Le premier Conseil des ministre postvacances se tient ce mercredi
matin. Pour tourner la page de l’affaire Benalla, le président de la
République entend maintenir le rythme des réformes et mettre l’accent
sur des mesures sociales (pauvreté, santé…) dans un contexte budgétaire
de plus en plus serré.
Il était temps que l’été se termine.
Une période qu’Emmanuel Macron a pris l’habitude de redouter. Quand il
était banquier, il se méfiait de ces semaines de torpeur, où les
attaques spéculatives et les opérations inamicales prennent de court des
marchés assoupis. C’est encore un été, celui de 2017, que le chef de
l’État affronta sa première épreuve comme président, avec la démission
fracassante du chef d’état-major, le général Pierre de Villiers. Et que
dire du cru 2018? Entre l’affaire Benalla, la polémique sur la piscine
de Brégançon et des alertes sur le front économique – inflation qui
repart, croissance moins forte que prévu… -, l’exécutif connaît sa pire
séquence depuis le début du quinquennat.
Comment tourner la page? Comment montrer que le rouleau compresseur
des réformes ne s’est pas grippé? C’est tout l’enjeu du premier Conseil
des ministres postvacances ce mercredi. Dans ce contexte, se tient une
réunion d’arbitrage budgétaire, sur laquelle l’exécutif a amplement
communiqué. L’objectif est clair: montrer que le gouvernement est à la
tâche, comme si de rien n’était.
«Les Français veulent qu’on continue à réformer. Nous allons travailler, sans prendre en compte les piques de nos détracteurs»
Un conseiller de Matignon
«Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier», a
lâché, vendredi, le président lors de l’un de ses derniers bains de
foule, près du fort de Brégançon. Une fermeté primordiale alors que les
oppositions sont requinquées. Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez
vont profiter de leur rentrée politique, cette semaine, pour porter le
fer dans la plaie. «Les Français veulent qu’on continue à réformer,
insiste un conseiller de Matignon. Nous allons travailler dans notre
couloir, sans prendre en compte les piques de nos détracteurs.»
Mais par quelle réforme commencer pour relancer la machine? L’exécutif hésite entre deux gros morceaux: soit le projet de loi Pacte de Bruno Le Maire sur les entreprises, pour revenir à l’ADN du macronisme, celui de la levée des blocages de l’économie française. Soit reprendre l’examen de la réforme institutionnelle,
qui s’est enlisée au Palais Bourbon, sur fond d’obstruction
parlementaire au moment de la polémique sur Alexandre Benalla. Le
gouvernement montrerait qu’il ne cède pas devant la pression. Reporter à
nouveau ce texte serait vu, en revanche, comme un recul. Tel est le
dilemme que l’Élysée veut trancher dans les quinze jours.
Viendra dans la foulée une série d’annonces sociales. «Ce n’est pas
un virage, juste une adaptation», reconnaît un proche du chef de l’État.
Une inflexion censée battre en brèche les critiques sur le président de
«droite», dénoncé par la gauche. Emmanuel Macron préfère toujours les
changements à bas bruit plutôt que les actes de contrition et
l’autocritique.
C’est l’heure de la rentrée pour les politiques
La cloche a sonné pour les
partis politiques qui font cette semaine leur rentrée. Le gouvernement
établit sa feuille de route pour les douze prochains mois alors que les
partis traditionnels organisent leurs universités d’été. Faire oublier
l’a
Courant septembre, seront dévoilés la réforme du système de santé et le fameux «plan pauvreté».
Parallèlement, le premier ministre lancera la renégociation de
l’assurance-chômage, avec les partenaires sociaux. Matignon sera
d’ailleurs à nouveau sollicité pour monter au front. Édouard Philippe
prendra la parole pour clarifier les choix budgétaires du gouvernement,
au moment du séminaire gouvernemental de rentrée, le 31 août. C’est le
retour du premier ministre fusible. Voilà pour les messages adressés à
l’opinion publique.
«L’affaire Benalla a mis en lumière des fragilités déjà
connues au sein de l’Élysée, avec des équipes qui ne s’aiment pas et ne
se parlent pas»
Un parlementaire
Dans la coulisse, une autre partie se joue. «Le chef de l’État va
resserrer les boulons», croit savoir un membre de son premier cercle. À
l’Élysée, une refonte de l’organisation interne est prévue pour la fin
de l’année. Un délai justifié en interne par la nécessité de repenser le
fonctionnement d’une maison forte de 800 personnes. «L’affaire Benalla a
mis en lumière des fragilités déjà connues au sein de l’Élysée, avec
des équipes qui ne s’aiment pas et ne se parlent pas», pointe, de son
côté, un parlementaire en vue de la macronie.
Enfin, le chef de l’État va se démultiplier sur la scène européenne.
Cette fois, il ne s’agit plus d’être sur la défensive. Le président a en
ligne de mire le scrutin des européennes, en mai prochain. La première
élection depuis sa victoire. Un sujet au cœur de son projet. Emmanuel
Macron se rendra au Danemark et en Finlande, fin août, puis au
Luxembourg. «Il va beaucoup s’impliquer dans ce domaine», indique son
entourage. Le président espère fédérer les «progressistes» européens
contre les «populistes». Il doit prochainement rencontrer la chancelière
allemande Angela Merkel.
Côté symboles, le président réfléchit à une prise de parole
(interview ou discours) pour marquer le premier anniversaire de son
allocution solennelle sur l’Europe, prononcée le 21 septembre dernier à
la Sorbonne. Histoire de faire le point sur l’avancement des chantiers
qu’il avait alors appelé de ses vœux. Pour Emmanuel Macron, il est
urgent d’engranger des avancées afin de nourrir le bilan que son camp
défendra dans neuf mois.
Rentrée des ministres : quel programme pour le gouvernement ?
En sortie du premier conseil
des ministres depuis la trêve estivale, le porte-parole du gouvernement
Benjamin Griveaux a détaillé l’agenda politique à attendre.
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LE SCAN POLITIQUE – Après deux semaines de congé, les membres
du gouvernement se sont retrouvés mercredi matin pour le conseil des
ministres. L’occasion pour Emmanuel Macron de motiver ses troupes et de
leur rappeler les grandes lignes pour cette nouvelle année politique.
Fini les vacances.
Emmanuel Macron et le gouvernement se sont retrouvés à l’Élysée
mercredi à l’occasion du conseil des ministres, symbole de la rentrée
politique. En guise d’introduction d’un conseil de plus de trois heures,
le chef de l’État a dressé les perspectives du gouvernement pour les
semaines à venir. «Le président a rappelé que la rentrée du gouvernement
devait s’inscrire dans la cohérence et la continuité de la
transformation qui a été celle engagée depuis un an par notre pays», a
souligné Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil des
ministres.
«De la constance dans les choix politiques et économiques»
«Nous allons donc continuer à déployer la cohérence du projet que les
Français ont choisi. Nous ne devons pas dévier de stratégie mais au
contraire poursuivre son déploiement. Il faut de la constance dans les
choix politiques et économiques, c’est aussi cela qui permet à la France
d’avoir restauré sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires européens,
vis-à-vis de ses partenaires à l’international mais vis-à-vis aussi du
monde économique à la fois en France et à l’étranger, avec des promesses
d’embauches qui n’ont jamais été aussi élevées en France depuis une
dizaine d’années», a poursuivi Benjamin Griveaux.
Le porte-parole du gouvernement est également revenu sur les révélations du Canard Enchaîné qui a épinglé mercredi la ministre de la Culture Françoise Nyssen pour des travaux non déclarés dans les locaux de son ancienne maison d’édition Actes Sud à Paris.
Interrogé sur une éventuelle démission de la ministre, Benjamin
Griveaux a rappelé «la règle fixée dès le départ»: «si un membre du
gouvernement est mis en examen, il doit quitter le gouvernement», en
soulignant bien qu’aucune enquête judiciaire n’avait pour l’instant été
ouverte.
Benjamin Griveaux a également dû s’expliquer au nom du gouvernement sur la libération en avril du djihadiste présumé Oualid B..Le Canard Enchaîné
a révélé mercredi qu’un juge d’instruction avait oublié de prolonger sa
détention provisoire jusqu’à son procès prévu en novembre. «La priorité
est de retrouver cet individu», a jugé le porte-parole. Benjamin
Griveaux a ensuite défendu Nicole Belloubet, affaiblie à la suite de ces
révélations, indiquant que la ministre de la Justice avait sollicité
une inspection afin d’«identifier la raison de ce dysfonctionnement
grave» et «empêcher que cela ne survienne à nouveau».
Pas un mot en revanche sur la réunion d’arbitrage budgétaire qui doit
se tenir ce mercredi. La publication des résultats – dont la date n’a
pas encore été communiquée – est très attendue: le gouvernement s’est
engagé à réduire les dépenses et le déficit public.
Préparer les européennes
La question des élections européennes prévues en mai 2019 s’est
également invitée au conseil des ministres de rentrée. Emmanuel Macron a
notamment fait part de son inquiétude quant à «la montée frappante des
nationalistes» en Europe. «Nous aurons à préparer les élections
européennes [à la rentrée] qui se joueront sur les questions d’identité
européenne, sur les questions de partage, de valeurs communes, et de
rapports à des grandes questions qui dépassent largement nos frontières,
comme la question environnementale», a indiqué Benjamin Griveaux. Les
membres du gouvernement auront plus largement le temps de revenir sur
ces sujets à l’occasion d’un séminaire gouvernemental le 31 août
prochain.
Pour Emmanuel Macron, la rentrée politique signifie aussi le retour
au terrain. Après un week-end de travail à Brégançon – où il retrouvera
son épouse Brigitte et sa famille restée sur place après les vacances
présidentielles – le chef de l’État se rendra dans une école le 3
septembre prochain, jour de la rentrée des classes. L’an passé, le
président avait réalisé la même opération en se rendant dans une école
primaire à Forbach (Moselle).
Si le rôle de Myriam dans cette affaire peut paraître secondaire, la
police judiciaire s’est donné un mal fou, usant des techniques
habituellement réservées à la lutte contre la criminalité organisée,
pour retrouver sa piste, explique Le Parisien.
Géolocalisations, réquisitions bancaires, identification de sa
voiture… Les enquêteurs souhaitaient la retrouver afin de comprendre
comment le coffre-fort d’Alexandre Benalla avait pu disparaître de leur
domicile.
Benalla avait refusé de donner les coordonnées de sa compagne
En effet, la seule personne à avoir les clés du logement à
Issy-les-Moulineaux était la compagne d’Alexandre Benalla. Ce dernier
avait d’ailleurs lancé à la police : « Ma femme, à cette heure, est
certainement partie à l’étranger se reposer et fuir les journalistes
avec notre bébé. »
Lors de sa garde à vue, l’ex-conseiller présidentiel avait refusé
d’indiquer à la police où se trouvait sa compagne de 32 ans ni de
communiquer ses coordonnées « pour la protéger », avait-il affirmé. Face
à ce refus d’obtempérer, les policiers ont tenté de forcer la porte du
domicile du couple, en vain, et ont finalement déposé des scellés, faute
de temps.
Un témoin central
Le lendemain, alors que les policiers arrivent finalement à forcer la
porte de l’habitation, le coffre-fort contenant les armes d’Alexandre
Benalla a, lui, déjà disparu. Impossible donc de savoir si ce coffre
contenait d’autres documents pouvant servir dans l’enquête.
À lire aussi. Affaire Benalla : une contradiction nommée Macron
Le quotidien rappelle que, dans une déclaration aux juges, Alexandre
Benalla cherchait à dissiper le malentendu : « Le 19 juillet, ma femme
m’a appelé pour me dire qu’il y avait plein de journalistes devant la
maison et dans le couloir. J’ai demandé à un ami d’aller chercher ma
femme et de récupérer tout ce qui pouvait être volé, des objets de
valeur et notamment les armes. » Il a, depuis, restitué lui-même les
pistolets, mais Myriam apparaît comme un témoin central dans cette
volatilisation de coffre.
Finalement retrouvée dans le 16e arrondissement de Paris
Et impossible de retrouver Myriam à l’étranger : aucun vol n’est
enregistré à son nom. Finalement, la géolocalisation de la future épouse
montre qu’elle se trouve dans le 16e arrondissement de Paris.
Les policiers, qui obtiennent enfin l’adresse électronique de Myriam
par la mairie d’Issy-les-Moulineaux, lui adressent alors un courriel
pour « une prise de contact ».
À lire aussi. Affaire Benalla : ascenseur pour l’Élysée
Au cours de sa garde à vue, le jeune conseiller à l’Élysée s’est offusqué de cet acharnement, raconte dans son article Le Parisien :
« Je m’interroge sur l’opportunité de faire des recherches sur ma femme
qui n’a rien à voir dans toute cette histoire. Elle est déjà assez
chamboulée. » Selon le quotidien, Myriam n’a, à ce jour, toujours pas
été entendue.
Le chef de l’organisation terroriste Etat islamique (EI) Abou Bakr
al-Baghdadi a appelé ses partisans à poursuivre le « jihad » dans un
message diffusé mercredi 22 août sur Telegram par des comptes pro-EI.
C’est le premier enregistrement qui lui est attribué depuis le 28
septembre, alors que sa mort est régulièrement annoncée. Il a
été diffusé à l’occasion de l’Aïd al-Adha, la fête musulmane qui marque
la fin du hajj, et intervient alors que l’EI est acculé en Irak et en
Syrie.
Près de 11 mois après son dernier audio, l’#EI publie un nouveau
discours d’Abu Bakr al-Baghdadi intitulé « Et fais la bonne annonce aux
endurants », tiré du verset 155 de la sourate 2 du Coran.
pic.twitter.com/B2PpcOGyad
Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’organisation État islamique, a
rompu mercredi un silence de près d’un an. Dans un enregistrement de 54
minutes diffusé par l’agence de propagande du groupe, il appelle les
combattants à persévérer.
« Pour les moudjahidine [soldats de Dieu, NDLR], l’ampleur de la
victoire ou de la défaite ne dépend pas d’une ville volée ou de celui
qui a la supériorité aérienne, des missiles intercontinentaux ou des
bombes intelligentes », a déclaré le chef du groupe terroriste État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, dans un enregistrement publié mercredi 22 août par son agence de propagande.
C’est la première fois que le leader de l’EI s’exprime depuis près d’un an.
Dans son discours, qui dure environ 54 minutes, il a appelé les
combattants de l’organisation à « frapper pour terroriser », exhortant
ses partisans en Occident à mener des attaques à l’explosif ou à l’arme
blanche « sur leurs terres ».
Abou Bakr al-Baghdadi a commencé par féliciter ses troupes pour la fête de l’Aïd el-Kébir
et n’a pas manqué de remobiliser les troupes à renfort d’arguments
religieux. Il est par la suite revenu sur des éléments d’actualité,
permettant de dater cet enregistrement d’ »une semaine maximum »,
souligne Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des
mouvements jihadistes.
En mai, les législatives irakiennes se sont soldées par la victoire
de la liste de l’imam chiite anticorruption et nationaliste, Moqtada
al-Sadr. Pour diriger le pays, il a annoncé en juin une alliance avec
Hadi al-Ameri, ancien ministre des Transports, proche de l’Iran et
leader d’un groupe armé antijihadiste, arrivé deuxième du scrutin.
Abou Bakr al-Baghdadi estime aussi qu’il est nécessaire qu’une
minorité des musulmans se sacrifie pour le bien des pays musulmans et
appelle tous les habitants de la péninsule arabique à se réveiller
contre les « mécréants » Saoud, la famille royale d’Arabie saoudite.
Cette sortie du chef de l’EI intervient au lendemain d’une attaque
terroriste en Afghanistan. Mardi, les forces de sécurité afghanes ont
mis fin à une attaque spectaculaire de plus de six heures dans Kaboul revendiquée par le groupe État islamique. L’attaque visait « le palais présidentiel », a indiqué l’organisation terroriste.
Abou Bakr al-Baghdadi, donné mort à plusieurs reprises, serait encore
vivant et se trouverait en territoire syrien, le long de la frontière
avec l’Irak, selon des responsables irakiens.
Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat islamique, appelle à poursuivre le « djihad »
Cet enregistrement, d’une durée de cinquante-cinq minutes, est le premier qui lui est attribué en près d’un an.
LE MONDE | 22.08.2018 à 22h39 • Mis à jour le 23.08.2018 à 13h58
Le chef de l’organisation Etat islamique (EI), Abou Bakr Al-Baghdadi, a appelé ses partisans à poursuivre le « djihad »
dans un message diffusé mercredi 22 août sur Telegram par des comptes
pro-EI. Cet enregistrement, d’une durée de cinquante-cinq minutes, est
le premier qui lui est attribué en près d’un an. Le précédent remontait au 28 septembre 2017.
Son message, diffusé à l’occasion de l’Aïd Al-Adha, fête musulmane
qui marque la fin du grand pèlerinage à La Mecque, intervient alors que
l’EI est acculée en Syrie et a été chassée de tous les centres urbains
d’Irak après avoir contrôlé de vastes territoires dans ces deux pays.
« Ceux qui oublient leur religion, la patience, le djihad contre
leurs ennemis et leur certitude dans la promesse du Créateur
s’effondrent et tombent. Ceux qui s’y tiennent sont fiers et victorieux
même après un certain temps », y affirme celui qui est présenté par un message de propagande au début de l’enregistrement comme Abou Bakr Al-Baghdadi.
Donné pour mort plusieurs fois
Le précédent enregistrement présumé du chef de l’EI remonte au
28 septembre 2017. Il appelait alors ses combattants, acculés de toutes
parts en Syrie et en Irak, à « résister » face à leurs ennemis, alors que l’EI avait perdu quelques mois plus tôt sa « capitale » en Irak, Mossoul.
Abou Bakr Al-Baghdadi, donné pour mort à plusieurs reprises, serait
encore vivant et se trouverait en territoire syrien, le long de la
frontière avec l’Irak, selon des responsables irakiens. Début juillet,
les services irakiens de renseignement ont annoncé que le fils du chef
du groupe ultraradical, Houdhayfah Al-Badri, avait été tué en Syrie par
trois missiles téléguidés russes qui visaient une grotte où il se
trouvait.
Les Etats-Unis ont offert 25 millions de dollars (21,6 millions
d’euros) pour la capture du chef de l’EI, qui avait proclamé en 2014 un « califat » sur des pans entiers de Syrie et sur près d’un tiers de l’Irak.
Aujourd’hui, après une vaste opération militaire des forces
irakiennes appuyées par une coalition antidjihadiste conduite par les
Etats-Unis, l’EI n’a plus que des cellules dormantes clandestines en
Irak. En Syrie, l’organisation est combattue à la fois par une force
arabo-kurde appuyée par la coalition internationale antidjihadiste, mais
aussi par les forces du régime de Bachar Al-Assad soutenues par la
Russie. L’EI n’est plus présente que dans certaines zones désertiques du
centre et de l’est du pays en guerre.
C’est à Mossoul, deuxième ville d’Irak, qu’Al-Baghdadi avait fait sa
seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée
al-Nouri, détruite en juin 2017 avec son célèbre minaret penché.
En juin 2017, la Russie avait dit avoir probablement tué Abou Bakr
Al-Baghdadi dans un raid mené fin mai par son aviation près de Rakka,
l’ex-capitale de l’EI en Syrie. Moscou avait ensuite souligné continuer de vérifier
s’il était bien mort. Trois mois plus tard, un haut responsable
militaire américain avait affirmé que le chef de l’EI était sans doute
encore en vie et se cachait probablement dans la vallée de l’Euphrate,
dans l’est de la Syrie.
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