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vendredi 23 janvier 2026

Athéisme militant, fact-checking, zététique et François Vérove

L'athéisme militant est une des grosses activités des "sceptiques" ou "zététiciens" de la bande des Jean-Marc-Donnadieu, Patrice Seray, Francine Cordier et Thomas C. Durand avec qui les trois premiers ont créé la chaîne Youtube "La Tronche en biais" en 2014.

Si le premier est décédé le 5 janvier 2024 à Montpellier après avoir quasiment cessé toute activité sur Internet à partir de fin août 2021 pour cause d'AVC subit et dévastateur, la toile conserve toujours la trace de cette activité et de ses amitiés ou complicités, notamment sur Facebook : 

https://www.facebook.com/jeanmarc.donnadieu/?locale=fr_FR

 


 

Egalement, elle est toujours présente sur ce blog qui la met en évidence en dénonçant tous les mensonges, les inventions délirantes et manipulations de ses principaux activistes sur plusieurs de leurs sujets de prédilection, comme le harcèlement moral en entreprise ou la pédophilie, dont les victimes ne seraient toujours que des malades mentaux délirants, des paranoïaques, des menteurs, des mythomanes ou des "complotistes", assertions totalement fausses qui permettent aux "zététiciens" de justifier un véritable acharnement à mort contre diverses sommités des sciences et techniques ou plus simplement contre les témoins gênants des crimes et délits que les militants de l'extrême-gauche dont ils font aussi partie commettent depuis des lustres sur ordre de leurs gourous, telle la folle de Brest Josette Brenterch. Ou contre leurs victimes de crimes pédophiles ou autres.

Bien évidemment, ces gens dans l'ensemble très peu instruits ne font jamais preuve d'aucun esprit critique à l'égard de ces criminels, des ordres qu'ils en reçoivent et de toutes leurs inventions délirantes à propos de leurs cibles, généralement des personnes très rationnelles, des matheux, des ingénieurs, des scientifiques. Ils agissent tous comme des mercenaires au service de leurs gourous.

Se positionnant comme antimilitaristes ne s'attaquant pas directement aux armées mais seulement à quelques représentants choisis de leurs activités, comme en ce qui me concerne, et comme le faisaient déjà les terroristes d'Action Directe dans les années 1980, ils se présentent aussi comme des anticléricaux forcenés, tout en s'affichant libertaires et pour certains d'entre eux, adeptes d'échangisme, de pratiques sexuelles de groupe ou sado-masochistes comme le BDSM, qu'affectionnent tous les membres de la bande du cybercriminel et terroriste "islamigré" Pascal Edouard Cyprien Luraghi, dont le "zététicien" Jean-Marc Donnadieu, autorité reconnue de toute la sphère soi-disant "sceptique".

Pour preuves de l'athéisme militant des "zététiciens", voici deux gros podcats de La Tronche en biais affirmant l'inexistence de Dieu :

https://www.youtube.com/watch?v=YyPKFnl4LOA&list=PLceYkF8JBqYSZdTRWZOGsW6LRUOSAWw7Z

https://www.youtube.com/watch?v=SJhjz3I0uiQ&list=PLceYkF8JBqYRSRpisUIQnZ95lMXnadcw0

Or, figurez-vous que le criminel François Vérove dit "le grêlé", violeur et meurtrier particulièrement sadique de femmes, d'enfants et même de plusieurs hommes, connu pour ligoter ses victimes, mais aussi comme libertaire ayant fréquenté des clubs échangistes, s'est distingué comme activiste de l'athéisme militant à partir de 2017 :

https://legrele.wordpress.com/francois-verove-son-parcours/

A partir de 2017, François Vérove, devenu un internaute averti depuis plusieurs années, se découvre un nouveau cheval de bataille : l’athéisme militant. Il lance sur le réseau social Facebook un groupe intitulé « Les athées de France » dont l’objectif est de dénoncer « l’imposture des religions ». Il administre et modère sa communauté avec sérieux, s’investissant personnellement sur une thématique bien particulière : la lutte contre les violences physiques, psychologiques et sexuelles commises au sein des institutions catholiques, sous couvert de l’Église. Excellent communiquant, toujours ouvert à la discussion et s’étant bâti un argumentaire solide, il réussit à fédérer autour de sa personne. A tel point qu’au moment de sa disparition, en septembre 2021, avec plus de 11.000 membres, son groupe est devenu « le premier groupe francophone d’athées militants ». Ainsi François Vérove, malgré son passé criminel, ne se cache absolument pas et mène même une vie sociale bien remplie. A tel point qu’au cours de l’année 2019, il s’inscrit et participe à l’émission « Tout le monde veut prendre sa place » animée par Nagui et diffusée sur France 2, le 13 mai de la même année. Il ne brille guère lors de ce passage, mais très clairement, ne craint pas d’être reconnu par ses victimes toujours en vie.

Cette passion soudaine est d'autant plus étrange que son parcours de vie désormais assez bien connu ne fait ressortir aucun problème particulier avec des institutions catholiques.

En revanche, celui du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi si, et il en parle assez souvent comme à nouveau ce 22 janvier 2026 sur Bluesky, c'est sa mère qu'il présentait comme pire que Folcoche lorsqu'il sévissait sur Rue89 qui aurait elle-même, au préalable, vécu l'Enfer au Bon Pasteur de 1938 à 1946, à Strasbourg :

 


 

En outre, de manière assez curieuse, l'activité quasi continue et très soutenue de ce cyberharceleur et toute sa bande sur Rue89 à partir de 2008 a précisément définitivement cessé en début d'année 2017 avec la fin du système de commentaires de Rue89 qui la supportait depuis ses débuts, laissant bien désoeuvrés tous ses membres, dont certains allaient poursuivre leurs cyberharcèlements sur le site de Marianne, d'autres sur Twitter ou Facebook ou ailleurs. François Vérove en aurait-il fait partie ? Je le pressens depuis déjà longtemps, comme déjà dit à plusieurs reprises depuis son suicide en 2021.

Rappelons donc que le policier François Vérove avait quitté la région parisienne pour les Bouches-du-Rhône en 2001 et avait été muté à la Compagnie Motocycliste de l’Hérault (34) basée à Montpellier en mars 2010. Ne pouvant plus monter à moto à la suite d'un grave accident sur le trajet entre son travail et son domicile le 24 juin 2011, il avait été affecté à sa reprise en 2012 au commissariat de Montpellier où il se retrouvait à nouveau derrière un bureau à traiter du judiciaire, comme il l'avait déjà fait de 1999 à 2010, et notamment des affaires concernant des mineurs. En 2016, il avait quitté Prades-le-Lez au nord de Montpellier où il vivait depuis 2010 et avait été élu conseiller municipal en 2014 pour s'installer à La Grande-Motte, où il résidait toujours en 2021 après avoir bénéficié d’une retraite anticipée de la Police Nationale en 2019, à l’âge de 57 ans.

Un des militants sous son emprise à partir de 2017 en parle très intelligemment ici : 

https://lerationaliste.canalblog.com/archives/2022/09/29/39648399.html

Extraits :

 

Reconnaître l’emprise de cet homme s’ajoute à ses crimes. Il agissait au sein d’un collectif pour contrefaire ses agissements passés. J’ignore s’il était vraiment athée ou non, c’est un sujet sur lequel il est parfaitement sain de s’abstenir. Mais pour moi, c’est une dérive sadienne. Le marquis, Michel Onfray l’a parfaitement démontré, n’était pas divin. Sade était un violeur et probablement un meurtrier.4

Le criminel contemporain a utilisé les mêmes techniques que celles des gourous. Il sélectionnait les posts, en tant que principal administrateur du groupe pour justifier l’athéisme sadique.

L’athéisme sadien a toujours été une pensée que je combats au sein de l’athéisme. C’est celui qui permet de dire que « Si dieu n’existe pas, tout est permis ».

 

Et voilà l'article de Marianne sur ce sujet, publié peu de temps avant l'identification du grêlé, et indiquant comment ces militants faisaient du "fact-checking" ou s'amusaient à "débunker" à la manière des malades mentaux Jean-Marc Donnadieu, Patrice Seray, Pascal Edouard Cyprien Luraghi et autres "zététiciens" et "déconnologues" les victimes de harcèlement moral en entreprise (depuis, ils seraient devenus quasiment inexistants ou se seraient pour beaucoup tournés vers l'Islam, une religion plébiscitée par quantité de pervers sadiques pour sa tolérance sur les questions de moeurs : polygamie, pédophilie, fouet, lapidation, etc...) :

 

 

https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/sur-twitter-ces-athees-militants-veulent-fact-checker-les-croyants

Sur Twitter, ces athées militants veulent "fact-checker" les croyants

 

Athéologie

 
Par Jean-Loup Adenor

Publié le


Ces dernières années, les défenseurs de l'athéisme se sont faits plus visibles sur les réseaux sociaux. Sur Twitter ou YouTube, ils traquent les prêcheurs numériques et leur opposent une pensée qu'ils veulent rationnelle. Au risque de se faire taxer de racisme.

Faut-il fact-checker le Coran ? Sur les réseaux sociaux, des comptes anonymes ont fleuri ces dernières années dans le même objectif : « debunker » les discours religieux et les textes sacrés, tout en promouvant un athéisme militant. « On est un petit groupe d'athées militants, quelques dizaines tout au plus, mais le fait d'exposer continuellement la religion fait que nos publications prennent de l'importance et de la visibilité sur les réseaux sociaux », explique Penseur Sauvage, 5 000 abonnés sur Twitter, à Marianne.

« Il y a pas mal de comptes qu'on croise régulièrement sur les discussions religieuses. On se suit mais je ne dirais pas qu'on est structurés. Ce qui nous rassemble c'est la lutte contre les effets néfastes des religions. Après, on a différentes approches : certains utopistes comme moi aimeraient une disparition totale des religions, d'autres plus réalistes préfèrent épargner les croyants 'modérés' et ne lutter que contre les extrémismes », explique Eve_TheFirst, l'une des dernières venues dans la communauté.

Fact-checker les croyances

Tous traquent le prosélytisme sur les réseaux sociaux, tentant de mettre en avant les contradictions des dogmes religieux. Un « sacerdoce », nous font-ils remarquer avec humour. À cette fin, ils se livrent également à des analyses de texte nourries d'une culture théologique qui, ils l'assurent, fait parfois défaut à leurs contradicteurs. « On confronte la conscience du croyant avec les règles de sa religion. L'objectif, c'est de lui faire comprendre que celles-ci sont néfastes et injustes. De leur faire prendre conscience du fossé qu'il y a entre ce que souhaite le croyant et ce qu'impose sa religion, car ça peut vraiment l'aider à comprendre que la religion n'est pas divine, mais purement humaine » estime L'Hérétique, l'un des comptes les plus suivis de Twitter avec ses 20 000 abonnés.

Cible par excellence de leur argumentation : la question de l'existence de Dieu. « À partir du moment où on suppose que Dieu existe, qu'il est réel, ça relève automatiquement de la science. C'est là que le fact-checking s'impose », abonde Penseur Sauvage. Parmi les outils prisés par ces militants, il y a celui de confronter une morale (par exemple l'amour du prochain) à des commandements sacrés violents (comme l'exclusion des homosexuels, ou l'infériorité de la femme). Ils s'emploient également à expliquer la théorie de l'évolution, qui leur permet de questionner le créationnisme de certains milieux musulmans et évangéliques. Quant au ton, là où certains se cantonnent à une certaine sobriété, d'autres n'hésitent pas à donner dans la provocation.

« Débunker les miracles divers et variés invoqués par les croyants n'est pas forcément suffisant mais a un impact », nous explique L'Hérétique. Principal intérêt de la méthode, ne pas laisser la propagande religieuse sans contre-discours. « D'autant que ces débunkages vont régulièrement être repris par des croyants qui ne veulent pas qu'on décrédibilise leurs religions et qui vont donc relayer nos tweets. Quand un croyant fait un thread sur les 'miracles scientifiques du Coran' et que d'autres musulmans reprennent notre argumentaire pour lui expliquer que ce n'est pas crédible, alors on a bien travaillé. » Une autre méthode plus douce consiste à ne jamais rien affirmer et à se contenter de poser des questions, « avec l'objectif qu'ils prennent conscience eux-mêmes de la faiblesse ou des incohérences de leur raisonnement », assure l'Hérétique.

Pour Un irréductible athée, qui produit des vidéos pédagogiques pour sa chaîne YouTube, ces techniques n'ont rien d'inédit et se fondent sur les deux axes classiques de la critique athée des religions : l'aspect logique et moral. « Même si les religions étaient exactes d'un point de vue scientifique, tu pourrais les attaquer sur le plan moral. Aujourd'hui, c'est déjà plié sur le plan scientifique. Malheureusement, il y a une vague d’irrationalité qui parcourt la planète », regrette-t-il.

Des motivations diverses qui convergent en 2015

Avant d'arriver au militantisme, ces athées ont eu des parcours divers et des rapports variés au fait religieux. Certains, comme L'Hérétique, ont dû batailler pour s'affirmer en tant qu'athées. « Je viens d'une famille de chrétiens fondamentalistes. Je suis devenu athée à 15 ans et ça s'est très mal passé quand je l'ai annoncé. Il y a eu des coups, des brimades incessantes, mais aussi des débats avec mes proches. Avant d'être athée militant sur Twitter, j'ai d'abord été l'athée militant de ma famille. J'ai tenté de convaincre mes parents, pour briser le cycle de la violence, mais j'ai échoué. »

D'autres s'y sont employés par opposition au dogme religieux, comme L'Incroyant, militant athée et homosexuel qui a très tôt ressenti le besoin de dénoncer l'homophobie religieuse. D'autres encore sont arrivés à l'athéisme militant par un parcours essentiellement intellectuel. C'est le cas de Penseur Sauvage, qui en est arrivé à parler de religion pour contester leur mainmise sur les questions morales : « Je publiais essentiellement sur des sujets liés à philosophie ou à la politique, principalement articulés autour de l'épistémologie et les questions éthiques. Ma spécialité, c'est l'éthique animale, ce qui empiète forcément sur la question de la religion puisqu'elles cherchent systématiquement à s'attribuer le monopole des considérations morales. »

Une date importante marque néanmoins l'essor de ce militantisme virtuel : l'année 2015. C'est notamment là qu'Un irréductible athée rejoint des associations de défense de la laïcité. « Mon implication a vraiment commencé après Charlie. Je dirais aussi que le Bataclan a sans doute contribué à nous faire prendre la parole. » Même explication pour L'Incroyant, dont la communauté rassemble aujourd'hui plus de 5 000 abonnés : « Les athées et les anticléricaux se sentaient intouchables en France, le pays de la Révolution et de la laïcité. Il y a eu le réveil de la Manif pour Tous d'abord, les croyants se sont souvenus qu’ils pouvaient peser dans le débat politique et la droite y a vu une manne électorale. Ensuite, il y a eu la bascule de Charlie Hebdo. Charlie, c'était Cabu, une partie de notre enfance, mais surtout une incarnation d'un athéisme irrévérencieux à la française et d'un anticléricalisme féroce. » La plupart des militants interrogés confirment que cette année-là leur a fait l'effet d'une bombe, entre colère et inquiétude. Depuis, ils ont gardé l'impression d'un recul de la liberté de conscience en France et de la progression de la pensée religieuse.

L'essor du prosélytisme en ligne

Ces dernières années, la parole religieuse s'est aussi étendue sur les réseaux sociaux. On ne compte plus aujourd'hui les pasteurs évangéliques qui diffusent leurs enseignements sur YouTube ou les imams qui prêchent sur TikTok. En 2013, le Vatican créait une batterie de comptes sur Twitter pour y atteindre les catholiques de tous les pays. Un phénomène qui inquiète et mobilise davantage les athées militants. Un Irréductible athée regrette que la jeunesse ne soit pas armée face au fait religieux. « L'école ne fait pas la différence entre croyance et savoir : on leur apprend l'évolution, mais on respecte la croyance selon laquelle Dieu a créé le monde et l'Homme, estime-t-il. Les gamins ne savent plus lire, compter, argumenter. Ils ne connaissent pas l'histoire, ni en général, ni celle de la France. Comment tu veux qu'ils aient le bagage pour émettre une critique rationnelle de la religion ? L'école devrait faire son boulot. »

On peut sincèrement douter de l'impact réel de ces méthodes, tant les réseaux sociaux cantonnent les internautes à leurs opinions propres. Pourtant, ces militants nous assurent qu'ils parviennent parfois à faire changer d'avis leurs contradicteurs. « Je me souviens d'une discussion avec un musulman fondamentaliste. Il y a quelques années, on a échangé par messages privés et on a discuté très longuement. Il m'a dit qu'il avait des doutes. On a passé plusieurs soirées à en discuter. Très rapidement il a tout laissé tombé. Aujourd'hui il se considère comme humaniste », nous raconte Hérétique. Eve_TheFirst regrette pour sa part que certains croyants balaient les critiques en jouant « leur carte joker : l'interprétation des textes. Les chances de convaincre un croyant avec qui on discute sont vraiment très minces. ».

Accusés de racisme

Parmi la foule de leurs détracteurs, une accusation revient régulièrement : celle du racisme. « Beaucoup nous accusent d'être d'extrême droite, de se cacher derrière l'athéisme pour attaquer particulièrement la religion musulmane. Je crois que nos opinions sont toutes très variées. Après tout, il y a autant d'athéismes que d'athées et autant d'opinions politiques », explique L'Incroyant. Il faut admettre que parmi les comptes qui relaient ces fact-checking religieux, les petits drapeaux français chers à l'extrême droite numérique reviennent régulièrement. « Il y a parfois quelques comptes qui jouent la carte de l'athéisme alors qu'en réalité, ils sont simplement racistes. Ces gens-là ne restent pas longtemps car ça se voit. Personnellement, je me considère de gauche. Et je suis aussi en colère car la gauche d'aujourd'hui a abandonné le combat qui historiquement est le sien : contre le cléricalisme et pour les Lumières. » Un sentiment de « trahison » partagé par Un Irréductible athée : « La laïcité, ce n’est pas la coexistence avec les religions. Ce n’est pas une négociation avec les cultes. La laïcité, c’est le divorce entre l'État et les religions. Contrairement à ce que raconte l'observatoire de la laïcité la laïcité n'est pas un cadre juridique, mais un cadre culturel. »

Cet affrontement entre croyants et athées est-il appelé à prendre plus d'importance sur les réseaux sociaux ? Une récente étude de l'Ifop a montré que les adolescents plébiscitent de plus en plus une laïcité à l'américaine, réduite au principe de neutralité de l’État tout en étant associée à une grande tolérance à l’égard des manifestations de religiosité dans l’espace scolaire. Les militants interrogés nous expliquent pour leur part sentir « un frémissement » dans l'intérêt que portent les Français et plus particulièrement les jeunes, à la critique des religions. « Aujourd'hui, de plus en plus de Français comprennent que notre modèle de laïcité subit des attaques de tous bords. Nous sommes plus de 60 % de la population à ne pas nous reconnaître dans un culte, dont 30 % à nous considérer comme agnostiques ou libres penseurs. C'est normal, vue la place de la religion dans le débat public et dans la société, qu'il y ait un phénomène de ras-le-bol », analyse un Irréductible athée.

À LIRE AUSSI : Chronique intempestive : la laïcité réexpliquée aux responsables religieux

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ath%C3%A9isme_militant

Athéisme militant

Symbole athée créé en 2007.

L'athéisme militant est un terme désignant un athéisme activement hostile au théisme, au déisme et aux religions. Le militant athée se donne pour objectif de répandre l'athéisme au détriment des religions qu'il juge pernicieuses. Il peut aussi lutter contre la croyance en Dieu plus abstraite des déistes tout comme dans la culture populaire laïque, tout en cherchant aussi à faire pencher de son côté l'indécision des agnostiques. Cependant, la priorité des militants athées demeure contre les religions institutionnalisées.

L'athéisme militant se rapproche par beaucoup de l'antithéisme et de l'antireligion.

Ce militantisme peut être individuel, collectif, ou s'établir à l'échelle d'un pays, comme la déchristianisation lors de la Révolution française ou la politique anti-religieuse en Union soviétique, qui fit une doctrine politique de l'athéisme en l'érigeant au rang d'athéisme d'État.

Le terme athéisme militant a été utilisé pour la première fois en 1882, pour désigner des penseurs politiques, et s'applique aujourd'hui plus généralement à des associations antireligieuses, à des hommes politiques, à des penseurs tels que Christopher Hitchens et Michel Onfray ou à des scientifiques engagés comme Richard Dawkins et Paul Zachary Myers, qui défendent ensemble un néo-athéisme, plus revendicatif face aux religions.

Les parodies de religion peuvent s'inscrire dans ce cadre puisqu'elles consistent à railler les religions établies, en imitant les préceptes irrationnels de ces dernières à l'aide d'affirmations farfelues à visée comique.

Concept

Le philosophe et journaliste britannique Julian Baggini décrit, dans son livre Athéisme de l'Oxford University Press, que l'athéisme militant est caractérisé par une hostilité à l'égard de la religion, et précise que cette hostilité « nécessite plus qu'un avis négatif marqué à l'égard de la religion ; elle requiert un sentiment proche de la haine et se caractérise par une volonté d'effacer toute forme de croyance religieuse[1] ». Toujours selon Baggani, les athées militants « avancent des propos que les athées modérés ne tiennent pas. Premièrement, le fait que la religion puisse être démontrée comme fausse ou comme un non-sens, et deuxièmement qu'elle est parfois ou toujours nuisible[1] ». Cette attitude peut mener les plus zélotes à un athéisme de type soviétique, caractérisé par la volonté de contrer la religion « par l'oppression et en établissant un athéisme d'État[2] ».

D'autres définitions de philosophes et théologiens se rapprochent de la définition de Baggani. Ainsi, le théologien Karl Rahner voit l'athéisme militant comme une doctrine que l'activiste veut propager pour le bonheur de l'humanité. Cette forme d'athéisme combat toutes les religions en tant qu'aberrations nuisibles. Kerry S. Walters affirme que l'athéisme militant diffère de l'athéisme modéré sur le fait qu'il juge la croyance en l'existence de Dieu pernicieuse[3].

Critiques

Selon le journaliste et pasteur presbytérien américain Chris Hedges, l'athéisme militant tendrait à réduire le christianisme des grandes religions catholique et protestantes au fondamentalisme chrétien, de manière à provoquer la confusion entre l'étroitesse d'esprit du fondamentalisme et les doctrines traditionnelles [4],[5].

Bibliographie

Notes et références

  1. Baggini 2009
  2. Baggini 2009, p. 131
  3. (en) Kerry S. Walters, Atheism, Continuum International Publishing Group, (lire en ligne [archive])
  4. Simon Watson, « Richard Dawkins' The God Delusion and Atheist Fundamentalism », Anthropoetics XV, 2 Printemps 2010, http://www.anthropoetics.ucla.edu/ap1502/1502Watson.htm [archive]
  5. Chris Hedges, America's New Fundamentalists, When Atheism Becomes Religion, Free Press, 2008

Articles connexes

Liens externes

 

 

Espagne : troisième accident ferroviaire en cinq jours...

En revanche, aucune nouvelle revendication discrète sur ce blog juste avant, c'est au contraire le calme plat, mais à ce stade, il n'est peut-être plus nécessaire de m'envoyer des avertissements, tout le monde a compris ce qui se passe, c'est l'insurrection qui vient... d'ailleurs, en Espagne, désormais, le train fait peur...


 


 


 

 

Lire ou relire :

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https://satanistique.blogspot.com/2025/12/11-decembre-2025-encore-un-attentat.html

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https://satanistique.blogspot.com/2026/01/catastrophe-ferroviaire-en-espagne-un.html

https://satanistique.blogspot.com/2026/01/nouvel-accident-ferroviaire-en-espagne.html

https://satanistique.blogspot.com/2026/01/accident-ferroviaire-de-dimanche-en.html

https://satanistique.blogspot.com/2026/01/incendie-de-crans-montana-un-accident.html

 

 

https://www.franceinfo.fr/monde/espagne/nouvel-accident-ferroviaire-en-espagne-une-collision-entre-un-train-de-banlieue-et-une-grue-fait-plusieurs-blesses-legers_7758341.html

Nouvel accident ferroviaire en Espagne, une collision entre un train de banlieue et une grue fait plusieurs blessés légers

Cet accident survient quatre jours après la collision entre deux trains qui a fait au moins 43 morts en Andalousie. Mardi, un autre accident en Catalogne avait fait un mort.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1min 
 
Des trains de la Renfe en gare de Valence (Espagne), le 8 février 2023. (JC MILHET / HANS LUCAS / AFP)
Des trains de la Renfe en gare de Valence (Espagne), le 8 février 2023. (JC MILHET / HANS LUCAS / AFP)

 

Un train de banlieue a percuté une grue, jeudi 22 janvier, à la mi-journée, près de Carthagène, dans le sud-est de l'Espagne. Plusieurs personnes sont légèrement blessées, a annoncé à l'AFP la compagnie nationale ferroviaire Renfe. "Une grue extérieure, qui n'est pas à nous, a cogné le train", a expliqué une porte-parole de la Renfe, précisant que le train n'avait pas déraillé.

Cet accident survient alors que la sécurité du système ferroviaire espagnol est sur la sellette. Dimanche, la collision entre deux trains après un déraillement a fait au moins 43 morts en Andalousie. Deux jours plus tard, un train de banlieue avait percuté un pan de mur effondré en Catalogne, faisant un mort.

Le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, Adif, a ensuite annoncé que le trafic avait repris, environ une heure et demie après l'accident. Contactés par l'AFP, les services de secours de la région ont confirmé avoir été contactés à 12h04 pour un accident survenu dans la localité d'Alumbres qui a fait "plusieurs blessés légers", sans pouvoir donner leur nombre exact.

Sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on peut apercevoir une rame de train composée d'un seul wagon blanc arrêtée en pleine voie, tandis que les pompiers et la police s'affairent tout autour, dans une zone en pleine nature. Ce train de banlieue appartient au réseau des Feve, acronyme pour Trains de voies ferrées étroites.

 

https://www.courrierinternational.com/article/transports-trois-accidents-en-quatre-jours-en-espagne-desormais-le-train-fait-peur_239705

Trois accidents en cinq jours : en Espagne, “le train fait peur”

Après la collision tragique de deux trains à haute vitesse le 18 janvier, qui a causé la mort de 45 personnes, deux autres accidents ferroviaires ont eu lieu en Espagne les 20 et 22 janvier. De quoi soulever l’indignation de la presse et de l’opposition, qui exigent des réponses.

Images du train à Gelida, en Espagne, le 21 janvier 2026, un jour après l’accident.
Images du train à Gelida, en Espagne, le 21 janvier 2026, un jour après l’accident. PHOTO JOAN VALLS/URBANANDSPORT/NURPHOTO/AFP

 

Visiblement touché par les accidents à répétition qui ont endeuillé l’Espagne, le directeur adjoint du quotidien ABC, Agustín Pery, livre à ses lecteurs un texte plein d’émotion.

“J’appartiens à une génération qui, au moment où les moteurs de l’avion démarraient, faisait le signe de croix. À une génération dont les mères serraient très fort la main de leurs petits tout le temps que durait l’accélération monstre du décollage et dont les pères derrière le sourire de façade tremblaient de terreur. À cette génération de voyageurs qui applaudissaient à tout rompre chaque fois que la créature de métal parvenait à regagner le tarmac. Prendre l’avion était un acte de foi, de bravoure presque. Dans les trains, cette génération, toujours la même, la mienne, embarquait dans un état de certitude sans comparaison. On descendait d’un train en ayant fini son livre, fait sa sieste. Le train, c’était du temps, des paysages, une routine. Le train c’était la tranquillité. Mais ça, c’était avant. C’était il y a longtemps.” Le temps où, lit-on dans le titre de l’article, “le train ne faisait pas peur”.

Si, à grand renfort de souvenirs mélancoliques, Agustín Pery critique le train comme moyen de transport, c’est que trois accidents ferroviaires ont eu lieu au cours des derniers jours dans son pays. Le premier a eu lieu le 18 janvier, lorsque deux trains à grande vitesse sont entrés en collision à la hauteur de la localité d’Adamuz, près de Cordoue, causant la mort de 45 personnes, selon le dernier bilan.

Deux jours plus tard, le 20 janvier, un autre accident s’est produit à Gelida, en Catalogne cette fois, où le déraillement d’un train a causé la mort du conducteur et fait 30 blessés. Enfin, ce 22 janvier, un train de banlieue a percuté une grue, près de Carthagène, dans le sud-est de l’Espagne, faisant plusieurs blessés légers.

“Des travaux ferroviaires bâclés”

Avant même ce énième drame, mercredi 21 janvier, le principal syndicat espagnol des conducteurs de train avait appelé à une grève nationale afin d’exiger des garanties de sécurité pour la profession. La preuve d’une crise devenue rapidement politique, car comme le dit Agustín Pery dans les colonnes d’ABC, quotidien conservateur, en s’adressant directement au ministre des Transports : “Cela fait des années que nous subissons des travaux ferroviaires bâclés, de l’abandon, des rafistolages mal faits et des promesses à vitesse réduite.”

Forcément, celui qui risque de subir les foudres de cette situation est le Premier ministre, Pedro Sánchez (socialiste). De fait, rapporte un autre quotidien de droite, La Razón, “le Parti populaire a déposé aujourd’hui une série d’initiatives au Congrès, parmi lesquels la plus importante : la demande à Pedro Sánchez de comparaître d’urgence devant une session plénière extraordinaire”.

En attendant, souligne El País, le ministre des Transports, Óscar Puente, a admis mercredi 21 janvier lors d’une conférence de presse “la ‘très forte possibilité’ que la cause de l’accident ferroviaire qui a coûté la vie à 45 personnes à Adamuz soit due à un défaut de la voie ferrée, en raison des ‘morsures’ [marques] détectées sur les systèmes de roulement du train Iryo accidenté, ainsi que sur d’autres trains qui ont circulé auparavant sur ce même tronçon”.

Néanmoins, à ce stade, aucune autre hypothèse n’est écartée à l’exception de l’erreur humaine, a souligné Óscar Puente. Lors de son intervention, conclut le média progressiste, le ministre socialiste “a tenté de dissocier l’accident tant de l’augmentation du nombre de trajets liée à la libéralisation du secteur que d’un manque d’investissement ou d’entretien”.

  

mercredi 21 janvier 2026

Incendie de Crans-Montana : un "accident" volontaire ?

C'est la question qui se pose naturellement si des enregistrements des caméras de surveillance ont été volontairement supprimés.

Or, à partir du 28 décembre, j'ai bien eu des petits coucous suspects... 378 consultations ce jour-là alors même que j'avais été virée de Google quelques jours plus tôt, puis 257 le 31 décembre et jusqu'à 1740 consultations pour le Nouvel An.

 

 


 

https://www.ladepeche.fr/2026/01/20/incendie-de-crans-montana-pourquoi-lenregistrement-des-cameras-de-surveillance-sest-il-arrete-trois-minutes-avant-le-depart-de-feu-13174001.php

Incendie de Crans-Montana : pourquoi l’enregistrement des caméras de surveillance s’est-il arrêté trois minutes avant le départ de feu ?

 

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l'essentiel Interrogé par les enquêteurs le 1er janvier dernier, Jacques Moretti, ancien propriétaire du bar "Le Constellation" a présenté des captures d’écran du bar quelques minutes seulement avant le départ de feu qui a embrasé l’établissement et fait 40 morts. Ce dernier a affirmé que le système de surveillance s’était "bloqué" au moment du drame.

Les unités qui enquêtent sur le drame de la nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana (Suisse) auraient eu besoin de ces images. Les 14 caméras de surveillance qui ont été installées à l’intérieur du bar "Le Constellation" n’ont pas filmé le départ de feu qui s’est déclaré au sein de l’établissement, rapportent nos confrères de Bild, citant entre autres les dossiers de l’enquête.

À lire aussi : Incendie de Crans-Montana : un proche de Jacques Moretti va payer sa caution à plus de 200 000 euros, la provenance des fonds interroge la justice

Quelques minutes seulement avant le début de l’incendie – qui s’était déclaré dans le sous-sol de l’établissement – tous les systèmes d’enregistrement se sont subitement interrompus. "À ce moment-là, le système s’est bloqué. Je ne peux plus le réinitialiser", aurait indiqué Jacques Moretti, ex-propriétaire du bar, auprès des forces de l’ordre. Celui-ci parle ainsi d’un problème technique.

Des images supprimées volontairement ?

Interrogé le 1er janvier dernier, Jacques Moretti aurait présenté des captures d’écran des enregistrements vidéo, comme le racontent nos confrères de CH-media. Mais ces images montrent le bar à 1h23… trois minutes seulement avant le départ de feu. L’étage supérieur (où se trouvent les principales sorties du bar) semble pratiquement vide.

 

Les images des caméras de surveillance du Constellation.
Les images des caméras de surveillance du Constellation. Capture d'écran TG3

 

Le sous-sol lui, était bondé. Une autre image issue du système de surveillance de l’établissement montre la sortie de secours du bar : celle-ci semble obstruée par un meuble.

 

Les images des caméras de surveillance du Constellation.
Les images des caméras de surveillance du Constellation. Capture d'écran TG3

 

Reste à savoir pourquoi ces images manquent aujourd’hui à l’appel. Nos confrères de chez Bild évoquent la thèse d’une suppression totale potentiellement "volontaire" des images issues du système de surveillance : une information qui n’a pas été communiquée confirmée par les autorités suisses, la police ou les services judiciaires compétents…

Une enquête toujours en cours

La tragédie, survenue dans le bar "Le Constellation" a fait 40 morts, principalement des adolescents et jeunes adultes, et 116 blessés. Une enquête a été ouverte pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence, à l’encontre du couple Moretti. Selon les premiers éléments d’enquête, le départ de feu serait lié à des bougies festives, qui seraient entrées en contact avec une mousse de protection phonique fixée au plafond du sous-sol.

À lire aussi : Incendie de Crans-Montana : comment Jacques et Jessica Moretti tentent d’écarter leur responsabilité dans le drame

Jacques Moretti a été placé en détention provisoire pour trois mois mais il pourrait être libéré moyennant le versement d’une caution d’un montant de 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros). Selon l’avocat de Jacques Moretti, la somme a été réunie grâce à l’intervention d’un proche du couple, qui s’est porté garant auprès des autorités judiciaires suisses.

 

Accident ferroviaire de dimanche en Andalousie : un objet sur la voie ?

Nouveaux indices sur les causes de la catastrophe...

 

Lire ou relire :

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https://www.lindependant.fr/2026/01/21/collision-de-deux-trains-en-espagne-un-indice-crucial-sur-les-causes-de-la-catastrophe-une-piece-dun-wagon-qui-a-deraille-retrouvee-dans-ruisseau-a-13175503.php

Collision de deux trains en Espagne : "Un indice crucial sur les causes de la catastrophe", une pièce d'un wagon qui a déraillé retrouvée dans un ruisseau à 300 m des lieux de l’accident

 

  • Des secouristes travaillant sur le site de la collision de deux trains à grande vitesse près de la ville andalouse d’Adamuz, en Espagne.
    Des secouristes travaillant sur le site de la collision de deux trains à grande vitesse près de la ville andalouse d’Adamuz, en Espagne. XinHua - Meng Dingbo
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Hugo Martin
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L’enquête sur l’accident ferroviaire en Andalousie, qui a causé au moins 43 morts, s’oriente vers une défaillance de la voie. Un bogie détaché, découvert à 275 mètres, pourrait fournir des indices cruciaux quant aux causes de la catastrophe qui restent pour l'heure incertaines.

Le bilan du tragique accident ferroviaire survenu dimanche soir à Adamuz (Andalousie, sud de l’Espagne) entre un train Alvia de la compagnie nationale espagnole Renfe et un train de l’opérateur privé Iryo s’élève désormais à au moins 43 morts. L’enquête se concentre pour l’instant sur la possibilité d’une défaillance de la voie qui pourrait être responsable du déraillement du train Iryo. Mais les enquêteurs n’excluent pas que le déraillement soit aussi dû à l’un des trains à grande vitesse.

Ce mercredi 21 janvier, le New York Times publie justement une photo d’un bogie détaché du train Iryo partiellement immergé dans un cours d’eau près du lieu de l’accident. Ces images, inédites jusqu’alors, "pourraient fournir aux experts un nouvel indice quant aux causes de l’accident", affirme le journal. Cette découverte "pourrait fournir un indice crucial sur les causes de l’accident et sur la question de savoir si des éléments du train lui-même ont contribué à la catastrophe", ajoutent nos confrères américains.

La distance parcourue par le bogie par rapport aux rails pourrait également constituer une information importante, explique dans les colonnes du NYT Andrew Maloney, avocat spécialisé dans les poursuites civiles liées aux accidents de transport. "L’emplacement où les pièces sont retrouvées peut être d’une importance capitale pour reconstituer le déroulement de l’accident", selon Andrew Maloney. Si une pièce est retrouvée loin du lieu de l’accident, "cela pourrait signifier qu’elle en est la cause", pour Andrew Maloney. "Si elle est retrouvée avec le reste de l’épave ou à proximité, cela peut signifier qu’elle s’est détachée après le déraillement et la collision".

Qu’est-ce qu’un bogie ?

Un bogie est un chariot situé sous le train qui permet de relier les essieux aux roues. Il est mobile par rapport au châssis du wagon et destiné à s’orienter convenablement dans les courbes.

Ce bogie aurait été découvert mardi après-midi par Finbarr O’Reilly, photojournaliste du New York Times, dans un ruisseau coulant dans un ravin escarpé à 275 mètres de la voie ferréeSelon le journal, il n’avait pas encore été localisé par les équipes d’enquête sur place. Nos confrères expliquent que la zone n’avait été ni balisée ni bouclée par les enquêteurs. Lorsque le photographe a indiqué l’emplacement de la pièce du train aux policiers présents sur place, "ils ont d’abord déclaré qu’ils le recherchaient, puis qu’ils étaient au courant de son existence, mais qu’ils ne pouvaient faire aucun commentaire sur l’enquête en cours".

L’ADIF, autorité publique qui gère une grande partie du réseau ferroviaire espagnol, a indiqué mardi soir que la pièce avait été localisée par les enquêteurs, sans toutefois préciser la date de sa découverte.

Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a déclaré mercredi que "deux ou trois trains" ayant circulé avant le train Iryo impliqué dans l’accident "présentaient des marques similaires" à celles relevées sur les bogies de ce dernier. La question est de savoir si "un objet se trouvait sur les voies" ou "si c’était la voie elle-même qui commençait à se détériorer", a précisé le ministre. Cependant, il a indiqué qu’aucune conclusion ne pouvait être tirée pour le moment, la cause des marques sur les bogies de l’Iryo étant encore inconnue.

Peu après l’accident, la compagnie Iryo a déclaré que son train impliqué était neuf, "fabriqué en 2022", et qu’il avait subi sa dernière inspection le jeudi 15 janvier​​ dernier, soit quatre jours avant la catastrophe.