Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2001, dix jours avant l’attaque
des tours jumelles du World Trade Center à New York, le jeune Safir
Bghioua s’en prend aux forces de l’ordre de Béziers, assurant vouloir
mourir en martyr. Bilan : un mort, deux voitures détruites, et une nuit
d’angoisse… Retour sur un étrange « attentat » tombé dans l’oubli.
« Je
pense que c’était le premier attentat islamiste du XXIe siècle sur le
territoire français, mais il n’a pas été reconnu comme tel », lâche Raymond Couderc.
Oui, c’est ça, et il y eut bien d’autres évènements annonciateurs du
11 septembre 2001 cette année-là, particulièrement durant l’été, et les
initiés se marraient déjà bien au printemps. Je m’en souviens très bien,
je n’ai pas encore tout oublié…
Rien d’étonnant à ce que ce soit un malade mental de Béziers qui à
compter du printemps 2010 se présente de lui-même comme le fer de lance
de toutes les attaques que je vais désormais subir tout autant dans les
prétoires que sur la toile et en tout autre lieu où je tente de
m’exprimer ou d’exister…
Jeanne la Pucelle n’était ni vierge ni bergère, elle n’avait pas non
plus d’hallucinations et n’est pas morte brûlée à Rouen en 1431.
Issue de la noblesse, elle était très instruite, très pieuse et
charitable, et avait nécessairement été préparée aux arts de la guerre
comme tout autre chevalier, probablement avec ses frères qui l’ont
accompagnée dans ses expéditions.
Ses aptitudes, ses idées fixes, son caractère la distinguaient
clairement du commun des mortels et en firent un genre de mercenaire
d’exception.
Ainsi, par exemple, mena-t-elle campagne pour Charles VII… enceinte !
Si elle n’a pas péri dans les flammes en 1431, elle apparaît néanmoins comme une vraie tête brûlée.
A peine libérée et revenue auprès des siens en 1436, elle recommence à
guerroyer… au risque d’être de nouveau condamnée au bûcher pour des
broutilles : s’habiller en homme, travailler les étoffes ou le verre en
experte, etc…
C’est ce que démontrent les auteurs de ce site, nombreux éléments de preuves à l’appui :
« C’est une anecdote rapportée par les témoins d’alors, un fait
d’apparence anodine, qui allait décider de la survie de Jeanne :
« l’entrevue » organisée par l’évêque Cauchon, le 30 Mai 1431 au moment
du départ pour le supplice. C’est lors de cet aparté discret entre
Jeanne et l’évêque, attesté par tous les chroniqueurs du procès, que
Jeanne a pu être soustraite à ses bourreaux et remplacée in extremis par
une « sorcière ordinaire ».
Tout au long du procès de Jeanne qui se déroulait à l’intérieur du
château de Rouen, l’évêque Pierre Cauchon aura joué le rôle
d’accusateur, mais en marge du procès, sa conduite paraît plus nuancée.
Ordonnateur du dit procès, l’ambitieux évêque de Beauvais s’appuyait
certainement sur ses convictions intimes, mais il devait tenir compte
des directives données en coulisse par le chef du camp qu’il avait
choisi de défendre, celui des Anglais. Le régent Bedford était soumis
aux pressions des soutiens de Jeanne et il n’y était pas resté
insensible.
Pour sa part, Jeanne, tenue par ses engagements refusera farouchement
tout au long du procès de révéler les secrets de sa naissance et de sa
mission à ses accusateurs.
Malgré son obstination constante à se montrer telle qu’elle était,
chrétienne et patriote indomptable, la première sentence rendue par
l’église l’excommuniait et la condamnait au supplice.
Pour venir à bout de la résistance de la courageuse Jeanne, Cauchon
allait organiser le 24 Mai une mise en scène hors procès. Jeanne fut
placée sur un bûcher dressé dans le cimetière face à l’église Saint
Ouen, afin de créer la situation dramatique qui allait la contraindre à
abjurer ses « fautes ». Elle y fut « admonestée » en présence de juges
de l’église anglais et français. Contre sa volonté, mais convaincue par
les arguments de l’évêque, Jeanne s’engagea alors publiquement à ne plus
s’habiller ni se coiffer en homme.
Dès l’après-midi les juges abrogeaient l’excommunication et
condamnaient « seulement » Jeanne à de la prison et au pain de douleur.
Sursis provisoire pour Jeanne, car ce fut alors un tollé et la
révolte chez les Anglais, avec un grand risque de débordement puisque
Jeanne était maintenue en prison sur place par ceux qui exigeaient sa
mort.
Durant les jours qui allaient suivre, on raserait la tête de Jeanne à
l’écuelle et l’on retirerait de la chambre-prison où elle était ferrée
par les pieds tous ses habits féminins, ne lui laissant pour seul
vêtement qu’un habit d’homme. Suivrait alors une entrevue provoquée où
Jeanne ne pourrait se montrer aux juges de l’église qu’habillée et
coiffée en homme.
Cette machination que les minutes du procès ont consignée sous le
vocable religieux de « constat de relapse » eut lieu le 28 Mai. Elle
allait conduire à un second procès éclair pour parjure puis à une
« inévitable » condamnation à mort par l’église pour « être retournée
dans son maléfice » 2 ou relapse. Pour la seconde fois, Jeanne fut condamnée à mourir sur le bûcher !
C’est alors que l’évêque de Beauvais allait organiser cet ultime plan
risqué, avec la complicité du régent Bedford et du gouverneur anglais
Warwick. Il sauverait Jeanne en lui substituant au dernier moment l’une
de ces pauvres femmes déjà condamnée pour « sorcellerie », une de celles
que l’église brûlait par centaines chaque année. Ensuite il remettrait
Jeanne à Bedford selon leur accord. Ainsi Jeanne serait-elle
définitivement morte pour ses ennemis anglais, bourguignons et
théologiens parisiens, mais sauvée pour elle-même, pour sa famille
royale, pour ses appuis franciscains… et pour le peuple fidèle à la
France à qui l’on allait cacher ce dénouement.
***
L’évêque de Beauvais avait besoin de l’assistance des Anglais pour
préparer ce subterfuge et c’est évidemment de connivence avec leurs
chefs qu’il fut organisé, à l’insu des subalternes.
Sous le prétexte de préparer la suppliciée, les autorités avaient
« arrangé » un ultime aparté sans témoin afin de disposer d’un sas de
substitution et d’un chemin de repli pour Jeanne et ses gardes. Il
suffisait de peu de temps pour détourner Jeanne en route vers le bûcher
et la remplacer par une « sorcière » en attente de bûcher, embronchée 3 et droguée pour la circonstance.
Quelques minutes plus tard l’évêque Cauchon remettait aux
tortionnaires une victime restée anonyme, une femme méconnaissable
portant d’infamants écriteaux, le visage couvert d’un voile, la tête
engoncée jusqu’au nez dans une mitre ridicule et certainement ignorante
de la supercherie dont elle était l’objet, convaincue qu’il s’agissait
de l’exécution de la sentence la concernant.
Les hommes de confiance impliqués dans l’opération allaient ensuite
remettre l’héroïque Jeanne aux gardes du régent. Jeanne sera maintenue
prisonnière jusqu’au traité d’Arras et à la mort du régent Bedford, deux
événements qui interviendront au mois de Septembre 1435. »
« Le récit de la survivance de Jeanne était de notoriété publique
pendant les mois et années qui suivirent la mort de l’héroïne, à tel
point que nombre de personnes furent les victimes de travesties peu
scrupuleuses qui se faisaient passer pour la Pucelle d’Orléans.
Ces » Jeanne » réclamaient des dons et autres subventions aux
particuliers et aux communes qui avaient soutenu l’action politique et
militaire de la Pucelle.
Ces faits historiques indéniables étaient oubliés jusqu’à ce qu’une
correspondance paraisse dans le Mercure Galant en novembre 1683,
adressée à Monsieur de Grammont, qui faisait référence à la chronique du
Doyen de Saint-Thibaut datée de 1436 et qui révélait que la Pucelle
n’avait pas été brûlée à Rouen.
» Le vingtième jour du mois de mai 1436, la Pucelle Jehanne qui
avait été en France, vint à la Grange-aux-Hormes, près de Saint-Privey.
Elle se faisait appeler Claude. Le même jour, ses deux frères arrivèrent
auprès d’elle. Aussitôt qu’ils la virent, ils la reconnurent, et elle
les reconnut aussi. Elle fut reconnue par plusieurs détails pour la
Pucelle Jehanne de France qui amena Charles à Reims. Jehanne revint à
Arlon, et là fut fait le mariage de Messire Robert des Hermoises,
chevalier, et de Jehanne la Pucelle « .
Cette chronique a été découverte en 1645 par un prêtre de l’Oratoire,
le Père Jérôme Vignier, qui en avait fait un extrait, certifié conforme
par un notaire. Le frère de ce dernier, Benjamin Vignier, fit publier,
après la mort de Jérôme, dans le Mercure Galant de novembre 1683 un
extrait aux pages 39 à 60 de la Revue. La Chronique du Doyen de
Saint-Thibaut a été publiée par Dom Calmet dans les Preuves de
l’Histoire ecclésiastique et civile de la Lorraine.
Quicherat publie également des extraits dans son livre Procès VI à partir de la page 121.
Ce texte est une base d’investigation sérieuse pour les historiens
car il est corroboré par d’autres documents lui donnant une valeur
certaine. »
« La réapparition de la Pucelle est donc attestée par de nombreux
textes qui constituent ensemble un faisceau de présomptions et de
preuves.
Tous ces documents ont permis à de nombreux historiens d’entreprendre
des recherches et de nous restituer une histoire complète de la Pucelle
en tenant compte des éléments historiques disponibles après la scène du
bûcher.
Ces auteurs soutiennent que l’évasion de Jeanne a été organisée et
qu’une sorcière qui attendait son exécution a été conduite à sa place au
bûcher. La scène de l’exécution qui ne permet pas d’identifier la
Pucelle renforce le doute. Cette dernière a été sauvée avec la
complicité de nombreuses personnalités dont Cauchon et Bedford.
Le Journal d’un bourgeois de Paris, note qu’on lui donna pénitence :
» c’est assavoir quatre ans en prison, au pain et à l’eau, dont elle ne
fit aucun jour. »
Les historiens modernes complètent les textes anciens : le comte Pierre de Sermoise et le baron Pesme
évoquent l’existence du château de Montrottier, en Savoie, où elle
aurait été détenue et où se visite encore une chambre dite « prison de
la Pucelle ». Jeanne fait sa réapparition près de Metz le 20 mai 1436
sous le nom de Claude, déclarant devant de nombreux seigneurs qui se
trouvaient réunis, qu’elle était la » Pucelle de France « .
Les frères de Jeanne la reconnurent ainsi que des chevaliers
lorrains. Elle se rendit une semaine dans un premier village à
Bocquillon ( Vaucouleurs d’après le baron de Braux ) et trois semaines
dans un autre près de Metz, où de nombreux cadeaux lui furent offerts.
Ensuite la Pucelle fit un pèlerinage à Notre Dame de Liesse, demeura
plusieurs semaines à Marieulles ( ou Marville ? ) et s’en alla retrouver
sa tante, la duchesse de Luxembourg à Arlon, chez qui elle résida cinq
mois. La Pucelle prépara son mariage avec le chevalier des Armoises chez
la duchesse.
Le contrat de mariage de la Pucelle avec le seigneur des Armoises est
découvert par le Père Vignier de l’Oratoire dans les archives de la
famille des Armoises et inséré dans le Mercure Galant de novembre 1683.
Lecoy de La Marche précise : » elle se fit épouser là par un
chevalier de noble lignée, messire Robert des Armoises. Je ne sais si,
comme le dit M. Vallet de Viriville, elle le » séduisit, » et je
croirais plutôt que cette union singulière eut lieu par la volonté ou
l’influence de la maison de Luxembourg ; car elle ne fut pas heureuse.
On conserva longtemps dans la famille des Armoises le contrat de mariage
des deux époux, qui servait encore au XVIIe siècle à étayer des preuves
de noblesse et de chevalerie, et qui perpétua jusque-là, ou même plus
tard, en Lorraine, l’opinion que Jeanne d’Arc avait laissé une postérité
directe. »
Ce contrat a été compulsé par des témoins non contestables tels le
professeur Albert Bayet de l’Ecole des Hautes Etudes, le président
Edouard Herriot et le comte de Labessières.
» Dès lors, notre aventurière prit le nom de Jeanne des Armoises,
qui lui est donné par tous les contemporains. Elle se fixa pour un temps
à Metz, dans l’hôtel de son mari, situé devant l’église de
Sainte-Ségoleine, et, non contente de la position brillante que ses
intrigues lui avaient si rapidement value, se mit à dresser de là de
nouvelles batteries « .
L’union matrimoniale de Jeanne est attestée également par l’acte de
vente du 06 novembre 1436 du quart de la seigneurie de Haraucourt à
Colart de Failly, écuyer, demeurant à Marville et à Poinsette sa femme,
par Robert des Armoises, chevalier, seigneur de Tichemont, et sa femme
Jehanne du Lys, la Pucelle de France, qualifiée en la circonstance de »
ma femme… « .
La Chronique du Doyen de Saint-Thibaut signale également un voyage à
Cologne chez le comte de Wirnembourg qui lui offrit une belle cuirasse.
Aux archives de cette ville, on trouve une brève note selon laquelle une
escorte aurait été accordée à la Pucelle.
La Pucelle se déplace ensuite de 1437 à 1439 pour de nouvelles
campagnes dans le sud-ouest et c’est ainsi que dans la chronique d’Alvaro de Luna, connétable des royaumes de Castille et de Leon, on trouve au chapitre 46 un titre qui ne laisse pas d’intriguer :
» Comment la Pucelle qui était à La Rochelle envoya demander secours au roi d’Espagne et ce que le connétable fit pour elle « .
Florence Maquet
clôt alors son étude sur la liste de ceux, à ce jour connus, qui virent
et reconnurent Jeanne après le bûcher de Rouen. Vingt-quatre noms de
personnalités importantes parmi lesquels celui de sa mère, ceux de ses
frères, de ses compagnons d’arme, celui de la duchesse d’Anjou, du roi
lui-même…
André Cherpillod
complète cette précédente liste et donne une évaluation réaliste quant
au nombre de personnes qui ont côtoyé la Dame des Armoises : » Ils sont
des centaines à reconnaître la Pucelle « .
Les éléments historiques lorrains et orléanais, établissant le retour
de Jeanne sont concordants et ne sont contestables à l’aide d’aucune
pièce ou preuve, mais seulement au moyen d’hypothèses basées sur des
interprétations… On peut en déduire que l’histoire officielle ne nous
donne pas une réponse pertinente en affirmant haut et fort que la Dame
des Armoises est une fausse Pucelle ainsi d’ailleurs que toutes les
autres. »
A noter :
« - La Pucelle de Cologne fait l’objet de récits
historiques de la part du doyen de Saint-Thibaut ainsi que du dominicain
Jean Nider ( voir la traduction de Quicherat tome V page 324 – 325 ).
Deux historiens modernes, Ambroise Ledru et Alain Atten qui ont produit les résultats de leurs recherches sont référencés dans notre bibliographie.
Le livre » Une fausse Jeanne d’Arc » de Lecoy de la Marche a
également été publié en 1871. Cet auteur écrit : » Elle se vantait bien
haut d’être la Pucelle ressuscitée, et prétendait introniser sur le
siège archiépiscopal de Trêves un des deux prétendants qui se le
disputaient, comme elle avait précédemment assis sur le trône de France
le roi légitime. A son arrivée dans la ville de Cologne, avec le comte
de Wurtemberg ( Virnembourg ), elle trouve le moyen d’opérer des
prodiges : on répète partout qu’elle a déchiré en deux une pièce
d’étoffe, et l’a remise aussitôt dans l’état primitif, qu’elle a brisé
une vitre contre la muraille et l’a réparée instantanément. Kalt-Eysen
survient et remplit immédiatement son office : il ouvre une enquête, il
cite la magicienne à son tribunal. Mais celle-ci refuse de se soumettre aux ordres de l’Eglise. Elle est excommuniée et va être jetée en prison, lorsque le comte, son protecteur, l’enlève à temps et la ramène à Arlon « . »
Alors ça, c’est bien moi : « Allez vous faire voir avec vos conneries, bande de tarés ! »
C’est au tour de Francesca Gee, ancienne journaliste
aujourd’hui âgée de 63 ans, de publier son livre sur son expérience
d’adolescente « séduite » par le pédophile Gabriel Matzneff.
«Je ne sais pas comment il va être reçu, mais cela ne me fait pas
peur. Il est possible que je sois attaquée, ce n’est pas bien grave. Je
ne veux plus me censurer», déclare-t-elle.
J’en suis au même stade avec toute la clique des pourritures du TGI
de Brest qui continuent à déifier le pédophile, trafiquant de drogue et
cybercriminel notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi…
Gabriel Matzneff en Italie, en février 2020. VALERY HACHE / AFP
L’écrivain pédophile, dont les agissements avaient été dénoncés dans
«Le Consentement» de l’autrice Vanessa Springora, est l’objet d’un
nouvel ouvrage, signé par une autre de ses victimes présumées.
Une femme qui accuse l’écrivain français Gabriel Matzneff, alors âgé
de 37 ans, de l’avoir violée à 15 ans, va publier en auto-édition son
témoignage, a-t-elle annoncé jeudi.
A paraître le 28 septembre, le livre s’intitule «L’Arme la plus
meurtrière», lit-on sur un site internet où l’autrice met l’ouvrage en
vente, et laisse lire gratuitement les 11 premières pages.
Elle le qualifie de «mi-témoignage personnel, mi-enquête
journalistique, afin de dresser le portrait d’un étonnant personnage
dont les menées ont été protégées, au long d’un demi-siècle, par des
hommes parmi les plus puissants».
L’existence de ce récit était connue depuis que Francesca Gee avait révélé son histoire au «New York Times» en mars 2020, plus de deux mois après la parution de celui de Vanessa Springora, «Le Consentement».
Ancienne journaliste qui vit en France, Francesca Gee, aujourd’hui
âgée de 63 ans, racontait qu’en 2004, près de 30 ans après les faits,
son manuscrit avait été refusé par tous les éditeurs contactés, dont
certains avouaient ouvertement redouter l’influence de Gabriel Matzneff.
« C’était tout sauf de l’amour »
Dans un entretien avec le magazine «Elle», l’autrice explique ne plus
craindre la réaction de Gabriel Matzneff et de ses soutiens à la
parution du récit.
«Je ne sais pas comment il va être reçu, mais cela ne me fait pas
peur. Il est possible que je sois attaquée, ce n’est pas bien grave. Je
ne veux plus me censurer», déclare-t-elle.
«Le Consentement» racontait en détail comment Vanessa Springora, dans
les années 1980, avait été entraînée à 14 ans dans une relation avec un
homme qui en avait près de 50, et comment tout l’entourage avait fermé
les yeux.
D’après Francesca Gee, les deux histoires se ressemblent beaucoup.
«C’étaient les mots de l’amour, l’apparence de l’amour, mais c’était
tout sauf de l’amour. Je disais que je l’aimais, mais il n’y avait
aucune confiance, aucun respect», raconte-t-elle au magazine.
Gabriel Matzneff, 85 ans, vit retiré en Italie, et clame être la
victime d’une vengeance de Vanessa Springora et Francesca Gee après des
séparations douloureuses.
Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, né dans le 13e arrondissement de Paris le 22avril19021 et mort fusillé au fort de Montrouge à Arcueil le 26décembre1944, est un repris de justice français qui, durant la Seconde Guerre mondiale, fut le chef de la Gestapo française (la « Carlingue ») sous l’occupation allemande.
Il incarne la collusion entre la pègre française et les autorités
nazies pendant l’Occupation, tant pour le pillage de richesses, la
persécution et la spoliation des juifs, que pour la traque et la torture
de résistants français.
Henri Louis Chamberlin grandit dans un milieu populaire, son père étant ouvrier clicheur et sa mère journalière. Son père meurt quand il a 11 ans2 et sa mère l’aurait abandonné le jour même de l’enterrement, en 19123. Livré à lui-même, il traîne souvent dans le quartier des Halles à Paris, et exerce de nombreux métiers, de manœuvre à coursier.
En 1919, il est condamné à la maison de correction jusqu’à sa majorité pour vol de bicyclette. À sa sortie, il est incorporé au 39e régiment de tirailleurs algériens. Rendu à la vie civile deux ans plus tard, il est condamné en correctionnelle
à deux ans de prison, assortis de dix ans d’interdiction de séjour,
pour le recel d’une automobile volée. Il se marie à la maison d’arrêt de
la ville d’Aix-en-Provence le 26 avril 1926 à Rebecchi Arzia1, avec qui il aura deux enfants, Pierre et Henriette.
À sa sortie de prison, il se fixe à Saint-Jean-de-Maurienne où il trouve un emploi. À la suite d’un vol de 2 000 francs dans la caisse du magasin qui l’emploie, il est envoyé au bagne de Cayenne, d’où il s’évade 4. Il change de nom à plusieurs reprises (Norman, puis Lafont).
De Chamberlin à Lafont
Au début de 1940, Chamberlin est gérant d’un garage Simca à la Porte des Lilas
sous le nom d’Henri Lafont où il noue quelques contacts avec des
policiers. En mars, il réussit à devenir gérant du mess de l’Amicale de
la préfecture de police.
Il cherche à s’engager dans l’armée, et manque de se faire arrêter. Il
s’engage alors dans la brigade des « volontaires de la mort » peu
regardante sur le passé des recrutés, laquelle est toutefois dissoute
deux mois plus tard. Il est arrêté à Paris pour insoumission (désertion)
. En juin 1940, il est emprisonné à la prison du Cherche-Midi, puis, à la suite de l’avancée de la Wehrmacht, au camp de Cepoy. C’est là qu’il rencontre deux espions Allemands et un Suisse, internés à la déclaration de guerre, avec lesquels il s’évade.
« Pourquoi ne pas travailler avec nous ? »
Il rejoint Paris, désormais occupé, avec ses compagnons d’évasion et
se fait promptement recruter par ces derniers, tous trois membres de l’Abwehr.
Lafont dira plus tard à l’un de ses avocats :
« Au début, cette histoire d’Allemands ne me plaisait guère. Si les
gars d’en face, les Résistants, m’avaient proposé quelque chose, je
l’aurais fait. Il n’y a pas de doute. Et je n’aurais pas fait de cadeaux
aux fritz ! Seulement voilà, à l’époque, des résistants, j’en ai pas
connu, j’en ai pas vu la couleur. Je ne savais même pas ce que c’était.
C’est à cela que tient le destin d’un homme : un petit hasard, une
histoire d’aiguillage. Ou alors c’est la fatalité ! »
Il est installé par l’agent Max Stocklin, rue Tiquetonne
dans un bureau d’achats pour le compte de la Wehrmacht, officine
chargée de s’approprier des richesses françaises, doublée d’une basse
police. Il achète toutes sortes de produits, des vêtements aux meubles
en passant par les denrées alimentaires. Un second bureau s’ouvre rue Cadet et un troisième rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il joue les utilités et se fait remarquer par Hermann Brandl, agent spécial de l’Abwehr, et par le capitaine Wilhem Radecke de la Wehrmacht. Il déménage deux fois pour finalement s’installer au 93 rue Lauriston. Avant-guerre, l’immeuble est la propriété de Mme Weinberg5.
Lafont prend l’initiative, dès juillet 1940, d’aller recruter vingt-sept malfrats, en compagnie de Radecke à la prison de Fresnes. Le colonel Reile, supérieur de Brandl et Radecke, ordonne l’arrestation de Lafont en apprenant la libération des détenus.
Radecke prévient Lafont et lui propose de retrouver l’un des chefs de
la résistance antinazie, le Belge Lambrecht recherché par l’Abwehr,
dont la capture lui vaudrait la faveur des autorités allemandes. Lafont
arrête Lambrecht en zone libre et, aidé par Robert dit « le fantassin »,
de Hirbes dit « la rigole » et Estebéteguy dit « Adrien la main
froide » ou « Adrien le Basque » (qui finira ses jours dans les
chaudières du docteur Petiot),
le ramène à Paris au siège de la Gestapo, dans le coffre de sa voiture,
pieds et poings liés. Là, il le torture de ses propres mains. Le
résultat aboutit au démantèlement du réseau de contre-espionnage belge à
la suite de l’arrestation de 600 personnes.
Il intègre la police allemande sous le matricule 6474 R6.
Sa bande se compose d’une centaine de permanents sur lesquels il
règne en maître et qui bénéficie d’une impunité quasi-totale. Il
instaure un système de sanctions pour ceux qui feraient des écarts aux
règles édictées, allant de la simple amende jusqu’à la peine de mort. La
bande est composée de gangsters et autres malfrats, mais aussi de
policiers véreux, dont le plus connu, l’ancien « premier policier de
France » Pierre Bonny, devient le second de Lafont.
Échec à Alger
Vers la fin de l’année 1940, Hermann Brandl demande à Lafont de faire passer un agent de liaison en Afrique du Nord pour y installer un émetteur clandestin en communication avec les services allemands. Lafont s’installe avec son équipe au Cap Doumia près d’Alger. Mais deux des complices sont arrêtés par la police et la mission échoue. Lafont est condamné à mort par contumace.
Pillage et tortures
Les Allemands utilisent la bande Bonny-Lafont pour tenter de mater la Résistance, et celle-ci se révèle redoutablement efficace.
La pratique de la torture pendant les interrogatoires est monnaie courante : arrachage des ongles, limage des dents, nerf de bœuf,
coup de poing, de pied, brûlure à la cigarette ou à la lampe à souder,
mais aussi le supplice de la baignoire glacée, de l’électricité, etc.
Les hommes de la bande auraient aussi perpétré des assassinats commandités par les Allemands7.
En 1942, la « carlingue » passe sous l’autorité de
la Gestapo. Lafont se démène pour plaire à ses nouveaux supérieurs,
notamment en offrant une somptueuse Bentley comme cadeau de mariage
à Helmut Knochen, adjoint d’Heydrich chargé d’implanter la police
secrète en France8.
Début 1942, il s’entend avec le Devisenschutzkommando (DSK) (Détachement pour la mise en sûreté des devises), installé au 5, rue Pillet-Will,
qui est chargé des devises et de la lutte – très lucrative – contre le
marché noir. Dans les trafics, il obtient jusqu’à 20 % de commission.
Il s’agit de s’introduire dans la bonne société, de mettre en
confiance ses interlocuteurs, de se concentrer sur les personnes ayant
des ennuis et désireuses de cacher de l’argent en Suisse ou d’obtenir
des laissez-passer. Lors du rendez-vous, les membres de l’équipe sortent
leur carte de police allemande ou française et accaparent les devises,
or, meubles à des prix bradés. Quand il s’agit d’un Juif, tout lui est
confisqué, puis il est emmené au SD de l’avenue Foch. De nombreux cambriolages sont également perpétrés, sous couvert de « perquisitions ».
Les trésors s’accumulent rue Lauriston ; un jour de décembre 1942,
Lafont partage le butin de l’ancienne ambassade américaine, composé de
vaisselle de luxe, avec les principaux chefs allemands de Paris.
Lafont mène la grande vie, jouissant de voir des gens importants lui
faire des demandes. Il organise beaucoup de soirées mondaines où il
multiplie les contacts et devient incontournable grâce aux faveurs qu’il
distribue. Pour distraire ses chefs, il les emmène dans les grands
cabarets et établissements de nuit de la capitale dont le One-Two-Two.
Ayant obtenu la nationalité allemande avec le grade de capitaine, il
fait la tournée des établissements de nuit parisiens, que par ailleurs
sa bande rackette, en uniforme allemand, ce qui déplait aux services de
renseignement de la Wehrmacht.
En 1943, la bande inflige de lourdes pertes au réseau Défense de la France
dont une soixantaine de membres sont arrêtés. Cependant, Défense de la
France survit à ce coup dur. Parmi les personnes arrêtées se trouve Geneviève de Gaulle, nièce du général, arrêtée le 20juillet1943 par l’ancien inspecteur Bonny.
D’autres gestapistes parisiens ont existé, avec lesquels la bande
Laffont-Bony est entrée en conflit pour le pouvoir : la « bande des
Corses », la « Gestapo de Neuilly » dirigée par Frédéric Martin alias Rudy de Mérode, un temps associé avec Gédéon van Houten.
La bande de Lafont, appuyée par la Gestapo allemande, en raison de sa
nocivité particulière pour les réseaux de Résistance, parvient à les
faire déporter.
Au début de l’année 1944, Henri Lafont se voit désormais en chef de guerre, propose et crée la Brigade nord-africaine, composée essentiellement d’hommes originaires d’Afrique du Nord, avec le nationaliste algérien Mohamed el-Maadi (ancien officier français membre de la Cagoule, groupe clandestin d’extrême droite)10. Portant l’uniforme milicien, la brigade prend part à des combats contre la résistance intérieure française, les Maquis du Limousin (trois sections participent aux combats contre le maquis de Corrèze notamment Tulle), puis le Périgord qui est le département de la Dordogne (une section) avec le massacre de 52 otages à Mussidan11Sainte-Marie-de-Chignac 23 otages exécutés12, ou encore 26 otages fusillés où il y avait Georges Dumas (résistant), parmi les otages dans une carrière désaffectée des environs de Brantôme placé sous le commandement d’Alexandre Villaplane13
et en Franche-Comté (une section). La légion est dissoute en juillet
1944 quand la troupe se disperse. Certains des anciens membres suivent
Mohamed el-Maadi en Allemagne et d’autres rejoignent la SS Freies Indien Legion.
Lafont s’installe dans sa ferme des Baslins à Bazoches-sur-le-Betz laissant derrière lui les locaux de la rue Lauriston abandonnés, en demandant toutefois à Pierre Bonny
de détruire les fichiers. Il est accompagné de sa maîtresse, de ses
deux enfants ainsi que de Bonny et sa famille. Ils comptaient tous
attendre que la situation redevienne normale pour ensuite fuir en Espagne et récupérer une partie du magot accumulé. Des FFI locaux, ignorant leur identité, réquisitionnèrent leurs voitures, une Bentley et une Jaguar14.
Cet imprévu obligea Lafont à envoyer le fils de Bonny à Paris à bicyclette pour obtenir des voitures de Joseph Joanovici.
Joanovici, dit « le chiffonnier milliardaire », fut agent du Komintern, de la Gestapo
et soutien du mouvement de résistance Honneur de la Police. Il livre
Lafont et sa bande à l’inspecteur Morin en lui indiquant la ferme.
Le 30août1944
au matin, la ferme est encerclée et Lafont et ses acolytes sont arrêtés
sans résistance. Cinq millions de francs en liquide, des bijoux, des
armes et des papiers sont saisis.
Procès et sentence
Henri Lafont à gauche au premier plan, à côté de Pierre Bonny, lors du verdict rendu le 11 décembre 1944, qui les condamne tous deux à mort.
Pierre Bonny et Henri Chamberlin dit Lafont, sont interrogés à la Conciergerie.
Devant le magistrat instructeur, Pierre Bonny avoue tout et cite plus
de mille noms impliqués dans « l’affaire de la rue Lauriston ». Un vent
de panique se répand à Paris surtout après la révélation d’un marché
noir de faux certificats de résistant.
Le procès commence le 1erdécembre1944 pour finir le 11 décembre15.
Quelques personnes témoignent en faveur de Lafont pour service rendu, y
compris des résistants pour lesquels il aurait eu une indulgence ou
dont il aurait sauvé un membre de la famille. La police retrouve à la
ferme, dans un bac à linge sale, 2,5 millions de francs en petites
coupures.
Lors du verdict (ils sont tous les deux condamnés à mort), Pierre
Bonny doit être soutenu par les gendarmes alors que Lafont a le sourire
aux lèvres et est très détendu.
Le 26 décembre, au moment d’être fusillé au fort de Montrouge, Lafont adresse quelques mots à son avocate maître Drieu : « Je ne regrette rien, Madame, quatre années au milieu des orchidées, des dahlias et des Bentley, ça se paie ! J’ai vécu dix fois plus vite, voilà tout. Dites à mon fils qu’il ne faut jamais fréquenter les caves. Qu’il soit un homme comme son père ! ». Il est 9 h 50, Henri Chamberlin dit Lafont est attaché au poteau, la tête découverte et la cigarette aux lèvres.
Dans la biographie romancée qu’elle a consacrée à Marga, Comtesse de Palmyre16,
Marie-Cécile de Taillac rapporte qu’Henri Lafont (qui aurait été un
temps l’amant de l’héroïne), aurait lancé à son défenseur avant d’être
fusillé : « Cela m’est égal de mourir. J’ai vécu dix vies, je peux bien
en perdre une ! » Peu de temps auparavant, marchant vers le peloton
d’exécution, il aurait dit : « On devrait moderniser tout cela — envoyer
une belle nana, par exemple, à la place d’un curé. »
La French Connection aurait été financée par l’argent de la Carlingue par l’intermédiaire d’Auguste Ricord, agent de Lafont, arrêté en septembre 1972, jugé et condamné aux États-Unis.
Notes et références
Archives en ligne [archive] de la mairie de Paris, naissances, 13e arrondissement, acte no 925, sur canadp-archivesenligne.paris.fr. Consulté le 14 avril 2013.
Grégory Auda, Les Belles Années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2002, 254 p. (ISBN2-84186-164-3, OCLC50493997).
Patrice Rolli, La Phalange nord-africaine en Dordogne : histoire d’une alliance entre la pègre et la Gestapo, 15 mars – 19 août 1944, Boulazac, Histoire en partage, 2013, 189 p. (ISBN978-2-9546661-0-5, OCLC867179612).
Plaque commémorative, rue Lauriston, en hommage aux victimes de la Gestapo française.
Immeuble 93 rue Lauriston.
La Gestapo française de la rue Lauriston, ou la Carlingue, est le nom donné à l’une des officines de la Gestapo française, installée au 93, rue Lauriston dans le 16e arrondissement de Paris entre 1941 et 1944, durant l’occupation du pays par les forces armées du IIIe Reich, et responsable de nombreuses exactions sous la direction d’Henri Lafont et de Pierre Bonny
Ce groupe rassemble des membres du milieu, comme les truands Henri Chamberlin dit Lafont (leur chef) ainsi qu’Abel Danos et quelques anciens policiers révoqués, en premier lieu Pierre Bonny1. Les liens avec l’occupant leur permettent de nombreux trafics, avec des personnages louches tels que Joseph Joanovici.
Selon le policier à la retraite Henri Longuechaud, « On peut être
scandalisé par le chiffre de 30 000 à 32 000 souvent avancé [comme
effectifs de la Carlingue]… À Paris, lorsque l’occupant lance un avis de
recrutement pour 2 000 policiers auxiliaires à son service, il aurait
reçu pas moins de 6 000 candidatures »2.
Les principaux membres ont été jugés et condamnés à mort à la Libération.
Henri Longuechaud, Conformément à l’ordre de nos chefs, page 58, cité par Maurice Rajsfus in Maurice Rajsfus, La police de Vichy : les forces de l’ordre françaises au service de la Gestapo, 1940-1944, Paris, Cherche-Midi, coll. « Documents », 1995, 286 p. (ISBN978-2-86274-358-5, OCLC33362188) (page 51).
Annexes
Bibliographie
Études et essais
Grégory Auda, Les belles années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2002, 254 p. (ISBN2-84186-164-3, OCLC50493997).
Réédition : Grégory Auda, Les belles années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2013, 2e éd., 253 p. (ISBN978-2-84186-678-6).
Serge Jacquemard, La Bande Bonny-Lafont, Paris, Fleuve noir, coll. « Crime story » (no 10), 1992, 217 p. (ISBN978-2-265-04673-3, OCLC40382542)
Philippe Aziz, Au service de l’ennemi : la Gestapo française en province 1940-1944, Paris, Fayard, 1972, 186 p. (OCLC417371268).
Philippe Aziz, Tu trahiras sans vergogne : histoire de deux collabos, Bonny et Lafont, Paris, le Livre de poche, coll. « Le Livre de poche » (no 3457), 379 p. (OCLC1206738).
Patrice Rolli, La Phalange nord-africaine (ou Brigade
nord-africaine, ou Légion nord-africaine) en Dordogne: Histoire d’une
alliance entre la Pègre et la Gestapo (15 mars-19 août 1944), Éditions l’Histoire en Partage, 2013, 189 pages (sur Alexandre Villaplane et Raymond Monange essentiellement)
Guy Penaud, L’inspecteur Pierre Bonny. Le policier déchu de la « Gestapo française » du 93, rue Lauriston, Paris, L’Harmattan, 2011, 260 p. (ISBN978-2-296-55108-4, lire en ligne [archive]), p. 157
et suiv. D’autres anciens policiers révoqués se retrouvent également
aux côtés des malfrats de la bande Lafont : Paul Maillebuau ainsi que
des inspecteurs Bérard et Pehou, ces derniers étant probablement
recrutés par Bonny lui-même, ou encore Jean Bernolles. Voir (en) Simon Kitson, Police and Politics in Marseille, 1936-1945, Leiden, Brill, 2014, 326 p. (ISBN978-90-04-26523-3, lire en ligne [archive]), p. 138.