses plans me concernant en 1994.


https://www.ledauphine.com/isere-sud/2011/09/07/l-ete-sanglant

Avis de tempête, dans le Midi, après la mort de trois figures de la pègre 

L’été sanglant

 
Denis MASLIAH - 08 sept. 2011 à 05:16 - Temps de lecture : 4 min
 
Le 20 juillet à Marseille,   sur les lieux du meurtre  de Roland Gaben, surnommé  “le caïd du Panier”.  PQR/Thierry GARRO et Serge ASSIER
Le 20 juillet à Marseille, sur les lieux du meurtre de Roland Gaben, surnommé “le caïd du Panier”. PQR/Thierry GARRO et Serge ASSIER

 

Ils ont tous les trois connu leur heure de gloire. En différents lieux et à des époques distinctes. En ces temps-là, ils régnaient sur les affaires de la pègre et le champagne coulait à flots. Mais le vent mauvais qui, depuis quelque temps, souffle sur Marseille et sur le Var, a balayé les anciens parrains là-même où ils s’étaient fait un nom.

Le premier à tomber fut Pascal Perletto, 50 ans, considéré comme le parrain du Var jusqu’à son arrestation en 1998 dans une très importante affaire de trafic de stupéfiants. Ce poids lourd du Milieu était sorti de prison depuis six semaines lorsque le 1 er juin, dans le quartier de l’Aguillon à Toulon, il a été abattu de huit balles par un tueur circulant à moto. Si Perletto était considéré par la police comme un truand de premier plan, c’est tout d’abord parce qu’il était à la tête d’un clan qui entretenait des connexions avec les barons politiques locaux. C’est aussi parce qu’il investissait beaucoup d’argent dans des sociétés basées à l’étranger -notamment en Roumanie. Enfin, il était soupçonné de participer à de très gros coups en matière de trafic de stupéfiants. D’ailleurs, il avait précisément été arrêté en 1998 dans une affaire portant sur plusieurs tonnes de résine de cannabis et d’importantes quantités de cocaïne. Ses associés de l’époque ? Des truands marseillais, parmi lesquels des membres de l’équipe de Francis Le Belge… Une purge qui témoigne de bouleversements importants à Marseille

La seconde victime de renom a été Roland Gaben, 46 ans, présenté par les spécialistes comme le parrain du quartier du Panier, à Marseille. Celui qu’un policier décrit comme “un caïd traditionnel, un truand à la marseillaise, aux méthodes expéditives”, spécialisé dans les braquages et le racket, a été supprimé par quatre hommes qui lui ont tendu un guet-apens en plein 15 e arrondissement, le 20 juillet. Gaben avait, lui aussi fait partie de l’équipe de Francis le Belge dans les années 80.

Et c’est neuf jours plus tard que s’est produit l’événement le plus révélateur de cet été sanglant : l’assassinat, dans un cyber-café marseillais, de l’ancien bras droit de Francis Le Belge. Souhel Hanna-Elias, 55 ans : une figure du Milieu, grand spécialiste des machines à sous, qui tentait probablement de se réimplanter à Marseille au terme d’une longue période d’absence.

Apparemment distincte de la série de règlements de comptes entre caïds de cités, cette purge dans le banditisme traditionnel témoigne de bouleversements importants au sein de la pègre en région Paca. Avec des enjeux colossaux à la clé : la maîtrise des jeux clandestins et du racket, associée à celle des mécanismes et des structures de blanchiment. “Le stade ultime du banditisme, le nec plus ultra, c’est de bénéficier d’un flux d’argent régulier qui paraît licite. Tout se joue autour de cela”, explique Jacques Dallest, le procureur de Marseille. “Les caïds rangés des voitures, cela n’existe que rarement...”Éliminer ses adversaires pour contrôler un territoire : l’enjeu est vieux comme le monde. Pour Thierry Colombié, auteur notamment de l’ouvrage intitulé “Le Belge” et chercheur spécialisé dans la criminalité organisée, les derniers meurtres portent sur des contentieux souvent liés aux machines à sous, et donc aux territoires. Mais pas seulement. “Depuis 2006, date de l’assassinat de Robert Felicaggi, dit l’Empereur des jeux en Afrique, le Milieu est en pleine restructuration sous l’impulsion de plusieurs gangs, jusque-là très discrets , qui anticipent les gigantesques profits liés au Plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC), soit des milliards d’euros”. L’enjeu consiste en effet à s’approprier le monopole des terrains que le nouveau Plan va rendre constructibles. “La guerre qui fait rage depuis oblige la plupart des grands voyous marseillais à choisir leur camp, et malheur à celui qui se serait trompé, ou qui traînerait un vieux contentieux…”, poursuit M. Colombié.

L’hypothèse de la guerre corse est compatible avec celle d’une accélération du mouvement de recomposition consécutif à l’arrestation, en juin 2010, de Bernard Barresi et des frères Campanella, considérés comme les grands patrons de la pègre marseillaise. Hanna-Elias, avant d’être un lieutenant du Belge -dont il aurait ensuite précipité la chute, disent de nombreux observateurs- fut surtout un ami de jeunesse de Jean-Luc Barresi. Son retour à Marseille quelques mois après l’arrestation de Bernard Barresi, frère de Jean-Luc, n’est-elle qu’une coïncidence ? Il y a en tout cas bien longtemps que le procureur Dallest, lui, ne croit plus à la retraite anticipée dans le Milieu : “Les caïds rangés des voitures, on en parle beaucoup, mais cela n’existe que rarement” !


https://www.leparisien.fr/faits-divers/le-caid-farid-tir-assassine-pres-de-marseille-l-histoire-sanglante-d-un-clan-31-08-2019-8142789.php

Le caïd Farid Tir assassiné près de Marseille : l’histoire sanglante d’un clan

Depuis 2011, six membres de la famille Tir sont tombés sous les balles, sur fond de trafic de drogues dans les quartiers nord de la cité phocéenne.

 C’est dans le quartier de Font-Vert, ici lors d’une opération anti-drogue en 2012, que prend racine cette guerre des clans qui ensanglante régulièrement  Marseille.
C’est dans le quartier de Font-Vert, ici lors d’une opération anti-drogue en 2012, que prend racine cette guerre des clans qui ensanglante régulièrement Marseille. AFP/Boris Horvat

 

Quand les enquêteurs finissent par identifier vendredi l' un des hommes abattus quelques heures plus tôt dans un hôtel marseillais, son nom leur est assurément familier. Non seulement parce que, dans le sud de la France, Farid Tir, 29 ans, est bien connu des services comme celui d'un caïd de la drogue. Mais aussi parce qu'il n'est pas le premier membre de sa famille à connaître une mort aussi violente.

Depuis huit ans, pas moins de cinq autres hommes ont fait les frais d'une guerre que tout relie au trafic de stupéfiants. Son grand-père Saïd Tir, surnommé « le Vieux », est le premier à tomber sous les balles le 27 avril 2011, à quelques semaines d'un procès où il devait comparaître pour sa participation à un trafic de cannabis et de cocaïne. Trois tueurs l'ont exécuté en plein jour alors qu'il conduisait dans les quartier Nord de Marseille. Celui qui était aussi appelé « le parrain de Font-Vert », 59 ans, avait une arme chargée sur la cuisse.

 

Saïd Tir, 60 ans, a été tué en avril 2011 et son neveu Karim Tir, 31 ans, en juin 2014. DR
Saïd Tir, 60 ans, a été tué en avril 2011 et son neveu Karim Tir, 31 ans, en juin 2014. DR AFP/Boris Horvat

 

Deux mois plus tard, c'est le beau-frère de Saïd, Akim Grabsi, 42 ans, qui est abattu de plusieurs tirs dans la tête alors qu'il circule sur le boulevard National, dans le troisième arrondissement de la cité phocéenne. Deux des oncles de Farid Tir sont ensuite assassinés. D'abord, Farid (son homonyme), le 11 avril 2012, dans sa voiture, alors que l'homme de 40 ans rentrait chez lui. Puis Karim Tir, 30 ans, tué en juin 2014 à Asnières (Hauts-de-Seine), d'une balle tirée en pleine poitrine. Condamné pour trafic de drogues en 2009, il avait monté un label de musiques et était connu pour être le manageur du rappeur Jul.

Des clans rivaux

D'autres membres du clan réchappent à des tentatives d'assassinat. Comme le frère de Farid Tir, Eddy, alias Barabas, visé par des coups de fusil d'assaut en septembre 2011. Trois mois plus tard, il est impliqué à son tour dans le meurtre d'un habitant de la Castellane, pour lequel il est condamné en appel, en mars dernier, à 20 ans de réclusion. En mars 2014, Hichem Tir (encore un oncle de Farid Tir), ressort indemne d'une série de tirs, à Beauvais, dans l'Oise.

Qui en veut aux Tir? En 2016, le parquet de Marseille avait publiquement prêté à cette famille une rivalité avec un autre clan, les Remadnia, dont certains tremperaient dans les « stups ». On soupçonne Eddy Tir d'avoir commandité depuis sa prison l'assassinat de Zakary Remadnia en 2014, mais ce crime reste pour l'heure irrésolu et un épais mystère entoure les autres, même si des équipes de tueurs ont été identifiées autour des deux familles et arrêtées.

 

Zakary Remadnia a été abattu en juillet 2014 dans les quartiers nord de Marseille. AFP/Boris Horvata
Zakary Remadnia a été abattu en juillet 2014 dans les quartiers nord de Marseille. AFP/Boris Horvata AFP/Boris Horvat

 

Les Tir ne sont pas tous impliqués dans le banditisme, soulignait L'Express en 2016. « L'immense majorité des quelque 300 membres du vaste clan Tir est, en effet, totalement inconnue des services de police », écrivait l'hebdomadaire. Aux origines de l'histoire de cette famille à Marseille, il y a la venue dans les années 1950 de Mahboubi Tir, un Berbère algérien, bientôt propriétaire d'un commerce d'alimentation. Connu pour être un modèle d'intégration et de solidarité, le patriarche, décédé en 1997, a donné son nom à une rue.


https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/narcotrafic-a-marseille-blacks-dz-mafia-yoda-ce-que-l-on-sait-des-gangs-qui-se-font-la-guerre-3042654.html

Narcotrafic à Marseille : Blacks, DZ Mafia, Yoda, ce que l'on sait des gangs qui se font la guerre

 

La mort ultra-violente d'un adolescent mineur et celle d'un chauffeur VTC, victime collatéral d'une tentative d'homicide, sont au cœur des affrontements que se livrent les gangs à Marseille pour mettre la main sur les points de vente de drogue.

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Deux morts en trois jours à Marseille. Dimanche 6 octobre, devant la presse, le procureur de la République Nicolas Bessone a souligné "une sauvagerie inédite". pour une histoire de vengeance entre membre de clans rivaux. Le mineur de 15 ans tué sauvagement dans la cité Félix-Pyat, le 2 octobre, avait été recruté sur les réseaux sociaux par un détenu de Luynes, membre du gang DZ Mafia, pour mener une action contre un rival. Mais au pied de l'immeuble, l'adolescent a été cueilli par une bande qui l'a "lardé de 50 coups de couteau" et "brûlé vif", selon les détails fournis par le Procureur Nicolas Bessone. Deux jours plus tard, un autre mineur de 14 ans a été recruté par le même commanditaire pour assassiner un membre d'un clan adverse. L'opération s'est soldée par la mort d'un chauffeur VTC. Deux homicides qui illustrent "le conflit actuel opposant, dans le 3ᵉ arrondissement de Marseille, la DZ Mafia et le clan des Blacks de la cité Félix Pyat, pour la prise de contrôle du point de deal de la cité du Moulin-de-Mai." France 3 Provence-Alpes fait le point sur ces guerres meurtrières entre bandes rivales dans la cité phocéenne. 

>>> À lire aussi : Narcotrafic à Marseille. Tireur de 14 ans, contrat de 50 000 euros…Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse du procureur de la République

Qu'est-ce que les "Blacks" de Félix-Pyat ?

"C'est une équipe de jeunes d'origine comorienne, qui tient le point de deal", souligne un éducateur des quartiers Nord. Selon lui, ce réseau de Félix-Pyat a bien "une hiérarchie comme tous les réseaux", mais ces jeunes trafiquants ne sont pas très organisés. "Ils s'affrontent avec les jeunes du Moulin-de-Mai" pour mettre la main sur ce plan stups, dans "une guerre perpétuelle" qui dure depuis environ quatre ans. Le 11 octobre 2020, Sarah, une jeune femme de 19 ans, avait été tuée dans une fusillade à l'entrée du point de deal, victime collatérale de cette rivalité. 

"Le réel problème, c'est qu'ils utilisent facilement les armes, c'est la violence immédiate, ils sont très désorganisés, ce qui fait leur dangerosité, c'est qu'ils sont imprévisibles", note-t-il.

Selon cet observateur, "la cité Félix-Pyat concentre la plus forte concentration de Comoriens à Marseille", d'où leur surnom de "Blacks", mais il ne faut surtout pas les confondre avec le clan historique des "Blacks" des frères Ahamada, de la cité des Lauriers. 

Qu'est-ce que les Blacks des Lauriers ? 

Ce clan est dirigé par les frères Ahamada, Djoussouf, 42 ans, le “Sénateur” et Oukoutoub, 28 ans, dit “Beur”, une famille d’origine comorienne. La cité des Lauriers dans le 13ᵉ arrondissement est leur bastion. Les Blacks se font connaître à partir du printemps 2008 quand éclate la guerre avec le clan de Gitans des frères Bengler, issus d’une autre cité du 13e pour la prise en main des points de vente. La guerre entre les deux bandes rivales aurait fait près d’une centaine de morts depuis 2008.

Les frères Ahamada sont arrêtés en 2015 et jugés en 2017, avec toute la chaîne organisatrice du plan stups Lauriers, où défilent jusqu’à mille clients par jour pour un chiffre d’affaires annuel estimé à 15 millions d’euros. Pour l’accusation, l’argent est blanchi aux Comores, où vit le père des frères Ahamada. À l’issue de 15 jours de procès, le tribunal correctionnel prononce 101 ans de prison ferme pour les 27 prévenus, 12 et 10 ans pour les deux chefs du clan.

Qu'est-ce que la DZ Mafia ? 

Si le commanditaire impliqué dans ces deux homicides se revendique de la DZ Mafia, il n'est pas considéré comme un chef de l'organisation criminelle. Mais sa méthode de recrutement évoque bien celle utilisée par le clan depuis la vague d'arrestations de 2023 qui a affaibli ses effectifs. Le gang recourt aux réseaux sociaux pour embaucher une main-d’œuvre, souvent très jeune et extérieure à Marseille, attirée par l'appât du gain. 

Le sigle DZ, fait référence aux personnes originaires d'Algérie. Le clan est créé à La Paternelle, dans le 14ᵉ arrondissement, par Mehdi Abdelatif Laribi dit "Tic", qui va développer un vaste trafic entre la France et l'Espagne. L'homme a quitté Marseille, il est actuellement recherché.

En 2023, ce clan a été responsable d'une part importante des homicides perpétrés à Marseille. Selon les comptes du procureur de la République, Nicolas Bessone, sur les 47 "narchomicides" recensés en 2023, "34 sont imputables à DZ Mafia et 24 à Yoda". 

>>> À lire aussi : CARTE. Narcotrafic à Marseille : les règlements de comptes se déplacent des quartiers nord vers le centre-ville

Qu'est-ce que Yoda ? 

Le clan Yoda, issu lui aussi de La Paternelle, tire son nom de l'univers de la saga Star Wars. Pendant plusieurs années, Yoda et DZ se sont partagés le gâteau avant que les relations se tendent pour aboutir à une des guerres les plus sanglantes qu'ait connue Marseille. 

Son chef, Félix Bingui, alias "le Chat", un Franco-centrafricain, né à Ales dans le Gard, a gravi les échelons du narcotrafic de Marseille, après avoir fait ses gammes dans les cambriolages. Son arrestation, le 8 mars 2024 au Maroc où il avait fui, a porté un gros coup au gang déjà fragilisé, laissant le champ libre à son ennemi juré.


https://www.leparisien.fr/faits-divers/chez-les-ahamada-on-joue-dans-la-cour-des-grands-cest-quoi-le-clan-des-blacks-feroce-rival-de-la-dz-mafia-a-marseille-07-10-2024-TPVIGCKHYBFT5APP7BKLIG45B4.php

« Chez les Ahamada, on joue dans la cour des grands » : c’est quoi le clan des Blacks, féroce rival de la DZ Mafia à Marseille ?

Depuis la sortie de prison de son leader en mai 2024, ce gang s’oppose à la DZ Mafia pour le contrôle du trafic de drogue à Marseille.

À Marseille, le clan des Blacks et DZ Mafia s'affrontent pour le contrôle du trafic de drogue. AFP/Nicolas Tucat
À Marseille, le clan des Blacks et DZ Mafia s'affrontent pour le contrôle du trafic de drogue. AFP/Nicolas Tucat

 

Un ado de 15 ans, recruté comme homme de main d’une grosse équipe, retrouvé poignardé à de multiples reprises, brûlé vif, puis son corps abandonné dans une poubelle. Un père de famille de 37 ans, chauffeur de VTC, sans aucun lien avec le trafic de drogue, tué d’une balle à l’arrière de la tête. Sur le papier, ces deux victimes n’ont aucun point commun.

Sauf celui d’avoir succombé à Marseille (Bouches-du-Rhône) la semaine dernière à la violence liée à la guerre des clans sans merci qui oppose la DZ Mafia au clan Ahamada, dit « clan des Blacks », du nom d’une fratrie de caïds d’origine comorienne. Les règlements de compte et drames collatéraux qui en découlent sont d’ « une sauvagerie inédite », a déploré dimanche le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.



Le premier clan revendique depuis la crise du Covid l’hégémonie sur le trafic de drogue à Marseille. Le second tente de récupérer sa puissance sur le marché des stupéfiants depuis la libération de prison de ses deux patrons.

Jusqu’en mai 2015. Un matin, une vaste opération de police réveille alors la cité des Lauriers : 300 policiers sont mobilisés, plusieurs centaines de milliers d’euros en liquide saisis, 30 kg de cannabis découverts et 24 personnes sont interpellées. Parmi ces dernières, Sénateur et Beur. Deux ans plus tard, devant le tribunal correctionnel de Marseille, les deux frères seront respectivement condamnés à 12 et 10 ans de détention pour le trafic de stupéfiants des Lauriers. Leurs lieutenants écoperont de 4 à 8 ans. Selon la vice-procureure, citée par la Provence qui avait assisté à l’audience, ce seul trafic tenu par les Ahamada aux Lauriers générait jusqu’à 15 millions d’euros par an.

« Ici, chez les Ahamada, on joue dans la cour des grands, avait tonné la magistrate au cours de l’audience. Le réseau des Lauriers, ce n’est pas une petite entreprise familiale. On est dans une logique entrepreneuriale avec division du travail et maximisation des profits. »

« Aucun des frères n’a été condamné pour des faits de règlements de compte »

Mais les frères Ahamada n’ont jamais été mis en cause dans les homicides en série que leur commerce génère. Selon une source policière, dotée de « moyens humains conséquents », la fratrie du clan des Blacks « parvient à se protéger en restant éloignée, raison pour laquelle aucun des frères n’a été condamné pour des faits de règlements de compte ». Un de leur proche, considéré par les policiers comme une gâchette du groupe, est en revanche mis en examen pour sa participation au meurtre d’un trafiquant, à Aubagne en juin 2022. Un meurtre commandité, selon les juges d’instruction marseillais, par Mohamed Amra, l’évadé du péage d’Incarville.

Selon une source proche du dossier, c’est la récente sortie de prison des « têtes pensantes » du clan des Blacks qui pourrait avoir réactivé la violence. Si « Beur » a été libéré en novembre 2022 et « se fait discret depuis sa sortie », son aîné, « Sénateur », « chef historique du clan », sorti de la prison du Pontet (Vaucluse) le 3 mai 2024, pourrait chercher à retrouver sa place. Le nom de plusieurs membres du clan des Blacks apparaît notamment dans une saisie de près de 40 kg de cocaïne réalisée fin août à Nîmes.

Mais selon une source policière, le clan des Black doit maintenant faire avec la « volonté hégémonique de la DZ Mafia » de contrôler le trafic de stupéfiants à Marseille. Ce qui expliquerait la violence de la fin de semaine dernière.

VidéoMeurtre par balle à Marseille : le commanditaire présumé dénonce un tueur à gages... âgé de 14 ans

Le Clan des blacks, c’est d’abord Djoussouf Ahamada, 49 ans, dit « Sénateur », considéré comme « le chef historique » de cette équipe qui blanchirait ses revenus via le pays d’origine de ses cofondateurs, les Comores. À ses côtés, son cadet, Oukoutoub, 35 ans, surnommé « Beur ». Tous deux ont développé une équipe à l’organisation « très clanique », « très bien structurée et hiérarchisée », note une source policière.

Sénateur et Beur se font connaître en 2008 quand commence une guerre dramatique avec une autre fratrie, d’anciens copains des cités du XIIIe arrondissement de Marseille, les frères François et Nicolas Bengler, à la tête du « Clan des gitans ».

« Ce n’est pas une petite entreprise familiale »

« Leur opposition a marqué le commencement de cette interminable série de règlements de comptes que connaît Marseille, affirmait un haut fonctionnaire au Parisien en 2016. Tout a débuté avec la tuerie de Sainte-Marthe. » Ce jour-là, le 27 janvier 2009, cinq hommes, proches des frères Bengler, tombent sous le feu nourri de plusieurs tireurs, armés de kalachnikov. Trois victimes ne s’en relèveront pas, tandis que deux autres sont grièvement blessées. À compter de cette époque, Marseille compte ses morts, tant dans un camp que dans l’autre, des victimes souvent abattues à l’arme lourde en pleine rue.

VidéoMarseille : tueur à gages de 14 ans, chauffeur « froidement abattu »… le procureur déplore une « sauvagerie inédite »

Un détenu, se revendiquant de la DZ Mafia, aurait en effet recruté un garçon de 15 ans sur les réseaux sociaux. En échange de 2000 euros, l’adolescent devait se rendre à la cité Bellevue, tirer sur la porte du logement d’un membre du clan des Blacks avant d’y mettre le feu, le tout en se filmant. Mais il est repéré et finira sauvagement tué ; son corps sera retrouvé dans une poubelle.

Pour venger son décès, le même détenu, un homme de 23 ans, aurait envoyé un autre adolescent de 14 ans tuer un membre des Blacks. Contre 50 000 euros cette fois. Mais la mission échoue à nouveau et c’est le chauffeur du tueur à gages, un père de famille de 37 ans, qui est abattu. 

 

https://www.lefigaro.fr/marseille/marseille-qui-se-cache-derriere-la-dz-mafia-et-yoda-ces-gangs-auteurs-de-sanglants-reglements-de-compte-20240128

Marseille : qui se cache derrière la DZ Mafia et Yoda, ces gangs auteurs de sanglants règlements de compte ?

RÉCIT - Le conflit opposant ces bandes criminelles rivales est à l’origine de 73% des faits d’homicides ou de tentatives d’homicide sur fond de trafic de stupéfiants en 2023 à Marseille. Derrière cette guerre de territoires se cache un contentieux ayant débuté loin des frontières françaises.

Le Figaro Marseille

Le soleil se couche sur la Paternelle, laissant encore s’échapper assez de lumière pour y observer les stigmates du vaste trafic de drogue qui s’y était installé durant de longues années. Non loin du «Drive» de la cité, là où les clients débarquaient en voiture pour acheter leur résine de cannabis, un tag de couleur rose est inscrit sur un mur. «Yoda», comme pour marquer le territoire de ce gang dont le contentieux avec son ennemi juré, la DZ Mafia, est responsable d’au moins une trentaine de morts dans la cité phocéenne.

C’est depuis cette cité emblématique des quartiers nord de Marseille que ces deux clans se sont déchirés pour le contrôle de points de deal dans la ville, usant d’armes de guerre en guise d’intimidation et faisant même appel à de véritables tueurs à gage pour exécuter des membres éminents de leurs organisations. Depuis début 2023, ces mystérieux alias font la une de la presse au gré des règlements de compte qui ont miné les nombreux quartiers sensibles de Marseille, là où le trafic de drogue bat son plein et représente une source de revenu abondante pour les criminels.

Au terme d’une année 2023 des plus meurtrières, au moins 49 personnes sont mortes et plus d’une centaine a été blessée au cours de fusillades sur fond de trafic de stupéfiants dans la deuxième ville de France. Au total, 73% de ces homicides volontaires en bande organisée ou tentatives ont un lien avec la DZ Mafia et Yoda, comme rappelé par le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone. Depuis, les coups de feu ont étrangement cessé, laissant place à une forme de cessez-le-feu inquiétante. Le conflit s’est-il enlisé ? L’action des forces de police marseillaises, qui ont contribué à faire arrêter 138 membres des deux gangs, la «pénurie» de combattants disponibles ou l’idée selon laquelle un camp aurait pris l’ascendant sur l’autre sont des explications crédibles. En attendant, les figures des «DZ» et de «Yoda» continuent d’agir dans l’ombre, à l’abri des regards. 

Le Figaro fait le point sur l’origine de ces deux clans meurtriers qui n’ont pas fini de faire couler de l’encre.

Un conflit qui prend racine à Marseille et a commencé en Thaïlande

Les fins observateurs du conflit opposant la DZ Mafia à Yoda situent sa genèse au mois de février 2023, dans une sombre boîte de nuit située à plus de 9000 kilomètres de la France. À l’époque, deux dangereux individus se tirent dans les pattes depuis de longs mois pour le contrôle des points de deal de la Paternelle, leur terrain de jeu favori située dans le 14e arrondissement de Marseille. Mehdi L., dit le «Tic», est le patron des DZ Mafia, un sigle désignant familièrement les personnes originaires d’Algérie.

Lui et son frère sont bien connus de la justice et ont été condamnés en 2017 respectivement à 10 et 25 ans de réclusion criminelle dans le cadre de l’affaire du «barbecue marseillais». Les deux trentenaires et un commanditaire ont été reconnus coupable d’un triple meurtre survenu le soir de Noël 2011, à Marseille, sur fond de trafic de stupéfiants. Trois jeunes hommes avaient été attirés dans un guet-apens avant d’être abattus, déposés dans leur voiture et brûlés avec le véhicule. En prison, les deux frangins ne peuvent plus gérer leurs affaires courantes, essentiellement liées au trafic de stupéfiants. Dans leur dos, Félix B., alias «le Chat», jubile. L’absence des deux frères, qui cohabitaient avec le Chat entre les murs de la Paternelle, conduit Félix B. à développer tranquillement son business avec ses alliés du clan des Yoda, du nom du héros de Star Wars dont la figure est taguée sur un mur de la Paternelle. Un affront qui ne passe pas aux yeux de ses voisins de toujours.

La suite de l’histoire est encore plus connue et pourrait avoir droit à sa propre adaptation dans un long métrage policier. Dans la boîte de nuit thaïlandaise, située dans une station balnéaire du sud du pays, le Tic et le Chat se retrouvent nez à nez, au plus fort du climat de tension qui s’est installé entre eux. Au cours d’un échange houleux, l’un des caïds reçoit plusieurs glaçons sur la tête en guise de provocation, déclenchant une bagarre générale.

Après cet épisode, une véritable «vendetta» se met en place à la Paternelle mais aussi ailleurs dans des cités hébergeant des points de deal appartenant aux deux gangs. «Les deux groupes, qui travaillaient jusque-là en bonne intelligence, se sont entretués au nom de motifs futiles», explique Rudy Manna, porte-parole national du syndicat Alliance Police, au Figaro. Des «jobbeurs», les petites mains du trafic composé de guetteurs ou de vendeurs éphémères recrutés partout à travers l’Hexagone pour assurer le commerce des têtes de réseau sur le terrain, sont régulièrement visés par des tirs d’arme automatiques. Des rafales de kalachnikov sont tirées à bout portant sur de jeunes individus du camp adverse en guise d’intimidation, faisant plusieurs morts et de nombreux blessés à proximité de points de deal.

«Cette violence inouïe, sur fond de guerre de territoires, a atteint des sommets d'absurdité», poursuit Rudy Manna. Loin des quartiers nord, les têtes de réseaux iront jusqu’à engager de véritables tueurs à gages pour exécuter certains membres éminents de leurs rivaux, parfois même à l’étranger. L’un de ces commandos, récemment démantelé et déféré grâce à une étroite coopération entre la France et l’Espagne, a ainsi été missionné en mai dernier par la DZ Mafia pour éliminer deux membres des Yoda en Catalogne. Un évènement «paroxystique» selon le procureur de Marseille, décrivant lundi dernier une organisation «capable d'assassiner des membres du clan adverse à l'étranger».

Peu à peu, ce conflit sanglant a eu raison des effectifs des deux bandes, qui se sont considérablement amaigris au fil des mois et des règlements de compte. Les forces de police marseillaises, saisies sur plus d’une soixante d’affaires l’année dernière, ont contribué à l’arrestation de dizaines de «DZ» et de «Yoda» au terme d’enquêtes de longue haleine. «Au total, sept commandos de la DZ Mafia ont été neutralisés l’année dernière, dont deux qui se préparaient à passer à l’action», détaillait lundi Pascal Bonnet, adjoint à la police judiciaire dans le sud de la France. Côté Yoda, le chef du gang Félix Bingui a été interpellé au Maroc le vendredi 8 mars.

«Les interpellations de la police ont mis un sacré coup aux deux groupes. La Paternelle, quant à elle, n’a plus de point de deal. Les jobbeurs venant de toute la France ne veulent plus y venir», soutient Rudy Manna. 

On a l'impression que l'histoire se répète. Ces voyous sont associés jusqu'au moment où quelque chose cloche comme un mot de trop ou un désaccord. Ce sont des blessures d'ego qui deviennent des blessures mortelles.

Denis Trossero, journaliste et auteur du livre «Règlements de comptes à Marseille» (Mareuil Éditions)

Cette «accalmie» est toutefois à prendre avec des pincettes. Le conflit, s’il semble être en pause, laisse derrière lui un vide propice au développement de nouveaux protagonistes. «L’état de tension reste très élevé, le milieu des trafiquants de drogue cherche toujours à tenir ses points de deal. Le conflit entre la DZ Mafia et les Yoda arrange d'autres équipes qui tiennent leurs propres réseaux, l’attention étant principalement focalisée sur ces deux clans», poursuit Rudy Manna. Le bilan provisoire de cette guerre, s’il est sans précédent aujourd’hui à Marseille, n’est pas sans rappeler d’autres contentieux historiques qui n’ont cessé de se développer dans la cité phocéenne pour d’autres ressources.

«Il y a toujours eu des guerres de territoires entre voyous à Marseille. Entre 1992 et 1993, 20 personnes sont mortes pour le simple contrôle d’une discothèque à Luynes», rappelle Denis Trossero, journaliste et auteur du livre «Règlements de comptes à Marseille» (Mareuil Éditions), au Figaro. «Tout comme Francis Le Belge, Jacky Imbert ou Tany Zampa  qui appartenaient à la même bande à un moment donné, la DZ Mafia et Yoda ont fini par se déchirer et se créer des rivalités allant jusqu’à la mort. On a l'impression que l'histoire se répète. Ces voyous sont associés jusqu’au moment où quelque chose cloche comme un mot de trop ou un désaccord. Ce sont des blessures d'ego qui deviennent des blessures mortelles», analyse-t-il.

Selon les autorités, le clan de la DZ Mafia aurait aujourd’hui pris l’ascendant sur son rival Yoda, expliquant le début de cette «accalmie» entre les deux bandes à Marseille. Le Tic se cache loin de la ville, et le Chat a été arrêté au Maroc. Il se murmure que le premier continue de superviser ses affaires depuis l’étranger. Mais pour combien de temps encore ?


https://www.lamarseillaise.fr/societe/x1-raconte-la-guerre-entre-deux-quartiers-JFLM044397

[Procès du "Barbecue marseillais"] X1 raconte « la guerre entre deux quartiers »

 

Le récit masqué du triple assassinat de Noël 2011, cité Bassens, à la barre des assises d'Aix-en-Provence.

 

18/12/2015 | 11h31

Sa voix déformée sort d’outre tombe et on tend l’oreille comme pour écouter l’oracle de la Pythie. Nul ne sait son nom, absent de la procédure, ni son genre, sauf une poignée d’enquêteurs et de rares magistrats qui ont entendu « X1 » pour la première fois le 28 janvier 2012 et jugé ses déclarations dignes de foi. Il ou elle est le premier des quatre « témoins sous X » à déposer par audioconférence aux assises du triple homicide de Bassens du 25 décembre 2011.

« Témoigner pour que ces atrocités ne se reproduisent plus » Cette protection des témoins surgie en 2002 dans le code de procédure pénale pour forcer l’omerta fait bondir les avocats de la défense qui depuis deux jours soulignent les contradictions entre X1 et X4, X3 et X2, s’émeuvent des dérives qu’offre la procédure. « Je m’interroge sur la méthodologie qui amène les policiers à penser qu’on a affaire à un témoin fiable » doute Me Luc Febraro en phase avec Me Dominique Mattei : « Quel témoin dois-je choisir pour me faire une conviction ? X1 ou X3 ? » « X2 est en même temps à Bassens et aux Micocouliers. Mais votre type il doit entrer dans la police ! » s’emporte Me Dupond-Moretti pour qui ce sont « peut-être trois potes du camp d’en face qui viennent apporter la rumeur. »

A l’instant d’établir la connexion avec le lieu tenu secret où dépose l’inconnu, le président prévient : « Aucune question permettant d’identifier le témoin ne devra être posée » Il met aussi en garde X1 qui se présente de ne pas accidentellement donner d’éléments le démasquant.

« J’ai voulu témoigner pour que ces atrocités ne se reproduisent plus parce qu’on a tous été choqués. Dans les quartiers, ça parle beaucoup et ce qui a été fait à semer la terreur et la panique » s’élance X1 qui entre vite dans le dur : « Les trois jeunes ont été tués et brûlés pour une histoire de réseau, une guerre entre deux quartiers, en sachant que c’est Sami Ati qui tient le réseau des Micocouliers qui a donné contrat aux frère Laribi qui tiennent Bassens de se débarrasser des deux gamins qui lui ont fait une poussette. C’est ce qui se disait. Dans tous les quartiers, tout se sait. »

La poussette, explique-t-il c’est des gens qui sont entrés dans un réseau, qui ont pris du grade et qui veulent en prendre le contrôle. « Donc on les extermine. Et les Laribi ont la réputation d’être des psychopathes. » « Les Laribi, développe-t-il, ont déjà le drive de Bassens et des points, on appelle ça des actions, pratiquement dans tous les réseaux de Marseille, à la Visitation, aux Micocouliers, aux Rosiers et ça s’étend jusqu’à Frais Vallon. Lamine fournit de grosse quantités de shit aux autres réseaux.

Le réseau appartient toujours aux Laribi » poursuit le témoin qui suscite les sarcasmes de la famille Laribi dans le public. « Ils sont considérés comme les caïds des quartiers nord. Ils ont assis leur réputation sur la mort de ces trois jeunes et d’autres gamins avant. » X1 les accuse même d’être les auteurs de l’assassinat de Kader Berouag un dealer et de son père en 2009. « C’est mes enfants qu’il est en train d’assassiner ! » s’écrie le père de Mehdi et Lamine, que le président fait aussitôt expulser.

« Dans tous les quartiers, tout se sait »  Sur l’exécution du triple homicide du 25 juillet 2011, X1 semble être là : « Lamine les a tués au drive à coté de l’école désaffectée. C’est surtout à proximité du commissariat et c’est ce qui a terrorisé les gens. L’arme était tenu par Lamine. Gros Dédé et Jojo (ndr : alias Ilès Redmania exécuté depuis) étaient présents. Quand les bruits de balle ont été entendus, Medhi a dit c’est rien c’est mon frère qui s’entraîne. Il faisait nuit et les tirs ont affolé tout le monde. Riyad un vendeur de Laribi a eu l’ordre de faire partir les clients et de faire éteindre les phares. Comme ils ont été tués au drive, ils ont fait ramasser les douilles sur ordres de Lamine. C’est Jojo et Mehdi qui ont mis le feu à la voiture. » - « Mais d’où tenez-vous ces informations ? Des gens vous ont fait des confidences ? » insiste Me Luc Febraro. « Entre autres mais je préfère ne pas répondre pour des questions de sécurité. » Vérité pieuse ou écho fantasmé de cités ?

David COQUILLE


https://www.leparisien.fr/archives/vingt-cinq-ans-de-prison-pour-un-barbecue-marseillais-18-12-2015-5382669.php

Vingt-cinq ans de prison pour un « barbecue marseillais »

Vingt-cinq ans de prison pour un « barbecue marseillais »

 

La loi de la cité n'a pas fait plier les jurés. Hier soir, la cour d'assises des Bouches-du-Rhône a condamné les trois hommes jugés pour le triple assassinat de Noël 2011 à Marseille à vingt-cinq ans de réclusion. Un règlement de comptes façon « barbecue marseillais », directement lié à la guerre de territoires que se livrent les dealeurs des quartiers Nord de la ville. Au fil de six journées d'audience, les preuves incontestables n'ont pas émergé, les témoins amenés de force n'ont pas parlé, les accusés â?? Lamine Laribi, 26 ans, son frère cadet Mehdi et leur commanditaire Samy Ati, 33 ans â?? n'ont rien lâché. Les frères nient avoir tué Sony Albarello, Nouri Oualan et Mohamed Bouhembel sur contrat, le 25 décembre, dans la cité Bassens, point « central » où s'approvisionnent les réseaux locaux.

Les mères des victimes ont brisé l'omerta

Accompagné de Nouri et Mohamed dans son Audi A3, 60 000 â?¬ en poche, Sony s'était rendu à un rendez-vous avec Lamine ce soir de Noël. Les trois garçons, de 19 et 20 ans, avaient été exécutés au 9 mm dans l'Audi. Mehdi avait aidé son frère à déplacer la voiture, retrouvée 10 km plus loin, les corps calcinés à l'intérieur. Si l'instruction a prospéré jusqu'au procès, c'est grâce à quatre témoins entendus sous X, dont l'anonymat semble l'unique protection. Mais il y eut aussi les mères des victimes. Devant les enquêteurs comme au procès, elles ont brisé l'omerta, témoigné du silence des cités où se côtoient familles de tueurs et de victimes, où « tout le monde est au courant des trafics de drogue mais ne dit rien par peur ». A l'énoncé du verdict, de vives tensions ont opposé les familles hier. La police a dû les séparer.

Depuis le début de l'année, la guerre de territoires s'est traduite par douze règlements de comptes et quatorze décès dans la cité phocéenne. S'il déplore ces statistiques macabres, le préfet de police, Laurent Nuñez, n'entend pas relâcher la pression et se félicite de l'incarcération de 150 personnes liées au trafic entre janvier et octobre, soit le double par rapport à 2014. Le rythme des exécutions risque de ne pas ralentir. Au contraire : « Les règlements de comptes sont une conséquence directe du démantèlement des réseaux », souligne Laurent Nuñez. Dès qu'une équipe tombe, des gangs concurrents convoitent le plan à reprendre et s'éliminent si besoin.

 

mardi 6 mai 2025

Que reste-t-il du clan Berrahma ?

 

 

Je viens de trouver ces deux avis de décès de 2015 :

 

BERRAHMAMohamedNaissanceAubagne, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
DécèsMarseille 10e Arrondissement, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France

BERRAHMADanylaNaissanceAubagne, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France
DécèsChevilly-Larue, Val-de-Marne, Île-de-France, France

 

Seraient-ce le frère et la soeur, neveu et nièce de Farid Berrahma ?

Si oui, il serait donc désormais possible de reparler de ce monsieur sans crainte de voir aussitôt sa nièce Daniella/Danyla piquer une crise de démence.

Faisons donc un test.

Voici le seul article que j'ai un jour publié à son sujet, le 10 septembre 2011, sur mon ancien blog "Un petit coucou" sur la plateforme de blogs OverBlog (cliquer sur l'image pour l'agrandir et lire les textes) :

 


 

Et la demande de suppression de D. Berrahma dès qu'elle l'eût trouvé fin mai 2012 :

 

27/05/2012 16:22:08
report d'abus sur le blog : Un petit coucou à la recherche d'une liberté perdue
Bonjour,
Un visiteur de votre blog Un petit coucou à la recherche d'une liberté perdue vient de reporter un contenu abusif sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.
  • nom et prénom : D Berrrahma
  • email : d.berr@hotmail.fr
  • description : http://unpetitcoucou.over-blog.com/article-le-gang-de-farid-berrhama-se-porte-bien-83906981.html
  • raisons : Bonjour, cet internaute qui a recopié un article de bakchich.info en violation de la loi se permet de diffamer feu mon oncle et de sous entendre qu'un gang portant son nom se porte bien je vous remercie de supprimer ce billet que j'envoie à notre avocat
Si cette plainte est fondée, merci de bien vouloir faire le nécessaire pour retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Cordialement,
- L'équipe d'OverBlog -
© 2012 over-blog.com - Tous droits réservés

 

 Suivi de ce message m'étant directement adressé :

 

27/05/2012 16:35:23
OverBlog : Vous avez reçu un message

Ce message vous est envoyé par un visiteur grâce au formulaire de contact accessible en bas de page de votre blog: unpetitcoucou.over-blog.com

Vos affirmations diffamatoire
Ayant droit...
Bonjour je vous prie de supprimer vos affirmations diffamatoires à l'égard de feu Monsieur Berrahma qui n'a rien à voir avec vos petites histoires avec un cyber déliquant, qui se vante de je ne sais quoi ,et qui n'a aucun gang puisque il est décédé. Je transmets votre billet à l'avocat. De plus je vous rappelle que la loi vous interdit de copier les textes des autres sans autorisation. J'ai prévenu le responsable du blog et je vous invite à mesurer vos propos et ne pas vous servir d'un mort pour régler vos comptes. Votre billet à été transmis à notre avocat. Si la presse a traité cette affaire, ce n'est en aucun lieu parce qu'un clan avait ses honneurs. cordialement


Votre message a été transmis au responsable du blog sur lequel vous avez jugé un contenu illicite.
En l'absence de réponse de sa part dans un délai raisonnable, nous vous invitons à déposer une plainte auprès d'un représentant de l'autorité judiciaire.

Le visiteur qui vous envoie cet e-mail n'a pas eu connaissance de votre adresse de messagerie.

L'adresse qui apparaît comme expéditeur n'a pas été vérifiée.

© 2012 over-blog.com - Tous droits réservés

 

Puis, à compter du 28 mai 2012, Mme D. Berrahma me laissera sur mon blog toute une série de commentaires injurieux et de menaces en tous genres en soutien à son grand complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi, le "cyber délinquant", dont celui-ci concernant la soeur de ce dernier, qu'elle injuriait aussi :

 

Commentaire sur Alerte au Matuvu !

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Laissé par : trotinette le07/06/2012 à 02h07

Email : patience@gmail.fr

IP : 204.45.133.74

Et XXXXXXXXXXXXXXX corbeau de sa profession continue ses activités sales. la XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX, et passant son temps à jouer le corbeau en déformant la vie des autres ? Tu n'as pas fini de faire le coucou Tu sais qui va te répondre les flics.. Tu es déjà citée devant le tribunal correctionel. Quand à l'autre donneuse qui a balancé son mec, et qui ose venir salir son frère, qui n'a rien à voir avec sa livre, elle ferait mieux de s'occuper de son fils à la dérive, dégoutée de la vie d'avoir une raclure pour mère. j'oubliais XXXXXXXXXXXXXX le corbeau nique tes morts et prépare ta valise pour un long séjour en prison..Et overblog va regretter d'avoir maintenu le blog d'une malade passant son temps à diffamer les autres. Souviens toi de trotinette conasse.. En France, en vertu de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), l'hébergeur d'un contenu, s'il n'en est pas l'auteur et qu'il n'a pas joué de rôle éditorial, peut être reconnu comme responsable uniquement si le contenu diffamatoire lui a été signalé et qu'il n'a pas agi promptement pour le retirer. Dans les autres cas il ne sera pas reconnu responsable.

 

Cela dit, il est vrai que le titre de mon article n'était peut-être pas approprié en 2011 alors que tous les anciens alliés, associés et affidés de Farid Berrahma se faisaient décimer, comme par exemple la famille Tir. 

Pour approfondir le sujet, voici deux articles très fournis lui étant consacrés :

 https://www.grandbanditisme.com/archives/2017/03/21/35074663.html

 https://www.grandbanditisme.com/archives/2017/04/02/35101285.html

On y apprend notamment que :

"Dernier rejeton d’une fratrie de neuf enfants, laissant derrière lui deux petites filles et une vingtaine de neveux et nièces, Farid était le seul membre de sa famille à avoir rencontré le bras de la justice pour des faits de banditisme... jusqu'à ce procès de juillet 2015 concernant un important trafic de cocaïne démantelé en 2012 et alimentant les cités des Flamants et des Iris dans le 14e ainsi que la région Cannoises.

A la tête de cette organisation on retrouve son beau-frère Djamel Merabet, 52 ans au moment des faits et déjà connu pour trafic de stupéfiants, qui aurait pu compter sur la complicité de sa femme Michèle Berrahma, la sœur de Farid, qui se voit condamnée à un an de prison avec sursis. Djamel lui en prend pour douze et se met en cavale. Son principal associé Gérard Clar dit le Géant, 59 ans, beau-frère du baron de la Brise de Mer Alexandre Chevrière et déjà condamné à 16 ans de prison pour une bagarre qui avait coûté la vie à un jeune marseillais sur le Cours Julien en 1996, prend neuf ans.

Le chef présumé du réseau du 14e à qui était destinée une partie de la came, Samy Adrar, 32 ans, proche de l'homme politique Karim Zéribi dont il aurait été l'homme de main lors de sa campagne de 2007 et autrefois dans le giron de Berrahma avec son frère Lamine, est condamné à 6 ans ferme. L'acheteur cannois de l'équipe, Farid Krimou, 42 ans, supposé lié au vol des bijoux de l'émir du Bahreïn en 2005, prend quant à lui sept ans. Les autres prévenus, surnommés les « papys-dealers » du fait de leur âge (des quinquas et des sexagénaires), prendront de 2 à 5 ans de prison."

 

Voilà, c'est bien ça. En 2012, D. Berrahma était bien dedans : la cellule terroriste dite de "Cannes-Torcy" d'un côté, et la cocaïne de l'autre.

 

https://www.leparisien.fr/archives/le-gang-des-papys-trafiquants-demantele-30-07-2012-2107040.php

Le gang des « papys » trafiquants démantelé

Le gang des « papys » trafiquants démantelé

 

A l'âge où certains cultivent leur jardin, eux s'adonnaient à un tout autre type de passe-temps. Cinq trafiquants de drogue présumés ont été interpellés, à la fin du mois de juin, par les enquêteurs de l'antenne de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) à Marseille (Bouches-du-Rhône). Les cinq suspects, parmi lesquels figurent plusieurs « pontes » du grand banditisme marseillais, ont été arrêtés au retour d'un voyage en Espagne, dans la commune de LLoret del Mar. Lors de perquisitions à leurs domiciles, les policiers ont saisi 2 kg de cocaïne dissimulés dans une cache située sous les sièges avant d'une modeste Mitsubishi Colt. « On est loin des Audi et des Mercedes que les trafiquants privilégient, note un proche de l'affaire. Ces trafiquants avaient tout mis en Å?uvre pour être le plus discrets possible. Ce gang était constitué de voyous à l'ancienne. Leur trafic alimentait les cités marseillaises et la région niçoise. »

Les policiers ont également découvert un laboratoire « artisanal », doté d'une presse hydraulique pour compacter la cocaïne, d'une balance de précision et de près d'un kilo de produit de coupe dans une villa à l'abandon à Mimet, dans l'arrière-pays marseillais. Au moment de son interpellation, un des principaux protagonistes de cette affaire â?? Gérard Clar, 59 ans, surnommé le Géant ou le Big Boss â?? a été trouvé avec un revolver 38 Spécial.

Des armes et 70 000 â?¬ trouvés

Les enquêteurs ont aussi mis la main sur un pistolet automatique de calibre 9 mm. Cet homme, condamné à des peines de seize ans pour coups mortels en 2004, puis dix-sept ans de réclusion criminelle pour trafic de stupéfiants en 2008, est présenté comme un des derniers caïds du milieu marseillais. Son « lieutenant », Patrick Mazella, 60 ans, a été arrêté en sa compagnie.

Djamel Merabet, 52 ans â?? beau-frère de Farid Berrahma, figure du grand banditisme marseillais, abattu en avril 2006 â??, est également tombé dans les filets des policiers Ce quinquagénaire avait déjà été impliqué dans un important trafic de drogue en 2007. « Il est soupçonné d'avoir servi de voiture ouvreuse au véhicule qui transportait la cocaïne lors de la remontée d'Espagne vers Marseille, poursuit la même source. Dans la roue de secours de sa BMW, 250 g de cocaïne ont été récupérés et près de 70 000 â?¬ ont été saisis chez lui. Certains prétendent qu'il a autorité sur plusieurs cités marseillaises. » Un quatrième complice, Christian Bonelli, 61 ans, domicilié à Marseille, connu pour des braquages a, lui, été trouvé en possession de plus de 13 000 â?¬, d'un pistolet automatique 9 mm et d'un fusil 222 Remington. Enfin, Farid Krimou, 42 ans, originaire de Cannes (Alpes-Maritimes), impliqué dans une affaire de recel de bijoux volés, en 2005, à l'émir du Bahreïn, est soupçonné d'avoir écoulé une partie de la drogue. Les cinq caïds ont été mis en examen avant d'être écroués.


Huit présumés terroristes arrêtés au Royaume-Uni dimanche

Ils sont soupçonnés d'avoir préparé un acte terroriste.

C'était pour quand ?

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/cinq-hommes-soupconnes-de-preparer-un-acte-terroriste-arretes-au-royaume-uni_7226955.html

Huit hommes "soupçonnés de préparer un acte terroriste" ont été arrêtés au Royaume-Uni

 

"L'enquête porte sur un complot présumé visant un site spécifique", a précisé la police, sans fournir d'informations sur le lieu ciblé.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2min 
 
Un policier intervient à Londres après un fait divers, le 25 décembre 2024. (SEIYA TANASE / NURPHOTO / AFP)
Un policier intervient à Londres après un fait divers, le 25 décembre 2024. (SEIYA TANASE / NURPHOTO / AFP)

 

Huit hommes, dont sept de nationalité iranienne, ont été arrêtés au Royaume-Uni dans deux opérations distinctes menées par la police antiterroriste, a annoncé dimanche 4 mai la police métropolitaine londonienne (Met). Cinq suspects, dont quatre Iraniens, ont été interpellés dans un premier dossier, soupçonnés de la "préparation d'un acte terroriste". Tous ont été placés en garde à vue.

"L'enquête porte sur un complot présumé visant un site spécifique", a précisé la police dans son communiqué, sans fournir d'informations sur le lieu ciblé. "Des agents ont pris contact avec le site concerné pour les informer et leur fournir les conseils et le soutien nécessaires", a-t-elle ajouté.

Ces arrestations ont eu lieu dans les régions de Londres, de Manchester et de Swindon, où des perquisitions sont en cours, a précisé la police. Selon cette même source, les quatre Iraniens sont âgés de 29 à 46 ans, tandis que l'âge et la nationalité du cinquième homme restent à déterminer.

La police doit "établir toute motivation potentielle"

Les cinq hommes ont été interpellés dans le cadre du "Terrorism Act", la législation antiterroriste britannique, en vertu de sa section 5, qui vise les personnes qui ont l'intention de "commettre des actes de terrorisme" ou leurs complices. "L'enquête n'en est qu'à ses débuts et nous explorons diverses pistes afin d'établir toute motivation potentielle et de déterminer si cette affaire peut présenter un risque supplémentaire pour le public", a fait savoir Dominic Murphy, le chef du service antiterroriste de la Met.

La ministre de l'Intérieur britannique, Yvette Cooper, a qualifié ces arrestations d'"évènements graves qui démontrent la nécessité permanente d'adapter notre réponse aux menaces qui pèsent sur la sécurité nationale". "La protection de la sécurité nationale est le premier devoir du gouvernement, et notre police et nos services de sécurité bénéficient de notre ferme soutien dans leur travail vital", a-t-elle ajouté, dans une déclaration à l'agence de presse britannique PA.

 

dimanche 4 mai 2025

Un missile tiré du Yémen est tombé à l'aéroport de Tel-Aviv ce matin

C'était ça, le gros coup du jour ?

Excusez-moi, je n'avais pas vu, je n'ai pas toujours les yeux partout... 

Et demain, c'est quoi ?

 

N.B.: Les cliqueurs fous ont décroché ce soir vers 18h après 24h de travail non stop :

 


 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-6602735

L'aéroport de Tel-Aviv ciblé par un missile tiré du Yémen, de nombreux vols suspendus

Par Michel Paul ⸱ Publié le dimanche 4 mai 2025

Des équipes inspectent le cratère laissé par un tir de missile près de l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, le 4 mai 2025. ©AFP - Jack GUEZ
 

Un missile tiré du Yémen est tombé dimanche à proximité de l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, une attaque revendiquée par les Houthis, qui ont intensifié ces dernières semaines leurs frappes en direction d'Israël. Plusieurs compagnies aériennes annulent leurs vols vers Tel-Aviv.

Air France, British Airways, la Lufthansa ou encore Air India suspendent leur rotation à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, conséquence d'un tir de missile dimanche matin à proximité d'un parking de cet aéroport, revendiqué par les Houtis du Yémen. L'impact a creusé un cratère de plusieurs dizaines de mètres de profondeur et de diamètre.

Cette opération montre aussi l'échec des systèmes d'interception anti-missiles, que ce soit le système israélien Harop ou l'américain THAAD, qui ont tous deux raté leur cible. Les experts examinent si cet échec est dû à un problème technique ou bien opérationnel.

Les rebelles Houtis affirment qu'il s'agissait d'un missile hypersonique de type nouveau difficilement détectable. Côté militaire en Israël, on dément. Le projectile n'avait rien d'exceptionnel, disent les responsables israéliens, qui assurent avoir déjà intercepté à maintes reprises des missiles similaires. Un taux de réussite très élevé, 95%, mais qui a son prix : jusqu'à 3 millions de dollars par intercepteur.

Une riposte en temps voulu

À l'issue d'une réunion sécuritaire en début de soirée, Israël a décidé de riposter à l'attaque en provenance du Yémen. "Les attaques des Houthis émanent de l'Iran. Israël répondra à l'attaque des Houthis contre notre aéroport principal et en temps voulu et en lieu choisi par nous", affirme sur X le Premier ministre Benjamin Netanyahou. "Ça ne se passera pas en une seule fois il y aura beaucoup de boum", proclame-t-il, affirmant qu'Israël a déjà agi contre le régime Houti sans pouvoir révéler tous les détails.

Israël s'est engagé jusqu'à présent à ne pas riposter au tir en provenance du Yémen à la demande des États-Unis, qui depuis un mois et demi bombardent des sites liés aux rebelles Houtis mais sans grand succès du point de vue israélien.

 



Israël promet des représailles contre les Houthis et l'Iran après un tir de missile depuis le Yémen

 
Moyen-Orient

Les rebelles houthis ont revendiqué dimanche le tir d'un "missile balistique" contre l'aéroport international Ben-Gourion de Tel-Aviv. L'armée israélienne a confirmé qu'un missile avait bien touché la zone aéroportuaire, malgré plusieurs tentatives d'interception et Benjamin Netanyahu a promis des représailles contre les Houthis du Yémen. Plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers Tel-Aviv.


Un missile est tombé, dimanche 4 mai, près de l'aéroport international de Tel-Aviv, provoquant une brève interruption du trafic aérien et des menaces de représailles israéliennes. Les rebelles houthis du Yémen, des alliés du mouvement palestinien Hamas, ont revendiqué peu après le tir, affirmant avoir visé l'aéroport Ben-Gourion avec un "missile balistique", a rapporté le média Al-Massirah, la télévision des insurgés.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis dimanche des représailles contre les Houthis du Yémen : "Nous avons agi contre eux par le passé et nous agirons dans l'avenir mais je ne peux pas détailler (...) ça ne se passera pas en 'un seul boum' mais il y aura 'beaucoup de boums'", a affirmé Benjamin Netanyahu dans une vidéo sur son canal Telegram. 

Le Premier ministre israélien a menacé également de répondre au tir de missile des rebelles Houthis du Yémen sur l'aéroport de Tel-Aviv en ripostant contre l'Iran "en temps voulu".

"Les attaques des Houthis émanent de l'Iran. Israël répondra à l'attaque des Houthis contre notre aéroport principal ET en temps voulu et en lieu choisi par nous, à leurs maîtres terroristes iraniens", a affirmé le Premier ministre israélien sur X.

Une réunion du cabinet de sécurité israélien est prévue à 19 h locales (16 h GMT).

Le tir de missile a été revendiqué par les rebelles houthis qui contrôlent de larges pans du Yémen en guerre, dont la capitale Sanaa, à plus de 1 800 km de la frontière sud d'Israël. "Nous avons visé l'aéroport Ben Gourion avec un missile balistique hypersonique qui a atteint sa cible avec succès", ont-ils affirmé dans un communiqué.

Selon un photographe de l'AFP sur place, le missile est tombé dans une zone plantée d'arbres à côté d'une bretelle d'accès aux parkings du Terminal 3, le plus important de l'aéroport, à moins d'un kilomètre du tarmac.

L'armée israélienne a confirmé  qu'un missile tiré du Yémen avait bien touché la zone de l'aéroport international Ben Gourion, où l'impact a causé un cratère à quelques centaines de mètres seulement de l'aérogare principale.

 "Un missile tiré du Yémen a touché la zone de l'aéroport Ben Gourion", a indiqué l'armée dans un communiqué. Elle a dit avoir "détecté un tir de missile à partir du Yémen en direction du territoire israélien" vers 09 h 20 (06 h 20 GMT). Il y a eu "plusieurs tentatives pour [l']intercepter", en vain, selon elle.

"C'est la première fois qu'un missile tombe aussi près du terminal et des pistes d'atterrissage", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'Autorité des aéroports israéliens.

 Alliés du mouvement islamiste palestinien Hamas, les Houthis ont revendiqué des dizaines d'attaques aux missiles et drones contre Israël dont des tirs en direction de l'aéroport, depuis le début de la guerre à Gaza. La quasi-totalité des tirs ont été interceptés.

"On l'a échappé belle"

"Ce qui est arrivé ce matin ne s'était pas produit de longue date. Il y a plusieurs mois, nous avons eu des roquettes (tirées par le Hamas) qui étaient tombées près de l'aéroport, mais aujourd'hui on l'a échappé belle", a dit à l'AFP un cadre israélien travaillant pour une compagnie aérienne étrangère.

Les sirènes d'alerte ont retenti dans plusieurs régions d'Israël où les défenses anti-aériennes sont entrées en action, selon l'armée.


Une forte détonation, suivie d'une réverbération très puissante, ont été entendues vers 9 h 35 (6 h 35 GMT) à l'intérieur du Terminal 3, a constaté un journaliste de l'AFP. Le personnel de sécurité a aussitôt demandé à des centaines de passagers de se diriger vers les abris.

De fortes détonations ont été entendues également à Jérusalem et dans les environs.

Les services de secours ont annoncé avoir pris en charge au moins six blessés, dans des états "léger" ou "modéré", sans plus de précision.

Israël promet de riposter "sept fois plus fort"

"Vous pouvez voir la zone juste derrière nous : un cratère s'y est formé, large de plusieurs dizaines de mètres et également profond de plusieurs dizaines de mètres", a déclaré le chef de la police de la région centre d'Israël, Yaïr Hezroni, dans une vidéo avec la tour de contrôle de l'aéroport en toile de fond.

 

Des policiers israéliens inspectent un cratère formé par une attaque de missile lancée depuis le Yémen, près de l’aéroport Ben-Gourion, à Tel-Aviv, le 4 mai 2025.
Des policiers israéliens inspectent un cratère formé par une attaque de missile lancée depuis le Yémen, près de l’aéroport Ben-Gourion, à Tel-Aviv, le 4 mai 2025. © Nir Elias, Reuters

 

Les autorités aéroportuaires ont annoncé la reprise du trafic aérien après une brève interruption. "Les décollages et les atterrissages ont repris normalement. L'aéroport Ben Gourion est ouvert et opérationnel", selon un communiqué.

Le groupe de transport aérien européen Lufthansa et Air India ont annoncé la suspension de leurs vols vers Tel-Aviv jusqu'au 6 mai. British Airways a annoncé la suspension de ses vols vers Tel-Aviv jusqu'au 7 mai. Air France a annulé ses vols de lundi entre Paris et Tel-Aviv après avoir déjà supprimé ceux de dimanche à la suite du tir de missile contre l'aéroport international Ben Gourion, a indiqué la compagnie dimanche soir.

Le ministre de la Défense Israël Katz a menacé de riposter fermement à ce tir. "Celui qui nous frappe sera frappé sept fois plus fort", a-t-il déclaré dans un bref communiqué. Israël a déjà mené plusieurs attaques contre des cibles des Houthis au Yémen.

De leur côté, les Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont salué l'attaque. "Gloire au Yémen qui intensifie ses attaques au cœur de l'entité sioniste illégitime [Israël, NDLR], déjouant les systèmes de défense les plus avancés au monde et frappant ses cibles avec précision", dit Abou Obeida, porte-parole des Brigades dans un communiqué.

Avec AFP


Et cette fois-ci, ce sera quoi ?

Vous avez vu ce que j'ai depuis hier à 18h :

 


 

Le Mexique avec Singapour et Hong Kong !

Et une vieille connaissance :

 

 

Après l'un des signaux habituels du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi :

 

 

 

Il jouit ! Il a trouvé un "témoin" contre moi... la bonne blague... ce n'est qu'un complice de plus...

Et avec ça, qu'est-ce qu'il nous a concocté pour ce soir ou cette nuit ?

Une mutinerie ?

Amra se refait la belle ?