En début d’année 2012, j’avais évoqué sur mon blog « Un petit
coucou » chez OverBlog plusieurs affaires successives d’alertes à la
bombe et de tentatives d’assassinat dans l’Hérault, à Montpellier et à
proximité de Béziers.
Cliquez sur les images suivantes pour les agrandir et retrouver les articles en question :
Où en sont aujourd’hui toutes ces affaires ?
1/ la bombe au sauna libertin de Montpellier le 31 décembre 2011
Un suspect incarcéré fin 2012 a été libéré au mois de juillet 2013,
après sept mois de détention. Il a toujours nié les faits, se disant
victime d’un coup monté. Ce sont les dernières nouvelles qui aient été
publiées sur cette affaire.
Un homme mis en examen pour avoir placé une bombe près d’un club échangiste de Montpellier
Le propriétaire d’un club libertin, a été mis en examen à
Montpellier pour avoir déposé une bombe devant l’établissement d’un
concurrent. L’engin a été découvert par hasard avant qu’il n’explose.
Par Fabrice Dubault
Publié le 22/11/2012 | 19:38, mis à jour le 22/11/2012 | 20:05
Dans cette affaire ouverte, pour tentative d’assassinats et
tentative de destruction volontaire d’un établissement recevant du
public, le parquet a requis le mandat de dépôt contre l’auteur présumé,
un homme né en 1958, a-t-on précisé de source judiciaire.
Jean-Jacques Amouroux, 54 ans, déjà connu pour braquage, association de
malfaiteurs, proxénétisme et trafic de stupéfiants, nie toute
participation, sans donner d’explication à la présence de son ADN près
de la bombe.
Retour sur les faits du 31 décembre 2011
La bombe avait été découverte par un vigile qui faisait une ronde le
soir 31 décembre 2011 vers 19H, alors qu’elle devait exploser vers
21H30. Elle avait été placée dans un colis près d’un mur de
l’établissement, le Kalyptus, et aurait pu, selon les experts, faire de
nombreuses victimes si elle avait explosé.L’enquête menée par la police a
pu aboutir grâce à une trace ADN retrouvée sur l’engin explosif, a-t-on
encore précisé de même source, qui précise que l’homme interpellé
mercredi nie les faits.
L’engin explosif avait été placé dans le mur du Kalyptus.
RICHARD DE HULLESSEN
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier
a demandé ce jeudi matin l’incarcération du propriétaire d’un club
libertin de Saint-Jean de Védas, soupçonné d’avoir déposé un engin
explosif près d’un établissement concurrent à Montpellier fin 2011.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier vient
de trancher dans l’affaire de la bombe au sauna échangiste. Le patron de
boîte de nuit et de club libertin suspecté d’avoir posé ou fait poser
l’explosif va être placé en détention provisoire.
Mis en examen pour tentative d’assassinat
Ce quinquagénaire a été mis en examen fin novembre pour « tentative
d’assassinat » et « tentative de destruction par explosif » . Ses
empreintes ADN ont été retrouvées sur la bombe placée contre le mur du sauna échangiste le Kalyptus,
le 31decembre 2011. La bombe avait été découverte par un vigile qui
faisait une ronde, le soir du 31 décembre 2011 vers 19 h, alors qu’elle
devait exploser vers 21 h 30, selon les enquêteurs du SRPJ
de Montpellier chargés de l’enquête. L’engin aurait pu, selon les
experts, faire de nombreuses victimes s’il avait explosé.
Déjà connu des services de police
Né en 1958 et très connu de la justice, notamment pour braquage et
association de malfaiteurs, cet homme nie être l’auteur de cette
tentative d’attentat et affirme qu’on a voulu le piéger.
Montpellier : écroué pour avoir tenté de faire sauter un club libertin concurrent
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier a
demandé l’incarcération d’un patron de club libertin de St Jean de Védas
accusé d’avoir poser un engin explosif devant le Kayptus à Montpellier
le soir du réveillon.
Par Laurence Creusot
Publié le 06/12/2012 | 14:44, mis à jour le 06/12/2012 | 14:58
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier a
demandé jeudi l’incarcération du propriétaire d’un club libertin de
Saint-Jean de Védas, soupçonné d’avoir déposé un engin explosif près
d’un établissement concurrent à Montpellier fin 2011, a-t-on appris
auprès de son avocat.
L’engin avait été découvert par hasard dans la soirée du 31 décembre 2011.
Cet homme avait été mis été en examen jeudi dernier pour « tentative
d’assassinats » et « tentative de destruction volontaire d’un
établissement recevant du public ».Le parquet avait requis un mandat de
dépôt mais il n’avait pas été suivi par le juge de la liberté et de la
détention.
Né en 1958 et très connu de la justice, notamment pour braquage et
association de malfaiteurs, cet homme nie être l’auteur de cette
tentative d’attentat et affirme qu’on a voulu le piéger.
La bombe avait été découverte par un vigile qui faisait une ronde, le soir du 31 décembre 2011 vers 19H00, alors qu’elle devait exploser vers 21H30, selon les enquêteurs du SRPJ de Montpellier chargés de l’enquête.
L’engin de fabrication artisanale avait été placé dans un sac près
d’un mur de l’établissement, le Kalyptus, et aurait pu, selon les
experts, faire de nombreuses victimes s’il avait explosé.
L’enquête a pu aboutir grâce à une empreinte ADN retrouvée sur le sac
dans lequel l’engin explosif avait été placé. Elle a permis de remonter
au mis en examen, qui faisait d’ailleurs partie des suspects de la
première heure.
Le 31 décembre 2011 des employés du Kalyptus découvrent par hasard un pain d’explosif incrusté dans le mur du sauna.
R. de H.
Son ADN retrouvé sur lengin.
Retenant le grave trouble à lordre public, la cour dappel de
Montpellier a décidé, hier, de placer Jean-Jacques Amouroux en détention
provisoire dans laffaire de la bombe au Kalyptus, un sauna échangiste.
Il devrait être incarcéré ces jours-ci à la maison darrêt de
Villeneuve-lès-Maguelone.
Le quinquagénaire, patron de boîte de nuit (le Bellano à La
Grande-Motte), de restaurant ou dun club libertin à Saint-Jean-de-Védas
(le Bouddah) est soupçonné davoir voulu se venger dun concurrent avec
lequel il avait aussi eu un litige commercial de 4 000 .
Mis en examen pour tentative dassassinat et tentative de
destruction par explosif, il avait initialement été laissé libre, sous
contrôle judiciaire. Interpellé par le SRPJ le 20 novembre, il conteste
toute implication dans cette affaire. Mais les enquêteurs possèdent un
élément à charge de poids : son ADN.
Le 31 décembre, par hasard, des employés du Kalyptus avaient
découvert un pain dexplosif de 750 g incrusté dans le mur de
létablissement et relié par des fils à un réveil Droopy réglé pour
exploser dans la soirée ou quelque 150 libertins étaient attendus pour
fêter la nouvelle année. Onze mois après, les empreintes retrouvées sur
la bombe et un sac à dos sur lequel était posé le réveil ont parlé : ce
sont celles de Jean-Jacques Amouroux.
Lengin devait-il exploser ?
« Mon client était devant la télévision ce soir-là » conteste Me
Gilles Gauer. Pour lavocat, il a été piégé : « Cest un sac à dos quon
lui avait confié fin octobre 2011, il la manipulé pour vérifier quil
ny avait pas darme. » Et ce coup monté serait luvre des mêmes
individus qui ont voulu tuer Amouroux, victime dune tentative
dassassinat à coups de 9 mm sur le parking de la Dune (lactuel
Bellano), fin novembre 2010. « Ceux qui nont pas réussi à léliminer
essayent de limpliquer judiciairement » affirme Me Gauer.
Lenquête de la PJ dans lentourage de cet homme de la nuit, qui se
dit rangé du grand banditisme (un casier judiciaire très ancien témoigne
de son activisme lorsquil était à Paris : proxénétisme, association de
malfaiteurs ou détention darme) va donc se poursuivre. Pour tenter de
retrouver ses complices ou les vrais auteurs, sachant que huit profils
ADN auraient été retrouvés sur la bombe…
Surtout, le juge en charge du dossier devra déterminer si lengin
devait bel et bien exploser, causant des dégâts certains (matériels et
humains). Ou si, comme le soutien la défense du mis en cause, il a été
posé pour être vu et nétait pas en état de fonctionner.
Sans l’intervention des démineurs de la préfecture, la
bombe aurait explosé au moment où potentiellement des clients faisaient
la queue à l’entrée.
Photo R. D. H.
La chambre de linstruction de la cour dappel de Montpellier a
refusé ce jeudi la remise en liberté de Jean-Jacques Amouroux, patron de
discothèques et dun sauna libertin dans lHérault.
Jean-Jacques Amouroux est incarcéré pour tentatives dassassinats,
après la découverte de son ADN sur un engin explosif déposé le 31
décembre 2011 devant un sauna libertin de Montpellier, le Kalyptus. Il nie toutefois être impliqué dans ces faits.
Mais la cour dappel estime quil doit rester en détention, pour
éviter tout concertation frauduleuse, pour garantir sa représentation en
justice, et à cause du trouble à lordre public créé par les faits.
En décembre 2012, un sac contenant un puissant explosif et
un dispositif de mise à feu, avait été déposé le soir du 31 décembre
2011 contre les murs du Kalyptus.
ARCHIVE – R. de H.
Soupçonné d’avoir voulu faire exploser un sauna libertin de
Montpellier en décembre 2011, Jean-Jacques Amouroux a passé sept mois
derrière les barreaux.
Jean-Jacques Amouroux, un patron de discothèque soupçonné d’avoir
voulu faire exploser un sauna libertin de Montpellier, a été remis en
liberté vendredi dernier, après avoir passé sept mois derrière les
barreaux.
Il a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés, avec obligation de résider dans la région parisienne.
Ce quinquagénaire, qui a été propriétaire de la Dune à la Grande-Motte, où il avait échappé à une tentative d’assassinat par arme à feu, et d’un sauna libertin à Saint-Jean-de-Védas,
avait été incarcéré en décembre 2012, lorsque son ADN avait été
découvert sur un sac contenant un puissant explosif et un dispositif de
mise à feu, déposé le soir du 31 décembre 2011 contre les murs du
Kalyptus.
Ce sauna échangiste, avec qui Jean-Jacques Amouroux avait un litige,
devait accueillir plusieurs dizaines de personnes pour la
Saint-Sylvestre.
Jean-Jacques Amouroux, qui nie catégoriquement les faits, reste mis en examen pour tentatives d’assassinats.
2/ la tentative d’assassinat contre Patrick Serra le 19 janvier 2012
Tout aussi extraordinaire que l’affaire de la bombe posée contre un
mur du sauna libertin de Lattes, au sud de Montpellier, cette tentative
d’assassinat semblait pouvoir lui être liée. Elle n’est à ce jour pas
davantage résolue.
La police judiciaire poursuit ses investigations….La santé de Patrick Serra, le caïd marseillais âgé de 52 ans et proche de Raymond Mihière, dit le Chinois,
s’est améliorée hier. Il est toutefois toujours inconscient, et n’a pas
pu être entendu par la PJ montpelliéraine, chargée de l’enquête par le
procureur Brice Robin. La victime, qui a fait l’objet jeudi d’une tentative d’assassinat près de la gare de Montpellier, alors qu’elle se déplaçait à vélo, a reçu trois balles :
une dans la tête et deux à l’abdomen…. Un briquet, un téléphone
portable, un vélo sans cadenas et quatre balles de 38 mm. Voici
quasiment les seuls indices dont disposaient hier matin les enquêteurs
de la PJ de Montpellier chargés d’enquêter sur la tentative d’assassinat dont a été victime le repris de justice marseillais. « Serra, c’est un mec qui est dans le banditisme depuis trente ans, et qui a été proche de beaucoup de monde. Incontestablement quelqu’un d’un certain niveau dans le milieu » précise une source policière. Braqueur dès 1980, il avait été grièvement blessé en 1995 d’un coup de fusil,
dans une villa de Marseille. Il s’était remis de ses blessures, mais ne
s’était pas éloigné du milieu des armes : en 2001, il était incarcéré plusieurs mois avec plusieurs comparses pour association de malfaiteurs, après la découverte dans un box, toujours à Marseille,
de plusieurs gros calibres et de gilets pare-balles. Libéré, il avait
disparu, et avait écopé en son absence de sept ans de prison en 2006 à
Aix-en-Provence. En cavale, il avait été repris en 2007 en Espagne. (source la provence.com et le midi libre)
Le 19 janvier 2012, Serra sort de chez Crucia lorsqu’il se fait tirer dessus.
J.-M. MART
Alain Crucia et Patrick Serra, des « voyous d’autrefois », ont été
pris avec 33 kg de haschich le 12 juin 2012. Le premier est condamné à
quatre ans de prison, le second, qui a survécu à deux tentatives
d’assassinat, à trois ans ferme.
« Faut pas se moquer du monde ! », tonne Claudine Laporte, la
présidente du tribunal correctionnel. Dans le box, Alain Crucia et
Patrick Serra, « des voyous dautrefois », tentent de la convaincre de
ce scénario improbable : si lun, Crucia, a bien convoyé une trentaine
de kilos de haschich depuis lEspagne, lautre, Serra, fiché au grand
banditisme, ny est absolument pour rien. Et sil a fait laller-retour
jusquà la frontière, il na pas du tout servi de voiture ouvreuse…
Tentative d’assassinat
Laffaire sest déroulée le 12 juin 2012 et prend dautant plus de
relief que, cinq mois auparavant, Patrick Serra a réchappé à une
tentative dassassinat. Ce matin du 19 janvier, à côté de la gare de
Montpellier, il sortait de chez Crucia, sur son vélo, lorsque des
individus à moto lui ont tiré dessus.
« Pourquoi on vous a tiré dessus ? », interroge la présidente.
« Je sais pas, ils ont dû se tromper », ironise le Marseillais de 53
ans, dont la carte de visite indique des condamnations pour braquage,
proxénétisme et association de malfaiteurs.
« Sûrement, on doit vous confondre avec le quidam ! », rétorque la magistrate.
Un premier « contrat » en 1995
« Jai pris une balle dans la tête et une dans le dos et je me suis
enfui », poursuit le miraculé, boule à zéro et bouc blanc, qui avait
déjà survécu après un premier contrat en 1995, époque où on le disait
proche du Chinois, Raymond Mihière, parrain des machines à sous.
À peine remis sur pied, et faisant fi des surveillances de la BRB
(brigade de répression du banditisme) de la PJ chargée de lenquête sur
sa tentative dassassinat, Serra accompagne donc son vieil ami Crucia
pour lEspagne, depuis Montpellier.
Jouer la mule pour 3 000 euros
« Cest la première fois que je faisais un transport de
stupéfiants », promet Alain Crucia, pourtant condamné à sept ans de
prison, en 2007, pour trafic de drogue. Il venait de finir sa libération
conditionnelle et ce cuisinier émérite – plébiscité par ses codétenus –
se serait retrouvé sans argent, accumulant les loyers impayés,
contraint daccepter de jouer la mule et daller chercher 33 kg de
hasch pour 3 000 de salaire.
« Jétais dans la misère totale mais cétait une quantité minime de
haschich, vous voyez ça tous les jours », tente-t-il de minimiser,
sattirant les gros yeux du parquet. Pour tirer son vieux pote
daffaire, Crucia affirme quils se sont croisés par hasard, ce 12 juin,
sur un parking. « Javais personne avec qui faire la route, je lui ai
proposé mais il était pas du tout au courant », jure-t-il. En garde à
vue, il avait pourtant expliqué que « Patrick devait se douter de
quelque chose ». La présidente lui fait remarquer quau prix de
lessence, ils nauraient dû prendre quune voiture…
Serra clame son innocence
Serra, lui, clame son innocence, même si son téléphone a mis au jour
des contacts répétés avec le fournisseur, un certain Vi. « Cest un
agent immobilier, je cherchais un appartement ! » Il pleurniche – même
contre les policiers qui ont été obligés de larrêter avec force alors
quil tentait de senfuir – avec un sens de lexagération très
marseillais : « Ils étaient vingt, avec vingt calibres et des cagoules.
Ils mont dit : Si tes pas mort la première fois, on va te tuer
nous. » Bien en vie, il na pas convaincu le tribunal.
3/ les alertes à la bombe à la gare de Montpellier
L’alerte du 2 décembre 2011 avait été précédée d’une alerte semblable
à la suite d’un autre appel téléphonique anonyme le 4 mars 2011, alors
que NEMROD34 venait d’assigner la Société JFG NETWORKS (OVERBLOG) en
référé devant le Tribunal de Grande Instance de Béziers deux jours plus
tôt.
Une nouvelle alerte, sérieuse, a nécessité l’appel aux démineurs le 9 janvier 2015.
Mise en ligne le 4 mars 2011
Vous voulez conserver ce reportage ? Téléchargez sur http://myreplay.tv/v/bRaoOiey .
La gare de Montpellier a été évacuée. Un coup de fil anonyme a déclenché
une alerte à la bombe. (DROITS RESERVES . Pour toute exploitation sur
TV, web, mobile, aller sur http://wizdeo.com/s/banqueimages )
Un paquet suspect a été découvert sur la voie F, vers 16h15, à la
gare SNCF de Montpellier. L’alerte a été donnée rapidement et la gare a
été partiellement évacuée. Les démineurs sont sur place depuis 17h. Le
trafic ferroviaire n’était que peu impacté.
Par Fabrice Dubault
Publié le 09/01/2015 | 17:22, mis à jour le 09/01/2015 | 17:49
Vraie ou fausse alerte à la bombe, un colis suspect a été trouvé sur
le quai F de la gare de Montpellier.Les démineurs sont sur place depuis
17h et la gare SNCF a été partiellement évacuée par mesure de sécurité.
Prise d’otages dans une bijouterie de Montpellier : le braqueur s’est rendu
Le 09 janvier à 17h49 | Mis à jour le 10 janvier PHOTO/Capture d’écran twitter
Un homme armé s’est finalement rendu aux négociateurs du GIPN dans la
nuit de vendredi à samedi. Jusqu’à 2 heures du matin environ, il avait
retenu deux femmes d’une quarantaine d’années en otage depuis le tout
début de soirée.
Des négociations ont duré plusieurs heures entre le preneur d’otage
et le GIPN. Un braquage qui a mal tourné serait la cause de cette prise
d’otage qui se déroule en plein centre ancien rue de l’Argenterie.
Selon le procureur de la République de Montpellier, cette affaire
n’aurait aucun lien avec les suites de l’attentat contre Charlie Hebdo.
Selon les informations de notre correspondante sur place Rosanne
Mathot (@rosannemathot), les hommes du GIPN sont arrivés sur les lieux
vers 19h. Trois voitures ont pris place à proximité de la place de la
Loge. Le centre-ville est resté bouclé de longues heures et l’alerte à
la bombe levée à la gare.
Photo R. M.
« Impossible de s’approcher de la rue de l’Argenterie qui est
perpendiculaire de la rue de la loge, à une cinquantaine de mètres.
Effectifs de police nombreux. Les gens sont confines à l’intérieur. Le
GIPN est arrivé sur place. On ne sait pas si les négociations ont
commencé.« , nous écrivait-elle.
Notre reporter Rosanne Mathot (photo) poursuivait : « Un silence
de mort sur la place Jean Jaurès à Montpellier, qui donne sur la rue de
l’argenterie. On ne sait pas si Les hommes du GIPN ont démarré les
négociations. Une source de la police espère « qu’il ne s’agit de rien
d’autre qu’un « braquage ».
La police avait pris position tout autour de la bijouterie et cerné
les braqueurs alors que l’électricité a était coupée dans tout le centre
et que la place de la comédie était bouclée.
4/ l’alerte à la bombe à l’école de Montady le 3 février 2012
Aucun média n’a semble-t-il jamais rien publié sur cette affaire par la suite.
En revanche, de nouvelles alertes ont été enregistrées, à Montpellier
le 21 janvier 2013 puis les 2 et 9 octobre 2014, et à Florensac, tout
comme Montady près de Béziers, le 21 janvier 2015.
Alerte à la bombe dans cinq écoles d’infirmières de l’Hérault
L’alerte a été donnée en début d’après-midi par téléphone aux
pompiers de l’Hérault. Cinq établissements ont été évacués par
précaution et en raison du renforcement du plan vigipirate. L’alerte a
été levée vers 16 h 30.
Par Laurence Creusot
Publié le 21/01/2013 | 16:34, mis à jour le 21/01/2013 | 19:17
C’est une voix féminine qui a appelé les pompiers de l’Hérault vers
13h 20 indiquant qu’une bombe allait éclater dans une école
d’infirmière de l’ Hérault.
Aussitôt les deux écoles de Castelnau-le-Lez, le centre de formation du
CHU de Montpellier et les écoles d’infirmières de Béziers et Sète ont
été évacuées par précaution.
13:10 – MONTPELLIER, ALERTES À LA BOMBE
Après une alerte à la bombe à Richter, nouvelle alerte à la CPAM -Caisse
primaire d’assurance maladie- de Gambetta à Montpellier (sur notre
photo), la police, les démineurs de la Sécurité civile et les pompiers
sur place (JMA)J’aime · Commenter · Partager · 2 octobre 2014 · Modifié
12:00 – MONTPELLIER, ALERTE À LA BOMBE
Une alerte à la bombe mobilise les sapeurs-pompiers et les services
de police à la maison et à l’école des avocats dans le quartier des
Arceaux à Montpellier. Les démineurs de la Sécurité civile sont
intervenus, il s’agissait une nouvelle fois d’une fausse alerte.
(JMA)
Le collège Voltaire a été évacué ce mercredi matin.
PIERRE SALIBA
Un appel anonyme a alerté la direction de l’établissement scolaire de la présence d’une bombe.
Ce mercredi, vers 11 h 15, le collège Voltaire de Florensac a été
évacué en urgence. Un appel anonyme venait d’alerter la direction : « Il
y a une bombe, ça va sauter évacuez le collège. » Bien entendu en
pareil cas, l’ensemble des élèves ont été mis en sécurité alors qu’ils
étaient en pleine épreuve de brevet blanc.
« C’était un canular, a confirmé le maire de Florensac, Vincent
Gaudy. Fort heureusement. En attendant les services de la ville ont été
mobilisés pour accueillir tous les élèves et les professeurs. Mais il y a
eu aussi les secours et les gendarmes qui sont intervenus sur place.
C’est proprement scandaleux parce que pendant que les pompiers étaient
ici, quelqu’un pouvait avoir besoin d’eux pour être vraiment secouru. Je
suis très en colère. »
Trois mineurs, de 17 à 13 ans, ont été interpellés.
A compter du 4 juillet dernier, plusieurs journaux ont publié une
même dépêche de l’AFP faisant le point sur les six premiers mois de
l’enquête menée par les juges antiterroristes de Paris sur les attentats
des 7, 8 et 9 janvier 2015.
A cette occasion ont été révélés les étranges déplacements d’Ali
Polat, 30 ans, complice présumé d’Amedy Coulibaly, après les attentats.
Notamment, il a fait un bref aller-retour en Thaïlande, à Phuket.
Or, le « déconnologue » de la bande de Cyprien Luraghi qui répond au
pseudonyme de Homere, vit en Thaïlande au nord de Phuket, se présente
comme le bras armé du NPA en Thaïlande et fait régulièrement l’apologie
du terrorisme d’extrême-gauche sur les sites où il s’exprime, a
quasiment revendiqué la paternité des attentats de janvier 2015 à Paris
dans un « poème » publié sur le blog de son ami Cyp le 24 janvier 2015.
Il convient encore de rappeler que les uns et les autres sont tous liés à des figures du milieu nantais.
Attentats de Paris : six mois après, le point sur l’enquête
Les juges antiterroristes, qui ont mis en examen sept personnes,
tentent de faire la lumière sur les attaques des frères Kouachi et
d’Amedy Coulibaly en janvier.
AFP
Publié le 04/07/2015 à 09:58 | Le Point.fr
Depuis les attentats de Paris, début janvier, les juges
antiterroristes ont mis en examen sept personnes. Recherche de
commanditaires, origine des armes, financement et complicités : ils
mènent des investigations tentaculaires pour faire la lumière sur les attaques perpétrées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly. Six mois après, le point sur l’enquête…
Les liens Kouachi-Coulibaly
Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi se connaissaient depuis une dizaine
d’années et ont été en contact quelques minutes avant l’attaque de Charlie Hebdo,
qui a fait 12 morts. Tous deux ont été détenus à Fleury-Mérogis pendant
environ cinq mois en 2006. Coulibaly reconnaîtra avoir connu Kouachi à
ce moment-là.
Quatre ans plus tard, des enquêteurs chargés de surveillance dans le
cadre du projet d’évasion de Smaïn Ait Ali Belkacem, l’auteur de
l’attentat du RER C en octobre 1995, les repèrent. Ils rendent visite
ensemble à Djamel Beghal, islamiste radical condamné pour un projet
d’attentat contre l’ambassade des États-Unis. L’épouse de Chérif Kouachi
a dit avoir connu Coulibaly et sa compagne, Hayat Boumeddiene, en
février 2010, quelques mois avant l’interpellation de Coulibaly dans
l’affaire Aït Ali Belkacem.
Fin novembre-début décembre 2014, Coulibaly et Boumeddiene passent à
l’appartement des Kouachi à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Le soir du 6
janvier, Kouachi et Coulibaly échangent des SMS. Chérif Kouachi quitte
brièvement son appartement, probablement pour retrouver Coulibaly,
présent sur les lieux selon son téléphone portable. Le lendemain matin,
Cherif Kouachi envoie un SMS à Coulibaly, vraisemblablement pour lui
signifier qu’il se dirige vers Charlie Hebdo avec son frère Saïd.
Sept mis en examen
La téléphonie et les traces ADN permettent de cerner les personnes
avec lesquelles les tueurs ont pu être en contact avant les attentats.
Les investigations ont beaucoup avancé dans l’entourage d’Amedy
Coulibaly, dont sept connaissances ou proches ont été mis en examen pour
association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
Jeunes adultes ou trentenaires, ils ont pour certains un profil de
petits délinquants. Certains sont originaires de Grigny (Essonne), comme
Coulibaly, ou l’ont côtoyé en détention. Armes ou véhicules, tous sont
soupçonnés d’avoir apporté un « soutien logistique » au tueur de
Montrouge et de l’Hyper Cacher (cinq morts). Tous nient avoir été au
courant des projets d’attaques.
Parmi eux ressortent :
- Amar Ramdani, qui a vu Coulibaly le 5, puis le 6 janvier au soir, à
Gentilly (Val-de-Marne). Entre septembre et le 6 janvier, ils avaient
échangé plus de 600 SMS. Plusieurs fois mis en cause pour des faits de
droit commun, ce trentenaire ne revendique qu’une relation « amicale »
avec Coulibaly, rencontré en détention en 2010. Il réfute toute relation
d’affaires et dit n’avoir rien su de ses projets. Ramdani est connu des
services de renseignements pour être proche des milieux islamistes.
- Ali Polat, 30 ans, qui a fréquenté Coulibaly jusqu’aux heures
précédant les attentats. Les enquêteurs pensent qu’ils se sont retrouvés
dans la nuit du 6 au 7 janvier à Montrouge, peu après que Coulibaly a
rencontré Chérif Kouachi à Gennevilliers. Ali Polat apparaît comme le
relais de Coulibaly en Belgique, où ce dernier a pu se fournir en armes.
Son attitude intrigue. Le 9 janvier, il va en Belgique réclamer de
l’argent à un homme qu’il a mis en contact avec Coulibaly. Puis il
s’envole à Beyrouth. Son passeport montre que le 17 janvier, il a été
stoppé par les autorités libanaises au poste-frontière syrien de Masnaa.
Il revient en France, puis repart pour un bref aller-retour en
Thaïlande, à Phuket. En garde à vue, il a condamné les attentats. Il
attribue ses déplacements à la « panique ».
La recherche de commanditaires
« Selon toute hypothèse en cours de vérification, Amedy Coulibaly a
(…) reçu des instructions depuis l’étranger », a déclaré en mai le
procureur de Paris, François Molins. Des liens peuvent-ils être établis
avec la zone irako-syrienne sous contrôle de l’organisation djihadiste
État islamique (EI) ? La compagne de Coulibaly est soupçonnée d’avoir
rejoint cette zone quelques jours avant les attaques, accompagnée des
frères Mohamed et Mehdi Belhoucine, dont le premier a été condamné pour
sa participation à une filière djihadiste. Hayat Boumeddiene, 27 ans,
fait l’objet d’un mandat d’arrêt.
Les enquêteurs pensent que Chérif Kouachi s’était rendu au Yémen en
2011. Avant sa mort, il a dit agir au nom d’Al-Qaïda, qui avait
revendiqué l’attaque à Charlie Hebdo. Mais l’EI a aussi revendiqué cet attentat.
Le mystère du joggeur blessé
Pris pour cible le 7 janvier vers 20 h 30 alors qu’il courait sur la
coulée verte de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), le joggeur a
plusieurs fois modifié la description de son agresseur. Dans la foulée
de son hospitalisation, il a décrit un homme de 1,80 m, puis a parlé de
1,70 m lors de sa première audition. Pour lui, le tireur était trapu,
âgé de plus de 30 ans et plutôt de type nord-africain et non africain ou
antillais. Plus tard, il dit avoir reconnu Amar Ramdani, qui n’est pas
trapu et mesure 1,80 m. Les enquêteurs sont prudents.
~ICY~
Chez Cyprien Luraghi − En ligne et à l’œil depuis 2001
(poème fermier en prose et en rime, c’est selon) (et allégorique étant donné les moments difficiles que traverse notre beau pays aujourd’hui) (voire ironique) (ou satirique ! mouaaaaarrrrffff)
*** T’as eu du bol, T’aurais pu finir à la coque, T’aurais pas fait ton coquetier ! Les matins calmes, La nuit est encore là, Dans les chaumières ça ronfle, Dans les étables ça vesse avec langueur, La campagne gnengourdie Retient encore son souffle… Quand soudain ! Putain de coq ! T’es qu’un piaf qu’a du gosier, Un nain dressé sur ses ergots, Il aurait fallu te couper les roustons, Ou te bourrer le cul à coup d’ sabots Coq à la con, Ce soir ce sera ta fête, Tu vas mariner dans du Morgon Fallait pas se moquer du prophète, Tu m’as rendu amok On va te bouffer aux petits oignons Et j’en aurais pour mon pognon, Tu vois, je t’aime bien, vieux coq
Six mois après les attentats de janvier 2015 à Paris, deux veuves de
victimes de la tuerie de Charlie Hebdo viennent d’exprimer leur colère
ou leur ressentiment quant à certaines défaillances policières à une
semaine d’intervalle l’une de l’autre, d’abord Maryse Wolinski mardi
dernier, 7 juillet 2015, puis Ingrid Brinsolaro ce jour, 14 juillet
2015.
« Charlie Hebdo » : la veuve de Wolinski partie civile pour comprendre « les failles » de la réaction policière
REPLAY / INFO RTL – Six mois après l’attaque contre « Charlie
Hebdo », Maryse Wolinski se constitue partie civile pour établir les
responsabilités dans « les failles » de l’intervention policière.
Vingt-quatre semaines après que les frères Kouachi se soient introduits dans la rédaction de Charlie Hebdo pour commettre les atrocités du 7 janvier dernier, Maryse Wolinski ne
décolère pas. Attisée par les circonstances du tragique événement, la
peine de la veuve de Georges Wolinski ne s’est pas estompée. Désormais,
la journaliste et romancière souhaite connaître tous les détails
de cette journée morbide, afin de faire la lumière sur « les failles »
de l’intervention policière qui n’a pas été selon elle à la hauteur des risques encourus par les dessinateurs.
« Je ne suis pas en colère contre ceux qui restent, je suis en colère
en général, contre ce qui s’est passé, explique-elle ainsi au micro de RTL. Est-ce
qu’il y a eu des failles ? Oui il y en a eu, bien sûr. Pourquoi n’y
avait-il pas une fourgonnette ? Pourquoi le GIGN n’a pas débarqué ?
Il y a eu plusieurs coups de téléphone avant que les Kouachi arrivent
dans la salle de rédaction, de différentes personnes de l’immeuble. Par
conséquent on se demande pourquoi ce sont trois vététistes qui sont
arrivés alors que l’on parle de deux hommes masqués, cagoulés et ayant
en main des armes de guerre ».
Il y a plusieurs responsables (…) J’ai envie de comprendre donc je cherche à comprendre
Maryse Wolinski
Toutes ces questions restées sans réponse depuis six mois empêchent
Maryse Wolinski de faire son deuil. Détruite par l’absence de son mari, la
femme de 72 ans va se porter partie civile afin qu’une enquête
détermine qui sont les responsables de la protection défaillante du bâtiment dans lequel la rédaction de Charlie Hebdo se réunissait tous les mercredi.
« Pourquoi cet attentat rue Nicolas-Appert ? Il y a plusieurs
responsables de ces failles. Moi j’ai envie de comprendre donc je
cherche à comprendre. Je me suis porté partie civile, donc la semaine prochaine je pourrais avoir le dossier
que je vais aller chercher chez mon avocate. La distance, je la
prendrai après, quand j’aurais suffisamment d’éléments pour agir une
fois de plus ».
En attendant une issue à ses revendications, Maryse Wolinski a d’autres projets, toujours liés à Georges. Dans une interview accordée dernièrement au Parisien, la journaliste révélait qu’elle écrivait actuellement la préface d’une lettre ouverte qu’il lui avait adressé en 1978 et qui sera prochainement rééditée aux éditions du Seuil.
« Charlie Hebdo » : « Les victimes policières sont maltraitées »
Le défilé du 14 juillet met à l’honneur les forces de l’ordre qui
sont intervenues lors des attentats de janvier. Mais certaines victimes
n’y seront pas…
Ingrid Brinsolaro a perdu son mari Franck, officier de sécurité
chargé de la protection de Charb, abattu par les frères Kouachi lors de
l’attaque perpétrée à la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier. Alors qu’elle avait été contactée par les autorités pour se rendre à Paris aux cérémonies du 14 juillet, la rédactrice en chef de L’Éveil normand
a fini par décliner l’invitation. « Je ne souhaite pas m’étendre sur
les raisons qui m’ont poussée à renoncer. Je peux juste vous dire que
les victimes de l’attentat issues de la police sont maltraitées et
méprisées par le gouvernement. »
À l’appui de son courroux, les mauvaises manières faites à Christophe
S., 42 ans, l’équipier de Franck qui, lui aussi, protégeait le patron
de Charlie Hebdo. Ce dernier a eu la vie sauve « par hasard ». Le
brigadier du service de la protection (SDLP, ex-SPHP) accompagnait
Charb depuis trois ans. Franck l’avait rejoint en août 2014. Le matin du
7 janvier, Franck Brinsolaro s’était absenté une demi-heure après avoir
déposé Charb à la rédaction. À son retour, Christophe S. descend à son
tour sur le boulevard Richard-Lenoir acheter un sandwich. Dans
l’intervalle, les Kouachi se sont introduits dans les locaux de Charlie Hebdo. Quand le collègue de Franck remonte, il ne peut que constater le carnage.
Évincé du défilé du 14 juillet ?
Après une prise en charge psychologique succincte, le brigadier a
repris du service. Il devait lui aussi être invité aux cérémonies du 14
juillet, et même défiler. « Les autorités lui ont ordonné de s’entraîner
avec les autres forces de police qui défilent. Il a répété le pas de
l’oie et s’est exercé au maniement de l’épée. On lui a même commandé son
uniforme à 2 500 euros. Et, au final, alors qu’il a joué le jeu de la
hiérarchie qui l’a exhibé pendant cinq mois dans les écoles de police et
autres cérémonies officielles, il a été zappé au dernier moment sans
aucune justification », explique un syndicaliste du SDLP (Service de
protection des personnalités). Contacté par Le Point, Christophe
S. n’a pas souhaité s’exprimer : « Je suis tenu au silence par mon
devoir de réserve. Je peux simplement vous confirmer que je ne fais pas
partie du défilé du 14 juillet. »
Ingrid Brinsolaro a son idée sur les raisons qui ont conduit à
l’évincement du collègue de son mari. « J’ai posé de nombreuses
questions à Bernard Cazeneuve et aux responsables de la police sur les dysfonctionnements de la sécurité à Charlie Hebdo.
On me ment, et à mes enfants aussi », s’indigne-t-elle. Avec son avocat
Me Philippe Stepniewski, elle envisage de donner une suite judiciaire à
ses doutes.
Il est vrai que des zones d’ombre subsistent. Par exemple, le niveau
de la menace contre Charb avait été évalué à 2 par l’unité de
coordination de lutte antiterroriste (UCLAT). À ce stade, le patron du
SDLP Frederic Auréal aurait dû, comme le veut la règle, placer cinq
policiers pour protéger le journaliste, et non deux comme ce fut le cas.
Un autre point reste à éclaircir, qui met en cause la hiérarchie du
SDLP. Un voisin de Charlie Hebdo, qui venait de voir les frères
Kouachi pénétrer dans l’immeuble de la rédaction, a contacté le chef de
mission du SDLP, Patrick H, dont il avait la carte de visite. Ce dernier
lui aurait répondu : « Je suis en congé. » Tous ces éléments ont été
portés à la connaissance des enquêteurs et de la justice. Plusieurs
responsables du SDLP ont néanmoins connu une promotion après les
attentats, y compris des fonctionnaires en repos. Christophe S., lui,
vient de passer brigadier. Avec 30 euros d’augmentation…
Contactée, la place Beauvau assure que des réponses ont été
apportées en privé aux interrogations d’Ingrid Brinsolaro. C’est à la
demande de Charb que le dispositif de sécurité était de deux officiers,
et non de cinq, ajoutent les services du ministère de l’Intérieur. Selon
la hiérarchie du SDLP, le chef de mission a bien été alerté de
l’intrusion des frères Kouachi dans l’immeuble, mais il était
effectivement en repos et a fait le nécessaire pour appeler les secours.
Sur le même sujetLes forces militaires à l’honneur du défilé – Le 14/07/2015Fête nationale française – Légion d’honneur : les promus du 14 juillet – Le 14/07/2015Des préfets dans la tourmente – Le 14/07/2015Incendie sur un site pétrochimique : un « acte malveillant » ? – Le 14/07/2015
Comme tous les ans, les Forces armées françaises seront demain à
l’honneur du traditionnel défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées.
Circonstances obligent, cette année le défilé sera plus court, et
pour la première fois défileront les forces antiterroristes qui se sont
illustrées lors des attentats du début de l’année à Paris.
Les attentats islamistes perpétrés en France depuis 2012 portant
régulièrement en filigrane une revendication particulière concernant la
guerre d’Algérie, c’est l’occasion de rappeler comment l’un des grands
inspirateurs des tortures qui furent alors pratiquées par des militaires
français, le militant communiste français Georges Boudarel, connut avec
ses victimes dans les années 1990 et jusqu’en 2003 des démêlés
judiciaires ressemblant étrangement à ceux de la communiste
révolutionnaire Josette Brenterch avec ses propres victimes depuis
l’année 2010.
14 juillet 2015: un défilé plus court, les commandos antiterroristes mis à l’honneur
Publié le :
Lundi 13 Juillet 2015 – 12:48 Dernière mise à jour :
Lundi 13 Juillet 2015 – 12:56
Le traditionnel défilé du 14 juillet sera plus court et moins fourni
en véhicules et en hommes cette année. Cette parade « light » s’explique
par le déploiement important des forces de sécurité en France, dans le
cadre du plan Vigipirate, et dans des opérations extérieures. Un hommage
sera également rendu aux hommes du GIGN, du RAID et de la BRI pour leur
gestion des attentats de Paris.
Cette année, le programme du défilé du 14 juillet est allégé.
Comme tous les ans, le jour de la fête nationale du 14 juillet, les
forces armées françaises défileront sur les Champs-Elysées. Toutefois,
cette année, cette grande revue militaire sera faite à l’économie. En
effet, le général Hervé Charpentier, le gouverneur militaire de Paris, a
ainsi expliqué que le programme du défilé sera amputé de 15 minutes et de 30 % d’engins par rapport à l’édition de 2014.
Depuis début janvier et les attentats qui ont ensanglanté la France,
la police nationale, la gendarmerie et 10.000 militaires sont engagés
dans le cadre du plan Vigipirate, tandis que plus de 7.000 hommes des
différentes forces armées françaises sont déployés hors des frontières
de la République dans les opérations Barkhane (Afrique sub-saharienne), Chammal (Moyen-Orient), ou encore en Centrafrique.
Malgré tout, 3.500 hommes et femmes seront présents, de même que 208
véhicules, 240 cavaliers de la Garde républicaine, 55 avions et 31
hélicoptères. Toutefois, les célèbres chars Leclerc, très apprécié du
public, seront, cette fois, absents du défilé.
Ce 14 juillet sera l’occasion de rendre hommage à la Résistance française en cette année de 70e
anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale. La Patrouille de
France survolera la capitale dans une formation inédite à 12 appareils
afin de représenter la Croix de Lorraine, symbole de la Résistance
française et des Forces françaises libres.
Enfin un hommage inédit sera rendu aux hommes qui composent les
commandos du GIGN, du RAID et de la Brigades de recherches et
d’intervention (BRI). Ces unités d’élite, spécialisées dans la lutte
contre le terrorisme défileront cette année en tête de cortège, pour
rendre hommage à leurs interventions décisives du début d’année
à Dammartin-en-Goële et à l’Hypercacher de Paris contre les trois
terroristes responsables des attentats de janvier à Paris.
Un concert et le traditionnel feu d’artifice clôtureront la journée.
Durant la guerre d’Algérie, les CIPCG étaient une école destinée à la formation des cadres sur la guerre psychologique. Le renseignement et la propagande sont intégrés comme une « arme psychologique » à part entière, que le colonel Lacheroy compare à d’autres armes conventionnelles telles que les chars ou l’aviation1. Fondé à partir d’une réflexion sur la guerre d’Indochine et l’expérience acquise lors des combats contre le Viet Minh, la « guerre contre-révolutionnaire »
exige, pour ces officiers, de nouvelles méthodes, en particulier
l’importance accordée à l’aspect politique de la guerre : on insiste sur
la capacité à démanteler l’« Organisation politico-administrative » (OPA) du FLN, ce qui exige de surveiller la population civile, d’arrêter les militants de base et de les interroger
afin de remonter les filières. Or, pour Lacheroy, ceci pose des
problèmes de « réglementation » de ce qui est « toléré », ou non, dans
la conduite de cette guerre : « On ne fait pas une guerre
révolutionnaire avec le Code Napoléon » 2.
Créée en 1958, sous la direction de Marcel Bigeard, les instructeurs étaient pour la plupart eux aussi des vétérans de la guerre d’Indochine. Comme Bigeard, vétéran de la bataille de Diên Biên Phu, beaucoup avaient été fait prisonniers, envoyés dans les camps de rééducation où ils avaient subi le travail psychologique des commissaires politiques Viet Minh, ainsi que de communistes français tels que Georges Boudarel. Fort de l’expérience de ces vétérans, l’état-major souhaitait sa mise en pratique contre la rébellion du FLN.
De 1958 à 1960, plus de 8 000 officiers et sous-officiers l’ont fréquenté. Ouverte à l’international, des stagiaires belges et portugais y furent instruits afin d’apprendre à lutter contre les mouvement indépendantistes naissant au Congo belge, en Angola et au Mozambique.
Dans ses Mémoires, Chaban-Delmas a écrit que Bigeard était
« l’homme qu’il fallait pour faire subir aux officiers subalternes un
véritable électrochoc psychologique qui changerait à jamais leur façon
d’envisager les choses » 4.
Dirigée par Marcel Bigeard,
l’école a pour mission d’organiser des stages d’une « durée de quatre à
six semaines » afin de « former des officiers avertis aux formes de la
guerre révolutionnaire pour lutter pratiquement contre elles, grâce à
une instruction sur la lutte contre l’infrastructure politico-militaire
et un entraînement à la conduite des opérations de jour et de nuit
contre les bandes » 5. Interrogé par la journaliste Marie-Monique Robin sur le contenu de l’enseignement dispensé, Bigeard lui répond :
« Concrètement… Les organigrammes, comment on remonte les filières,
les enquêtes de police… Et puis, en plus, la forme physique, l’idéal, la
grandeur, défendre la patrie ! Apprendre à regarder la mort en face,
enfin, vous voyez. Je transformais les types, un petit peu comme font
les islamistes, si vous voulez, prêts à sauter avec leurs bombes6! »
Dans Les Crimes de l’armée française, l’historien Pierre Vidal-Naquet reproduit un article publié le 18 décembre 1958 dans Témoignage chrétien, où le journaliste, Robert Barrat, rapporte le témoignage d’un officier, ancien stagiaire du centre:
« Comment n’y aurait-pas complicité de l’ensemble de la hiérarchie
quand, dans une école comme celle de Jeanne-d’Arc, on nous expliquait,
pendant le cours sur le renseignement, qu’il y avait une torture
humaine. (…) Le capitaine L. nous a donné cinq points que j’ai là, de
façon précise, avec les objections et les réponses: 1) il faut que la
torture soit propre; 2) qu’elle ne se fasse pas en présence de jeunes;
3) qu’elle ne se fasse pas en présence de sadiques; 4) qu’elle soit
faite par un officier ou par quelqu’un de responsable; 5) surtout
qu’elle soit « humaine », c’est-à-dire qu’elle cesse dès que le type a
parlé et qu’elle ne laisse pas de trace. Moyennant quoi – conclusion –
vous aviez droit à l’eau et à l’électricité7. »
C’est d’ailleurs dans un brouillon établi par le capitaine Chabannes
(maintenant général), qui travaillait au Centre sous les ordres de
Bigeard, qu’apparaît le mot « torture », ainsi que celui de
« génératrice » ; mot qui, lorsque le programme d’enseignement est tapé à
la machine, est remplacé par « L’action policière: nouvelles méthodes
menées pendant les mois précédents » 8.
Il abandonne son poste le 17décembre1950 pour rejoindre le Việt Minh. Il est affecté comme rédacteur créateur de l’émission en langue française de La Voix de Saïgon-Cholon libre, station de radio clandestine du Việt Minh dissimulée dans une boucle de la rivière Song Bé. Il y restera 18 mois. En juin1952, il est désigné pour rejoindre le Tonkin. Ce voyage à pied durera 6 mois1. Selon une autre source, il n’aurait été désigné qu’en décembre1951, mis en route début 1952 pour n’arriver au Tonkin qu’en décembre 1952 après un voyage à pied de 9 mois2. Pendant ce temps, il est appelé sous les drapeaux en Indochine et, ne se présentant pas, sera considéré comme « insoumis par l’armée française puis déserteur et condamné à mort par contumace2 ».
Arrivé au Tonkin, il est nommé commissaire politique dans un camp de rééducation de prisonniers, le camp 1133, et est appelé Dai Dong4.
D’après de nombreux témoignages de rescapés du camp, il se serait rendu
coupable de tortures contre des soldats de l’armée française. Durant
l’année de son activité au camp 113, Boudarel reconnait lui-même un taux
de mortalité de 50 %5. Les survivants eux assurent qu’il y eut 278 morts sur 320 prisonniers6.
Georges Boudarel se marie à Hanoi en 1962 (il divorcera en 1974), puis quitte le pays en 19647 et se rend en URSS, puis travaille en Tchécoslovaquie pour la Fédération syndicale mondiale (FSM) sous domination de l’URSS.
L’affaire Boudarel II commence en mai 199310.
Boudarel décide, malgré l’arrêt des poursuites contre lui à la suite de
la décision de la Cour de cassation, de maintenir la plainte en
diffamation qu’il avait déposée en retour contre ses accusateurs.
Il précise son accusation dans les mois suivants en isolant cinq
accusations dont il assure qu’elles sont sans fondement, et donc
diffamatoires. Afin de trancher clairement la question de la vérité de
ces accusations, le juge Jean-Pierre Getti
décide alors de mener une instruction la plus exhaustive possible pour
déterminer les éléments matériels qui accusent Boudarel, ainsi que leur
contexte, et relance donc le débat que la décision de la Cour de
cassation semblait pourtant avoir fermé sur leur qualification de « crimes contre l’humanité ».
Il finit, après avoir mis en examen l’un des accusateurs en 199411 et recueilli 23 volumes de dépositions, par clôturer l’affaire sur une ordonnance de non-lieu en 199612.
Le feuilleton ne s’arrête pas là, puisque les accusateurs lancent à
la suite de cette décision une nouvelle procédure contre Boudarel, cette
fois pour dénonciation calomnieuse12.
Celle-ci est rapidement rejetée en 1998, la Cour considérant que
l’amnistie éteint aussi la possibilité de cette action. Ils soumettent
alors en 2000 leurs griefs à la CEDH qui met un terme définitif aux procédures en 2003, considérant que la décision remise en cause est en fait celle de la Cour de cassation en 1993, et donc que la demande a été déposée hors délai.
Publications
Dir. Jean Chesneaux, George Bourdarel, Daniel Hémery, Tradition et révolution au Viêt Nam, Paris, Anthropos, 1971
Giap, éditions Atlas, 1977
La Bureaucratie au Viêt Nam, L’Harmattan, 1983
Cent fleurs éclosent dans la nuit du Viêt Nam : communisme et dissidence, 1954-1956, Jacques Bertoin, 1991
Autobiographie, Jacques Bertoin, 1991
Avec Nguyên Van Ky, Hanoi 1936-1996 : du drapeau rouge au billet vert, Autrement, 1997
Notes et références
Jurisprudence
Crim.1er avril 1993, pourvoi no 92-82273, Bulletin criminel 1993 no 143 p. 351 (rapport du conseiller Guerder à la Gazette du Palais no 174, 175, 23-24 juin 1993)
↑Jacques-René Doyon, Les Soldats blancs de Hô Chi Minh : Les transfuges antifascistes et les communistes français dans le camp du Viêt Minh, Paris, Fayard, 1973 (réimpr. 1986), 22 cm (avec cartes et 1 dépliant), 521 p. (notice BnF noFRBNF35304942)
↑ Situé à Lang-Kieu non loin de la frontière de la Chine, au sud d’Ha-Giang, dans le bassin de la Rivière Claire (Song Lô), à une vingtaine de kilomètres de Vinh Thuy.
↑Loi 66-409 du 18 juin 1966 portant amnistie [archive], article 30 [archive] :
« Sont amnistiés de plein droit tous crimes ou délits commis en liaison
avec les événements consécutifs à l’insurrection vietnamienne et
antérieurement au 1er octobre 1957. » Cet article a été
inséré dans ce texte prévu à l’origine pour amnistier les actes commis
durant la guerre d’Algérie à la demande de députés communistes.
« Dès le déclenchement de la deuxième guerre mondiale l’Indochine fut
envahie par l’armée japonaise qui occupait déjà la Chine et qui avait
proclamé en 1938 sa volonté d’éradiquer toute présence d’homme blanc en
Extrême-Orient allant jusqu’à introniser, à son départ, le 2 septembre
1945, le gouvernement communiste Hô Chi Minh.
Lors des hostilités avec la France, le Viêt Minh effectua de
nombreuses prises d’otages, incluant des civils. Beaucoup de prisonniers
militaires français passèrent dans des camps d’internement situés dans
les régions sous contrôle indépendantiste et furent soumis à une
tentative de « rééducation marxisante » par des commissaires politiques
au nombre desquels des communistes étrangers et Français faisaient
montre d’un zèle excessif… Ainsi le PCF, par la voix de ses
responsables, Maurice Thorez, Jacques Duclos, le couple Joliot-Curie…
joua un rôle essentiel, non seulement dans la conception, mais aussi
dans l’exécution du lavage de cerveau.
Le sort des prisonniers dans ces camps de rééducation fut longtemps méconnu du grand public. L’affaire Georges Boudarel contribua à la rappeler à l’opinion dans les années 1990.
Militant du parti communiste français, chrétien progressiste et
marxiste, Georges Boudarel naquit en 1926. En avril 1948, il s’embarqua
pour l’Indochine comme professeur de philosophie et anima l’antenne
indochinoise du PCF, le groupe culturel marxiste auquel Jean Chesneaux,
l’historien communiste, appartient.
Le 17 décembre 1950, refusant d’être incorporé dans l’armée française
et considéré comme « insoumis » puis déserteur, il rejoignit le Việt
Minh et se rendit après une longue marche au Tonkin où, en 1953, il fut
nommé commissaire politique dans un camp de rééducation de prisonniers, le camp 113.
Situé près du village de Nam Nahm, à 25 km à l’ouest du kilomètre 32
de la RC2 (60 kms au sud de la frontière de Chine et 30kms au sud-ouest
de Bac.Giang), ce camp, insalubre, connut très vite une intense activité
mortuaire… Son cimetière débordait de cadavres que les grosses pluies
d’automne déterraient. Les rats pullulaient et s’attaquaient aux
mourants à l’infirmerie. Dès lors, la situation sanitaire devint telle
qu’il fallut évacuer ce camp et le reconstruire 30 kilomètres plus à
l’est, au nord de VINT-THUY, non loin de la RC2, près de LANG-KIEU.
Quelque 320 prisonniers, survivants d’un triste
bétail pensant, abandonnés à leurs délires, à leurs rêves et à leur
rancœur, tous d’origine européenne, officiers, sous-officiers et
soldats, croupissaient dans ce camp dans des conditions infâmes
d’alimentation, d’hygiène et de prophylaxie. A l’infirmerie, véritable
antichambre de la mort, des squelettes vivants agonisaient, vaincus par
la faim, la maladie et rongés par la vermine, sous un essaim de grosses
mouches vertes. Ils étaient, en effet, vidés par la dysenterie, minés
par le paludisme, l’avitaminose, les ascaris, la peau rongée par les
champignons de la dartre annamite, de la bourbouille et du
hong-kong-foot. Parmi ceux qui n’avaient plus aucune réaction et qui
allaient mourir le soir même ou dans la nuit, certains avaient les lobes
d’oreilles et la base des narines entamés par les rats. C’était un spectacle affreux.
Tous ceux qui étaient admis à l’infirmerie mouraient. Les agonisants
attendaient la mort, les épuisés prenaient la place des agonisants, les
sans-espoirs succédaient aux épuisés, les nouveaux arrivés comblaient
les vides entretenant ainsi le cycle. Dans un endroit retiré, des
latrines avaient été creusées où grouillaient des millions d’asticots
qui donnaient naissance à des multitudes de mouches vecteurs de toutes
les maladies, véritable « pont aérien entre ce lieu et les cuisines »
selon le mot même de Boudarel. Le taux de mortalité variait entre 25 et 40 décès par mois, et même plus, selon les saisons.
C’est en ce lieu sinistre que Boudarel, surnommé « Dai Dông », mit au
point ses sévices chaque jour plus raffinés et excella dans le lavage
de cerveau imprégné des doctrines du marxisme-léninisme et de
l’internationalisme prolétarien.
Dans ce « mouroir », sa spécialité : « La mise à mort sans toucher » consistait :
- à abreuver de cours de « rééducation politique » des hommes blessés, malades, éreintés, affamés
- à obliger les moribonds à se lever pour assister à ces séances, qui contribuaient à les achever
- à exploiter la pratique clé la « critique et de l’autocritique » pour
créer un détestable climat de méfiance, de discorde et de délation
- à remettre au Vietminh des médicaments parachutés par la Croix Rouge
Française et en les refusant aux malades abandonnés sans soins
- à réserver aux évadés repris un sort qui menait à une fin quasi certaine
- à établir lui-même la liste des « libérables », c’est-à-dire en s’attribuant le droit de vie et de mort
- à pousser la cruauté jusqu’à renvoyer au camp des prisonniers déjà sur
le chemin de la libération : Certains en mourront de désespoir
- à détenir un record de mortalité, avec 1 à 8 décès par jour.
Boudarel étant devenu le « conseiller technique » pour l’action psychologique,
les chefs des 130 camps Việt Minh appliquaient avec zèle, sur ses
indications, les séances de tribunal populaire destinés à juger ceux qui
étaient considérés comme « fautifs ». Les prisonniers subissaient des
traumatismes importants dus au viol psychologique de l’endoctrinement,
des séances d’autocritique et d’encouragement à la délation.
Ils furent, ainsi, victimes « d’agressions psychologiques découlant
d’une doctrine monstrueuse, appliquée par un État pratiquant une
politique d’hégémonie idéologique et d’intolérance active ». Tous les
éléments du génocide constituant le crime contre l’humanité furent
réunis, tel que le définit la Convention des Nations Unies du 9 décembre
1948 : « Atteintes graves à l’intégrité physique et mentale du groupe ;
soumission intentionnelle de celui-ci à des conditions d’existence
devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ».
Par ailleurs, en dépit de leur extrême faiblesse, tous ceux qui
pouvaient tenir debout participaient aux corvées et aux activités du
camp. « Si pas travailler, pas manger ! » Telle était la devise du
surveillant général.
« Notre estomac est un chien enragé qui glapit, s’élance et se déchaîne, déchire les entrailles de ses dents »…
Pour preuve de son implacable inhumanité et de la jouissance dont il
devait probablement se repaître, Boudarel fit condamner à mort Jean
CHAMINADAS qui commandait la 7ème Compagnie du 5ème Régiment Etranger
d’Infanterie au motif d’avoir tenté trois évasions et tué une sentinelle
lors de la dernière. Mais là ne s’arrêta pas son abjection… Il demanda
au frère du condamné, Max CHAMINADAS, également prisonnier, de
commander, en personne, le peloton d’exécution… ce que Max refusa,
évidemment. Qu’à cela ne tienne : Jean fut exécuté, pour l’exemple, sous
les yeux de ses camarades d’infortune. Aujourd’hui, sa dépouille (ou ce
qu’il en reste) repose au mémorial dédié aux « Morts pour la France »
implanté à Fréjus.
Parmi les punitions – identiques à tous les camps- l’une des plus
terribles était le séjour prolongé dans la sinistre « cage à buffles »
sous une maison sur pilotis où le prisonnier, attaché à un poteau dans
une eau putride sans pouvoir se protéger des piqûres d’insectes, était
supplicié jusqu‘à la folie et la mort.
Durant l’année de son activité au camp 113, Boudarel reconnut
lui-même un taux de mortalité atteignant les 70 %. Sur les 320
prisonniers Français, 278 moururent de mauvais traitements et de torture
physique et psychologique. Lorsqu’ils débarquèrent à Marseille, les
survivants, squelettes ambulants ou morts-vivants portés sur civière,
furent la cible des jets de boulons, de crachats et d’injures par des
dockers communistes de la CGT.
Inculpé de trahison Georges Boudarel fut condamné à mort par
contumace en juin 1953. Après les accords de Genève, ce tortionnaire,
bénéficiant de la loi d’amnistie gaulliste du 18 juin 1966, revint en
France et fut aussitôt coopté au CNRS par ses amis communistes pour y
préparer une thèse de troisième cycle d’histoire à l’université Paris
VII Jussieu. Il devint maître de conférences à Jussieu et ces mêmes
communistes et syndicalistes feront ensuite valider ses années «
d’expérience » en Indochine pour favoriser sa carrière…
Durant ces années, il fréquente assidument les milieux trotskistes,
en particulier la ligue d’Alain Krivine et comptera parmi ses amis et «
protecteurs » Gisèle Halimi, Suzan Sontag, Marianne Schaub, Laurent
Schwartz, Marcel Kahn, Madeleine Rebérioux… tout le gratin de la gauche
intellectuelle qui sera à l’origine de la création de la « Ligue Contre
Révolutionnaire ».
Le 13 février 1991, lors d’un colloque au Sénat sur le Vietnam auquel
Boudarel participait, il fut reconnu et apostrophé par Jean-Jacques
Beucler, ancien secrétaire d’État aux anciens combattants ayant lui-même
participé à la guerre d’Indochine durant laquelle il avait été
prisonnier pendant 4 ans dans le camp 113.
« Vous avez du sang sur les mains. Votre présence à cette tribune est indécente ! » vitupéra Beucler.
L’affaire fit grand bruit, d’autant plus que Boudarel adopta une
attitude provocatrice, affirmant ne rien regretter et allant jusqu’à se
moquer publiquement de ses anciennes victimes. D’autres témoignages
furent déposés ensuite contre Boudarel qui fit l’objet en 1991 d’une
plainte pour crimes contre l’humanité déposée par d’anciens prisonniers
français du camp 113. Contre toute attente, articles et pétitions en
faveur de Boudarel ne manquèrent pas dans le camp « progressiste » (Jean
Lacouture, Pierre Vidal-Naquet…) et la justice rejeta l‘accusation de
crime contre l’humanité portée par une association d’anciens
combattants, au motif que les faits étaient couverts par la loi
d’amnistie de 1966.
Suprême dérision : Soutenu par l’ensemble de la gauche
intellectuelle, il échappa également à toute sanction dans le cadre
universitaire.
A 65 ans, l’ancien commissaire politique du camp 113 put en toute
légalité faire valoir ses droits à la retraite. Il mourra paisiblement
dans son lit le 26 décembre 2003 à l’âge de 77 ans.
« Et ton nom paraîtra dans la race future, aux plus cruels tyrans, une cruelle injure ! » (Racine)