compteur

mardi 28 mai 2024

Lyon : pas de sang dans le métro après l'attaque au couteau ?

C'est une des surprises que l'on a avec le visionnage de la vidéo de l'attaque au couteau de dimanche dans le métro de Lyon, dont les autorités ont promptement demandé le retrait pour violation du secret de l’enquête et recel de violation du secret de l’enquête.

Voir ici :

https://satanistique.blogspot.com/2024/05/la-video-de-lattaque-au-couteau-de.html

Mais tout n'y est bien évidemment pas visible et on se doute que le premier des Africains attaqué, celui au bonnet blanc, qui est a priori le Guinéen de 16 ans qui dès dimanche était annoncé comme le blessé le plus grave, doit être resté au fond de la voiture à droite, hors du champ de la caméra, dans un sale état.

Voici le récit d'une autre attaque au couteau et de ses conséquences, pour un seul coup de couteau porté à l'abdomen, tandis que la vidéo de l'attaque de Lyon permet d'observer une multiplicité de coups relevant d'un acharnement rageux sur au moins deux victimes :

https://www.vice.com/fr/article/avbqw5/ce-que-ca-fait-de-se-faire-planter-909

Ce que ça fait de se faire planter

Dans le cerveau d'un jeune Français juste après une attaque au couteau.
 
Keuj
par Keuj

Jogging, baskets et gel dans les cheveux, Yoan Formelli a l'allure décontractée des gens de mon âge – un peu moins de 30 ans. Comme sa dégaine ne l'indique pas, il a pourtant frôlé la mort il y a un peu plus de trois ans. Ce jour-là, il recevait arbitrairement un coup de couteau dans le bas de l'abdomen.

Ça s'est passé le 25 novembre 2012 à Damgan, une petite station balnéaire du Morbihan. Trois amis jouent tranquillement aux fléchettes au Jockey, le bar PMU du village. Parmi eux se trouve Yoan, alors âgé de 24 ans. Originaire de l'Essonne, il a déménagé en Bretagne deux ans auparavant pour rejoindre Soazic, rencontrée sur Internet. En dehors des trois amis et du patron derrière le comptoir, seul un client est présent en cette fin d'après-midi. Il a la cinquantaine usée, l'hygiène douteuse, des tatouages sur les doigts et un petit chien pour seul compagnon. Depuis son tabouret, l'homme enchaîne les verres au même rythme que les injures en direction des trois jeunes gens.

Vers 17 heures, l'un des deux amis de Yoan quitte le bar pour reprendre son poste d'animateur au centre de loisirs. La partie de fléchettes continue à deux, devant les invectives répétées de celui qui a toutes les caractéristiques d'une épave. Agacé, Yoan finit par répondre et le ton commence à monter. Il s'approche de l'homme en question qui garde une main dans la poche de blouson pour lui demander : « C'est quoi ton problème ? » Il a à peine le temps de finir sa phrase. Une lame de couteau lui transperce alors le côté gauche du bas-ventre. Yoan a accepté de me raconter la suite.

VICE : Qu'est-ce que l'on ressent quand on se prend un coup de couteau ?
Yoan : Sur le moment, je n'ai pas vraiment ressenti la douleur. C'était plus une sorte de petite décharge électrique. Après le coup, il a ressorti le truc aussi sec et je lui ai sorti : « Mais t'as fait quoi ? » Il m'a fallu un petit moment pour comprendre son geste.

Tu n'as pas immédiatement compris ce qui venait de se passer ?
J'ai capté en voyant ma main pleine de sang après avoir soulevé mon t-shirt. J'ai fait quelques pas, du comptoir jusqu'à la terrasse, avant de m'appuyer sur le rebord de la fenêtre. L'un de mes deux potes s'est précipité vers moi. Il est parti vomir aux toilettes en apercevant les dégâts. Le mec a fait ça avec un grand couteau à huître avec un crochet au bout. Je ne comprenais pas trop ce qui m'arrivait ; puis j'ai remis ma main à l'endroit de la blessure une seconde fois et j'ai vu que tout sortait. Je sentais un truc tout dégueulasse, chaud et visqueux – c'était mon intestin en fait.

Infernal. Où était ton assaillant à ce moment-là ?
J'étais encore debout, tant bien que mal, et là le type m'a regardé droit dans les yeux en sortant un truc du genre : « Hé, faut pas me chercher. » J'ai fini par tomber au sol en revenant à l'intérieur du bar.

Tu as perdu connaissance ?
Même pas, parce que je me souviens bien que le mec n'a pas cherché à fuir. Il a donné son adresse au patron du bar, sachant qu'il se ferait balancer avant de prendre sa voiture pour rentrer chez lui. Pour ma part, j'étais allongé au sol, je perdais beaucoup de sang. C'est là qu'est intervenu le patron du bar. Il a tenté de faire rentrer à nouveau dans mon bide tout ce qui dépassait, et il a fait un point de compression avec des torchons qui traînaient.

Coup de chance, il y avait un pompier qui vendait des calendriers dans la rue. Il a pris le relais et a appelé ses collègues. Je suis resté conscient jusqu'à l'arrivée des sapeurs-pompiers, sans pouvoir parler. Je restais concentré sur le plafond. Dès que je fermais les yeux, je me disais qu'ils n'arriveraient jamais à temps. Le patron du bar, Philippe, m'a mis une grande claque en gueulant : « Reste ici ! » Vite, la nouvelle s'est répandue et plusieurs proches sont arrivés dans le bar. Je me souviendrai toujours de la tête de mon beau-père. Le mec a vécu des situations tendues mais là, il était complètement hagard.

Du fait de l'hémorragie interne, les médecins ont dû ouvrir pour laver les organes et vider le sang accumulé dans mon ventre. C'est cette ouverture qui explique la taille de ma cicatrice aujourd'hui.

Les secours arrivent, donc. Que se passe-t-il ensuite ?
Sur le trajet en direction des urgences, les pompiers m'ont mis sous kétamine tellement je souffrais. À la moindre secousse du camion, j'avais l'impression que mon bide s'ouvrait. Dès le départ je leur ai dit : « On arrête là, je peux pas. » Une fois sous perfusion, je me suis mis à rire : j'étais totalement défoncé. En arrivant à l'hôpital, ils m'ont laissé 45 minutes sur le lit sans rien pouvoir m'administrer parce qu'on m'avait donné un truc trop fort sur le chemin.

Ensuite je suis passé au bloc. L'opération s'est bien passée et je suis sorti vers minuit, un peu plus de deux heures après le début de l'opération. Du fait de l'hémorragie interne, les médecins ont dû ouvrir pour laver les organes et vider le sang accumulé dans mon ventre. C'est cette ouverture qui explique la taille de ma cicatrice aujourd'hui ; le trou de l'entaille en elle-même n'est pas énorme. Au final ils m'ont retiré cinq centimètres d'intestin grêle, c'était le seul organe perforé.

Que faisaient tes proches pendant ce temps-là ?
Le plus dur, ça a été pour ma copine ; elle était sans nouvelles entre 19 heures et une heure du matin. Elle a dû attendre tout ce temps, cinq heures, pour être sûre que j'étais encore vivant. Le truc qui m'a un peu dégoûté après coup, c'est que les pompiers ont tout de suite imaginé une embrouille entre jeunes. Ils n'arrêtaient pas de me questionner, genre « Ils étaient combien ? » alors qu'il n'y a pas eu de bagarre. Le type m'a planté, direct.

Qu'est-il arrivé à ton agresseur pendant ce temps ? Il s'est fait serrer, j'imagine.
Il a été arrêté le soir même à son domicile avec deux grammes d'alcool dans le sang. Il attendait les gendarmes avec plein de canettes vides autour de lui.

Bonne méthode. Et ensuite ?
Il a fait ses 48 heures de garde à vue et a été placé sous contrôle judiciaire dans l'attente du jugement – mais sans interdiction de territoire. Au final il est rentré chez lui avant que je sorte de l'hôpital. Tous mes proches le croisaient. Il se baladait dans les rues de Damgan, ça faisait un peu flipper Philippe. À part ça, personne n'a jamais retrouvé le couteau.

À quoi a ressemblé ta convalescence ?
J'ai été hospitalisé cinq jours. Je suis rentré chez moi blanc comme un cachet, avec 10 kg en moins sur la balance. J'ai passé tout mon premier mois entre mon lit et le canapé. Une infirmière venait chaque jour refaire mon pansement et j'étais soumis à un traitement assez lourd à base de codéine. J'ai mis trois semaines à récupérer la totalité de mon sang, il en manquait une grosse quantité. Globalement, j'étais incapable de faire quoi que ce soit.

Qu'est-ce que tu pouvais faire, du coup ?
À la moindre activité, du genre passer le balai, mes jambes tremblaient. C'est ma copine qui m'a enfilé mes chaussettes pendant trois semaines. Après un autre mois de repos, j'ai commencé la rééducation : trois séances de kiné par semaine. Mon ventre était complètement déformé. On a commencé par des massages, ensuite du vélo puis des exercices de gainage. Après 45 minutes de séance je rentrais à l'appart épuisé comme si je revenais d'un marathon.

Au niveau de ton job, comment ça s'est passé ?
L'arrêt de travail de trois mois prescrit par le médecin prenait fin le 28 février 2014. J'ai donc enchaîné les entretiens d'embauche, en me gardant bien d'évoquer les faits. J'ai retrouvé du travail deux semaines plus tard dans le bâtiment, mon secteur d'activité depuis la fin de mon CAP. Le médecin du parquet n'était pas emballé à l'idée de me voir reprendre un boulot physique. Mais bon.

Et sur le plan judiciaire ?
Mon père, qui est gendarme, m'a aidé à entamer les premières démarches. Une association d'aide aux victimes m'a également indiqué une liste d'avocats spécialisés dans ce type d'affaire. Pour payer les honoraires, j'ai été obligé d'emprunter 1 500 euros à mes grands-parents. Les premiers contacts avec l'avocat nous ont rassurés. Pour lui, il s'agissait d'un dossier simple parce qu'il y avait un coupable et surtout, des preuves.

Début janvier on a rencontré le juge d'instruction qui a décrit mon agresseur comme étant « non violent ». C'était très dur à entendre ; on avait l'impression que c'était limite moi le coupable. La date du procès était fixée au mois de mai 2014 et mon agresseur était poursuivi pour « blessures aggravées à l'arme blanche ». Les gendarmes qui ont procédé à l'interpellation m'ont dit que cela aurait mérité des poursuites pour tentative d'homicide. Cinq jours avant l'audience, on a reçu un courrier nous annonçant que le procès était reporté au mois de septembre à cause d'un mandat de dépôt au tribunal d'instance de Vannes. Sauf qu'entre-temps, mon agresseur a fait un arrêt cardiaque.

Ah. Ça n'a pas dû faciliter la procédure.
Un de ses amis l'a retrouvé mort dans son appartement après une soirée. Pour nous, c'était la grosse tuile. L'avocat nous a annoncé qu'il y aurait forcément une perte sur les indemnités car l'aspect humain n'est pas pris en compte dans les négociations entre les caisses d'assurance. Depuis, je n'ai plus trop de nouvelles. Et puis c'est dur de se bouger en sachant que la moitié de la somme passera en frais d'avocat. Aujourd'hui je pense plutôt à monter le dossier de demandes d'indemnisations moi-même.

Je comprends. Quel est ton sentiment sur cette histoire plus de trois ans après ?
Je suis partagé. D'un côté, j'ai échappé au pire : heureusement que l'assaillant faisait 20 centimètres de moins que moi sinon j'y passais. Même chose sans l'intervention de Philippe, le patron, comme me l'a rappelé le chirurgien. D'un autre côté je suis véner quand je regarde le traitement judiciaire. Puis, il y a les gens qui pensent que la mort de l'agresseur m'a « fait plaisir » ou que sais-je, ça me rend dingue d'entendre ça.

Je me retrouve aujourd'hui avec une cicatrice de 20 cm à vie sur le bide sans avoir rien demandé, 6 000 euros de frais d'hôpitaux et des répercussions sur la santé de certains proches. Mais je m'en fous de l'argent, je veux juste poursuivre le procès pour que le mec soit reconnu coupable aux yeux de la loi française. Après tu peux tourner la page. C'est tout ce que je souhaite.

Flamen Keuj est sur Twitter.

 

La vidéo de l'attaque au couteau de dimanche à Lyon est toujours en ligne

Aussi, j'invite ici mes rarissimes lecteurs à aller la visionner s'ils ne l'ont encore vue.

Elle ne comporte pas d'images tellement dégradantes des victimes que l'on voit, pour les deux premières seulement, très clairement se faire agresser alors qu'elles se tiennent debout près de la porte par où elles sont entrées, tout comme leur agresseur, puis fuir vers le fond de la voiture de métro, où l'on a vu entrer d'autres voyageurs par une seconde porte, à droite dans le champ de la caméra. L'agresseur les poursuit, ce qui provoque un gros mouvement de fuite des autres passagers en sens inverse, ramenant à leur position initiale tout en les faisant chuter au sol l'agresseur et la seconde de ses victimes. Ils se relèvent tous deux et la victime fuit de nouveau vers le fond de la voiture, à droite, d'où l'on n'a pas vu revenir la première victime. L'agresseur sort du champ de la caméra en se dirigeant dans le sens opposé après avoir ramassé ses affaires au sol. Il ne se passe plus rien durant un petit moment dans le champ de la caméra qui est devenu désert. Puis l'agresseur y revient pour descendre de voiture par la même porte par laquelle il était entré. Il est calme et part vers la droite, sur le quai. Les faits se sont produits entre deux stations de métro. La seconde de ses victimes revient alors elle aussi dans le champ de la caméra, mais à partir du fond de la voiture à droite, pour sortir par la même porte. C'est le second des Africains à avoir été attaqués, que l'on a vu à terre à un moment. Il se déplace normalement, quoiqu'assez rapidement, dans la direction opposée de celle prise par son agresseur (il semble fuir les lieux), et ne paraît ni particulièrement souffrant ni blessé. Aucune tache de sang n'est visible nulle part, ni sur des vêtements ni au sol sur le lieu de l'attaque.

Celle-ci, inattendue, se caractérise par une flopée de coups. Ses images ne sont pas particulièrement choquantes dans la mesure où, d'une part, avant de les visionner, on sait déjà à quoi s'attendre, et d'autre part, aucune blessure, aucune goutte de sang n'y sont à aucun moment visibles ni même perceptibles.

Avant l'attaque, on a vu l'auteur des faits entrer dans la voiture de métro en compagnie d'un jeune Africain vêtu d'un jean, d'un sweet-shirt ou tee-shirt à manches longues rouge et d'un bonnet blanc à pompon. Ils semblaient parler entre eux et sont tous deux restés debout près de la porte par laquelle ils sont entrés, se tenant à la même barre verticale. A peine étaient-ils ainsi installés qu'est entré par la même porte un second Africain vêtu d'un jean noir et d'un tee-shirt rouge. Lorsqu'il l'a vu en se retournant et s'y heurtant presque, le futur attaquant en a été visiblement perturbé. Ce second Africain vêtu de rouge est resté à proximité des deux premiers, debout, se tenant à une autre barre verticale. Tous regardaient ou ont regardé en direction de la seconde porte, dans le fond de la voiture, à droite dans le champ de la caméra, où sont entrés davantage de voyageurs, dont, manifestement, d'autres Africains. C'est à cet instant que tout d'un coup le futur attaquant ne perd pas l'équilibre (article de Lyon Mag d'hier soir) mais leur tourne le dos à tous le temps de sortir de sa poche droite ce qui doit être son couteau à cran d'arrêt qu'il n'est alors pas possible de distinguer. Il attaque dans la foulée le premier Africain, celui qui porte un bonnet blanc, puis le second. On le voit bien leur donner des coups dans l'abdomen et le couteau devient visible après l'attaque et toutes ses péripéties, dont la bagarre au sol, mais il ne paraît pas ensanglanté, même si son propriétaire en essuie quand même la lame dans un mouchoir (juste un coup, sans frotter, il n'y a rien ou quasiment rien).

Les scènes qui ont précédé l'attaque peuvent correspondre à ce que dit l'auteur des faits, qui s'est plaint à la police d'être "poursuivi par la mafia" : entrant dans la voiture avec le premier Africain, très vite il se rend compte qu'ils ne sont peut-être pas seuls et qu'il peut être cerné par des membres d'une même équipe, tous complices du premier, que dès lors il décide d'attaquer. Les comportements des deux Africains vêtus de rouge, qu'il attaque l'un après l'autre, se prêtent en tous les cas à pareille interprétation.

Paranoïa de sa part ou réalité ?

Les images que montre la vidéo sont insuffisantes pour répondre à cette question.

Un différend entre trafiquants, incluant ou non une part de paranoïa chez les protagonistes ou au moins l'un d'entre eux, apparaît toutefois, à ce stade, bien plus plausible que l'hypothèse d'un attentat islamiste.

Noter les excès de zèle à ce sujet de journalistes d'Actu Lyon dans leur article d'hier matin : attaquant "au hasard" (manifestement, c'est faux), l'assaillant n'aurait rien dit pendant qu’il poignardait les passagers du métro (à plusieurs reprises, au contraire, il semble parler ou s'adresser à ses victimes, avant et après l'attaque), et : "L’individu a aussi tenté de se suicider au moment de son interpellation devant le 221 Avenue Jean-Jaurès en avalant des médicaments devant les fonctionnaires de police. Mustapha E. espérait être abattu par les policiers, mais n’a toutefois pas opposé de résistance."

Ils lisent dans ses pensées ?

Personne d'autre n'a fait état d'une quelconque tentative de suicide. 


Lire ou relire :

https://satanistique.blogspot.com/2024/05/une-attaque-au-couteau-lyon-ce-dimanche.html

https://satanistique.blogspot.com/2024/05/attaque-dhier-lyon-precisions-sur.html

http://satanistique.blogspot.com/2024/05/lauteur-de-lattaque-au-couteau-dhier.html

http://satanistique.blogspot.com/2024/05/video-de-lattaque-dans-le-metro-de-lyon.html

 


https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/lyon_69123/attaque-au-couteau-a-lyon-une-enquete-ouverte-apres-la-diffusion-de-la-video-choc_61122957.html

Attaque au couteau à Lyon : une enquête ouverte après la diffusion de la vidéo choc

Ce mardi 28 mai, nous apprenons qu'une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon après la diffusion de la vidéo insoutenable de l'attaque au couteau dimanche dans le métro.

 

          Ce mercredi 22 juin, la police nationale a présenté un nouveau partenariat qui vise à

Une enquête ouverte après la diffusion de la vidéo choc de l’attaque au couteau dimanche 26 mai 2024 à Lyon. (©TZ / Actu Lyon)
Voir mon actu

 

INFO ACTU LYON. Après la diffusion d’une vidéo de l’attaque au couteau survenue dans le métro de Lyon dimanche après-midi sur la ligne B, qui a fait quatre blessés, une enquête a été ouverte.

La justice cherche à déterminer comment les images insoutenables se sont retrouvées sur les réseaux sociaux.

Des investigations lancées

Malgré nos demandes, la confirmation de l’ouverture d’une enquête n’est pas venue du parquet de Lyon, muet depuis la sanglante attaque. 

La justice lyonnaise a par contre confirmé à Keolis, exploitant des TCL, « qu’une enquête judiciaire est en cours pour déterminer l’origine de la fuite de cette vidéo ».

Aucune information précise n’a encore fuité, mais des pistes se referment.

À lire aussi

La fuite ne vient pas de TCL

Contacté, Keolis assure avoir mené « des investigations en interne », qui ont permis « d’écarter toute fuite par un agent TCL ».

Vidéos : en ce moment sur Actu

Ce n’est donc pas dans l’un des PC de Lyon et son agglomération que les images auraient été captées par un téléphone portable

La règlementation en matière de vidéo protection est en effet très stricte : il convient de bénéficier d’une certification de qualification professionnelle de vidéo protection pour y avoir accès. Seules quelques personnes en bénéficient. Aussi, il convient désormais de se tourner vers les services enquêteurs qui seuls pourront préciser l’origine de cette divulgation regrettable.

Keolis Lyon

Selon nos informations, une vingtaine de personnes au total ont accès aux logiciels qui peuvent revoir les images des 10 000 caméras sur le réseau TCL.

Un buzz malgré les signalements

Depuis sa diffusion ce lundi soir, la vidéo va désormais dépasser les 6 millions de vues, rien que sur le compte de celui qui l’a initialement partagée, le militant d’extrême droite lyonnais Damien Rieu, membre de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour et Marion Maréchal.

Mardi midi, elle était toujours en ligne sur le réseau malgré l’appel de la préfecture du Rhône à signaler la publication sur la plateforme Pharos.

À lire aussi

Des images transmises à la police

Toujours d’après les informations d’actu Lyon, la police a réalisé dès dimanche après-midi une réquisition pour récupérer toutes les vidéos de l’attaque.

Des images sensibles, prises depuis les caméras installées à plusieurs endroits. Au sein de la rame de métro attaquée, mais aussi depuis la station Jean-Macé où les faits se sont en partie déroulés.

L’agresseur présumé n’est plus en garde à vue

Pour rappel, l’individu soupçonné des faits était entendu depuis dimanche par les enquêteurs de la DIPN en charge d’une enquête ouverte par le parquet de Lyon pour « tentative d’homicide ». 

Visé par une OQTF en date de 2022, ce Marocain était entré illégalement sur le territoire en 2021. La préfète du Rhône Fabienne Buccio a indiqué dimanche qu’il avait un passé psychiatrique « lourd » et « chargé ».

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

 

https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/lyon_69123/lyon-attaque-dans-le-metro-la-video-des-faits-diffusee-la-prefecture-s-indigne_61121357.html

Lyon. Attaque dans le métro : ce que nous apprend la vidéo des faits diffusée en ligne

La vidéo montrant en détail l'attaque au couteau du métro de Lyon survenue dimanche a été publiée sur X. La préfecture a fait un signalement et informé le parquet de Lyon.

 

          Extrait de la vidéo de l'attaque au couteau survenue dans le métro ce dimanche à Lyon.

Extrait de la vidéo de l’attaque au couteau survenue dans le métro ce dimanche à Lyon. (©DR)
Voir mon actu

Une attaque d’une grande violence et des images insoutenables. Les images de l’attaque au couteau survenue dans le métro de Lyon dimanche après-midi sur la ligne B, qui a fait quatre blessés, ont été diffusées sur le réseau social X (ex-Twitter) ce lundi. La préfecture s’est indignée en signalant la vidéo et demande de ne pas relayer les images.

Le militant d’extrême droite lyonnais Damien Rieu, membre de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour et Marion Maréchal, a publié des extraits de la vidéosurveillance de la rame de métro où s’est déroulé le drame. « Exclusif. Vidéo de l’attaque au couteau commise par un clandestin marocain sous OQTF hier dans le métro de Lyon », a écrit le militant en précisant « images violentes ».

À lire aussi

Une vidéo d’une grande violence

La vidéo semble filmée avec un téléphone portable et capture un écran présentant les images d’une caméra de vidéoprotection située à l’intérieur. Les faits sont visibles pendant 1 minute et 41 secondes.

Les images montrent l’assaillant de 27 ans monter à bord du métro et se tenir à une barre face à une porte automatique. La porte se ferme et la rame démarre. Quelques secondes à peine plus tard, on voit le suspect porter des premiers coups de couteau à un homme situé à côté de lui. La victime est touchée à plusieurs reprises et se fait poursuivre. 

Une partie des passagers, paniqués, se réfugie en groupe au fond de la rame tandis que l’assaillant continue de poignarder des victimes, une scène que l’on ne voit plus dans l’angle de la caméra pendant plusieurs secondes.

Les dernières secondes de la vidéo semblent interminables : l’assaillant, un Marocain sous OQTF, attend patiemment devant la porte et descend à la station suivante. Les passagers présents quittent la rame en prenant la fuite.

Vidéos : en ce moment sur Actu

À lire aussi

La préfecture appelle à signaler la vidéo, le parquet informé

La vidéo a été vue plus de 5,4 millions de fois en quelques heures et a déjà été abondamment relayée sur le réseau X. Mardi matin après 10h, elle était toujours en ligne sur le réseau malgré les signalements.

La préfecture du Rhône a appelé à ne pas relayer la vidéo. « Une vidéo, obtenue illégalement, de l’agression violente commise hier dans le métro à Lyon circule actuellement sur les réseaux sociaux. Ne la partagez pas, ne la diffusez pas par respect pour les victimes » et appelle à signaler la publication sur la plateforme Pharos.

Selon les informations d’actu Lyon, la préfecture a informé le parquet de Lyon et a signalé la vidéo à Pharos, le service du ministère de l’Intérieur. 

D’après une source proche de l’enquête, la vidéosurveillance a été versée aux investigations. Un témoin a également remis une vidéo des faits lors de son audition par la police. Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « tentative d’homicide ».

Le suspect a été admis en psychiatrie lundi matin et sa garde à vue levée en raison d’une « incompatibilité de santé ».

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

 

https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/lyon_69123/lyon-attaque-au-couteau-dans-le-metro-on-sait-ce-que-le-suspect-a-dit_61116755.html

Lyon. Attaque au couteau dans le métro : on sait ce que le suspect a dit

L'homme soupçonné d'avoir poignardé des passagers du métro de Lyon a affirmé lors de son arrestation être "poursuivi par la mafia". Ce lundi, sa garde à vue a été levée.

 

          Des policiers au niveau de la station de métro Place Jean-Jaurès, où s'est déroulée l'attaque au couteau, dans le 7e arrondissement de Lyon.

Des policiers au niveau de la station de métro Place Jean-Jaurès, où s’est déroulée l’attaque au couteau, dans le 7e arrondissement de Lyon. (©Pierre Chemel/ actu Lyon)
Voir mon actu

Que s’est-il passé ce dimanche après-midi dans le métro B, dans le 7e arrondissement de Lyon ? Au lendemain de l’attaque au couteau qui a fait quatre blessés dont deux graves, on en sait plus sur le déroulé des faits et le profil de l’assaillant.

Après avoir poignardé au hasard plusieurs personnes dans la rame de métro entre les stations Debourg et Place Jean-Jaurès, le suspect de 27 ans a pris la fuite en quittant la station de l’avenue Jean-Jaurès avant de se faire interpeller très rapidement par des agents de la brigade anti-criminalité (BAC). 

« Poursuivi par la mafia »

L’assaillant, un Marocain visé par une OQTF depuis 2022, n’aurait rien dit pendant qu’il poignardait les passagers du métro. Mais selon une source proche du dossier, au moment de son arrestation, l’homme a assuré aux policiers qu’il était « poursuivi par la mafia ».

L’individu a aussi tenté de se suicider au moment de son interpellation devant le 221 Avenue Jean-Jaurès en avalant des médicaments devant les fonctionnaires de police. Mustapha E. espérait être abattu par les policiers, mais n’a toutefois pas opposé de résistance.

Selon les informations d’actu Lyon, il a été mis en joue par les agents de la Bac qui ont sorti leur arme de service sans en faire usage. À la vue des policiers, le suspect a jeté son couteau à cran d’arrêt.

À lire aussi

Parquet national antiterroriste en « évaluation »

Interrogé sur une éventuelle saisine, le Parquet national antiterroriste a indiqué à l’AFP être « en évaluation ».

Vidéos : en ce moment sur Actu

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « tentative d’homicide volontaire » et a confié l’enquête à la DIPN. Sept témoins des faits ont été entendus depuis dimanche et les enquêteurs sont en possession d’une vidéo de l’attaque.

La préfète du Rhône Fabienne Buccio indiquait dimanche que l’homme avait un profil « psychiatrique lourd, chargé » et qu’il avait été hospitalisé à plusieurs reprises, notamment au Vinatier à Lyon. Le ressortissant marocain va être transféré dans un établissement spécialisé ce lundi matin et sa garde à vue a été levée.

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

 

https://mondafrique.com/a-la-une/trafic-de-drogue-la-guinee-conakry-passe-en-dessous-des-radars/

Trafic de drogue, la Guinée Conakry passe en dessous des radars.


Selon le dernier rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, (ONUDC) paru en avril, le trafic de drogue explose au Sahel et dans toute l’Afrique de l’Ouest. Etonnement, ce document ne mentionne la Guinée Conakry qu’à la marge alors que ce pays longtemps considéré comme une plaque tournante du trafic de cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe semble renouer avec son passé.

Pour établir ses constats, l’ONUDC se base essentiellement sur les saisies de drogue qui ont effectivement grimpé en flèche dans la région du Sahel. Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger aucun pays de cette région n’est épargné. Cependant, concernant la cocaïne, ces Etats sont avant tout des routes de transit, cette drogue en provenance d’Amérique du Sud arrive par la mer et est débarquée dans les ports du Golfe de Guinée. Les autorités brésiliennes indiquent que le Bénin, le Nigéria la Guinée, et le Cabo Verde sont les destinations les plus courantes de ce trafic. En mars dernier, par exemple, la marine française, déployée dans le cadre de l’opération Corymbe, a intercepté un bateau de pêche battant pavillon brésilien qui transportait plus de 10 tonnes de cocaïne dans les eaux de cet espace maritime. Les autorités françaises n’ont toutefois pas jugé utile de nommer le pays de destination de l’embarcation. Néanmoins, plusieurs prises réalisées au Sahel montrent en effet que les véhicules arrêtés au Mali comme au Burkina Faso étaient partis de Conakry. Ce sont les seuls éléments factuels qui figurent dans le rapport de l’ONUDC. En effet, si les autorités d’un pays ne combattent pas elles-mêmes ce fléau, ne mettent pas un coup de pied dans la fourmilière en n’interceptant pas les marchandises, elles passent à travers les mailles du filet des statistiques.

Du menu fretin arrêté

Plusieurs Etats d’Afrique de l’Ouest, comme le Togo, le Bénin, le Sénégal ou encore le Niger se sont illustrés ces dernières années en réalisant des saisies record. En 2022, le directeur adjoint de l’Office antidrogue de Guinée assurait que 984 kg de cocaïne avaient été saisis. En 2023, aucun chiffre n’est disponible et les quelques arrestations connues ne concernent que des petits poissons d’origine étrangère. Le mois dernier, par exemple, un Bissao-Guinéen a été interpellé avec de la cocaïne dans ses bagages à l’aéroport Sékou Touré en provenance du Brésil sur un vol Emirates. Il a été lourdement condamné à dix années de prison.

En revanche aucun réseau n’a été démantelé sur le sol guinéen. Pourtant selon les témoignages de nombreux habitants de Conakry, les « narcos » ont pignon sur rue. Un journaliste témoigne à Mondafrique : « C’est un secret de polichinelle, tout le monde sait, même s’il est très délicat de réunir des preuves matérielles. ». Pour avoir une idée de l’importance de cette criminalité, il faut s’intéresser ajoute-t-il « aux réalisations gigantesques, aux résidences de plusieurs dizaines de millions de dollars qui sont en train d’être construites avec cet argent. » 

Les forces de l’ordre mis en cause

Cela se passe au vu et au su de tout le monde et bien entendu les autorités ne peuvent pas l’ignorer. Selon un rapport de l’Enact une institution financée par l’Union européenne qui travaille sur la criminalité en Afrique : « certains responsables des forces de l’ordre auraient été impliqués dans des affaires de corruption. » Des faits que tous les guinéens constatent tous les jours. À Conakry de nombreuses histoires circulent sur l’implication des forces de l’ordre dans les trafics et au plus haut niveau. La junte militaire contrôle les deux débarcadères de Bonfi, situés près de la capitale qui sont un haut lieu de réception de ces marchandises très particulières et cela ne paraît pas beaucoup la préoccuper.

En 2022,  le journal Guinée news écrivait  à propos de ces deux débarcadères : « les colis sont débarqués de jour comme de nuit au su et au vu de tout le monde. » Les pirogues filent jusqu’en haute mer récupérer la marchandise en provenance d’Amérique latine et la ramènent tranquillement sur le port.

A ciel ouvert, la Guinée redevient une plaque tournante du trafic de cocaïne sans que personne ne semble s’en préoccuper, ni Mamadi Doumbouya, le président de la transition, ni les institutions internationales chargées de lutter contre la criminalité. Bruxelles devrait peut-être y regarder de plus près puisque la destination finale de cette marchandise est le marché de l’Union européenne.

 

lundi 27 mai 2024

Vidéo de l'attaque dans le métro de Lyon hier

Vu !

Instructif !

Les deux jeunes Africains qui encadrent l'auteur des faits avant qu'il ne les attaque pourraient effectivement le surveiller de près.

Cette courte vidéo ne permet pas de savoir s'il les connaissait, ou le cas échéant, s'il les avait déjà sur les talons avant qu'ils ne montent tous trois dans le métro.

Et eux, se connaissaient-ils ? Des recherches à ce sujet ? 

Qui sont-ils ? Que faisaient-ils là ?


Lire ou relire :

https://satanistique.blogspot.com/2024/05/une-attaque-au-couteau-lyon-ce-dimanche.html

https://satanistique.blogspot.com/2024/05/attaque-dhier-lyon-precisions-sur.html

http://satanistique.blogspot.com/2024/05/lauteur-de-lattaque-au-couteau-dhier.html

 

https://www.lyonmag.com/article/136316/lyon-la-video-de-l-attaque-au-couteau-dans-le-metro-diffusee-sur-les-reseaux-sociaux

Lyon : la vidéo de l'attaque au couteau dans le métro diffusée sur les réseaux sociaux

 

Lyon : la vidéo de l'attaque au couteau dans le métro diffusée sur les réseaux sociaux

L'attaque au couteau de dimanche après-midi à Lyon a été filmée par la vidéosurveillance de la rame de métro B.

Et une personne a pris une vidéo de ce court extrait glaçant et l'a partagée jusqu'à ce qu'elle devienne virale sur les réseaux sociaux.

Relayée notamment par le militant Reconquête! Damien Rieu, elle montre Mustapha E.J. dans le métro B entre Debourg et Jean-Jaurès.

Calme mais sur ses gardes, il perd soudainement l'équilibre et attaque l'adolescent de 16 ans à ses côtés, le poignardant à de multiples reprises à l'abdomen. Et alors que la victime cherche à s'enfuir, le ressortissant marocain s'attaque à un autre homme avant d'être renversé par des usagers en panique.

On voit ensuite l'assaillant tenir en respect les usagers regroupés au fond de la rame, ramasser ses affaires puis descendre du métro et s'enfuir. Il sera finalement rattrapé par la BAC sur l'avenue Jean-Jaurès.

Pour rappel, sa garde à vue a été levée lundi matin, son état de santé n'étant plus compatible avec ce type d'interrogatoire. Suivi pour des troubles psychiatriques, il a été hospitalisé d'office.

Quant à la personne qui a filmé la vidéo de vidéosurveillance, elle risque de faire l'objet d'une chasse à la taupe au sein de Keolis ou de la police.

La préfecture du Rhône a publié un message pour endiguer le partage deladite vidéo sur les réseaux sociaux. Un signalement Pharos a été réalisé pour la faire disparaître.


L'auteur de l'attaque au couteau d'hier à Lyon a été interné en psychiatrie ce matin

Pas de surprise, c'était annoncé...

Il avait été arrêté pour détention d’une petite quantité de stupéfiant et était assigné à résidence.

Néanmoins, il multipliait les allers-retours entre les départements de la Vienne et du Rhône.

Toujours pas l'ombre d'un petit trafic susceptible de justifier sa "paranoïa" ?

 

Lire ou relire :

https://satanistique.blogspot.com/2024/05/une-attaque-au-couteau-lyon-ce-dimanche.html

https://satanistique.blogspot.com/2024/05/attaque-dhier-lyon-precisions-sur.html

 

https://www.lefigaro.fr/lyon/le-suspect-de-l-attaque-au-couteau-a-lyon-transfere-en-psychiatrie-sa-garde-a-vue-levee-20240527

Le suspect de l’attaque au couteau à Lyon hospitalisé en psychiatrie


L’homme de 27 ans arrêté dimanche pour avoir poignardé quatre personnes dans le métro affiche « un profil psychiatrique lourd », selon la préfecture du Rhône, sans signe de radicalisation religieuse.

Le Figaro Lyon

C’est « un profil psychiatrique lourd » mais sans radicalisation religieuse qui semble se dessiner, selon la préfecture du Rhône. Le suspect de l’attaque au couteau du métro de Lyon, qui a fait quatre blessés dimanche après-midi dans le 7e arrondissement, a été hospitalisé sous contrainte au centre psychiatrique du Vinatier, à Bron, lundi matin. Après examen médical, son état a été jugé incompatible avec son placement en garde à vue, qui a donc été levé, a indiqué le procureur de la République, Thierry Dran.

Un individu sous OQTF

Les premiers éléments de l’enquête, ouverte pour « tentative d’homicide volontaire », ne laissent pas apparaître de motivation terroriste chez Mustapha E. J., alors que le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est dit en cours d’évaluation d’une éventuelle saisie, a précisé l’AFP. Le suspect, qui n’a pas émis de revendication, ne présentait pas « de risque de radicalisation séparatiste », confie une source proche du dossier au Figaro.

À la différence de l’individu fiché S interpellé début février, armé d’un couteau, dans le 8e arrondissement voisin, ce Marocain de 27 ans n’était connu d’aucun fichier de police. Il avait néanmoins été arrêté pour détention d’une petite quantité de stupéfiant et faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), émise en novembre 2022 par la préfecture de la Vienne, d’où il est originaire. Selon nos informations, il était assigné à résidence dans ce cadre.

Plusieurs hospitalisations en psychiatrie ces derniers mois

Une mesure qui n’a pas empêché le suspect de multiplier les allers-retours entre les départements de la Vienne et du Rhône ces derniers mois. Il y a effectué plusieurs hospitalisations en établissements psychiatriques, encore récemment, a déclaré la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, quelques heures après les faits. L'agence régionale de santé (ARS) est en train de remonter son parcours, notamment pour vérifier une possible rupture de traitement.

« Sans l’intervention rapide de nos policiers, la situation aurait pu être encore plus grave », a salué la préfète. Une interpellation menée par un équipage de la BAC en patrouille dans le secteur, alors que le suspect était sorti du métro, une station après y être entré, à l’arrêt Jean-Jaurès, dans le 7e arrondissement de Lyon. Il a jeté son arme avant d’être arrêté par les policiers, sans qu’il y ait de heurts.

Parmi les quatre blessés en sous-sol, deux ont été pris en charge dans un état d’urgence absolue et conduits vers des hôpitaux lyonnais. Le plus grièvement blessé, un mineur non accompagné de 17 ans, de nationalité guinéenne, a dû être opéré. Pour autant, leur pronostic vital n’est pas engagé et leur état de santé, comme celui des deux autres victimes blessées plus légèrement, évoluait positivement en ce début de semaine.

Une cellule psychologique a été ouverte pour prendre en charge les témoins. Côté police judiciaire, les investigations se poursuivent pour déterminer les mobiles et les circonstances précises de ce passage à l’acte.

 

Attaque d'hier à Lyon : précisions sur l'auteur et les victimes

L'homme soupçonné d'être l'auteur de l'agression, Mustapha E.J., est âgé de 27 ans et est de nationalité marocaine. Il est originaire du département de la Vienne.

Il est inconnu des services de police mais était visé depuis 2022 par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), délivrée par la préfecture de la Vienne.

La préfète Fabienne Buccio évoque un homme « au profil psychiatrique chargé », qui a fait plusieurs passages dans des établissements psychiatriques, dans diverses régions de France, malgré l'OQTF délivrée en 2022

Il était notamment suivi par le Vinatier dans l'agglomération lyonnaise.

Ses victimes sont trois hommes de 16, 19 et 28 ans et une femme de 41 ans. Deux ont été secourues en urgence absolue, les deux autres en urgence relative. Aucune n'a de pronostic vital engagé. 

Les deux hommes les plus grièvement atteints ont 16 et 28 ans. Ils ont été poignardés de face, à l'abdomen et à la cage thoracique.

L'adolescent de 16 ans a été emmené au bloc opératoire en raison de l'état de ses blessures. Il a été touché au niveau de la cage thoracique et du ventre par le couteau à cran d’arrêt. Il s’agit d’un mineur non accompagné originaire de Guinée.

L'homme de 28 ans a été poignardé à l’abdomen. Le troisième a été touché aux jambes et aux bras et la femme aux côtes.

La presse ne délivre pour l'heure pas d'autre précision sur les victimes.

Quant à l'auteur des faits, il s'est déclaré poursuivi par une mafia, ce qui alimente un diagnostic psychiatrique.

Questions : De quoi vivait-il en France ? Aucun trafic ? Pas la moindre embrouille avec d'autres individus en situation irrégulière ou impliqués dans des trafics ?

La psychiatrie a bon dos...

 

https://www.lyonmag.com/article/136297/attaque-au-couteau-a-lyon-le-suspect-suivi-par-le-vinatier-se-pensait-recherche-par-la-mafia

Attaque au couteau à Lyon : le suspect suivi par le Vinatier se pensait recherché par la mafia

 

Attaque au couteau à Lyon : le suspect suivi par le Vinatier se pensait recherché par la mafia

Verra-t-il un jour une salle d'audience ou une cellule de prison ?

Probablement pas si la justice décide de confirmer que l'auteur présumé de l'attaque au couteau dans le métro à Lyon souffre de lourds problèmes psychiatriques.

Selon le Progrès, ce ressortissant marocain âgé de 27 ans aurait déclaré s'être senti "poursuivi par la mafia". Des hallucinations qui l'auraient poussé selon lui à passer à l'acte dimanche après-midi à la sortie d'une rame du métro B à la station Jean-Jaurès, poignardant quatre usagers, les blessant tous, dont deux grièvement.

Dimanche soir, la préfète du Rhône Fabienne Buccio a reconnu que Mustapha E.J. était suivi psychiatriquement par plusieurs établissements en France, malgré l'OQTF délivrée en 2022. Il était notamment suivi par le Vinatier dans l'agglomération lyonnaise.

Ses victimes sont âgées de 16 à 41 ans. Les deux hommes les plus grièvement atteints ont 16 et 28 ans. Ils ont été poignardés de face, à l'abdomen et à la cage thoracique. Leurs jours ne sont toutefois pas en danger comme l'ont confirmé les services de l'Etat.

 

https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2024/05/26/profil-du-suspect-etat-des-blesses-ce-que-l-on-sait-de-l-attaque-au-couteau-dans-le-metro

Suspect visé par une OQTF, un ado parmi les blessés : ce que l'on sait de l'attaque au couteau dans le métro

Une agression au couteau a fait quatre blessés, ce dimanche après-midi, dans une rame de métro, à Lyon. Âgé de 27 ans, le suspect, qui a été interpellé dans la foulée, s'en est pris à des passagers du métro. Deux des victimes ont été transportées en urgence absolue à l'hôpital.

Le Progrès - Hier à 20:01 | mis à jour aujourd'hui à 07:45 - Temps de lecture : 3 min
 

 

Une violente agression au couteau a eu lieu ce dimanche après-midi, vers 14h30, dans une rame du métro B, dans le 7e arrondissement de Lyon.

La préfete du Rhône, Fabienne Buccio, a livré des éléments sur les circonstances de l'agression, ce dimanche soir à 19h30. Voici ce qu'il faut en retenir.

Quelles sont les circonstances de l'agression  ?

Vers 14h30 ce dimanche, un individu au comportement suspect s'en est pris à des passagers d'une rame de la ligne B du métro, entre la station Debourg et la station Jean-Jaurès.

Porteur d'un couteau de type cran d'arrêt, il a blessé quatre personnes, dont deux grièvement. Le suspect a été interpellé dans la foulée, à la station Jean-Jaurès, par un équipage de la BAC, puis a été placé en garde à vue.

Qui sont les victimes ?

 Quatre personnes ont été blessées dans l'attaque  : trois hommes  de 16, 19 et 28 ans et une femme de 41 ans. Deux ont été secourues en urgence absolue, les deux autres en urgence relative.

Le mineur de 16 ans a été emmené au bloc opératoire en raison de l'état de ses blessures.

Les quatre victimes ont été prises en charge par les pompiers et transportées à l’hôpital Lyon Sud et à l’hôpital Edouard-Herriot.  Aucune n'a de pronostic vital engagé. Deux des blessés ont été touchés à l'abdomen, un troisième aux jambes et aux bras et le dernier aux côtes.

Plusieurs témoins, choqués, ont été également pris en charge par une cellule de soutien psychologique.

Qui est le suspect  ?

L'homme soupçonné d'être l'auteur de l'agression est âgé de 27 ans et est de nationalité marocaine. Il est originaire du département de la Vienne.

Il est inconnu des services de police mais était visé depuis 2022 par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), délivrée par la préfecture de la Vienne.

La préfète Fabienne Buccio évoque un homme « au profil psychiatrique chargé », qui a fait plusieurs passages dans des établissements psychiatriques, dans diverses régions de France. 

« Sans l'intervention des policiers, la situation aurait pu être beaucoup plus grave », souligne la préfète 

Quelles suites judiciaires  ?

Une enquête a été ouverte pour « tentative d'homicide volontaire », a annoncé le parquet de Lyon. Elle est confiée à la DIPN (Direction interdépartementale de la Police Nationale).

Le précédent de l'attaque au couteau à la gare routière Laurent-Bonnevay

Cette attaque au couteau dans le métro lyonnais en rappelle une autre, similaire, qui avait eu lieu le 31 août 2019, à un arrêt de bus au niveau de la station de métro Laurent-Bonnevay.

Un jeune homme de 19 ans avait succombé à ses blessures tandis que huit personnes avaient été blessées.

L'assaillant, Sultan Mohamed Niazi, de nationalité afghane, avait agressé plusieurs personnes à un arrêt de bus, avant d'être maîtrisé par des témoins.

 

https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2024/05/27/quatre-blesses-dont-deux-graves-dans-une-attaque-au-couteau-dans-le-metro

Attaque au couteau dans le métro : victimes, profil du suspect... ce que l'on sait

Une rame de métro de la ligne B a été le théâtre d’une violente agression à l’arme blanche, dimanche 26 mai après-midi, entre les stations Debourg et Jean-Jaurès (Lyon 7e ). Quatre usagers, âgés de 16 à 41 ans, ont été blessés, dont deux gravement. Le suspect, rapidement interpellé, a « un profil psychiatrique chargé » et était sous le coup d’une OQTF.
 
Jérôme Morin avec Muriel Florin - Aujourd'hui à 10:00 | mis à jour aujourd'hui à 10:11 - Temps de lecture : 4 min
 

 

« D’habitude, on le voit à la télé », lâche une habitante, « flippée » par les événements. Le choc et la stupéfaction ont gagné les riverains de l’avenue Jean-Jaurès (Lyon 7e ), dimanche après-midi, après l’arrestation, à 14 h 35, d’un homme de 27 ans, auteur d’une attaque au couteau dans le métro.

Couteau à cran d’arrêt

L’assaillant a blessé quatre victimes, dont deux gravement, à l’intérieur d’une rame, entre les stations voisines de Debourg et Jean-Jaurès, sur la ligne B. Aucun pronostic vital n’est engagé.

Les deux usagers les plus sérieusement atteints, transportés en urgence absolue vers un centre hospitalier, sont un adolescent de 16 ans, touché au niveau de la cage thoracique et du ventre par le couteau à cran d’arrêt, et un homme de 28 ans, poignardé à l’abdomen. L’adolescent, au moins, a été conduit dans un bloc opératoire, ce dimanche. Il s’agit d’un mineur non accompagné originaire de Guinée.

Interpellation rapide

Une femme de 41 ans, blessée aux côtes, et un homme de 19 ans,...


 Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% de cet article à lire.