C'est l'une des affaires brestoises où un élu a récemment été mis en cause.
Il conteste fermement les faits d'agression sexuelle pour lesquels il est poursuivi depuis début mars et son avocate avait rappelé le maire au respect de la présomption d'innocence fin mars.
On ne retrouve actuellement sur le site du Télégramme aucun article signé par trois co-auteurs :
À Brest, un adjoint au maire poursuivi pour agression sexuelle
Enseignant
de métier, un adjoint au maire de Brest a été placé en garde à vue pour
agression sexuelle sur une amie. Dans l’attente de son jugement, le
24 juin 2024, il est sous contrôle judiciaire.
Adjoint
au maire de Brest, l’élu socialiste Hosny Trabelsi, 59 ans, a été placé
sous contrôle judiciaire. (Le Télégramme/David Cormier)
Élu
socialiste au sein du groupe de la majorité à la Ville de Brest depuis
2001, maire-adjoint du quartier de l’Europe, Hosny Trabelsi, 59 ans, a
été placé en garde à vue le 6 mars 2024 au commissariat central de
police de Brest.
Parties génitales exhibées
Selon
le parquet de Brest, le mis en cause, également conseiller
départemental depuis 2015 et professeur de physique-chimie de métier,
« recevait une amie de longue date à son domicile pour un dîner » le 4
février dernier. Celle-ci va expliquer aux enquêteurs qu’au cours de ce
repas, elle aurait remarqué « une attitude étrange » de la part de son
ami.
Vêtu d’un seul peignoir, sans pantalon, celui qui conteste
les faits aurait exhibé « ses parties génitales à son invitée ».
Toujours selon le parquet, l’élu sans antécédents judiciaires se serait
ensuite assis près d’elle et lui aurait touché les parties intimes.
Selon le procureur de la République, la plaignante est alors parvenue
« à s’échapper du logement » avant de signaler les faits dès le
lendemain.
L’élu brestois a été placé en garde à vue le 6 mars 2024 au commissariat central de Brest. (Le Télégramme/Pierre Chapin)
Entendu
par la police, l’élu brestois déféré ce jeudi 7 mars devant le
procureur fait l’objet de poursuites pour « atteinte sexuelle avec
violences, contrainte, menaces ou surprises sur sa victime ». Il est
convoqué le 24 juin 2024 devant le tribunal correctionnel de Brest.
Dans l’attente de son jugement, il a été placé sous contrôle judiciaire.
La réaction de François Cuillandre
Jeudi
soir, le maire de Brest, François Cuillandre, a réagi par communiqué :
« J’ai appris, en ce début d’après-midi (jeudi NDLR) la garde à vue de
M. Hosny Trabelsi, élu au conseil municipal de Brest, pour des faits qui
seraient qualifiés, par le parquet, d’agression sexuelle ayant entraîné
son renvoi en correctionnelle. Si ces éléments venaient à être
confirmés, je lui retirerais immédiatement ses délégations et son poste
d’adjoint et lui demanderais de présenter sa démission du conseil
municipal de Brest. Je n’apporterai pas d’autres commentaires à ce
stade, dans un souci de respect de la procédure désormais en cours ».
Élu
brestois poursuivi pour agression sexuelle : le socialiste Kévin Faure
demande à Hosny Trabelsi de se mettre en retrait au Département
Le
socialiste Kévin Faure, chef de file du groupe Finistère et Solidaires
au Département du Finistère, demande à l’élu brestois Hosny Trabelsi,
poursuivi pour agression sexuelle, de se mettre en retrait du groupe.
Le
conseiller départemental socialiste Kévin Faure demande à Hosny
Trabelsi de se mettre en retrait du groupe Finistère et Solidaires au
Département du Finistère. (Photo d’archives François Destoc/Le
Télégramme)
« J’ai
appris par voie de presse les poursuites judiciaires et le renvoi en
correctionnelle d’Hosny Trabelsi pour des faits d’atteinte sexuelle qui
lui sont reprochés, entame Kévin Faure. J’ai tout d’abord une pensée
pour la victime à qui j’adresse mon soutien dans cette épreuve. Par
ailleurs, j’ai un profond attachement à la présomption d’innocence qui
s’applique à tout citoyen, y compris aux élus de la République, poursuit
le chef de file. Conseiller départemental du Finistère, élu sur le
canton de Brest-5, seul Hosny Trabelsi dispose de la latitude pour
décider de sa démission ou non de son mandat départemental - lui seul et
la victime connaissent à ce stade la vérité des faits », développe
Kévin Faure, qui ne reste pas sans agir.
« Néanmoins, en
responsabilité dans la présidence du groupe politique Finistère et
Solidaires, en cohérence avec les valeurs humaines défendues par
Finistère et Solidaires et dans l’attente du jugement du 24 juin, j’ai
demandé à Hosny Trabelsi de se mettre en retrait à titre conservatoire
du groupe Finistère et Solidaires dès à présent. (…) D’autres
éventuelles décisions seront prises à l’issue du jugement », conclut
Kévin Faure.
Maël de Calan, sur l’affaire Trabelsi : « Si les faits sont avérés, l’élu (…) devra évidemment démissionner»
Maël
de Calan, président du Département du Finistère, réagit suite au renvoi
en correctionnelle pour agression sexuelle du Brestois Hosny Trabelsi
(PS), conseiller départemental d’opposition.
Maël
de Calan, président du département du Finistère, attend que la Justice
se prononce, suite au renvoi en correctionnelle pour agression sexuelle
du conseiller départemental Brestois Hosny Trabelsi. (Lionel Le Saux)
«
Des membres du PS finistérien ou certains de leurs alliés ont été mis
en cause à de nombreuses reprises ces derniers mois dans des affaires de
malversations financières, de violences sexistes et sexuelles, ou de
comportements inappropriés. Je me suis toujours abstenu de tout
commentaire » réagit Maël de Calan, président du Département du
Finistère, suite à
l’annonce jeudi 7 mars 2024 du renvoi en correctionnelle (le 24 juin
2024) pour agression sexuelle du Brestois Hosni Trabelsi (PS), conseiller départemental d’opposition.
La démission en cas de condamnation
«
Je porte le combat politique sur un autre plan, celui des idées, je
cherche à promouvoir avec la majorité départementale une vision aussi
irréprochable que possible de l’engagement public, et laisse aux
intéressés le soin de s’expliquer devant les juges et les Finistériens »
développe le patron du Département. Pour autant, Maël de Calan a une
idée précise de l’attitude à adopter en cas de condamnation.
« Dans le cas d’espèce, si les faits sont avérés, l’élu mis en cause devra évidemment démissionner ».
Affaire Trabelsi : à Brest, le groupe « Brest, c’est vous ! » au créneau
Le
groupe « Brest, c’est Vous ! », emmené par Bernadette Malgorn, réagit à
l’affaire Trabelsi. Il invite la mairie et la métropole à s’engager
davantage contre « les violences, le harcèlement et les actes
sexistes ».
Dans
un communiqué, les élus du groupe « Brest, c’est Vous ! », emmenés par
Bernadette Malgorn, montent au créneau suite à l’affaire Hosny Trabelsi.
(Photo d’archives Lionel Le Saux/Le Télégramme)
Dans un communiqué, les élus du groupe « Brest, c’est Vous ! », emmené par Bernadette Malgorn, montent au créneau suite à l’affaire Hosny Trabelsi.
« En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, on
apprend la mise en cause d’un élu socialiste brestois, adjoint au maire
de Brest, pour des faits qualifiés par le parquet d’agression sexuelle,
entraînant son renvoi en correctionnelle », réagissent les élus du
groupe d’opposition de droite.
« Notre
première pensée va à la victime, comme à toutes les femmes et jeunes
filles qui subissent des violences sexuelles et sexistes dans l’espace
public, sur leurs lieux de travail, au sein de la cellule familiale.
Aucune excuse ne peut être trouvée contre de tels agissements, aucune
protection donnée aux auteurs de ces crimes et délits, quelle que soit
sa position », estime le groupe « Brest, c’est vous ! ».
Des réponses claires et fortes de la part de l’exécutif
« Alors
que l’exemplarité et la probité doivent être les règles absolues pour
tout élu et agent public, ces faits s’ils sont avérés, mériteront
au-delà des décisions de justice, des réponses claires et fortes de la
part de l’exécutif municipal brestois », embrayent les élus
d’opposition. « À l’occasion de l’examen des rapports pour l’égalité
femmes-hommes, s’agissant tant des élus que des agents, par nos
conseils, le groupe des élus « Brest, c’est Vous ! » a souligné
l’insuffisante prise en compte de ces questions par l’exécutif ».
Plus contre les violences sexistes
« Au-delà,
la parole des femmes doit se libérer partout et nous invitons les
instances internes de la ville et de la métropole à engager plus encore
une action contre les violences, le harcèlement et les actes sexistes au
sein de nos collectivités », concluent les élus du groupe Malgorn.
L’élu brestois Hosny Trabelsi « nie fermement les accusations » d’agressions sexuelles
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Poursuivi
pour agression sexuelle, l’élu brestois Hosny Trabelsi réserve ses
déclarations au tribunal correctionnel, où il est convoqué le 24 juin
2024. Son conseil, Elma Kraisnik, assure qu’il nie fermement les
accusations.
Hosny
Trabelsi « conteste formellement l’accusation portée contre lui », fait
savoir sa défense. (Photo d’archives Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)
Maire-adjoint
du quartier de l’Europe depuis 2001, l’élu socialiste brestois Hosny
Trabelsi est dans la tourmente depuis ce jeudi 7 mars 2024 et la
révélation des poursuites pour agression sexuelle dont il fait l’objet.
François Cuillandre met fin à la délégation d’adjoint d’Hosny Trabelsi
Le
maire de Brest a annoncé, ce vendredi soir, mettre fin à la délégation
d’adjoint au maire en charge du quartier de l’Europe d’Hosny Trabelsi,
accusé d’agression sexuelle.
François
Cuillandre a décidé de mettre fin à la délégation d’adjoint au maire en
charge du quartier de l’Europe d’Hosny Trabelsi. (Photo d’archives le
Télégramme)
« Monsieur
Hosny Trabelsi m’a fait part de son choix de continuer de siéger au
conseil municipal de Brest. De par la loi, cette décision n’appartient
qu’à lui seul. En conséquence j’ai décidé de mettre fin à sa délégation
d’adjoint au maire en charge du quartier de l’Europe », écrit ce
vendredi soir le maire de Brest.
Pour rappel, Hosny Trabelsi, élu
socialiste siégeant dans la majorité municipale depuis 2001, est accusé
d’agression sexuelle suite un repas avec « une amie de longue date », le
4 février dernier. Placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son
jugement, il « nie fermement les accusations », selon son avocate Elma Kraisnik.
Poursuivi
pour agression sexuelle, Hosny Trabelsi a été lâché, vendredi 8 mars
2024, par François Cuillandre qui lui a retiré sa délégation d’adjoint
au maire de Brest. Retour sur l’affaire qui secoue l’Hôtel de Ville.
Vendredi
8 mars 2024, François Cuillandre a retiré son titre d’adjoint et ses
délégations à Hosny Trabelsi, Ici à ses côtés devant la mairie de
quartier de l’Europe, après les émeutes de l’été 2023. (Photo d’archives
Le Télégramme/David Cormier)
Poursuivi pour agression sexuelle, l’élu brestois Hosny Trabelsi suspendu du Parti socialiste
La
Fédération du Finistère du Parti socialiste vient de décider de
suspendre Hosny Trabelsi à titre conservatoire de sa qualité d’adhérent
du PS. L’élu brestois est poursuivi par le parquet pour agression
sexuelle.
Élu
à Brest, mais aussi conseiller départemental, Hosny Trabelsi est
suspendu à titre conservatoire du Parti socialiste. (Photo d’archives Le
Télégramme/Jean-Luc Padellec)
La Fédération du Finistère du Parti socialiste a pris connaissance des faits reprochés à Hosny Trabelsi, qualifiés par le parquet d’agression sexuelle,
et son renvoi devant le tribunal correctionnel. Elle a immédiatement
convoqué un bureau fédéral extraordinaire qui s’est tenu dimanche 10
mars 2024.
Le
bureau fédéral, sur proposition du premier secrétaire fédéral, s’est
prononcé à l’unanimité pour la suspension d’Hosny Trabelsi à titre
conservatoire de sa qualité d’adhérent du Parti socialiste. Une mesure
prise dans le strict respect des statuts du Parti socialiste », précise
le communiqué du PS 29 signé de Tristan Foveau, le premier secrétaire
fédéral.
« Des interventions politiciennes malvenues »
Le
bureau fédéral a également décidé de saisir la commission nationale
compétente du Parti socialiste. Ces procédures s’inscrivent
naturellement dans le strict respect de la présomption d’innocence dû à
tout mis en cause dans une affaire judiciaire. « Par respect pour les
parties, nous estimons toute polémique parfaitement inconvenante. À ce
titre, nous trouvons particulièrement malvenues les interventions
politiciennes de Maël De Calan et Bernadette Malgorn, qui ne cherchent
qu’à jeter l’opprobre sur l’ensemble des élus de la majorité municipale
brestoise », écrit Tristan Foveau. « Le dossier est entre les mains de
la Justice. C’est à elle de se prononcer sur cette douloureuse affaire
qui, d’ici son dénouement, n’appellera pas d’autres commentaires de
notre part », conclut le communiqué.
Quatre
jours après l’annonce des poursuites judiciaires engagées contre l’élu
brestois Hosny Trabelsi, pour agression sexuelle, il y a encore plus de
questions que de réponses quant aux répercussions politiques. Résumé en
cinq points.
Dans
le quartier de Pontanézen, rares sont ceux qui, ce lundi, s’exprimaient
ouvertement sur cette affaire. (Illustration Le Télégramme)
1 Les habitants entre indifférence et stupéfaction
Poursuivi
pour agression sexuelle, l’élu brestois Hosny Trabelsi a informé le
lycée Fenelon où il exerce comme professeur, qu’il ne reviendra pas dans
l’établissement.
Hosny Trabelsi l’a décidé de lui-même : il n’enseignera plus au lycée Fenelon.
Hosny Trabelsi et le lycée Fenelon, c’est fini. Soupçonné d’agression sexuelle
sur une femme qu’il avait invitée à son domicile le 4 février 2024,
l’élu socialiste à la Ville de Brest et conseiller départemental qui nie
les faits reprochés, a décidé de mettre sa carrière professionnelle
entre parenthèses.
À
Brest, Karine Coz-Elléouet et Patricia Salaun-Kerhornou vont se
partager les délégations d’Hosny Trabelsi dans le quartier de l’Europe.
Poursuivi pour atteinte sexuelle, ce dernier doit être jugé le 24 juin.
L’actuelle
première adjointe à la Ville de Brest, Karine Coz-Elléouet s’est vue
confier la grande partie des délégations du quartier de l’Europe. (Photo
d’archives Le Télégramme)
À
Brest, la vacance des délégations de pouvoir à la mairie de l’Europe
n’aura pas duré très longtemps. Une semaine seulement après l’annonce,
par le procureur de la République, des poursuites engagées contre l’adjoint Hosny Trabelsi pour des faits qualifiés d’atteinte sexuelle, le maire de Brest François Cuillandre, qui avait dès le lendemain retiré ses délégations à l’élu mis en cause, a trouvé une solution pour permettre la bonne marche des services municipaux et la continuité du service public.
Le
mardi 2 avril 2024, les élus du conseil municipal de Brest décideront,
par un vote, du maintien ou non d’Hosny Trabelsi dans sa fonction
d’adjoint.
Le
2 avril, François Cuillandre, maire de Brest, proposera au conseil
municipal de démettre Hosny Trabelsi de sa fonction d’adjoint. (Photo
d’archive Le Télégramme)
Poursuivi pour atteinte sexuelle sur une femme
qu’il accueillait à son domicile le 4 février dernier, Hosny Trabelsi,
l’adjoint au maire de Brest, en charge du quartier de l’Europe avait
fait part au maire de sa volonté de continuer à siéger au conseil
municipal. De fait, quinze jours après la publicité de cette affaire par
le procureur de la République, il occupe toujours le poste de 18e
adjoint de la Ville de Brest.
L’avocate d’Hosny Trabelsi rappelle le maire au respect de la présomption d’innocence
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Alors
qu’Hosny Trabelsi pourrait se voir retirer sa fonction d’adjoint par un
vote du conseil municipal le 2 avril, son avocate pointe « la
singulière interprétation du principe de la présomption d’innocence »,
affichée par François Cuillandre.
Le
2 avril, François Cuillandre, maire de Brest, proposera au conseil
municipal de démettre Hosny Trabelsi de sa fonction d’adjoint. (Photo
d’archives Le Télégramme/David Cormier)
Comme Le Télégramme l’a révélé ce jeudi 21 mars 2024,
le maire de Brest François Cuillandre devrait proposer au conseil
municipal de démettre Hosny Trabelsi de ses fonctions d’adjoint, lors du
prochain conseil municipal, le 2 avril prochain. Une décision
manifestement motivée par la révélation, le 7 mars dernier, des poursuites pour agression sexuelle
visant celui qui est encore le 18e adjoint de la Ville de Brest, et qui
a fait savoir depuis qu’il contestait fermement les accusations le
visant.
À Brest, Hosny Trabelsi démis de sa fonction d’adjoint
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Réuni
ce mardi 2 avril 2024, le conseil municipal de Brest a démis Hosny
Trabelsi de sa fonction d’adjoint. Mais en choisissant de laisser le
poste vacant, la municipalité ménage la possibilité de le réintégrer, si
la justice le juge non coupable.
Hosny Trabelsi a perdu sa fonction d’adjoint ce mardi 2 avril 2024.
C’était
la première délibération du jour, ce mardi 2 avril 2024, au conseil
municipal de Brest. Sans réel débat et à l’unanimité des votants (les
deux groupes d’opposition « Brest, c’est vous » et Brest progressiste
n’ont pas pris part au vote), l’assemblée a décidé du non-maintien
d’Hosny Trabelsi dans sa fonction de 18e adjoint au maire. Mais les élus
ont aussi voté dans la même délibération la vacance provisoire de son
poste, lequel ne sera donc pas pourvu dans l’immédiat.
Ce n'est pas la première fois depuis que je suis harcelée par le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de "déconnologues".
Cela avait commencé dès ma réinscription sur le site Rue89 sous le pseudonyme de "jexiste" en septembre 2008.
J'en avais parlé dans cet article publié le 13 mars 2011 sur mon ancien blog "Un petit coucou" chez OverBlog (cliquer sur les images pour les agrandir et lire les textes) :
Une autre tentative d'entrée par effraction à mon domicile s'était produite dans la nuit du 29 au 30 décembre 2010.
J'en avais parlé dans les commentaires sur cet article publié à l'époque sur le même blog (cliquer sur les images pour les agrandir et lire les textes - pour le fun, je mets la totalité des commentaires...) :
En septembre 2008, c'est la porte d'entrée que le malade tentait de défoncer tout en hurlant des menaces de mort à mon adresse, parce que j'avais recommencé à commenter des articles portant sur le harcèlement moral en entreprise sur le site Rue89.
Fin décembre 2010, c'est une fenêtre de l'arrière qui avait été forcée, sans succès. Conséquence : depuis, tout est barricadé.
Une autre fois, le garage avait été visité.
Et cette nuit, c'est la porte de l'arrière que l'on a tenté d'ouvrir, toujours sans succès. Le type est ensuite passé devant la maison dans sa voiture, au ralenti.
Je suppose qu'il y a eu d'autres tentatives que nous n'avons pas remarquées.
Suite à la découverte dans l'édito de Samuel Petit du 25 avril 2024 de l'existence de deux procédures contre des journalistes du Télégramme, l'une pour recel de violation du secret de l'instruction et l'autre pour diffamation, la seule information que j'aie pu trouver concerne la première, dans un article de Madinin'Art lui étant consacré, mais celui-ci manque de précisions.
Concernant les trois journalistes convoqués pour auditions en ce mois d'avril 2024 suite à la plainte pour diffamation d'un élu finistérien qu'ils avaient mis en cause dans un article dont ils étaient tous trois co-auteurs, j'en reste donc à cette information-là, manquant singulièrement de précisions.
Voilà deux affaires sur lesquelles les lecteurs du Télégramme auraient bien aimé être complètement informés.
C'est le recel de violation du secret de l'instruction.
L'affaire en cause n'est pas une affaire d'Etat, c'est juste un fait divers malheureux concernant notamment un footballeur professionnel du FC Lorient : deux agressions successives, dont la sienne, commises par une femme à la recherche d'un nouveau-né pouvant passer pour l'enfant qu'elle avait perdu lors d'une fausse couche.
La suspecte de ces agressions va être jugée par la Cour d'Assises du Morbihan.
Quant au délit de violation du secret de l'instruction invoqué contre la journaliste, on se doute qu'il est lié à une recherche de scoop compte tenu de la personnalité d'une des victimes. Qui s'est plaint d'une violation du secret de l'instruction ? Le joueur de foot ?
La
suspecte dans l’agression à l’acide et la tentative d’enlèvement de la
fille de l’ex-joueur du FC Lorient Yoane Wissa, en juillet 2021, sera
jugée par une cour d’assises. Elle est également poursuivie pour avoir
enlevé une autre fillette, à Vannes, et grièvement blessé la mère de
cette dernière.
Une journaliste du Télégramme auditionnée par l’IGPN : la protection des sources menacée
— Syndicat National des Journalistes —
Le
jeudi 25 mai dernier, Anne-Cécile Juillet, journaliste à la rédaction
du Télégramme a été convoquée au commissariat de police de Lorient en
vue d’une audition par l’Inspection générale de la police nationale
(IGPN). Cette convocation entrait dans le cadre d’une enquête pour
« violation du secret de l’instruction et recel de violation du secret
de l’instruction » diligentée par le procureur de la République de
Vannes, et faisait suite à un article publié le 17 septembre 2021 à la
suite d’agressions à l’acide d’une mère de famille à Vannes puis d’un
footballeur professionnel du FC Lorient.
La
journaliste a bien évidemment refusé de révéler l’origine de ses
informations au nom de la protection du secret des sources, comme le
permet la loi du 4 juillet 2010.
Cette
audition intervient après des procédures similaires, la dernière en
date, début avril, concernait deux journalistes de Ouest-France et du
Courrier de l’Ouest.
Moins
récemment, mais dans la même logique de chasse aux sources des
journalistes, des journalistes du Monde, de Radio France et du site
d’information Disclose avaient été convoqués en mai 2019 et décembre
2022, par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), pour
des soupçons d’atteinte au secret de la défense nationale.
Ces
convocations sont destinées à intimider les journalistes, mais aussi à
effrayer et assécher leurs sources. Il est urgent de faire cesser ces
convocations motivées par le délit de recel de violation du secret de
l’instruction, du secret des affaires, du secret-défense, auxquels les
journalistes ne peuvent être tenus.
Le
Syndicat national des journalistes, première organisation de la
profession, apporte son soutien à notre consoeur, et dénonce cette
nouvelle atteinte au travail des journalistes et à la liberté
d’informer.
Le
SNJ rappelle que la protection du secret des sources des journalistes
est l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse. Ces
principes sont garantis par la loi du 29 juillet 1881 et l’article 11 de
la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. La liberté de la
presse est un droit fondamental, avant tout le droit des citoyens à être
informés.
Une journaliste du Télégramme auditionnée par l’IGPN : la protection des sources menacée
Le
jeudi 25 mai dernier, Anne-Cécile Juillet, journaliste à la rédaction
du Télégramme a été convoquée au commissariat de police de Lorient en
vue d’une audition par l’Inspection générale de la police nationale
(IGPN). Cette convocation entrait dans le cadre d’une enquête pour
« violation du secret de l’instruction et recel de violation du secret
de l’instruction » diligentée par le procureur de la République de
Vannes, et faisait suite à un article publié le 17 septembre 2021 à la
suite d’agressions à l’acide d’une mère de famille à Vannes puis d’un
footballeur professionnel du FC Lorient.
La journaliste a
bien évidemment refusé de révéler l’origine de ses informations au nom
de la protection du secret des sources, comme le permet la loi du 4
juillet 2010.
Cette audition intervient après des
procédures similaires, la dernière en date, début avril, concernait deux
journalistes de Ouest-France et du Courrier de l’Ouest.
Moins
récemment, mais dans la même logique de chasse aux sources des
journalistes, des journalistes du Monde, de Radio France et du site
d’information Disclose avaient été convoqués en mai 2019 et décembre
2022, par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), pour
des soupçons d’atteinte au secret de la défense nationale.
Ces
convocations sont destinées à intimider les journalistes, mais aussi à
effrayer et assécher leurs sources. Il est urgent de faire cesser ces
convocations motivées par le délit de recel de violation du secret de
l’instruction, du secret des affaires, du secret-défense, auxquels les
journalistes ne peuvent être tenus.
Le Syndicat national
des journalistes, première organisation de la profession, apporte son
soutien à notre consoeur, et dénonce cette nouvelle atteinte au travail
des journalistes et à la liberté d’informer.
Le SNJ
rappelle que la protection du secret des sources des journalistes est
l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse. Ces principes
sont garantis par la loi du 29 juillet 1881 et l’article 11 de la
Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. La liberté de la presse
est un droit fondamental, avant tout le droit des citoyens à être
informés.
Paris, le 5 juin 2023 Une journaliste du Télégramme auditionnée par l’IGPN : la protection des sources menacée Le jeudi 25 mai dernier, Anne-Cécile Juillet, journaliste à la rédaction du Télégramme a été convoquée au commissariat de police de Lorient en vue d’une audition par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Cette convocation entrait dans le cadre d’une enquête pour « violation du secret de l’instruction et recel de violation du secret de l’instruction » diligentée par le procureur de la République de Vannes, et faisait suite à un article publié le 17 septembre 2021 à la suite d’agressions à l’acide d’une mère de famille à Vannes puis d’un footballeur professionnel du FC Lorient. La journaliste a bien évidemment refusé de révéler l’origine de ses informations au nom de la protection du secret des sources, comme le permet la loi du 4 juillet 2010. Cette audition intervient après des procédures similaires, la dernière en date, début avril, concernait deux journalistes de Ouest-France et du Courrier de l’Ouest. Moins récemment, mais dans la même logique de chasse aux sources des journalistes, des journalistes du Monde, de Radio France et du site d’information Disclose avaient été convoqués en mai 2019 et décembre 2022, par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), pour des soupçons d’atteinte au secret de la défense nationale. Ces convocations sont destinées à intimider les journalistes, mais aussi à effrayer et assécher leurs sources. Il est urgent de faire cesser ces convocations motivées par le délit de recel de violation du secret de l’instruction, du secret des affaires, du secret-défense, auxquels les journalistes ne peuvent être tenus. Le Syndicat national des journalistes, première organisation de la profession, apporte son soutien à notre consoeur, et dénonce cette nouvelle atteinte au travail des journalistes et à la liberté d’informer. Le SNJ rappelle que la protection du secret des sources des journalistes est l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse. Ces principes sont garantis par la loi du 29 juillet 1881 et l’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. La liberté de la presse est un droit fondamental, avant tout le droit des citoyens à être informés. ----------------------
En effet, en janvier 2015, soit au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 à Paris, que les terroristes Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Georges Cortez avaient clairement revendiqués sur leur blog ICYP en date du 24 janvier 2015, parquetiers et journalistes de Lorient s'accusaient déjà mutuellement de "pressions".
A propos de quelles affaires ?
Rappelons donc que Lorient est la ville de Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense.
Par ailleurs, en 2018, l'ancienne juge brestoise ultra corrompue Muriel Corre, qui en 2013 m'avait renvoyée devant le tribunal correctionnel de Brest pour complaire à sa copine la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, laquelle avait décidé de prolonger ses cyberharcèlements à mon encontre par des procédures abusives à base de dénonciations calomnieuses, avait trouvé un refuge très accueillant au Tribunal de Grande Instance de Lorient après avoir perdu son poste à Brest pour avoir exagéré dans certaines affaires, l'inspection des services ayant alors été saisie...
Ainsi donc la pression médiatique serait l'une des
causes de la « lassitude » ressentie actuellement par les membres du
parquet de Lorient. « Une grande part de notre énergie dans certaines
affaires est concentrée pour tenter de contenir la presse pour pouvoir
enquêter dans de bonnes conditions », affirme le procureur de la
République, Alexis Bouroz. Pas anodin en audience publique, face à des
représentants de l'État et au premier président de la Cour d'appel de
Rennes. Au-delà du terme « contenir la presse », assez maladroit et pas
très Charlie dans le contexte actuel, c'est cette notion de pression qui
nous échappe. Certes, les journalistes questionnent chaque jour le
parquet pour s'enquérir des enquêtes en cours, pour lesquels le
parquetier décide des suites judiciaires. Certes, et nous en avons
conscience, la tâche d'un permanencier est grande, les sollicitations
nombreuses et les décisions lourdes de conséquences. Mais depuis quand
vérifier une information s'apparente-t-il à de la pression ? Combien de
fois n'a-t-on pas différé un article afin de ne pas gêner une enquête ou
dans l'attente d'une confirmation du parquet ? La pression est
d'ailleurs souvent dans le camp du journaliste qui compose entre une
information à livrer de plus en plus tôt et des éléments qu'il se doit
de vérifier. La presse a ses pressions, le parquet les siennes. Elle est
présente chaque jour pour fournir l'information la plus juste et
vérifiée, quitte à être insistante. Mais toujours dans le respect de son
interlocuteur. Ne plus frapper à la porte du Procureur serait un bien
mauvais signal pour la liberté de l'information.["AUTRES-SIG"] La
rédaction
C'était hier jour d'audience solennelle de rentrée du
tribunal de grande instance de Lorient, en présence du premier président
de la cour d'appel de Rennes et du procureur général. Particularité :
Xavier Ronsin et Jean-François Thony ont été auditeurs de justice à
Lorient, l'actuel premier président y étant revenu rapidement, de 1982 à
1988, en tant que juge d'instruction. Cinq nouveaux magistrats ont été
accueillis lors de cette audience dont quatre au siège (Muriel Corre,
Céline Creplet, Stéphanie Mary et Anne-Sophie Quideau) et un au parquet
(Eric Pouder).
Laureline Peyrefitte, procureur de la République, a annoncé
que le parquet envisage de mettre en place des stages de
responsabilisation des auteurs des violences au sein du couple, de
responsabilisation parentale mais aussi de citoyenneté à destination des
mineurs.
Il est nommé par le président Emmanuel Macron, le 7 juin 2023, "envoyé personnel pour le Liban". Il est chargé de contribuer à la formation d'un consensus politique au Liban pour l'élection d'un nouveau président de la République libanaise.
Son grand-père paternel exerçait le métier de docker1 et participa à la Première Guerre mondiale. Sa grand-mère paternelle tenait un bistrot sur les docks de Lorient2.
Son père, Jean, vendeur de pièces détachées d'automobiles aux Établissements Renault3
et syndicaliste, est proche des milieux communistes de la ville et
surtout du milieu ouvrier. Sa mère, Louisette, est couturière aux
magasins d'habillement Corbière et Nobis de Quimperlé et Lorient. Elle milite par ailleurs à l'Action catholique ouvrière, ce qui lui vaut d'être invitée au concile de Vatican II4. Avec Jean Le Drian, qu'elle épouse le , ils militent à la Jeunesse ouvrière chrétienne5 et continuent leurs engagements dans des mouvements syndicaux et familiaux, notamment la Confédération syndicale des familles dont Jean est un temps président national5.
Il a deux sœurs, Thérèse Thiery (née en 1953), conseillère générale de 2005 à 2015, et maire de Lanester de 2004 à 20206, et Marie Le Drian, écrivaine, née en 19496,7.
Il a un fils, Thomas, né en 1984, diplômé de l'ISC Paris, qui est nommé en chargé de mission auprès d'André Yché, président du directoire de la Société nationale immobilière (SNI), filiale de la Caisse des dépôts dont le directeur général Jean-Pierre Jouyet l'avait choisi un an plus tôt comme conseiller à son cabinet, provoquant une polémique8,9.
Formation
Né à Lorient le , Jean-Yves Le Drian grandit à Lanestern 1
où, vu ses bons résultats scolaires, un de ses instituteurs lui
conseille de poursuivre ses études. Il intègre alors le lycée
Saint-Louis de Lorient, où il est un des rares fils d’ouvriers3. À table, les discussions familiales tournent alors souvent autour des thèmes de l'action syndicale, de l'Église et de la lutte des classes4.
Après son baccalauréat, il passe un an en hypokhâgne au lycée de Cornouaille à Quimper3, puis s'inscrit à l'université de Rennes, où il commence des études d'histoire en 196610. Il passe par ailleurs les deux étés 1966 et 1967 en Algérie, pour donner des cours de rattrapage à des élèves de petite Kabylie, puis de la banlieue d'Alger10,11.
Carrière professionnelle
À partir de , il commence à travailler à mi-temps comme professeur d'histoire au lycée Notre-Dame-du-Vœu de Hennebont et entame dans le même temps une maîtrise d'histoire à l'université de Rennes. Celle-ci porte sur les Forges d'Hennebont, et il profite de la proximité de son lieu de travail pour avancer ce travail de recherche12. Il rate l'agrégation en 1970 lors de sa première tentative, comme un ami proche, François Chappé,
et continue alors à préparer ce concours, tout en travaillant au lycée
de Hennebont. C'est à cette époque qu'il rencontre sa première future
épouse, elle aussi étudiante dans la même université13, mais aussi sa seconde épouse, qui fait aussi des remplacements au lycée hennebontais11. Il obtient l'agrégation en 1971, et son directeur de mémoire, Michel Denis, lui propose alors de poursuivre son travail de recherche dans une thèse14. À l'issue de son service militaire, il est recruté à la rentrée 1973 comme professeur assistant d'histoire à l'université Rennes-II. Alors que son passé comme leader de Mai 68 à Rennes provoque une opposition au sein du département d'histoire, lorsque sa candidature est proposée15, il est soutenu par François Lebrun et Jacques Léonard16. Il y rencontre le futur maire de QuimperBernard Poignant, qui prépare lui aussi l'agrégation17, le futur directeur d'Antenne 2, Jean-Michel Gaillard, lui aussi maître-assistant en Histoire18, ainsi qu'André Lespagnol, futur président de l'université16.
Il participe à l'élection à la tête de l'université de Michel Denis, alors qu'une équipe s'est constituée autour d'André Lespagnol et de Jean-Michel Gaillard. Il prend part à la rédaction d'un programme pour l'université, et à la campagne auprès du personnel et des étudiants19.
Ce changement d'affectation fait suite à l'intervention de son père auprès du député-maire de CarnacChristian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules15.
Parcours politique
Débuts
Alors lycéen à Lorient, il commence à militer au sein de la Jeunesse étudiante chrétienne, dont il devient premier secrétaire dans le Morbihan, alors qu'il n'est qu'en terminale. Lors du congrès national de Dijon, il fait la rencontre d'Henri Nallet, représentant national de la JEC et futur ministre socialiste5. Tout en restant militant et chef local de cette structure lors de ses années étudiantes, il rejoint l'Union nationale des étudiants de France en 1967 dont il devient un des responsables rennais, et participe activement à Mai 68 à Rennes comme cadre de l'UNEF et de la JEC1.
La seule parole qui retienne son attention est celle de l'Union démocratique bretonne (UDB) : « S'il y a un parti où j'ai failli adhérer dans les années 1970, c'est celui-ci. Je me suis interrogé. Je le trouvais cohérent »20,21.
En , après avoir écouté un discours de François Mitterrand à Rennes en compagnie de son collègue Jean-Michel Gaillard, c'est finalement au Parti socialiste qu'il décide d'adhérer, et dans lequel il milite depuis au sein de la section de Lorient22. Il prend la direction de celle-ci dès 1975, et désigne dans chacun des trois cantons de la villen 2 un responsable chargé d'occuper le terrain pour rendre le parti plus visible auprès des Lorientais23. Il obtient un premier mandat de conseiller municipal à l'occasion des élections municipales de 1977 en se faisant élire sur la liste du maire socialiste de Lorient, Jean Lagarde, dont il devient adjoint chargé de l'action économique22.
Il est élu maire de la ville le , à la suite de la démission du précédent occupant du poste, Jean Lagarde, qui s'était engagé à se retirer à 70 ans22. Il occupe cette fonction pendant dix-sept ans jusqu'en 1998, date de sa démission pour cause de cumul de mandats, après son élection au Conseil régional de Bretagne.
Lors de son arrivée à la tête de la mairie de Lorient, il analyse
la dépendance de l'économie de la ville au secteur étatique comme une
faiblesse.
L'armée, via la Base aéronavale de Lann-Bihoué, la base de sous-marins de Keroman et l'arsenal de la ville
occupent une place centrale dans l'économie de la ville, et Le Drian
engage plusieurs actions pour diversifier le modèle économique
lorientais. Il est ainsi amené à rencontrer de nombreux chefs
d'entreprise28. C'est par ce biais qu'il fait la connaissance de Paul Anselin29, qui est actif dans le développement économique régional et l'aide à attirer des investisseurs à Lorient30.
Avec d'autres élus du département, il s'engage, à partir du milieu des années 1980, pour accentuer l'essor des implantations universitaires à Lorient et aboutir à la transformation de celles-ci en université de plein droit31. La région Bretagne fait à l'époque face à une hausse importante du nombre d'étudiants ; les autres sites de la région peinent à accueillir ceux-ci32. Avec les députés Jean Giovannelli et Louis Le Pensec, il signe une tribune en dans Ouest-France appelant à la création d'une université regroupant les sites de Quimper, Lorient et Vannes.
Cette initiative est alors très critiquée par les présidents des
universités bretonnes, mais reçoit un meilleur accueil chez les
responsables politiques locaux31. Les élections législatives de 1988 ramènent la gauche au pouvoir et un terrain favorable au développement de cette idée.
Plusieurs opérations de renouvellement urbain sont initiées lors de la seconde moitié de ses mandats. En 1989 est lancée la recomposition des trois barres de HLM du quai de Rohan, confié aux urbanistes Sophie Denissof et Roland Castro et achevé en 199638. La réhabilitation de l'îlot de la République, à proximité, est confiée par la suite à ce dernier architecte39. Norbert Métairie, son adjoint à l'urbanisme lors de ces opérations, accède au poste de premier adjoint en 1995, avant de lui succéder à la mairie en 199838.
Il conserve une influence très forte sur la ville lors des deux
décennies suivantes, et Lorient est régulièrement présentée comme étant
son « fief »40. Il appuie son successeur au poste de maire Norbert Métairie, et participe à l'émergence de figures politique locales comme le député Gwendal Rouillard41,42.
Le basculement à droite de la mairie de Lorient lors des élections municipales de 2020 est alors interprété dans la presse nationale comme « un coup dur » pour lui43 et « le début de la fin de [son] influence » dans la région44. La presse locale explique cette défaite par les très nombreuses divisions au sein des socialistes locaux depuis la primaire citoyenne de 2017, et la désignation de Benoît Hamon comme candidat PS à l'élection présidentielle de 201745.
Supporteur déclaré du FC Lorient46,
il intervient à plusieurs reprises dans l'histoire du club lorsque
celui-ci est en difficulté. Il est actif lorsque le club fait faillite
en 198547. Lorsque la structure du club évolue en 1998, il va chercher des investisseurs pour reprendre le club, comme Jean-Guy Le Floch et Noël Couëdel, ce qui aboutit à la nomination de ce dernier comme président48, puis est de nouveau actif lorsque Alain Le Roch devient actionnaire principal en 200149, ou encore en 2014 lorsque l'entraîneur historique du club Christian Gourcuff souhaite quitter la structure50.
Député du Morbihan
Contacté par le député PS de Lorient Yves Allainmat, il rencontre celui-ci au palais Bourbon au début de l'année 1977. Ne souhaitant pas se représenter, Allainmat propose à Le Drian de poser sa candidature pour les élections législatives de 1978, lui prenant la place de suppléant. Ils doivent cependant faire face au maire PS de Lorient Jean Lagarde, qui souhaite que l'ancien résistant et maire de QuévenPierre Quinio représente les socialistes pour cette élection. Le duo peut compter sur le soutien de Pierre Mauroy, une des figures majeures du PS au niveau national, ainsi que sur le père de Le Drian, premier adjoint au maire de Lanester, alors que la ville est un secteur clef pour pouvoir remporter la circonscription. L'investiture est largement remportée, et Le Drian se voit opposer pour cette élection au candidat RPR Jean-Claude Croizer. Il est soutenu pendant sa campagne par des visites comme celles du volcanologue Haroun Tazieff, du chanteur André Dassary,
ou de Pierre Mauroy. L'élection est remportée avec 52% des voix, grâce
au report des votes communistes, et il fait à l'âge de 30 ans son entrée
à l'Assemblée nationale, le 23.
Il parvient à conserver son siège pendant treize ans, jusqu'à son entrée dans le gouvernement d'Édith Cresson le comme secrétaire d'État à la Mer. Lors des élections législatives de 1993, il cède à la «vague bleue» et ne parvient pas à récupérer son mandat de député, cédé à son suppléant Pierre Victoria pendant deux ans.
Il est battu le par le candidat UDFMichel Godard. Il récupère finalement son siège de député à l'occasion des élections législatives de 1997. Il bat alors la candidate RPR Catherine Giquel en obtenant 56,79 % des voix au second tour. Il est réélu député le pour un sixième mandat en battant le candidat UDF Fabrice Loher avec 50,39 % des voix au second tour[réf. nécessaire]. Il décide de ne pas se représenter pour les législatives de 2007 et soutient la candidature de sa chargée de mission à la région, Françoise Olivier-Coupeau51.
Le Drian concentre une partie de son travail sur les questions liées à la Défense. Il intègre ainsi la commission de la Défense nationale et des Forces armées à partir de 1978, et en devient le vice-président en 1988. Il participe par ce biais à la rédaction de plusieurs rapports52, et est en première ligne lors des débats portant sur la suppression du service militaire, ou sur l'engagement militaire français au Liban dans les années 1980 ou en Irak en 1991.
Il en profite aussi pour intervenir dans les questions qui touchent à
la ville dont il est maire, et qui compte plusieurs installations
militaires53.
Il est aussi actif dans le domaine maritime, et signe plusieurs
rapports sur la question du transport des produits toxiques en mer54, alors que sa circonscription est plusieurs fois touchée par des marées noiresn 3,55, ou sur l'évolution du pavillon des Îles Kerguelen pour la marine marchande française56,57.
Grâce à sa position de porte-parole du Bureau régional d'études et d'informations socialiste,
un groupe informel au sein du PS, Le Drian parvient à affirmer sa place
de chef au sein des socialistes bretons. Cela lui permet de s'imposer
comme tête de liste lors des élections régionales françaises de 1998, face à d'autres cadres du parti comme Charles Josselin, Louis Le Pensec, ou Marylise Lebranchu. Le parti ne parvient cependant pas à remporter cette élection1. Il dirige alors au sein du conseil régional de Bretagne l'opposition au nouveau président RPRJosselin de Rohan.
Il confie plus tard concernant cette période qu'« Il était important
d’exercer sans arrêt un contre-poids à l’action de Rohan et de me faire
connaître au niveau breton. […] On a entrepris surtout un travail de
longue haleine pour préparer un projet et gagner en 2004 »58. Il doit cependant laisser sa place de conseiller régional en 2002, alors député et touché par une loi anti-cumul de mandats1.
Il mène de nouveau une liste d'alliance PS-PCF-PRG-Les Verts-UDB lors des élections régionales françaises de 2004 et remporte cette fois le scrutin, face à une liste menée par le président sortant De Rohan, avec 58,66 % des suffrages exprimés et 58 sièges1. Cette nette victoire concrétise le progressif basculement à gauche de la Bretagnen 4, et il devient ainsi le premier président socialiste du Conseil régional de Bretagne. Il se démarque lors de la campagne par ses stratégies de communication. Plus à l'aise dans les médias que Josselin de Rohan, il se singularise alors en portant régulièrement un ciré jaune59.
En , candidat à sa propre succession, Jean-Yves Le Drian est choisi par le Parti socialiste pour mener la campagne en vue des élections régionales de mars 2010. À l'issue du premier tour, le , la liste qu’il mène obtient 37,2 % des voix, le plaçant loin devant la liste de l’UMP de Bernadette Malgorn (23,7 % des voix) et devant la liste Europe Écologie - UDB de Guy Hascoët (12,2 % des voix)60.
Sa liste l’emporte au second tour en obtenant 50,27 % des voix et 52
sièges, contre 32,36 % à la liste UMP (20 sièges) et 17,37 % à la liste
Europe-Écologie (11 sièges)61. Le , il est réélu président du conseil régional en obtenant 52 voix, les élus UMP, Europe-Écologie et UDB s’étant abstenus62. Pendant la campagne, il est attaqué par Malgorn et Hascoët sur les déséquilibres entre l'est et l'ouest de la région, l'échéance à venir de la politique agricole commune, ainsi que sur la question du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes que la région finance en partie63.
Le Drian participe aux élections régionales de 2015 en Bretagne tout en étant au gouvernement. Le PS a alors conclu un accord national avec EELV,
et il est poussé à inclure des écologistes sur ses listes, ce qu'il
refuse jusqu'au bout, malgré une intervention du Premier ministre dans
ce sens64. Il doit faire face à Marc Le Fur qui dirige les listes de droite, et à Christian Troadec qui dirige une liste écologiste, ces deux opposants occupant la scène médiatique depuis le mouvement des bonnets rouges en 201365. Il doit aussi faire face à la montée du Front national qui dispose alors d'une importante dynamique nationale, représenté localement par Gilles Pennelle66.
Attaqué sur la question du cumul des mandats, il remporte le scrutin
avec 51,41 % des voix au second tour, contre 29,72 % pour Le Fur, et
18,87 % pour Pennelle67. Après avoir été nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères le , il démissionne de la présidence de la région le 2 juin suivant, tout en restant conseiller régional68.
Gestion de la région
Lors de son premier mandat à la tête du conseil régional de Bretagne, Le Drian s'entoure de personnalités venant de plusieurs tendances de la gauche au sein de l'exécutif69. La première vice-présidence revient à Marylise Lebranchu, Pierrick Massiot obtient la vice-présidence chargée des finances, Christian Guyonvarc'h (UDB) se voit attribuer celle aux affaires européennes et internationales, et Gérard Lahellec (PCF) celle aux transports70. L'exécutif compte aussi Sylvie Robert (communication), Odette Herviaux (agriculture)69.
Dans le domaine écologique, plusieurs mesures sont mises en œuvre
dès son premier mandat. Un plan de rénovation des lycées permet à
ceux-ci d'importantes économies d'énergie. Des investissements
importants dans les transports en commun ont lieu, notamment dans le réseau du TER Bretagne,
ce qui permet à ce dernier de voir sa fréquentation augmenter de 50% en
six ans. Dans le domaine de la gestion de l'eau, la région ne parvient
pas à voir cette compétence lui être transférée, et la question des algues vertes continue de poser problème71.
Dans le domaine de la culture et de la communication, les ressources de la région restent limitées. Françoise Olivier-Coupeau, qui va lui succéder dans la Cinquième circonscription du Morbihan, dirige alors ses relations avec la presse. En 2006, Le Drian est crédité de 44 % d'opinions favorables72. Dès 2004, le conseil régional vote à l'unanimité un voeu portant sur la réunification administrative de la Bretagne, ainsi qu'un plan d'aide et de promotion de la langue bretonne73. Il s'implique aussi dans la Breizh Touch, opération de communication de la région à Paris en 2007 aux trois quarts financée par le conseil régional74, et plusieurs campagnes de promotion du tourisme régional vont suivre75. Il initie l'institutionnalisation de la Fête de la Bretagne en 2009, à l'image de la fête de la Saint-Patrick irlandaise76.
Dans le domaine économique, Le Drian prend l'habitude dès son premier mandat de visiter une fois par an au Japon les entreprises nippones implantées dans la région76. Une politique de formation et de développement de l'apprentissage est mise en œuvre au même moment.
Cependant, le bilan de son premier mandat dans ce domaine est jugé « mitigé » par Le Télégramme en 2010, qui juge par ailleurs que « les relations avec les entreprises (…) se sont détériorées »71. Lors de son second mandat, la crise agricole gagne en intensité, et le mouvement des Bonnets rouges prend de l'importance dans la région en 2013. Alors au gouvernement, Le Drian prend position pour l'abrogation de l'« écotaxe »77. Un plan de cyberdéfense est acquis, permettant un essor des emplois liés à ce domaine dans la région76.
Les infrastructures sont développées de plusieurs manières. Le financement régional pour la LGV Bretagne-Pays de la Loire est aussi obtenue par la signature d'une convention en 200876, mais le tronçon allant de Rennes à Brest est exclu78. La mise en deux fois deux voies de la RN 164 continue sous ses mandats79. L'accès à l'internet très haut débit
par le déploiement de la fibre optique est aussi acté, et un pacte
électrique breton basé sur les énergies marines est développé pour
sécuriser l'approvisionnement électrique de la région76. Ces investissements se font via de fortes hausses d'impôt dès le début de son premier mandat. Cependant, Le Télégramme
indique qu'à l'issue de son premier mandat les aides régionales ont
avant tout favorisé les secteurs urbains, et en premier lieu celui de Rennes71.
Il parvient par ailleurs à diviser efficacement l'opposition de droite au conseil régional lors de son premier mandat80.
Dans le but d'assurer le soutien d'un cadre du parti à l'initiative des « transcourants », Le Drian a l'idée d'inviter Jacques Delors à Lorient, en marge de la course de l'Europe que le président de la Commission européenne vient de lancer pour communiquer sur la Communauté économique européenne et qui fait escale dans la ville. Le , il accueille avec Hollande Jacques Delors au centre culturel Amzer Nevezn 5, dans la banlieue lorientaise84. Ces rencontres vont se tenir tous les ans à Lorient jusqu'en 199682.
Lors de la primaire PS pour la présidentielle de 2007, il fait partie des huit présidents de conseils régionaux à prendre parti fin 2006 en faveur de la candidature de Ségolène Royal85.
Lors de la primaire organisée par le Parti socialiste pour désigner son candidat à la présidentielle de mai 2012, il soutient François Hollande. Chargé des questions de défense
du candidat, il dirige un groupe d'experts réunissant des hauts
fonctionnaires, des cadres de l'industrie de l'armement et des membres
des cabinets des précédents ministres socialistes de la Défense. Il
établit, durant la campagne, des contacts avec les gouvernements
étrangers, se rendant notamment à Washington au début du mois de 86. Il prépare également le discours sur la Défense prononcé par le candidat le 87.
Il soutient finalement Manuel Valls lors de la primaire citoyenne de 2017 après la renonciation de François Hollande89. L'ancien Premier ministre défait par Benoît Hamon, Le Drian annonce le son soutien dès le premier tour à la candidature d'Emmanuel Macron90. Il reste adhérent du PS malgré son entrée au gouvernement, alors qu'Olivier Dussopt est exclu du parti après avoir été nommé secrétaire d'État91.
Rapprochement de La République en marche
Le , il annonce qu'il quitte le Parti socialiste92. Peu avant, le coordinateur du PS, Rachid Temal, avait déclaré que Le Drian et les membres du parti ayant rejoint le gouvernement d'Édouard Philippe n'étaient plus membres de fait du parti et que, par conséquent, ils ne pourraient voter au congrès d'Aubervilliers93.
Désormais sans parti, non encarté à La République en marche (LREM), il fonde son propre mouvement fin 2018, baptisé Les Progressistes bretons. Par là, il espère « créer
une dynamique et attirer, au-delà des appartenances politiques, tous
ceux qui se retrouvent dans [ses] valeurs, basées sur l'ouverture,
l'humanisme, le développement de la Bretagne et la préservation de
l’identité européenne »94.
Une réforme du statut des dockers est alors envisagée depuis plusieurs années103, et d'autres pays européens ont déjà fait évoluer leur droit. Après avoir obtenu un arbitrage favorable de Matignon, l'intention de faire évoluer ce statut est rendue publique le ; les syndicats ont alors jusqu'au suivant pour entamer des discussions dans chaque port104.
L'opposition des dockers est importante, et prend la forme de grèves et d'arrêts de travail, y compris au port de commerce de Lorient, ville dont Le Drian est alors maire104.
Sa permanence est prise pour cible, tout comme l'hôtel de ville de
Lorient, et des tags « À mort Le Drian » sont visibles en ville.
Le mouvement d'opposition gagne plusieurs ports, mais s'essouffle dès le début de 1992. La presse et les sondages d'opinion jugent alors positive la gestion du dossier, et la réforme poursuit son cours104.
La démission d'Édith Cresson le et son remplacement par Pierre Bérégovoy au poste de Premier ministre entraîne le remplacement de Le Drian par Charles Josselin au poste de secrétaire d'État à la Mer105.
Son éviction du gouvernement est vue comme une nécessité pour faire
entrer d'autres personnalités plus importantes ; l'entrée de Bernard Tapie au gouvernement est aussi avancée, ce dernier étant un élu de Marseille, ville comptant de très nombreux dockers106. Son nom apparaît aussi dans l'affaire SAGES, ce qui affaiblit son poids politique107. La réforme du statut des dockers est finalement menée à son terme par son successeur, Charles Josselin107.
Ministre de la Défense sous François Hollande (2012-2017)
Jean-Yves Le Drian signant le livre d'or du Pentagone en la présence du secrétaire à la Défense américain Leon Panetta (Washington, le 19 mai 2012).Jean-Yves Le Drian avec le ministre brésilien de la défense Celso Amorim (Brasilia, 15 mai 2015).
Après la victoire du candidat socialiste en 2012, au terme d'une
campagne durant laquelle il était déjà chargé des questions militaires110, Jean-Yves Le Drian est nommé ministre de la Défense dans son gouvernement. Il s'entoure alors de Cédric Lewandowski comme directeur de cabinet et de Jean-Claude Mallet comme conseiller politique6 ; son équipe de travail compte aussi des personnalités comme Laurent Collet-Billon, le général Pierre de Villiers à différents postes111. Il est l'une des six personnalités à avoir participé à l'ensemble des gouvernements sous la présidence de François Hollande112. En ,
à l'approche du scrutin présidentiel de 2017, l'idée qu'il puisse
poursuivre sa mission au ministère de la Défense, et ce, quelle que soit
la majorité, est évoquée113. Durant le quinquennat de François Hollande, il est l'un des ministres les plus populaires113.
Gestion des théâtres d'opérations
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La Défense déplace son siège à l'Hexagone Balard lors de l'exercice de Le Drian.
La rédaction d'un nouveau Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale rendu public le et la préparation de la nouvelle loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019114.
Fin 2013, il annonce que le logiciel Louvois,
critiqué pour ses nombreuses erreurs de versement de salaires qui
touche plusieurs dizaines de milliers de soldats, est abandonné et qu'un
nouveau système sera lancé en 2015117,118.
Le , Jean-Yves Le Drian officialise la stratégie cyberdéfense,
sorte de quatrième armée, à côté de l’armée de terre, la marine et
l’armée de l’air, pour le combat dans le cyberespace. Cette force de
3 200 experts pourra mener la riposte en cas de cyberattaque119.
Le ,
Jean-Yves Le Drian officialise au salon Euronaval du Bourget le
lancement dès début 2017 d’un nouveau programme de frégates, les frégates de taille intermédiaire, dites FTI, ou Belharra à l’export. L'objectif est de s’imposer dans le marché très compétitif des frégates de 4 000 tonnes120.
Le déménagement des services du ministère de la Défense de l'Hôtel de Brienne vers l'Hexagone Balard a lieu sous son exercice, en , ce qui entraîne le regroupement d'environ 9 300 personnes sur le nouveau site121.
Le Drian continue cependant d'occuper l'Hôtel de Brienne122,
le faste de ce lieu étant mis en avant pour justifier la décision, et
jugé plus approprié pour recevoir des dignitaires étrangers et pour
favoriser la signature de contrats d'armement123.
Ventes d'armes à l'international
Le Drian avec le Premier ministre Modi lors de la signature de la vente de chasseurs Rafale à l'Inde (2016).
Lors de son passage au ministère, le montant de la vente d'armes à l'étranger passe de 4,6 milliards d'euros en 2012 à 16 milliards d'euros en 2015124, puis à 20 milliards d'euros en 2016125.
Ces ventes sont favorisées par un regain de tensions
internationales qui poussent certains pays à s'équiper, et par la
démonstration de l'efficacité du matériel lors des opérations de l'armée
française126.
Un « Comité ministériel des exportations de Défense » est créé lors de l'arrivée de Le Drian à la Défense, piloté par Cédric Lewandowski,
et qui réunit différents industriels, personnels militaires et
représentant de l'État. Le but est alors de coordonner les efforts en
vue de négociations de ventes d'armement126. Le Drian s'investit souvent directement en faisant du relationnel avec des dirigeants politiques étrangers127.
Il est alors le premier à parvenir à vendre des chasseurs Rafale124. Le premier contrat est passé avec l'Égypte le et porte sur 24 avions et 12 appareils supplémentaires en option128,129, puis le un contrat est passé avec le Qatar pour 24 appareils130,131. En marge du Compétition MRCA, l'Inde signe un contrat portant sur 36 Rafales le 132.
Jean-Yves Le Drian et Mike Pompeo, secrétaire d'État des États-Unis, en .
En 2019, il apparaît comme le ministre le plus populaire du
gouvernement, et se hisse en tête dans les sondages de popularité de
personnalités politiques françaises137,138,139.
En , Europe 1 indique que « Jean-Yves Le Drian se montre critique sur l'entourage présidentiel, jugé déconnecté », et « considère aussi que le balancier penche trop à droite »137. Il se montre discret dans les médias138. Avec les ministres Olivier Dussopt et Didier Guillaume, il prépare le lancement au sein de la majorité d'un mouvement politique de centre gauche, constitué d'anciens du PS140,141. Dans le contexte de la pandémie de Covid-19 en France, son nom est évoqué pour succéder à Édouard Philippe à la tête du gouvernement ; il déclare ne pas écarter cette possibilité142.
Après le meurtre de Jamal Khashoggi
par des Saoudiens, à la fin de l’année 2018, il affirme ne pas avoir eu
connaissance des preuves annoncées par la Turquie à ce sujet, et met en
cause « un jeu politique particulier dans cette circonstance » de la part du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Cette déclaration entraîne une vive réaction du pouvoir turc; le Quai d'Orsay évoque alors un « malentendu »,
expliquant que Jean-Yves Le Drian voulait dire qu’il n’avait pas reçu
d’informations lui permettant d’établir dans l’affaire Khashoggi la « vérité
complète, qui est la seule qui nous importe et ne tient pas seulement à
des enregistrements turcs quelle qu’en soit la nature »143. Sept diplomates et agents du renseignement français contredisent également Jean-Yves Le Drian144.
En , il est auditionné par la commission d’enquête du Sénat sur l'affaire Benalla, au sujet des passeports détenus par Alexandre Benalla145. Le député LR Guillaume Larrivé,
co-rapporteur de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur
l’affaire Benalla, saisit le procureur général près la Cour de
cassation, François Molins, afin de demander la « mise en mouvement de l’action publique » à son encontre devant la Cour de justice de la République,
lui reprochant d’avoir indûment délivré deux passeports diplomatiques à
Alexandre Benalla, et de ne pas les avoir fait désactiver après son
limogeage de l’Elysée146.[pertinence contestée]
En , il assure devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, au sujet de la guerre civile yéménite, que « l’action de l’Arabie saoudite s’effectue essentiellement par voie aérienne et nous ne fournissons rien à l’armée de l’air saoudienne » : Mediapart, s'appuyant sur des documents du Parlement britannique rendus publics le , affirme au contraire que « la
France a bel et bien vendu depuis 2015 du matériel militaire, plus
spécifiquement des outils de guidage laser, à l’aviation saoudienne ». En réponse, le cabinet de Jean-Yves Le Drian indique que « la
France n’a pas, dans un passé récent, autorisé de livraison d’avions de
combat ou de bombes aéroportées à l’armée de l’air saoudienne. Elle a
fait le choix d’accroître son niveau de vigilance en soumettant les
demandes d’autorisation d’exportation à un examen différencié selon les
situations, et adapté aux enjeux, dans le cadre d’une approche
responsable et équilibrée »147.
En ,
il annonce le réengagement de la France en République démocratique du
Congo, dans trois secteurs en particulier : la santé, le développement
et la défense148.
Jean Yves Le Drian avec le ministre argentin des Relations extérieures et du Culte Jorge Faurie (Buenos Aires, 14 mai 2018).
Il s'oppose au rapatriement de ressortissants français ayant combattu
dans les rangs djihadistes et détenus en Irak et en Syrie, de même que
nombre de ses homologues impliqués, qui entendent ne pas heurter une
opinion publique échaudée par les attentats des dernières années en
Europe, et en contradiction avec la volonté des États-Unis : il déclare
ainsi que les djihadistes français doivent « être jugés au plus près des crimes qu’ils ont commis »
et que les acteurs sur le terrain doivent garantir « à tout prix » leur
« détention sûre et durable » afin « d’éviter qu’ils repartent dans le
combat »149. S'il assure que la France « [multiplie] les démarches pour éviter la peine de mort » aux Français condamnés en Irak, Mediapart souligne qu'il prend « le risque de voir certains de ses ressortissants être exécutés, au mépris de ses principes fondamentaux »,
alors que les services des ministères des Affaires étrangères, de la
Défense, de l’Intérieur et de la Justice travaillaient depuis l’automne
2018 au retour des djihadistes détenus par les Kurdes de Syrie – ce qui
était alors le cas des douze ressortissants condamnés à mort150. Le , des familles d'enfants français retenus en Syrie portent plainte contre Jean-Yves Le Drian auprès de la Cour de justice de la République
(CJR) pour « omission de porter secours » à des femmes de djihadistes
et leurs enfants. Les plaignants reprochent au chef de la diplomatie
française de refuser, de manière « pesée, volontaire et
intentionnelle », de rapatrier ces femmes et enfants de djihadistes
français retenus dans des camps kurdes en Syrie alors qu'ils sont en
« situation de péril »151.
Jean-Yves Le Drian conserve son ministère au sein du gouvernement Jean Castex, devenant par là même « numéro deux » du gouvernement152.
Le seul changement notable dans ses attributions réside dans le fait
que la politique du développement international de la France inclut
désormais « l’attractivité du pays », prise en charge par le nouveau
ministre délégué Franck Riester, en plus du « commerce extérieur et [du] tourisme »153.
À partir de février 2022, Jean-Yves Le Drian participe aux Conseils de Défense réunis à l'Élysée, en marge de l'invasion de la Russie en Ukraine
commencée le 24 février. Le chef de la diplomatie française s'exprime à
plusieurs reprises au sujet de cette guerre. Le 17 mars, Le Drian
accuse la Russie de faire « semblant de négocier » dans les pourparlers
menés avec l'Ukraine154.
Le 7 avril, après la publication d'un nouveau tweet « indécent », le
Ministre des Affaires Étrangères convoque au Quai d'Orsay Alexeï Mechkov, l'ambassadeur de la fédération de Russie en France. Le 8 avril 2022, interrogé par Patrick Cohen
sur France 5, Jean-Yves Le Drian estime qu'il est « urgent de
documenter dans l'urgence pour apporter les preuves des crimes contre
l'humanité »155.
Le ,
Jean-Yves Le Drian dément « formellement » dans un communiqué les
« rumeurs (lui) prêtant l’intention de travailler, à quelque titre que
ce soit, au service de quelque industrie de défense que ce soit ». Cette
déclaration se faisait à la suite de la publication d'un article de la
lettre d’information « Intelligence Online », selon laquelle il allait
rejoindre en tant que consultant le groupe de défense saoudien Scopa
Industries, filiale du conglomérat privé Ajlan & Bros157.
Le , Emmanuel Macron le nomme « envoyé personnel pour le Liban »158. Il s'agit pour lui de favoriser un consensus politique permettant l'élection d'un nouveau président du Liban.
Cette fonction de chef de l'État, au moment de la nomination de
Jean-Yves Le Drian, n'est plus occupée depuis sept mois dans ce pays en
raison d'une grave crise politique159.
Le , il est nommé par Emmanuel Macron à la tête d'Afalula, l’agence française chargée du développement de la région saoudienne d’Al-Ula, particulièrement riche en vestiges archéologiques et paysages d'exception160. Il succède à ce poste à l'ancien patron du groupe EngieGérard Mestrallet161.
Autres engagements
Religion
Il est présenté par plusieurs médias comme catholique162,163.
Pendant le débat sur la réorganisation des régions en 2014 sous
le gouvernement de François Hollande, il penche en faveur du maintien de
la région Bretagne dans ses frontières actuelles, au nom de la « volonté collective », tout en admettant qu'un récit historique lie la région Bretagne au département de Loire-Atlantique171. Le , il signe une tribune dans le quotidien Ouest-France pour soutenir avec Stéphane Le Foll, en tant qu'« élu de l'ouest », une coopération renforcée entre la Bretagne et la région des Pays de la Loire : « La
Bretagne […] doit, demain, trouver dans une coopération avec les Pays
de Loire une raison de renforcer cette identité partagée avec la
Loire-Atlantique ». Il énonce une « nécessité de faire évoluer l'organisation territoriale »172,170,173.
Cette intervention est immédiatement dénoncée par les partisans du
retour de la Bretagne à cinq départements, comme étant une trahison et
un reniement de Le Drian à la cause de la Bretagne réunifiée, et une
action en faveur d'une région « Grand Ouest » réunissant Bretagne et Pays de la Loire174,175.
Pour d'autres, il a joué un rôle décisif pour empêcher la fusion
Bretagne-Pays-de-la-Loire, préférant une région amputée plutôt que
supprimée176.
Jean-Yves Le Drian développe dès son enfance un intérêt pour le cyclisme. S'il ne pratique pas cette activité en club, il assiste dès cette époque à plusieurs courses comme le Tour de l'Ouest, ou l'arrivée du Tour de France 1960 au stade-vélodrome de Lorient178 et collectionne des figurines de coureurs179. Il supporte à l'époque des coureurs comme Darrigade ou Bobet. Il se remet à pratiquer cette activité au début de son mandat de maire de Lorient au début des années 1980.
Une épreuve réservée aux personnalités est organisée dans sa ville, et
l'organisateur le convainc de participer. Lors de ses vacances dans les Alpes,
il s'efforce alors de gravir un col par jour ; il continue par la suite
de pratiquer cette activité dans la région de Lorient ou de Rennes en
fonction de ses mandats178.
Son arrivée à la tête de la région Bretagneen 2004 voit son implication pour la création de l'équipe Bretagne-Jean Floc'h. Il fait voter par le conseil régional un financement qui associé à celui de l'entrepreneur Jean Floc'h permet de monter l'équipe179.
La ville fait face à Lorient, de l'autre côté de la rivière du blavet, où vivent traditionnellement beaucoup d'ouvriers travaillant à l'arsenal de Lorient.
Le centre culturel Amzer Nevez, aussi appelée un temps conservatoire régional de musique et de danse, est un équipement ouvert en 1981 dans le cadre de la signature de la charte culturelle bretonne de 1977, et qui est notamment utilisé comme siège par la Bodadeg ar Sonerion.
Michel Rouger (ill. Nono), Têtes de Bretons… : Portraits de 12 leaders politiques bretons, Nantes, Éditions du temps, , 192 p. (ISBN978-2-84274-415-1), p. 42.
Bernard Le Nail et Jacqueline Le Nail, Dictionnaire des romanciers de Bretagne, Spézet, Keltia Graphic, 2000, 2e édition, 360 p. (ISBN2-913953-01-8), p. 189
Serge Raffy 2011 ; extrait : « Jean-Michel
Gaillard, conseiller à l'Élysée. C'est un vieux copain de Le Drian,
depuis l'université de Rennes où ils ont été maîtres assistants »
« Jean-Yves Le Drian, le Breton phare », Le Parisien, (lire en ligne [archive], consulté le ) « Cette
spécificité lui ouvre aussi des portes sur le plan diplomatique.
Supporter du FC Lorient, Le Drian connaît tous les joueurs – un
Ivoirien, quatre Sénégalais, un Gabonais, un Burkinabé, un Congolais…
« Du coup, il parle foot avec les chefs d’État africains, rapporte
Gwendal Rouillard. Il leur dit : “Tiens, ton joueur a marqué un but le
week-end dernier !” La relation est d'emblée plus chaleureuse. » ».
« FC Lorient. Loïc Guillemoto passe la main », Le Télégramme, (lire en ligne [archive], consulté le ) « En
1985, deuxième dépôt de bilan. « Le club est dans une " mouise " encore
plus sévère. Encore une fois, c'est la volonté de quelques-uns (et
notamment du maire de l'époque, Jean-Yves Le Drian) qui a permis au FC
Lorient de s'en sortir » ».
« Un match peut en cacher un autre », Le Télégramme, (lire en ligne [archive], consulté le ) « Gourcuff
avait en effet demandé des garanties sur l'évolution du club. A Louis
Le Gallo mais aussi au député Jean-Yves Le Drian. Celui-ci avait alors
fait appel à des Bretons influents comme Noël Couëdel, ancien directeur
de la rédaction du journal L’Équipe, aujourd'hui directeur général adjoint du Parisien et Jean-Guy Le Floch, patron d'Armor Lux ».
« La liste des soutiens à Marcel Le Mentec plébiscitée Le FC Lorient vote la sortie de crise », Le Télégramme, (lire en ligne [archive], consulté le ) « Jean-Yves
Le Drian boit du petit lait : cette fois, plus de doute, la crise
institutionnelle qui dure depuis trois ans est ter-mi-née. Car,
juré-craché, Alain Le Roch ne fera pas faux-bond, le président de la
communauté d'agglomération s'en porte garant. »
Krystell Veillard, « Christian Gourcuff et les Merlus : la fin de l'histoire ? », France 3 Bretagne, (lire en ligne [archive], consulté le ) « Loïc
Féry proposait à Christian Gourcuff de prolonger son contrat de deux
ans, alors que celui-ci arrive à son terme en juin prochain. Il a donné
quinze jours à l'entraîneur pour se positionner. Les deux hommes ont
même été reçu à Paris, au ministère de la Défense, par Jean-Yves Le
Drian, ancien maire de Lorient, mais sans résultat, rapporte le Journal
du Dimanche. Malgré l'intervention du ministre, le conflit ne semble pas
apaisé. »
Bernard Cassagnou, « Chapitre XVII. L’armement français et le personnel navigant face à l’indifférence générale du pays et du gouvernement », dans Les grandes mutations de la marine marchande française (1945-1995). VOLUME II,
Vincennes, Institut de la gestion publique et du développement
économique, Comité pour l’histoire économique et financière de la
France, (ISBN9782110936967, lire en ligne [archive]), p. 857-894.
Serge Raffy 2011 ; extrait : « Après ce joli coup médiatique […] Ils sont une soixantaine à participer à cette messe politique. »
Bernard Dolez et Annie Laurent, « Une primaire à la française : La désignation de Ségolène Royal par le parti socialiste », Revue française de science politique, vol. 57, , p. 133-161 (lire en ligne [archive], consulté le ).
Décret royal 1093/2015, du 4 décembre, Jean-Yves Le Drian Grand-Croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique, dans BOE, 5 décembre 2015 (es) [lire en ligne [archive]].
Benjamin Keltz et Nicolas Legendre, Le phénomène Le Drian : Enquête sur le plus influent des bretons, Châteaubourg, Coin de la rue, , 303 p. (ISBN979-10-96883-00-4).
André Lespagnol (directeur) et Matthieu Leprince (directeur), Les
mutations de l’enseignement supérieur et de la recherche en Bretagne
(1945-2015) : Déploiement territorial, diversification et essais de
structuration, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Espace et territoire », , 482 p. (ISBN978-2-7535-5134-3)..