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jeudi 5 juin 2014

Affaire Clément Méric : un an après

Le point avec huit articles de presse suivis de mes informations personnelles, inédites.


http://paris-ile-de-france.france3.fr/2014/06/04/video-il-y-un-l-affaire-clement-meric-491293.html

VIDEO : il y a un an l’affaire Clément Méric


Le 5 juin 2013, Clément Méric mourrait à la suite d’une bagarre entre son groupe anti-fa et un groupe d’extrême droite, rue Caumartin à Paris. Un an après plusieurs manifestations sont prévues ce samedi.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 04/06/2014 | 17:42, mis à jour le 04/06/2014 | 18:01

Entre 4.000 et 8.000 personnes, selon une source policière, sont attendues pour le rassemblement des « anti-fa » ce samedi à Paris organisé en mémoire de Clément Méric.

Originaire de Brest et étudiant à Sciences Po à Paris, Clément Méric, 18 ans, est décédé au lendemain d’une bagarre violente avec des skins. C’était un « antifa », un militant antifasciste d’extrême gauche, très engagé dans de multiples causes. Ses camarades de Sciences Po décrivent un jeune homme blond, petit, frêle avec un visage poupin. « Clément se relevait d’une leucémie, ce n’était pas un monstre de guerre », ont même précisé des membres d’Action antifasciste Paris Banlieue, groupe auquel appartenait selon eux Clément Méric. Ce dernier « faisait du terrain, du renseignement, de l’agit-prop ».

>> Le point sur l’enquête avec Laurence Barbry


http://www.liberation.fr/societe/2014/06/04/un-an-apres-la-mort-de-meric-un-scenario-et-des-zones-d-ombre_1033323


Une rencontre entre skinheads et antifascistes en plein Paris, des invectives, des provocations, puis les coups mortels: un an après le décès de Clément Méric, l’enquête a permis de retracer le scenario du drame, mais des zones d’ombre demeurent.

La semaine dernière, la justice a prolongé la détention provisoire des deux skinheads incarcérés après cette rixe tragique, qui avait provoqué une grande émotion.

Sympathisant comme ses camarades de Troisième voie, l’un des groupuscules dissous par la suite par le gouvernement, Esteban Morillo a reconnu dès le départ avoir porté deux coups de poing, à mains nues, au visage de l’étudiant de Sciences-Po, alors en rémission d’une leucémie. Le premier parce qu’il s’est senti «menacé», le second «alors qu’il reçoit lui-même des coups», déclare à l’AFP son avocat, Antoine Maisonneuve, qui ajoute que «sa version n’a jamais varié». C’est après le second coup que l’étudiant de 18 ans a chuté au sol et ne s’est pas relevé.

Samuel Dufour, un apprenti boulanger de 20 ans, réfute en revanche avoir frappé Clément Méric. L’un des «antifas» qui l’a eu face à lui a même confirmé cette version aux juges d’instruction. «Il est incompréhensible qu’on n’entende pas cet élément. On est en train de bousiller sa vie en prison», déplore son avocat, Julien Fresnault.

Son client est mis en examen, comme Morillo, pour violences volontaires en réunion et avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les juges d’instruction avaient dès le début écarté l’intention de tuer.

Mais la position de Dufour s’est sérieusement compliquée depuis qu’une expertise sur son téléphone a dévoilé des SMS au soir des faits: «J’ai frappé avec ton poing américain», dit l’un d’eux. «On les a défoncés», dit un autre.

Pour son avocat, ces éléments ne démontrent toujours pas qu’il a touché Clément Méric.

- Bagarre brève et violente -

Cet après-midi du 5 juin 2013, rue Caumartin, dans le quartier Saint-Lazare, Esteban Morillo et Clément Méric ne sont pas encore là quand leurs camarades respectifs se croisent dans une vente privée de vêtements. Selon des témoins, les premières invectives viennent des étudiants d’extrême-gauche, qui disent avoir vu les skins ranger des poings américains.

«On vous attend à dix en bas (…) il va falloir courir», aurait dit l’un d’eux. Seul Clément Méric les rejoindra.

De leur côté, les skins, décrits comme «inquiets», appellent Esteban Morillo. Le jeune homme de 21 ans prévient sa compagne, Katia. Elle téléphone à son tour à deux autres amis. D’abord poursuivie pour complicité, la jeune femme a obtenu l’annulation de sa mise en examen par la cour d’appel de Paris, qui a souligné son «inquiétude légitime».

L’un des vigiles de la vente demande aux antifascistes de partir, mais ces derniers restent près de l’église Saint-Louis d’Antin. Des témoins décrivent un Clément Méric virulent.

«Ils ne cherchaient pas la bagarre», affirme à l’AFP l’avocate de deux «antifas», Me Irène Terrel. «Entre des mots et des coups avec un poing américain, il y a un fossé».

Le vigile conseille aux skinheads de sortir par la droite pour éviter de croiser l’autre groupe. «Mais ils sont partis à gauche, là où ils étaient sûrs de rencontrer Clément Méric et ses amis», affirme Me Yves Baudelot, l’avocat des parents de la victime, qui y voit une preuve de leur volonté d’en découdre.

Les avocats des skinheads répondent que de ce côté-là, une bouche de métro était très facilement accessible et leur aurait aussi permis de fuir.

Le premier coup part. Dans cette rue passante et commerçante, la bagarre est brève et violente. Les deux camps se sont accusés d’être les premiers agresseurs.

Une caméra de vidéo-surveillance a filmé la scène, mais la vue est obstruée par un obstacle, et comme le disent plusieurs avocats, «on ne voit que des pieds». Impossible, donc, de certifier par l’image qu’Esteban Morillo a utilisé une arme, en l’occurrence un poing américain. Des antifas et des témoins l’affirment, lui réfute avec constance.

Pour tenter de mieux déterminer le déroulement du drame, une reconstitution sur place pourrait avoir lieu prochainement. Outre Morillo et Dufour, deux autres skinheads sont mis en examen pour violences. Les antifascistes sont parties civiles.


http://www.rtl.fr/actualites/info/article/mort-de-clement-meric-on-n-a-jamais-souhaite-ca-dit-un-temoin-7772431826

Mort de Clément Méric : « On n’a jamais souhaité ça », dit un témoin


Un poster de Clément Méric, le 6 juin 2013
Un poster de Clément Méric, le 6 juin 2013
Crédit : AFP PHOTO/PASCAL PAVANI

DOCUMENT RTL – Ancienne compagne du principal accusé de l’époque, Katia tente de tourner la page, un an après le décès du jeune militant d’extrême gauche.


Mort de Clément Méric : « On n’a jamais souhaité ça », dit un témoin


Crédit : Georges Brenier

Il y a un an, le 5 juin 2013, Clément Méric, militant d’extrême gauche, perdait la vie au cours d’une bagarre avec un groupe d’extrême droite, dans les rues de Paris. Compagne du principal suspect de l’époque, Katia avait assisté à la scène et avait été mise en examen pour complicité. Une accusation finalement annulée.

La jeune femme se souvient de cette rixe, qu’elle a revue des centaines de fois dans sa tête. « La bagarre a commencé, ça a été très rapide. Tout le monde frappait (…) Je vois un garçon qui tombe par terre (…) Je pensais qu’il allait se relever. Ça ne nous a jamais effleuré l’esprit qu’il tomberait dans le coma ou allait mourir« , raconte-t-elle.

Des regrets

Katia regrette de ne pas être intervenue pour tenter de calmer les choses. « Des fois, je me dis que si une fille était allée leur parler, ça aurait calmé les choses. Mais je ne l’ai pas fait, je suis restée à ma place, se rappelle-t-elle. Si on avait su que ça se finirait comme ça, on ne l’aurait jamais fait« .

Voilà un an que Katia tente de tourner la page et ne fréquente plus les groupes d’extrême droite que Clément Méric combattait.



http://www.liberation.fr/societe/2014/02/24/mort-de-meric-la-verite-des-sms_982714

Les examens des portables contredisent la version de la rixe que les skins ont donnée aux policiers.


Devant les policiers, devant les juges, lors de toutes ses auditions, Samuel Dufour a toujours nié. Le jeune skin de 20 ans, mis en examen et écroué depuis cet été dans l’enquête sur la mort de Clément Méric lors d’une rixe le 5 juin 2013 a toujours expliqué ne pas avoir donné de coup à ce dernier. Il réfute avoir été armé d’un poing américain. Grâce à l’examen de son téléphone portable, la justice est aujourd’hui en possession d’éléments qui contredisent le système de défense du jeune homme.

D’après nos informations, des SMS envoyés par Samuel Dufour lors de la soirée suivant la bagarre qui avait éclaté entre skins et antifas et provoqué la mort de Méric, à la sortie d’une vente privée de vêtements Fred Perry près des grands boulevards parisiens, sont accablants. «J’ai frappé avec ton poing américain», écrit-il à une connaissance. «Ba il est parti à l’hôpital», écrit encore Samuel Dufour, qui ouvre cet échange avec un «mdr» comme «mort de rire», sans que l’on sache à quelle partie de la conversation cet éclat de joie fait référence.

Bagues. Ces messages, d’après une source proche de l’enquête, ont été envoyés à un proche de Serge Ayoub, leader des groupuscules d’extrême droite Troisième Voie et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dissoutes après la mort de Clément Méric. Cet interlocuteur lui répond : «vous étiez combien ?» «Cinq contre trois», puis, «on les a défoncés». Autre SMS : «j’ai plein de sang sur mon bombers mais c’est le mien, demande à Serge si je dois le nettoyer ?» Ce SMS restera sans réponse. Aux policiers, lors de sa garde à vue, Samuel Dufour, apprenti pâtissier, avait expliqué qu’il n’avait fait que se défendre face à l’agression des antifas. Tout comme lors de sa mise en examen pour «violence volontaire en réunion avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner» sur la personne de Clément Méric. Le coup-de-poing américain ? Il n’en a pas porté ce jour-là, dit-il. Il concède simplement avoir eu ses bagues, au nombre de deux, comme tous les jours. Il nie que ces bijoux soient des bagues de combat et réfute les avoir portés pour frapper. L’un des antifas décrira pourtant très précisément que Samuel Dufour était porteur «d’un poing américain de couleur argentée avec de la peinture rouge un peu passé sur les phalanges». Des témoins extérieurs à la bagarre également. A-t-il porté des coups à Clément Méric ? Il jure que non, et explique n’avoir fait que se défendre. Un témoin raconte pourtant aux enquêteurs que celui qui a tapé Méric était porteur d’un «drapeau français». Or, Dufour reconnaît avoir eu un blouson avec un écusson du drapeau français. Lors de sa garde à vue, Samuel Dufour s’était montré plus confus. «J’ai pris plusieurs [coups], mais je ne sais plus si j’en ai donné plusieurs.»

L’expertise concernant les causes exactes de la mort de Clément Méric, 1 m 80 pour 66 kilos et en rémission d’une leucémie depuis dix-huit mois avait conclu à l’absence d’usage d’un poing américain, mais sur le mode interrogatif. Les experts concluaient également que cinq coups avaient été portés sur le jeune homme, alors qu’Esteban Morillo, l’autre skinhead écroué et mis en examen dans le dossier, a lui reconnu en avoir porté deux. «Ces éléments ne remettent pas en cause ce qui a été établi par ailleurs, c’est-à-dire que Samuel Dufour n’a jamais touché Clément Méric», a réagi hier soir Julien Fresnault, l’avocat du jeune skin.

Rôle. L’examen des appels passés par le petit groupe de skins présent lors de la rixe contredit une partie de leurs déclarations. Dès 20 heures ce soir-là, et jusqu’au lendemain sans interruption, les lignes de portables ont crépité. Ont-ils préparé leur défense ? Convenu d’un rôle pour chacun ? Samuel Dufour, encore lui, avait par exemple expliqué aux policiers lors de sa garde à vue être rentré directement chez lui après la rixe et appris le lendemain matin la mort du jeune antifa. En fait, le jeune homme, tout comme Morillo, s’est retrouvé ce soir-là dans le XVe arrondissement de Paris, au Local, le bar de Batskin (surnom de Serge Ayoub) qui était également présent ce soir-là, près du comptoir. Le duo a fini par le reconnaître, tout en niant lui avoir parlé. Ayoub, entendu le 7 juin par les policiers, a lui reconnu s’être entretenu avec Morillo et l’avoir encouragé à se rendre à la police le lendemain. D’après les relevés des appels, Ayoub et Morillo se sont bien parlé treize minutes après minuit. Mais ce n’est que l’un des 34 contacts entre les deux hommes cette nuit-là. Ils ont ensuite échangé jusqu’à 3 heures du matin, puis de nouveau tôt le lendemain matin. Et Ayoub ne s’est pas entretenu qu’avec une seule des personnes présentes lors de la rixe. Il a eu des contacts avec un autre skin, Alexandre E. à 22 reprises, puis avec Stéphane C. (qui n’a pas donné de coup le 5 juin, mais s’est approché des antifas en faisant tournoyer sa ceinture) à 4 reprises. A 9 reprises, enfin, Ayoub a communiqué avec Samuel Dufour.


http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20130919.OBS7760/exclusif-clement-meric-la-video-de-l-agression-decryptee.html

EXCLUSIF. Clément Méric : la vidéo de l’agression décryptée

Publié le 19-09-2013 à 18h42
 

La bande-vidéo de la rixe du 5 juin contredit la thèse selon laquelle le jeune « antifa » aurait lui-même déclenché l’affrontement. « L’Obs » révèle le déroulement des événements, minute par minute.


Manifestation le 8 juin 2013 à Toulouse, à la mémoire du jeune militant antifasciste Clément Méric, tué à Paris le 5 juin par un skinhead. (LANCELOT FREDERIC/SIPA/SIPA)  
Manifestation le 8 juin 2013 à Toulouse, à la mémoire du jeune militant antifasciste Clément Méric, tué à Paris le 5 juin par un skinhead. (LANCELOT FREDERIC/SIPA/SIPA)

Que s’est-il vraiment passé le 5 juin 2013 ? Comment s’est déroulée la rixe entre « antifas » et skinheads, qui s’est achevée par la mort de Clément Méric ? Le 25 juin, trois semaines après les faits, certains médias avaient avancé une nouvelle version des événements : Clément, contrairement à ce qui avait été dit jusqu’ici, serait le « provocateur », celui qui aurait déclenché l’affrontement, en assénant le premier coup, qui plus est par derrière, à Esteban Morillo… C’est ce qu’aurait révélé une vidéo de la scène, filmée par une caméra de surveillance de la RATP.

En réalité, le décryptage de cette vidéo, ainsi que les déclarations d’Esteban Morillo, le jeune skinhead qui a mortellement frappé Clément Méric, et le récit de plusieurs témoins de la scène, démentent cette thèse. Dans son édition du 19 septembre, « le Nouvel Observateur » révèle les derniers éléments de l’enquête.

Ce que dit vraiment la vidéo


Hormis la police judiciaire, personne n’a visionné la bande vidéo. Mais les enquêteurs, qui l’ont analysée séquence par séquence, ont consigné leur décryptage sur un procès verbal versé au dossier.

Les images filmées par la caméra de surveillance de la RATP, expliquent les policiers, montrent les deux groupes ennemis sortant de l’immeuble où se tient la vente de vêtements Fred Perry. D’abord Méric et ses trois compagnons de shopping, tous militants antifas ; puis, quarante minutes plus tard, Morillo et ses six amis skins. La bagarre va éclater quelques mètres plus loin, devant l’église Saint-Louis d’Antin. A cet endroit, « les visages sont hors du champ de vision de la caméra, seuls les jambes et le torse des individus sont visibles », précise le procès-verbal. Quant à la scène clé, voici très exactement comment elle est décrite :
A 18h43 et 25 secondes, deux individus, initialement adossés au mur [issus du "groupe Méric"] se déplacent en avant. Le pilier à l’entrée de la gare obstrue le reste de l’action. On ne peut pas voir si des coups sont échangés, ni qui assène les premiers coups. A 18h43 et 28 secondes, l’individu le plus à droite de l’image donne des coups de pied à un individu qui se jette sur lui juste après. Ce dernier, porteur d’une chemise à manches courtes et à prédominance violette, peut être Esteban Morillo. A 18h43 et 30 secondes, ce dernier fait face à celui qui lui a donné les coups de pied. Des coups semblent échangés [...]. A 18h43 et 31 secondes, constatons qu’une masse sombre semble tomber à la renverse. [...] Il s’agit probablement de Clément Méric. »

Ce qu’a dit Esteban Morillo à la police et au juge


Esteban Morillo a reconnu dès sa première garde à vue des faits qui devraient à eux seuls suffire à éteindre le faux débat suscité par la bande-vidéo de la RATP.
Arrivés à (la) hauteur (du groupe Méric), explique Esteban Morillo le 6 juin à 16 heures, j’ai constaté qu’ils nous fixaient. Ils nous ont lâché des insultes telles que ‘enculés’, etc. Moi je leur ai dit : ‘C’est bon il n’y a pas de problème.’ [...] Puis ils se sont rapprochés en premier et nous nous sommes alors nous aussi rapprochés [...] Un des jeunes [Clément Méric] m’a dit : ‘Bande de fiottes, vous vous cachez derrière les vigiles.’ [ ...] Il s’est avancé. J’ai eu le réflexe de lui mettre un coup de poing au visage. Car je me suis senti menacé. Il est resté debout. Ses deux copains m’ont mis des coups de pieds sur tout le corps. Je réussissais à les repousser. [...] Dans cette altercation, le gamin à qui j’avais porté le premier coup s’est de nouveau approché de moi. C’est là que je lui ai porté le coup de poing qui l’a fait tomber par terre. »
Esteban Morillo admet avoir porté le coup initial. Il l’a répété lors de tous ses interrogatoires à la PJ, puis devant le juge. Il a frappé en premier. Et il a rapidement eu le dessus. « Après le coup de poing, raconte un témoin entendu par la police, il a écarté les bras, pour signifier ‘Je l’ai eu’, il faisait le fier. » D’autres l’ont entendu crier : « One shot ! » Morillo, enfin, n’a pas retenu sa force, la bagarre a duré moins d’une minute.

Ce qu’ont raconté les témoins de la scène


Selon le rapport d’autopsie, ce sont ces coups à la tête qui ont entraîné la mort de l’étudiant (et non le choc quand il est tombé sur le trottoir). Ont-ils été donnés avec un poing américain ? Morillo nie farouchement.

Mais au milieu de l’été, plusieurs personnes, des vendeurs ou des passants, que l’on ne peut soupçonner d’appartenir à la mouvance antifa, ont été interrogées. De leurs déclarations, rien n’avait encore filtré. « Le Nouvel Observateur » a pu en prendre connaissance : ces témoins eux aussi déclarent avoir vu la pièce de métal, classée arme de 6e catégorie, sur les phalanges de Morillo.

« Je le vois clairement sortir quelque chose de sa poche, que j’ai pris pour un poing américain, car je l’ai vu faire le geste d’enfiler cet objet sur sa main », affirme T., un employé de la vente Fred Perry, entendu fin juillet par la police.

« Je l’ai vu mettre un poing américain […] en métal blanc argenté plat. J’en suis sûr », déclare M., un autre employé du magasin. « Allez, on y va », a ensuite lancé Morillo, aux dires du même témoin. Puis, une fois dans la rue, « avec son poing américain, il a fait tomber le jeune Méric comme par KO ».

P., un SDF de la rue Caumartin présent lors de la rixe, est tout aussi formel : « J’ai bien vu le poing américain. […] Il brillait. C’est pour cela que je l’ai remarqué. Il n’avait pas la forme classique. Il n’était pas composé de plusieurs anneaux reliés avec des pointes. On aurait cru une barre d’un centimètre de large qui prenait toute la main du gars. […] Le skin a frappé Clément Méric et l’a mis KO direct. »

Une amie de Morillo, présente dans le magasin, a également aperçu dans son sac « un poing américain assez gros, vraiment gros, couleur métal argenté. […] Je crois qu’il avait des piques mais je n’en suis pas sûre.  »

Une infirmière du Smur, également auditionnée, assure que les graves blessures sur le visage de Clément Méric n’ont pas pu être « occasionnées par un simple coup de poing à main nue ».

Quant à Morillo, il a seulement admis, en garde à vue, que l’un de ses comparses, Samuel Dufour, avait fait usage d’un poing américain « ou peut-être de bagues de combat ». Les juges cherchent aujourd’hui à savoir si ce dernier a porté l’un des quatre coups assénés à Méric (outre les deux reconnus par Morillo). Dufour vient en effet d’être mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

> A LIRE. L’intégralité de l’enquête « Comment Clément Méric a été tué » dans « le Nouvel Observateur » du 19 septembre.


http://www.causeur.fr/meric-antifas-justice-23173.html#

Méric : ce que dit vraiment pour de vrai la vraie vidéo


Certaines preuves dérangent. Pourquoi ?


Publié le 26 juin 2013 à 11:20 dans Politique Société


Je ne sais pas si la police partage les interprétations tirées par RTL de la vidéo du meurtre de Clément Méric, mais je sais qu’elle ne partage pas celles de Libération.

Le brave quotidien de gauche hollandiste se fendait hier d’un article tortillard pour essayer de démonter, sous un titre accrocheur, ce que révélait le matin même RTL et ce que nos propres sources policières nous avaient confirmé il y a déjà trois jours : que la vidéo de la RATP, qui n’est certainement pas au ras du bitume, mais qui permet clairement d’identifier les combattants, joue clairement en défaveur du groupuscule d’extrême gauche. Ces images infirment donc définitivement la thèse hurlée sur toutes les ondes par une gauche de bonne conscience, Jean-Luc Mélenchon en tête, d’un malheureux Clément Méric victime d’un « assassinat », donc d’un meurtre avec préméditation. Il faut d’ailleurs qu’elle soit bien dérangeante cette vidéo qui, pour avoir été entre les mains de la police depuis le 6 juin, a dû attendre presque trois semaines avant d’être évoquée publiquement. Il faut croire que la gauche qui nous gouverne, qui a déjà selon toute probabilité trafiqué les images de la Manif pour Tous du 24 mars, a un sérieux problème avec les images en général, et en particulier quand elles appuient le réel contre ses rêves.

Si l’on se résume, et toujours selon la police, Clément Méric et ses amis, cornaqués par un antifa dur-à-cuire réputé pour sa pratique des sports de combat, étaient venus spécialement à la vente privée de la rue Caumartin pour en découdre. C’est-à-dire que s’il y a eu préméditation, elle était de leur côté. Dans la boutique même, ils commencent à prendre à partie des skins peu soucieux d’en venir aux mains qui en appellent à la sécurité. Celle-ci expulse les chasseurs de skins qui, têtus, se postent en bas, dans la cour, en attendant leur proie. Quand celle-ci arrive, une deuxième fois elle requiert les services des videurs qui éloignent à nouveau Clément Méric et ses camarades. Et c’est quand les skins, rassurés, se dispersent que, dissimulée un peu plus loin dans la rue, la bande d’extrême gauche tombe à bras raccourcis sur l’un d’eux. Les autres, alertés, rappliquent : une bagarre d’une « violence extrême », selon la police, se déclenche. La tragédie se noue : alors qu’Esteban Morillo lutte contre deux assaillants, Clément Méric tente de le frapper par derrière. Morillo se retourne et lui assène deux coups en pleine figure mais, et les images le confirment, c’est sans poing américain. D’ailleurs, quand les policiers perquisitionneront chez lui, il en découvriront deux, l’un vert fluo qui serait parfaitement identifiable sur une vidéo, l’autre clouté, dont les marques auraient été trouvées sur le visage de Méric s’il avait servi. Un Méric qui, toujours selon nos informations, portait pour sa part un protège-dents, accessoire peu usité quand on est en mode shopping. La vidéo permet aussi de savoir que les mains de la  plupart des combattants étaient serties de bagues d’un genre contondant, qui ne poussent guère au pacifisme.

Ce qui est troublant dans cette sinistre histoire c’est, outre la mort absurde d’un jeune homme, que ce qu’on peut appeler la gauche en l’occurrence, c’est-à-dire un mode d’être transpartisan, se soit accrochée à tout prix à une interprétation non fondée des événements qui s’est révélée très vite fausse. Il fallait à tout prix, semble-t-il,  que ce drame démontre que le démon fasciste avait encore frappé. Et d’ailleurs peut-être y avait-il des pulsions fascistes dedans, mais certainement pas du côté que l’on imaginait. Est troublante cette volonté malikoussékinienne, voire carpentriste, de trouver des boucs émissaires immédiatement, dans un lynchage médiatique général, sans même que la justice ait rendu la moindre conclusion. On se souvient tous avec dégoût de l’émotion, peut-être non feinte et c’est sans doute le pire, de dame Clémentine Autain à la télévision, sûre de son droit à dénoncer un assassinat, et sans preuves. Il n’y a pas si longtemps, on nous rebattait les oreilles avec la présomption d’innocence, me semble-t-il. Il faut croire que lorsqu’il s’agit d’une certaine catégorie de la population française, il y a au contraire présomption de nocence, pour employer le vocabulaire de Renaud Camus. Il faut croire qu’une certaine partie des Français est suspecte par principe. Les skins aiment la violence ? Certainement. Leurs jumeaux les antifas tout autant.

Mais on est à Hollywood : il faut prouver que le bien ne peut être le mal. Selon nos informations toujours, le juge d’instruction saisi de l’affaire serait si impartial qu’on lui aurait dépêché un adjoint pour réenquêter à charge, un adjoint sûr de ne pas figurer sur le mur des cons. Il faut bien que les méchants paient. Puisqu’ils sont méchants. Comment disait Churchill déjà ? Ah oui : « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. » Il se peut que demain soit aujourd’hui.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/06/05/01016-20140605ARTFIG00007-affaire-clement-meric-un-an-apres-des-zones-d-ombre-subsistent.php

Affaire Clément Méric : un an après, des zones d’ombre subsistent

 

    • Par Julien Licourt
    • Mis à jour le 05/06/2014 à 14:59
    • Publié le 05/06/2014 à 06:02
En juin 2013, manifestation en hommage à Clément Méric à Marseille.

Les deux principaux groupes d’extrême droite dissous après la mort du militant antifasciste ont connu des destins radicalement différents. Les deux principaux suspects, eux, sont toujours en détention provisoire.


• Une bagarre à la sortie d’une vente de vêtements


Si la trame de l’histoire qui a conduit à la mort de Clément Méric, le 5 juin, les détails divergent selon les protagonistes. Ce jour-là, dans un quartier commerçant de Paris, proche de la gare Saint-Lazare, deux groupes antagonistes, l’un d’extrême droite, l’autre d’extrême gauche, se croisent lors d’une vente privée de la marque Fred Perry. Cette derrière a pour particularité d’être prisée à la fois par les skinhead, comme des milieux antifascistes.

Selon des témoins, les militants d’extrême gauche invectivent l’autre groupe et promettent de l’attendre en bas, dans la rue. Les nationalistes ne sortent pas tout de suite et appellent des renforts, notamment Esteban Morillo, âgé d’une vingtaine d’année. Clément Méric rejoint de son côté les antifascistes. Les skins finissent par descendre et la bagarre éclate. La rencontre entre les deux groupes est brève et violente. Clément Méric ne s’en relèvera pas. Transporté à l’hôpital dans un état critique, il est déclaré mort le lendemain.


• Des aspects toujours flous


Le 5 juin, chacun s’accuse d’avoir porté le premier coup. Une bande de vidéo-surveillance ne montre que les pieds des protagonistes et ne permet pas de savoir qui a fait quoi. Esteban Morillo reconnaît avoir porté deux coups à Clément Méric. Le premier parce qu’il s’est senti «menacé» et le second «alors qu’il reçoit lui-même des coups». Les rapports des experts n’ont pu déterminer si un ou des poings américains avaient été utilisés lors de la bagarre: «L’aspect des sutures en points séparés des ecchymoses [...] pourraient faire évoquer l’utilisation d’objet métallique. Cependant et au vu des conclusions de l’expert légiste, ces aspects morphologiques des lésions traumatiques ne permettent pas de l’affirmer.» Le second nationaliste mis en cause, Samuel Dufour, nie également toute utilisation de poing américain. Celui-ci s’en serait cependant vanté par des SMS envoyés le soir des faits. Les deux hommes sont toujours en détention provisoire.


• Des dissolutions aux résultats contrastés


À la suite de cette affaire, qui déclenche une tempête médiatico-politique, deux principaux groupes d’extrême droite, antagonistes, ont été dissous par le gouvernement.

Le premier, Troisième voie, et son service d’ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), en raison de leur proximité avec les protagonistes impliqués dans la bagarre. Ces deux groupes, réunis derrière Serge Ayoub, militant nationaliste historique de la capitale, développaient une doctrine politique, le «solidarisme», affiliée au nationalisme-révolutionnaire. Les effectifs de ces deux formations, estimés à quelques centaines pour Troisième voie et une quarantaine pour les JNR, étaient en bonne partie constitués par des militants typés skinheads. On pouvait notamment les voir défiler le second weekend de mai, rue de Rivoli, à Paris, lors d’une manifestation traditionnelle en l’hommage à Jeanne d’Arc, réunissant l’extrême droite radicale française. Pour tenter de couper l’herbe sous le pied du gouvernement, ces groupes se sont autodissous avant l’annonce du gouvernement, qui a tout de même été prononcée en juin 2013. Le mouvement ne s’est pour le moment pas relevé de cette décision. Aujourd’hui, des cadres de l’ancienne Troisième voie, qui contestent toujours le bien-fondé de cette dissolution, se plaignent de la surveillance dont ils feraient toujours l’objet de la part des autorités. Cependant, alors que Serge Ayoub était connu pour savoir tenir ses troupes, la dissolution laisse dans la nature nombre de militants sans l’encadrement dont ils bénéficiaient avec Troisième voie.

Le second groupe emporté par l’affaire Méric fut l’Œuvre française. Assez différent du précédent, et même antagoniste sur nombre de points, l’Œuvre était l’un des plus vieux partis d’extrême droite français, prônant un nationalisme très pétainiste et nostalgique de la Révolution nationale. Le mouvement avait été fondé par Pierre Sidos en 1968, qui l’avait présidé avant d’en remettre les rênes à Yvan Benedetti. Ce dernier l’avait fait passer d’une structure discrète, pratiquant l’entrisme, notamment au Front national, à celui de mouvement d’action, prêt à occuper la rue et adepte de l’agitprop. Pour ce faire, la structure s’était dotée d’un organe de jeunesse, baptisé les Jeunesses nationalistes (JN), à la tête duquel se trouvait Alexandre Gabriac, exclu du FN en 2011 pour cause de salut nazi. Ces deux groupes sont dissous par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur en juillet 2013, qui les accuse de propager «une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes». Les cadres de ces mouvements s’offusquent publiquement depuis près d’un an contre cette dissolution. Nombre de rencontres et d’actions militantes ont eut lieu depuis. Ainsi, début mai, ils ont continué à défiler rue de Rivoli, en affirmant que «la Marianne républicaine» n’était qu’une «prostituée» et qu’ils souhaitaient «abattre le système». Presque comme avant, mais sans le nom.


http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/un-an-apres-meric-destins-ambivalents-pour-les-groupuscules-d-extreme-droite-538eee92357065bdf31bf1ea

Un an après Méric, destins ambivalents pour les groupuscules d’extrême droite


Publié le 04 juin 2014 à 12h00
Paris (AFP)

Affaire Clément Méric : un an après dans Folie 538eee92357065bdf31bf1e7

Un an après la mort de Clément Méric, les groupuscules d’extrême droite dissous connaissent des destins ambivalents: si les pétainistes de l’ex-Oeuvre française sont actifs, Serge Ayoub et son groupe « Troisième Voie » sont « dans la nature ».

Entre 4.000 et 8.000 personnes, selon une source policière, sont attendues pour le rassemblement des « anti-fa » samedi à Paris organisé en mémoire de Clément Méric.

TROISIEME VOIE ET LES JNR: fondé en 2010 par Serge Ayoub, alias « Batskin », l’ancien chef des skinheads d’extrême droite parisiens, Troisième voie réunissait quelques centaines de sympathisants en France. Les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) étaient leur service d’ordre. Vêtus de noir, ils arboraient la devise « Croire, obéir, combattre », héritée des fascistes italiens. Les deux structures ont été dissoutes le 10 juillet 2013.

Depuis? « Serge Ayoub a arrêté son activité politique. Je serais étonné qu’il retourne vers une activité militante d’ici un certain temps. La dissolution a eu un effet: à ma connaissance il n’y a pas eu d’incident depuis l’affaire Méric », selon Jean-Yves Camus chercheur spécialiste de l’extrême droite.

Que font les personnes qui étaient autour de lui? « C’est une bonne question. On n’en sait rien, c’est tout le problème des dissolutions, on a des personnes dans la nature sans surveillance » remarque Stéphane François, autre spécialiste de l’extrême droite, maître de conférences à Valenciennes.

Une activité en berne ? « Evidemment, on est sous le coup d’une dissolution. On est en recours, on en attend le résultat », répond M. Ayoub à l’AFP. Que font ses ex-troupes? « Il y a certaines personnes qu’on continue à voir », élude-t-il. Mais il affirme avoir tiré bénéfice de cette dissolution sur internet avec une progression des vues de ses vidéos. Du « militantisme virtuel », pour M. Camus.

538eee92357065bdf31bf1e9 dans Perversité

L’OEUVRE FRANCAISE ET LES JEUNESSES: L’Oeuvre française était un groupuscule antisémite et pétainiste, longtemps présidé par Pierre Sidos, et dirigé jusqu’à sa dissolution, en juillet 2013, par Yvan Benedetti. Bras droit de Bruno Gollnisch dans la campagne de succession à Jean-Marie Le Pen au FN, M. Benedetti avait été exclu des rangs frontistes. Un de ses très proches, Alexandre Gabriac, jeune élu FN exclu du parti après la diffusion d’une photo le montrant faisant un salut nazi, avait fondé en octobre 2011 les Jeunesses nationalistes. Ce groupe, dissous aussi en juillet 2013, était en quelque sorte la branche activiste de l’Oeuvre française.

La dissolution n?a pas empêché les deux mouvements de continuer à agir au grand jour, par des manifestations et des réunions, et d?entretenir des liens avec des mouvements d?extrême droite en Europe, à tel point qu’une procédure pour reconstitution de ligue dissoute serait en cours à Lyon.

La dissolution n?a pas empêché non plus Gabriac et Benedetti de se présenter sur la même liste aux municipales de Vénissieux. Cette liste qui a bénéficié de l’absence de liste FN (motif officiel : ils n?avaient pas pu trouver suffisamment de candidats) a eu deux élus, dont Benedetti. Gabriac, troisième, n?a pas été élu.

Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, a déposé un « déféré » demandant l?annulation de l?élection d?Yvan Benedetti et de l?autre élue. Le Tribunal administratif de Lyon doit statuer à l?automne sur ce recours.

La dissolution « n’a pas fait diminuer leur niveau d’activité », constate M. Camus. Pierre Sidos, dirigeant historique de l’Oeuvre française, est « passé par de nombreuses dissolutions », note Nicolas Lebourg, historien de l’extrême droite. « Ce ne sont pas des gens faciles à dissoudre ».


Et pour finir, la révélation qui tue, ce message du 14 avril 2012 qui m’a été envoyé par erreur par son auteur, un ancien leader du Front national :

—– Original Message —–
From:
To:
Sent: Saturday, April 14, 2012 11:16 PM

Bsr Josette Comment vas tu. Je passe à Brest lundi On peux se voir? J ai de bonnes infos sur l oiseau de malheur Tel moi quand tu veux Bises

Eh oui, c’est bien de moi qu’il parle… à la grande prêtresse du NPA de Brest…

Au mois de juin 2013, ils attendaient, ensemble, la condamnation à laquelle ils travaillaient à mon encontre depuis au moins deux ans, à grands renforts de manipulations en tous genres…

mercredi 4 juin 2014

L'UMP une mafia ?






Ce n’est pas moi qui pose la question et prononce le mot qui tue, c’est François Fillon, comme il l’avait déjà fait une première fois fin 2012.

Et j’en suis heureuse.

Car pour ma part, j’ai bien failli perdre la vie pour avoir eu l’audace de parler de mafias et de fonctionnaires corrompus, les unes n’existant que grâce aux autres, devant toute une assemblée de gauchistes réunis à Brest le 7 janvier 2005 pour une conférence-débat sur les paradis fiscaux.

Non, ni les unes ni les autres n’auraient jamais existé selon les organisateurs de l’évènement, dont les troupes m’avaient sitôt huée, avant qu’un tueur ne sorte des rangs…


http://lci.tf1.fr/politique/mentir-tricher-detourner-l-argent-des-adherents-la-violente-8429764.html


« Mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents » : la violente charge de Fillon contre Copé


le 04 juin 2014 à 11h46 , mis à jour le 04 juin 2014 à 11h52.

La guerre à l’UMP entre François Fillon et Jean-François Copé est plus que jamais relancée depuis les révélations dans l’affaire Bygmalion. Mardi soir, l’ancien Premier ministre a très violemment attaqué son rival.

Mardi soir, lors de l’Assemblée générale de son association de soutien Force républicaine, François Fillon a très violemment attaqué Jean-François Copé, sans toutefois citer son nom. En allusion à l’affaire Bygmalion, l’ancien Premier ministre a lancé :  »Des millions d’euros détournés, est-ce que c’est ça la politique ? Est-ce que la fin justifie toujours les moyens ? Est-ce qu’on peut mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents et des sympathisants, et ensuite prétendre représenter la France et les Français. Moi je vous réponds non, non et non ».

Comme lors de la primaire pour la présidence de l’UMP fin 2012, il a répété « qu’un parti, ce n’est pas une mafia ». François Fillon, qui entend bien s’emparer du leadership à droite, s’est donné comme mission de sauver son parti, aujourd’hui englué dans l’affaire Bygmalion. « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible: voilà l’enjeu des prochaines semaines », a lancé François Fillon devant environ 800 personnes, selon les organisateurs, dont quelque 120 députés et sénateurs.

Faire toute la lumière sur ce qui s’est passé

Il a ajouté qu’il avait pris ses « responsabilités en décidant de défendre devant le bureau politique de l’UMP l’installation d’une direction collégiale provisoire ». « J’ai été rejoint par de nombreux élus de notre mouvement, et ensemble, nous n’avons fait que notre devoir », a-t-il assuré. Le député de Paris faisait ainsi allusion au triumvirat qu’il forme avec deux autres anciens Premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, mis en place à l’issue du bureau politique de leur parti le 27 mai pour pallier la démission forcée de son ex-président Jean-François Copé.

Avec MM. Juppé et Raffarin, « nous avons accepté une mission d’urgence. Il s’agit de restaurer la confiance des militants et des Français en contribuant à faire toute la lumière sur ce qui s’est passé » et de « garantir l’unité de notre mouvement dont Alain, Jean-Pierre et moi-même sommes parmi les fondateurs ». Selon François Fillon, il faut également « assurer les conditions exemplaires et transparentes d’un congrès au mois d’octobre », qui « permettra de donner toute la parole aux adhérents de l’UMP, car seule la démocratie peut nous sortir d’un tel chaos ».


http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/06/04/fillon-veut-sauver-l-ump-d-une-disparition_4431494_823448.html

Fillon s’en prend au « chaos » créé par la présidence Copé


Le Monde.fr avec AFP | 04.06.2014 à 09h21 • Mis à jour le 04.06.2014 à 10h28


« Les soupçons et les affaires nous ont blessés », c'est le « chaos », a lancé M. Fillon.

« Les soupçons et les affaires nous ont blessés », c’est le « chaos ». François Fillon n’a pas épargné son ancien rival Jean-François Copé lors de l’assemblée générale de son association de soutien, Force républicaine mardi 3 juin soir à la porte de Versailles, à Paris.

« Problème de leadership, problème de projet politique, problème d’éthique », l’ancien premier ministre a résumé ainsi les « turpitudes » de la présidence Copé, rapporte Le Parisien. Le tout, « sur fond de disputes fratricides et de coups tordus ». 


Des critiques qui lui ont permis de se poser en rédempteur de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible : voilà l’enjeu des prochaines semaines », à l’heure où l’affaire Bygmalion menace de l’engloutir, a-t-il affirmé.


Il a ajouté qu’il avait pris ses « responsabilités en décidant de défendre devant le bureau politique de l’UMP l’installation d’une direction collégiale provisoire ». « J’ai été rejoint par de nombreux élus de notre mouvement, et ensemble, nous n’avons fait que notre devoir », a-t-il ainsi assuré.


« FAIRE TOUTE LA LUMIÈRE SUR CE QUI S’EST PASSÉ »

Le député de Paris faisait ainsi allusion au « triumvirat » qu’il forme avec deux autres anciens premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin. « Nous avons accepté une mission d’urgence. Il s’agit de restaurer la confiance des militants et des Français en contribuant à faire toute la lumière sur ce qui s’est passé [et de] garantir l’unité de notre mouvement, dont Alain [Juppé], Jean-Pierre [Raffarin] et moi-même sommes parmi les fondateurs ».

Selon M. Fillon, il faut également « assurer les conditions exemplaires et transparentes d’un congrès au mois d’octobre ». La direction tricéphale doit être validée le 10 juin par le bureau politique statutaire de l’UMP, organe qui regroupe les cinquante personnalités les plus importantes du mouvement.

CRAINTE DES SARKOZYSTES

D’ores et déjà, elle est contestée par de nombreux sarkozystes, qui craignent la concurrence de MM. Fillon et Juppé pour leur champion en vue de la présidentielle de 2017.


Revenant sur les élections européennes, gagnées par le Front national, M. Fillon a regretté que l’UMP et l’UDI n’aient « pas su se rassembler ».

« La pression du Front national est désormais suffisamment évidente pour ne pas s’interroger à chaque échéance à venir sur nos alliances avec nos partenaires naturels (…). Il faudra choisir : soit la victoire ensemble soit le risque de défaite. »


Ah ça… la « gauche radicale » brestoise ferait bien de se rendre à l’évidence, elle n’a jamais fait les meilleurs choix… encore que… allez savoir ce qu’elle veut vraiment…

mardi 3 juin 2014

Un "putsch" à l'UMP ?

La question est publiquement posée, des militants envisagent d’engager une procédure, les débats sont vifs.

Pour autant, il n’est toujours pas question de poursuites judiciaires contre ceux qui s’expriment et contestent la légitimité du triumvirat qui prend actuellement la direction de l’UMP.


http://www.lefigaro.fr/politique/2014/06/01/01002-20140601ARTFIG00156-ump-le-triumvirat-se-soumettra-a-un-vote.php

UMP: le triumvirat se soumettra à un vote


François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé, lors d'un bureau politique de l'UMP en novembre 2010.
 
Copéistes et sarkozystes contestent la légitimité de la direction provisoire de l’UMP par Juppé, Raffarin et Fillon.

Au plus fort de la bataille entre François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP, les tentatives de médiation ont plusieurs fois achoppé. Parfois même à peine annoncée. Un an et demi plus tard, certains imaginent – voire parient – que le processus de sortie de crise mis en place après l‘affaire Bygmalion et la démission contrainte du président de l’UMP connaîtra le même sort. Au risque de menacer l’existence même du parti.

Le triumvirat Juppé-Raffarin-Fillon qui doit assurer l’intérim à la tête de l’UMP jusqu’au congrès n’est pas encore en place: il ne devrait être installé qu’une fois la démission de Copé effective, c’est-à-dire le 15 juin. Mais déjà certains viennent à douter de sa légitimité. «C’est du hors-piste et quand on fait du hors-piste, il ne faut pas craindre l’accident», blague un fidèle de Nicolas Sarkozy. «Nulle part dans les statuts je ne vois trace d’un quelconque triumvirat, quatuorvirat ou quintemvirat. Il ne faudra pas s’étonner que le château de cartes s’effondre, si un adhérant un peu tatillon saisit la justice», menace à son tour un proche de Copé.

Nadine Morano, qui peut revendiquer la double casquette sarkozyste et copéiste, estime que «la seule voie juridique possible» est un intérim du vice-président de l’UMP, Luc Chatel. Le triumvirat serait, «à la rigueur, une équipe informelle qui entoure le président par intérim» mais, en l’état, il «ne dispose pas de légitimité», a encore expliqué la députée européenne, dimanche au Parisien. «Sur un plan juridique, cette autodésignation n’a rien à voir avec les statuts», a lancé Claude Guéant sur Europe 1 en qualifiant d’«irrégulière» la solution d’intérim par le triumvirat. Les deux anciens ministres plaident sans surprise pour un retour de Nicolas Sarkozy à la tête du parti.

La perspective d’une fragilité juridique de la solution du triumvirat pour assurer l’intérim n’a pas été prise à la légère par tout le monde. Parmi les premiers, Anne Levade a tiré le signal d’alarme. La juriste avait fait l’unanimité en 2013 pour superviser la refonte des statuts du parti au terme de la crise Copé-Fillon. Si bien qu’elle a été choisie pour présider la Haute Autorité de l’Union, instance d’arbitrage des conflits et d’organisation des élections internes, créée par ces mêmes statuts. Avant le bureau politique et tout au long de la journée de mardi, Levade a mis en garde les principaux intéressés contre «les risques juridiques» que faisait courir la solution retenue par le bureau politique mardi.

Alerté, Jean-Pierre Raffarin a multiplié les consultations et les signes d’apaisement. Mercredi, sur Twitter, il précisait la «mission des trois ex-premiers ministres à l’UMP»: «Organiser le retour aux militants lors du prochain congrès et protéger la cohésion du mouvement.» Sentant la grogne monter, les anciens premiers ministres ont publié un communiqué commun samedi dans lequel ils soulignent que la démission collective de l’ensemble de la direction de l’UMP est une situation qui n’avait pas été «prévue par les statuts» et que leur «direction collégiale», «confirmée par Jean-François Copé» est une «solution de nature politique». Leur direction par intérim «devra être validée par un vote formel au cours d’un nouveau bureau politique avant le 15 juin», précisent-ils en soulignant qu’ils s’interdisent «de prendre quelque décision que ce soit» d’ici là. «Il nous faut rendre conciliables les choix politiques qui ont été faits et nos règles internes», a expliqué encore Raffarin dans Sud-Ouest dimanche.

Dans l’entourage du triumvirat, tous n’apprécient cependant pas l’«agit-prop» des sarkozystes et des copéistes. «Quand je pense que Jérôme Lavrilleux (le directeur de cabinet de Jean-François Copé) nous expliquait à longueur de journée que“les statuts on se pignole avec”,et que maintenant ils nous opposent des arguments juridiques…», philosophe un conseiller. «On est bien au fait des manœuvres en cours, confie un autre. Copé a l’intention de nuire jusqu’au bout et Sarkozy préfère une UMP en ruine plutôt que de voir quelqu’un d’autre que lui ou un proche en prendre la tête à l’issue du congrès». «C’est dément! Ils sont prêts à planter l’UMP plutôt que de la voir leur échapper», rage encore un ancien ministre favorable à la solution de transition.

Si les différentes parties font montre d’autant d’amertume et de hargne lors du prochain bureau politique mardi, la solution du triumvirat pourrait être remisée avant même d’avoir été expérimentée.


http://www.atlantico.fr/pepites/triumvirat-ump-morano-commence-casser-pieds-dit-bernard-debre-1594465.html

Publié le 2 Juin 2014

Triumvirat à l’UMP : « Morano commence à nous casser les pieds » dit Bernard Debré


Le député de Paris, sur RFI, s’en aussi pris à Claude Guéant qui remet lui aussi en cause la légitimité du trio Raffarin-Juppé-Fillon.

L’UMP est en crise. Les dernières révélations concernant l’affaire Bygmalion ont largement ébranlé le parti. Pour tenter d’apaiser la situation Jean-François Copé a démissionné en début de semaine dernière et a été remplacé par un triumvirat d’anciens Premiers ministres composé de Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon. Mais l’arrivée de ce trio n’a en réalité pas calmé les tensions internes au sein du parti d’opposition. En effet, de nombreuses voix se sont élevées ce week-end (parmi lesquelles Nadine Morano et Claude Guéant) pour contester la légitimité d’un tel triumvirat.

Ils estiment qu’il ne respecte en rien les statuts du parti. Mais ce lundi, Bernard Debré cherche à mettre le holà à toutes ces voix dissidentes.

« Je vais vous dire, très franchement, je ne veux pas être grossier, mais ils commencent à nous ennuyer, j’allais dire à nous emmerder » a affirmé, sur RFI, le député de Paris à propos de Nadine Morano et Claude Guéant. Concernant l’ancienne ministre il déclare: « Qu’elle se contente d’être députée européen, elle n’avait aucun titre à l’être, si ce n’est que c’était une récompense parce qu’elle avait été battue, alors on la met là-bas, elle commence à nous casser les pieds ».

Et Claude Guéant ? « Il n’est rien. Il a été très proche de Nicolas Sarkozy, très bien, mais il s’est fait battre aux élections législatives. Tous ceux qui ont été battus nous donnent des leçons », a estimé Bernard Debré. « La totalité du staff de la direction de l’UMP a démissionné. Quand madame Nadine Morano nous dit il fallait mettre Luc Chatel… Mais il a démissionné ! » a insisté le député de Paris.

Et d’ajouter à propos de Jean-François Copé, « il faudra qu’il me convainque qu’il n’était pas au courant. S’il n’était pas au courant de l’évaporation de plusieurs millions, il y a au moins onze millions, il faut qu’il parte de toute façon », car il est « incompétent ou complice », selon Bernard Debré.

Enfin, lors de son passage à RFI, le député de Paris a redit son opposition à un retour de Nicolas Sarkozy. « L’avenir est toujours devant lui, mais il a une grande partie derrière lui. Je ne suis pas favorable à ce qu’il revienne, on ne peut pas être et avoir été, on ne peut pas regarder en permanence dans le rétroviseur. Nous avons des jeunes talents à l’UMP, nous avons des jeunes d’avenir, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Luc Chatel, Wauquiez, Le Maire… On en a plein ! »


http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2014/06/02/25006-20140602ARTFIG00160-une-militante-ump-va-deposer-une-plainte-contre-le-triumvirat.php

Six militants somment Chatel de remplacer le triumvirat à la tête de l’UMP


François Fillon, Bernard Accoyer, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé lors d'un Conseil national de l'UMP
 
LE SCAN POLITIQUE – La solution choisie par le bureau politique de l’UMP pour répondre à la démission de Jean-François Copé de la direction de l’UMP est contestée.

Le triumvirat Juppé-Raffarin-Fillon qui doit remplacer Jean-François Copé à la tête de l’UMP à compter du 15 juin ne serait pas conforme aux statuts du parti. Six militants UMP ont décidé, lundi, de se saisir de cette faille juridique, assure Le Lab.

Les statuts de l’UMP prévoient qu’en cas de vacance du poste de président le vice-président délégué qui occupe l’intérim. En l’occurence, l’ancien ministre Luc Chatel. Ce n’est pas l’option qui a été décidée lors du dernier bureau politique. Pour répondre à cette faille juridique, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon ont assuré qu’un vote formel validera la direction collégiale avant le 15 juin, la date effective de la démission de Jean-François Copé. Les défenseurs du triumvirat assurent que c’est bel et bien l’ensemble de la direction de l’UMP qui a démissionné la semaine dernière, incluant Luc Chatel. Ce qui rendrait une procédure caduque. Mais le député UMP de la Haute-Marne entretient lui même le flou, laissant le soin à la Haute autorité de l’UMP de trancher.

Dans une sommation interpellative, les six militants demandent à Luc Chatel de confirmer qu’à partir du 15 juin les statuts de l’UMP seront rigoureusement appliqués. Et «qu’aucun triumvirat, quelle que soit sa composition, ni direction collégiale ne pourra se substituer au vice-président remplaçant le président démissionnaire». Sans quoi ils se réservent le droit de saisir le tribunal administratif.


Une ancienne collaboratrice de Fillon à la manœuvre

«Une situation transitoire violant les statuts, donc illégale, dans l’attente du congrès, semble donc constituer un remède pire que le mal et s’apparente à un ‘putsch’ contre la loi de notre parti», estiment-ils dans leur sommation.

Parmi les signataires figure Nathalie Bordeau, ancienne collaboratrice de François Fillon à Matignon. Pour elle, rien de contradictoire dans le fait d’attaquer le triumvirat auquel son ancien patron appartient. «Ça traduit le fait que les êtres humains, fussent-ils anciens premiers ministres, puissent faire des erreurs», dit-elle au Lab.

Un peu plus tôt, le secrétaire national de l’UMP David Xavier Weiss, invité de Sud Radio annonçait «une plainte» de la militante . «Il faut qu’on respecte les statuts. La solution idéale c’est Luc Chatel jusqu’en octobre (date du prochain congrès, ndlr)», estime le responsable UMP. «Soit il faut une démission collégiale, soit il faut un peu de retenue de la part des fillonistes», a insisté David-Xavier Weiss. «Je n’ai rien contre les trois rois mages autoproclamés mais ce n’est pas dans les statuts de l’UMP», a-t-il ajouté.


http://www.atlantico.fr/pepites/ump-alain-juppe-impose-nouvelles-conditions-1594642.html

Publié le 2 Juin 2014

UMP : Alain Juppé impose de nouvelles conditions


Il demande une clarification de la situation financière du parti ainsi que le soutien consensuel du bureau politique pour prendre part au triumvirat.

Alain Juppé a décidé de faire entendre sa voix au sein de l’UMP. Depuis la démission de Jean-François Copé la semaine passée, le maire de Bordeaux tente d’être l’acteur majeur de la reconstruction du parti. Ayant d’abord avancé l’idée d’un rapprochement avec le centre, il avait ensuite indiqué que les candidats à la présidence du parti ne pourraient être candidats à la primaire de 2016. Une façon de dégager le terrain avant la présidentielle de 2017.

Ce lundi, il a fait de nouvelles propositions via son blog. « Je ne participerai au groupe des trois qu’à deux conditions : que la décision ne soit pas source de division mais soit prise de manière consensuelle; que ce groupe ait les moyens d’organiser le fonctionnement de l’UMP sur des bases administratives et financières clarifiées » a écrit l’ancien Premier ministre.

Pour lui, la clarté dans les comptes du parti est un impératif.

Très attaché à ce principe, il l’avait déjà énoncé en février 2014 au moment des prémices de l’affaire Bygmalion. A cette époque, il réclamait de la transparence à l’UMP. Quelques mois plus tard, ses revendications n’ont pas changé.


http://www.leparisien.fr/politique/presidence-de-l-ump-des-militants-envoient-un-huissier-au-siege-du-parti-02-06-2014-3891101.php

Présidence de l’UMP : des militants envoient un huissier au siège du parti


S.Ld. | Publié le 02.06.2014, 16h12 | Mise à jour : 19h59

Des militants UMP ont déposé un recours pour contester juridiquement la solution transitoire trouvée la semaine dernière lors du bureau politique au cours duquel Copé a annoncé sa démission de la présidence le 15 juin.

Des militants UMP ont déposé un recours pour contester juridiquement la solution transitoire trouvée la semaine dernière lors du bureau politique au cours duquel Copé a annoncé sa démission de la présidence le 15 juin. | LP / Delphine Goldsztejn


Nadine Morano, et maintenant six militants . L’intronisation d’un triumvirat Juppé-Raffarin-Fillon pour remplacer Jean-François Copé à la de l’UMP est de plus en plus critiquée.

Sud Radio et le Lab d’Europe 1 révèlent aujourd’hui que des militants ont déposé un recours pour contester juridiquement cette solution transitoire trouvée la semaine dernière lors du bureau politique au cours duquel le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) a annoncé sa démission le 15 juin.

Un huissier doit déposer demain une «sommation interpellative» à l’attention du vice-président du parti Luc Chatel, selon le Lab qui publie le document sur son site. Ces militants, dont Nathalie Bordeau, ancienne collaboratrice de François Fillon à Matignon, ne contestent pas la solution intérimaire sur le fond, mais sur la forme. Ils estiment qu’elle « n’est pas prévue par les statuts» et qu’elle «s’apparente un putsch contre la loi» de l’UMP. Selon eux, «en cas d’empêchement, le président de l’Union est remplacé par le vice-président délégué», en l’occurrence, Luc Chatel. «Il en est de même en cas de vacance de la présidence.»

Chatel appelle à «l’apaisement»

Le même argument avait été développé par la nouvelle députée européenne Nadine Morano dimanche dans nos colonnes. «Je ne peux cautionner la sortie de crise qui s’est dessinée, tout simplement parce qu’elle n’est en rien conforme à nos statuts», avait-elle estimé. «C’est le vice-président, Luc Chatel, qui doit assurer l’intérim jusqu’au congrès. C’est la seule voie juridique possible.» «La solution idéale, c’est Luc Chatel jusqu’en octobre», a approuvé ce lundi le secrétaire national de l’UMP David Xavier Weiss sur l’antenne de Sud Radio, où il a annoncé le fameux recours. Claude Guéant avait jugé de son côté «l’auto-désignation» de la troïka à l’UMP «irrégulière.»

AUDIO. David-Xavier Weiss : «Un recours contre le triumvirat de l’UMP va être déposé»

Cette faille juridique avait déjà été envisagée par le triumvirat. C’est pour cette raison que leur intronisation à la tête de l’UMP doit être entérinée par un vote lors du prochain bureau politique le 10 juin, en présence d’Anne Levade, présidente de la Haute Autorité du parti, à la demande de Luc Chatel.

Sur Twitter Luc Chatel, a indiqué qu’à ce moment-là sera trouvée «la solution juridique de sortie de crise politique.» En attendant, il appelle «à l’apaisement» au sein du parti. C’est aussi pour cette raison que la direction de l’UMP dans son ensemble doit démissionner.

En guise d’apaisement, Bernard Debré, Benoist Apparu ou encore Laurent Wauquiez ont remis de l’huile sur le feu en critiquant vertement les prises de position de Guéant et Morano. Cette guerre interne va-t-elle sonner le glas de la solution transitoire, avant même qu’elle ne soit mise sur pied? En tout cas, Alain Juppé, le maire UMP de Bordeaux, a déjà fait savoir sur son blog  ce lundi qu’il ne «participerait au groupe des trois qu’à (la condition entre autres) que la décision ne soit pas source de division.»



Copé invite la présidente de la Haute autorité de l’UMP à s’exprimer sur les statuts

    • Par Ivan Valerio
    • Mis à jour le 02/06/2014 à 20:27
    • Publié le 02/06/2014 à 17:49

LE SCAN POLITIQUE – Le président de l’UMP a mis à l’ordre du jour du prochain bureau politique l’audition d’Anne Levade, afin de clarifier le débat qui agite le parti sur la légitimité du triumvirat d’anciens premiers ministres.

Anne Levade va devoir s’exprimer. Alors que la grogne contre la légitimité de la troïka censée remplacer Jean-François Copé à la tête du parti s’amplifie, la présidente de la Haute autorité de l’UMP est invitée par Jean-François Copé au prochain bureau politique du mardi 10 juin à 18 heures. Dans un courrier qui lui est adressé, le président du mouvement souhaite qu’elle s’exprime sur «le respect des règles juridiques dont l’UMP s’est dotée». Dans cette lettre, Jean-François Copé fait part de sa «préoccupation pour le respect de la volonté des militants qui ont approuvé à 93% lors du congrès extraordinaire les statuts, le règlement intérieur et la charte de la primaire de l’Union».

» La lettre de Jean-François Copé à Anne Levade: 

Lettre Copé publié par LeFigaro

Un triumvirat contesté


Contacté par le Scan, l’entourage du député-maire de Meaux fait savoir que l’audition d’Anne Levade lors du prochain bureau politique a été mis à l’ordre du jour par le président du mouvement, afin d’entendre son avis sur «les règles statutaires à compter de sa démission». La Haute autorité avait été mise en place avec les nouveaux statuts, en juin 2013, après le traumatisme du duel entre Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence du parti. Elle est chargée de veiller au bon fonctionnement du parti et au respect des statuts.

Comme l’indiquait Le Figaro, certaines voix à l’UMP ont contesté ces derniers jours la légitimité du triumvirat formé par Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon en vue d’assurer une direction de transition jusqu’au prochain congrès, à l’automne. Six militants ont notamment rendu publique une «sommation interpellative» afin de demander à Luc Chatel d’assurer la présidence du mouvement par intérim, comme le prévoient les statuts. Des responsables du parti, comme Nadine Morano, ou encore Claude Guéant, ont aussi protesté contre la régularité du trio d’anciens premiers ministres.

À date, aucune démission n’est effective, ni celle de Jean-François Copé, prévue pour le 15 juin, ni celle du reste de la direction du parti.

dimanche 1 juin 2014

Problème de statuts à l'UMP

L’UMP n’est pas la LCR ou le NPA ou l’une des multiples associations que contrôle cette formation « politique ».

Aucun de ses militants et dirigeants n’exige de quiconque de garder le secret sur les conditions des changements qui s’opèrent actuellement à la tête de ce parti, ni ne menace de plaintes en diffamation ou autres ceux qui s’en ouvrent au public, ou tout simplement dans leurs sphères privées d'élection, par propos « écrits ou verbaux », « avec ou sans témoins » (JB, 04/01/2006).

A fortiori, il n’est donc pas question d’user à l’encontre de ces derniers de divers moyens illégaux pour les surveiller et « contrôler » leur expression publique et privée jusqu’à la fin de leurs jours, ni de les tuer pour les faire taire, ni d’organiser à leur encontre des lynchages publics et d’autres exactions ou violences graves lorsqu’ils inquiètent ceux qui réclament le silence absolu sur leurs turpitudes.

Les débats sont publics sans que personne ne s’en offusque.

Tout le monde en parle.


http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/demission-de-cope-les-statuts-de-l-ump-ne-sont-pas-respectes-30-05-2014-1829574_1897.php

Le Point.fr – Publié le 30/05/2014 à 17:00

La démission de Copé et son remplacement par un triumvirat ne sont pas conformes aux statuts de l’UMP. Une faille juridique qui fragilise le parti.


Les statuts de l'UMP n'ont pas été respectés lors du débarquement de Jean-François Copé après l'affaire Bygmalion.
Les statuts de l’UMP n’ont pas été respectés lors du débarquement de Jean-François Copé après l’affaire Bygmalion. © CITIZENSIDE/VALENTINA CAMOZZA /

Par



La démission de Copé a apporté un bref répit à l’UMP, mais déjà des voix s’élèvent chez les militants pour signaler que les statuts de l’UMP n’ont pas été respectés. La solution du triumvirat des anciens Premiers ministres Juppé-Fillon-Raffarin en vue de préparer un congrès en octobre n’est pas recevable juridiquement. En effet, l’article 24-5 des statuts de l’UMP précise qu’en cas de vacance le président est remplacé par le vice-président délégué jusqu’à l’élection d’un nouveau président. En l’occurrence, Luc Chatel. Or, lors du bureau politique, celui-ci n’a rien dit et n’a rien revendiqué, alors que la présidence du mouvement lui revient de droit. « Nous sommes complètement hors statuts », confirme Roger Karoutchi, l’un des membres du bureau politique.

Le triumvirat n’est pas non plus habilité à organiser le prochain congrès qui doit se tenir en octobre. Les articles 45-3 et 45-4 des statuts prévoient que c’est la haute autorité de l’UMP, indépendante de la direction du parti, qui organise l’élection du président. Il revient donc à Anne Levade, la présidente de la haute autorité, de reprendre en main les opérations.

Série de procédures peu gratifiantes


Enfin, le bureau politique réuni mardi n’avait pas vocation à pousser Jean-François Copé à la démission. L’article 22-1 du règlement intérieur du parti prévoit, en effet, que l’ordre du jour du bureau politique doit figurer dans la demande et « ne peut être modifié ». En l’occurrence, l’ordre du jour prévoyait de discuter du bilan des européennes et d’examiner les comptes de l’UMP. Il n’a jamais été question d’examiner le maintien ou non de Copé à la tête du mouvement. En fait, Jean-François Copé aurait dû présenter sa démission devant le conseil national, une autre instance du parti.

Si un adhérent venait à saisir les tribunaux, nul doute que la démission de Copé serait invalidée. Cela ne changerait pas grand-chose, au fond, sauf que les instances dirigeantes de l’UMP seraient obligées de repasser par une série de procédures peu gratifiantes. Sans compter le ridicule de la situation. « Il faut se méfier, car sur les réseaux sociaux, certains militants grognent. Nous ne sommes pas à l’abri d’un recours, ne serait-ce que de la part de quelqu’un qui voudrait faire parler de lui », conclut Roger Karoutchi.


Article 24-5 des statuts de l’UMP : En cas d’empêchement, le président est remplacé par le vice-président délégué ; il en est de même en cas de vacance de la présidence jusqu’à l’élection d’un nouveau président.

Article 45-3 et 45-4 des statuts de l’UMP : La haute autorité du parti est indépendante de la direction. Elle organise l’élection du président. Elle veille à sa régularité, examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin.

Article 22-1 du règlement intérieur de l’UMP : Le bureau politique peut être réuni, sur un ordre du jour déterminé, sur demande écrite d’un quart des membres du conseil national adressée au président de l’UMP. L’ordre du jour de la réunion doit figurer dans la demande et ne peut être modifié.


http://www.europe1.fr/Politique/UMP-menace-juridique-sur-le-triumvirat-2137983/#

UMP : menace juridique sur le triumvirat


Par Rémi Duchemin

Publié le 30 mai 2014 à 21h05 Mis à jour le 30 mai 2014 à 21h05

Le parti pensait être sorti de la crise avec l’éviction de Copé au profit du trio Raffarin-Fillon-Juppé. Mais il y a les statuts.

Nouveaux tracas en vue pour l’UMP. Le parti de la droite pensait avoir mis fin à sa crise interne en précipitant mardi matin la démission de Jean-François Copé, qui doit être remplacé le 15 juin à la tête de l’UMP par un triumvirat composé de trois anciens Premiers ministres : Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et Alain Juppé. Trois personnalités incontestables et incontestées, à même de ramener le calme et la sérénité au sein d’un parti déchiré par les luttes intestines depuis la guerre des chefs de l’automne 2012. Sauf que ces trois-là ne sont pas sûr de pouvoir tenir le parti. La faute aux statuts. Comme le révèle Le Lab d’Europe 1, des cadres du parti sont sur le point de pointer du doigt des irrégularités, peut-être le 3 juin prochain lors du prochain Bureau politique du parti.

Luc Chatel aurait dû être nommé. Les statuts, ce sont ces règles qui régissent la vie d’un parti et qu’il faut bien sûr théoriquement respecter. Or, les conditions de la nomination du triumvirat va à l’encontre de plusieurs règles internes à l’UMP. D’abord, une telle solution n’est envisagée dans aucun article. Selon l’article 24-5 des statuts de l’UMP, c’est le vice-président délégué du parti qui dont en prendre les rênes en cas d’empêchement du président. C’est donc Luc Chatel, titulaire du poste, qui devrait diriger la formation en attendant le prochain congrès, prévu pour l’automne. L’ancien ministre de l’Education n’a cela dit jamais revendiqué la place.

Une réunion du bureau politique non conforme. C’est à l’issue d’un bureau politique homérique que Jean-François Copé a été contraint à jeter l’éponge mardi matin. Or, cette réunion n’a pas été conforme aux règles. D’abord parce que l’ordre du jour, un bilan des élections européennes et un rapport sur la situation financière de l’UMP, n’a pas été respecté. Le cas Copé a occupé l’essentiel des débats. Ensuite parce qu’à l’issue de ce Bureau politique, il n’y a pas eu de vote. Ce qui va à l’encontre de l’article 23-4 qui stipule que « le Bureau Politique délibère à la majorité des suffrages exprimés », comme le relève Le Lab.

Des statuts théoriquement intouchables. Et le problème pour le triumvirat, c’est qu’il leur est impossible de modifier les statuts pour légitimer leur nomination. En effet, le changement de règle est strictement encadré par… ces mêmes statuts. « Les présents statuts et la Charte des Valeurs de l’Union qui constitue le préambule des présents statuts ne peuvent être révisés que par le Congrès à la majorité absolue des suffrages exprimés », édicte l’article 56-1. Aucun changement n’est donc possible avant le Congrès de l’automne prochain.

Mais ce qui est bien avec les statuts, c’est qu’on s’en accommode. Exemple avec Jean-Pierre Raffarin qui, d’une formule aussi lapidaire qu’obscure, a balayé le problème sur son compte Twitter.


http://www.leparisien.fr/politique/ump-pour-respecter-les-statuts-le-triumvirat-sera-valide-par-un-vote-31-05-2014-3886519.php

UMP : pour respecter les statuts, le triumvirat sera validé par un vote


Publié le 31.05.2014, 16h32 | Mise à jour : 17h03

La nouvelle direction collégiale de l'UMP, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et Alain Juppé (de g à d)

La nouvelle direction collégiale de l’UMP, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et Alain Juppé (de g à d) | AFP / Guillaume Souvant, Jacques Demarthon, Eric Feferberg


C’est ce qui s’appelle tuer la polémique dans l’œuf. Alors que plusieurs voix s’élevaient depuis 24 heures pour dénoncer l’«illégalité» de la nomination sans vote d’Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon à la de l’, en remplacement de Jean-François Copé, les trois anciens Premiers ministres ont fait savoir ce samedi qu’ils comptaient bien ramener cette situation dans les clous juridiques.

En organisant un vote sous peu et en s’engageant à ne rien décider d’ici là.

A l’issue de la réunion d’un bureau politique de l’UMP, Jean-François Copé a décidé mardi de démissionner de la présidence du parti qu’il quittera le 15 juin, poussé vers la sortie par la plupart des ténors UMP. Toute l’équipe dirigeante a démissionné dans la foulée et le principe d’une direction collégiale réunissant Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon a été décidé.

Sauf qu’il y avait un sacré trou dans la raquette : cette dernière décision a en effet été prise en dépit de toutes les règles du parti, comme l’a révélé le Lab ce samedi. Tout d’abord, l’ordre du jour du bureau de mardi, qui en principe ne peut être modifié, a été complètement bouleversé. Ensuite, parce qu’il n’y a eu aucun vote à l’issue de ce bureau. Troisièmement parce que les statuts faisaient de Luc Chatel, vice-président délégué de l’UMP, le successeur légal de Jean-François Copé en cas de vacance de la présidence. Enfin, parce que le non-respect des règles listées ci-dessus ne peut se faire qu’en modifiant les statuts du parti, ce qui passe par un vote lors d’un congrès. Et le prochain congrès de l’UMP et prévu le 12 octobre prochain… En clair, n’importe quel militant peut contester en justice la direction actuelle de l’UMP.

Cette dernière a donc réagi rapidement samedi : d’abord via un tweet un peu léger de Jean-Pierre Raffarin, affirmant que «le prochain BP décidera en liaison avec la haute autorité». Ensuite par un communiqué des trois dirigeants du parti.

Evoquant la nomination d’une direction collégiale, les trois anciens locataires de Matignon rappellent que «cette solution, de nature politique, rendue nécessaire par les difficultés politiques, juridiques et financières auxquelles l’UMP fait face, a fait l’objet d’un large consensus au cours de cette réunion, et nous l’avons tous trois acceptée». «Il nous paraît clair qu’elle devra être validée par un vote formel au cours d’un nouveau bureau politique statutaire avant le 15 juin», ajoutent-ils avant de conclure : «Dans cette attente, nous nous interdisons de prendre quelque décision que ce soit».


http://www.atlantico.fr/pepites/ump-probleme-statuts-pour-triumvirat-vote-validera-cette-solution-politique-1592237.html

Publié le 31 Mai 2014 – Mis à jour le 1 Juin 2014

UMP : problème de statuts pour le triumvirat, une vote validera cette solution « politique »


Composée des anciens Premiers ministre François Fillon Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé, l’installation de cette présidence à trois têtes ne respecte pas les statuts du parti comme le révèle Le Lab d’Europe 1.

L’UMP ne s’en sort pas. Secouée comme jamais par les dernières révélations sur l’affaire Bygmalion, le parti vit des jours agités depuis une semaine. Mais ce vendredi Le Lab d’Europe 1 fait état de nouveaux tracas en vue pour le parti. En effet, si elle pensait avoir mis fin à sa crise interne en précipitant mardi matin la démission de Jean-François Copé, l’UMP  n’en a  en réalité pas encore fini avec les soucis. Cette fois-ci c’est le triumvirat, composé de trois anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et Alain Juppé, appelé à remplacer Copé le 15 juin prochain qui pose problème. En effet, selon les informations du Lab, une telle installation à la présidence ne respecte pas les statuts du parti.

Et des cadres de l’UMP « s’apprêtent à pousser un sérieux coup de gueule » contre le non-respect de ces règles, « votées il y a tout juste un an ».

Mais ce samedi, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon ont fait savoir que la solution « politique » d’une direction collégiale de l’UMP trouvée cette semaine devra « être validée par un vote formel » avant le 15 juin.  »Cette solution, de nature politique, rendue nécessaire par les difficultés politiques, juridiques et financières auxquelles l’UMP fait face, a fait l’objet d’un large consensus au cours de cette réunion, et nous l’avons tous trois acceptée », écrivent les trois anciens Premiers ministres samedi dans un communiqué commun.   »Il nous paraît clair qu’elle devra être validée par un vote formel au cours d’un nouveau bureau politique statutaire avant le 15 juin », ajoutent-ils. « Dans cette attente, nous nous interdisons de prendre quelque décision que ce soit », affirment-ils.

Car la menace sous-jacente est la suivante : rendre invalide la démission de Jean-François Copé, après les révélations en cascade sur les fausses factures faites à Bygmalion. En clair, un certain nombre de membres du bureau politique de l’UMP ont envoyé un document écrit dans lequel ils pointent les nombreuses irrégularités et les violations des statuts du parti.

Premier violation : le non-respect de l’agenda du jour, « qui ne peut être modifié ». Or, comme le note Le Lab, le 27 mai dernier figurait dans l’ordre du jour un bilan des élections européennes et la remise d’un rapport sur la « situation financière et comptable de l’UMP : diagnostic et propositions ».  Le bureau politique n’a discuté que de l’avenir de Jean-François Copé, aboutissant ainsi à sa démission forcée.

Deuxième violation : l’absence de vote. Selon l’article 23-4 des statuts de l’UMP, « le bureau politique délibère à la majorité des suffrages exprimés ». Or, il n’y eût pas de vote mardi dernier.

Troisième violation : la succession de Jean-François Copé. Selon les statuts, le successeur de Jean-François Copé n’est autre que Luc Chatel. Vice-président délégué du parti, c’est lui qui, « en cas d’empêchement du Président de l’Union », doit prendre le poste. L’article 24-5 des statuts précise « qu’il en est de même en cas de vacances de la présidence de l’Union jusqu’à l’élection d’un nouveau Président. »

Autre problème pour le triumvirat : il leur est impossible de modifier les statuts pour légitimer leur nomination. En effet, le changement de règle est strictement encadré par… ces mêmes statuts. « Les présents statuts et la Charte des Valeurs de l’Union qui constitue le préambule des présents statuts ne peuvent être révisés que par le Congrès à la majorité absolue des suffrages exprimés », édicte l’article 56-1 repris par Le Lab. Aucun changement n’est donc possible avant le Congrès de l’automne prochain même si comme l’indique Le Lab une « explication pourrait intervenir mardi 3 juin, lors du prochain bureau politique du parti ». Ce que confirme Jean-Pierre Raffarin dans un tweet.

 
http://www.bfmtv.com/politique/ump-sarkozystes-jugent-triumvirat-fillon-raffarin-juppe-illegitime-785245.html

UMP: les sarkozystes jugent le triumvirat Fillon/Raffarin/Juppé illégitime


Les deux proches de Nicolas Sarkozy ont mis en cause la légitimité de cette nouvelle direction au regard des statuts de l’UMP.


C.P. avec AFP
Le 01/06/2014 à 14:33
Mis à jour le 01/06/2014 à 17:29
 
A l'UMP, plusieurs personnes dans le camp sarkozyste jugent illégitime le triumvirat qui va remplacer Jean-François Copé. (Thomas Samson - AFP)
A l’UMP, plusieurs personnes dans le camp sarkozyste jugent illégitime le triumvirat qui va remplacer Jean-François Copé. (Thomas Samson – AFP)

Les attaques se sont multipliées ce week-end contre la nomination mardi du triumvirat Fillon/Raffarin/Juppé à la tête de l’UMP, jugée par certains illégitime au regard des statuts de l’UMP.

Les anciens ministres Nadine Morano et Claude Guéant, deux proches de Nicolas Sarkozy sont montés au créneau dimanche, alors que Laurent Wauquiez a appellé ses collègues de l’UMP à ne pas « rajouter des divisions aux divisions ».

Guéant: une « auto-désignation irrégulière »


L’ancien ministre UMP de l’Intérieur Claude Guéant a qualifié dimanche sur Itélé et Europe 1, avec Le Monde, d’ »irrégulière » « l’auto-désignation » de la troïka Fillon, Juppé, Raffarin à la tête de l’UMP en remplacement de Jean-François Copé.

La troïka « a la légitimité de ce qu’ils ont marqué le mouvement par les fonctions qu’ils ont exercées. Mais sur un plan juridique, cette auto-désignation n’a rien à voir avec les statuts ». Cette nouvelle gouvernance est « irrégulière au regard des statuts de l’UMP », a répété Claude Guéant. Pour lui, il faut donc « un chef incontesté, complètement légitime » et que l’UMP « se mette en état de faire tout son travail ». Il a proposé la constitution d’un « shadow cabinet » à l’UMP « comme au Royaume-Uni ».

Nicolas Sarkozy doit-il être candidat à la présidence de l’UMP, comme certains de ses proches semblent déjà l’envisager ? « Je suis partagé. Si je pense à l’éventuel destin présidentiel que pour ma part je souhaite, ce n’est pas forcément un avantage. Mais il y a un sujet important: recréer une opposition crédible, et je vois mal qui d’autre que lui peut être ce chef », a dit Claude Guéant.

Morano: « aucune légitimité »


Nadine Morano, déléguée générale chargée des élections à l’UMP, estime que le triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin « n’a aucune légitimité », dans un entretien au Parisien-Dimanche.

« Je ne peux cautionner la sortie de crise qui s’est dessinée, tout simplement parce qu’elle n’est en rien conforme à nos statuts », affirme au journal, Nadine Morano. « Après la crise de l’élection interne de novembre 2012, nous nous sommes dotés de nouveaux statuts. J’observe que ceux qui les réclamaient avec vigueur les bafouent aujourd’hui. Je ne peux accepter cette situation qui nous met dans l’illégalité. »

Pour Nadine Morano, « c’est le vice-président, Luc Chatel, qui doit assurer l’intérim jusqu’au congrès. C’est la seule voie juridique possible. »

Interrogée sur le fait que le triumvirat pourrait chercher à contrer un éventuel retour de Nicolas Sarkozy, l’ancienne ministre se montre catégorique : « si Nicolas Sarkozy souhaite revenir, rien ne le bloquera! »

Wauquiez: ne pas « rajouter des divisions aux divisions »


L’ancien ministre Laurent Wauquiez a demandé dimanche sur France 3 à ses collègues de ne pas « rajouter des divisions aux divisions ».

« Cette direction provisoire permet au moins de ramener un peu de sérénité, un peu de calme, elle est juste provisoire », a affirmé Laurent Wauquiez au sujet de ce trio d’anciens Premiers ministres qui va remplacer à la tête de l’UMP Jean-François Copé, qui a annoncé mardi sa démission, celle-ci étant effective le 15 juin.

« Ce sont trois personnes qui essaient de remettre un tout petit peu de sérénité. Si jamais pendant quelques mois ça peut stabiliser les choses… », a insisté le député de la Haute-Loire.